Speaker #0Bonjour et bienvenue dans les survivants du burn-out. Et alors aujourd'hui on va répondre à une question qu'on me pose tout le temps, mais Théo, qu'est-ce que c'est que le burn-out ? Est-ce que c'est une fatigue chronique ? Est-ce que c'est de la dépression ? C'est quoi le burn-out ? Est-ce que c'est un burn-out juste au professionnel ? Est-ce que c'est un burn-out parental ? Est-ce qu'on peut parler de burn-out ? Est-ce qu'il y a des gens qui se mettent en burn-out ? Vous vous rendez pas compte ? Alors qu'ils sont pas en burn-out ! Les méchants, on va réessayer de répondre à tout ça aujourd'hui. Je vais vous préparer cet épisode spécifiquement pour que vous aussi vous sachiez si peut-être vous êtes en burn-out ou si vous avez des gens qui vous posent la question, vous saurez quoi répondre. Vous vous sentez en permanence fatigué, vous vous demandez si vous-même vous êtes en burn-out. Alors aujourd'hui, vraiment, on va tâcher de répondre à ça de manière précise. On va répondre à ça une bonne fois pour toutes. Qu'est-ce que c'est que le burn-out ? Je m'appelle Théo Duverger, ça fait plus de dix ans que j'accompagne des personnes en burn-out professionnel et personnel. Cet épisode va être vraiment important pour essayer de comprendre un petit peu ce que vous ressentez, pourquoi vous le ressentez, pour pouvoir aussi caractériser ce que vous avez. Alors attention, je le rappelle, je suis docteur en médecine vétérinaire, donc à moins que vous ne soyez une vache, je ne peux pas poser un diagnostic sur vous. Alors je ne suis plus véto depuis quand même pas mal d'années, ça fait plus de dix ans que j'ai quitté ce métier. Mais je répète, je ne peux pas légalement poser un diagnostic. Je vais donc vous expliquer ce que c'est que le burn-out, vu du prisme du coach que je suis aujourd'hui, de l'ensemble des symptômes que l'on peut avoir chez les gens qu'on accompagne. Et puis, j'espère que mes explications seront suffisamment claires pour déjà vous aiguiller un petit peu. Il faut avoir une définition déjà précise d'un burn-out. Il y a un cadre précis, il y a une définition précise du burn-out qui est un état d'épuisement. Mais un état d'épuisement sur trois niveaux, sur un point émotionnel, sur un plan physique et puis aussi sur un plan mental. Et ces trois niveaux d'épuisement, c'est important de le comprendre, vont être la résultante d'un stress chronique. Ce stress chronique, donc pas un stress ponctuel, un stress chronique, va être lié... à des environnements, à des facteurs favorisants dans le milieu extérieur. Ça peut être le monde du travail, là on parlera de burn-out professionnel, ou bien ça peut être le monde personnel, ça peut être des responsabilités écrasantes au sein d'une famille, ça peut être un burn-out parental aussi, vous savez quand on a des enfants en bas âge et qu'au bout d'un moment on accumule ce stress chronique, on peut tomber aussi en burn-out. Mais attention parce qu'aujourd'hui dans son acceptation, alors il y a une acceptation populaire qui est que le burn-out est effectivement présent à un niveau professionnel et personnel. Maintenant, la définition officielle du burn-out, ça reste une maladie professionnelle. Donc, il faut se méfier un petit peu déjà de ce concept-là. Maintenant, effectivement, sur le terrain, il y a des burn-out pros et persos. Le concept maintenant du burn-out, il n'est pas très très vieux. Ça fait... Une cinquantaine d'années, on va dire que ce concept existe. Donc, est-ce qu'avant, il y avait des burn-out ? Oui. Est-ce qu'avant, ils étaient diagnostiqués ? Non. Ben oui, c'est ça le problème. Avant, on confondait assez facilement une dépression, une fatigue chronique et un burn-out. D'ailleurs, le burn-out, le mot n'existait pas. C'est en 1974 que vous avez un psychologue qui s'appelle monsieur... Attention, je me prépare. Freudenberger. Freudenberger. Je ne sais pas le prononcer, mais il s'appelait Herbert de son prénom. Et ce monsieur-là, c'était un psychologue, un psychologue clinicien qui travaillait dans des cliniques. Et il s'est aperçu que justement, le personnel soignant dans ces cliniques de soins gratuites, dans ces institutions de santé mentale, il tombait facilement dans des états où il se disait en permanence épuisé, fatigué, que ce soit émotionnellement, mais aussi physiquement, à force de s'investir dans le travail. Donc, il a documenté, il a regardé un petit peu sur l'échantillon des personnels qui tombaient. Et il s'est rendu compte qu'en fait, ça, c'était un syndrome. Il y avait plusieurs symptômes, si vous voulez, qui caractérisaient quelque chose qu'il a appelé à ce moment-là le burn-out. Donc, c'est assez rigolo. Rigolo, attention, c'est jamais rigolo le burn-out, mais c'est assez intéressant de remarquer que la première chose qu'on voit, c'est que c'était déjà des personnels de santé qui étaient particulièrement touchés par le burn-out. Et c'est là, en l'occurrence, que ce psychologue a découvert le burn-out. Aujourd'hui encore... Le personnel médical, le personnel de santé, est excessivement touché par ce fléau, par cette maladie. Pourquoi ? Généralement parce que ce sont des gens qui ne comptent pas leurs heures, ce sont des gens sur qui il y a énormément de pression. Vous savez, quand vous travaillez avec du vivant, de l'humain, il y a de l'émotionnel, il y a de la pression qui rentre en ligne de compte, on ne compte pas ses heures. Et puis aussi, ce sont des gens qui sont dévoués généralement à leur métier. Donc en gros, ils vont s'oublier complètement et ils vont tomber. Alors, ce n'est pas les seuls métiers. On a d'autres métiers aussi qui sont particulièrement touchés. Il y a des différences notables entre le burn-out et puis la dépression ou et la fatigue chronique. L'attention, je vais essayer de donner justement ces points maintenant pour vous essayer de comprendre. Il y a une dépression. Alors une dépression, déjà c'est une maladie psychologique. C'est une maladie psychologique et la dépression peut être vraiment, on va dire... Quelque chose qui démarre de la partie psychologique et puis derrière peut avoir des conséquences sur d'autres sphères de notre vie. Le burn-out, attention, c'est le contraire. Le burn-out, c'est avant tout une maladie physiologique. C'est un déséquilibre physiologique, un déquisibre hormonal qui est créé par le stress et qui va avoir des conséquences psychologiques. La dépression, c'est purement psychologique. Déjà, de base, et derrière, il peut y avoir d'autres conséquences sur la vie. Le burn-out, généralement aussi, va être lié à des conséquences spirituelles. un stress, une surcharge de travail, vous enlevez cette condition extérieure d'une personne, automatiquement, son état peut s'améliorer assez rapidement. Attention, ce n'est pas le cas pour une personne en dépression. Donc, vous voyez, il y a déjà une différence notable à cet endroit-là. Et puis, dans les symptômes, ce n'est pas les mêmes. Même s'il y a des symptômes qui se ressemblent, comme la fatigue, dans un cas de dépression, vous aurez ce qu'on appelle de la bradypsychie, c'est-à-dire les pensées qui vont à deux à l'heure. Vous avez une personne qui est en dépression, on a l'impression qu'elle est toujours à d'autres tensions, alors qu'une personne en burn-out, généralement, elle est dans ce qu'on appelle la tachypsychie. Tachypsychie, c'est comme tachycardie, sauf que ce n'est pas au niveau du cœur, c'est au niveau du cerveau, c'est les pensées qui moulinent. Et vous avez souvent le symptôme d'une personne qui est en burn-out qui va vous dire j'ai le cerveau qui n'arrêtait pas de mouliner, j'avais l'impression de vivre à l'intérieur de ma tête Vous voyez, donc déjà, il y a une énorme différence. Et comme il y a une différence, on ne va pas soigner l'une et l'autre de la même façon. C'est ça qu'il faut comprendre. Malheureusement, très souvent, il y a des erreurs de diagnostic qui sont posées. Pourquoi ? Parce que notre système de santé, malheureusement, est un petit peu surchargé. Si vous vivez sur la même planète que moi, vous remarquerez qu'aujourd'hui, une consultation chez le médecin, c'est 5 minutes chrono montre en main. Donc, c'est assez facile de se gourer entre une dépression et un burn-out si on ne prend pas vraiment le temps de faire ce qu'on appelle une anamnèse. Une anamnèse, c'est quoi ? C'est regarder concrètement le tableau diagnostique en fonction de... questions qu'on aura posées et ces questions peuvent être très précises très larges mais ça doit durer un certain temps une anamnèse problème aujourd'hui c'est que le médecin ils n'ont plus le temps encore une fois ils sont saturés je vais certainement pas leur jeter la pierre à ces personnes parce que elles font un travail formidable et c'est pas vraiment de leur faute si elle se gourre c'est surtout le système qui fait que ben voilà ils sont saturés ils ont du mal à faire la différence par ailleurs je vous ai parlé de la dépression et vous avez aussi des gens qui vous parlent de fatigue fatigue très souvent une fatigue Allez, qui va s'installer dans la chronicité peut être confondu avec le burn-out. Attention, une fatigue, juste une fatigue, même une fatigue chronique, il vous suffira de vous reposer pour disparaître. Le burn-out, ce n'est pas le cas. Le burn-out, même si vous vous reposez pendant un certain temps, vous allez atténuer les symptômes, mais votre burn-out va encore couver sous le système, sous la marmite. Donc, il y a des vraies différences entre une fatigue chronique, une fatigue... passagère, même une fatigue chronique, un burn-out et une dépression. J'espère qu'avec ça, vous allez comprendre les différences. Alors bien sûr, ça se ressemble. Pourquoi ? Parce que quand vous êtes dépressif, parfois vous avez l'impression d'être fatigué en permanence. Les dépressifs, il y a un symptôme qui fait que vous allez voir qu'ils dorment très souvent, vous allez les trouver un petit peu mous. Et bien quand vous avez atteint un certain niveau, un certain degré de burn-out, que vous n'avez plus du tout d'énergie, vous êtes aussi souvent épuisé, fatigué, un petit peu mou. Mais attention au contexte ! Et c'est là où des questions bien spécifiques, bien tapées, vont vous faire la différence entre l'une ou l'autre des affections. Pareil, la fatigue, ça se résoudra juste avec du repos, le burn-out, et il suffira d'un peu plus de choses que le repos. Maintenant, dans un burn-out, pour revenir à ce qui nous intéresse, si vous êtes là aujourd'hui, c'est parce que ça vous intéresse, un burn-out, il y a vraiment trois composants, trois dimensions. Il y a d'abord une dimension émotionnelle. Je vous ai dit, il y a plusieurs plans émotionnels. physique, psychologique, mais on va aussi regarder les différents symptômes qui reviennent très souvent. Il y a un épuisement émotionnel. Ça, c'est hyper important à comprendre. Vous avez dans les cas de burn out avéré, alors pas en burn in, en burn in c'est la phase qui est avant le burn out, vous avez l'impression d'être complètement à plat. Si vous avez déjà vécu ça, c'est comme si le symptôme qui revient souvent de la part des personnes qu'on accompagne, c'est la prise qui est débranchée. C'est-à-dire que ma tête, elle me dit j'ai envie de faire des choses, mais mon corps ne veut pas, il refuse en fait. Vous n'avez plus d'énergie. C'est un petit peu comme si vous vouliez faire fonctionner un jouet, mais que vous n'aviez plus de piles ou que les piles étaient arrivées à bout. Ça, typiquement, c'est un vrai symptôme de burn-out. Vous avez une personne très souvent qui va être clouée au lit le matin. Ça, c'est un exemple concret. Elle va se lever, comme toutes les jours pour aller au travail, mais elle va avoir la sensation que son corps pèse très lourd, elle ne peut plus bouger. Et là, c'est la panique à bord. Qu'est-ce qui se passe ? Je ne comprends pas ce qui m'arrive. Ça aussi, c'est souvent assez caractéristique dans le burn-out. Il y a un épuisement costaud, un épuisement émotionnel. On peut avoir les pensées qui sont un petit peu confuses à cet endroit-là. Et puis, vous allez avoir dans le cadre du burn-out, dans le diagnostic différentiel aussi, ce qu'on appelle de la dépersonnalisation. Dépersonnalisation, il y a plusieurs... Les explications à ce que c'est que la dépersonnalisation, déjà c'est la sensation d'être perdu, de ne plus savoir qui vous êtes. Quand je vous pose la question, vous, qu'est-ce qui vous ferait plaisir ? Vous avez tellement eu l'habitude d'être au service des autres que vous ne savez plus trop en fait vous, qui vous êtes. Vous avez une vraie impression de perdre votre enveloppe, de ne plus savoir qui vous êtes. Et puis dans la dépersonnalisation, vous allez aussi avoir un sentiment de détachement complet de ce qui vous arrive du milieu extérieur. Ou alors... Vous allez aussi avoir parfois des sensations de... Ou même des accès de cynisme par rapport à votre travail, par rapport à vos responsabilités, par rapport à vos proches. Vous pouvez avoir ce genre de saut d'humeur qui peut vous arriver. Par exemple, vous êtes irritable ou indifférent envers des collègues ou envers des proches ou des personnes qui sont dans votre environnement. Ça, typiquement, ça peut faire partie des choses qui nous mettent la puce à l'oreille pour diagnostiquer un burn-out. Et puis enfin... Vous pouvez aussi avoir parfois la sensation d'une baisse d'accomplissement personnel. Vous avez la sensation de ne plus être vraiment à la hauteur. Vous avez l'impression de ne plus servir à rien, de ne plus être efficace. Vous avez l'impression que peu importe ce que vous faites, ça ne suffit jamais. Si vous avez suivi ma conférence en ligne, les liens sont sous la vidéo ou sous le podcast si vous écoutez ça en podcast. Vous verrez que ça, c'est lié à un petit driver, le driver soit parfait. On ira un petit peu plus loin à l'intérieur de cette conférence en ligne pour bien comprendre d'où cela vient. On a déjà expliqué pas mal de choses concernant le burn-out. Maintenant, l'idée, ça va être de comprendre qu'il y a plein de mythes qui circulent autour du burn-out. Et si vous voulez, j'en entends tellement plein que j'ai dû les synthétiser. Et il y en a trois principaux qui reviennent. Le premier qui revient tout le temps, c'est Ouais, de toute façon, le burn-out, c'est juste être un petit peu fatigué Le burn-out, ce n'est pas uniquement une fatigue, c'est vraiment un épuisement multidimensionnel, psychologique, physique, physiologique. Il faut donc traiter tous ces plans pour pouvoir être concrètement sûr d'amener une personne à la guérison, au bien-être. Ce n'est pas juste en se reposant que ça ira mieux. C'est en allant regarder peut-être aussi un bilan hormonal pour voir comment la personne a complètement déglingué son corps à force d'être dans un stress permanent. C'est un emprisement psychologique aussi. Vous avez une personne qui va douter d'elle en permanence. Elle va avoir un effondrement de sa confiance en elle, voire même de son estime d'elle. Donc, ce n'est pas juste une fatigue. Si c'était juste une fatigue, va te coucher Martine et puis tu reviendras quand tu iras mieux. Ce n'est pas ça un burn-out. Ce n'est pas ça un burn-out. Oui, la fatigue fait partie du tableau diagnostique, mais ce n'est pas uniquement ça. Sinon, ça serait trop beau. Un autre mythe qui arrive souvent, et ça c'est le truc qui me gonfle le plus, c'est de penser que le burn-out c'est la maladie des faibles. On pense que le burn-out ça n'arrive qu'aux gens qui sont fragiles. Alors c'est plutôt l'inverse en fait. C'est plutôt l'inverse, le burn-out c'est la maladie des gens qui ne se plaignent pas, des gens qui prennent sur eux, des gens qui serrent les dents, vous savez comme ça, qui vont accumuler, accumuler le stress, l'angoisse, le travail, jusqu'au moment où le corps va dire stop en fait. Si ces personnes-là étaient faibles... elle se serait peut-être arrêtée avant. Elle se serait peut-être autorisée à s'arrêter, à dire Attends, j'ai besoin d'une pause. Non, non, non. C'est la maladie des bourreaux de travail, des bêtes de somme, le burn-out, dont c'est les gens qui encaissent, qui encaissent, qui encaissent. C'est la maladie des gens perfectionnistes qui ont le driver soit parfait et le driver soit fort. Encore une fois, si vous ne savez pas ce que c'est que les drivers, regardez la conférence. Vous avez le lien sous la vidéo ou sous le podcast. Et puis alors, un autre mythe qu'on entend très souvent, c'est le burn-out. on peut s'en remettre super rapidement, super facilement, avec juste un petit peu de repos. Ben voyons, alors ça c'est faux. Le repos, ça va de facto améliorer votre condition. Mais attention, le temps de repos va dépendre d'une personne à une autre, de son âge, de sa condition physique, de ses habitudes préalables avant de tomber en burn-out. Mais au-delà du temps de repos, il faut carrément... un changement de vie à ces personnes en burnout. Il y a des gros changements à mettre en place. Il faut passer chez ces personnes du je dois il faut à je veux, je choisis, j'ai envie Ça signifie affronter leur culpabilité, ça veut dire définir qui ils sont pour affronter justement leurs symptômes de dépersonnalisation. Ouais, ça demande pas mal de boulot en fait de remettre une personne sur pied après un burnout. C'est pas uniquement chez l'accompagnement psy que ça va suffire. L'accompagnement psy va être super intéressant, mais peut-être qu'aussi, il faudra apprendre à une personne à mettre des barrières, à mettre des limites. Il faudra peut-être apprendre à une personne à travailler en efficience et puis en efficacité, donc lui apprendre des règles de délégation. Il faudra peut-être lui apprendre comment manager son temps réellement. Et ça, ce n'est pas chez le psy, ça va être plus dans des formations de management du temps, management des personnes toxiques. Vous voyez, donc ça demande pas mal de facteurs pour pouvoir dire, ok, cette personne, elle est vraiment remise sur pied. Pourquoi c'est super important de reconnaître un burn-out ? Parce qu'il y a plein de conséquences en réalité à un burn-out qui est non traité. Première conséquence, c'est un impact sur le physique. Le burn-out va avoir des conséquences physiques. Alors, si ça vous passe un petit peu au-dessus au début, vous allez voir que plus vous avancez dans l'âge ou plus vous faites des rechutes de burn-out, plus ces conséquences-là sont dramatiques. Vous pouvez avoir des troubles du sommeil, donc un sommeil perturbé. favorisera les prises de poids, favorisera les accidents que vous pouvez avoir, favorisera le stress aussi que vous allez pouvoir avoir. Donc on rentre dans une boucle de cercles vicieux. Un burn-out peut générer des douleurs musculo-squelettiques. C'est fréquemment décrit, vous pouvez donc avoir des céphalées, vous pouvez avoir des douleurs, des migraines, des maux de dos, vous pouvez avoir des crampes un petit peu partout qui vous arrivent, vous ne savez pas trop ce que c'est. Puis, on vous dit un jour que c'est le burn-out. Mais... Le plus dramatique, je trouve, c'est le poison que l'on prend sur le long terme. Le stress sur le long terme, ça zigouille les tissus. Mais attention, il y a un lien entre stress et cancer. Donc évidemment, c'est un petit peu comme la clope. Vous savez, quand on dit la clope, ça tue. Oui, mais là, je suis en stress, fais-moi une clope. Le stress, ça tue de la même manière que la clope. Il y a des infections cardiaques aussi qui sont liées au stress. Donc, il faut faire très gaffe à ça. Vous avez un énorme impact du burn-out aussi sur la santé mentale. évidemment, le burnout peut être corrélé à des troubles d'anxiété généralisés. Vous pouvez être atteint de crises d'angoisse, de crises de panique, concomitamment à votre burnout. Et puis, et puis, le gros mythe va tomber. Oui, vous pouvez basculer dans des états dépressifs, dans des, pas des états, ça ne veut rien dire, dans des états dépressifs, suite à un burnout. Donc, vous voyez, les conséquences, elles sont quand même assez balèzes. Et puis, évidemment, alors ça, on n'en parle pas, mais... Il y a des conséquences costaudes sur les relations humaines. J'ai vu plein de couples exploser à cause du burn-out d'un des deux conjoints. J'ai vu des relations de famille pourries à cause d'un burn-out. On faisait porter tout le poids des charges familiales sur une personne. Cette personne a explosé. Elle s'est coupée de sa famille parce qu'elle n'avait simplement juste pas pu dire non dès le début. Il y a des vraies conséquences. personnel sur votre burn-out et puis aussi professionnel. Vous allez faire un burn-out une fois, deux fois, trois fois, il y aura peut-être des conséquences dans votre cv. Les gens vont se dire c'est quoi les trous qu'il y avait dans son cv, comment ça se fait, qu'est ce qui s'est passé, peut-être que votre employeur il va vous regarder bizarrement, peut-être aussi pour vous, à un moment donné vous allez perdre confiance dans vos capacités à aller retourner au travail. Donc il y a des énormes conséquences financières sur le burn-out. Un jour je ferai un podcast sur les conséquences financières cachées du burn-out et vous verrez que c'est compliqué. Donc Pour résumer ce podcast qui est déjà assez long pour une personne en burn-out, si vous êtes encore là, c'est que vous avez fait de la résistance, vous avez gardé un petit peu de capacité de concentration, bravo. Dans le cas d'un burn-out, on a une vraie différence avec une dépression, il y a plusieurs dimensions, c'est plurifactoriel, non c'est pas qu'une fatigue, oui un désimpact, c'est costaud un burn-out. Et oui, un burn-out, plus tôt il est reconnu, mieux ce sera parce que les conséquences... quand vous prenez un burn-out plus tôt, quand vous prenez en charge un burn-out plus tôt, les conséquences de celui-ci sont généralement moins graves que si vous prenez plus tard. Plus vous prenez un burn-out tôt, en règle générale, plus il va être facile de le régler, ce burn-out. Donc, bien sûr qu'il y a des personnes qui font des burn-outs de complaisance, on ne va pas se mentir, ça existe, on en a vu. Mais à la limite, je m'en fous. Je préfère qu'une personne rentre en burn-out ou en tout cas se mette en arrêt suite à un burn-out, même s'il n'est pas encore tout à fait déclaré, plutôt qu'elle attende le bout du bout du bout du bout du bout parce que là, les conséquences seront beaucoup plus costaudes. J'espère que ce podcast a été utile pour vous. Si c'est le cas, si cette vidéo vous a plu, si ce podcast vous a plu, partagez-le, abonnez-vous à la chaîne, abonnez-vous à votre plateforme de podcast préférée, vous mettez des commentaires, des likes, des étoiles, ça fait mon... monter le ranking, c'est-à-dire ça fait monter ces vidéos et d'autres personnes qui pourraient en avoir besoin vont les voir. Et je pense que c'est super important. Partagez l'épisode, abonnez-vous, laissez un commentaire. Et puis encore une fois, sous le podcast, sous la vidéo, vous avez plein de ressources qui sont 100% gratuites pour vous accompagner et vous libérer de cette cochonnerie. Moi, je vous dis comme d'habitude, à très bientôt.