- Speaker #0
Bienvenue dans Grandir Bilingue, le podcast des familles qui veulent transmettre leur langue à leurs enfants sans pression et sans culpabilité. Ici, on parle de vrai quotidien, des enfants qui comprennent mais ne répondent pas, des mélanges de langues, des moments de doute et de découragement, mais aussi des petites victoires qui changent tout et de cette merveilleuse aventure qu'est le bilinguisme. A travers des histoires de famille, des témoignages et des conseils concrets, ce podcast vous accompagne pour aider votre enfant à grandir avec deux langues et deux identités, naturellement. Je suis Audrey, créatrice des Franco-Expat et moi-même maman de deux enfants franco-allemands, et toutes les deux semaines, nous discutons des vraies solutions pour soutenir le bilinguisme. Si vous aussi, vous voulez que votre enfant garde votre langue et tout ce qu'elle représente, vous êtes au bon endroit. Bonne écoute ! Aujourd'hui, j'ai le plaisir d'accueillir Marjorie qui nous vient d'Espagne. Bonjour Marjorie.
- Speaker #1
Bonjour.
- Speaker #0
Pour commencer, est-ce que tu peux te présenter ?
- Speaker #1
Oui, déjà merci de t'intéresser à mon parcours. J'ai découvert récemment ton podcast et je trouve ça vraiment top. C'est une super idée et je suis fan totale. Merci. Donc voilà, je suis Marjorie, j'ai 50 ans, j'habite à Barcelone. J'ai fait mes études, j'ai terminé mes études en Allemagne, j'ai vécu 7 ans en Allemagne. J'ai terminé mes études et j'ai commencé à travailler. Puis je suis venue en Espagne, j'ai commencé à Saragosse. Pendant 7 ans, j'étais en Espagne là-bas. Et puis après, je suis venue à Barcelone. Ça fait depuis 2010, donc ça fait déjà un sacré bout de temps que je suis à Barcelone. Et en fait, je suis venue avec mon mari, qui est allemand. Et nous avons eu, je suis maman de quatre enfants, en fait, qui sont nés en Espagne. Il y en a trois qui sont nés à Saragosse et la petite dernière est née à Barcelone. Alors, ils sont grands, ils ne sont pas tout petits. La grande, elle a 21 ans. Le garçon, il a 20 ans. Et puis après, 17 ans et bientôt 15 ans. Voilà, voilà.
- Speaker #0
Et alors, ce petit monde-là, ce beau petit monde, quelle langue il parle ?
- Speaker #1
Alors oui, alors chez nous, c'est marrant. Les choses ont changé, en fait, avec le temps. Tu vois, ils ont évolué. Nous, à la maison, on parle français avec mon mari. On s'est connus en Allemagne, donc on parle français tous les deux. Et chacun parle vraiment sa langue avec son enfant. Il n'y a vraiment pas beaucoup d'exceptions. L'exception, c'est quand il y a des copains à la maison où là, on est obligé de s'adapter. Mais sinon, vraiment, chacun parle sa langue. Donc moi, je parle français avec eux et mon mari parle allemand. Alors, ils vont aussi, la petite chose à noter, ils vont à l'école allemande, en fait. Quand on est arrivé à Barcelone, en fait, on ne pensait pas rester longtemps. Et donc, on n'a pas voulu les mettre. Il n'y a que des écoles catalanes ici. Donc, on s'est dit, si on reste trois ans, autant qu'ils apprennent l'espagnol. Donc, on les a mis dans un système privé, ce qu'on ne voulait pas forcément. Mais bon, et on a décidé de les mettre à l'école allemande parce qu'il y a plus de poids français à la maison, en fait. Comme moi et mon mari, on parle français. Et moi, j'ai deux frères. Il y a beaucoup de cousinage, etc. Donc, on s'est dit, on les met dans l'école où la langue sera le moins parlée à la maison pour que cette langue ne se perde pas, en fait. Donc, au début, comme moi et mon mari, on parle français ensemble, c'est quand même le français qui dominait. Tu vois, par exemple, l'aînée, quand elle était petite, elle ne parlait que français. C'était assez marrant, elle ne parlait pas allemand avec son papa. Et c'est quand le deuxième aîné, lui, à l'âge de parler, bien sûr, lui, il a tout de suite répondu et parlé en allemand. Et c'est vraiment très rigolo. Du coup, la grande, elle a changé aussi. Quand elle a vu que son frère, il parlait en allemand avec papa, elle a changé, elle s'est mise à parler en allemand. Donc, le démarrage a été un peu différent pour les deux. Et du coup, ils parlent vraiment de manière conséquence, allemand avec papa, français avec maman. Quand ils étaient petits, jusqu'à, je dirais, l'âge de 7-8 ans, ils parlaient en français entre eux. D'accord ? Parce que je pense qu'on parlait français, nous, à la maison. Et puis, avec le temps, les copains, ça a changé et c'est vite passé à l'espagnol. Et maintenant, c'est vraiment que espagnol. Ils ne parlent entre eux qu'en espagnol. Alors, ils ont allemand à l'école, tu vois, au niveau du cursus scolaire, mais par contre, dans la cour de l'école, c'est espagnol. Les copains, c'est espagnol. Alors, nous, ils avaient un peu aussi l'avantage, comme on venait de Saragosse, ils parlaient déjà espagnol, tu vois. Les allemands qui entrent à l'école allemande, ils ne parlent pas espagnol, donc l'allemand domine. Mais nous, comme ils venaient avec l'espagnol, parce qu'en fait, à Saragosse, je ne l'ai pas dit, je vais un peu vite, à Saragosse, ils allaient à une école locale, ils allaient à une école espagnole. Donc pour nous, c'était un peu super. C'était français avec maman, allemand avec papa. Et à l'école, il n'y avait pas le choix. On ne pouvait utiliser ni l'allemand ni le français. Donc ils ont été obligés d'apprendre l'espagnol. Tu vois, on n'a pas eu besoin de faire d'efforts. Mais bon, là, tu vois, les deux grands, ils étudient à l'étranger. Donc la grande, elle est en Allemagne et le deuxième, il est en France. Et ils ne sont plus en Espagne. Et à chaque fois qu'ils viennent ou quand ils se parlent au téléphone, c'est tout le temps en espagnol. Donc, je pense que l'espagnol a vraiment gagné la place numéro un.
- Speaker #0
C'est vraiment resté, ouais.
- Speaker #1
Je pense que ça va être la langue du cœur, on verra. Donc, voilà. Donc, je te dis, c'est le français, en fait. Ils l'ont avec la famille française. Ils avaient l'allemand avec la famille allemande. Donc, c'est quand même un peu réparti.
- Speaker #0
Et j'en profite que tu aies une grande fratrie avec toi. C'est une question qui revient des fois dans le podcast, une interrogation de certains parents. Est-ce que les deuxièmes, troisièmes et plus enfants vont peut-être moins parler une des langues, notamment le français qui est langue minoritaire ou les langues minoritaires ? Est-ce que toi, tu as constaté ça avec ton numéro 2, numéro 3 et numéro 4 ? Ou pas forcément ?
- Speaker #1
Non, pas forcément. Alors, je t'avoue que moi aussi, je suis une grande bavarde, je parle beaucoup, donc c'est quand même moi qui domine à la maison avec mon français et on parle français avec mon mari. Et franchement, je te dirais que non, je pense qu'on a le gros avantage. En fait, ils ont eu un peu de la chance dans tout leur cursus. Tu vois, comme on parle français entre nous à la maison, mes parents sont venus aussi beaucoup, ils ont des cousins en France. Donc, le français, il a été un peu sauvé par rapport à la dynamique familiale qu'on a, tu vois. Si ça avait été le contraire, si ils avaient été à l'école française, je pense, et qu'il y avait eu peu d'Allemands, je pense que l'Allemand en aurait souffert. Mais là, comme on a eu un équilibre, je pense qu'on s'en est bien sortis. Et les petits, au départ, quand ils étaient petits, ils parlaient français entre eux, je t'ai dit. Donc, du coup, non. Et puis, on voit les cousins, ça, c'est une chose importante. On voit les cousins plusieurs fois par an. Donc, avec les cousins, c'est français, il n'y a pas le choix. Mais je ne pense pas qu'ils ont parlé... Non. Je dirais que non. Il n'y a pas eu de différence. Non, je dirais que non. Non, non, j'en suis assez persuadée.
- Speaker #0
Bon, ça va rassurer ceux qui avaient ce doute ou même cette peur. J'ai envie de dire que les enfants suivants parlent peut-être moins une langue. Et alors, j'ai déjà accueilli dans le podcast... Plusieurs personnes de Barcelone, on voit que la communauté française à Barcelone est très très très forte. Ils nous ont déjà raconté actuellement ce qu'il y a à Barcelone, mais quand tes enfants étaient plus petits, est-ce qu'à Barcelone ou à Saragosse, il y avait déjà une communauté française francophone et notamment la possibilité pour les enfants de rencontrer d'autres enfants francophones ?
- Speaker #1
Alors tu vois, c'est marrant que tu me poses la question, parce que ça a été vraiment une décision à prendre et que j'avais à prendre toute seule, tu vois. en fait à Saragosse Nous, comme on ne parlait pas espagnol ni moi ni mon mari, déjà, on avait décidé volontairement de ne pas s'intégrer dans la communauté française pour, nous, bien parler espagnol. Donc, en fait, nous, on a un peu fui à Saragosse le monde français. Donc, je ne peux pas te dire, tu vois. Mais bon, ils n'étaient pas là encore, tu vois. Et quand on arrive à Barcelone, comme on a été à l'école allemande, tu vois, et pas à l'école espagnole, On avait un peu peur. Il y avait beaucoup de langues, tu vois. Il fallait faire attention. Est-ce qu'ils allaient mélanger ? Mais en fait, moi, je rassure les gens. Dans mon cas, il n'y a eu aucun problème. Moi, mes enfants, ils n'ont pas parlé plus tard. Il n'y a pas eu de blocage. Après, ça, je pense que ça dépend de chaque enfant qui est différent. Mais tout s'est fait vraiment naturellement. Et du coup, la même chose ici. On était, nous, avec les Espagnols et avec la communauté allemande. Donc, me mettre dans la communauté française. Je t'avoue que ça a été assez compliqué. Donc moi, zéro communauté française, je dirais les premières années, mais du genre les dix premières années. Et j'ai vraiment réfléchi, la grosse question que je me suis posée, c'est qu'est-ce que je fais pour le français ? Parce qu'à l'école, ils vont avoir allemand, ils vont avoir espagnol. En plus, ici, on a la particularité qu'il y a le catalan, donc qui est aussi enseigné à l'école, c'est obligatoire. Ils n'en ont pas beaucoup, mais il y a quand même quelques heures par semaine. Donc je me suis dit, comment je vais faire pour le français ? Et en fait, moi, mes enfants, on est très sportifs dans la famille, donc mes enfants faisaient tous beaucoup de sport. Puis tu connais ça, toi, le format allemand, c'est l'école le matin et l'après-midi, il n'y a pas d'école. Donc tous les après-midi, ils étaient inscrits en fait à des activités sportives à l'école. Donc ils avaient lundi, mercredi un sport, mardi, jeudi un autre sport et vendredi un troisième sport. Donc tu imagines bien que pour caser le français, ce n'était pas facile et le week-end, il y avait des matchs à gogo, donc il n'y avait pas de temps. Donc, en fait, je t'avoue que pour l'aîné, j'avais commencé à faire des petites fiches avec les sons en, en, un, pour les aider à lire. Parce que je dis, sinon, ils parlent, mais ils ne vont jamais maîtriser le français. Alors, la première était assez studieuse, ça l'a intéressé, mais bon, ça n'a pas marché très longtemps. Puis après, débordé avec le deuxième, le troisième et le quatrième, je ne l'ai pas fait pour les autres. Les fiches, elles n'ont servi qu'à l'aîné. Elles n'ont pas servi beaucoup. Et en fait, je n'en ai pas eu besoin. En fait, alors moi, le... ce qui a quand même pas mal sauvé, je pense, le français, entre guillemets, à la maison, il y a deux choses. Déjà, il y a mes parents qui venaient beaucoup, les parents à Marraine sont français, ils venaient beaucoup aussi, et on lisait beaucoup d'histoires, beaucoup de livres. On est assis en petite télé, donc il n'y avait pas de télé en français. En plus, la télé, il fallait quand même qu'elle soit soit en allemand, soit en espagnol pour l'école, tu vois. Donc, il n'y avait pas de français. Et en fait, moi, je dis toujours ce qui a sauvé le français chez nous, ma maman, j'avais une copine qui vendait des abonnements. à des magazines français et elle m'a dit, il faut que tu le fasses absolument pour tes enfants, donc mamie, 4 enfants, 4 cadeaux de Noël 4 abonnements, et on a reçu les abonnements, et je pense vraiment que ça c'est vraiment pour moi ce qui a vraiment sauvé le français, écrit, parce que le parler il l'avait, tu vois, l'oral mais en fait ils sont rentrés dans ce monde et chaque mois ils recevaient leurs magazines et on les regardait ensemble, entre frères et soeurs papi, maman, papa, maman, papi, mamie et je pense que c'est ça qui a fait Tu vois, monter le français, ils n'ont pas de copains français ici, c'est soit des Allemands, soit des Espagnols. Donc, entre la lecture et les cousins-cousines, et surtout les vacances à l'étranger, je n'ai pas senti le besoin de les inscrire, où il n'y avait pas de temps, de toute façon, à une classe où je sais qu'il y a beaucoup de choses. Il y a les écoles Flamme, il y a plein de profs particuliers, il y a du théâtre, il y a vraiment des trucs super sur Barcelone. Alors là, si on en a besoin, il n'y a aucun problème. Mais moi, en fait, on n'a pas eu le temps. On n'a pas eu le temps, et puis ça a marché quand même. Peut-être un peu de chance, je ne sais pas.
- Speaker #0
Tant mieux que ce soit passé comme ça dans tous les cas.
- Speaker #1
Franchement.
- Speaker #0
Et je fais une petite aparté sur la communauté allemande, parce qu'on l'entend à travers les podcasts, on le sait, il y a le réseau AEFE, il y a les associations Flamme, il y a beaucoup de gens qui soutiennent le français chez les petits francophones. Mais comment c'est, en l'occurrence pour les petits allemands de Barcelone, est-ce qu'il y a aussi... Je veux dire, des activités, des associations, vraiment un soutien pour que l'allemand soit maintenu au quotidien.
- Speaker #1
Alors moi, je te dirais que non, je t'avoue, franchement. Alors moi, je ne l'ai pas cherché non plus, parce que comme ils allaient à l'école allemande, c'était suffisant. Tu vois, il y avait déjà beaucoup de culture allemande, beaucoup de culture espagnole, peu de culture française. Mais je ne connais pas grand-chose. Franchement, il y a quelques écoles allemandes ici, il n'y en a pas qu'une, je crois qu'il y en a trois. Enfin, il y a des Suisses et une Allemande. Mais non, moi, tout s'est fait par rapport à l'école. Donc, les gens qui mettent leurs enfants à l'école, déjà, tu vois, c'est surtout... Normalement, il y a toujours un petit peu d'Allemands dans la famille. Soit les parents étaient des ex-schülers, tu vois, soit... Donc, les grands-parents étaient Allemands, soit c'est des expats qui viennent d'Allemagne. Et en fait, la vie se fait beaucoup autour de l'école, tu vois, que ce soit les fêtes allemandes, tu vois. Vraiment, on est autour de l'école. Donc, je pense que c'est là que tu as... Si tu ne mets pas tes enfants à l'école allemande, je pense que c'est plus compliqué. Ce n'est pas développé comme le français. Je ne pourrais pas te dire la proportion d'allemands et de français à Barcelone, mais il y a beaucoup plus de français, c'est sûr. Mais rien du tout. Tu vois, il y a une communauté religieuse, mais c'est tout quoi. Tu vois, il y a une église évangélique, je crois, mais pas grand-chose, je pense. Désolée pour les Allemands, il faut aller à l'école allemande si on veut.
- Speaker #0
Mais je pense que ce n'est même pas que les Allemands. j'ai vraiment L'impression, alors ça fait 4 ans que je me suis vraiment penchée sur cette question, même presque 5 ans, et je me rends compte en effet que pour le français, il y a énormément de choses qui sont faites pour les français de l'étranger. Alors en plus vraiment français, les francophones, on va y penser, mais c'est plus la France qui fait pour ses expatriés. Bon ça c'est un autre débat, mais on se rend compte que pour la langue française, il y a énormément de choses qui sont faites. Pour les autres langues, j'ai vraiment l'impression que, alors il y a des initiatives individuelles, mais de la part des États, j'ai l'impression que c'est en effet, la France est une exception. À confirmer, si d'autres personnes connaissent d'autres exceptions ou d'autres organisations volontiers, mais c'est vrai que j'ai l'impression que c'est en effet, la France a pris les choses en main, on va dire.
- Speaker #1
Je pense, je pense, et je partage complètement ton avis. je te dis après je connais pas tout ce qu'il y a sur place mais franchement c'est C'est pas du tout comparable. Et nous, je te dis, la vie se fait autour de l'école. Tout se fait autour de l'école. Les événements, les... Non, je connais pas de... Non, non, comme les écoles flammes, comme le théâtre, ou comme... Il y a beaucoup plus de choses. Tu vois, nous, moi, j'ai fait du théâtre dans l'école allemande, tu vois, avec... Enfin, rien en dehors, alors qu'ici, je sais qu'il y a des... groupes de théâtre français, tu vois, qui font du... Oui, oui, non, c'est... C'est un peu différent, je pense, c'est un peu différent.
- Speaker #0
Et alors... Comment tes enfants ont appris à lire et à écrire en français ? Est-ce qu'il y avait des cours de français dans leur école allemande, du coup ?
- Speaker #1
Alors, en fait, voilà. Non, nous, alors, il n'y a pas de français, parce que, tu vois, ils ont tellement de langues. Ils ont le catalan, ils ont l'espagnol, ils ont l'allemand. Ce n'est pas possible quand ils sont petits. D'ailleurs, l'anglais vient beaucoup plus tard qu'en Allemagne. Tu vois, l'anglais, il commence ici. Donc, il n'y en a pas en maternelle et il n'y en a pas dans les premières classes. Je ne sais plus, mais il vient plus tard. Il ne vient pas aussitôt qu'en Allemagne. Et en fait, tu peux prendre français à partir de... Enfin, je compte. Une, deux. CPC, un CE2, CM1, CM2, sixième, cinquième, quatrième, troisième. À partir de la troisième, à partir de la neuvième classe, tu peux prendre français en option. D'accord ? Par contre, il faut que tu choisisses entre français et catalan. Tu ne peux pas continuer avec les deux. Donc, moi, forcément, j'ai choisi français. Tu vois, tant pis. Du coup, le catalan, il... Ils ont pu que du coup, je crois, deux heures de catalan tous les 15 jours. Donc, c'est une heure de catalan par semaine pour pouvoir mettre le français. Donc, moi, mes enfants, ils ont commencé avec le français en troisième. Moi, je t'ai dit, comme ils avaient les magazines et la lecture, on a plein de livres à la maison. Il y en a partout. Mon père, il a construit des étagères derrière les portes parce qu'il n'y a plus de place. Mon mari, il est un peu… Il ne faut pas trop lui parler du sujet. Les livres, il en a un peu marre. Il en a quelques-uns en allemand, mais il en a surtout beaucoup en français. Et franchement, ils ont appris à lire tout seuls. Quand tu sais lire en espagnol et en allemand, alors bien sûr, c'est maison, c'est bien sûr le « et » en « un » , il n'y a pas au début. Mais en fait, les enfants, ils ne se bloquent pas. Moi, c'est l'impression que j'ai eu. Ils lisent et puis moi, je corrigeais sans corriger, d'une manière gentille, pas d'une manière éducative et rigide. Et en fait, ils vont lire, je ne sais pas, six fois maison et puis la septième fois, ils vont dire maison. Et tout seul, sans rien. Le cerveau des enfants, je pense qu'il est incroyable. Il y a une flexibilité. À force de répétition, ils comprennent que ça change. Alors après, pour le parler, pour l'écrire, c'est plus compliqué. Mais la même chose avec la lecture. Enfin, chez moi, ils sont tous enseignants dans le monde de l'enseignant. Grand-mère, tata, tonton, frère, ma mère. Et ma mère a toujours été vraiment impressionnée comment ils peuvent apprendre à lire avec une langue qui est beaucoup plus difficile à parler que l'allemand ou que l'espagnol sans avoir eu de cours et de classes. Et en fait, moi, je suis sûre que c'est la lecture. À force, surtout les bandes dessinées, c'est le truc qui a le plus marché chez nous. Et à force de regarder que les images, puis après je lis une phrase, puis après je lis une bulle entière. Eh bien, les enfants, c'est des éponges, quoi. Et franchement, ma mère dit, elle ne comprend même pas. Moi, je dis toujours aux gens, si vous allez à l'école française et qu'en plus vous lisez, vous avez tout gagné. Moi, ils ne vont pas à l'école française et ils arrivent quand même. Après, tout dépend s'ils aiment lire ou s'ils n'aiment pas lire. Ça, c'est un peu plus compliqué. Je t'avoue que moi, les quatre ne sont pas fous de lecture. Mon deuxième, qui lisait énormément, énormément, énormément, il lit maintenant en français des Ken Follett sans aucun problème. Les Piliers de la Terre, il peut les lire en français alors qu'il n'a jamais... Enfin, il a appris le français en troisième. Il savait déjà lire et écrire, tu vois. Et en fait, le gros avantage, par contre, d'avoir choisi le français dans notre cas, c'est que du coup, ils ont eu un support au niveau écrit, au niveau grammaire, au niveau expression. Il l'avait pas mal grâce à la lecture, je pense. Mais c'est surtout grammaire, orthographe. tu vois ça l'école ça leur a forcément les deux premières années ils se sont ennuyés mais après les deux dernières années jusqu'au bac eux ils n'avaient pas à apprendre le vocabulaire mais ils savent tout naturellement mais ils ne le comprenaient pas donc pour faire ça bien il faut quand même étudier et analyser un peu la langue je pense écoute nous on a de la chance je ne peux pas te dire ça s'est fait de manière assez naturelle après chaque enfant est différent aussi moi je ne peux pas partager Merci. avec d'autres parents, il y en a, ça bloque. Il y en a qui ne parlent pas avant 4 ans, mais ça arrive à un moment ou à un autre. Il y en a qui font plus de fautes. Il y en a qui ont moins d'accent. Ça, après, c'est chaque famille. Mais moi, tu vois, j'avais un peu peur de ne pas les mettre à une école le mercredi ou le week-end ou que du coup, le français disparaisse. Et pas du tout, quoi. Ça s'est fait vraiment de manière naturelle, avec du soutien. Je te dis, famille, lecture. Mais écoute, tu vois, en troisième, c'est quand même tard pour commencer à apprendre. C'est vrai. Le français, ça a marché. Et je pense que s'ils n'avaient pas eu le français à l'école, le niveau aurait sûrement été moins bon. Je pense quand même que ça a apporté quelque chose. Mais ça aurait suffi. Ça aurait suffi amplement.
- Speaker #0
Je trouve que c'est très intéressant aussi que ça a marché chez toi. Et c'est super. Et de se dire, il n'y a pas eu besoin de télé, de musique. Je ne sais pas, est-ce que vous écoutiez aussi des chansons françaises ?
- Speaker #1
Tout, ici c'est mélangé. C'est un sujet à ne pas donner, mais ils connaissent Place des Grands Hommes par cœur. Patrick Nouvel, ils la connaissent. Il y a de tout, il y a de la musique allemande. Eux, bien sûr, ils ont aussi la musique de leur âge, mais c'est assez marrant. Quand nous on écoute, ils connaissent parce qu'ils ont écouté. Oui, il y a eu un mélange. Il y a eu un peu de télé aussi. Je ne te dis pas qu'il n'y a pas eu de télé du tout. Mais nous ici, on n'a pas de câble ou d'antenne, donc on n'a que la télé espagnole, on n'a pas de stick magique. qui donne tous les programmes de tous les pays. Donc, c'est espagnol, la télé. Mais des fois, un film en français. Ça, par contre, je t'avouerais que c'est peut-être plus compliqué pour eux. Regarder un film, c'est assez marrant parce qu'il y a des accents, selon d'où viennent les gens. Et ça, je t'avoue que souvent, enfin, mon mari, c'est la même chose alors qu'il parle, mais super couramment, sans accent français. Et la télé, selon si c'est un film d'action ou posé, tu vois, souvent... Ils ne comprennent pas tout, alors que moi, je comprends du 100%. Ça, c'est un truc assez marrant, d'ailleurs, que j'aime bien en parler. Tu vois, moi, la télé, donc l'allemand, j'ai vécu sept ans en Allemagne, mon mari est allemand, je parle allemand, etc. La télé, je ne comprendrai jamais un 100%, et je ne dirais peut-être même pas un 90%, j'en sais rien. Et la télé espagnole, c'est la même chose. Je comprends peut-être un 95%, mais il y a toujours un pourcentage qu'on ne comprend pas. Le français, je comprends tout. Parfois, je n'entends pas, mais c'est parce que le son est mauvais. et donc mes enfants Là, en français, il y aurait peut-être un petit manque. À mon avis, le pourcentage est plus bas pour eux que l'allemand et l'espagnol parce qu'ils l'ont eu à l'école. En fait, il y a ça aussi. Donc ça, c'est marrant qu'on en parle.
- Speaker #0
Tu vois, moi, ça fait 16 ans que je suis en Allemagne. Évidemment, je suis bilingue, je comprends l'allemand sans problème. Mais c'est vrai que la télé, des fois... Alors la télé, on va dire le journal, ça, c'est pas un problème. Mais les films et tout. Et des fois, j'ai l'impression que c'est aussi parce que... Alors, est-ce que le son, il est un peu comme mâchouillé ? Donc, on n'arrive pas bien à différencier les différentes syllabes, les différents sons. Est-ce qu'il y a les accents ? Ça, c'est encore une autre histoire, les accents, évidemment. Mais c'est vrai que la télé, c'est quelque chose qui peut être, pour moi aussi, après autant de temps, ça peut aussi être un peu compliqué. Je regarde chez mes enfants comment ils comprennent la télé française. Quand on a un petit enfant français,
- Speaker #1
je vois que c'est quand même… Il n'y a pas du tout… Et du coup, ils préfèrent, par facilité, regarder en espagnol ou en allemand, bien sûr. Parce qu'il y a moins d'efforts à fournir.
- Speaker #0
Il n'y a pas cette frustration de se dire, je parle cette langue et je n'arrive toujours pas ou je ne comprends pas ce qui se dit à la télé. C'est dur.
- Speaker #1
Il faut que je m'efforce parce que franchement, moi, mes enfants, ils maîtrisent les trois langues. Le catalan peut-être un peu moins, je t'avoue, parce que forcément, il y en a moins à l'école. Mais ils les maîtrisent parfaitement. Il n'y a pas de différence, il n'y a pas d'accent dans aucune langue. Mais la télé !
- Speaker #0
Il y a toujours un petit truc, c'est intéressant de se rendre compte qu'on peut parler une langue sans problème, mais qu'il y a la petite chose là qui pique un petit peu encore.
- Speaker #1
Qui n'est pas du 100%. Mais bon, ce qui n'est pas grave en soi.
- Speaker #0
Oui, ce qui compte, c'est qu'ils sachent s'exprimer parfaitement en français et qu'ils aient aussi cette identité, cette culture qui fasse partie d'eux-mêmes.
- Speaker #1
Et ça, c'est important. Tu parles de la culture, parce que moi, tu vois, quand on a pris la décision dans quelle école on les mettrait, donc c'était soit la française, soit l'allemande, on a longtemps hésité, puisqu'on ne voulait pas, je te dis, on s'était dit, le catalan, non, on va rester trois ans, ça ne venait pas dans le choix. Et on a choisi l'allemande, donc pour renforcer, comme j'ai dit tout à l'heure, la langue qui était le moins parlée à la maison. Donc la décision était bonne. Mais là, en fait, je vois avec les années, quand même, que la langue, forcément, parce que tu ne peux pas, bien sûr qu'ils ont grandi avec trois langues, Mais il y a des affinités que tu as plus ou moins pour une langue qu'une autre. Et moi, je pense que quand même, au niveau culturel, c'est le français qui vient en troisième position. Donc, à un moment, tu vois, ça m'a fait un peu mal. Parce que je me suis dit, voilà, on a choisi l'Allemagne, ils sont en Espagne. Je te dis, il n'y a pas de problème des trois langues. Mais je me dis que peut-être, ils ne vont jamais me le dire, ils ne vont jamais me répondre, je suis maman française. Mais s'ils avaient à choisir une langue, d'ailleurs, c'est un choix qui va... Moi, comme ils sont plus grands, tu vois, on y pense déjà. C'est un choix qu'ils vont devoir faire selon avec qui ils se mettent en couple. Ils ne vont pas pouvoir continuer à garder ces trois langues. Ça ne va pas marcher. Donc, moi, je me dis, selon avec qui ils se mettent, le français, il pourrait disparaître. Ça va être la première langue qui... Mais bon, parce qu'ils ont été à l'école allemande. Ce qui n'est pas grave en soi, mais au niveau culturel, d'où l'importance quand même de la famille, de la lecture, des événements, de faire des crêpes. Enfin, tu vois, c'est...
- Speaker #0
Tous ces petits détails, oui.
- Speaker #1
Les petits détails. Enfin, nous... tous les dimanches, on fait des crêpes. Depuis le Covid, tous les dimanches soirs, c'est des crêpes. Ben voilà, c'est quand même la France.
- Speaker #0
C'est l'incontournable quand même.
- Speaker #1
Oui, oui, oui.
- Speaker #0
Alors, on va rester à la lecture. Tu nous as parlé tout à l'heure déjà des magazines que tes enfants recevaient et tu es toi-même maintenant délégué Bayard Milan. Est-ce que tu peux nous parler de cette activité et en quoi elle consiste ?
- Speaker #1
Oui, en fait, comme je t'ai dit, au départ, j'avais une amie qui vendait les magazines, qui était déléguée, donc j'ai pris les abonnements par elle. Et puis, elle est partie faire un tour du monde en bateau avec ses quatre enfants. Elle avait quatre enfants aussi. D'ailleurs, elle était aussi mariée avec un Allemand, c'était assez marrant, et française, franco-espagnol. Et du coup, elle m'a redonné son bébé. Elle m'a dit, écoute, si tu veux bien le faire, c'est juste, en fait… aider à promouvoir la lecture et la culture française à l'étranger. Donc, en fait, on vend des abonnements au magazine, en fait, pour les familles qui sont à l'étranger et qui veulent continuer avec le français ou pour les familles espagnoles qui veulent apprendre le français, qui mettent leurs enfants dans des systèmes scolaires français, etc. Donc, en fait, voilà. Donc, moi, effectivement, maintenant, avant j'étais cliente, maintenant je suis devenue vendeuse. Et je suis la responsable des abonnements sur l'Espagne, le Portugal et puis sur d'autres pays. On est plusieurs délégués dans le monde entier pour que les gens qui sont à l'étranger puissent aussi recevoir à la maison une petite dose de lecture et de culture française. Parce qu'en France, les magazines, tu peux les acheter en kiosque, mais à l'étranger, tu ne peux pas, ça ne se fait pas. Donc, il faut s'abonner, ce qui est quand même assez pratique. Tu reçois le magazine chaque mois dans ta boîte aux lettres. Au nom de l'enfant, ça c'est super. L'enfant voit son nom sur la boîte aux lettres, sur l'enveloppe, il va chercher son enveloppe dans la boîte aux lettres. Et voilà, du coup, je fais ça depuis déjà un bout, depuis 2013. Donc, ça fait quand même un petit bout de temps. Et voilà, donc on a encore plus du coup de magazines et de lectures à la maison. Et en fait, ce que je fais surtout, tu vois, c'est impressionnant en Espagne, comme tu disais tout à l'heure, le nombre de Français. Tu vois, rien qu'en Espagne, il y a 25, 26 lycées français. Tu vois, par rapport à l'Allemagne ou même l'Angleterre ou l'Italie, c'est... C'est énorme. Mais c'est incroyable. En Allemagne, je crois qu'il y en a 8 ou 9.
- Speaker #0
Je ne saurais pas dire, mais il n'y en a pas autant, c'est sûr.
- Speaker #1
Il y en a 26. Après, il y a des écoles Bach-Tibac. Il y en a 115. Et après, il y a les écoles Bilag. Il y a du monde. Il y a vraiment du monde. Et bon, il faut savoir aussi que dans le passé, le français était la première langue étrangère à l'école, avant l'anglais, tu vois, par la proximité géographique. Donc, voilà. Et donc, c'est vrai que je fais ça. Et donc, du coup, je vais surtout dans les lycées français, tu vois, dans l'Espagne. Parfois, je fais des animations lecture. Je présente les magazines, je parle avec les enfants. Et donc, voilà. Et l'idée, c'est que les gens soient au courant qu'ils peuvent, même s'ils sont en Espagne, recevoir leurs magazines à la maison. Et quelque chose, moi, qui me tient à cœur, pas seulement pour la culture française et la langue française, mais aussi parce que les enfants ne lisent presque plus, malheureusement. On est dans un monde digital à fond, à fond. Et je t'avoue que c'est vraiment super de voir des enfants qui s'émerveillent devant des magazines, devant des histoires, qui s'identifient à des héros, tu vois, comme Anatole Latuile, comme Ariole. C'est vraiment... c'est un monde un peu magique de lecture et de culture française. Donc c'est sympa de faire de son quotidien, voilà.
- Speaker #0
Et alors concrètement, comment on peut s'abonner en passant par toi pour recevoir un magazine dans son pays ? En fait, il y a une page web, donc tu peux t'inscrire directement sur la web. Moi, j'ai un code promotionnel pour que les gens payent un peu moins cher, parce que c'est vrai que c'est un peu cher. Pourquoi c'est un peu cher ? Parce qu'en fait, c'est envoyé chaque mois depuis la France, et puis toutes les subventions ont été coupées. Et puis bon, les frais d'envoi, les gens s'interrogent souvent en disant « Mais comment ça peut coûter aussi cher ? » Et quand on leur dit « Ben voilà, il y a 20 euros de frais d'envoi » . quoi, 1€ de prêt d'envoi et l'abonnement il coûte 50€ oui mais en fait tu reçois 12 magazines et c'est 1,67€ par mois donc moi si j'envoie un magazine au niveau national en Espagne ça me coûte 3,10€ et là il vient de la France et il coûte 1,67€ donc on oublie souvent qu'en fait mais c'est vrai que ça fait augmenter le prix et puis en plus si t'as plusieurs magazines tu vois Ah oui Tu multiplies, il n'y a pas d'envoi groupé. Tu peux t'inscrire directement sur le web avec mon code, ça c'est important, parce qu'avec mon code, tu as des remises, donc ça compense un petit peu les frais d'envoi. Et sinon, j'essaie d'être présente le plus possible dans les IC, dans les écoles FLAM, dans les instituts, dans les accueils, dans les alliances, pour que les gens sachent. Voilà, il y a une déléguée en Espagne, elle est là, elle a un code promotionnel et du coup, moi, je fais le suivi, tu vois, le service client, s'il y a des problèmes, des changements d'adresse, des magazines qui n'arrivent pas, c'est l'avantage d'avoir quelqu'un dans le pays. Donc, c'est assez facile, mais les gens n'y pensent pas souvent et les gens souvent s'abonnent en France parce que Bayard, c'est les magazines français, donc ils vont sur la page de Bayard France. Ça, c'est un gros problème qu'on a et là, mon code ne marche pas et les gens ne me plaisent pas. paye plein tarif, donc c'est un peu dommage. C'est toujours important, mais c'est compliqué, parce que c'est deux pages web différentes, donc on ne peut pas comprendre. Il faut vraiment s'abonner à travers moi, pour avoir le code et la remise. On peut s'abonner en France, mais du coup, on n'a pas de remise. Les remises sont quand même intéressantes. C'est moins 5 euros pour un abonnement, et à partir du deuxième, tu as 10 euros supplémentaires. C'est 15 euros sur le deuxième, troisième, quatrième magazine. Ça compense un petit peu les prêts d'embois.
- Speaker #1
Et est-ce que ta remise, elle est valable que pour les gens qui sont dans les pays que tu représentes, donc l'Espagne, le Portugal, je ne sais plus lesquels, ou est-ce que c'est, je ne sais pas, quelqu'un qui est en Australie peut aussi utiliser ton code pour s'abonner ?
- Speaker #0
Alors, en théorie, il peut l'utiliser. Mon code, il est valable partout. Mais en fait, on a des délégués, on est une équipe d'une vingtaine de mamans et un papa. On est 19 mamans et un papa. Donc, répartis dans le monde entier, chacun a un code, et les codes donnent accès à la même remise, en fait. Donc, en fait, bien sûr, si quelqu'un commande avec mon code, ça va marcher. Mais nous, on essaye quand même de ne pas se faire de concurrence entre nous. Tu vois, on est une équipe soudée. Et si quelqu'un nous demande... Moi, s'il y a quelqu'un qui a un abonnement en Espagne et qui va faire un abonnement après en Australie ou en Angleterre, il vaut mieux qu'il passe par moi. Parce qu'à partir du deuxième abonnement, il aura plus de remises. Donc, dans ce cas-là, je lui dis passe par moi, ça, ce n'est pas grave. Mais si quelqu'un qui n'a pas d'abonnement en Espagne et qui me dit je veux faire un abonnement en Angleterre, je vais lui donner le... le code de ma collègue. Et c'est plus facile aussi pour le service après-vente. Tu vois, moi, je ne vais pas renvoyer un magazine qui n'arrive pas en Australie ou en Angleterre. Ça ne fait pas de sens. Oui,
- Speaker #1
aussi, oui.
- Speaker #0
Donc, c'est quand même plus logique d'avoir... Mais bon, après, les gens qui ont plusieurs abonnements, là, dans ce cas-là, bien sûr, on le fait pour qu'ils aient le plus de remises possible.
- Speaker #1
Bon, dans tous les cas, je mettrai dans la description, je mettrai ton code, éventuellement le lien vers ta page Instagram. Comme ça, les gens peuvent te contacter directement s'ils ont besoin de... contactez un autre délégué d'un autre pays.
- Speaker #0
Bien sûr, bien sûr.
- Speaker #1
Il y aura tout dans la description.
- Speaker #0
Super.
- Speaker #1
Et c'est une très bonne idée de cadeau de Noël ou de cadeau d'anniversaire pour les petits francophones de l'étranger. Quand on n'a pas d'idée et qu'on est déjà débordé de jouets, je pense que beaucoup de parents savent de quoi on parle. Donc, voilà.
- Speaker #0
Et tu vois, ça a une valeur. Enfin, moi, comme c'était le cadeau de papi et mamie français, ça a une valeur sentimentale. Les enfants, ils reçoivent chaque mois dans la boîte aux lettres le cadeau de papi et mamie. Donc, pour moi, ça a aussi... Un lien, tu vois, avec la famille française et en plus d'aider pour la culture, pour la lecture. Ah non, non, c'est un plus. Et puis les batailles dans la boîte aux lettres, pour le premier qui va aller quand même prendre le magazine, parce qu'il y a des magazines, ça suit, tu vois, il y a des magazines qu'on reçoit deux fois par mois. La Strapi, celui qui marche le mieux. Et moi, je me rappelle mes enfants se battre pour aller à la boîte aux lettres et prendre le premier pour lire la suite de la BD d'il y a 15 jours, quoi. Donc ça crée aussi, tu vois, des... Voilà, des tensions, il faut partager, une fois c'est toi, une fois c'est moi. Non, non, c'est vraiment un concept super. Moi, je dis toujours, et pas parce que je les vends, que c'est ce qui a sauvé le français à la maison. Je pense que... Alors, ça peut être des livres, moi j'ai plein de livres aussi, mais le magazine, c'est chaque mois, il est toujours construit de la même manière, les enfants, quand ils sont petits, du coup, ils s'y retrouvent, ils s'identifient à des héros, t'as confiance, donc le français ne devient plus... La langue de maman que personne ne parle ici, tu vois, non ? Ça aide à en faire quelque chose de quotidien, en fait.
- Speaker #1
Et alors tu nous dis, il y a une vingtaine de délégués à travers le monde, on sait qu'il y a largement plus de pays. Est-ce que Bayard Milan recherche d'autres délégués de pays non représentés ? Et si c'est le cas, comment on devient soi-même délégué ? Comment on postule ?
- Speaker #0
En fait, tu vois, c'est marrant que tu en parles. Là, par exemple, il y a eu un départ en retraite et on n'a pas trouvé de nouveaux délégués. Du coup, on s'est répartis les territoires entre des délégués. qui existaient. Je sais que aux Etats-Unis, par exemple, il y en avait plus dans le passé et là, il y en a moins. Donc, c'est vrai qu'on n'y pense pas. Parce qu'après, les Etats-Unis, c'est super grand aussi. Donc, une déléguée ne peut pas non plus être active partout. Elle fait ce qu'elle peut. Donc, moi, je sais, par exemple, il faut écrire à Bayard. Après, s'il y a quelqu'un qui est intéressé. Après, les pays sont quand même déjà pas mal couverts. Mais bon, il y a toujours après aussi, je te dis. des départs en retraite ou des gens qui changent de pays, des expats qui sont là pendant 10 ans et puis après qui changent. Donc, il faut soit contacter un délégué qui existe, ou soit Bayard, c'est une organisation à l'intérieur de Bayard. On n'est pas salarié, bien sûr, il ne faut pas rêver non plus. On a des commissions, donc ce n'est pas le job non plus où tu vas faire fortune. mais bon, il y a une organisation, il y a une équipe, une super ambiance. Donc voilà, il faut... Moi, je te dis, là, il y en avait une qui était, par exemple, à Dubaï, elle est partie. Donc souvent, ça se fait au sein peut-être du lycée français, alors que moi, je ne vais pas au lycée français, mais bon, tu vois, ça se fait souvent comme ça. Tu connais une maman qui connaît une maman, et c'est vrai qu'il n'y a pas vraiment de moyens officiels pour postuler. Ça se fait un peu quelqu'un qui connaît quelqu'un, et puis c'est plus facile pour repasser le... Oui, on est une vingtaine, tu vois. Mais tous les pays sont couverts. Tous les pays sont... On peut livrer partout dans le monde. Je pense même en Moutlan. Après, la réception, c'est autre chose dans certains pays. Ça, c'est un sujet très délicat. Hors de l'Europe, c'est compliqué.
- Speaker #1
Mais ça, c'est vraiment lié au service postal du pays en question.
- Speaker #0
Et Bayard, franchement, ils sont super. Si ça n'arrive pas, ils renvoient. Mais bon, arrivé un moment, tu ne peux pas... S'il y a du stock... Franchement, ils ne regardent pas. Et ce qui est le plus important, c'est que le client reçoive. Mais après, quand ça n'arrive pas, ça n'arrive pas. Donc, les délégués sont là pour compenser. Tu vois, on reçoit des magazines, on donne les nôtres. Ce n'est pas facile tous les jours, mais écoute, on fait tout notre possible pour que le français arrive dans les maisons.
- Speaker #1
Eh bien, n'empêche, c'est une très belle initiative, même si évidemment, elle n'est pas gratuite. Enfin, je veux dire, on paye pour avoir ce service, mais c'est quand même une très bonne idée pour... amener du français dans la maison, comme tu dis, et faire vivre la langue, la culture un peu plus au quotidien avec les enfants. Surtout, alors, même quand on est en contact avec des Français, avec la famille, etc., mais encore plus peut-être quand on est un peu plus isolé et qu'on a vraiment rien d'autre. Donc,
- Speaker #0
c'est très belle chose. Non, c'est vraiment une belle chose et c'est vraiment, tu vois, des magazines de qualité. Moi, je travaille aussi pour en fait, je travaille pour Bayard Milan et je travaille aussi pour Unipress, qui est une association pour pouvoir... pour pouvoir voir la culture française à l'étranger. Et du coup, un peu l'avantage, c'est que je ne propose pas que du Bayard et du Milan, mais en fait, je propose toutes les autres maisons d'édition. Tu vois, un Faton, un Fleurus, toutes les petites maisons sympas d'édition indépendantes qui sont créées il n'y a pas longtemps avec des magazines un peu hors du commun. Donc, en passant par cette association, tu vois, en plus, c'est vraiment tout. Il y a même la presse adulte, tu vois. Tu peux t'abonner à Elle, Paris Match, Courrier International. Donc, du coup, c'est un concept en plus vraiment, tu vois, assez complet, en fait. Ce n'est pas qu'une maison d'édition. Et non, écoute, si tu veux autre chose, il n'y a pas de problème. Non, non. Alors, il y a peu d'adultes qui lisent. On ne lit plus beaucoup, de moins en moins. Maintenant, on fait tout aussi sur Internet. Mais c'est vrai que pour les enfants aussi, d'avoir du papier dans la main et de découvrir ça, c'est quand même… Il y en a même qui les emmènent à l'école quand ils ont un exposé à faire. Tu vois, c'est vraiment un outil sous tous les… Sous tous les angles, oui.
- Speaker #1
Alors, on va revenir un peu de manière générale. Toi, notamment, donc, avec tes quatre enfants qui sont... Alors, quadrilingue, quintulingue, je compte plus, là. Quel conseil tu aurais pour maintenir le français parmi cette mer de langues, j'ai envie de dire ?
- Speaker #0
Ben, tu vois, moi, il y a plusieurs choses, je pense. Je pense qu'une chose qui est très importante, et ça, moi, je l'ai toujours répétée et j'en suis vraiment persuadée, c'est qu'il faut être conséquent. Moi, je ne parle que français avec mes enfants et mon mari ne parle que allemand. Et je suis assez persuadée que ça, ça joue un rôle aussi après. Parce que les enfants sont très intelligents, de toute façon, ils vont aller au plus facile, ils ne vont pas se compliquer la vie. Donc après, si toi tu montres que tu parles allemand aussi et que c'est plus facile pour eux, ça va se perdre en fait. Alors je ne dis pas que maintenant qu'ils sont plus grands, ou je te dis quand il y a des amis qui viennent à la maison. Je switch parce qu'ils ne veulent pas être différents. Ça, c'est un truc aussi assez marrant. Quand ils sont petits, ils disent « Maman, on ne parle pas en français. » Parce que les autres ne comprennent pas. Donc là, je change. Mais ils ne sont pas bêtes. Ils savent que c'est que quand il y a des amis. Et c'est arrivé quand même beaucoup, surtout les plus grands, à la fin que par facilité, ils parlent en espagnol. C'est ce qu'ils ont vécu toute la journée. Donc, si moi, je ne suis pas conséquente et je réponds en espagnol, c'est fini. ils vont voir que ça marche comme ça. Donc moi, je pense qu'un conseil, c'est vraiment chacun garde sa langue. Après, les enfants, ils font un mix. Nous, on appelle ça ici le esploguiche. Ils font un mix entre l'allemand, l'espagnol. C'est incroyable. Donc, les mots, ils vont être dans toutes les langues. En fait, l'enfant, le premier mot qui va lui venir dans la tête, s'il est en français, il va le dire en français. S'il est en allemand, il va le dire en allemand. Tu vois, quand mes parents, ils viennent nous rendre visite, ils sont obligés de se forcer. Et tu vois que quand ils sont avec nous, il y a un mélange fou. Mais... moi je réponds qu'en français et mon mari répond qu'en allemand. Donc ça, je pense qu'il faut se forcer, parce qu'il y en a beaucoup, je sais, des amis, qui finalement disent, c'est plus facile. Alors nous, on a l'avantage que mon mari parle français. Après, dans les familles où le papa, à l'école allemande d'ailleurs, il y a beaucoup de cas comme ça, c'est la maman qui est moitié allemande, moitié espagnole, et le papa, il est que espagnol, il ne parle pas allemand. Donc là, j'avoue que c'est compliqué à la maison. Parce que du coup, nous, on a le gros avantage que si tout le monde parle la langue, au moins tu peux le faire. plus facilement. Donc ça, ce serait vraiment un conseil numéro un. Alors bien sûr, si on a le temps, moi je trouve que de faire un petit peu de français en dehors de la maison, c'est super. Nous, je te dis, on n'avait pas le temps. On était débordés donc on ne l'a pas fait mais je pense que c'est vraiment une bonne alternative de rencontrer des autres familles, des autres français et puis d'avoir quelqu'un d'autre que maman ou papa qui parle français. Un autre accent, un autre input et je sais qu'ils font ça par le jeu, etc. Donc... Donc ça, je pense que c'est aussi une bonne alternative. Et je pense, nous, on a fait un effort énorme là-dessus, c'est la famille. Si on a de la famille française, ben, il faut... On se dit beaucoup, ben, on n'a pas envie d'aller en vacances en France. Ben oui, mais bon, écoute, je pense qu'il faut le faire. Tu vois, nous, à Noël, donc on a quoi, 15 jours de vacances, on se paye 3 000 kilomètres, quoi. On va en France, après on va en Allemagne, et après on revient en Espagne. C'est fatigant, c'est la fin de l'année, mais on le fait tous les ans. Tous les ans pour qu'il y ait... Les grands-parents, les cousins, peut-être même ma grand-mère, mes tantes et mes oncles, avec qui ils n'ont pas contact normalement, mais tu vois, pour être baigné dans un bain français. On le fait l'été aussi, tu vois. Moi, on ne faisait pas beaucoup de vacances avec les cousins. Et puis, mon frère, il partait tous les ans en Grèce. On ne pouvait pas aller en Grèce, quoi. Et donc, on ne le voyait jamais. On ne pouvait pas faire de vacances d'été avec eux. Il partait deux mois. Et bien, du coup, pendant cinq ans, on a acheté un camping-car. Et on a été pendant cinq ans passer nos vacances en Grèce avec les cousins. C'était un gros avancement. L'Espagne,
- Speaker #1
ça fait un trajet, hein.
- Speaker #0
C'était un investissement financier. Mon mari n'avait pas autant de vacances. On l'a fait. Parce que ça, ça a de l'impact. C'est la famille directe. Et je pense qu'il faut faire l'effort. Même si on n'a pas envie de passer nos vacances d'été dans notre pays, avec notre famille, il faut essayer de passer au moins un certain temps. Donc ça, je pense que c'est aussi important. Et puis après aussi, pour que le français ne soit pas perdu, comme on a dit, il faut quand même, il faut de la chanson, il faut de la musique, il faut des jeux. des jeux en français, même s'il y a les mêmes dans les autres langues. On essaye de garder quand même le plus de français aussi. Les crêpes, c'est des petits détails. Mais je pense que c'est pas seulement la langue, c'est aussi la culture et ça, c'est important.
- Speaker #1
Et ce que je note dans la majorité des podcasts, je crois, je réfléchis, c'est la nourriture aussi qui revient. Mais c'est vrai, le français, la France, c'est aussi la nourriture, la culture gastronomique. C'est très bien de la transmettre aussi.
- Speaker #0
Non, c'est vrai, c'est vrai. Tu vois, je n'ai pas pensé forcément maintenant, mais tu as raison. Oui, oui, c'est vraiment aussi… Tu vois, nous, on a la crème de marron. Moi, quand j'entre en France, je reviens et la voiture, elle est pleine de sacs avec des… Ça, c'est moi. On va voir les produits français. Les gâteaux, ce n'est pas terrible. Tout ce qui est industriel emballé, il n'y a pas trop ici. Ça, tu vois, un bon savane de toute la vie. Voilà, des petits détails qui font le fromage. Donc oui, c'est quand même une chose. Puis tu sais, parfois aussi, moi j'aime bien dire, ça paraît bête, je sais que ça paraît bête, mais tu vois, dans la douche, j'ai le douche et c'est écrit en français. Quand tu es en clé, bien sûr, maintenant, ça ne marche plus, mais oui, mais c'est des petits détails.
- Speaker #1
C'est vrai.
- Speaker #0
Tu vois, et c'est le petit Marseillais, j'en sais rien. C'est un exemple que je donne, tu vois. Et du coup, voilà. Quand ils sont petits, bien sûr, maintenant, ça ne marche plus. À 20 et 21 ans, c'est des petits trucs importants qui font que les enfants ne voient pas le français comme quelque chose. Souvent, quand ils sont petits, c'est comme je disais tout à l'heure, c'est bizarre. On est bizarre. On est différent. À la maison, on parle une autre langue. Je pense que c'est important d'alléger tout ça. Donc voilà, ça serait les... Les quelques conseils que j'aurais à donner.
- Speaker #1
C'était bon conseil, je pense. On a tous faim, je pense, maintenant.
- Speaker #0
Ouais, on nous a dû rancrer un petit peu, mais bon, on mange à deux heures et demie.
- Speaker #1
Il n'y a pas d'heure pour les crêpes. Non, voilà, voilà. Alors, pour finir, est-ce que tu as une ou plusieurs anecdotes, soit du bilinguisme, soit de la multiculturalité de tes enfants ?
- Speaker #0
Ben... Oui, il y en a sûrement. Je t'avoue que mes enfants, ils sont grands, donc on oublie, on se fait vu, on oublie. Mais je sais que ce n'est pas par rapport à l'espagnol, ce n'est pas par rapport à l'allemand, mais ce n'est pas grave. On se demandait toujours, il y avait deux questions qu'on se posait. La première, c'est en quelle langue rêvent nos enfants ? Alors ça, on n'a jamais trop eu la réponse. Mais je t'avoue que des fois, quand ils parlent dans leur sommeil, des fois, on ne comprend rien la plupart du temps. Mais des fois, on entendait du français, des fois, on entendait de l'espagnol. Donc en fait, je pense que dans leur tête, c'est mélangé. il n'y a pas qu'un seul... Et la grande question, c'était, qu'on nous a souvent posé, tes enfants, quand ils parlent, ils traduisent ou ils ne traduisent pas ? Et moi, je suis persuadée qu'ils ne traduisent pas. Tu parles, ça vient naturellement. Eh bien, mes enfants, quand ils étaient petits, ils disaient toujours, « Petit, je te parle à 5 ans, tu vois, ou à 4 ans. » Tu te dis, « Non, ils ne traduisent pas, ce n'est pas possible. » Tu sais, en français, on dit « J'ai froid. » Et en allemand, on dit « Mir ist kalt. » Eh bien, mes enfants, ils disaient tout le temps « Ich habe kalt. » « Ich habe kalt. » C'est pas possible. Ils traduisent pas. Donc ça, ça m'a toujours fait rire. C'est un peu bête. Ceux qui écoutent, j'aimerais bien qu'ils se posent la question. On dit qu'on traduit pas, mais en fait, les enfants, ils traduisent aussi d'une certaine manière. Il y en a seulement d'autres que j'ai oubliés, mais le Ichabkalt, c'était vraiment... Et sinon, le truc, moi, les quatre, ils ont jamais réussi avec les jours de la semaine en français. Blocage ! Lundi, mardi, mercredi, jeudi, vendredi. Alors, ok, samedi, dimanche, c'est un peu plus compliqué. Alors que c'est la même chose en espagnol et pratiquement la même chose en allemand. Eh bien, ils ont mis un temps fou à... Ça, ils le disaient toujours en allemand, en général, ou en espagnol, mais en français, ça a bloqué. Donc ça, je ne sais pas pourquoi. Je ne sais pas si toi, tu as eu cette expérience. Pourquoi les jours de la semaine ?
- Speaker #1
Alors, je ne sais pas pourquoi, mais c'est vrai que c'est quelque chose, entre guillemets, de tout bête qui nous semble... ultra évident pour nous, mais que vraiment beaucoup d'enfants qui apprennent une langue minoritaire ne vont pas savoir. Alors pourquoi ? Je pense que parce qu'en fait, c'est tellement évident pour nous qu'on n'en parle pas au quotidien, on ne va pas se lever, on va dire aujourd'hui, on est lundi, aujourd'hui, c'est mardi, aujourd'hui, c'est mercredi, le lundi, tu vas à la piscine. Alors ça, à la limite, ils arrivent un peu plus, mais c'est vrai que je pense qu'il y a peut-être le fait de ne pas forcément en parler comme on va parler de la pluie, du beau temps ou je ne sais pas.
- Speaker #0
Oui, c'est marrant, non ?
- Speaker #1
À creuser.
- Speaker #0
À creuser. Non, et puis une dernière anecdote, je l'ai entendue et donc je le confirme dans d'autres podcasts que j'ai écoutés. C'est vrai que la chose un peu classique, ici en Espagne, il y a une forme de vouvoiement, mais elle ne s'utilise pas, surtout quand tu es étranger. Moi, je ne vouvoie personne. Tu ne vouvoies pas ni dans un magasin, ni ton médecin, tu tutoies tout le monde. Ça, c'est une chose assez classique. Normalement, tu vouvoies les personnes âgées. Moi, je ne l'ai jamais fait, il ne s'est jamais rien passé, tu vois. Et c'est vrai que nos enfants, ils sont habitués à tutoyer tout le monde. Et même à l'école allemande, il y a le vouvoiement, mais quand tu es petit, tu ne vouvoies pas ton prof, tu le tutoies. Et donc, c'est vrai que c'est marrant. Et même en grandissant, alors maintenant, je ne pourrais pas te dire, mais les enfants, souvent dans les restaurants, ou de tutoyer le serveur, pas à 4-5 ans, ça, personne ne dit rien, mais à 13-14 ans, normalement, tu ne tutoies pas le serveur. Et donc, c'est marrant. Donc, moi, j'ai les gros yeux, tu vois. Ah pardon vous ! Et puis bien sûr les serveurs super communs, t'inquiète pas, on expliquait, on vit pas en France. Mais ça c'est, donc je l'ai entendu dans d'autres post-cats et je le confie en quoi, c'est vraiment...
- Speaker #1
La question du voiement, c'est vrai que c'est très intéressant, ça varie tellement selon les pays. Alors déjà t'as l'anglais où il n'y en a pas du tout et puis c'est vrai qu'en Allemagne, on tutoie quand même aussi plus facilement qu'en France. En espagnol, tu dis encore plus facilement. C'est très intéressant parce que c'est très culturel finalement aussi.
- Speaker #0
Donc, c'est des petits détails qui font des anecdotes, voilà, qu'on se rappelle et qu'on raconte des fois.
- Speaker #1
Eh bien, écoute, je te dis merci pour tout ce que tu nous as raconté. Je rappelle que le lien de ton code sera dans la description pour ceux qui sont intéressés, pour recevoir les magazines chez eux et amener un peu de français à la maison.
- Speaker #0
Et puis surtout me contacter. Comme vous voyez, j'aime bien parler.
- Speaker #1
Je mettrai aussi le lien.
- Speaker #0
Je peux vous conseiller, vous dire ce qui a marché chez moi, ce qui n'a pas marché, parce qu'après, tous les enfants sont différents. Donc, il n'y a vraiment pas une formule pour tout le monde. Il faut vraiment voir selon le caractère de chacun. Donc, vraiment pas de problème. On m'écrit ou on m'appelle et puis on en parle.
- Speaker #1
C'est super. Merci pour tout.
- Speaker #0
Merci à toi.
- Speaker #1
Merci d'avoir écouté cet épisode de Grandir Bilingue. Si cet épisode vous a parlé, pensez à vous abonner pour ne pas manquer les prochains, à laisser 5 étoiles et à le partager autour de vous. N'hésitez pas non plus à partager en commentaire ou en message privé votre expérience. Transmettre une langue à son enfant est une incroyable aventure qui génère aussi beaucoup de questions et vous n'êtes pas seul à vivre cette expérience. Retrouvez en description différentes ressources pour vous accompagner au quotidien. Un groupe Facebook pour parents d'enfants bilingues, Une newsletter sur le bilinguisme et le site des franco-expats avec d'autres ressources et des offres concrètes pour soutenir le français chez vos enfants. A bientôt pour un nouvel épisode de Grandir Bilingue !