Speaker #0Bonjour à tous, bienvenue dans ce nouvel épisode des survivants du burn out. Est-ce que vous avez du mal à dire non ? Est-ce que vous acceptez toujours de rendre service, de prendre en charge de nouvelles tâches ou d'aider les autres comme ça sans être capable de dire non ? Même quand vous êtes déjà super fatigué, super épuisé, ça tombe bien. Aujourd'hui, je vous explique pourquoi dire oui à tout va vous mener tout droit à la catastrophe, à l'épuisement et surtout Comment apprendre à poser des limites sans culpabiliser ? Je m'appelle Théo Duverger, je fondais la méthode Quick Change, une méthode qui accompagne les gens à se remettre définitivement du burnout. Et dans cet épisode justement, on va comprendre que ce réflexe de dire oui à tout est vraiment un réflexe super dangereux. On va découvrir quelques stratégies concrètes pour changer cette habitude. Première chose, c'est pourquoi est-ce qu'on a tant de mal à dire non ? Première chose à comprendre, c'est qu'on a peur. On a peur de quoi ? On a peur du rejet. C'est une peur ancestrale qui nous date des temps immémoriaux où nos ancêtres se sont dit « il valait mieux qu'on vive en groupe plutôt que tout seul » . Vivre tout seul face à la nature, c'était être sûr et certain, déterminé, dévoré à minimum. Donc on s'est dit « il vaut mieux vivre en groupe, on sera protégé » . Donc si je dois vivre en groupe, je dois me faire accepter par les autres. Et aujourd'hui, dire non, c'est quelque part se faire rejeter par le groupe. On a peur de décevoir. C'est quelque chose qui nous date du fond des âges. On craint de décevoir, on craint d'abîmer les relations. Une autre raison, c'est que parfois, on a ce qu'on appelle le syndrome du bon élève. Vous savez, on veut être reconnu comme étant quelqu'un de fiable, comme étant quelqu'un de compétent, voire comme quelqu'un d'indispensable. Donc, c'est pour ça qu'on dit oui. Certaines personnes disent oui aussi parce qu'elles ont tout simplement peur d'entrer en conflit. On est encore dans la peur du rejet, un petit peu plus loin, la peur du conflit. Je ne veux pas qu'il y ait de tension dans le groupe. Je veux éviter les disputes au maximum, simplement parce qu'on ne m'a jamais appris qu'une dispute, ce n'était pas si grave que ça, qu'un conflit, ce n'était pas si grave que ça, que derrière un conflit, il y a plein de solutions qui pouvaient en sortir. J'ai peur de ça. Donc le réflexe, ça va être de dire oui plutôt que de dire non. Qu'est-ce qui fait qu'on dit oui plutôt que non ? ça peut être aussi ce qu'on appelle la pression sociale. Il y a des expériences assez rigolotes de psychologie sociale sur ce qu'on appelle la preuve sociale. Plusieurs personnes qui font quelque chose, ça me donne envie de faire la même chose qu'elles. Si moi je fais le rebelle en disant non, ça peut paraître un petit peu compliqué. Je peux passer pour être quelqu'un de différent. C'est toujours pareil, c'est toujours la peur du rejet. Et puis ça peut être aussi lié au fait que parfois je veux prouver ma valeur. Donc je pense que plus je vais dire oui, plus je vais être accepté, reconnu, apprécié par mes pairs. Exemple concret, vous êtes déjà crevé, on vous demande de rester tard au boulot, même si vous êtes complètement à plat, vous allez accepter, pour éviter de paraître désengagé, parce que vous ne vous rendez pas compte, dans ce cabinet d'avocats, ça ne se fait pas de partir alors qu'on t'a demandé de rester. Je dis ça parce que c'est souvent dans les cabinets d'avocats qu'on voit le pire de ce qui peut arriver dans demander aux gens de rester. tard. Quelles sont les conséquences de dire oui à tout en permanence ? Premièrement, vous avez une surcharge de responsabilité. En acceptant beaucoup trop de tâches, vous finissez par vous disperser et à perdre en efficacité. Donc je l'ai déjà dit dans d'autres podcasts, mais autant à une époque, on privilégiait les cerveaux multitâches, autant maintenant on se rend compte que plus un cerveau est monotâche, plus il est efficace, efficient. Donc plutôt que de penser à faire cinq choses à la fois, parce que vous avez dit oui à ces cinq choses, Le problème, c'est que vous allez les faire très mal, ces cinq choses. Donc, c'est un vrai risque. C'est un vrai risque d'avoir ce surcharge de responsabilité. C'est que finalement, on fait mal les choses. De la même manière, la conséquence de dire tout le temps oui à tout, c'est qu'on va avoir une perte d'énergie. On va être fatigué physiquement, mais aussi mentalement. Votre cerveau, il est constamment sollicité. Ça crée une fatigue chronique réelle. Et vous ne vous accordez jamais aussi de pause. Donc, votre corps, votre cerveau va finir par exploser. C'est juste pas possible, ça. De la même manière, j'en ai parlé un petit peu plus haut, le fait de dire oui à tout génère une baisse de productivité. Si vous dites oui à tout plutôt que de vous focaliser sur une ou deux tâches, le problème c'est que vous allez être moins productif sur l'ensemble des tâches, vous allez vouloir tout faire mais vous allez tout faire mal. Résultat, vous êtes frustré de ne jamais atteindre vos objectifs. Et puis finalement, on remarque aussi que vous n'atteignez pas vos objectifs. Ça c'est... Vous partiez d'un bon sentiment, je dis oui pour être remarqué, mais finalement je m'enlise dans quelque chose qui n'est pas bon du tout. Vous pouvez aussi avoir un sentiment de frustration et de ressentiment lié au fait que vous dites oui à tout, dire oui. Ça peut générer une forme de colère intérieure car vous vous sentez exploité ou non respecté. Et donc peut-être qu'une solution sera d'apprendre à dire non. Et puis évidemment, on en vient, c'est un peu le thème de ce podcast en général, c'est dire oui à tout. C'est un facteur favorisant, le burn-out, parce que comme vous répondez toujours présent, vous dépassez en permanence vos limites sans jamais vous en rendre compte forcément, jusqu'au moment où votre corps va vous arrêter, vous allez vous effondrer. Alors comment on repère les situations où vous dites oui trop souvent ? La première chose, c'est de déclencher éventuellement vos facteurs, vos déclencheurs émotionnels. Est-ce que vous dites oui par peur de décevoir, par envie de plaire ou par automatisme ? Rien que ça, posez-vous la question quand vous dites oui plutôt que non. Deuxièmement, analysez vos journées. Notez les moments dans la journée où vous avez accepté des tâches qui vous ont pesé. C'est toujours intéressant d'avoir du feedback, d'avoir de la data, donc de la donnée sur soi-même. Qu'est-ce qui déclenche ça chez moi ? Et puis, faites attention à votre ressenti. Un oui qui provoque une boule au ventre ou une tension intérieure, c'est souvent un signe d'alerte. Pourquoi je vous dis tout ça ? Parce qu'on est capable de se mentir, on est capable de dire « Oui, non, mais j'ai dit oui, mais non, ça ne me dérange pas tant que ça. » « Mon œil que ça ne vous dérange pas tant que ça. » « Mon œil que ça ne vous dérange pas tant que ça. » Vous dites oui parce que vous vous êtes senti comme inconsciemment obligé de dire oui. Donc, ce que je viens de vous dire, identifier ses déclencheurs, analyser ses journées et puis faire attention à ses ressentis, va vous donner une connaissance accrue de vous-même. Et c'est la base pour pouvoir commencer à apprendre à dire non sans culpabiliser. Ce que vous pouvez faire, c'est apprendre à dire non. Il y a plein de manières, il y a plein de discours qui vous permettent d'apprendre à dire non sans culpabiliser. Il y a des méthodes de communication qui vous permettent de passer du non franc, brutal au non bienveillant. Mais souvenez-vous d'une chose. Le plus important, ça va être d'apprendre à contrôler son émotion, la gestion de vos émotions. Si vous avez envie d'apprendre à dire non une bonne fois pour toutes, vous aurez les meilleures phrases du monde, la meilleure linguistique du monde. Si vous n'utilisez pas votre capacité à gérer vos émotions, peut-être que la personne en face de vous vous fera peur, donc vous n'oserez pas sortir la phrase merveilleuse que vous aviez travaillée pourtant avec votre coach, et donc vous serez planté. Par exemple, on vous dit que vous pouvez remplacer un nom brutal par un nom bienveillant. Je suis désolé, mais je ne peux pas t'aider aujourd'hui. C'est bien, c'est bien sur le papier. Mais comment je fais quand la personne en face de moi me fait peur ? Donc, pour apprendre à dire non, il faut effectivement combiner probablement une partie de rhétorique, c'est super important, mais aussi une partie d'apprentissage, de gestion de ses émotions. Ça, c'est super important. Maintenant, posez-vous la question. Qu'est-ce que vous pouvez faire si vous avez déjà dit trop de oui et que vous vous sentez dépassé ? Première chose à faire, je vous donne un vrai conseil, c'est établissez vos priorités. Vous allez lister toutes vos tâches et tous vos engagements que vous avez acceptés. Et je vous invite à identifier ce qui est vraiment important de faire et tout le reste, vous le déléguez ou vous l'abandonnez. super important de faire ça pour remettre un petit peu de la clarté dans votre esprit et éviter de rentrer en mode panique ce qui fait que vous allez faire pire que bien on va éviter de faire ce genre de choses vous listez les tâches vous leur mettez un ordre d'importance tout ce qui n'est pas vraiment important vous le délégué même si c'est mal fait et vous abandonnez le reste super important si aujourd'hui vous avez la possibilité de le faire je vous invite à rétro pédaler avec bienveillance par exemple vous pouvez aller revenir vers quelqu'un en lui disant écoute finalement je me rends compte que je me suis un petit peu trop engagé je préfère me recentrer sur ce que je peux vraiment bien faire pour toi cette phrase là elle est magique cette phrase de phrases là elle est vraiment magique mais encore une fois est ce que j'ai le contrôle de mes émotions pour être capable de le dire à cette personne qui me fait peur et encore une fois toujours le plus important c'est souvenez vous le contrôle de votre temps est aussi super important. Bloquez des créneaux dans vos agendas qui seront des créneaux sacrés pour pouvoir vous reposer et vous ressourcer. Si apprendre à dire non, c'est quelque chose qui vous intéresse, on a créé une formation spécifique là-dessus qui justement va travailler sur la partie contrôle des émotions et la partie rhétorique. Quoi dire, comment le dire, mais surtout comment aussi contrôler mes émotions pour que le jour J, je n'ai pas peur de prendre ma place. Si ça vous intéresse, je vous mets le lien juste en dessous. Moi, je vous dis à très vite dans un prochain épisode. Likez, partagez, commentez. Je vous dis à très vite.