- Speaker #0
Et bonjour à tous, super content de vous retrouver aujourd'hui dans ce nouvel épisode des survivants du Burnout avec aujourd'hui un survivant en la personne de monsieur Aurélien. Salut Aurélien !
- Speaker #1
Salut !
- Speaker #0
Bon Aurélien, je suis super vraiment content de te recevoir parce qu'on a un parcours, nous deux, un petit peu différent du parcours de d'habitude, des personnes qui nous font confiance avec le Quick Change, etc. Et je voulais que tu témoignes un petit peu. Vraiment ton passage à vide, on pourrait le dire, de la manière avec laquelle tu as commencé à ressentir ça, tu as commencé à dire, attends, je suis un mec, mais il faut quand même que je m'occupe un peu de moi, parce que souvent, les mecs, ils ne s'occupent pas. Les mecs, ils sont durs, ils sont forts. Et puis voilà, qu'on partage un petit peu ton expérience auprès de tous ces mecs qui n'osent pas encore se dire, j'ai peut-être besoin d'aide aussi. Donc merci à toi d'être venu. Première question, Aurélien, raconte-nous un petit peu déjà qui tu es. Si tu veux dire ton âge ou si tu es coquet, ta situation pro et perso et en avant.
- Speaker #1
Donc Aurélien, j'ai 43 ans, je suis père de trois enfants, deux filles et un garçon. Donc un peu mon histoire, c'est le départ à un cursus agricole, dans l'agricole, jusqu'en maîtrise. Et en fait, juste avant la fin de mes études, en fait... Mes parents m'ont proposé de reprendre les entreprises familiales qui étaient composées de deux établissements touristiques. Pendant 19 ans, j'ai dirigé ces deux établissements. J'ai construit toute ma famille parce que j'ai rencontré ma femme en études spécialisées dans le domaine. On a travaillé ensemble pendant une bonne quinzaine d'années. Ce qui s'est passé, c'est qu'il y a à peu près deux ans, Mes parents m'ont annoncé qu'ils souhaitaient vendre. Sans quoi je n'ai pas eu de difficultés particulières, mais j'étais quand même sous une relation avec mon beau-père très toxique. C'est une personne toxique et donc du coup, plus du tout confiance en moi. Il y avait un mélange. Je faisais la crise de la quarantaine parce que j'arrivais à l'âge de la quarantaine. J'ai eu des moments un peu compliqués avec mon beau-père. Une fois, ça a brillé, mais je n'ai pas tilté tout de suite parce que c'était une énième crise qu'il me faisait. Je me suis retrouvé à mettre fin à ce quatrième enfant que j'avais. Parce que c'est vrai que ça faisait 19 ans que je gérais cette boîte et qu'on avait des bons résultats, il y avait une belle équipe, il y avait tout ça. Et puis du coup, j'ai arrêté de travailler pour un entreprise familiale. Je suis parti sur un nouveau challenge, mais malgré tout, en prenant de la distance géographique, je me suis rendu compte que ça n'allait toujours pas bien.
- Speaker #0
Attends, parce que là, ça m'intéresse drôlement ce que tu es en train de dire. Ici, ce qui est super intéressant, c'est qu'on est sur un profil de dirigeant avec une complexité qui est une complexité qu'on retrouve chez malheureusement pas mal de dirigeants dans la situation que tu décris, c'est entreprise familiale. Donc avec tous des schémas de loyauté inconsciente qui existent entre les uns et les autres, tous les systèmes aussi de management toxique, tu as utilisé vraiment le mot, avec on m'a toujours fait comme ça, pourquoi tu vas faire autrement ? Donc on te donne des responsabilités, mais parfois des libertés sont un peu restreintes. Tu as la cocotte qui finit par exploser et tu fais quelque chose que font... Tu fais quelque chose qui est très courageux, mais en même temps, j'allais dire un petit peu dangereux chez la plupart des gens. Tu sais, tu as des gens, quand ils pètent comme ça un plomb, ils se disent, je quitte tout, je quitte la boîte et je vais ailleurs et on va voir si l'herbe est plus verte ailleurs. Et on en arrive à ce nombre précis de ce récit où tu dis, je vais partir, je vais même changer de région et puis je m'aperçois qu'il y a quelque chose encore qui ne va pas. C'est super significatif ça. Ça signifie qu'il y a un contexte qui fait que vous n'êtes pas bien et là, clairement, le contexte... les pressions, le management toxique, etc. Mais il y a un fond qui est quand même là. Il y a un fond qui est quand même là. Donc, attention à vous. Si jamais vous avez l'idée de brûler tout de suite vos bateaux et de dire, allez, je me casse, change de métier, change de vie, attention au contre-coup. Il se peut qu'il y ait un truc beaucoup plus profond. on en reprend à cet endroit là du récit si tu veux bien ok
- Speaker #1
Je prends un nouveau poste parce que c'est quelqu'un avec qui je travaillais parce qu'il y avait d'autres établissements en appartenant au même groupement. Donc il m'a proposé une belle opportunité pour moi et ma femme puisqu'on travaillait tous les deux dans la même entreprise. Aujourd'hui je gère six établissements touristiques, donc une charge de travail supplémentaire, beaucoup de déplacements. Il y a tout un équilibre de vie qui a été chamboulé, puisqu'on est parti à 1000 km de notre vie qu'on a toujours connue pendant 15 ans. Ça a été déstabilisant. Même ça, cet équilibre-là a été compliqué. Beaucoup de travail, beaucoup de choses à remettre en place. Un boulot passionnant, mais là encore, j'avais ce côté un peu zombie, où je faisais le boulot. Il n'y a pas de problème en façade, le boulot se faisait. Mais je sentais que ça allait de moins en moins bien.
- Speaker #0
Tu savais à ce moment-là ce qui n'allait pas vraiment ?
- Speaker #1
Non, en fait, je me sentais vide. Je me sentais vide intérieurement. Je faisais mon boulot. Encore une fois, tout le monde trouvait que le boulot que je faisais était satisfaisant. Il n'y avait pas de difficultés particulières, etc. Mais c'est qu'en fait, je vivrais pour rien. Il n'y avait que les moments avec mes enfants où j'avais un peu d'influx ou avec des amis, mais très ponctuellement. Et c'est vrai que cet éloignement en plus, géographique de mes amis, de mes racines, ça a été un peu compliqué aussi parce que je ne les avais pas pour me redonner une bouffée d'oxygène. Je me suis retrouvé un peu isolé, en manque d'oxygène. C'est là où ça a commencé à déraper complètement et je sentais que je n'y arrivais plus.
- Speaker #0
Tu rentres dans un mode que j'appelle le mode zombie. Tu te lèves le matin, tu bosses, tu délivres. Mais tu kiffes plus, en fait. Il n'y a plus grand-chose qui te fait kiffer. C'est cette espèce de symptôme de coquille vide que tu peux ressentir aussi. Tu as un éloignement des choses qui te nourrissent, ta famille, tes amis, etc. Tu as toujours ce boulot, ce boulot que tu peux aimer, tu vois même à côté, mais il y a toutes ces choses en dehors du boulot qui te nourrissent, les autres sphères de vie qui commencent à s'épuiser un petit peu. Et même toi, au bout d'un moment, tu finis par te dire, moi, je ne sais même plus ce que j'aime, ce qui me fait vibrer.
- Speaker #1
Exactement.
- Speaker #0
À quel moment on se rencontre,
- Speaker #1
nous deux ? En fait, on se rencontre en juin, il y a un peu plus d'un an, en formation.
- Speaker #0
Avec le CGD ? Oui. Voilà,
- Speaker #1
donc je passe un super bon moment, pendant deux jours, etc. Sauf qu'en fait, je n'étais pas là. Je m'en suis rendu compte à travers, parce qu'effectivement, il y a beaucoup d'outils du Quick Change dans la formation. Et là, c'était rigolo parce que pendant trois mois, effectivement, j'ai dit mais putain, mais ça, il me l'a dit, il m'a expliqué. Ça paraissait limpide, mais comme je n'ai pas pratiqué du tout, etc. En fait, je n'étais pas aligné à ce moment-là. Donc, du coup, j'ai trouvé ça super ces deux jours. Ça m'a fait du bien, mais c'est tout. Et en fait, c'est là où effectivement, le hasard, c'est remontant sur un de mes établissements sur la région parisienne. où on m'a suggéré ton podcast. Et puis, du coup, j'ai écouté ton premier podcast sur les 10 signes. Et puis là, plus ça allait, plus je m'enfonçais dans mon siège en me disant qu'en fait, j'ai bien quelque chose dans le...
- Speaker #0
Ah ouais, je suis dedans.
- Speaker #1
Donc du coup j'ai... J'ai bien cogité, mais ça m'a libéré tout de suite d'un point. Parce que je savais que j'avais quelque chose, mais que je traînais depuis un bout de temps, que je me battais, mais je ne savais pas l'identifier. Donc tout de suite, ça a été une évidence.
- Speaker #0
C'est marrant ce que tu es en train de dire. Tu sais, on s'ouvre à l'information, j'allais dire très souvent, quand ça nous touche réellement, quand on est à un moment donné sensibilisé. Il y a un an et demi, voire... bientôt deux ans de ça, on se croise. Alors CJD pour ceux qui se demandent, c'est le cercle des jeunes dirigeants, c'est le cercle d'entrepreneurs un petit peu partout en France. Moi, je donne une formation là-bas, effectivement, sur deux jours et c'était avec des outils, effectivement, du quick change sur le burn-out et ainsi de suite. Bon, c'est une information qui n'a pas forcément intégré sur le moment parce que tu ne te pensais pas en burn-out, donc tu n'avais pas les antennes nécessaires pour tout capter. Et c'est marrant, c'est un an après, à peu près, Tu réentends parler de moi et là, boom, tu te dis ok, non seulement je le connais, mais en plus, ça me rassure parce qu'il pose des mots sur ce que je ressens. Vraiment. Ok. Et c'est à ce moment-là que tu décides de... Je me souviens, on s'est eu au téléphone peu de temps après, et je t'ai dit, clairement, on a étudié ta situation. Je t'ai dit, clairement, il y a des choses qui peuvent vraiment te remonter la patate avec le quick change. Donc, tu sais, souvent, les gens, je pose cette question, c'est tu m'as fait confiance alors que je suis un gourou du web pour certains. Nous, on se connaissait, on s'était vu en présentiel. Donc, cette question de la confiance, elle était installée. Donc je vais te poser une autre question, c'est... Tu débarques dans le quick change. C'est bizarre le quick change quand tu débarques. Tu te dis, il y a beaucoup de choses, puis il y a des gens qui sont plus avancés que toi, qui ont la patate. Toi, comment tu le perçois, comment tu le vis en tant que dirigeant qui débarque là-dedans ?
- Speaker #1
J'ai plutôt bien vécu malgré tout, parce que c'est vrai qu'avec le CJD, j'ai fait quand même pas mal de formations de développement personnel. Et à un moment donné, je me disais, c'était peut-être ça aussi, parce que peut-être que j'en avais trop fait et que j'étais parti un peu dans tous les sens, etc. Et je me suis dit, c'est peut-être ça qui est en train de m'enfoncer encore plus au final, parce que peut-être que je me bois un peu trop le cerveau dans tous les sens, et que j'y vois plus clair. Mais en fait, non, ce n'était pas du tout ça. Et là, en fait, avec la libération de ce podcast, de cette écoute, et puis des témoignages, parce que du coup, comme j'avais 7 heures de route, j'ai eu le temps de me mettre à jour. Et en fait, ça me parlait énormément. Et en fait, du coup, moi qui suis plutôt contrôlant, j'ai lâché complètement en disant, laisse-toi porter, parce qu'en fait, tu vois bien que tu savais qu'il y avait quelque chose qui n'allait pas. Ça faisait quatre ans que tu le tires, que tu essaies tout. Alors, ça m'a maintenu un peu en état végétatif, je pense, tout ce que j'ai fait en développement personnel, en PNL, etc. Mais en fait, ça ne m'a pas... Ça ne sait pas traiter la problématique.
- Speaker #0
Quand tu papillonnes à droite à gauche, quand tu butines des méthodes, ça peut t'aider ponctuellement. Là, on a vraiment un outil de transformation spécifique pour retrouver du sens en fonction du burn-out. C'est un peu comme si j'avais fait ce travail de contrôle avant à synthétiser toutes ces techniques. En refabriquer des nouvelles, justement, mais spécifiquement avec un parcours pour « je ne suis pas en forme, je ne suis pas en forme dans ma vie, je suis en burn-out, j'ai une perte de sens, je repars vraiment sur un truc spécifique qui va bien. » Donc, hyper intéressant parce que, comme tu le dis, tu avais cette expérience d'autres outils de dev perso. Qu'est-ce qui t'a le plus marqué dans cet accompagnement ?
- Speaker #1
Ce qui m'a le plus marqué, c'est… C'est qu'une fois qu'on se laisse porter, en fait, tout devient limpide. On sent qu'il y a cet effet-là de monter. Il y a des hauts et des bas, mais on sent que quand on se laisse vraiment porter, ça infuse. Et je dirais... Alors après, je ne sais pas, ce que j'ai vécu là, c'est que je ne me suis pas arrêté. Alors je me dis que peut-être que ça met un peu plus de temps à infuser parce que je sens que... qu'intérieurement, les choses se mettent en place. Mais pour l'instant, comme on dit, je suis incompétent conscient. Donc ça, je le sens bien. Parce que je retourne dans des automatismes et je m'énerve, donc je m'engueule tout seul.
- Speaker #0
Comme tu dis, ce qui est top, c'est que comme tu es conscient de ça maintenant, ces automatismes, tu peux te faire piéger une fois ou deux, mais tu peux aussi choisir de, ben non, là, je ne vais pas aller au bout du piège, je vais reculer, je vais prendre un autre chemin.
- Speaker #1
Donc ça, j'y arrive de plus en plus. Je sens que ça avance. Ça n'avance pas aussi vite que je voudrais, mais bon, ça, c'est mon tempérament. Mais par contre, là où c'est un vrai cadeau, c'est que moi, je sais que je ne retomberai pas dedans. Je me sens suffisamment fort et outillé aujourd'hui pour connaître la limite, parce que j'arrive à me mettre en retrait maintenant. Avant, j'étais un peu un bollimique du travail. Ah bon ? J'arrête de... De me forcer, de me faire mal.
- Speaker #0
C'est un vrai travail sur ces fameux automatismes, sur ces liens inconscients de « travailomanie » sur lesquels on va avancer. J'imagine que tu avais déjà fait des formations, tu avais déjà fait du coaching. Moi, ce que je vois, en tout cas, dans le Quick Change, avec les gens qu'on va former, c'est que les résultats vraiment arrivent quand tu fais les exercices. Tu as des gens qui viennent juste pour découvrir les méthodes sans faire les exercices, vous n'aurez pas de résultats. Vous n'aurez pas les résultats d'Aurélien, de Morgane, de Valérie, c'est impossible. Est-ce que ces exercices sont caspillés à faire, compliqués à faire ?
- Speaker #1
Non, absolument pas. Et puis ça pousse à avoir une routine, une hygiène de vie. Et moi, ça s'inscrit, ça y est, c'est bien ancré au niveau de la routine du matin, etc. Moi, j'ai besoin de la réveiller le matin, j'ai besoin de mettre un coup d'eau froide. Alors, je n'arrive pas à tenir toujours très longtemps, mais je le fais, moi. C'est obligatoire, en fin de douche, de faire un moment. Et ça me dynamise, je le sens. Donc, je me sens bien là-dedans. J'avais pris des notes et puis je fais des exercices. Je m'oblige une fois par semaine à au moins une fois par semaine à aller sur mon outil pour relire tout ce que j'ai écrit, toutes mes notes, etc. pour voir comment j'évolue. Et ça marche bien. Et puis le stop-it marche super bien effectivement parce que j'arrive dans une entreprise où il y a pas mal de stress, il y a pas mal de choses à remettre en place. Et je vois que plus ça va, plus j'ai des choses importantes, des charges de stress qui arrivent, mais je les gère 100 fois mieux que dans le quick change.
- Speaker #0
En gros, Stop It, c'est pour ceux qui nous regardent un outil qui va nous permettre de reprendre le contrôle sur nos pensées. Donc évidemment, comment prendre des décisions quand on est dans des pensées d'angoisse, des pensées aberrantes, compliquées, alors que quand on arrive à maîtriser un peu son cerveau, ça devient un peu plus facile de voir clair. Et surtout, Aurélien nous a dit quelque chose qui est une pépite. il a dit une fois par semaine je repasse en revue et je regarde un petit peu comment je progresse et ainsi de suite. Il faut vous imaginer que si vous construisez une machine, vous allez régulièrement réviser, faire une vidange, ce genre de choses. Vous allez potentialiser la machine au fur et à mesure. Votre transformation, elle doit passer aussi par là, par la mesure de comment je me sens mieux cette semaine par rapport à la semaine dernière. Si vous êtes aujourd'hui dans un accompagnement où il n'y a pas de système de mesure, si vous êtes aujourd'hui dans un accompagnement où d'une semaine à l'autre, vous n'avez pas l'impression de progresser, c'est peut-être le moment de réfléchir à autre chose. C'est peut-être le moment de réfléchir à autre chose. Parce que, encore une fois, c'est bien d'avoir quelqu'un qui parle, mais c'est bien de progresser et de voir. Parce que quand on voit nos progrès, ça envoie un sacré coup de feedback positif aussi. On se dit, mon Dieu, je suis en train de remonter la pente. Et ça, ça nous envoie une sacrée dose d'énergie. Une question qui va me venir par rapport au problème spécifique que tu nous as apporté, qui était ce truc de « je me sens vide » . Comment tu te sens aujourd'hui ?
- Speaker #1
Aujourd'hui, je commence à re-kiffer le travail que je fais, parce qu'au final, je commence à me dire « peut-être qu'en fait, je ne suis plus fait pour ça, je passe à autre chose » . Et puis en fait, non, je me dis… Je suis bon dans ce que je fais, je le sais, et on me le témoigne. En plus, dans cette nouvelle expérience, on me témoigne beaucoup plus, contrairement à l'entreprise familiale où ce n'était jamais assez bien et il fallait toujours plus. Donc, je retrouve un équilibre, en fait. Alors là, il y a l'équilibre géographique qui n'est plus et ma femme ne s'y retrouve plus. Donc, il y a un déséquilibre qui est encore en train, mais on est en train de se réorganiser avec la boîte pour que je retourne dans notre chef. donc Je sais que ça va se remettre. Mais oui, je vis des émotions, qu'elles soient positives ou négatives, parce qu'avant, je ne sentais rien.
- Speaker #0
L'électroencéphalogramme, tu peux même basculer parfois dans un état de dépressif quand c'est comme ça. Parce que je n'ai plus d'émotions, je ne sais plus qui je suis, je me suis complètement dépersonnalisé. Intéressant aussi d'entendre ce que nous dit Aurélien, c'est que je requiffe le travail. Il y a plein de gens qui font un burn-out. tout de suite ils vont se précipiter faire un bilan de compétences, bilan d'appétence ils vont penser à changer, non, non, non avant de faire ça, d'abord on fait un travail sur soi pour savoir justement est-ce qu'il faut que je change de travail ou est-ce que je kiffe ce travail mais juste j'ai oublié ce que je kiffais ou j'ai perdu des endroits de kiff dans mon travail on va pas vous faire changer de métier si le métier que vous faites c'est le bon pour vous c'est hyper important de comprendre ça, vous risqueriez de le regretter, donc on a avec toi quelqu'un qui à retrouver du sens, qui retrouve une capacité d'y réfléchir avec beaucoup moins de stress, qui prend soin de lui, et ça j'adore parce que tu as vraiment utilisé le mot routine, et tu nous as dit un truc, c'est je sais que je ne vais pas retomber. Ça c'est aussi un truc qui, en tout cas moi je suis très content que tu mettes l'accent dessus, parce que c'est là-dessus qu'est formé le quick change. Une personne qui aujourd'hui vivrait la même chose que toi, c'est-à-dire je commence à perdre mon sens, je commence à... à me dire mon dieu j'ai des questions etc toi qui a déjà fait cette expérience qu'est-ce que tu lui dirais à elle ?
- Speaker #1
je lui dirais de pas traîner parce qu'on sent que plus le temps passe plus les choses s'accumulent et plus le demi-tour est difficile à faire et donc je dirais Moi, bien sûr, je préconiserais le quick change à toute personne. Parce qu'encore une fois, ce n'est pas de l'ésotérisme, c'est très pragmatique et c'est ça qui est super. Ce n'est pas de l'incantation. C'est vraiment du factuel. Moi, je trouve ça génial et c'est évolutif. C'est vrai que ce concept aussi d'avoir des groupes à différents stades de la formation amène énormément aussi. parce qu'on n'en parle pas assez, mais il y a ce moment hebdomadaire de se voir avec le coach et tous les témoignages, ça fait avancer énormément, parce que ça fait prendre conscience que même si tu préviens qu'il y aura des hauts et des bas dans la formation, il y aura des périodes où on se posera des questions, c'est vrai que le fait d'avoir toujours des gens qui sont up quand tu es down, ça fait toujours du bien. Oui,
- Speaker #0
c'est fou. C'est fou, je compare ça moi à gravir une montagne. Parfois on ne fait pas que je monte comme ça et je continue. Parfois je fais deux pas vers le haut, un pas vers le bas ou un pas sur le côté avant de remonter encore un petit peu parce qu'il n'y avait pas de passage. Mais le fait qu'on soit en groupe, ce n'est pas un truc qui a été fait délibéré. Je le dis, c'est vraiment un secret de fabrication, c'est un peu comme la tarte tatin. Ça a été les groupes de niveau, moi je faisais des groupes de niveau au début. Et puis un jour, j'ai quelqu'un qui a voulu rentrer alors qu'il y avait déjà un groupe qui était là depuis six semaines. J'ai dit, écoute, vraiment, parce que tu insistes, cette personne a progressé beaucoup plus vite que les autres. Je me suis dit, mais pourquoi en fait ? Parce que justement, il y avait cette émulation. Elle se disait en regardant les autres, ah oui, mais moi aussi, je peux y arriver en fait. Donc, elle a appliqué encore plus. Elle entendait les conseils des uns et des autres. Elle faisait les exercices. Elle a fait toutes les formations possibles et imaginables. Et elle a progressé beaucoup plus vite. Je me suis dit, il faut qu'on fasse des groupes hétérogènes et plus des groupes de niveau. Et ça, ça apporte beaucoup. Petite question aussi. Tu parlais, donc, il y a eu une perte de sens, il y a eu une coquille vide. Je vais te poser une question, c'est, imagine-toi dans 10-15 ans, qu'est-ce qui te fait dire que non, ça ne t'arrivera plus ?
- Speaker #1
Parce que ça m'a recentré sur... Là, c'est la notion de la roue de l'équilibre. C'est que je sais que... On ne peut pas travailler que sur un pilier, être focalisé que sur un pilier, se réfugier dans un pilier. Il y en a cinq. Et je pense que c'est la prise de conscience aussi que j'ai la chance d'avoir des enfants merveilleux qui sont adorables. Bon, il reste des enfants par moments, mais qui sont un peu vite tartés.
- Speaker #0
Un peu casse-couilles,
- Speaker #1
on va dire. Qui sont adorables. Et la réussite, effectivement, j'ai un modèle familial qui a toujours eu de l'argent, qui a toujours réussi. mais qui se retrouvent très seuls au final. Donc, ça m'a permis d'avancer là-dessus aussi, de se rendre compte que j'étais très riche de mes amis, de ma femme et de mes enfants, et que j'ai déjà trois piliers qui marchaient super bien, mais que je ne voyais même plus, en fait.
- Speaker #0
C'est énorme ce que tu es en train de nous dire. Dans le webinaire, tu vois, j'appelle ça le piège de l'ego. Pour faire une petite digression ici, c'est marrant. Alors, hier, je n'étais pas au CJD, j'étais en APM, qui est, on va dire, un petit peu la suite logique de CJD, l'Association pour le Product Management. Et je parlais de ça. C'est les valeurs qu'on nous injecte. Nos valeurs à nous, ça peut être nos enfants, ça peut être discuter avec plein de gens et s'amuser, etc. Ça peut être être en proximité. Et les valeurs de certaines personnes, c'est l'argent, l'argent, l'argent, l'argent, l'argent, l'argent. Quand je me fais injecter une valeur qui n'est pas la mienne, je me vide complètement de mon centre, en fait. Je me décentre de moi-même. Tu vois, hier, pour info, c'est une anecdote vraiment marrante. À la PM, tu avais une nana assez jeune, une dirigeante de 42 ans. 40 ans, pardon. Je ne vais pas la vieillir si elle regarde. Elle va me taper. Elle me disait, moi, Théo, à 50 ans, ce que je veux, mais je ne le dis pas trop parce que j'ai un peu honte, je veux vendre ma boîte, mais je n'ose pas trop le dire parce que ça ne se fait pas d'être entière à 50 ans. Je dis, mais on s'en fout, en fait. C'est encore les valeurs de la société que tu te fais injecter. Qu'est-ce que tu aimes faire ? Moi, j'adore prendre un van, partir avec mes gosses. Cette nana-là, elle n'a pas besoin d'argent en fait. Elle n'a pas besoin d'autant d'argent. ses vraies valeurs à elle, c'est sa famille, ses enfants. Et aujourd'hui, à bosser comme elle bosse, elle voit plus ses enfants, elle prend 15 jours seulement pour pouvoir faire un tour en van avec ses gosses par an quand elle n'est pas crevée. Tu te rends compte à quel point elle se fait injecter les valeurs des autres plutôt que de vivre selon ses propres valeurs ? Elle n'est pas encore au point où elle va se sentir vide, mais c'est exactement ça en fait ce qui va se passer si ça continue. À force de me faire injecter des valeurs qui ne sont pas les miennes, de suivre des valeurs qui ne sont pas les miennes, je vais finir par me sentir vide et je lui ai donné mon expérience perso. Moi, on m'a injecté la valeur, c'était mon papa qui m'avait injecté cette valeur-là, soit le premier. Soit le premier de la classe, soit le premier tout le temps. Et puis quand j'étais en véto, j'ai décompensé en troisième année de véto parce que je voulais être major de promo, major de promo. Et puis je me suis rendu compte qu'en bossant comme un con pour être major de promo, je terminerais avec la main dans le cul d'une vache. Et qu'il suffisait juste d'avoir un 10 sur 20 pour avoir la main dans le cul d'une vache et profiter de la vie à côté. Ce n'était pas mes valeurs, c'était les siennes d'être premier de la classe. Donc on a besoin de découvrir qui on est réellement. C'est ça en gros la clé de la résolution du burn-out. qui je suis, si je suis cette personne-là, bilan d'appétence, c'est ce métier-là que je vais kiffer, mais dans ces conditions-là aussi. En gros, c'est vraiment résumé avec ce que tu viens de nous dire. Donc, écoute, merci vraiment, parce que témoignage super important. Ça change vraiment, parce que vraiment, déjà, tu es un homme, tu es un dirigeant, c'est posé, c'est carré, c'est une expérience qui est perso et chaque expérience est différente, donc c'est encore un témoignage qui va être super inspirant par rapport à... à notre audience, donc merci à toi. Je vais te laisser le mot de la fin, parce que ça fait toujours plaisir, c'est la tradition. Donc, let's go, Aurélien.
- Speaker #1
C'est tout simplement un grand merci à toi, Théo. Un grand merci à Christella également, parce que c'est une coach extraordinaire aussi. Et elle m'a beaucoup apporté, toi aussi, tu m'as beaucoup apporté. Et je crois, voilà. je ne crois pas dans les hasards de la vie. Je pense que notre chemin devait se croiser à un moment donné. Je te suis, Christella, très redevable de tout ce que vous m'avez apporté. Ce qui fait qu'aujourd'hui, je me sens bien. Je sais que je suis en reconstruction et que sur des bases plutôt solides. Encore un grand merci pour tout.
- Speaker #0
Pour te donner un peu de off, Aurélien nous a envoyé un mail qui a limite mis les larmes aux yeux à Christella et à moi quand on l'a reçu. Parce que, tu vois, nous, nos valeurs, c'est vraiment ça. C'est toujours lié à cette histoire. Quand on voit quelqu'un qui est au bord du gouffre, qui dit, non, attends, je vais prendre l'autre chemin et puis là, qui commence à kiffer, à ressourer et tout. Nous, on est vraiment nourris par ça. Donc, merci à toi. Merci de ton implication. Merci. de ton témoignage et puis j'espère vraiment que chez vous qui allez entendre ça vous allez vous rendre compte que même quand on se sent vide même qu'on a l'impression qu'on tourne en rond qu'on ne sait plus qui on est on peut s'en sortir je vous dis à très bientôt pour un prochain épisode ciao Aurélien salut