Speaker #0Bonjour à tous et bienvenue dans ce nouvel épisode des survivants du burn-out. Est-ce que vous voulez toujours que votre travail soit parfait, que tout soit toujours parfait ? Est-ce que vous vous crevez, vous vous fatiguez, vous vous cassez le ? À corriger le moindre détail, est-ce que vous êtes du style à faire plaisir aux mouches, comme disait mon ancien professeur de théâtre ? Et si ce... perfectionnisme était justement la raison pour laquelle vous vous sentez constamment fracassé, épuisé, voire même en burn-out. Le perfectionnisme, c'est un sujet clé dans le contexte du burn-out. Dans cet épisode, on va comprendre justement comment ce perfectionnisme est en train de vous flinguer complètement et puis on va trouver des solutions, j'espère aussi, pour pouvoir s'en sortir. Mais la première chose qu'on doit se poser, c'est qu'est-ce que le perfectionnisme ? Ce qui se conçoit bien s'énonce clairement, donc on va essayer d'être précis. Le perfectionnisme est un trait de personnalité qui est marqué par des standards élevés, qui sont souvent irréalistes ces standards-là, mais qui sont très généralement accompagnés par une peur de l'échec constante. Je vous donne un exemple, vous êtes une maîtresse de maison, vous faites préparer un repas de dingue, c'est super, c'est génial, entrée, plat, dessert, café... pouces café, trou de normand, apéro et on est reparti. Vous recevez des compliments. Martin, vraiment, j'ai adoré ton dessert, il était parfait. Mais Martin, vous répondez quoi ? Ah, j'aurais dû le faire cuire une minute de plus. Ça, vous êtes probablement perfectionniste. Vous ne savez pas prendre les compliments. Vous ne savez pas accepter, voire même ça vous ronge de l'intérieur. Vous avez des standards tellement élevés, tellement irréalistes que ça va finir par vous bouffer. Alors, il y a deux types, attention, de perfectionnisme. Il y a un perfectionnisme qui est sain. Ça veut dire quoi ? Ça veut dire qu'on va rechercher l'excellence de manière équilibrée. Je pense que le mot important, c'est ça. C'est de manière équilibrée. Rechercher l'excellence sans avoir une peur constante de l'échec. Ça, ça va être intéressant. Rechercher l'excellence tout en sachant que pour obtenir l'excellence, il faut se planter un certain nombre de fois. Ça, pourquoi pas ? Ça, c'est un perfectionnisme qui va être équilibré. Maintenant, il y a un perfectionnisme. Toxique, qui est plus associé à une espèce d'obsession du contrôle. Si vous êtes hyper contrôlant, en général c'est envers vous-même, parfois même envers vos équipes, si vous avez peur de ne pas être à la hauteur, cette peur va vous ronger, elle va vous bouffer de l'intérieur. Si vous passez des heures, par exemple, à peaufiner un travail qui est déjà excellent, je me souviens d'avoir eu des interventions dans des entreprises où j'avais des managers qui passaient des plombes, plombes, à refaire leur PowerPoint pour que tout soit absolument aligné, parfait, que la bonne couleur soit sortie. Mais qu'est-ce qu'on s'en fout en fait ? Ce n'est pas le message qui est véhiculé. Là, tu es en train de faire plaisir aux mouches Jean-Jacques. Il faut que tu fasses les choses autrement. Ça, c'est du perfectionnisme toxique. Autre type de perfectionnisme aussi, c'est au-delà de passer des heures, c'est parfois procrastiner. J'ai des personnes autour de moi qui ont tellement envie de se lancer, par exemple dans l'entrepreneuriat, qu'elles... Elles sont aussi tellement perfectionnistes par rapport à ça qu'elles n'osent pas se lancer. Elles attendent que ça soit parfait, parfait, parfait, parfait pour pouvoir se lancer. Donc elles vont procrastiner. Je me souviens quand j'étais étudiant en médecine vétérinaire, quand j'ai eu mon diplôme, quand j'ai eu mon doctorat, moi je me suis lancé immédiatement. Et 4 ou 5 ans après, il y avait encore des copains de promo qui restaient dans leurs études. Ah, ils se perfectionnaient. Il faisait un assistanna, puis un deuxième assistanna, puis un collège européen. Bref, des diplômes, des diplômes, du diplôme. Et à la fin, il n'avait toujours pas posé un cathéter parce qu'il voulait tellement que ça soit parfait que simplement, il n'osait pas se lancer. Si vous vous reconnaissez là-dedans, peut-être que vous êtes atteint de ce mal qui est le perfectionnisme toxique. Attention, rien n'est bien, rien n'est mauvais. Si vous commencez à me suivre depuis longtemps, vous savez que l'intérêt, c'est d'avoir de l'équilibre dans... On va essayer de répondre à la question... pourquoi le perfectionnisme vous mène à l'épuisement. Et on va répondre selon quatre volets, quatre points. Le premier point, c'est que vous allez vivre, si vous êtes perfectionniste, dans la peur de l'échec en permanence. Et cette peur de l'échec va être comme un moteur constant. Qu'est-ce qui va se passer ? Vous vous mettez une pression énorme pour tout réussir, sans erreur. Cette pression, elle génère quoi en vous ? Cette pression génère de l'angoisse. Cette pression génère de l'anxiété. Cette pression va générer aussi un dialogue intérieur qui va être généralement assez destructeur. T'es nul, t'es pas assez bien, t'aurais dû faire plus, etc. Ça, immédiatement, l'augmentation de votre niveau de stress, on le sait, va avoir des répercussions sur votre niveau d'énergie. Plus vous êtes stressé, plus vous allez être fracas. Encore une fois, un stress ponctuel, oui, un stress qui devient chronique. Very dangerous. C'est là où on tombe dans le burn-out. Donc, il faut faire très gaffe à ça. Le deuxième point qui fait que le perfectionnisme vous emmène directement vers l'épuisement, c'est que vous allez avoir, mes petits chéris, une incapacité à déléguer. Allez, on va se l'avouer, on n'aime pas déléguer quand on est perfectionniste. Qu'est-ce qu'on se dit quand on est perfectionniste ? Non, mais je vais le faire, parce que si je le donne à Martine, ça sera moins bien fait que si je le fais moi-même. On le dit ça, hein ? Allez, j'ai été là-dedans. Je peux vous l'avouer, je l'ai dit aussi. Le problème, quand on dit ça, c'est qu'on va tout faire tout seul. Au bout d'un moment, on va crouler sous le poids des responsabilités, on va être complètement fracassé. Peut-être qu'une ouverture par rapport à ce point-là précis, ce serait d'accepter que d'autres personnes fassent beaucoup moins bien que nous. Beaucoup moins bien, évidemment. Mais s'apercevoir que si on ne délègue pas, on peut en crever, en fait, parce qu'on ne peut pas tout faire. Je me souviens d'un dirigeant d'entreprise que j'avais accompagné, c'est marrant parce qu'il dirigeait un grand groupe. Et dans ce grand groupe, il y avait plusieurs supermarchés. Et ce gars-là, je peux vous le jurer que c'est vrai, il avait ce perfectionnisme très très très puissamment chevillé au corps. Il était capable de se mettre à la caisse, donc à la place du caissier du supermarché. Mais il n'y avait pas du tout de valeur ajoutée en fait dans ce qu'il faisait. Ce n'était pas son rôle, ce n'était pas sa place. Mais de simple fait qu'il avait beaucoup de mal à déléguer, il se disait, je ferai... beaucoup mieux que lui si je le fais tout seul. Alors oui, peut-être que tu vas le faire mieux, mais ta boîte, elle va s'écrouler en fait. C'est un petit peu pareil en fait dans notre vie de tous les jours. Si on s'amuse à faire tout sans jamais déléguer, bien sûr que les autres feront bien moins bien que nous. Évidemment, c'est sûr, on est tellement géniaux. Simplement, on risque de mourir en fait, parce qu'on ne peut pas être au four et au moulin partout. Moi, je vous donne toujours cette métaphore de, vous savez cette personne au cirque, qui joue avec des assiettes, il tourne des assiettes comme ça sur des grandes tiges en bois. Il y a toujours un moment donné où une assiette va se casser la gueule. Ce n'est pas pour rien. Si vous faites tout seul, tout le temps, en permanence, il y a toujours un moment donné où il va y avoir de la casse. Si je délègue certaines assiettes à tourner à d'autres personnes, peut-être que je ferai en sorte de tourner plus d'assiettes. Et ça, ça peut être pas mal. Je ne sais pas ce que vaut cette métaphore, en tout cas, je vous la donne. Troisième point qui fait que le perfectionnisme va vous mener droit dans le mur, c'est que le perfectionnisme, vous allez vous fixer des attentes irréalistes. Des attentes qui sont généralement... impossibles à atteindre, des objectifs impossibles à atteindre. Alors, qu'est-ce qui se passe quand on se fixe un objectif impossible à atteindre ? Généralement, vous allez pouvoir vous sentir frustré, vous allez pouvoir vous sentir découragé, voire vous allez procrastiner avant même de vous lancer dans cet objectif, ce qui va entraîner une boucle d'épuisement mentale parce que vous allez avoir ce dialogue intérieur qui va vous dire je suis nul, j'y arrive pas on appelle ça de l'autocritique. Vous allez être ultra malveillant envers vous-même ça va vous mettre complètement à genoux. Dernière phase pour laquelle je pense que le perfectionnisme vous tue, vous flingue, vous amène directement dans l'épuisement, c'est que souvent les perfectionnistes, et ça, on le voit dans la conférence, pareil, si vous voulez la voir, elle se trouve en lien sous la vidéo ou sous le podcast, le perfectionnisme vient du driver Sois parfait vient d'une quête, d'un besoin d'être reconnu, d'une validation externe permanente. Et cette quête, ce besoin de validation, de renforcement par la validation externe, c'est toxique ça. Pourquoi ? Parce que vous allez me dire des choses du style j'ai eu un manque de reconnaissance, j'ai pas été reconnu pour ce que j'ai fait, pourtant j'ai mis beaucoup d'efforts, ah ah Bon, peut-être qu'il faut se défaire justement de ce besoin de reconnaissance qui est profond, qui vous date de l'enfance et des marqueurs que vous avez vécu dans votre enfance et qui renforce votre stress parce que... Vous êtes en permanence en train de vous dire mais qu'est-ce qu'ils vont penser les autres de moi ? Donc imaginez, vous vous critiquez déjà, puis vous avez peur que d'autres vous critiquent. Bref, ça vous flingue. Voilà les quatre points, les quatre chemins par lesquels le perfectionnisme est en train de vous flinguer. Mais attention, le perfectionnisme mène à l'épuisement, mais il est aussi en train de bousiller complètement votre santé et vos relations. Votre santé mentale, on l'a vu, le perfectionnisme peut générer une anxiété chronique qui est liée à la peur. voire une dépression qui est liée au fait de ne jamais être assez bien. L'autocritique que vous allez faire de vous en permanence, ça peut complètement vous flinguer votre estime de vous-même, ça peut vous mettre dans des troubles anxieux assez costauds. Donc, on voit que l'impact sur la santé mentale, pas cool. Il y a aussi un impact sur la santé physique. Pourquoi ? Parce que cette anxiété, elle va générer quoi en général ? Manque de sommeil, trouble de sommeil, trouble de sommeil. On sait que... Il y a des conséquences costaudes sur votre santé physique, sur un impact cardiovasculaire, ce genre de choses, tension musculaire, cette anxiété chronique peut générer ça aussi, le stress, la fatigue chronique, bon bref, je ne me répète pas, vous avez un petit peu toute cette boucle sur votre santé physique que je passe ma vie à vous redire dans toutes les vidéos et tous les podcasts, donc faites gaffe à ça, faites gaffe vraiment à ça. Et puis, il y a des impacts costauds sur vos relations personnelles et professionnelles. Quand vous êtes perfectionniste, vous allez parfois vous sentir vous frustrer envers les autres parce qu'ils ne répondent pas à vos standards. Vous savez, cette petite sensation un peu désagréable que les autres vous déçoivent parce qu'ils ne font pas ce que vous, vous pourriez faire à leur place. Vous savez, parce qu'ils sont nuls, les autres. Tu vois ce que je veux dire ? Alors que vous, vous êtes tellement géniaux. Bon, et bien ça va générer inconsciemment des petites tensions dans les relations. Ça va générer parfois l'isolement. Parce que vous allez vous apercevoir que vous, vous faites partie du troupeau du mec génial qui est tout seul dans son coin, alors que les autres, ils sont nuls, voire médiocres, mais eux, ils sont bien ensemble. Attention, ça peut générer ce genre de choses. Alors, de vous à moi, vous êtes aussi bon et nul que eux, ou ils sont aussi bon et nul que vous. C'est juste que vous avez tellement ce perfectionnisme en vous que vous vous dissociez d'eux et ça bousille vos relations. Attention, ça crée ce véritable isolement qui est créé par l'impression que personne ne peut répondre à vous. des exigences. Donc il y a des vrais impacts, attention, même dans le couple avec ce genre de choses. Moi je suis tellement bien dans le couple, c'est mon mari qui fait toutes les conneries ou c'est ma femme qui fait toutes les conneries, calme-toi Jean-Jacques ou calme-toi Martine. Non, vous en faites autant que l'autre, mais juste vous êtes peut-être un peu trop perfectionniste et vous êtes facile, vous êtes pront à critiquer l'autre. Donc on se détend, on se calme, sinon vous allez bousiller vos relations. Comment on reconnaît un perfectionnisme toxique ? On reconnaît un perfectionnisme toxique grâce à certaines questions que je vais vous poser. La première question c'est, est-ce que vous êtes souvent insatisfait par vos propres efforts ? Est-ce que vous vous dites tout le temps, c'est jamais assez bien, c'est pas assez bien, c'est pas suffisant ? Si vous répondez oui à ça, ça peut déjà être un signe. Est-ce que aussi vous procrastinez par peur de l'échec ? Alors, on va essayer de ne pas se cacher derrière notre petit doigt. Il y a plein de gens qui procrastinent parce que justement ils ont peur de pas faire assez bien. Pendant des années, vous n'avez jamais entendu parler de moi sur les réseaux. Pourquoi ? Alors je voyais plein de blaireaux, pas pour dire que je suis meilleur que les autres, mais je voyais plein de blaireaux comme moi qui, eux, publiaient sur les réseaux sociaux, qui, eux, publiaient sur YouTube, même parfois qui n'avaient pas le background que je pouvais avoir, que ce soit scientifique ou au niveau des formations, mais qui publiaient, qui publiaient, qui publiaient, qui publiaient. Et... parce qu'ils n'avaient pas ce rapport au perfectionnisme que je pouvais avoir. Donc je procrastinais, je me disais, ouais, demain je ferais ci, demain je ferais ça, un jour, un jour plus tard, quand j'aurais accumulé suffisamment de connaissances, de compétences, etc. Bon, typiquement, si vous, vous êtes dans ce genre de cas, il se peut qu'il y ait ce petit problème de perfectionnisme à aller bousiller. Enfin, et ça aussi c'était tout à fait mon cas, est-ce que vous vous comparez constamment aux autres ? Est-ce que vous avez l'impression que les autres sont meilleurs que vous, que vous êtes meilleurs que les autres ? Ça, ça peut être aussi une bonne question à se poser. Il faut juste, à un moment donné, être honnête envers soi. Ce n'est pas grave, je ne vais pas vous pointer du doigt. Déjà, je ne vais pas vous voir, vous êtes derrière votre ordinateur ou derrière votre casque audio pour pouvoir entendre ce podcast. Il faut juste être honnête envers soi. Il ne faut pas s'accuser, il ne faut pas se jeter la pierre, mais juste être factuel. Est-ce que je me compare constamment aux autres ? Est-ce que je me donne des excuses par rapport aux autres ? Bon, si c'est le cas, il y a peut-être ça derrière. Donc, dans les signes concrets que vous pouvez avoir au-delà de ces questions, ça peut être que vous avez commencé des projets ou que vous avez du mal à les commencer parce que justement vous procrastinez, ou vous avez aussi du mal à les terminer. Vous commencez, vous êtes à fond, mais vous vous rendez compte que peut-être le résultat ne sera pas celui auquel vous avez mis le standard. Et hop là, vous ouvrez plein de projets, puis vous ne les terminez pas. Ça peut être un signe. Est-ce que vous avez tendance à revérifier votre travail plusieurs fois, même quand ce n'est pas nécessaire ? C'est ça ce que j'appelle faire plaisir aux mouches. Est-ce que vous vous sentez coupable lorsqu'une tâche n'est pas parfaite ? Est-ce que vous avez cette sensation un petit peu désagréable, ce poids dans la poitrine, où vous vous dites j'aurais pu faire mieux, ne vous en faites pas compte, c'est terrible Donc, si vous avez tout ça, il se peut que vous soyez dans le cas du perfectionnisme. Alors, il y a des solutions pour sortir du perfectionnisme. Les personnes qu'on accompagne dans le quick change ont une solution très spécifique, on va s'adresser à la racine du perfectionnisme. Pour tous les autres, je vais vous donner des pistes pour vous sortir du perfectionnisme et justement éviter l'épuisement. La première, c'est d'adopter une mentalité de progression. Ce que je veux dire par là, c'est ne vous concentrez pas sur le sommet de la montagne, concentrez-vous sur chaque pas que vous êtes en train de faire dans votre quête pour gravir cette montagne. Concentrez-vous sur les progrès que vous réalisez plutôt que sur l'objectif atteint. Dites-vous par exemple, aujourd'hui j'ai atteint, j'ai progressé de X pas, j'ai avancé de 50% par rapport à l'objectif et c'est déjà super, point barre, déjà ça peut suffire. Deuxièmement, et ça c'est là où il faut faire un travail un peu plus de fond, Deuxièmement, Il faut accepter l'idée que votre imperfection, c'est quelque chose de normal. À part moi, personne n'est parfait sur Terre, les amis. Vous me voyez tous, vous savez que moi je suis parfait. Mais à part moi, personne n'est parfait sur Terre. Donc, il y en a qui vont le prendre au premier degré, sérieusement, ce genre de blague. Donc, rappelez-vous que l'erreur, ça fait partie de votre processus d'apprentissage. Je dis souvent cette blague de Est-ce que vous savez combien de fois un enfant tombe avant de savoir marcher parfaitement ? Eh bien, c'est entre 4 et 5 000 fois dans mes souvenirs. Donc... Imaginez le nombre de fois où il s'est pris des pelles avant de savoir marcher parfaitement 4 à 5 000 fois. C'est quand la dernière fois que vous avez fait un truc 4 à 5 000 fois avant de vous dire ça y est, j'abandonne, je ne sais pas le faire C'est pareil, l'échec fait partie complète du processus d'apprentissage. Troisième point, il va falloir apprendre à déléguer les chouchous. Déléguer, c'est un truc qui n'est pas facile, clairement. Il faut mettre en place des process. Déléguer, on l'a tous essayé, on s'est tous cassé les dents. Et c'est pour ça aussi que pour… Pour résoudre le burn-out, il y a besoin de formation à la délégation. Vous allez faire l'essai de dire j'ai demandé de faire ça à quelqu'un, ça a été mal fait C'est normal. Pourquoi ? Parce que déléguer, ce n'est pas juste demander à quelqu'un je te demande de faire ça, puis ça ira Ça demande beaucoup plus de doigté, beaucoup plus de délicatesse. C'est vraiment précis à faire, donc il faut se former à ça. Pareil, pour éviter le perfectionnisme, un truc qui peut être pas mal, c'est de se fixer des limites qui sont claires. Fixez-vous par exemple des délais qui soient réalistes plutôt que de délais qui soient carrément trop optimistes. Pour vos projets, comme ça, ça vous permet de ne pas les prolonger indéfiniment jusqu'à se dire non, en fait, je suis rentré dans le piège de la procrastination Des limites qui sont claires, des délais qui sont réalistes, déjà, ça va vous apaiser aussi un petit peu. Quelque chose qui va être très utile à mettre dans vos routines pour changer aussi, donc ça, c'est un autre point que je voudrais vous signaler, pour changer votre capacité à vous autocritiquer en permanence, je sais que vous êtes… les plus nuls, les plus moches, les plus cons de toute la terre, mais on va changer ça. Pour ça, ce qu'il faut faire, c'est commencer à pratiquer l'auto-compassion, se faire des auto-calins. Ça veut dire quoi ? C'est pas se tripoter la nouille, c'est juste être bienveillant envers soi-même, c'est juste accepter l'idée que, ok, là, j'ai pas encore réussi à atteindre mon objectif, mais regarde, j'ai déjà progressé là-dessus, j'ai déjà progressé là-dessus, super, j'avance. C'est s'envoyer du feedback positif. Je vous donne une astuce, si vous aviez votre enfant qui se planté là où vous vous êtes planté, qu'est-ce que vous lui diriez ? T'es nul, t'y arriveras jamais, tu t'en sortiras pas. Non, tu lui diras quelque chose, j'espère que vous lui diriez quelque chose du style écoute, t'as pas le résultat que tu voulais obtenir, c'est normal, t'es en train d'apprendre, louloute. Donc, continue, progresse, et tu verras, ça ira. C'est ça, pratiquer l'autocompassion. Et puis, un petit truc, j'espère que vous allez le faire. Si vous le faites, c'est cool, si vous le faites pas, c'est pas cool. Il y a un truc, un outil qui marche bien, c'est le journaling. Le journaling, c'est, vous pouvez simplement écrire sur une feuille, un papier, une tablette, peu importe, même votre téléphone portable, ça fonctionne. Vos pensées perfectionnistes, juste pour prendre conscience, en fait, prendre conscience de votre dialogue intérieur, c'est déjà pas mal. Ça vous aide derrière, en plus, à pratiquer l'autocompassion. Ça, c'était un bon épisode de ce podcast du jour. Donc, on sait ce que c'est que le perfectionnisme. On sait comment le combattre. On a des idées. On voit les impacts que ça a sur la santé mentale, physique. et sur vos relations. Et puis, on vous a apporté quelques solutions pour retrouver un équilibre, quelque chose, vraiment un mot qui est important, c'est l'équilibre là-dedans. Attention, le... Je bafouille, vous voyez, je bafouille. Attention, le perfectionnisme, évidemment, ça peut être un frein, mais vous pouvez apprendre à avancer avec bienveillance et avec légèreté vers vous-même. Vous n'avez pas à porter tout, tout seul. Si ce podcast, si cet épisode vous a plu, comme d'habitude, je vous en plie, je me mets à genoux, partagez-le, abonnez-vous, commentez. Il y a plein de gens qui auront l'utilité de ce podcast, il y a plein de gens qui sont en train de se prendre le chou. On va parler développement personnel, on va parler burn-out sans se prendre la tête, sans avoir un langage empoulé, avec un langage vrai, un langage réel. Et puis accessible à tous avec des vrais outils concrets, partagez-le. Si vous voulez voir la conférence sur le burn-out qui a déjà été regardée par plus de 50 000 personnes et qui a aidé ces personnes-là à se remettre, vous avez le lien sous la vidéo ou dans le podcast. Cliquez dessus et puis moi, je vous retrouve très vite dans un prochain épisode.