Speaker #0bonjour et bienvenue à tous dans ce nouvel épisode des survivants du burn out alors vous êtes en permanence épuisé vide est complètement dépassé par vos responsabilités vous vous demandez si vous êtes simplement en burn out la question je vous pose moi c'est est ce que c'est lié à votre travail ou est ce que c'est lié à votre vie familiale aujourd'hui je vous explique les différences entre le burn out professionnel et le burn out parental et surtout surtout comment vous allez pouvoir vous en sortir. Je m'appelle Théo Duverger, je suis le fondateur de la méthode Quick Change qui a déjà accompagné des centaines de personnes à dire définitivement adieu au burn-out, ne jamais rechuter. Aujourd'hui dans cet épisode je vais vous expliquer les causes et les symptômes spécifiques de chaque type de burn-out et puis proposer des solutions concrètes justement pour pouvoir vous aider à les gérer. Dans la première définition du burn-out, ce qu'il faut comprendre c'est que c'est un petit peu flou. Quand je dis que c'est un petit peu flou, c'est que normalement le burn-out est vraiment afférent à la vie professionnelle. Le terme burn-out est né dans la vie professionnelle. C'est un état d'épuisement physique, mental et émotionnel causé par une exposition prolongée au stress, au travail. On est bien d'accord que... Vous avez remarqué que c'est la même chose quand on est exposé pendant trop longtemps au stress familial, on tombe exactement dans les mêmes symptômes. Le burn-out y a trois dimensions. Une dimension d'épuisement émotionnel, vous avez une sensation de vide, vous êtes fatigué constamment, en permanence, vous avez l'impression qu'on a débranché la prise. Deux, vous avez... Une sensation de dépersonnalisation, vous ne savez plus qui vous êtes, vous êtes indifférent ou cynique, vous avez des crises de cynisme, ou vous êtes indifférent face aux responsabilités que vous avez à faire. Et puis de la même manière, vous avez aussi dans le burn-out une diminution de l'accomplissement personnel, vous avez l'impression de ne plus être ni utile ni être efficace. Le facteur clé commun à tout ça, c'est l'accumulation d'une charge mentale et une sensation d'obligation constante. Il y a des spécificités dans le burn-out professionnel. Les causes, évidemment, c'est une surcharge de travail, en tout cas ce qu'on appelle les causes externes. Surcharge de travail, donc trop de tâches, manque de temps pour les accomplir, une pression hiérarchique, des attentes démesurées de l'entreprise, de la hiérarchie, et combiné à ça, la peur de décevoir. Tout ça, c'est des choses qui vont déclencher votre burn-out. Le manque de reconnaissance, ça aussi vous le savez parfaitement, un manque de reconnaissance. cette sensation très particulière que vous faites des efforts mais ils ne sont jamais valorisés. Les conflits au travail, évidemment, tout ça c'est source de causes externes de burn-out, et l'absence de contrôle, vous avez l'impression en permanence d'être dépassé par les décisions qui sont prises en haut, tout ça va générer chez vous des symptômes, les symptômes vont être de la procrastination jusqu'à la perte de motivation totale, de l'irritabilité jusqu'à la perte de motivation totale. C'est-à-dire que vous ne savez même plus faire des tâches simples, des tâches de mémorisation, des tâches d'organisation de votre pensée. Ça va être super compliqué. Vous allez avoir l'impression de travailler dans le vide. Bref, à un moment donné, vous allez vous sentir épuisé en rentrant chez vous, incapable de décrocher même mentalement le cerveau qui mouline, qui mouline, qui mouline en permanence. Dans le burn-out parental, les causes principales sont... que le parent va avoir l'impression qu'il y a un énorme manque de temps pour soi. On va avoir l'impression en tant que parent de ne jamais pouvoir souffler. Vous ne vous rendez pas compte, les deux petits sont vraiment tout le temps en train de vous faire des demandes et vous vous êtes tout le temps collé à eux, vous n'avez absolument pas de temps pour vous. Le temps que vous avez pour vous, c'est quand vous allez vous coucher. Et encore, quand vous allez vous coucher, vous vous réveillez au milieu de la nuit pour changer les couches, donner un biberon, bref, vous êtes complètement fracasse. De même, vous allez avoir une charge mentale excessive. Gérer les repas, gérer les devoirs, gérer les lessives, gérer tout ça, tout en anticipant les besoins des uns et des autres. La charge mentale, elle est costaud aussi. Et puis pour le parent qui est sensible au burn-out, il y a aussi la pression de bien faire. On a la volonté, parce que parfois les réseaux sociaux nous donnent cette image-là, qu'il faut être un parent parfait. Le parent parfait qui est toujours présent pour ses enfants, même le dimanche, même le week-end quand il doit se reposer, qu'il doit tout faire. Cette pression de l'extérieur peut vous affecter aussi. On peut remarquer aussi dans les causes très souvent données par les parents en burn-out, le manque de soutien. On a l'impression qu'on a une absence d'aide de la part d'un partenaire, voire de l'entourage familial ou amical. Donc on peut se retrouver aussi très rapidement avec une forme d'isolement social. On n'a pas beaucoup de temps pour maintenir une vie sociale, on est crevé en permanence, donc de la même manière on va être irritable envers ses enfants et son entourage. On va avoir une sensation très particulière de ne plus aimer passer... de temps en famille, ça va avec la dépersonnalisation, ces côtés cyniques qu'on peut avoir aussi, et puis on va culpabiliser aussi en permanence de se dire, mon dieu, j'aurais pu faire plus, je fais mal. Ce que je viens de vous dire là, c'est assez rigolo, c'est que moi je fais pas de différence entre le burn-out professionnel et le burn-out personnel, parce que ce que je viens de vous donner, c'est ce que j'appelle les causes externes du burn-out. Les causes externes du burn-out... C'est bien, mais ça ne suffit pas à déclencher le burn-out. Si vous avez regardé ma conférence, et si vous ne l'avez pas regardée, je vous invite à la regarder, le lien est dans la description de cette vidéo, de ce podcast. Il y a des causes internes qu'on retrouve chez toutes les personnes, toutes, toutes, toutes les personnes en burn-out, ce sont les trois drivers. Soit fort, fait plaisir, soit parfait. Alors je ne vais pas revenir là-dessus, sinon ça allongerait le podcast, alors que tout est déjà dans la conférence, mais c'est vraiment ça. Imaginez-vous que le burn-out... professionnels comme le burn out personnel ont la même origine c'est ces trois drivers les causes externes c'est juste ça qui différencie le burn out professionnel du burn out parental c'est juste ça pour moi la personne en burn out c'est un c'est un pétard imaginer un pétard pas un pétard qui suit un pétard qui claque le burn out professionnel La cause externe, c'est le briquet, le burn-out parental, la cause externe, c'est l'allumette. Dans un cas comme dans l'autre, la même chose, la chose commune, c'est le pétard. C'est juste changer l'environnement extérieur qui va déclencher l'inflammation de la mèche et qui va faire exploser la situation à un moment ou à un autre. Dans le burn-out professionnel, on a une pression liée à la performance et aux résultats. Dans le burn-out parental, c'est pareil. On se met la pression sur l'éducation de nos gamins, les responsabilités qu'on doit avoir par rapport à l'environnement familial, l'image du parent parfait. Et les conséquences vont être les mêmes. On va avoir un énorme impact sur la vie personnelle. On va avoir une perte de sens dans ce qu'on fait. On va avoir une fatigue. perte cognitive, on va avoir des douleurs et puis à un moment donné on va avoir l'impression que la prise se débranche, un matin on va se lever et ben non on va pas se lever, notre tête va vouloir se lever mais notre corps va refuser qu'on se lève, on est complètement éclaté Et c'est dramatique un burn-out, parce qu'un burn-out ça peut avoir des impacts forts sur notre vie professionnelle, on peut perdre notre emploi à cause d'un burn-out, mais on peut aussi avoir des vrais impacts sur notre vie familiale, on peut s'engueuler très fort, avoir des conflits très forts avec nos enfants, ou avec notre partenaire de vie, jusqu'à aller au divorce. J'ai vu des trucs horribles suite à des burn-out, donc ne tombez pas là-dedans. Il y a un sentiment dominant quand on est en burnout, c'est la sensation très particulière d'être nul, inutile, de ne jamais être assez bien. On s'occupabilise en permanence quand on est en burnout et on est en permanence dans la sensation qu'on vit un échec personnel grave. Alors on va se poser la question, comment gérer le burnout ? Il y a, à mon sens… J'allais dire, j'ai fait un temps un petit peu long pour ceux qui écoutent le podcast, mais pour ceux qui regardent la vidéo m'ont vu réfléchir. Il y a plusieurs manières de gérer un burn-out, il y a plusieurs pansements, je dirais, et il y a, à mon sens, une seule réelle réponse. les pansements généralement c'est quand on va vous dire de vous arrêter si on vous dit de vous arrêter de vous mettre en pause bien sûr que ça va aller mieux si vous vous mettez en pause vous allez comprendre ce que je dis si vous vous mettez en pause pendant on sait rien quinze jours trois semaines forcément vous allez mieux peut-être un moment donné mieux dormir recharger vos batteries retrouver de l'énergie mais Quand vous allez retourner au travail, qu'est-ce qui va se passer ? Vous aurez toujours les collègues qui sont parfois aussi agressifs, vous aurez toujours la même charge de travail, vous ne saurez toujours pas dire non, donc vous allez rechuter. Donc on voit que cette solution qui est se mettre en pause, c'est nul. C'est utile, mais c'est nul. Ce n'est pas ça qui va vous libérer définitivement du burn-out. De la même manière, quand on vous dit « Prends des médocs » , je ne suis pas du tout quelqu'un qui est anti-médicaments. Bien au contraire, si vous connaissez mon parcours, j'en ai utilisé beaucoup des médicaments et j'en ai prescrit beaucoup. Mais je n'aime pas quand on prescrit un médicament comme on se débarrasse un petit peu d'un problème. Quand on prescrit un somnifère plutôt que d'apprendre à une personne à retrouver le sommeil, vous voyez, c'est ça qui m'embête un petit peu. Donc il faut... à la fois on va dire mettre la personne en pause parfois lui donner des médicaments mais surtout la prendre en charge et comment on prend en charge un burn out et bien il y a trois manières à mon sens et c'est ça nous qu'on fait dans le quick change et alors le quick change il n'est pas né en un jour il est né de la réflexion de plusieurs dizaines de milliers de personnes qu'on a accompagné qui font que c'est arrivé à cette forme là et pour c'est pour ça que j'en parle régulièrement la première réponse est une réponse psy on va apprendre aux personnes en burn-out à cloisonner leurs pensées. Pourquoi ? Parce qu'une personne en burn-out, elle mouline en permanence. Soit elle ressasse son passé, soit elle anticipe l'avenir. Donc quand on fait ça, on vit des émotions en permanence. Quand je ressasse le passé, généralement, soit je suis en colère, soit je suis dans ma tristesse. Quand je j'anticipe l'avenir, généralement, je génère de l'angoisse. Donc tout ça, ça va me flinguer. La première chose que je dois apprendre à faire à une personne, c'est à contrôler ses pensées. Et moi, je suis... pas fan à cet endroit-là de la méditation pleine conscience ou de la cohérence cardiaque. Même si ça a une utilité, la méditation pleine conscience, la cohérence cardiaque, le jour où vous vous retrouvez face à votre manager qui vous gueule dessus, vous n'allez pas lui dire, Gérard, ce qui s'appelle Gérard, je vais dans mon bureau 10 minutes, je vais me mettre petit bambou et je reviens te donner ma réponse quand mes pensées se sont apaisées. Non, il faut quelque chose qui, en un claquement de doigts, vous fasse retrouver vos pensées. Nous, c'est ce qu'on appelle le stop it dans le quick change. Mais ensuite, il faut s'attaquer au driver. vous pourrez faire ce que vous voulez, tant que vous avez ces drivers, soit fort, fait plaisir, soit parfait, vous aurez toujours ces automatismes de vous autocritiquer, de faire passer les autres avant vous, et surtout de ne jamais demander d'aide. Et ça c'est toxique parce que vous allez reponger un moment ou un autre. Une fois qu'on aura fini la partie psy, pure et dure, peut-être qu'il va falloir se former aussi. Se former à... la gestion interpersonnelle, comment dire non à quelqu'un, comment poser ses limites. Peut-être aussi que ça va être intéressant de se former à la gestion du temps. Peut-être aussi que ça va être intéressant de se former pour faire ce qu'on appelle un bilan d'appétence. Tiens, non pas qu'est-ce que je... peux faire comme métier, mais qu'est-ce que j'aime faire et si j'aime faire quelque chose, l'énergie que je vais mettre dans mon métier, ça ne sera pas une énergie perdue. Moi, je sais faire un fichier Excel, mais vous me demandez d'en faire, je suis mort au bout de 10 minutes parce que j'ai délapidé toute mon énergie là-dedans. Et donc, il y a tout un tas de compétences qu'on doit apprendre à une personne qui est en burn-out si on veut s'assurer que définitivement, eh bien, elle s'en sorte. Que ça soit dans la vie professionnelle, comme dans la vie familiale, je dois apprendre notamment ces relations en pierre personnelle, comment je formule des demandes à mes enfants, comment je pose des stops à mes enfants pour que ça ne soit pas un conflit, ça ne sert à rien d'être un parent qui gueule, qui crie, pour simplement pouvoir mieux me faire entendre, poser mes limites, me faire respecter. Tiens, ça peut être aussi intéressant d'apprendre à déléguer. Quand je fais un burn-out, c'est très souvent que je n'ai jamais très bien délégué les choses sur mes équipes ou Sur mes enfants, il y a des tas de trucs qu'on peut leur déléguer à nos enfants. Seulement, on ne le fait pas parce que, plein de raisons, soit on se dit qu'on fera mieux qu'eux, soit on dit qu'on risque de les embêter, les pauvres. Oui, on peut se dire qu'on peut les embêter quand on leur délègue quelque chose, on peut se dire aussi qu'on est en train de leur apprendre. s'autonomiser quand on leur délègue quelque chose. Mais il faut apprendre à le faire parce que la délégation c'est pas un truc qui est évident. C'est pas quand on dit à quelqu'un ou qu'on demande à quelqu'un de faire quelque chose qu'il va le faire ou qu'il va le faire comme vous vous aimeriez que ça soit fait. Donc tout ça c'est tout un tas de formations qu'on a besoin de faire. C'est pour ça que c'est quelque chose de très complexe mais quelque chose de très cadré pour se remettre définitivement d'abord en out. D'abord la partie psy, ensuite on va se poser des questions sur soi. Nous, on appelle ça la partie « deviens qui tu es » dans le Quick Change, et ensuite cette partie de « self-defense interpersonnelle » . Comment je prends ma place ? Qu'est-ce que je dis ? Comment je le dis ? Comment je gère un conflit ? Comment je gère une négociation ? Comment je délègue ? Tout ça, c'est ce qui fait que les gens ne retomberont jamais en burn-out. Si et seulement si, c'est bien fait. Sinon... Ça sera de la flûte. Vous voyez, nous, on ne fait pas de la formation. On ne fait pas uniquement que de la formation. Quand quelqu'un nous fait confiance et vient dans le programme Quick Change, bien sûr qu'on va le former à tous ces outils qu'on vient de vous donner. Mais on a aussi un coaching qui permet justement de s'assurer que nos coachés passent les formations et soient surtout... capacitaires une fois qu'on leur a appris à dire non, c'est pas juste qu'ils ont de la connaissance théorique sur « ok je sais que je devrais... » non, c'est qu'ils savent le faire concrètement, ils savent poser leurs limites, ils n'ont pas des connaissances théoriques comme une formation lambda. On leur donne la théorie mais aussi la pratique qui fait qu'ils développent leurs capacités. Retenez de cet épisode, burnout c'est normalement essentiellement professionnel, mais il y a un vrai burnout familial qui existe. Les causes du burnout, souvenez-vous, le pétard, c'est vous, c'est les causes internes, et l'allumette ou le briquet, c'est les causes externes. Dans un cas le travail, dans l'autre cas le petit Kevin qui passe son temps à nous crier dessus. Peu importe en fait que ça soit une allumette ou un pétard, ou pardon, un briquet, si je ne soigne pas le pétard, ça prendra toujours feu pour un oui pour un non. Si vous voulez en savoir un petit peu plus sur le GreekChange, si vous voulez aller plus loin avec nous et faire partie des centaines de personnes qu'on a aidé justement à se retaper définitivement, il y a un lien sous le podcast. Moi je vous dis à très bientôt dans un nouvel épisode.