Speaker #0Bonjour, ce nouvel épisode des survivants du Burnout avec une voix un petit peu différente de d'habitude. Vous l'avez compris, un gros rhume est en train de m'attaquer violemment. Alors aujourd'hui, on va se poser des questions justement sur les vraies raisons de votre Burnout. On parlera des raisons qui sont habituellement décrites et puis je vous donnerai un petit peu mon avis réellement là-dessus. Vous êtes épuisé en permanence, vous avez l'impression que vous êtes incapable... capables de récupérer malgré tout le repos que vous vous octroyez quand vous vous octroyez du repos. Si vous vous demandez si vous êtes peut-être en burn-out et comment vous en êtes arrivé là, alors écoutez bien cet épisode. Aujourd'hui, je vais vous expliquer les vraies raisons derrière votre épuisement. Le burn-out, ce n'est pas de votre faute. Ça, c'est la première chose à comprendre. Ce n'est pas de votre faute. Il y a tout un phénomène d'environnement extérieur qui peut générer le burn-out chez vous. Maintenant, Le burn-out, c'est de votre responsabilité. Ça fait une grosse différence. C'est pas de ma faute. Il y a effectivement des choses qui ont été données dans mon enfance et qui ont pris leur racine à cet endroit-là, qui ont explosé parce que mon environnement extérieur l'a fait exploser. Maintenant, je suis responsable de mon burn-out au sens où, et ça j'aime bien, si je suis responsable de quelque chose, je peux peut-être agir dessus pour ne plus l'avoir. Il y a trois types de burn-out. En réalité... Vous connaissez tous le burn-out professionnel. Le mot burn-out, d'ailleurs, au début, à l'origine, était uniquement employé pour une maladie associée au travail. D'accord ? Aux responsabilités que vous pouvez avoir, à la surcharge de pression, à la surcharge qu'on vous met pour pouvoir avoir des résultats, du rythme, du chiffre, peu importe. Et puis, petit à petit, vous avez un burn-out parental. On s'est rendu compte qu'il y avait des gens qui avaient exactement les mêmes symptômes parce que leur enfant était particulièrement relou. Non, je déconne. Parce qu'en fait, ils se mettaient une même pression à leurs enfants. Il fallait tout le temps qu'ils soient les meilleurs pour leurs enfants. Ils s'oubliaient complètement pour leurs enfants. Ils avaient du mal à gérer le foyer. Ça les bouffait complètement. Et puis, vous avez un troisième burn-out. C'est un burn-out global. C'est un burn-out que je qualifierais à la fois de parental et de professionnel. C'est vraiment un mélange des deux qui va amplifier un petit peu le phénomène. Il y a plusieurs causes du burn-out. On a fait un sondage auprès de... 50 000 personnes, des gens qui nous suivent. On leur a demandé un petit peu quelles étaient pour eux les causes du burn-out, quelles étaient les causes perçues par leur burn-out. Alors, la première chose qui revient tout le temps, c'est la surcharge. La surcharge de travail ou de responsabilité. Ça, c'est la première chose qu'ils nous disent. Ils nous disent, moi, tu vois, à un moment donné, il y avait trop de tâches, je me suis senti submergé ou alors j'ai senti que je n'avais pas assez de temps, je ne pouvais jamais faire de pause et à un moment donné, j'ai explosé, je ne savais plus. me lever le matin. Par exemple, ça c'est le cas lorsque vous terminez vos journées et puis vous vous rendez compte qu'il vous reste toute une liste de choses à faire. Vous vous dites, je vais le faire demain, mais devinez ce qui se passe quand vous vous dites ça. Le lendemain, ça décale encore plus votre journée. Donc voyez, c'est pas terrible. Donc ça, la surcharge, c'est la première chose que les gens se disent. La deuxième chose, ils vont très souvent vous dire qu'il y avait une forme de pression constante. Une pression constante de l'environnement extérieur. Vous savez, ils avaient l'impression en permanence qu'on était sur leur dos, voire même parfois, ils avaient l'impression que c'est eux qui se mettaient une pression constante pour pouvoir satisfaire les besoins des uns et des autres. C'est un petit peu comme s'ils avaient besoin en permanence de vouloir prouver leur valeur. C'est comme une forme d'insécurité qu'ils avaient au fond d'eux qui fait qu'ils avaient besoin en permanence d'être valorisés à travers le regard ou le feedback de quelqu'un. C'est un petit peu comme si on se disait, je ne peux pas échouer, c'est pas possible, pas même une seule fois, sinon qu'est-ce qu'ils vont se dire les autres de moi ? Vous voyez, c'est cette pression constante qu'on peut se mettre en rapport avec évidemment ce troisième facteur qui fait que les gens tombent en burn-out, qu'on appelle le perfectionnisme. Vouloir tout bien faire, vouloir tout contrôler, ne jamais être satisfait, notamment ne rien pouvoir déléguer parce qu'on se dit, je le ferai mieux que les autres. Donc ce perfectionnisme aussi, c'est une vraie cause du burn-out. Alors, ce qu'on entend aussi souvent, c'est que, donc il y a eu une pression, il y a eu du perfectionnisme, il y a eu une surcharge de travail. On entend souvent qu'il y a eu un manque de reconnaissance, un manque de soutien de la part de l'extérieur. Oui, je ne comprends pas, j'ai beaucoup beaucoup donné, j'ai beaucoup travaillé, puis la promotion elle m'est passée sournelée, personne ne me dit jamais que c'est bien, etc. Blam, je me suis effondré, j'étais en burn-out. C'est une vraie cause, perçue en tout cas par les personnes qui sont en burn-out. Ce manque de reconnaissance, avoir l'impression d'être seul à faire des efforts et que les efforts ne sont pas reconnus. c'est violent, vous avez l'impression de tout donner, mais personne ne vous dit merci, il y a de la gratitude pour ce que vous fournissez comme effort. On entend aussi très souvent dans les causes du burn-out, le gros déséquilibre entre la vie pro et la vie perso. C'est un petit peu comme si le travail était omniprésent, on passait son temps... à réfléchir au travail même quand on n'est plus au bureau. Vous savez, c'est les gens qui, quand ils ferment la porte du bureau, ils sont encore en train de penser à leur boulot dans les transports, dans la voiture, ou même chez eux quand ils préparent leur repas du soir. Donc, ils ont beaucoup de mal à déconnecter. On comprend que le phénomène se soit fortement accentué pendant le confinement, les confinements successifs. Alors là, tout était le bazar. On confondait la table de cuisine avec le bureau, les gamins à côté. Bref. On n'arrivait plus du tout à cloisonner sa vie. Ce déséquilibre pro-perso, c'est vraiment une vraie cause du burn-out. Nous, on a, dans le quick change, creusé un petit peu plus ça pour se rendre compte qu'en fait, il faudrait être un peu plus précis. Ce n'est pas tellement un déséquilibre pro-perso. On devrait dire un déséquilibre entre la vie professionnelle, la vie sociale, la vie de couple, la vie de famille et la vie personnelle. Vous voyez, on est un peu plus précis à cet endroit-là. Il y a aussi comme facteur qui est souvent dit, c'est l'environnement toxique. Vous savez, les conflits au travail, on se prend ce stress sur nous, on se prend cette énergie. Les relations compliquées, parfois avec les collègues, parfois avec les clients, parfois avec la hiérarchie. En permanence, on arrive au travail, la boule au ventre, ça génère du stress. Ça, c'est pas terrible, cet environnement toxique. Et justement, le stress est très perçu par les personnes qui rentrent en burn-out, qui sont déclarées burn-out. Elles vont nous dire, moi, à un moment donné, j'ai eu trop de stress. J'ai eu l'impression qu'à un moment donné, je ne pouvais jamais récupérer, qu'il n'y avait jamais de pause, que j'avais toujours cette boule d'angoisse du matin au soir. Donc ça, c'est les causes en général qui vont nous être données. Et on voit que dans ces causes-là, il y a très souvent ce que j'appelle des facteurs extérieurs, des causes extérieures. Je pourrais en rajouter une, c'est l'hyperconnectivité. Comme on est en permanence sur nos réseaux, sur nos téléphones, sur nos mails, on n'arrive jamais vraiment à se poser. Si vous me suivez depuis un petit moment, vous savez aussi qu'il y a des causes internes au burn-out qui prennent naissance dans votre enfance. J'ai appelé ça les drivers, notamment Sois Parfait, Sois Fort et Fais Plaisir. Ces petits programmes inconscients qui vont grandir avec vous et qui fait qu'à l'âge adulte, par exemple, le Fais Plaisir fait que vous allez faire passer tout le monde avant vous. Forcément, vous allez être épuisé. Vous avez le driver Sois Parfait, c'est typiquement le perfectionnisme, et vous avez le driver Sois Fort. très présent chez les burn-outés qui est « je ne dis rien, j'encaisse » . Oui, à force de faire ça, t'encaisses, t'encaisses, ton corps va craquer complètement. Donc on voit que c'est une vraie connexion entre des éléments extérieurs et des éléments intérieurs. Ces éléments intérieurs comme extérieurs, on peut avoir une action dessus et c'est ça qui est cool quand on prend la responsabilité de son burn-out. Quand on ne dit pas en permanence « c'est mon manager qui est méchant » , mais peut-être quand on se dit « je ne sais pas poser des limites » . Là, il y a des chances que oui, effectivement. on puisse faire quelque chose contre son burn-out. Il y a des signes d'alarme que vous devez absolument prendre en compte. Malheureusement, si vous êtes en train de m'écouter, peut-être que vous les avez ignorés, ces signes d'alarme. Le premier, c'est clairement la fatigue chronique. Vous êtes claqué du matin au soir, du soir au matin, et ce n'est pas pour ça que vous dormez bien. Les nuits d'un burn-outé peuvent être largement agitées parce que le cerveau continue à mouliner, à anticiper l'avenir, à ressasser le passé. Bref... Pas forcément terrible au niveau de la fatigue. La fatigue chronique, elle ne vient pas que du manque de sommeil, elle vient aussi d'un déséquilibre hormonal que vous avez quand vous êtes dans cet état de burn-out, de stress. Vous avez aussi, dans les signes très courants, de l'irritabilité, des sautes d'humeur. Vous passez très facilement pour quelqu'un de sous-polé, vous vous énervez assez rapidement pour rien. Bon, ça c'est un signe assez classique. Et puis, ce qu'on va remarquer aussi, c'est une perte d'enthousiasme, une perte de motivation. comme si tout devenait pesant vous n'avez plus envie de rien du tout ça c'est quelque chose qui arrive assez fréquemment dans les premiers symptômes vous allez aussi avoir des troubles cognitifs comme des pertes de concentration, des pertes de mémoire vous oubliez fréquemment les choses qu'on vous raconte ou les objets par exemple là où ça commence à devenir un peu plus critique c'est quand ça s'enlise et que là on commence à avoir des douleurs physiques inexpliquées vous allez avoir des douleurs musculosquelétiques Parce qu'encore une fois, le bain hormonal dans lequel vous baignez, le bain hormonal de stress, va attaquer les tissus et commencer à créer des tensions musculaires, des troubles digestifs, des maux de tête, quand ce n'est pas bien pire. Sur le long terme, c'est bien pire. Donc on fait gaffe à ça. Un dernier symptôme, c'est souvent un symptôme à bas bruit, un symptôme faible, et moi j'en parle très souvent dans la conférence que vous pouvez retrouver sous la vidéo ou dans la description du podcast, c'est... L'isolement, vous savez quand on commence à être fatigué, saoulé par les uns par les autres, on a envie de se replier sur soi et d'être un peu seul. Bon ben ça c'est un symptôme aussi que vous allez voir très rapidement. Le problème de ça, c'est que très souvent, vous serez les derniers à être au courant de votre burn-out. Pourquoi ? Parce qu'en vous, vous avez justement ce petit programme inconscient, on en a parlé tout à l'heure, qu'on appelle le driver « Sois fort » , qui fait que vous encaissez des zones de souffrance, là où d'autres auraient arrêté avant vous, se seraient mis en pause, vous, c'est normal en fait, vous avez appris que ça, c'est une quantité de souffrance normale que vous pouvez encaisser, donc vous avez comme ce mythe en vous qui se dit Le mythe qui est « je peux tenir encore un peu plus, je peux tenir encore un peu plus » . À force de se dire ça, on finit allongé dans son lit, à ne plus pouvoir bouger. Et puis aussi autre chose, c'est qu'on s'adapte progressivement au stress. C'est un petit peu comme si je vous mettais dans une baignoire et que j'augmentais progressivement la température de l'eau. C'est une adaptation, ce n'est pas comme si je vous plongeais immédiatement dans une eau très chaude. Donc on s'adapte progressivement au stress, ce qui fait que... On finit par ne plus trop le sentir, ce stress, jusqu'au moment où il va nous éteindre complètement. Et puis le problème, c'est que très souvent dans ces avant-burnout déclarés, on pense illusoirement qu'on a du contrôle sur la situation. On pense que je vais passer un petit peu de temps en vacances, ça ira mieux. Oui, oui, je sais, je devrais lever le pied, mais je ne le fais pas. D'accord, donc j'ai une illusion du contrôle jusqu'au moment où je vais craquer complètement. Bon, on a fait le tableau un petit peu, les causes externes, les causes internes. C'est bien beau tout ça, mais qu'est-ce qu'on fait maintenant de tout ça, tonton Théo ? Je vais vous expliquer les premiers pas pour vous en sortir. La première chose à faire, et très souvent vous serez les derniers encore une fois, c'est reconnaître très clairement qu'il y a un problème, et reconnaître que vous n'êtes pas faible. C'est pas grave que si vous avez un burn-out, c'est pas grave. Vous n'êtes pas faible si vous avez un burn-out, c'est plutôt l'inverse. Vous êtes plutôt des gens très forts, encore une fois. C'est les gens forts qui sont en burn-out parce qu'ils résistent à ça. Si vous n'arrivez pas à prendre le recul, ça arrive très souvent, si vous n'arrivez pas à vous mettre en pause, demandez à quelqu'un de vous aider, demandez à quelqu'un de proche, de confiance, de vous arrêter quand il le faut. Ça peut être un collègue qui vous dit, tiens, moi ce soir, je veux que tu m'envoies absolument un message pour me dire, j'arrête de travailler à 18h. Voilà, juste ça. Ça peut être, une fois j'avais eu un dirigeant de boîte, d'une personne que j'avais accompagnée, qui avait demandé donc à la collaboratrice que j'accompagnais de rendre son ordinateur de travail et son téléphone le soir en rentrant chez elle tout simplement pour lui éviter d'avoir à retravailler donc ça ça peut être pas mal le reste il ya une séquence il ya clairement une séquence pour pouvoir se remettre du burn out c'est pas uniquement en traitant la partie psy qu'on apprend à gérer le burn out la partie psy il va être intéressante notamment pour dégommer vos drivers faudra aller travailler avec la partie inconsciente mais Il y a aussi une énorme dose de formation que vous allez devoir avoir. Cette formation, ça va être la formation justement à poser des limites. Estime de soi, confiance en soi, comment négocier, comment dire non, comment faire des demandes qui seront entendues. Donc vous ne me direz plus après plus tard, j'ai été en manque de reconnaissance. Comment être capable de gérer un conflit ? Tout ça, c'est des formations qui vont vous permettre de prendre votre place en fait. Il y a une partie psy, il y a une partie aussi, je dirais, vraiment formation. Il y a aussi une formation à la gestion du temps qui peut être intéressante parce que si vous ne savez pas gérer votre temps, c'est une vraie science, vous pouvez vous sentir submergé en général par les tâches qui vous incombent. Une autre formation qui peut être intéressante, c'est une formation à la délégation. Ce n'est pas évident de déléguer. À chaque fois que je demande à quelqu'un s'il a déjà délégué, il me dit « oui, oui, j'ai essayé, mais les résultats sont merdiques, donc je fais moi-même » ou « j'ai essayé de déléguer, ça ne marche pas » . Non, ce dont on s'aperçoit, c'est que les gens ne savent pas déléguer. Ça s'apprend à déléguer. Il y a des techniques pour déléguer. Ce n'est pas un truc qui est spontané, qui est inné, la délégation. Donc, on a vu les causes du burn-out. On a vu qu'elles sont beaucoup plus, à mon sens, internes qu'externes. Si vous voulez, je vais vous donner une dernière métaphore. L'interne, vos drivers, c'est le pétard, c'est la dynamite. L'externe, l'environnement de travail, votre manager relou, votre fils relou, c'est la flamme qu'on approche de ce pétard. D'accord ? Donc il y a des gens qui me disent « moi je vais changer de travail, je me sentirais mieux » . Oui, ça c'est bien, mais tu ne peux pas changer de gamma. Donc déjà, on voit que la solution, elle est moyenne. Et puis très souvent, quand tu changes de boulot, le problème c'est que tu es toujours le pétard. Donc il suffit qu'à un moment donné, il y ait un changement de management pour que tu replonges en burn-out parce que tu n'as pas résolu le problème. Tu l'as juste déplacé. Tu as compris le truc ? Bon, ok, super. Donc encore une fois, à retenir ici aujourd'hui, c'est que le burn-out, ce n'est pas une faiblesse. C'est une accumulation de stress, une maladie physiologique. avant d'être une maladie psychologique. Il y a plusieurs causes qui vont se combiner. Il y a des signaux qui apparaissent bien avant que tu aies le symptôme de la prise qui se débranche, c'est-à-dire bien avant que tu te retrouves cloué au lit sans pouvoir bouger. On en a parlé. Les symptômes à bas bruit, je t'invite vraiment à y prêter attention à ça. Des solutions existent, mais la première chose à faire, c'est de prendre conscience qu'il y a un problème. Parce que tant que tu n'as pas pris conscience qu'il y a un problème, tant que tu ne valorises pas ta santé et puis le reste de ta vie, on pourra dire ce qu'on voudra, ça ne changera pas. C'est... Pour ça aussi, parfois, paradoxalement, que le burnout, parfois, est une bénédiction. Pourquoi ? Parce que quand tu es en burnout, peut-être qu'à ce moment-là, tu vas commencer à te dire « Ah ouais, ma santé, elle a un prix. Effectivement, si je continue dans la même direction, je vais droit dans le mur. » Donc parfois, peut-être que, effectivement, c'est ce qu'on appelle un mal pour un bien. J'espère que cet épisode t'a plu. Comme d'habitude, envoie des likes, abonne-toi, partage au maximum ce contenu, c'est super important. pour le référencement. Tu connais quelqu'un autour de toi qui va adorer ce contenu, donc partage-lui. Et puis, évidemment, moi, je te retrouve très bientôt dans un prochain épisode. Ciao !