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Let's Trail Podcast

LTP#228 TROUBLES HORMONAUX FEMININS

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1h41 |13/04/2024|

4875

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1h41 |13/04/2024|

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Description

Dans cet épisode #228 et sous format demande conseil, j'ai souhaité, sous les conseils de Sébastien Diefenbronn : Micro-nutritionniste spécialisé dans les sports d'endurance, approfondir la problématique des déséquilibres hormonaux que peuvent engendrer la pratique des sports d'endurance à haute volumétrie.

Cet épisode vient donc en complément de l'épisode LTP#185 avec Blandine L'Hirondelle et Marion Delespierre dont le sujet était le syndrome RED-S et dans lequel nous évoquions les conséquences du déficit calorique sur le fonctionnement global de l'organisme.

Ce nouvel échange nous permettra donc d'approfondir les conséquences sur l'équilibre hormonal que peuvent avoir des volumes d'entrainement trop importants, des séances d'intensité trop répétitives ou encore une alimentation déséquilibrée et non adaptée à la pratique sportive.

Ce sujet particulièrement sensible, tabou et extrêmement présent dans notre milieu (Sébastien a souhaité faire cet épisode pour tirer la sonnette d'alarme), souffre, en plus du manque de connaissances et de formation des personnels de santé, d'une grande complexité et de conséquences qui peuvent être constatées à moyen ou long terme et dont les causes sont difficilement identifiables sans un suivi poussé.

L'objectif de cet échange est également de mettre en avant un sujet important : La pratique des sports d'endurance à haut volume peut-elle être considérée comme du sport santé ?Nous sommes en droit d'en douter tant les conséquences sur l'organisme peuvent être nombreuses (hormonal, équilibre nerveux, fatigue chronique, baisse de libido...)

Il est donc plus qu'important de ne pas sous estimer les signaux d'alerte et de prendre conscience des conséquences d'une pratique sportive impactant notablement l'organisme. Cet échange ne se veut pas donneur de leçons mais a pour but d'alerter sur les nombreux cas de terrain que rencontrent Sébastien et nombre d'entraineur(se)s ou préparateurs physiques et d'aider celles et ceux qui souffrent de dysfonctionnements en apportant des informations porteuses d'espoir. J'espère que vous apprécierez cet épisode !!!

N'hésitez pas à nous solliciter par mail à letstrail08@gmail.com pour toute question complémentaire.

Bonne écoute et merci encore pour votre fidélité au LTP !!!

Liens entendus dans l'épisode :

Document récapitulatif en lien avec l'épisode effectué par Sébastien Diefenbronn

Livre Guénaëlle Abéguilé : Troubles hormonaux - Reprenez le pouvoir ! SPM, endométriose, SOPK, TDPM, hypofertilité

NB : Aucune rétribution n'est accordée aux podcasteurs de la part des plateforme de diffusion

Aucune publicité n'est diffusée sur le LTP

Le seul moyen de faire en sorte que tout le travail réalisé puisse être rétribué et que le podcast puisse perdurer est d'apporter votre soutien financier via la plateforme PATREON

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letstrail08@gmail.com

Transcription

  • Speaker #0

    Sous-titrage ST'501

  • Speaker #1

    Salut à toi, je suis extrêmement heureux de te retrouver pour un nouveau numéro du Let's Try Podcast, le podcast 100% consacré à la pratique et à la communauté du trail running. J'espère que tu vas bien, que tu te portes bien. Je vais te présenter l'épisode et l'invité et le suivi dont il est question. Dans quelques instants, juste après le traditionnel remerciement à tous les soutiens participatifs du podcast qui constituent la communauté des Patreons. Pour rappel, cette communauté... fais en sorte de soutenir le LTP à partir de quelques euros par mois et on peut échanger, on partage au travers de différents moyens de communication comme des groupes WhatsApp, comme des week-ends annuels. On a différents outils de communication, notamment la traditionnelle vidéo mensuelle qui nous permet d'échanger, de faire des retours sur les épisodes, etc. Le groupe vit bien, le groupe vit très bien dans cette communauté et si tu souhaites nous rejoindre, c'est sur patreon.com slash let's try le podcast. Je veux remercier les nouveaux arrivants dans la communauté qui ne sont autres que Mathieu Gomez, Philippe Cruz Rosa, Alexandre Rousseau, Émilie NTT, Régis Coudert et Mélanie 2013. Merci à tout le monde. Merci à celles et ceux qui nous ont rejoints dans cette communauté. C'est vraiment un geste fort de sens et qui me touche énormément et qui me pousse à continuer à vous proposer du contenu. allez passons maintenant à la présentation de l'invité du jour et du sujet du jour dans cet épisode j'ai souhaité faire appel de nouveau à un des micro-nutritionnistes qui qui travaille énormément dans le milieu du trail running actuellement et qui m'interroge, c'est Sébastien Diffenbron, qui est également d'ailleurs patron, je le remercie de tout cœur. Et nous allons parler d'un sujet qui est un cœur à Sébastien, puisque c'est lui qui m'a sollicité pour partager ses connaissances et pour aller un peu plus en détail dans les soucis hormonaux liés à la pratique des sports d'endurance, et notamment pour les femmes. Et donc, dans cet épisode, nous allons parler... au-delà et en complément de ce qui avait été dit par Olandine Girondel et Marion Delespierre sur le sujet du syndrome Red S, je vous renvoie à l'épisode numéro 185. Nous avons souhaité approfondir un peu ce sujet pour aller un peu plus en détail sur notamment l'aspect nutriments, quels peuvent être également les éléments qui peuvent accentuer ces problématiques hormonaux liées à la pratique des sports d'endurance. Et vous allez entendre cet épisode est assez complémentaire au numéro 185 et vraiment n'hésitez pas à nous solliciter par mail pour avoir des compléments d'informations nous essaierons de répondre à vos interrogations de la manière la plus claire et la plus rapide possible donc n'hésitez pas à nous envoyer un mail allez après cette introduction je vous laisse profiter de cet échange sur les troubles hormonaux féminins dans le cadre des pratiques de sport d'endurance avec Sébastien Dieffenbron bonne écoute salut Seb je te remercie énormément de nous retrouver une nouvelle fois sur le podcast comment tu vas ?

  • Speaker #0

    Salut, ça va très bien et toi ? De te retrouver

  • Speaker #1

    On peut le dire clairement tu fais partie officiellement des soutiens participatifs du podcast donc on échange énormément en dehors de ces épisodes là tu alimentes bien la communauté donc je te remercie pour ça et puis je te remercie énormément pour ton soutien T'étais intervenu à plusieurs reprises dans le LTP, notamment sur un épisode qui avait fait pas mal parler sur le sojum

  • Speaker #0

    t'avais eu des retours sur cet épisode là toi de ton côté oui j'ai eu des très bons retours sur ce sujet sur ce podcast qui avait pas mal aidé les gens effectivement parce que ça reste un sujet malheureusement

  • Speaker #1

    pas assez pris au sérieux dans le ravito surtout sur Dulon comme on en avait discuté à l'époque et puis donc là aujourd'hui avant de présenter le sujet je te laisse un petit peu pour ceux qui te connaissent pas celles et ceux qui te connaissent pas Dresse-moi un petit peu le portrait de qui tu es,

  • Speaker #0

    ceux qui n'ont pas écouté le précédent épisode sur le sodium. Qui es-tu Seb ? mon job premier sur cette partie-là. Et puis ensuite, de fil en aiguille, c'est là où on en arrive à ce podcast où je me suis intéressé au sujet que je vais te laisser peut-être présenter.

  • Speaker #1

    Tout à fait. Alors, on va parler des soucis hormonaux féminins en lien avec les sports d'endurance, principalement. Tu me dis si je me trompe. Et pourquoi t'as souhaité Déjà explique nous Pourquoi particulièrement ce sujet T'intéresse particulièrement Le sujet des problèmes hormonaux féminins

  • Speaker #0

    Alors en fait J'accompagne des sportifs depuis quelques années Sportifs et sportives Et en fait j'ai rapidement vu Qu'il y avait des problèmes hormonaux Et beaucoup plus Chez les sportifs Et en fait, je me retrouvais un petit peu bloqué parce que qu'est-ce que je pouvais faire pour les aider ? Et puis du coup, je me suis retrouvé de... un petit peu de fil et en aiguille, à creuser beaucoup ce sujet il y a quelques années en arrière, aussi pour des raisons personnelles, quelqu'un dans mon entourage aussi qui avait des soucis hormonaux. Et voilà, je me suis formé sur ce sujet aussi il y a quelques années et du coup, je me retrouve en fait avec de plus en plus de problèmes hormonaux chez les femmes sportives. Et... d'autant plus que en fait les langues se délient de plus en plus c'est à dire qu'il y a eu des podcasts il y a des athlètes qui en ont parlé il y a des athlètes qui ont fait des Red S qui en ont parlé des athlètes qui ont des problèmes hormonaux des améliorés etc qui en ont parlé et en fait du coup et ben

  • Speaker #1

    comme ça on se retrouve à en parler de plus en plus les femmes en parlent de plus en plus c'est moins tabou et voilà tout simplement le sujet du Red S est-ce que tu peux rapidement définir ce que c'est on en avait parlé dans un épisode avec Blandine et Marion est-ce que tu peux dans un premier temps définir globalement ce qu'est un Red S alors pour faire simple je dirais que c'est un déficit énergétique et ou

  • Speaker #0

    trop de dépenses énergétiques liées au sport. Pour faire globalement simple, c'est ça. Après, pour rentrer un petit peu dans les conséquences qui avaient bien été développées par Blandine et Marion à l'époque, on a des troubles osseux, des troubles cardiovasculaires, des troubles sur la partie neuropsychique. Je ne détaillerai pas plus, elle l'avait très bien fait à l'époque. Donc là... C'est plutôt dans un but d'aller creuser un petit peu plus le sujet, parce que le Red S, c'est qu'une partie de l'équation. Tu vas voir qu'en fait, ce n'est pas si simple. Ce n'est pas simplement qu'une histoire des calories qui rentrent et qui sortent.

  • Speaker #1

    C'est pour ça que tu avais, suite d'ailleurs à l'épisode 185 qui était sorti en juin 2023 sur ce sujet, on avait dressé un tableau un peu général et les conséquences globales de ce que pouvait être le Red S, on rappelle relative énergie, déficience in sport. Et donc toi, suite à cet épisode, tu m'avais contacté en me disant, oui, c'est vrai que ça pose les bases du sujet. ça pose les bases de la problématique mais malgré tout, toi avec ton expérience et tes connaissances et ta spécialisation notamment au travers de tes formations tu t'es rendu compte que c'était vraiment beaucoup plus complexe qu'un simple déficit calorique qui engendrait ces problématiques là ouais exactement

  • Speaker #0

    Je dirais peut-être dans la moitié des cas, ça suffit. Mais en fait, il reste quand même une autre partie des femmes où ça ne suffira pas. Pour les raisons qu'on va évoquer après, tu vas voir. C'est plus complexe que vraiment des calories. Parce qu'il n'y a pas qu'une histoire de calories, il y a des histoires de... déjà de macronutriments, lucides, protéines, lipides. Si on manque de l'un, de l'autre, etc., on va se retrouver potentiellement, le total calorique est peut-être bon sur la journée, l'apport calorique est peut-être bon, il n'y a peut-être pas trop de sport, mais il manque quand même dans la balance un des macronutriments. Et puis, on va aussi faire d'autres focus au fil de la conversation où on va voir que ce n'est pas qu'une histoire d'alimentation. Il y a aussi d'autres points qui sont importants, notamment le stress, on va en reparler.

  • Speaker #1

    Toi, dans un premier temps, ce que tu peux nous dire de manière un peu générale, ce que tu constates auprès des sportifs que tu suis, les retours que tu as, tu disais que c'est une très bonne chose que la parole se libère, que tu aies de plus en plus de personnes qui reviennent vers toi ou qu'on en parle de plus en plus. Globalement, c'est quoi les constats que tu fais sur l'état de santé un peu général de ces sportifs qui souffrent de ces soucis-là ?

  • Speaker #0

    c'est qu'elles ont beaucoup de mal à se faire accompagner. C'est aussi pour ça que je voulais faire ce podcast avec toi, pour que les femmes puissent un petit peu comprendre comment ça fonctionne. Je vais essayer que ça ne soit pas trop compliqué, mais j'aimerais bien quand même que ce podcast soit écouté par des professionnels de santé. que ce soit des médecins, des médecins du sport, des gynécologues, etc. pour qu'ils puissent mieux aider les sportifs. Parce qu'en fait, la problématique, c'est que... il y a quand même une grosse différence entre une sportive et notamment une sportive d'endurance et une sédentaire dans la prise en charge des problèmes hormonaux. Et malheureusement, j'en ai beaucoup qui viennent me voir où en fait, ils ne se sont pas aidés et ils se retrouvent dans des impasses où on ne leur propose rien en fait. Ou on leur propose, on en discutera peut-être après, mais de prendre la pilule. Ou on leur propose, j'ai eu le cas il y a encore deux semaines, on a dit à l'athlète, arrêtez de faire du sport.

  • Speaker #1

    je pense pas que ça soit une solution donc c'est encore une fois c'est super positif, merci déjà d'avoir fait confiance au podcast pour parler de ça effectivement ça va être un sujet et un épisode assez technique on vous prévient d'ores et déjà, on va essayer comme on le disait juste avant de commencer l'enregistrement Seb on va essayer de recontextualiser un petit peu avec des exemples tu vas essayer de recontextualiser avec des exemples relativement simple pour essayer de comprendre le plus possible, mais il est clair que là, on est en train de parler des systèmes hormonaux qui sont assez complexes. Moi, j'avoue que je ne maîtrise pas le sujet, et c'est d'ailleurs pour ça que tu es là. Donc, il va falloir être attentif, mais malgré tout, on va essayer de simplifier un petit peu tout ça. On va essayer de séparer l'épisode en deux grands thèmes principaux pour comprendre déjà comment ça fonctionne. On va parler dans un premier temps de la commande centrale. Est-ce que tu peux parler, Seb, dans un premier temps, de ce qu'est la combinaison centrale ? Pourquoi on parle de ça dans un premier temps ?

  • Speaker #0

    Alors, en gros, c'est le cerveau qui va donner l'ordre de faire la stimulation des différentes glandes endocrines qu'on a dans le corps. C'est-à-dire que tout part du cerveau. Le cerveau décide de donner l'ordre à telle ou telle glande, et c'est ces glandes-là qui vont sécréter les hormones. Alors là, un petit peu de technique, mais en fait, on va parler d'axes. On parle d'axes hypothalamophysio-ovariens. Donc, c'est l'axe entre le cerveau et les ovaires chez la femme. On a l'axe vers les glandes surrénales. On a l'axe vers les testicules chez l'homme, même si on n'en parlera pas là. On a l'axe vers la thyroïde. Et en fait, à partir de là, c'est là que tout se décide. Le cerveau, en fait, il décide. Est-ce que j'ai besoin de produire des hormones ou non ? Et donc du coup, l'axe, comme j'ai indiqué, il va faire ce travail-là. Si on schématise un petit peu… je reprends l'exemple de ma voiture vous êtes dans votre voiture vous contrôlez votre voiture, vous conduisez votre voiture le cerveau c'est vous dans la voiture vous allez décider, je mets le clignotant, j'accélère, je freine c'est ça la commande centrale pour simplifier donc ça sera la première partie,

  • Speaker #1

    on va rentrer un peu plus en détail juste après et puis dans un deuxième temps on va parler de la synthèse hormonale ou de la stéroïdogenèse est-ce que tu peux nous expliquer globalement ce que c'est ?

  • Speaker #0

    Alors, une fois que le cerveau a décidé de faire cette action d'on va produire des hormones, on a nos glandes endocrines qui vont les produire, justement, ces hormones. Et là, c'est un petit peu le mécanisme de comment est-ce qu'on produit ces hormones, à partir de quoi on va les fabriquer, les différents micronutriments, les différentes choses, petites briques, petits légaux qu'on a besoin pour fabriquer ces hormones.

  • Speaker #1

    Très clair. Juste, je voulais savoir si tu pourras nous mettre à disposition un petit document qui regroupe tous ces éléments-là, qu'on mettra en lien dans le descriptif du podcast pour y avoir accès et pour y revenir dessus. Oui, Si c'est possible, comme ça, ça permettra aux gens qui vraiment veulent s'y pencher d'avoir un support. Et puis, je tiens à préciser quand même que tu l'as bien précisé dans le cadre de la préparation avant l'épisode, les causes médicales ne seront pas évoquées. Est-ce que tu peux préciser cet aspect-là ?

  • Speaker #0

    Oui, exactement. Ça, c'est un point très important. Je ne suis pas médecin. C'est-à-dire que quand on peut avoir des causes, des problématiques médicales, par exemple un adénome hypophysaire qui cause des problèmes au niveau de l'hypophyse et donc au niveau de la commande centrale, ça, c'est de l'ordre médical. Ce n'est pas de mon ressort. Moi, je ne m'en occupe pas. Par contre, tout ce qu'on va évoquer là, en fait, c'est le fonctionnement, comment vraiment ça fonctionne. c'est que des mécanismes qui sont entrelacés entre eux, et qui sont modulables via la micronutrition, via de la phyto, via tout un tas de petites choses dans la vie de tous les jours, la gestion du stress, etc. On en discutera, qui vont permettre d'améliorer le fonctionnement. Donc tout ce qui est cause médicale, par contre, ça, ce n'est pas mon sujet.

  • Speaker #1

    Très clair.

  • Speaker #0

    Mais par contre, la majorité des cas, très honnêtement, donc... tous les cas qui arrivent jusqu'à moi, ce n'est pas des causes médicales.

  • Speaker #1

    Au moins, le warning est mis en place et c'est bien de le faire. Allez, on va commencer dans un premier temps par parler de cette fameuse commande centrale. Tu as expliqué un peu le grand principe. Est-ce que tu peux rentrer un peu plus dans le détail et pourquoi c'est important dans le cadre de ce non-trop-pas ? Et d'ailleurs, je tiens à rajouter encore une fois en précisant que là, on se limite aux soucis hormonaux féminins. On est bien d'accord ?

  • Speaker #0

    Ouais, on est bien d'accord. Après, j'avais eu une petite question il y a quelques jours si on traiterait aussi du masculin. Très honnêtement, le masculin, c'est plus simple que le féminin. Donc en fait, tout ce que je vais évoquer là, les grands principes seront les mêmes pour l'homme, vraiment. C'est juste que j'ai préféré faire un focus féminin, déjà parce que c'est une problématique qui est avant tout féminine, il ne faut pas se le cacher. Donc à un moment donné, il faut arrêter de voir ça du côté que masculin. Ce n'est pas parce que je suis un homme que je vais traiter les problèmes. uniquement masculin, je traite à 90% des problèmes hormonaux féminins et c'est normal de parler uniquement de ce sujet là pour le coup mais les hommes qui veulent écouter c'est bien évidemment très intéressant parce que dans les grands principes c'est exactement la même chose très clair,

  • Speaker #1

    allez on part sur cette fameuse commande centrale, qu'est-ce que c'est plus précisément Sam ?

  • Speaker #0

    Alors du coup, le cerveau décide, comme je disais tout à l'heure, avec l'axe qui va demander aux glandes endocrines de produire. Donc on va avoir... chez la femme, les ovaires. Les ovaires, ils vont produire des oestrogènes, de la progestérone et de la testostérone.

  • Speaker #1

    Tu dis oestrogène, c'est l'ostrogène en fait ?

  • Speaker #0

    Oui, l'estrogène, exactement. Progestérone, testo, ça c'est important parce que ça fait partie d'une harmonie chez la femme. Ça c'est important de le comprendre. Autant chez l'homme, on a une très grande partie de testo et un tout petit peu d'ostrogène. Chez la femme, on a plutôt l'inverse. plus d'ostrogène, de la testo en moins grande partie et de la progestérone. Mais c'est une symphonie à trois. Ensuite, on a les glandes surrénales qui vont, elles, sécréter du cortisol, de l'aldostérone, de la DHEA et aussi un petit peu de testostérone. Et on a la glande thyroïde qui va produire essentiellement de la T4 et un petit peu de T3. Une fois que notre cerveau a demandé à ces glandes-là de faire le job, ensuite, c'est libéré dans la circulation sanguine et ces hormones vont aller jouer un rôle un petit peu partout dans l'organisme sur des cellules cibles. Donc ça, c'est important aussi de comprendre. C'est-à-dire que ça avait été d'ailleurs évoqué dans le... dans le podcast avec Marion et puis Blandine. C'est-à-dire que, comme on a dit tout à l'heure, ne serait-ce que sur la santé cardiovasculaire, sur la santé osseuse, etc., les oestrogènes vont avoir un rôle. Les oestrogènes n'ont pas seulement un rôle au niveau ovarien, ils ont un rôle global dans le système, dans le système complet que peut être la femme.

  • Speaker #1

    Très clair. Quelles peuvent être les problématiques chez les sportives ?

  • Speaker #0

    Alors... les problématiques, là on va retrouver un petit peu ce qu'on a dans le Red S effectivement c'est à dire le déficit énergétique ou l'excès de dépense ça clairement c'est déjà la base c'est pas lié le déficit énergétique et l'excès de dépense c'est l'un entraîne l'autre ouais exactement, l'un entraîne l'autre mais parfois on peut avoir un déficit énergétique et avoir une dépense énergétique mais qui est vraiment lié à un gros déficit et la personne s'entraîne peu, 4-5 heures semaine par exemple par contre on va aussi avoir des personnes qui mangent quand même beaucoup mais qui s'entraînent 20-25 heures trop par rapport à ce qu'elles mangent voilà, trop par rapport à ce qu'elles mangent donc c'est pour ça que c'est un peu un et ou potentiellement c'est plutôt une question de balance qu'il faut prendre en compte ensuite on a le taux de masse grasse aussi qui va jouer son rôle parce que la masse graisseuse elle sécrète une hormone, la leptine qui va aller stimuler l'axe. C'est-à-dire que si on a suffisamment de masse grasse, le cerveau se dit c'est OK, j'ai suffisamment de réserve je peux me permettre de demander à mes glandes endocrines de produire des hormones.

  • Speaker #1

    Juste, je veux juste préciser Seb, tu me confirmes bien que pour un compétiteur ou un athlète, un sportif en gros, entraîner pour une femme c'est de 14 à 20% de masse grasse, c'est ça ? Sous

  • Speaker #0

    C'est toujours compliqué de donner des chiffres. D'ailleurs, c'est une très bonne remarque. Tu verras que je ne vais pas donner de chiffres dans le podcast, que ce soit des chiffres à la biologie sanguine, que ce soit des chiffres… Peu importe, parce qu'en fait, il faut voir dans un contexte global. On y reviendra dessus. Mais globalement, chez la femme, je te dirais plutôt, peut-être qu'il y en a 16, 17, 18 et jusqu'à effectivement un peu plus. Et puis, chez l'homme, on m'a dit qu'on n'en parlait pas. mais c'est aussi personne dépendant. C'est une très bonne remarque d'ailleurs, parce que souvent, on va me dire, Intel a un taux de masse grasse très bas, et pourtant, elle n'a pas de problème. Déjà, qui te dit qu'elle n'a pas de problème ? Ça, c'est le premier point. Parce que force est de constater que parfois, le jeu un petit peu des réseaux sociaux font que, même s'il y a de plus en plus d'athlètes qui en parlent, il y a aussi des athlètes qui n'en parlent pas. Et pour le coup, je pense qu'il ne faut pas se comparer. Quand on a des problèmes hormonaux, vraiment, il ne faut pas se comparer avec le voisin ou la voisine. Parce que peut-être que la voisine, elle a un taux de masse grasse à 15% et elle n'a pas de problème. Mais peut-être que... soit, s'il y a des problèmes hormonaux, peut-être qu'il faudrait être à 18. Donc ça, c'est important.

  • Speaker #1

    Très clair. Il y a un autre axe aussi, tu voulais rajouter quelque chose sur le taux de masse grasse ?

  • Speaker #0

    Non, le taux de masse grasse, je pense que c'est assez simple à comprendre.

  • Speaker #1

    Il y a aussi la notion de déficit de glucides, a priori. Oui.

  • Speaker #0

    Oui, exactement. Parce que je vois régulièrement des athlètes qui mangent beaucoup, des belles assiettes, beaucoup de légumes et puis des grosses quantités de légumes, vraiment. Mais le problème, c'est qu'il n'y a pas assez de glucides. Et là, c'est pareil. L'axe hypothalamo-hypophysio-ovarien, il a besoin aussi de glucides pour donner l'ordre de produire suffisamment d'hormones. Donc, le déficit en glucides, c'est aussi une vraie problématique. et quand on a un gros volume d'entraînement il ne faut pas hésiter à en mettre des quantités parfois qui peuvent paraître indécentes dans l'assiette alors bien évidemment à moduler en fonction de l'athlète tout le monde n'a pas la même tolérance au glucide mais là je pense qu'il faut essayer de se faire un petit peu accompagner sur ce point pour ne pas miser en gros une athlète qui s'entraîne 15-20 heures semaine il ne faut pas miser sur 3 fruits et quelques cuillères de riz clairement ça ne suffira pas

  • Speaker #1

    tu pourras nous donner des ordres de grandeur alors du coup tu as dit que non mais est-ce que tu pourrais nous donner des ordres de grandeur, des proportions de ce qu'on doit manger en termes de glucides,

  • Speaker #0

    lipides et protéines plus loin ou je peux en parler maintenant c'est je dirais une généralité même si j'aime pas ce mot là parce que plus j'accompagne des athlètes plus je me rends compte qu'en fait ça fonctionne pas bien, comme son nom l'indique, c'est des généralités et donc en fait on se retrouve quand on a des athlètes qui ne rentrent pas dans les cases et bien qu'est-ce qu'on fait ? On est bien obligé d'aller ailleurs mais globalement je dirais à peu près 50% des apports en glucides une quinzaine de pourcents de protéines ou à peu près

  • Speaker #1

    1,8 g par kg de poids de corps et le reste on comble avec les lipides ok et est-ce que la proportion de protéines doit augmenter avec l'âge ou pas ?

  • Speaker #0

    Oui, la proportion de protéines doit bien évidemment augmenter à l'éclat, mais plutôt quand on atteint après la ménopause. Donc là, ça ne pose plus le problème, même si on peut avoir des problèmes à la ménopause, mais ça ne rentre pas dans le cadre d'améliorer.

  • Speaker #1

    Je voudrais revenir un petit peu, Seb, juste deux points en avant. C'est le fameux déficit d'apport énergétique, donc de calories, tout simplement. Je pense qu'en fait, moi, ce que j'ai remarqué d'un point de vue personnel, et on en reparlera un petit peu à la fin pour que je partage un peu mon expérience mais j'ai de mon point de vue pris conscience récemment en étant accompagné par toi qu'il y avait une dissonance une incapacité de mon point de vue tout du moins personnel à me rendre compte de ce que je mangeais de ce que représentait ce que je mangeais en termes de calories est-ce que toi c'est quelque chose que tu constates de manière un peu générale pour ce que tu vois

  • Speaker #0

    Clairement, j'en discute souvent avec un coach, je peux le citer, Nico Martin, on en discute souvent. Parce qu'en fait, dans 99% des athlètes que je vois passer, hommes ou femmes, tout confondu, il n'y a jamais assez dans l'assiette. Tout le temps. Alors, bien évidemment, je ne parle pas de la personne qui a un petit volume d'entraînement, et ce n'est pas péjoratif quand je dis ça.

  • Speaker #1

    Qu'est-ce que tu appelles le petit volume d'entraînement pour simplifier ?

  • Speaker #0

    2, 3, 4 heures. Là, en général, il n'y a pas trop de problème. Mais dès qu'on commence à être sur 7-8 heures, c'est-à-dire au moins une heure par jour, thématiquement j'ai pas assez dans l'assiette

  • Speaker #1

    95% des cas ouais c'est frappant en gros t'es en train de me dire que d'après ton constat qui date pas d'hier c'est le premier souci le déficit calorique c'est le premier souci du sportif d'endurance oui clairement

  • Speaker #0

    Nico dirait même que plus tu t'entraînes plus c'est compliqué d'aller combler tes d'aller combler tes apports. Et clairement, il a raison. Quand on s'entraîne 20-25 heures semaine, à un moment donné, on a clairement une problématique de ne pas pouvoir manger assez.

  • Speaker #1

    Ce qui est surprenant dans ce cas-là, c'est qu'effectivement, on se dit que si on ne consomme pas assez de calories, on va forcément mincir, on va maigrir, et puis point. Et on se rend compte que c'est bien plus grave que ça, c'est-à-dire qu'il y a des impacts plus complexes.

  • Speaker #0

    Ouais, exactement. C'est là, du coup, ça permet de revenir sur la partie commande centrale. En fait, le cerveau, il va réguler un petit peu. Il va ralentir cette communication, il va ralentir l'axe comme mécanisme de protection. Parce qu'en fait, il faut voir ça. Je vais schématiser avec un exemple que j'avais entendu, que j'aime bien. C'est comme un téléphone portable. Quand tu n'as plus de batterie. ça arrive à 15%, le téléphone, il va couper des applications en fond. Tu peux toujours téléphoner, tu peux toujours envoyer un SMS. Donc, l'homme, il peut toujours, le cœur bat toujours, le cerveau fonctionne toujours. Par contre, il va enlever des choses qui ne lui semblent pas prioritaires. Clairement, il se met en mode sécurité. Exactement. Exactement. C'est exactement ça. Il se met un petit peu en mode sécurité et puis... il va vraiment couper des choses mais en fait sauf quand on tombe vraiment dans de la dénutrition profonde des cas d'anorexie où là le corps va vraiment descendre très bas mais là c'est des cas particuliers là c'est médical oui exactement mais sinon tu vas toujours te retrouver avec le poids va descendre et au bout d'un moment ça ne descendra pas plus bas par contre tu vas te retrouver avec peut-être une fatigue chronique tu vas te retrouver avec des problèmes de troubles hormonaux, une aménorée etc etc

  • Speaker #1

    très clair c'est ce que moi encore une fois je partagerai mon expérience plus tard mais c'est clairement ce que j'ai vécu lors de ma préparation au mute l'année dernière on parle des problèmes hormonaux féminins mais moi je peux dire pour l'avoir vécu l'année dernière que ça a aussi des impacts sur les hommes tu parles aussi des problématiques chez les sportives d'excès de stress est-ce que tu peux en parler de ça ?

  • Speaker #0

    Ouais exactement, on va en rediscuter un petit peu plus loin Mais clairement le stress Et quand on parle de stress, c'est pas forcément le stress Qu'on peut percevoir C'est pas le stress du boulot Le stress de son mari qui fout rien à la maison Etc etc C'est aussi des stress Je détaillerai pas plus pour le moment Mais c'est aussi des stress physiques Et métaboliques Et on en rediscutera juste après Mais clairement ça va avoir un impact sur l'axe Et la commande centrale En cas fait Je reviens à ma petite conductrice dans sa voiture. En fait, si vous êtes un petit peu stressé par votre environnement, potentiellement, vous allez rouler moins vite. Votre taux de masse grasse est faible, faible à vos apports énergétiques. On peut voir ça comme il n'y a plus d'essence dans le réservoir de la voiture. On ne roule pas à 180 sur l'autoroute. Qu'est-ce qu'on fait ? On se met à 90, 70, on ralentit tout le métabolisme. On coupe tout ce qu'on doit couper pour pouvoir faire rouler la voiture. Là, c'est pareil. Le corps humain, il fait la même chose.

  • Speaker #1

    Donc en gros, si on revient un petit peu sur la conclusion de cette fameuse commande centrale, toi, est-ce que tu appelles ça la tour de contrôle qui pilote un peu ? C'est le cockpit de notre organisme.

  • Speaker #0

    Oui, c'est le cerveau qui décide. Il a plein de petits capteurs et puis il décide en fonction de tout un tas de paramètres de est-ce que je reviens à ma voiture, est-ce que je mets le clignotant, est-ce que j'accélère, est-ce que je freine, est-ce que je mets les essuie-glaces ? Il fait exactement la même chose sur la partie armadaire.

  • Speaker #1

    Et tout ça, ce sont des phénomènes non réfléchis.

  • Speaker #0

    C'est vital,

  • Speaker #1

    c'est automatique.

  • Speaker #0

    oui oui là tu peux rien faire c'est vraiment totalement en mode automatique de la part du cerveau donc quand tu prends l'analogie avec la voiture où on décide en fait de mettre le clignotant pour aller à gauche, de tourner le volant à droite etc l'analogie elle s'arrête un peu là dans le sens où là clairement on est plutôt sur des réactions qu'on contrôle pas ouais exactement c'est intéressant de le dire la particularité de je pense qu'on va en parler quand même beaucoup et ça c'est quelque chose qui te tient beaucoup à coeur c'est dans ce cadre de cette commande centrale quel

  • Speaker #1

    impact a notamment la pilule ouais ça c'est très important parce que et comme tu dis ça me tient à coeur parce que j'en ai marre là je vais râler un peu mais de voir des professionnels de santé qui proposent la pilule quand ils n'ont pas de solution.

  • Speaker #0

    parfois c'est nécessaire est-ce que tu peux contextualiser un peu ce que tu viens de dire c'est à dire que quand un professionnel de santé reçoit une sportive ou une patiente qui a des problèmes hormonaux il lui conseille volontairement pour simplifier la chose de prendre la pilule c'est ça que tu dis ?

  • Speaker #1

    oui ça arrive régulièrement ça avait été évoqué aussi par Marion et Blandine qui sont médecins qui avaient aussi dit la même chose que ce que je dis là donc c'est pas... je ne suis pas le seul à le dire mais en fait oui clairement dans des cadres d'améliorés, dans des cadres d'autres troubles, on va reparler peut-être du SOPK un petit peu plus tard en fait le médecin ou le gynécologue il va proposer la pilule parce que c'est un cache misère dans ce cadre là parfois il y a besoin d'une pilule contraceptive pour x ou y raison, ça ça ne me regardait pas mais quand il y a des troubles hormonaux il faut comprendre d'où vient le trouble je vais prendre un exemple Si tu as une tendinite, tu mets des anti-inflammatoires, tu ne vas pas garder tes anti-inflammatoires 20 ou 30 ans pour masquer le problème. Il faut peut-être trouver la source du problème. Peut-être que c'est un problème musculaire plus haut, peut-être que c'est tes chaussures, peut-être que c'est X ou Y raison, ta charge d'entraînement, etc. qui font qu'il y a un problème. Donc en fait, il faut creuser le point, mais vraiment creuser le point. et comprendre ce qui se passe et pas s'arrêter à uniquement je coupe tout. En fait, la pilule contraceptive, on met des oestrogènes et de la progestérone et ou de la progestérone de synthèse. Voilà. Et du coup, le cerveau, il coupe parce que c'est plus lui qui décide. Il y a suffisamment. on met suffisamment d'hormones, donc le cerveau n'a plus besoin de plus. Donc il coupe tout, et en fait, il n'y a plus de cycle hormono. C'est un petit peu ça toute la problématique, c'est qu'on ne régularise pas un cycle hormonal avec la pilule, on arrête un cycle hormonal. Ça c'est très important de le signaler.

  • Speaker #0

    Quels impacts ça peut avoir en lien avec ces problèmes hormonaux ?

  • Speaker #1

    C'est qu'on n'a pas résolu le problème de fond ?

  • Speaker #0

    Oui, on est bien d'accord.

  • Speaker #1

    voilà on n'a pas résolu le problème de fond donc le problème c'est que si on a du déficit énergétique excès de stress etc tout ce qu'on a évoqué là et tout ce qu'on va évoquer juste après en fait le problème c'est qu'il n'est pas réglé je reviens à ta tendinite d'Achille tu mets de l'anti-inflammatoire t'as plus de douleur mais

  • Speaker #0

    le problème de fond il n'est pas réglé tout à fait c'est très clair ok pour cette commande centrale est-ce que tu veux rajouter quelque chose Seb sur ce point

  • Speaker #1

    Non, je pense qu'on a fait le tour. C'est la tour de contrôle qui décide, en fonction de tout un tas de petits paramètres, on envoie les hormones ou pas.

  • Speaker #0

    Et ça de manière incontrôlée.

  • Speaker #1

    Exactement.

  • Speaker #0

    On va passer à la synthèse hormonale ou le nom compliqué de l'épisode, la stéroïdogenèse. Allez, je t'en prie. Yes,

  • Speaker #1

    tu le dis encore mieux que moi. Exactement. Du coup, à partir du moment où le cerveau a décidé, il a envoyé des petites commandes. Je vais simplifier. et là j'avais fait ça pour les pros du coup il va demander à nos OVR ici en l'occurrence de produire ces hormones et là aussi c'est très important parce qu'en fait on oublie que le cerveau il envoie la commande mais en fait qu'est-ce qui se passe qu'est-ce qui se passe ensuite pour fabriquer ces hormones. En fait, il y a plein de petites sous-étapes. Il faut voir ça un peu comme un arbre généalogique. C'est-à-dire qu'on a une hormone mère en haut et on va avoir plein de petites choses qui vont par réaction enzymatique, etc. Par cascade, on va se retrouver à la fin avec des oestrogènes, de la progestérone, du cortisol, de la testo, etc. L'hormone mère, on appelle ça la prégnenolone. Et ça, c'est très important parce qu'en fait, c'est elle, cette hormone, qui va être, comme son nom l'indique, mère de toute la cascade qu'on a en dessous. Pour fabriquer cette hormone mère, on a besoin de choses importantes. Je vais vraiment insister là-dessus parce qu'il y a souvent la plupart des problématiques, elles se trouvent quand même globalement ici et pas que dans le déficit énergétique. Pour fabriquer cette prégnanolone, on a besoin de cholestérol. On a besoin d'hormones thyroïdiennes T3. Alors, là, je fais peut-être un petit peu de complexe quelques instants. Oui,

  • Speaker #0

    on a prévenu, donc les gens ne seront pas surpris.

  • Speaker #1

    En fait, on a une protéine qui s'appelle la protéine star qui a besoin de T3 pour s'activer. Donc, si on n'a pas d'hormone thyroïdienne T3, le cholestérol ne va pas rentrer. En tout cas, cette protéine star est un peu moins active et donc, du coup, le cholestérol va avoir plus de mal à rentrer dans la cellule pour faire son job. ensuite on va une fois que le cholestérol est entré on a besoin de faire pour faire fonctionner un cytochrome un cytochrome P450 pour transformer ce cholestérol en prénénolone et

  • Speaker #0

    cette transformation elle se fait au niveau de la mitochondrie et ça aussi la mitochondrie on rappelle c'est les usines à énergie que vous avez dans vos cellules qui transforment l'oxygène en ATP exactement exactement

  • Speaker #1

    Et ça aussi, c'est un point très important. On va y revenir juste après, peut-être dans les raisons de pourquoi c'est un problème chez la sportive. Mais la fonction mitochondriale, elle est essentielle pour convertir le cholestérol en prénédolone.

  • Speaker #0

    Très clair. Si j'ai bien compris, on doit produire une hormone mère par le biais de plusieurs sous-éléments que sont le cholestérol, l'hormone thyroïdienne T3, le fer et la mitochondrie.

  • Speaker #1

    Oui, alors le nutriment de base c'est le cholestérol. Ensuite je dirais que c'est des petites clés ou des petits mécanismes qui vont faire que le cholestérol se transforme. La T3, elle sert à activer une petite porte d'entrée. c'est une clé de serrure on va dire pour que le cholestérol rentre ensuite pour que ton cholestérol se transforme en prénénolone dans la mitochondrie on a besoin d'un cytochrome et en fait le cytochrome pour fonctionner il a besoin de fer ok on

  • Speaker #0

    voit un petit peu le fonctionnement global c'est en fait des cascades liées les unes aux autres quelles peuvent être les problématiques chez les sportives en lien notamment avec le cholestérol ?

  • Speaker #1

    C'est quand même globalement un classique que je vois assez souvent, c'est-à-dire la peur de manger suffisamment de lipides. Autant tout à l'heure, on a parlé de ne pas manger suffisamment de glucides, c'est un vrai souci, mais les lipides également, et les lipides aussi saturés. C'est-à-dire, j'entends régulièrement des petites phrases quand je pose des questions en consulte. Je ne mange pas de fromage, je ne mange pas d'œufs,

  • Speaker #0

    et ça clairement à un moment donné on a quand même un métabolisme qui est fait pour avoir du cholestérol le cholestérol tu peux rappeler dans quoi il est présent hormis les oeufs on le sait les oeufs on le sait mais essentiellement

  • Speaker #1

    dans les oeufs et dans les produits animaux uniquement dans les produits animaux le cholestérol mais après une grande partie va être produit par notre foie Le cholestérol alimentaire a un impact, mais globalement d'un tiers. Le reste va plutôt être en lien avec ce qu'on va consommer en lipides plutôt saturés. Donc le gras plutôt animal. Il y a un peu la coco, mais les études ne sont pas unanimes sur le sujet, sur le fait que ça élève ou non le cholestérol. Par contre, le gras animal, là clairement, oui, les produits laitiers, et puis le gras de bœuf, de poulet, etc.

  • Speaker #0

    Est-ce que tu peux juste faire un petit laïc sur le... On va te poser forcément la question, on te la pose tous les jours j'imagine. Pourquoi aujourd'hui on revient un petit peu sur ces notions de bon et de mauvais cholestérol ? Est-ce que tu peux un peu l'expliquer de manière un peu synthétique ?

  • Speaker #1

    Alors en fait c'est très simple, c'est que ça n'existe pas. Il n'y a pas de bon et de mauvais cholestérol, il n'y en a qu'un seul. Il n'y a qu'une molécule de cholestérol, point barre. C'est juste qu'après c'est une question de transporteur. Tu as le LDL et le HDL qui sont dosés. Il y en a d'autres, VLDL, ILDL, etc. Bref. c'est qu'une question, je dirais, de taille des lipoprotéines et de sens dans lequel ils transportent. En fait, on a un petit peu, malheureusement, je dirais, schématisé le fait que celui qui apporte le cholestérol vers les cellules était... mauvais, alors que celui qui ramenait le cholestérol vers le foie était le bon alors qu'en fait c'est le même cholestérol c'est qu'une question de transport qui n'ont pas la même taille je ne vais pas plus détailler que ça c'est un abus de langage oui exactement qui perdure malheureusement c'est

  • Speaker #0

    les mauvaises habitudes dans la vie dure tu parlais aussi de le cholestérol je crois que c'est bon on a dit que c'était une insuffisance de consommation des lipides saturés notamment Il y a une chose en ligne,

  • Speaker #1

    c'est que l'insuline va avoir un rôle dans la synthèse du cholestérol au niveau du foie, au niveau hépatique. Il faut suffisamment d'insuline pour que le foie synthétise du cholestérol. On a dit juste avant, il y a le cholestérol alimentaire que tu vas manger, mais il y a aussi le foie qui le... qui va le sécréter. Et du coup, c'est globalement une problématique chez les femmes qui mangent peu de produits animaux, tendance VG vegan. Le cholestérol va globalement être bas. Donc ça, c'est un point à surveiller.

  • Speaker #0

    Alors, j'aimerais m'arrêter deux minutes là-dessus. On va être très clair, c'est un sujet qui est très touchy, le végétarisme, le vétérisme, le véganisme, etc. Toi, qu'est-ce que tu aimerais dire ? Il me semble que, alors ce n'est pas forcément le but de rentrer trop dans le débat maintenant, mais toi, on sait que tu as eu beaucoup de remontées, suite notamment à un podcast que tu as fait avec Bertrand Soulier récemment, qu'on salue. sur ce sujet là qu'est-ce que tu voudrais toi là profiter de dire au micro du LTP sur ce sujet là alors je dirais déjà qu'il faut qu'il faut arrêter de donner des

  • Speaker #1

    exemples d'athlètes x, y, z qui seraient potentiellement végés, véganes peut-être qu'ils le sont peut-être qu'ils le sont pas en fait on ne connait rien ils veulent bien montrer ce qu'ils veulent bien montrer mais là c'est la même chose pour d'autres sujets pas forcément liés au véganisme donc déjà il y a ce point là à balayer j'aime pas quand on me dit tel athlète il est végane tel athlète il est cétogène, tel athlète il est xyz ok pourquoi pas peut-être que ça lui convient très bien mais je reviens à ce que je te disais aussi tout à l'heure c'est qu'il ne faut pas se comparer aux voisins parce que malheureusement je vois régulièrement des athlètes qui ont été végés plusieurs années parce que la problématique des carences nutritionnelles qui sont liées au véganisme et au végétarisme elles mettent un petit peu de temps à se mettre en place et au bout de quelques années de toute façon il suffit de faire un petit peu le tour sur les réseaux sociaux il y a beaucoup beaucoup de femmes qui en reviennent après quelques années parce que problèmes hormonaux justement, fatigue chronique etc et en fait elles se sont rendues compte que elles avaient vraiment besoin de consommer des produits animaux tout bêtement donc je dirais qu'il faut être vigilant et on peut pas se complémenter pour oui mais en fait c'est jamais fait c'est jamais fait correctement donc oui on pourrait se complémenter mais alors déjà la liste de compléments attention ça fait un budget tous les mois déjà d'une du genre tu veux préciser en termes de budget entre

  • Speaker #0

    50 et 100 euros par mois je pense pour se complémenter pour ce que toi tu considères être des carences micro-nutrientes de toute façon on ne va pas avoir trop le choix ne serait-ce que la B12,

  • Speaker #1

    l'iode, les oméga 3 le CoQ10 il faudrait même idéalement carnitine et là j'ai fait le minimum déjà

  • Speaker #0

    à ceux qui peuvent te dire que éventuellement alors encore une fois c'est une discussion entre nous à ceux qui peuvent te dire que tu dis ça parce que limite tu aurais peut-être un intérêt à vendre des compléments alimentaires ou avoir des partenaires que ce soit très clair non clairement pas toi si quelqu'un ne doit pas prendre de compléments alimentaires tu vas pas lui en donner

  • Speaker #1

    Ah bah non, clairement pas. Si la personne n'a pas besoin de compléments alimentaires, je ne lui préconise pas de compléments alimentaires, il n'y a aucun problème avec ça. Et je te dirais même que je priorise l'assiette systématiquement. C'est-à-dire que je ne vais pas dire à une personne de prendre des compléments d'oméga-3, par contre, je vais lui dire de consommer des petits poissons gras, clairement, ou des yeux bleus blanqueurs, etc. Donc, bien évidemment qu'il faut prioriser l'assiette, parce que là, en plus, on parle de micro-macronutriments, mais il y a aussi une harmonie globale à un moment donné. qui a son importance. La matrice alimentaire, elle a son importance. Les vitamines, elles sont les vitamines liposolubles, par exemple, A, D, K, E, elles ont un rôle, une synergie ensemble.

  • Speaker #0

    Très clair. Du coup, on a parlé du cholestérol. Je crois que tu voulais rajouter quelque chose sur le sujet vegan, végé.

  • Speaker #1

    Non, non, j'ai fait un petit peu le tour. Il y a forcément tout le temps des haters sur le sujet. On ne va pas se le cacher, mais c'est aussi le jeu, je dirais, des réseaux sociaux. Si peut-être une chose, les gens me disent, moi, ça va bien. OK, pourquoi pas ? Moi, je n'ai pas de problème avec ça. Par contre…

  • Speaker #0

    Tu n'as jamais une analyse biologique qui va avec.

  • Speaker #1

    Exactement. Tu as très bien compris, je voulais en tenir. Je n'ai pour le moment jamais vu… une seule prise de sang de végé ou de végane, ok. Jamais. Et j'insiste. Et quand je dis une prise de sang, ok, ce n'est pas simplement les quelques marqueurs du médecin pour vérifier qu'on est en bonne santé.

  • Speaker #0

    La question que je vais te poser un peu, je me fais un peu l'avocat du diable, mais est-ce que tu as déjà vu une prise de sang d'un non-végé ou d'un non-végane, ok ? Ah oui.

  • Speaker #1

    Chez des sportifs, moins, mais chez des sédentaires, oui, bien sûr. Mais les carences, elles sont bien plus profondes chez le VG. La B12, l'iode, le zinc. Le zinc, c'est plus aléatoire, mais les oméga-3, etc. Oui, oui, c'est un grand classique. Mais le problème, c'est qu'en fait, ce n'est pas vérifié. Donc, quelqu'un qui me dit, je n'ai pas de souci, OK. mais dans ce cas là je voudrais bien une prise de sang complète avec un bilan de stress oxydatif, un profil en acide gréé rétrocytaire, quelque chose de complet vraiment complet

  • Speaker #0

    Merci d'avoir répondu en tout cas sur ce sujet qui je l'imagine te fait pas mal de cheveux blancs notamment sur les retours sur les réseaux sociaux au moins tu prends des positions et tu t'appuies sur des preuves

  • Speaker #1

    concrètes entre guillemets et puis les études sont claires sur le sujet par contre là Quand j'avais fait l'épisode avec Bertrand, effectivement, on est venu me tacler. J'ai fait une revue de littérature sur tout ce que j'avais évoqué. Il n'y a rien qui tient de mon avis personnel. Ça, c'est important de le souligner, par contre. Ce n'est pas mon avis personnel. Je prends les études scientifiques, tout est détaillé. Et ensuite, oui, ça vient en plus s'ajouter avec ce que je peux voir passer en consulte, qui vont exactement dans le même sens.

  • Speaker #0

    Ok,

  • Speaker #1

    tu parlais aussi d'hypothyroïdie Oui exactement parce qu'en fait on a besoin d'hormones T3 comme je disais tout à l'heure pour activer la protéine star donc du coup la T3 qui est une hormone thyroïdienne si on a une hypothyroïdie si l'athlète a une hypothyroïdie on en reviendra juste après et bien forcément on n'a pas la clé pour faire rentrer le cholestérol et donc on va être limité dans la synthèse de Prénélone

  • Speaker #0

    Très clair, et donc du coup la troisième problématique c'est la carence en fer parce que tu disais tout à l'heure que la fameuse P450 devait être exactement tu peux en dire un peu plus là dessus sur la carence en fer la carence en fer chez la sportive c'est un grand grand grand classique pour

  • Speaker #1

    le coup je dirais c'est plus des trois quarts des athlètes qui ont une carence en fer donc ça explique ça explique souvent c'est qu'une brique dans l'équation vous voyez bien depuis tout à l'heure on a posé plein de sujets en fait l'idée que j'avais derrière ce podcast c'est que l'athlète féminine elle essaye de comprendre ce qui lui arrive si elle a des problèmes hormonaux et que le pro de santé derrière il vous dit rien, posez vous les questions avec tout ce que je vous ai évoqué depuis le début ça c'est important s'il y a une carence en fer par exemple s'il y a un manque de T3 s'il y a un manque de cholestérol etc tout ça,

  • Speaker #0

    ça doit mettre la puce à l'oreille sur le sujet de la carence en fer c'est un truc qui me vient en écoutant ce que tu dis et par rapport à ce que j'ai vécu aussi moi c'est que tu as l'analyse entre guillemets hématologique du fer mais il y a plusieurs paramètres il y a la féritine etc c'est un peu complexe donc ça c'est pareil il y a différents niveaux de

  • Speaker #1

    de mesures de ces parmec là ouais exactement alors je donnerai pas de valeur comme je disais tout à l'heure mais oui et de toute façon une prise de sang un bilan biologique ça s'analyse dans sa globalité ça c'est souvent une erreur qui est faite on en discutera tout à l'heure mais on peut pas prendre ligne à ligne c'est dans une globalité un métabolisme du fer oui c'est la féritine, c'est le coef de sate c'est plusieurs paramètres l'inflammation à côté pour nous aiguiller sur d'autres choses, bref je ne vais pas rentrer trop dans le détail mais si on n'a pas tout ça on ne peut pas conclure

  • Speaker #0

    c'est ça qui est important c'est un peu comme si on avait un athlète qu'on constate une blessure et qu'on remontait un petit peu dans le temps dans son historique d'entraînement pour voir s'il y a eu une augmentation du dénivelé une augmentation de la distance une augmentation de l'intensité et en fonction de tout ça on a un espèce de profil d'une situation qui pourrait nous permettre d'expliquer ce qu'on constate à postériori

  • Speaker #1

    exactement et la dernière partie c'est la fonction mitochondriale exactement parce que c'est là que se passe la transformation du cholestérol en prégnanolone et ça c'est très important parce que en fait on a comme tu disais tout à l'heure les mitochondries c'est nos petites centrales énergétiques qui vont nous permettre de produire de l'énergie et quand je disais qu'elle transformait l'oxygène en ATP c'est un peu réducteur il

  • Speaker #0

    y a plein de choses il y a les glucides on est d'accord que c'est très très sympathique ce que j'ai dit mais ça suffit pour comprendre effectivement son

  • Speaker #1

    ça produit l'énergie et ça a d'autres fonctions et d'ailleurs peut-être des fonctions qu'on ne connait pas aujourd'hui tellement la mitochondrie a un rôle important la future star de la physiologie et bisou à la machine qu'on salue exactement mais du coup pour faire fonctionner cette mitochondrie on a besoin de nutriments le Q10 notamment, les vitamines du groupe B etc. et en fait la problématique c'est que plus on a un gros volume d'entraînement, plus on produit de l'énergie plus on va avoir besoin de ces nutriments Et en fait, je vois très très très régulièrement, si ce n'est pas systématique, des taux de Q10 bas, tu pourras donner ton exemple peut-être, et des taux de vitamines du groupe B qui sont trop bas. Donc en fait, on va avoir un système mitochondrial peut-être au niveau musculaire. ou au niveau cardiaque qui est très spécialisé parce qu'à force de faire du sport notre réseau de mitochondries se développe on a un développement mitochondrial parce que plus on fait,

  • Speaker #0

    plus la mitochondrie elle va s'activer et surtout à des intensités modérées où la capacité, le nombre de mitochondries se développe et du coup est de plus en plus important et je crois que c'est relativement corrélé à l'intensité en dessous du S20 donc...

  • Speaker #1

    Et le problème,

  • Speaker #0

    c'est que du coup...

  • Speaker #1

    nos mitochondries là au niveau musculaire scardac etc ok ça marche du tonnerre mais le problème c'est que de l'autre côté on a nos mitochondries dans nos glandes surrénales ou dans les ovaires dans les testicules chez l'homme et bien elles se retrouvent un peu avec le parent pauvre il n'y a plus de Q10 il n'y a plus de vitamines du groupe B et donc du coup notre mitochondrie et bien malheureusement à ce niveau là elle fonctionne quand même globalement moins bien et puis on se retrouve avec les carences comme je disais le Q10 si tu veux en toucher deux mots sur ta... ta prise de sang peut-être, mais chez toi, était globalement un peu bas.

  • Speaker #0

    Oui, tout à fait. C'est clair qu'on a fait une analyse assez poussée ensemble et on a constaté que ce coenzyme Q10 était relativement bas, ainsi que le magnésium. Mais bon, ça je pense que c'est à peu près généralisé. La vitamine D, mais ça s'est généralisé. Et il y avait quelques autres éléments aussi qui... la testo j'en parlerai aussi dans un prochain épisode je ne sais pas quand il sera diffusé peut-être avant ou après le tien mais sur les soucis d'origine sexuelle dans le cadre de la pratique des sports d'endurance pour les hommes donc on parlera de ce sujet là mais c'est clair que le coenzyme Q10 était déficitaire de mon point de vue et plus il y a un gros volume d'entraînement plus il est déficitaire en général je vois des taux les plus effondrés chez les élites Ok.

  • Speaker #1

    Clairement.

  • Speaker #0

    Donc on comprend, j'essaie de récapituler, Seb tu me dis si je me trompe, en gros la synthèse hormonale ou la stéroïdogénèse elle est dépendante, c'est la prégnenolone qui est l'hormone mère qui est créée, qui est synthétisée par plusieurs éléments imbriqués les uns dans les autres, en gros c'est principalement le cholestérol, qui avec la petite clé qui va activer tout ça, l'hormone thyroïdienne T3. le P450 et la fonction mitochondriale qui est hyper important. Donc, ces quatre éléments-là, ce sont des éléments clés dans le cadre de la production de la synthèse hormonelle.

  • Speaker #1

    Oui, exactement. Donc, du coup, là, si on revient à notre... Hop, le cerveau a donné l'ordre. Ensuite, dans les glandes surrénales, dans les gonades, on va produire des hormones. On a besoin de tout ce que tu as évoqué. Donc là, les femmes qui ont des problèmes hormonaux, il faut se poser les bonnes questions avec tout ce qu'on a vu jusque-là.

  • Speaker #0

    et déjà d'essayer d'optimiser tout ça clairement alors qu'est-ce que ça veut dire on va pas aller dans les traitements mais qu'est-ce que ça veut dire pour toi d'optimiser tout ça sachant que ce qu'on vient de dire c'est quand même assez complexe et que c'est pas forcément hyper concret

  • Speaker #1

    effectivement c'est compliqué comme je disais je ne peux pas donner de valeur parce que c'est une vision globale par exemple une hormone thyroïdienne T3 il faut que je pose des questions à la personne pour voir si on a des symptômes qui sont hypothyroïdiques c'est vraiment une

  • Speaker #0

    je dirais une vue d'ensemble mais en tout cas je te coupe mais quand tu dis qu'il faut que la personne,

  • Speaker #1

    la sportive fasse attention à ces éléments là toute seule elle ne pourra pas le faire elle ne pourra pas se sentir diagnostiquée elle va avoir un peu de mal je dirais c'est sûr qu'elle va avoir un peu de mal mais donc effectivement il faut se faire accompagner mais déjà on revient sur la carence en fer le nombre de femmes qui me contactent et qui me disent je sais que j'ai un problème avec le fer déjà réglez ce problème là déjà ça sera une épine de moins dans le pied tu vois à un moment donné il faut aussi procéder un petit peu par étape parce que sinon oui, sinon il faut se faire accompagner par quelqu'un qui maîtrise le sujet de A à Z et qui est capable de regarder tous les éléments mais déjà je dirais dans un premier temps tu vois le cholestérol manger suffisamment de lipides saturés un peu de cholestérol dans l'alimentation ça c'est simple le fer on corrige ça c'est simple la viande rouge notamment oui la viande rouge effectivement

  • Speaker #0

    et puis après tu vas te retrouver chez les athlètes qui ont un gros volume d'entraînement à devoir supplémenter il n'y a pas trop de choix ok très bien petite conclusion sur cette synthèse hormonale Seb avant de passer à la partie au focus thyroïdien

  • Speaker #1

    alors c'est ce qu'on a dit juste avant c'est qu'il faut s'assurer qu'on n'a pas de carence micronutritionnelle sur tout ce qu'on a évoqué pour que la synthèse de prénolone se fasse correctement c'est aussi simple que ça et donc pour

  • Speaker #0

    s'assurer de ça il faut faire forcément une analyse biologique assez poussée parce que ça clairement on est d'accord que ces éléments là dont tu parles l'atelier 3, le P405 enfin le le fer, la fonction mitochondriale le Q10 notamment c'est des choses qu'on peut pas avoir sur une prise de sang que donne le médecin tu vas peut-être avoir quelques infos la T3 c'est rare le cholestérol tu l'auras, le fer aussi mais tu t'arrêteras là ok très bien tu voulais donc là c'était les deux grandes parties pour qu'on comprenne un peu le fonctionnement général de comment fonctionnent les hormones féminines et masculines aussi mais bon là c'était plutôt focus féminin merci Tu voulais faire un focus assez important, voire très important sur la thyroïde.

  • Speaker #1

    Oui, exactement. Parce que très souvent, il y a une hypothyroïdie cachée à côté du problème hormonal. Et ça, c'est un petit peu aussi mon cheval de bataille. Je vais râler un petit peu juste après. La thyroïde, c'est notre régulateur du métabolisme. C'est le frein à l'accélérateur.

  • Speaker #0

    en gros c'est ça qui système sympathique parasympathique ça a un rapport ou pas du tout ?

  • Speaker #1

    non c'est pas exactement ça c'est plutôt alors oui il y a le système sympathique parasympathique qui va aussi avoir un rôle mais là c'est aussi un rôle où la T3 elle va aller s'activer sur des récepteurs dans des cellules pour par exemple la température corporelle pour le rythme cardiaque pour accélérer ou non le système digestif c'est vraiment un régulateur un régulateur et c'est exactement le bon terme un régulateur métabolique et

  • Speaker #0

    qui agit sur et elle est produite elle sort entre guillemets de manière un peu péjorative, elle sort d'où cette hormone ?

  • Speaker #1

    de la thyroïde au niveau du cou on a une glande thyroïdienne et c'est exactement la même chose que la commande centrale on a un axe hypothalamo-hypophysio-thyroïdien qui le cerveau demande à la thyroïde de produire des hormones et donc du coup on a exactement la même chose que tout à l'heure avec les ovaires et les testicules le cerveau décide c'est à dire que si le cerveau il a des warnings pas assez d'alimentation trop de sport trop de stress etc etc warning warning je régule le métabolisme à la baisse Et du coup, tu te retrouves avec des problématiques chez la sportive qui sont la commande centrale qui va potentiellement poser problème, exactement pour les hormones stéroïdiennes qu'on a vues juste avant. Et après, il y a un point important aussi, c'est les carences nutritionnelles liées à la thyroïde. Parce que ça, je les vois quasiment systématiquement. L'iode, par exemple. globalement dans l'alimentation on va retrouver dans les produits de la mer on va les retrouver dans les oeufs grosso modo c'est un petit peu ça il y en a un peu dans d'autres sources, les algues etc mais ce n'est pas des choses qu'on consomme vraiment régulièrement donc la carence en iode déjà c'est un point important parce que on a un besoin d'iode pour synthétiser les hormones thyroïdiennes c'est 4 atomes d'iode, c'est 3 atomes d'iode pas d'iode, pas d'hormones thyroïdiennes Ensuite, on a besoin de sélénium pour la conversion T4-T3, on a besoin de zinc, on a besoin de vitamina et de vitamine D, ça c'est pour la partie récepteur, je ne vais pas donner trop de détails là-dessus. Mais globalement, c'est des carences, le sélénium et le zinc.

  • Speaker #0

    qu'on croise très régulièrement. Et d'autant plus chez le sportif pour le sélénium et le zinc. Parce que c'est des nutriments dont on a besoin pour la gestion du stress oxydatif. Le stress oxydatif est augmenté chez le sportif. On produit plus de radicaux libres, donc on a besoin de plus de nutriments. Et donc en fait, je retrouve quasi systématiquement des carences en zinc et en sélénium quand je fais des bilans.

  • Speaker #1

    Est-ce que, juste sur la question qui va popper dans la tête de certaines auditrices et auditeurs, quand tu dis j'ai des carences de certains de ces éléments-là on est d'accord que ces carences, tu as dit que tu ne parlais pas de chiffres tout à l'heure, mais c'est relatif à des valeurs normées qui sont établies par l'OMS notamment, c'est ça ?

  • Speaker #0

    Alors, oui et non. je voulais en parler un peu plus tard, mais je vais peut-être faire la petite aparté maintenant, il y a les normes des labos. C'est-à-dire que le labo, dans une partie des paramètres, c'est des normes que je ne discute pas, les hemoglobines par exemple, etc. Là, il n'y a pas de débat. Par contre, dès qu'on arrive sur des choses, hormonales notamment, et là, je pensais pour les parties micronutriments, les normes, c'est des normes stats. C'est-à-dire qu'il n'y a pas de différence entre... Parfois, il n'y a même pas de différence entre une homme et une femme, par exemple. Il n'y a pas de différence en fonction de l'âge. Il n'y a pas de différence sportif-pas sportif. et il y a aussi une autre problématique c'est que vu que c'était des micronutriments qui ne sont pas cherchés en routine classique quand on fait une prise de sang de routine, on ne va pas vérifier un zinc du coup on va vérifier un zinc peut-être après 2-3 prises de sang donc si on cherche quelque chose, c'est que la personne potentiellement elle a un problème donc il y a quand même plus de chances qu'on se retrouve avec une anomalie de ce côté là donc quand on s'intéresse au fonctionnement de la partie hormonale, on va plutôt fonctionner avec des normes santé qui, là, sont basées sur des études scientifiques, etc. Et c'est pareil, ça va aussi dépendre d'une globalité. Je prends le sélénium, par exemple. Parfois, il faut aller assez haut dans la norme, même en haut de la norme, vraiment en haut de la norme, pour qu'il y ait une bonne conversion T4-T3. peut-être qu'avec d'autres athlètes ça sera peut-être un petit peu en dessous peut-être au dessus de la moitié de la norme ça sera ok mais là en fait il se pose la question qu'on disait tout à l'heure, il faut avoir une vue globale d'ensemble et pas regarder ligne à ligne très bien,

  • Speaker #1

    c'est absolument clair tu parlais de cette fameuse fonction thyroïdienne donc tu as parlé des carences nutritionnelles et le fameux comment la sportive peut faire pour savoir s'il y a un souci de ce niveau là alors là c'est un gros sujet parce qu'en fait

  • Speaker #0

    les préconisations officielles de la HAS, la Haute Autorité de Santé, et comment les médecins ont été formés, c'est qu'on dose la TSH. Doser la TSH, en fait, c'est l'axe. Tout à l'heure, on a parlé de l'axe vers les gonades, c'est la LH et la FSH. La TSH, c'est l'axe entre le cerveau et la thyroïde, pour dire à la thyroïde de produire. Et en fait, il est là tout le problème, chez le sportif. Parce que si l'axe est réduit à la baisse par un mécanisme de protection qu'on a évoqué tout à l'heure, dans la première partie, la TSH va se retrouver basse, normale. Mais ça ne veut pas dire qu'il y a suffisamment d'hormones thyroïdiennes. Parce que le cerveau est régulé à la baisse pour se protéger. Je vais prendre l'exemple de ma petite conductrice en voiture. La TSH serait un petit peu le pied sur l'accélérateur de la voiture. On appuie sur l'accélérateur, on produit de la TSH, ça demande au moteur d'accélérer pour que la thyroïde produise. On relâche l'accélérateur ou on freine, ça ralentit le moteur, la thyroïde ralentit sa production. Le problème, c'est qu'avec ce mécanisme-là, en regardant que le pied sur l'accélérateur, est-ce que ça te dit comment tourne le moteur ? S'il n'y a pas assez d'essence ? le moteur tournera peut-être pas tu peux appuyer comme tu veux sur l'accélérateur peu importe le niveau peut-être que le moteur tournera pas, il n'y aura pas d'hormone suroïdienne et donc du coup uniquement se baser sur la TSH et surtout chez le sportif en fait t'es occulté une grosse partie de l'équation parce qu'on a vu juste avant dans la synthèse hormonale il nous faut de la T3 Donc du coup, une hypothyroïdie parce que mécanisme de protection par exemple, ou parce que carence, pas assez de T3, on n'aura pas assez de prénolone, et derrière toute la cascade qui défile. Pas assez d'oestrogène, pas assez de testo, pas assez de progestérone, etc. Donc en fait, ça c'est important. Et le problème, c'est qu'en médecine générale, les médecins restent bloqués sur la TSH. Je bataille très régulièrement avec le sujet.

  • Speaker #1

    On a bataillé ensemble récemment d'ailleurs avec Virginie.

  • Speaker #0

    Exactement. C'est malheureusement un peu le problème. Mais c'est une vision restrictive de juste l'axe. Est-ce que le cerveau dit ? ou non de produire. Mais ça ne veut pas dire que la thyroïde produit et ça ne veut pas dire qu'il n'y a pas un mécanisme de protection qui régule tout à la baisse. On a dit que c'est le frein à l'accélérateur. Si le cerveau dit non parce qu'il y a les carences, parce qu'il y a tout un tas de raisons qu'on a évoquées avant, la TSH peut être OK, mais il n'y a pas assez d'hormones thyroïdales.

  • Speaker #1

    donc ça c'est vraiment pour resynthétiser pour récapituler un petit peu ce que tu viens de dire sur le focus de la thyroïde c'est un élément qui est hyper important qui peut être lié aux carences nutritionnelles et il faut être hyper attentif à aller plus loin que le simple dosage de la TSH pour vérifier si ça fonctionne correctement ce qui est donné principalement par les docteurs d'une ère générale

  • Speaker #0

    clairement après il faut se faire accompagner sur cette partie là on a aussi de la chance en France on peut aller au labo demander ce qu'on veut donc on peut aller doser une T3 et une T4 alors après il faut savoir quoi en faire mais quand j'accompagne des sportifs que le médecin n'a pas voulu doser le sportif il va payer sa T4 T3 et après derrière je travaille dessus je regarde s'il y a besoin de faire des choses et c'est un indicateur je redonne juste un petit exemple mais une TSH basse ou ok dans la norme, mais plutôt norme basse, avec peu d'hormones thyroïdiennes, ça veut dire warning au niveau du cerveau, ça veut dire qu'il est en mode protection et qu'il faut faire quelque chose dans l'alimentation. C'est aussi ça qu'il faut comprendre. Ce n'est pas tout le temps le cas, pareil, il faut une vision globale.

  • Speaker #1

    Dernier point, dernier focus sur le stress, et notamment le cortisol.

  • Speaker #0

    Oui, exactement. Alors le cortisol qu'on va appeler l'hormone du stress, mais aussi peut-être l'hormone de l'adaptation, Mais ce qu'il faut comprendre, c'est qu'on va sécréter du cortisol. Là, je vais plutôt faire un focus stress pour le sportif. En fait, le cortisol vient de la même hormone mère, qui est la prégnénolone. Tout ce qu'on a vu tout à l'heure, on synthétise, on a de la prégnénolone et toute notre cascade. Et en fait, le problème, ça va être quand on va devoir synthétiser beaucoup de cortisol. Parce qu'en fait, on va piquer, on parle de vol de prégnénolone. Du coup, la voie du cortisol va devenir prioritaire. Donc, il y a comme une fuite si tu veux, toute la prégnénolone part vers la voie du cortisol et après il n'y en a plus suffisamment pour descendre dans la cascade et amener suffisamment d'oestrogènes, progestérone, testostérone, etc. Alors là, le cortisol va être augmenté dans plusieurs cas. On a le stress mental par exemple, du stress au boulot, du stress perso, quelqu'un dans son entourage qui est malade, etc. Voilà, ça c'est facile à comprendre. Mais après, il y a aussi des stress physiques. Et ça, chez le sportif, c'est un grand, grand classique. Quand on fait des séances d'intensité, proche de SV2 et au-dessus, on va s'expréter beaucoup de cortisol. On fait des bains froids, on sécrète du cortisol. On fait du zone intermittent, on sécrète du cortisol. Et en fait, plus, plus, plus, plus, au bout d'un moment, on sécrète des grosses quantités de cortisol. Il y a aussi le déficit énergétique, surtout glucidique, qui va faire sécréter du cortisol, aussi en plus dans un rôle un peu particulier, néoglucogénèse, etc. Je ne vais pas rentrer dans le détail.

  • Speaker #1

    je pose la question du coup est-ce que c'est mal on dit souvent que pour créer une évolution dans le cadre du corps humain il faut lui procurer un stress pour qu'il s'adapte, créer des adaptations là toi t'es en train de dire qu'il y a stress mais quand c'est trop de stress ça va plus

  • Speaker #0

    Exactement, c'est une super remarque que tu fais là. On en avait un peu discuté en off la semaine dernière, mais il faut effectivement créer des adaptations. Si on prend l'entraînement que tu maîtrises bien, tu vas aller créer des adaptations en faisant des séances à VMA, PMA, au seuil, etc. pour que l'athlète s'adapte et progresse. mais en fait il faut pas tomber dans le surentraînement dans le cadre d'entraînement que tu maîtrises bien et bah là c'est un peu pareil avec le cortisol on a besoin de cortisol pour vivre c'est normal d'en sécréter mais il faut pas toujours aller plus, toujours plus ça c'est quand même un grand classique tu vois maintenant le monde de l'ultra, le monde du trail tu vois on courait pas des ultras peut-être il y a 10-15 ans, maintenant c'est devenu presque sympa d'en discuter à la machine à café avec les collègues le marathon c'est un entraînement c'est le marathon sur sur et du coup tu te retrouves avec des athlètes qui enchaînent plusieurs ultras dans l'année qui ne mangent pas assez etc etc et tout ça cumulé va avoir un rôle important sur la pré-néolone qui va être moins disponible mais il y a aussi un autre point important qui est souvent oublié c'est que pour sécréter du cortisol, là c'est plutôt la version pro que je veux parler, pour sécréter du cortisol, on a l'axe avec la CRH qui va faire sécréter du cortisol. Et en fait, la CRH va inhiber la GNRH qui est l'axe avant l'ILH et l'IFSH pour générer nos hormones stéroïdes. Donc du coup, quand on sécrète du cortisol, trop de cortisol, à la fois on pique la prégnédolone, on n'en a plus assez, et à la fois on réduit l'axe. on se retrouve avec une LH et une UFSAS plus basse et donc du coup on va demander encore de produire moins à nos gonades, aux ovaires du coup Alors, là, je dirais, cette partie-là, elle est assez simple à comprendre. Il faut arrêter de vouloir en faire toujours plus.

  • Speaker #1

    Et toujours plus à haute intensité.

  • Speaker #0

    Oui, toujours plus à haute intensité et toujours plus aussi à manger toujours moins, toujours plus sec, toujours du stress en plus, les bains froids, mais il y a d'autres types de stress, l'altitude, etc. Tu vois, il faut arrêter de vouloir toujours plus. Oui, ça passera chez certains, mais c'est une minorité, clairement.

  • Speaker #1

    Pourtant les bains froids on dit que c'est une révolution Après je sais pas si c'est Il y a de plus en plus de Solutions de bains froids De sociétés qui se créent là dessus Toi ton point de vue là

  • Speaker #0

    Oui oui mais je pense que c'est En fait c'est comme tout faut pas en abuser Oui c'est une bonne solution pour la récup et l'adaptation etc Comme le show pareil Mais c'est toujours une question d'équilibre il ne faut pas en abuser c'est aussi simple que ça en tout cas ne pas le cumuler avec 4-5 séances d'intense dans la semaine ne pas manger assez

  • Speaker #1

    3 bains froids tout comme on ne planifie pas une semaine d'entraînement avec 5 entraînements à haute intensité et un entraînement en zone 2 ça va fonctionner 2 semaines mais à la 3ème ça va être compliqué et encore

  • Speaker #0

    c'est intéressant donc conclusion sur le focus stress ne pas vouloir toujours en faire plus il faut être vigilant je dirais sur cette partie là ça reste quand même en règle générale à chaque fois que je vois des aménorrhées profondes c'est à dire que vraiment l'axe il est vraiment coupé mais vraiment il n'y a quasiment plus rien, le cerveau ne veut plus rien entendre il y a un très très gros stress derrière et pas un stress mental c'est pas le boulot c'est tout ce qu'on a évoqué avant donc en fait si on corrige pas ça on a beau corriger la synthèse avec cholestérol tout ce qu'on a dit dans le chapitre d'avant on a beau corriger la thyroïde si on corrige pas ça ça changera pas grand chose à notre problème

  • Speaker #1

    Ok, donc on voit que c'est un problème multifactoriel, qui peut être multifactoriel, un déficit énergétique, des problématiques hormonales liées notamment avec l'absence ou l'insuffisance de cholestérol, de consommation de lipides, d'augmentation de stress trop intense, trop régulier. Il y a beaucoup d'indéficits en fer, notamment. On voit qu'il y a beaucoup, beaucoup de choses qui peuvent expliquer tout ça. C'est vrai que quand on... L'argument qui tue, enfin qui tue, l'argument qui revient souvent pour ces sujets-là de micronutrition, etc., c'est de dire à un moment donné, et je l'ai entendu à de nombreuses reprises, notamment dans la communauté, c'est, moi, de toute façon, du moment que j'ai rien, que tout va bien, moi, je fais pas d'analyse sanguine, je m'en occupe pas. Moi, j'aurais quand même tendance à dire, et je pense que ça tombe un peu sous le sens, Alors là, je fais un peu une conclusion à ma sauce pour l'instant, ce n'est pas le moment de la conclusion, mais je voulais quand même le dire. On est quand même dans un sport particulier. avec des heures d'entraînement qui sont élevées, nombreuses, avec des stress qui sont répétés, avec des situations, on pense notamment à l'état dans lequel est notre corps après un ultra où on peut considérer presque qu'on est en état d'inflammation généralisée. Je pense qu'on ne peut pas nous, ce ultra-trailer qui fait beaucoup d'heures d'entraînement, comme une... C'est vraiment à part ? Est-ce que tu peux en parler de ça ?

  • Speaker #0

    Oui, exactement, je suis d'accord avec toi. Il faut vraiment faire le job sur cette partie-là. C'est ce qu'on disait un petit peu sur les nouvelles tendances. Un marathon, c'est presque une sortie longue. Mais des athlètes qui ont un niveau lambda, et ce n'est pas péjoratif quand je dis ça, j'insiste, mais qui s'entraînent 10-15 heures semaine. avec un job à côté, avec des enfants, avec une femme, si c'est des hommes, ou à l'inverse, avec un mari, et potentiellement aussi la charge mentale qui va avec. En fait, on ne se rend pas compte, mais c'est quand même compliqué de mener tout ça de front.

  • Speaker #1

    Déjà, en soi, de base, sans le sport, c'est compliqué.

  • Speaker #0

    Oui, et en plus, tu te rajoutes 10-15 heures par semaine, c'est aussi peut-être pourquoi, aujourd'hui, on a de plus en plus, même si les langues se délient, comme on disait tout à l'heure, mais à un moment donné, clairement, il faut que les gens fassent attention.

  • Speaker #1

    Trop, ça peut être trop.

  • Speaker #0

    Ah oui, clairement.

  • Speaker #1

    Tu voulais parler aussi d'un sujet hyper important chez toi, là encore un sujet qui tient à cœur, c'est le SOPK, ce que tu citais tout à l'heure, c'est le syndrome des ovaires polycystiques. Est-ce que tu peux en dire deux mots ?

  • Speaker #0

    Je vais essayer de faire rapide. En gros, ça touche entre 5 et 10 des femmes. L'origine du problème, il est dans un déséquilibre hormonal entre les hormones mâles, les androgènes, et les hormones femmes, oestrogènes, progestérone. Et en fait, on parle d'hyperandrogénie quand on a trop d'hormones masculines. Et soit l'hyperandrogénie est réelle, soit elle est relative. Je ne vais pas rentrer plus dans le détail sur cette partie-là. Et en fait, le problème, c'est que cette hyperandrogénie, elle va stopper la maturation folliculaire au niveau des ovaires. Du coup, on n'a pas d'ovulation, une ovulation qui est tardive, des cycles très longs. Et on se retrouve du coup avec, entre guillemets, des gros gros gros guillemets, des kystes folliculaires. ce n'est pas vraiment des kystes, c'est simplement que la maturation des follicules s'est arrêtée. Du coup, ils sont visibles quand on fait une imagerie, une épigraphie, etc. En fait, là, c'est un sujet qui me tient effectivement à cœur parce qu'il y a une différence entre les SOPK qu'on va trouver chez les sédentaires qui est en grande partie, ce n'est pas le seul cas, attention, on ne va pas faire de généralité, mais c'est en grande partie lié à une hyperinsulinisme, une résistance à l'insuline. Mais le problème, c'est que chez la sportive, il n'y a pas ou peu de résistance à l'insuline parce qu'en fait, le sport va augmenter notre sensibilité à l'insuline. Donc du coup, il n'y a quasiment jamais d'hyperinsulinisme. Ça m'est arrivé dernièrement, mais c'était un cas un peu particulier. Mais sinon, ça arrive très peu. Et en fait, le problème, c'est que les pros de santé, ils restent focus sur cet hyperinsulinisme qu'ils ont chez les non-sportifs. Et donc, du coup, ils vont proposer des solutions. Alors, parfois, la pilule, ça, ça m'énerve. On en a discuté tout à l'heure. Mais ils vont parfois proposer des solutions pour résoudre l'hyperinsulinisme. Mais en fait, il n'y en a pas. Et ils vont parfois proposer aux athlètes de manger moins de glucides. potentiellement c'est une des sources du problème du coup ça va empirer le problème donner des compléments alimentaires et tout ça vient avec le fait de préconiser de manger moins de glucides parce que l'hyperinsulinisme c'est le pré-diabète autant pour moi et donc du coup le principe de base ça va être hyperinsulinisme on réduit les glucides mais le problème il est pas là il y en a besoin chez le sportif et puis il n'y a pas d'hyperinsulinisme mais j'insiste

  • Speaker #1

    Que toi tu constates par encore une fois des valeurs, des analyses très poussées, tu constates que pour ce fameux SOPK, ça ne vient pas de cet hyperinsulinisme parce que justement en tant que sportif, de sportive, on est sans arrêt en train de solliciter la...

  • Speaker #0

    la glycémie,

  • Speaker #1

    les réserves de glycogène et donc du coup on n'est pas soumis à ça et donc c'est important de le dire et j'ai eu deux cas deux athlètes avec des SOPK dernièrement et je leur ai fait doser le HOMA le HOMA c'est le reflet de la résistance en insuline il

  • Speaker #0

    n'y avait pas de résistance en insuline j'étais sûr mais au moins vu le public, etc., l'activité physique, il y avait quasiment peu de chances, mais je vais préférer vérifier. Ils ont été chez le pro de santé. Le pro de santé a dit Sopk, résistance à l'insuline, tenez le complément alimentaire qui va bien. Sauf qu'en fait, il n'y avait pas de résistance à l'insuline. J'insiste. Donc, le complément alimentaire, c'est pisser dans un violon.

  • Speaker #1

    Et le gars avait l'info qu'il n'y avait pas de résistance à l'insuline ?

  • Speaker #0

    Il ne l'a pas vérifié. Il part du principe qu'en fait, Sopk... c'est forcément résistance à l'insuline mais il y a d'autres causes c'est là où j'en fais un peu mon cheval de bataille il faut chercher la cause et pas s'arrêter qu'à l'hyperinsulinisme il n'y en a pas forcément et du coup chez la sportive le problème il est souvent d'une hyperandrogénie qu'on dit relative c'est à dire qu'il n'y a pas forcément trop de testo,

  • Speaker #1

    trop d'androgène il n'y a pas assez d'ostrogène exactement,

  • Speaker #0

    tu as tout compris il n'y a pas assez d'ostrogène pour contrebalancer donc proportionnellement le taux de testo augmente enfin en proportion exactement, tu as tout compris et donc du coup le problème c'est qu'il faut corriger les oestrogènes trop bas le coupable c'est pas la testo ok et du coup on en revient à ce qu'on a dit depuis le début est-ce que c'est un problème d'axe est-ce que c'est un problème de sécrétion hormonale est-ce que c'est un problème d'hypothyroïdie est-ce que c'est un problème de stress faut comprendre on dézoome et on essaie de recomprendre d'où ça part pour reprendre le problème à la source exactement et ça c'est un grand classique tous les cas de SOPK que j'ai vu c'est des sportifs c'est des sportives tu es arrivé pardon hum C'était ça, une hyperandrogénie relative.

  • Speaker #1

    Et toi, c'est des choses sur lesquelles tu arrives à agir concrètement ? Tu vois clairement, suite à tes modifications de régime alimentaire que tu peux donner aux sportives, tu vois vraiment des réels impacts très nets sur les aménorés, les taux hormonaux, etc. C'est vraiment quelque chose que tu constates ?

  • Speaker #0

    Oui, clairement. clairement des aménorrhées j'en ai régulièrement qui s'inversent c'est toujours un peu long plus l'aménorrhée a été longue plus c'est compliqué c'est comme les tendinopathies plus la tendinopathie traîne et plus c'est dur de la faire passer exactement mais clairement oui j'ai déjà mis quelques stories Instagram sur le sujet avec des inversions et des SOPK de la même manière je pense à une athlète elle se reconnaîtra si elle écoute mais qui avait ces cycles 2-3 fois par an et On a corrigé l'alimentation, on a corrigé les carences, on a fait ce qu'il fallait. Là, ça doit faire huit mois. Elle a eu tous ses cycles en huit mois. Voilà. Donc, ce n'est pas parfait encore, parce que je pense que les cycles sont encore un peu longs, à mon goût, même s'il n'y a plus de syndrome prémenstruel. Là, on est reparti sur un bilan qu'elle devrait m'envoyer sous peu. On va voir ce que ça donne. Après, je vais affiner ce qu'on avait déjà mis en place. Mais globalement, oui. Alors, je ne vais pas donner de faux espoirs, par contre, bien évidemment, parce que déjà, s'il y a des causes médicales, comme je disais tout à l'heure, ce n'est pas de mon ressort. Mais ce que je voudrais que les femmes comprennent, c'est qu'il faut chercher, en fait. Il ne faut pas s'arrêter à qu'on vous dise, vous ne voulez pas de bébé, donc ce n'est pas grave, vos problèmes hormonaux. Vous n'avez pas de règles, vous n'avez pas de bébé, ce n'est pas grave. parce qu'il y a les conséquences qu'avaient évoquées Blandine et Marion dans le podcast sur le Red S et c'est des conséquences santé à long terme et du coup il ne faut pas se laisser entendre ça je ne suis vraiment pas d'accord je pense qu'il faut creuser le sujet c'est

  • Speaker #1

    un peu de ton point de vue j'utiliserais deux expressions un peu choc mais c'est un peu un pansement sur une arme de bois ou mettre la poussière dans le tapis exactement c'est exactement ça oui Bon, sur le bilan sanguin, de manière un peu générale, on l'a parlé tout à l'heure, notamment en ce qui concerne les normes et tout, et on va réinsister là-dessus quand même, c'est qu'on est un pays, comme tu dis, au top là-dessus sur l'aspect santé, on ne va pas se mentir, sur les moyens qu'on a pour... pour déterminer si on est malade ou pas, on a accès à la santé de manière assez facile, on va dire, globalement. Oui,

  • Speaker #0

    il est plus en charge derrière.

  • Speaker #1

    Voilà, si on parle pas des cas particuliers. Mais globalement, il faut se rendre compte quand même que sur ces sujets-là, et encore une fois dans un cadre aussi particulier que la pratique des sports d'endurance, et notamment en ultra-endurance, se limiter à une prise de sang d'un médecin généraliste qui ne maîtrise pas le sujet, de manière un peu générale, sauf des médecins formés, qui sont rares. c'est assez trop limité.

  • Speaker #0

    Oui, clairement. Et là, il faut que les pros de santé se rendent compte de leurs limites. Clairement. on vient me voir pour une grippe, je ne sais pas ce qu'il faut donner comme médicament, ce n'est pas mon boulot, je n'en sais fichtrement rien. Par contre, à un moment donné, je pense que quand il y a des problèmes hormonaux, je maîtrise suffisamment le sujet pour savoir ce qu'il faut regarder et chercher. Et c'est ça qui me gêne un peu, c'est que je vois passer des bilans où on dit à la personne, il n'y a rien. mais en fait on n'a pas cherché il n'y a rien dans le bilan, il y a trois lignes alors qu'il faudrait beaucoup plus en fait il faudrait là je ne vais peut-être pas me faire des amis mais en fait il faut écouter la personne quand elle vient vous dire qu'elle a des problèmes pas dans sa tête, si la personne elle perd ses cheveux qu'elle est fatiguée, qu'elle n'a plus de cycle depuis des années, à un moment donné il faut écouter vraiment il faut prendre en compte ce qu'elle dit et il faut creuser le sujet, alors après je peux entendre que Le pro de santé, il n'a pas le temps. Parce qu'il ne faut pas pleurer à quelques dizaines d'euros la consulte. On n'a pas le temps de passer trois heures. quand je fais des bilans, quand je travaille sur des parties hormonales, il y a plusieurs heures de boulot, clairement. Et à un moment donné, le médecin, il n'a pas le temps, en 10 minutes, de checker tout ça. Donc lui, il va au plus simple.

  • Speaker #1

    La deuxième question derrière ça, c'est est-ce qu'il y a aujourd'hui un réseau ou une structuration ou une prise en compte de la problématique qui permettrait à un médecin de pouvoir s'appuyer sur une liste par exemple de gens qui sont formés à ce sujet ? Je ne suis pas super solide.

  • Speaker #0

    Non, clairement pas. Ils vont réorienter souvent vers l'endocrino. Et encore, c'est parfois un peu compliqué. Il faut que le sportif insiste deux, trois, quatre fois pour avoir la possibilité d'avoir une préco pour aller chez l'endocrino. Mais après, l'endocrino, il faut aussi tomber sur quelqu'un qui maîtrise. Il y a des endocrinos qui sont spécialisés diabète. Ils voient un sportif. Parfois, ils ne vont même pas faire une différence entre un coureur de long et un coureur qui fait du semi-marathon ou même qui court sur piste. alors que les impacts physiologiques n'ont absolument rien à voir et hormonaux oui clairement mon médecin G il est persuadé que je cours sur route alors que j'ai jamais fait de marathon et je fais du long en trail pour le coup, mais j'ai beau lui avoir expliqué plusieurs fois, en fait elle comprend, pour le coup elle saisit pas, et pourtant l'impact derrière il est très très important après attention,

  • Speaker #1

    je pense que t'iras dans mon sens, on est pas là pour taper du tout sur les médecins généralistes ils sont là pour détecter des pathologies on va dire pour être la première chaîne du maillon qui va permettre de détecter des anomalies à aucun moment ils peuvent être formés en tout un médecin généraliste c'est pas quelqu'un qui sait tout sur tout au contraire donc on n'est pas du tout là pour leur taper dessus par contre il faut que les auditrices en l'occurrence soient

  • Speaker #0

    bien conscients que c'est pas chez le médecin généraliste qu'ils vont trouver la solution à leur problème il faut que le médecin généraliste il réoriente le médecin généraliste je lui tape pas dessus c'est normal qu'ils savent pas c'est pas son job par contre il faut qu'il écoute la sportive, il faut qu'il arrive à réorienter vers la bonne personne. C'est aussi simple que ça, très honnêtement.

  • Speaker #1

    Sur le bilan sanguin, alors moi je vais partager un peu mon expérience, même si c'est vrai que ce n'est pas celui d'une femme, enfin, pas que je sache. On a fait un bilan sanguin ensemble parce que, comme je le disais, j'avais eu des petits soucis liés à ma préparation à l'ultra de Madère l'année dernière, où j'avais constaté des différentes anomalies, des différents problèmes de fonctionnement, notamment en lien avec la libido, la testostérone. Alors je suis très... Voilà, je le dis de manière très ouverte, je suis très ouvert là-dessus. Et donc on a fait des tests poussés, on s'est aperçu qu'effectivement, comme je pense une grande majorité des hommes dans ce cas-là, il y avait un souci de testostérone parce que l'endurance, notamment l'ultra-endurance et le volume à outrance agit sur cet aspect-là. Donc je vous partage ça, ce n'est pas le sujet de l'épisode, mais c'est pour dire que... Voilà, ces analyses poussées qui permettent de déterminer un peu globalement le profil d'une situation. Comme tu le disais tout à l'heure, et ça je pense que tu y tiens beaucoup, c'est avoir une vision globale avec tout un tas de paramètres qui permettent de... de comparer, de faire comme une espèce de travail de détective presque.

  • Speaker #0

    C'est exactement ça.

  • Speaker #1

    Et en comparant avec pas uniquement les valeurs qui ont été relevées pendant les prises de sang, mais aussi avec ce que te dit le patient, la personne qui est en face.

  • Speaker #0

    Oui, exactement. C'est important d'avoir… C'est exactement ce que tu dis. En fait, c'est vraiment une… détective un petit peu tu prends plein d'infos que ça soit ce que mange la personne tu vas poser plein de questions sur plein de sujets, je te les ai posés ça va assez loin dans la vie privée et ensuite le bilan sanguin il va venir que confirmer on pourrait parfois presque faire ça qu'avec les questions et le mode de vie de la personne. Mais le bilan sanguin, il vient là, hop, ça confirme. Du coup, je sais exactement ce que je dois modifier dans le mode de vie, dans l'alimentation, parce que j'insiste. je ne touche qu'à ça je n'ai aucun droit de prescrire des traitements hormonaux etc je ne touche qu'à la partie alimentation,

  • Speaker #1

    micronutrition et phyto très clair si on veut passer à la partie conclusion générale est-ce que tu peux récapituler les 2-3 points clés de notre discussion alors les points clés ils sont je

  • Speaker #0

    dirais que les interactions en fait elles sont nombreuses. On a vu que ça part du cerveau, déjà pour commencer, donc il faut, je ne vais pas tout réénumérer, mais il faut que le cerveau soit ok, je dirais, pour ne pas être en mode survie, ne pas être en mode... Je limite parce que je n'ai plus de batterie, parce que je manque de masse grasse, parce que je ne mange pas assez, parce que je fais trop de sport, etc. Ensuite, on a toute la partie synthèse hormonale, avec les carences associées qu'on a évoquées, avec la mitochondrie, etc. On a ensuite fait le focus sur la thyroïde, qui est important parce que quasi systématiquement, il y a un problème sous-jacent d'hypothyroïdie, et l'hypothyroïdie est souvent légère. Donc en fait, souvent elle est un petit peu occultée, et on n'y fait pas attention alors qu'elle est très importante. Et après le focus stress, comme on a dit. Et puis, ça je dirais, j'ai expliqué un petit peu comment ça fonctionne. Mais il faut... on l'a dit plusieurs fois, il faut vraiment avoir une vue d'ensemble. Parce que les carences nutritionnelles, elles n'expliquent pas tout. Il faut aussi aller travailler sur le stress et tout ce qu'on a évoqué au fil de la discussion. Et je dirais, tu l'as évoqué tout à l'heure, même si j'ai essayé de donner des éléments de réponse pour que les femmes, elles puissent un peu s'en sortir toutes seules. Parce que je pense que malheureusement, il n'y a pas assez de personnes formées sur le sujet. Donc en fait, à un moment donné, elle se retrouve un peu face à elle-même. C'est malheureusement comme ça. Parce que, toutes les raisons qu'on a évoquées juste avant sur les prises en charge, où on n'est pas capable de réorienter. Et puis les personnes qui maîtrisent, il y en a globalement peut-être pas assez. Et du coup, j'ai quand même essayé de donner des éléments. pour qu'elles avancent. Mais après, à un moment donné, oui, il faut quand même essayer de se faire accompagner par quelqu'un. Parce que c'est un sujet, tu vois, on a essayé de le simplifier. mais il y a peut-être des dizaines de sous-autres causes que je n'ai pas évoquées. Je ne peux pas évoquer. On pourrait faire un podcast, une formation en hormonaux, c'est plusieurs journées avec plusieurs centaines de slides de formation. Tu ne peux pas résumer ça en une heure, une heure et demie. Là, j'ai essayé d'évoquer les cas que je vois quasi systématiquement pour que les femmes, ça leur donne des pistes vraiment. Ça me tient à cœur parce que…

  • Speaker #1

    j'ai des demandes tellement systématiques que ça devient compliqué à gérer et aujourd'hui toi on va le dire clairement tu ne pourrais pas orienter vers d'autres spécialistes que tu sens en capacité d'aider

  • Speaker #0

    les femmes si je le fais un petit peu mais c'est toujours un peu compliqué parce que souvent elles viennent par recommandation chez Orey et elles veulent que ça s'en va qu'ils m'en occupent mais je... donc c'est toujours un peu compliqué et du coup parfois les femmes me disent je préfère attendre 2 mois ou 3 mois que j'ai une place qui se libère plutôt que je réoriente est-ce que je peux quand même poser la question au cas où mais est-ce qu'il y a un

  • Speaker #1

    site ou un lien qui nous permettrait un peu d'avoir au moins des contacts qui nous rapprocheraient de ce type de professionnels de santé là des outils je sais pas

  • Speaker #0

    Je te dirais non. Il y a un livre très bien de Guénaëlle Abéguilé sur Wonder Ovulation. Je ne sais plus le titre. Je crois que le titre du livre, c'est ça. Clairement, je recommande à toutes les femmes qui ont des problèmes hormonaux de lire ce livre. J'ai même un athlète Qui est coach Qui l'a acheté pour Comprendre comment fonctionne le cycle féminin Pour pouvoir mieux Suivre ses sportifs J'ai trouvé ça très bien Et ensuite il l'a offert à sa femme Pour que sa femme creuse le sujet pour elle-même Mais ça clairement Ce livre là Je pourrais te mettre le lien Pour que tu mettes dans les notes de l'épisode C'est une bible Il y a il y a beaucoup d'infos que j'ai données là qui sont résumées dans le livre j'invente rien ça sort pas de mon imagination tout ce que j'ai évoqué là ça sort des études ça sort de formation tu pratiques aussi exactement après il y a aussi du coup la page Instagram pareil, Genel, Abéguilé, Wonder, Ovulation, qui est une mine d'infos. Mais après, globalement, je dirais que c'est un peu le bouc à oreille, malheureusement, qui fait qu'on se retrouve avec, par exemple, il y a des personnes qui vont très bien gérer l'endométriose, mais qui vont moins maîtriser la partie troubles hormonaux chez une sportive d'endurance, parce qu'on est quand même, comme tu le disais tout à l'heure,

  • Speaker #1

    c'est un sport très particulier absolument ça c'est clair que je pense qu'on va conclure là dessus c'est que encore une fois j'insiste ne sous-estimons pas l'impact de notre sport de la pratique du sport d'endurance à haut volume d'entraînement et de et de temps c'est clair qu'aujourd'hui on a quand même tendance à avoir des gens qui ont déjà des vies bien remplies et qui essayent d'avoir les mêmes volumes d'entraînement que les élites sachant qu'on n'a pas tous le même emploi du temps bien qu'il y ait beaucoup d'élites qui travaillent aussi en parallèle ça c'est clair on est dans un dans un sport assez particulier où il ne faudrait pas qu'on banalise on a essayé sur le podcast de ne pas trop banaliser l'ultra mais je pense que c'est aussi intéressant de mettre en avant le fait que ce sport est particulier dans les impacts et les conséquences que ça peut avoir sur la santé générale et ça c'est peut-être un peu tabou aujourd'hui de le dire mais il faut en parler

  • Speaker #0

    Ouais je suis d'accord avec toi Je dis souvent qu'à partir d'un certain volume horaire On est plus sur un sport santé Faut pas se le cacher J'aime pas généraliser Ça va dépendre des personnes Mais peut-être au-dessus de 15h

  • Speaker #1

    Bon ça va je suis à la limite

  • Speaker #0

    Et après ça va aussi dépendre De comment tu le fais Dans ta saison C'est 15h sur un bloc du prépa particulier Exactement c'est ok si derrière tu récupères de ton ultra c'est ok mais si t'es à 15-20h toute l'année tout le temps non c'est pas 10% c'est pas tenable je partage à long terme je partage

  • Speaker #1

    c'est hyper important de choisir ses objectifs de ne pas en choisir trop de couper, de sectionner sa saison en plusieurs parties pour pouvoir faire des temps forts, des temps faibles pour régénérer je suis assez d'accord, c'est peut-être tabou de le dire mais non, l'ultra ou le traillon on n'est plus dans du sport santé on peut avoir un axe de réflexion Assez qualitatif dans le sens où, comme j'estime le faire moi, faire une analyse de sang assez régulière pour voir s'il n'y a pas des trucs trop déconnants et puis s'intéresser surtout à ce qu'on fait, parce que c'est vrai que, d'un point de vue un peu simpliste, on pourrait dire, moi je vais bien, tout va bien, un peu à l'image de ce que tout le monde dit, c'est-à-dire, moi je mange bien, je fais ce qu'il faut, mais en fait, si on regarde un peu plus près, on se rend compte que... comme tu le disais tout à l'heure aussi la politique de truche et surtout les conséquences elles peuvent arriver plus tard et à bout de rang quoi oui clairement donc c'était hyper intéressant j'espère que ça n'a pas été trop pointu et trop technique en tout cas moi je me suis régalé j'espère que ça répondra à certaines des questions ça alertera peut-être aussi certaines sportives qui seraient éventuellement dans ce cas là qu'est-ce que tu voudrais clôturer pour

  • Speaker #0

    terminer cet épisode je voudrais te remercier déjà parce que c'est un sujet compliqué je ne sais pas si ça va faire beaucoup d'audience ça parlera peut-être à tous les hommes avec plaisir mais tu vois c'est peut-être pas le sujet à la mode mais en fait si ça peut aider des femmes ça me suffit c'est

  • Speaker #1

    top ce que tu fais, merci pour tout merci encore une fois pour ton soutien dans la communauté Seb, c'est un vrai plaisir d'échanger avec toi, en plus je tiens à le dire t'es pas à avoir de partage dans la communauté ceux qui sont dans les patrons le savent et je tenais à te remercier pour ça

  • Speaker #0

    Avec plaisir, c'est normal.

  • Speaker #1

    Bonne soirée.

  • Speaker #0

    Merci à toi aussi.

  • Speaker #1

    A très bientôt. Salut. Salut. Et voilà, cet épisode est à présent terminé. J'espère que tu as apprécié cet échange avec Sébastien Dieffenbrom, micro-nutritionniste spécialisé dans les soucis hormonaux, que je remercie énormément, d'une part pour le temps qu'il a accordé au LTP et pour son partage d'expérience et de connaissances, et d'autre part pour soutenir le LTP en étant dans la communauté des Patréons. J'espère que ces échanges ont permis de vous... faire passer quelques messages et de vous apprendre aussi quelques éléments pour vous éviter les principaux pièges dans lesquels on peut tomber. N'hésitez pas également à vous rendre dans les liens en commentaire de l'épisode pour retrouver les différents éléments qui vous permettront de nous contacter, notamment en consultant le document qui a été mis à disposition par Sébastien Deffenbrom qui récapitule les principaux éléments que nous avons abordés dans cet épisode. et surtout n'hésitez pas à nous contacter si vous souhaitez à letstrile08.com je me ferai un plaisir de transférer vos messages à monsieur Jeffenbron Si tu souhaites nous rejoindre sur les réseaux sociaux, rendez-vous sur Facebook ou Instagram à Let's Try le podcast. Tu peux également me suivre à titre perso sur Facebook, Instagram, LinkedIn ou Strava à Nicolas Guilleneuve. Et si tu veux aider le LTP, n'hésite pas à te rendre sur les plateformes Apple Podcasts et Spotify à y mettre 5 petites étoiles et un petit commentaire. Si tu veux également aider le LTP, n'hésite pas à parler du podcast autour de toi. Ça augmente la... la communauté des auditrices et des auditeurs du LTP. Et puis enfin, si tu veux vraiment aider de manière significative le LTP, rendez-vous sur patreon.com slash letstrylepodcast pour aider financièrement le LTP et puis pour intégrer cette magnifique communauté. J'espère te retrouver pour un prochain numéro du Let's Try le Podcast. Et d'ici là, n'oublie pas, si tu penses que c'est impossible, fais-le pour te prouver que tu avais tort. Salut, salut !

  • Speaker #0

    Sous-titrage Soci

Description

Dans cet épisode #228 et sous format demande conseil, j'ai souhaité, sous les conseils de Sébastien Diefenbronn : Micro-nutritionniste spécialisé dans les sports d'endurance, approfondir la problématique des déséquilibres hormonaux que peuvent engendrer la pratique des sports d'endurance à haute volumétrie.

Cet épisode vient donc en complément de l'épisode LTP#185 avec Blandine L'Hirondelle et Marion Delespierre dont le sujet était le syndrome RED-S et dans lequel nous évoquions les conséquences du déficit calorique sur le fonctionnement global de l'organisme.

Ce nouvel échange nous permettra donc d'approfondir les conséquences sur l'équilibre hormonal que peuvent avoir des volumes d'entrainement trop importants, des séances d'intensité trop répétitives ou encore une alimentation déséquilibrée et non adaptée à la pratique sportive.

Ce sujet particulièrement sensible, tabou et extrêmement présent dans notre milieu (Sébastien a souhaité faire cet épisode pour tirer la sonnette d'alarme), souffre, en plus du manque de connaissances et de formation des personnels de santé, d'une grande complexité et de conséquences qui peuvent être constatées à moyen ou long terme et dont les causes sont difficilement identifiables sans un suivi poussé.

L'objectif de cet échange est également de mettre en avant un sujet important : La pratique des sports d'endurance à haut volume peut-elle être considérée comme du sport santé ?Nous sommes en droit d'en douter tant les conséquences sur l'organisme peuvent être nombreuses (hormonal, équilibre nerveux, fatigue chronique, baisse de libido...)

Il est donc plus qu'important de ne pas sous estimer les signaux d'alerte et de prendre conscience des conséquences d'une pratique sportive impactant notablement l'organisme. Cet échange ne se veut pas donneur de leçons mais a pour but d'alerter sur les nombreux cas de terrain que rencontrent Sébastien et nombre d'entraineur(se)s ou préparateurs physiques et d'aider celles et ceux qui souffrent de dysfonctionnements en apportant des informations porteuses d'espoir. J'espère que vous apprécierez cet épisode !!!

N'hésitez pas à nous solliciter par mail à letstrail08@gmail.com pour toute question complémentaire.

Bonne écoute et merci encore pour votre fidélité au LTP !!!

Liens entendus dans l'épisode :

Document récapitulatif en lien avec l'épisode effectué par Sébastien Diefenbronn

Livre Guénaëlle Abéguilé : Troubles hormonaux - Reprenez le pouvoir ! SPM, endométriose, SOPK, TDPM, hypofertilité

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Aucune publicité n'est diffusée sur le LTP

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Transcription

  • Speaker #0

    Sous-titrage ST'501

  • Speaker #1

    Salut à toi, je suis extrêmement heureux de te retrouver pour un nouveau numéro du Let's Try Podcast, le podcast 100% consacré à la pratique et à la communauté du trail running. J'espère que tu vas bien, que tu te portes bien. Je vais te présenter l'épisode et l'invité et le suivi dont il est question. Dans quelques instants, juste après le traditionnel remerciement à tous les soutiens participatifs du podcast qui constituent la communauté des Patreons. Pour rappel, cette communauté... fais en sorte de soutenir le LTP à partir de quelques euros par mois et on peut échanger, on partage au travers de différents moyens de communication comme des groupes WhatsApp, comme des week-ends annuels. On a différents outils de communication, notamment la traditionnelle vidéo mensuelle qui nous permet d'échanger, de faire des retours sur les épisodes, etc. Le groupe vit bien, le groupe vit très bien dans cette communauté et si tu souhaites nous rejoindre, c'est sur patreon.com slash let's try le podcast. Je veux remercier les nouveaux arrivants dans la communauté qui ne sont autres que Mathieu Gomez, Philippe Cruz Rosa, Alexandre Rousseau, Émilie NTT, Régis Coudert et Mélanie 2013. Merci à tout le monde. Merci à celles et ceux qui nous ont rejoints dans cette communauté. C'est vraiment un geste fort de sens et qui me touche énormément et qui me pousse à continuer à vous proposer du contenu. allez passons maintenant à la présentation de l'invité du jour et du sujet du jour dans cet épisode j'ai souhaité faire appel de nouveau à un des micro-nutritionnistes qui qui travaille énormément dans le milieu du trail running actuellement et qui m'interroge, c'est Sébastien Diffenbron, qui est également d'ailleurs patron, je le remercie de tout cœur. Et nous allons parler d'un sujet qui est un cœur à Sébastien, puisque c'est lui qui m'a sollicité pour partager ses connaissances et pour aller un peu plus en détail dans les soucis hormonaux liés à la pratique des sports d'endurance, et notamment pour les femmes. Et donc, dans cet épisode, nous allons parler... au-delà et en complément de ce qui avait été dit par Olandine Girondel et Marion Delespierre sur le sujet du syndrome Red S, je vous renvoie à l'épisode numéro 185. Nous avons souhaité approfondir un peu ce sujet pour aller un peu plus en détail sur notamment l'aspect nutriments, quels peuvent être également les éléments qui peuvent accentuer ces problématiques hormonaux liées à la pratique des sports d'endurance. Et vous allez entendre cet épisode est assez complémentaire au numéro 185 et vraiment n'hésitez pas à nous solliciter par mail pour avoir des compléments d'informations nous essaierons de répondre à vos interrogations de la manière la plus claire et la plus rapide possible donc n'hésitez pas à nous envoyer un mail allez après cette introduction je vous laisse profiter de cet échange sur les troubles hormonaux féminins dans le cadre des pratiques de sport d'endurance avec Sébastien Dieffenbron bonne écoute salut Seb je te remercie énormément de nous retrouver une nouvelle fois sur le podcast comment tu vas ?

  • Speaker #0

    Salut, ça va très bien et toi ? De te retrouver

  • Speaker #1

    On peut le dire clairement tu fais partie officiellement des soutiens participatifs du podcast donc on échange énormément en dehors de ces épisodes là tu alimentes bien la communauté donc je te remercie pour ça et puis je te remercie énormément pour ton soutien T'étais intervenu à plusieurs reprises dans le LTP, notamment sur un épisode qui avait fait pas mal parler sur le sojum

  • Speaker #0

    t'avais eu des retours sur cet épisode là toi de ton côté oui j'ai eu des très bons retours sur ce sujet sur ce podcast qui avait pas mal aidé les gens effectivement parce que ça reste un sujet malheureusement

  • Speaker #1

    pas assez pris au sérieux dans le ravito surtout sur Dulon comme on en avait discuté à l'époque et puis donc là aujourd'hui avant de présenter le sujet je te laisse un petit peu pour ceux qui te connaissent pas celles et ceux qui te connaissent pas Dresse-moi un petit peu le portrait de qui tu es,

  • Speaker #0

    ceux qui n'ont pas écouté le précédent épisode sur le sodium. Qui es-tu Seb ? mon job premier sur cette partie-là. Et puis ensuite, de fil en aiguille, c'est là où on en arrive à ce podcast où je me suis intéressé au sujet que je vais te laisser peut-être présenter.

  • Speaker #1

    Tout à fait. Alors, on va parler des soucis hormonaux féminins en lien avec les sports d'endurance, principalement. Tu me dis si je me trompe. Et pourquoi t'as souhaité Déjà explique nous Pourquoi particulièrement ce sujet T'intéresse particulièrement Le sujet des problèmes hormonaux féminins

  • Speaker #0

    Alors en fait J'accompagne des sportifs depuis quelques années Sportifs et sportives Et en fait j'ai rapidement vu Qu'il y avait des problèmes hormonaux Et beaucoup plus Chez les sportifs Et en fait, je me retrouvais un petit peu bloqué parce que qu'est-ce que je pouvais faire pour les aider ? Et puis du coup, je me suis retrouvé de... un petit peu de fil et en aiguille, à creuser beaucoup ce sujet il y a quelques années en arrière, aussi pour des raisons personnelles, quelqu'un dans mon entourage aussi qui avait des soucis hormonaux. Et voilà, je me suis formé sur ce sujet aussi il y a quelques années et du coup, je me retrouve en fait avec de plus en plus de problèmes hormonaux chez les femmes sportives. Et... d'autant plus que en fait les langues se délient de plus en plus c'est à dire qu'il y a eu des podcasts il y a des athlètes qui en ont parlé il y a des athlètes qui ont fait des Red S qui en ont parlé des athlètes qui ont des problèmes hormonaux des améliorés etc qui en ont parlé et en fait du coup et ben

  • Speaker #1

    comme ça on se retrouve à en parler de plus en plus les femmes en parlent de plus en plus c'est moins tabou et voilà tout simplement le sujet du Red S est-ce que tu peux rapidement définir ce que c'est on en avait parlé dans un épisode avec Blandine et Marion est-ce que tu peux dans un premier temps définir globalement ce qu'est un Red S alors pour faire simple je dirais que c'est un déficit énergétique et ou

  • Speaker #0

    trop de dépenses énergétiques liées au sport. Pour faire globalement simple, c'est ça. Après, pour rentrer un petit peu dans les conséquences qui avaient bien été développées par Blandine et Marion à l'époque, on a des troubles osseux, des troubles cardiovasculaires, des troubles sur la partie neuropsychique. Je ne détaillerai pas plus, elle l'avait très bien fait à l'époque. Donc là... C'est plutôt dans un but d'aller creuser un petit peu plus le sujet, parce que le Red S, c'est qu'une partie de l'équation. Tu vas voir qu'en fait, ce n'est pas si simple. Ce n'est pas simplement qu'une histoire des calories qui rentrent et qui sortent.

  • Speaker #1

    C'est pour ça que tu avais, suite d'ailleurs à l'épisode 185 qui était sorti en juin 2023 sur ce sujet, on avait dressé un tableau un peu général et les conséquences globales de ce que pouvait être le Red S, on rappelle relative énergie, déficience in sport. Et donc toi, suite à cet épisode, tu m'avais contacté en me disant, oui, c'est vrai que ça pose les bases du sujet. ça pose les bases de la problématique mais malgré tout, toi avec ton expérience et tes connaissances et ta spécialisation notamment au travers de tes formations tu t'es rendu compte que c'était vraiment beaucoup plus complexe qu'un simple déficit calorique qui engendrait ces problématiques là ouais exactement

  • Speaker #0

    Je dirais peut-être dans la moitié des cas, ça suffit. Mais en fait, il reste quand même une autre partie des femmes où ça ne suffira pas. Pour les raisons qu'on va évoquer après, tu vas voir. C'est plus complexe que vraiment des calories. Parce qu'il n'y a pas qu'une histoire de calories, il y a des histoires de... déjà de macronutriments, lucides, protéines, lipides. Si on manque de l'un, de l'autre, etc., on va se retrouver potentiellement, le total calorique est peut-être bon sur la journée, l'apport calorique est peut-être bon, il n'y a peut-être pas trop de sport, mais il manque quand même dans la balance un des macronutriments. Et puis, on va aussi faire d'autres focus au fil de la conversation où on va voir que ce n'est pas qu'une histoire d'alimentation. Il y a aussi d'autres points qui sont importants, notamment le stress, on va en reparler.

  • Speaker #1

    Toi, dans un premier temps, ce que tu peux nous dire de manière un peu générale, ce que tu constates auprès des sportifs que tu suis, les retours que tu as, tu disais que c'est une très bonne chose que la parole se libère, que tu aies de plus en plus de personnes qui reviennent vers toi ou qu'on en parle de plus en plus. Globalement, c'est quoi les constats que tu fais sur l'état de santé un peu général de ces sportifs qui souffrent de ces soucis-là ?

  • Speaker #0

    c'est qu'elles ont beaucoup de mal à se faire accompagner. C'est aussi pour ça que je voulais faire ce podcast avec toi, pour que les femmes puissent un petit peu comprendre comment ça fonctionne. Je vais essayer que ça ne soit pas trop compliqué, mais j'aimerais bien quand même que ce podcast soit écouté par des professionnels de santé. que ce soit des médecins, des médecins du sport, des gynécologues, etc. pour qu'ils puissent mieux aider les sportifs. Parce qu'en fait, la problématique, c'est que... il y a quand même une grosse différence entre une sportive et notamment une sportive d'endurance et une sédentaire dans la prise en charge des problèmes hormonaux. Et malheureusement, j'en ai beaucoup qui viennent me voir où en fait, ils ne se sont pas aidés et ils se retrouvent dans des impasses où on ne leur propose rien en fait. Ou on leur propose, on en discutera peut-être après, mais de prendre la pilule. Ou on leur propose, j'ai eu le cas il y a encore deux semaines, on a dit à l'athlète, arrêtez de faire du sport.

  • Speaker #1

    je pense pas que ça soit une solution donc c'est encore une fois c'est super positif, merci déjà d'avoir fait confiance au podcast pour parler de ça effectivement ça va être un sujet et un épisode assez technique on vous prévient d'ores et déjà, on va essayer comme on le disait juste avant de commencer l'enregistrement Seb on va essayer de recontextualiser un petit peu avec des exemples tu vas essayer de recontextualiser avec des exemples relativement simple pour essayer de comprendre le plus possible, mais il est clair que là, on est en train de parler des systèmes hormonaux qui sont assez complexes. Moi, j'avoue que je ne maîtrise pas le sujet, et c'est d'ailleurs pour ça que tu es là. Donc, il va falloir être attentif, mais malgré tout, on va essayer de simplifier un petit peu tout ça. On va essayer de séparer l'épisode en deux grands thèmes principaux pour comprendre déjà comment ça fonctionne. On va parler dans un premier temps de la commande centrale. Est-ce que tu peux parler, Seb, dans un premier temps, de ce qu'est la combinaison centrale ? Pourquoi on parle de ça dans un premier temps ?

  • Speaker #0

    Alors, en gros, c'est le cerveau qui va donner l'ordre de faire la stimulation des différentes glandes endocrines qu'on a dans le corps. C'est-à-dire que tout part du cerveau. Le cerveau décide de donner l'ordre à telle ou telle glande, et c'est ces glandes-là qui vont sécréter les hormones. Alors là, un petit peu de technique, mais en fait, on va parler d'axes. On parle d'axes hypothalamophysio-ovariens. Donc, c'est l'axe entre le cerveau et les ovaires chez la femme. On a l'axe vers les glandes surrénales. On a l'axe vers les testicules chez l'homme, même si on n'en parlera pas là. On a l'axe vers la thyroïde. Et en fait, à partir de là, c'est là que tout se décide. Le cerveau, en fait, il décide. Est-ce que j'ai besoin de produire des hormones ou non ? Et donc du coup, l'axe, comme j'ai indiqué, il va faire ce travail-là. Si on schématise un petit peu… je reprends l'exemple de ma voiture vous êtes dans votre voiture vous contrôlez votre voiture, vous conduisez votre voiture le cerveau c'est vous dans la voiture vous allez décider, je mets le clignotant, j'accélère, je freine c'est ça la commande centrale pour simplifier donc ça sera la première partie,

  • Speaker #1

    on va rentrer un peu plus en détail juste après et puis dans un deuxième temps on va parler de la synthèse hormonale ou de la stéroïdogenèse est-ce que tu peux nous expliquer globalement ce que c'est ?

  • Speaker #0

    Alors, une fois que le cerveau a décidé de faire cette action d'on va produire des hormones, on a nos glandes endocrines qui vont les produire, justement, ces hormones. Et là, c'est un petit peu le mécanisme de comment est-ce qu'on produit ces hormones, à partir de quoi on va les fabriquer, les différents micronutriments, les différentes choses, petites briques, petits légaux qu'on a besoin pour fabriquer ces hormones.

  • Speaker #1

    Très clair. Juste, je voulais savoir si tu pourras nous mettre à disposition un petit document qui regroupe tous ces éléments-là, qu'on mettra en lien dans le descriptif du podcast pour y avoir accès et pour y revenir dessus. Oui, Si c'est possible, comme ça, ça permettra aux gens qui vraiment veulent s'y pencher d'avoir un support. Et puis, je tiens à préciser quand même que tu l'as bien précisé dans le cadre de la préparation avant l'épisode, les causes médicales ne seront pas évoquées. Est-ce que tu peux préciser cet aspect-là ?

  • Speaker #0

    Oui, exactement. Ça, c'est un point très important. Je ne suis pas médecin. C'est-à-dire que quand on peut avoir des causes, des problématiques médicales, par exemple un adénome hypophysaire qui cause des problèmes au niveau de l'hypophyse et donc au niveau de la commande centrale, ça, c'est de l'ordre médical. Ce n'est pas de mon ressort. Moi, je ne m'en occupe pas. Par contre, tout ce qu'on va évoquer là, en fait, c'est le fonctionnement, comment vraiment ça fonctionne. c'est que des mécanismes qui sont entrelacés entre eux, et qui sont modulables via la micronutrition, via de la phyto, via tout un tas de petites choses dans la vie de tous les jours, la gestion du stress, etc. On en discutera, qui vont permettre d'améliorer le fonctionnement. Donc tout ce qui est cause médicale, par contre, ça, ce n'est pas mon sujet.

  • Speaker #1

    Très clair.

  • Speaker #0

    Mais par contre, la majorité des cas, très honnêtement, donc... tous les cas qui arrivent jusqu'à moi, ce n'est pas des causes médicales.

  • Speaker #1

    Au moins, le warning est mis en place et c'est bien de le faire. Allez, on va commencer dans un premier temps par parler de cette fameuse commande centrale. Tu as expliqué un peu le grand principe. Est-ce que tu peux rentrer un peu plus dans le détail et pourquoi c'est important dans le cadre de ce non-trop-pas ? Et d'ailleurs, je tiens à rajouter encore une fois en précisant que là, on se limite aux soucis hormonaux féminins. On est bien d'accord ?

  • Speaker #0

    Ouais, on est bien d'accord. Après, j'avais eu une petite question il y a quelques jours si on traiterait aussi du masculin. Très honnêtement, le masculin, c'est plus simple que le féminin. Donc en fait, tout ce que je vais évoquer là, les grands principes seront les mêmes pour l'homme, vraiment. C'est juste que j'ai préféré faire un focus féminin, déjà parce que c'est une problématique qui est avant tout féminine, il ne faut pas se le cacher. Donc à un moment donné, il faut arrêter de voir ça du côté que masculin. Ce n'est pas parce que je suis un homme que je vais traiter les problèmes. uniquement masculin, je traite à 90% des problèmes hormonaux féminins et c'est normal de parler uniquement de ce sujet là pour le coup mais les hommes qui veulent écouter c'est bien évidemment très intéressant parce que dans les grands principes c'est exactement la même chose très clair,

  • Speaker #1

    allez on part sur cette fameuse commande centrale, qu'est-ce que c'est plus précisément Sam ?

  • Speaker #0

    Alors du coup, le cerveau décide, comme je disais tout à l'heure, avec l'axe qui va demander aux glandes endocrines de produire. Donc on va avoir... chez la femme, les ovaires. Les ovaires, ils vont produire des oestrogènes, de la progestérone et de la testostérone.

  • Speaker #1

    Tu dis oestrogène, c'est l'ostrogène en fait ?

  • Speaker #0

    Oui, l'estrogène, exactement. Progestérone, testo, ça c'est important parce que ça fait partie d'une harmonie chez la femme. Ça c'est important de le comprendre. Autant chez l'homme, on a une très grande partie de testo et un tout petit peu d'ostrogène. Chez la femme, on a plutôt l'inverse. plus d'ostrogène, de la testo en moins grande partie et de la progestérone. Mais c'est une symphonie à trois. Ensuite, on a les glandes surrénales qui vont, elles, sécréter du cortisol, de l'aldostérone, de la DHEA et aussi un petit peu de testostérone. Et on a la glande thyroïde qui va produire essentiellement de la T4 et un petit peu de T3. Une fois que notre cerveau a demandé à ces glandes-là de faire le job, ensuite, c'est libéré dans la circulation sanguine et ces hormones vont aller jouer un rôle un petit peu partout dans l'organisme sur des cellules cibles. Donc ça, c'est important aussi de comprendre. C'est-à-dire que ça avait été d'ailleurs évoqué dans le... dans le podcast avec Marion et puis Blandine. C'est-à-dire que, comme on a dit tout à l'heure, ne serait-ce que sur la santé cardiovasculaire, sur la santé osseuse, etc., les oestrogènes vont avoir un rôle. Les oestrogènes n'ont pas seulement un rôle au niveau ovarien, ils ont un rôle global dans le système, dans le système complet que peut être la femme.

  • Speaker #1

    Très clair. Quelles peuvent être les problématiques chez les sportives ?

  • Speaker #0

    Alors... les problématiques, là on va retrouver un petit peu ce qu'on a dans le Red S effectivement c'est à dire le déficit énergétique ou l'excès de dépense ça clairement c'est déjà la base c'est pas lié le déficit énergétique et l'excès de dépense c'est l'un entraîne l'autre ouais exactement, l'un entraîne l'autre mais parfois on peut avoir un déficit énergétique et avoir une dépense énergétique mais qui est vraiment lié à un gros déficit et la personne s'entraîne peu, 4-5 heures semaine par exemple par contre on va aussi avoir des personnes qui mangent quand même beaucoup mais qui s'entraînent 20-25 heures trop par rapport à ce qu'elles mangent voilà, trop par rapport à ce qu'elles mangent donc c'est pour ça que c'est un peu un et ou potentiellement c'est plutôt une question de balance qu'il faut prendre en compte ensuite on a le taux de masse grasse aussi qui va jouer son rôle parce que la masse graisseuse elle sécrète une hormone, la leptine qui va aller stimuler l'axe. C'est-à-dire que si on a suffisamment de masse grasse, le cerveau se dit c'est OK, j'ai suffisamment de réserve je peux me permettre de demander à mes glandes endocrines de produire des hormones.

  • Speaker #1

    Juste, je veux juste préciser Seb, tu me confirmes bien que pour un compétiteur ou un athlète, un sportif en gros, entraîner pour une femme c'est de 14 à 20% de masse grasse, c'est ça ? Sous

  • Speaker #0

    C'est toujours compliqué de donner des chiffres. D'ailleurs, c'est une très bonne remarque. Tu verras que je ne vais pas donner de chiffres dans le podcast, que ce soit des chiffres à la biologie sanguine, que ce soit des chiffres… Peu importe, parce qu'en fait, il faut voir dans un contexte global. On y reviendra dessus. Mais globalement, chez la femme, je te dirais plutôt, peut-être qu'il y en a 16, 17, 18 et jusqu'à effectivement un peu plus. Et puis, chez l'homme, on m'a dit qu'on n'en parlait pas. mais c'est aussi personne dépendant. C'est une très bonne remarque d'ailleurs, parce que souvent, on va me dire, Intel a un taux de masse grasse très bas, et pourtant, elle n'a pas de problème. Déjà, qui te dit qu'elle n'a pas de problème ? Ça, c'est le premier point. Parce que force est de constater que parfois, le jeu un petit peu des réseaux sociaux font que, même s'il y a de plus en plus d'athlètes qui en parlent, il y a aussi des athlètes qui n'en parlent pas. Et pour le coup, je pense qu'il ne faut pas se comparer. Quand on a des problèmes hormonaux, vraiment, il ne faut pas se comparer avec le voisin ou la voisine. Parce que peut-être que la voisine, elle a un taux de masse grasse à 15% et elle n'a pas de problème. Mais peut-être que... soit, s'il y a des problèmes hormonaux, peut-être qu'il faudrait être à 18. Donc ça, c'est important.

  • Speaker #1

    Très clair. Il y a un autre axe aussi, tu voulais rajouter quelque chose sur le taux de masse grasse ?

  • Speaker #0

    Non, le taux de masse grasse, je pense que c'est assez simple à comprendre.

  • Speaker #1

    Il y a aussi la notion de déficit de glucides, a priori. Oui.

  • Speaker #0

    Oui, exactement. Parce que je vois régulièrement des athlètes qui mangent beaucoup, des belles assiettes, beaucoup de légumes et puis des grosses quantités de légumes, vraiment. Mais le problème, c'est qu'il n'y a pas assez de glucides. Et là, c'est pareil. L'axe hypothalamo-hypophysio-ovarien, il a besoin aussi de glucides pour donner l'ordre de produire suffisamment d'hormones. Donc, le déficit en glucides, c'est aussi une vraie problématique. et quand on a un gros volume d'entraînement il ne faut pas hésiter à en mettre des quantités parfois qui peuvent paraître indécentes dans l'assiette alors bien évidemment à moduler en fonction de l'athlète tout le monde n'a pas la même tolérance au glucide mais là je pense qu'il faut essayer de se faire un petit peu accompagner sur ce point pour ne pas miser en gros une athlète qui s'entraîne 15-20 heures semaine il ne faut pas miser sur 3 fruits et quelques cuillères de riz clairement ça ne suffira pas

  • Speaker #1

    tu pourras nous donner des ordres de grandeur alors du coup tu as dit que non mais est-ce que tu pourrais nous donner des ordres de grandeur, des proportions de ce qu'on doit manger en termes de glucides,

  • Speaker #0

    lipides et protéines plus loin ou je peux en parler maintenant c'est je dirais une généralité même si j'aime pas ce mot là parce que plus j'accompagne des athlètes plus je me rends compte qu'en fait ça fonctionne pas bien, comme son nom l'indique, c'est des généralités et donc en fait on se retrouve quand on a des athlètes qui ne rentrent pas dans les cases et bien qu'est-ce qu'on fait ? On est bien obligé d'aller ailleurs mais globalement je dirais à peu près 50% des apports en glucides une quinzaine de pourcents de protéines ou à peu près

  • Speaker #1

    1,8 g par kg de poids de corps et le reste on comble avec les lipides ok et est-ce que la proportion de protéines doit augmenter avec l'âge ou pas ?

  • Speaker #0

    Oui, la proportion de protéines doit bien évidemment augmenter à l'éclat, mais plutôt quand on atteint après la ménopause. Donc là, ça ne pose plus le problème, même si on peut avoir des problèmes à la ménopause, mais ça ne rentre pas dans le cadre d'améliorer.

  • Speaker #1

    Je voudrais revenir un petit peu, Seb, juste deux points en avant. C'est le fameux déficit d'apport énergétique, donc de calories, tout simplement. Je pense qu'en fait, moi, ce que j'ai remarqué d'un point de vue personnel, et on en reparlera un petit peu à la fin pour que je partage un peu mon expérience mais j'ai de mon point de vue pris conscience récemment en étant accompagné par toi qu'il y avait une dissonance une incapacité de mon point de vue tout du moins personnel à me rendre compte de ce que je mangeais de ce que représentait ce que je mangeais en termes de calories est-ce que toi c'est quelque chose que tu constates de manière un peu générale pour ce que tu vois

  • Speaker #0

    Clairement, j'en discute souvent avec un coach, je peux le citer, Nico Martin, on en discute souvent. Parce qu'en fait, dans 99% des athlètes que je vois passer, hommes ou femmes, tout confondu, il n'y a jamais assez dans l'assiette. Tout le temps. Alors, bien évidemment, je ne parle pas de la personne qui a un petit volume d'entraînement, et ce n'est pas péjoratif quand je dis ça.

  • Speaker #1

    Qu'est-ce que tu appelles le petit volume d'entraînement pour simplifier ?

  • Speaker #0

    2, 3, 4 heures. Là, en général, il n'y a pas trop de problème. Mais dès qu'on commence à être sur 7-8 heures, c'est-à-dire au moins une heure par jour, thématiquement j'ai pas assez dans l'assiette

  • Speaker #1

    95% des cas ouais c'est frappant en gros t'es en train de me dire que d'après ton constat qui date pas d'hier c'est le premier souci le déficit calorique c'est le premier souci du sportif d'endurance oui clairement

  • Speaker #0

    Nico dirait même que plus tu t'entraînes plus c'est compliqué d'aller combler tes d'aller combler tes apports. Et clairement, il a raison. Quand on s'entraîne 20-25 heures semaine, à un moment donné, on a clairement une problématique de ne pas pouvoir manger assez.

  • Speaker #1

    Ce qui est surprenant dans ce cas-là, c'est qu'effectivement, on se dit que si on ne consomme pas assez de calories, on va forcément mincir, on va maigrir, et puis point. Et on se rend compte que c'est bien plus grave que ça, c'est-à-dire qu'il y a des impacts plus complexes.

  • Speaker #0

    Ouais, exactement. C'est là, du coup, ça permet de revenir sur la partie commande centrale. En fait, le cerveau, il va réguler un petit peu. Il va ralentir cette communication, il va ralentir l'axe comme mécanisme de protection. Parce qu'en fait, il faut voir ça. Je vais schématiser avec un exemple que j'avais entendu, que j'aime bien. C'est comme un téléphone portable. Quand tu n'as plus de batterie. ça arrive à 15%, le téléphone, il va couper des applications en fond. Tu peux toujours téléphoner, tu peux toujours envoyer un SMS. Donc, l'homme, il peut toujours, le cœur bat toujours, le cerveau fonctionne toujours. Par contre, il va enlever des choses qui ne lui semblent pas prioritaires. Clairement, il se met en mode sécurité. Exactement. Exactement. C'est exactement ça. Il se met un petit peu en mode sécurité et puis... il va vraiment couper des choses mais en fait sauf quand on tombe vraiment dans de la dénutrition profonde des cas d'anorexie où là le corps va vraiment descendre très bas mais là c'est des cas particuliers là c'est médical oui exactement mais sinon tu vas toujours te retrouver avec le poids va descendre et au bout d'un moment ça ne descendra pas plus bas par contre tu vas te retrouver avec peut-être une fatigue chronique tu vas te retrouver avec des problèmes de troubles hormonaux, une aménorée etc etc

  • Speaker #1

    très clair c'est ce que moi encore une fois je partagerai mon expérience plus tard mais c'est clairement ce que j'ai vécu lors de ma préparation au mute l'année dernière on parle des problèmes hormonaux féminins mais moi je peux dire pour l'avoir vécu l'année dernière que ça a aussi des impacts sur les hommes tu parles aussi des problématiques chez les sportives d'excès de stress est-ce que tu peux en parler de ça ?

  • Speaker #0

    Ouais exactement, on va en rediscuter un petit peu plus loin Mais clairement le stress Et quand on parle de stress, c'est pas forcément le stress Qu'on peut percevoir C'est pas le stress du boulot Le stress de son mari qui fout rien à la maison Etc etc C'est aussi des stress Je détaillerai pas plus pour le moment Mais c'est aussi des stress physiques Et métaboliques Et on en rediscutera juste après Mais clairement ça va avoir un impact sur l'axe Et la commande centrale En cas fait Je reviens à ma petite conductrice dans sa voiture. En fait, si vous êtes un petit peu stressé par votre environnement, potentiellement, vous allez rouler moins vite. Votre taux de masse grasse est faible, faible à vos apports énergétiques. On peut voir ça comme il n'y a plus d'essence dans le réservoir de la voiture. On ne roule pas à 180 sur l'autoroute. Qu'est-ce qu'on fait ? On se met à 90, 70, on ralentit tout le métabolisme. On coupe tout ce qu'on doit couper pour pouvoir faire rouler la voiture. Là, c'est pareil. Le corps humain, il fait la même chose.

  • Speaker #1

    Donc en gros, si on revient un petit peu sur la conclusion de cette fameuse commande centrale, toi, est-ce que tu appelles ça la tour de contrôle qui pilote un peu ? C'est le cockpit de notre organisme.

  • Speaker #0

    Oui, c'est le cerveau qui décide. Il a plein de petits capteurs et puis il décide en fonction de tout un tas de paramètres de est-ce que je reviens à ma voiture, est-ce que je mets le clignotant, est-ce que j'accélère, est-ce que je freine, est-ce que je mets les essuie-glaces ? Il fait exactement la même chose sur la partie armadaire.

  • Speaker #1

    Et tout ça, ce sont des phénomènes non réfléchis.

  • Speaker #0

    C'est vital,

  • Speaker #1

    c'est automatique.

  • Speaker #0

    oui oui là tu peux rien faire c'est vraiment totalement en mode automatique de la part du cerveau donc quand tu prends l'analogie avec la voiture où on décide en fait de mettre le clignotant pour aller à gauche, de tourner le volant à droite etc l'analogie elle s'arrête un peu là dans le sens où là clairement on est plutôt sur des réactions qu'on contrôle pas ouais exactement c'est intéressant de le dire la particularité de je pense qu'on va en parler quand même beaucoup et ça c'est quelque chose qui te tient beaucoup à coeur c'est dans ce cadre de cette commande centrale quel

  • Speaker #1

    impact a notamment la pilule ouais ça c'est très important parce que et comme tu dis ça me tient à coeur parce que j'en ai marre là je vais râler un peu mais de voir des professionnels de santé qui proposent la pilule quand ils n'ont pas de solution.

  • Speaker #0

    parfois c'est nécessaire est-ce que tu peux contextualiser un peu ce que tu viens de dire c'est à dire que quand un professionnel de santé reçoit une sportive ou une patiente qui a des problèmes hormonaux il lui conseille volontairement pour simplifier la chose de prendre la pilule c'est ça que tu dis ?

  • Speaker #1

    oui ça arrive régulièrement ça avait été évoqué aussi par Marion et Blandine qui sont médecins qui avaient aussi dit la même chose que ce que je dis là donc c'est pas... je ne suis pas le seul à le dire mais en fait oui clairement dans des cadres d'améliorés, dans des cadres d'autres troubles, on va reparler peut-être du SOPK un petit peu plus tard en fait le médecin ou le gynécologue il va proposer la pilule parce que c'est un cache misère dans ce cadre là parfois il y a besoin d'une pilule contraceptive pour x ou y raison, ça ça ne me regardait pas mais quand il y a des troubles hormonaux il faut comprendre d'où vient le trouble je vais prendre un exemple Si tu as une tendinite, tu mets des anti-inflammatoires, tu ne vas pas garder tes anti-inflammatoires 20 ou 30 ans pour masquer le problème. Il faut peut-être trouver la source du problème. Peut-être que c'est un problème musculaire plus haut, peut-être que c'est tes chaussures, peut-être que c'est X ou Y raison, ta charge d'entraînement, etc. qui font qu'il y a un problème. Donc en fait, il faut creuser le point, mais vraiment creuser le point. et comprendre ce qui se passe et pas s'arrêter à uniquement je coupe tout. En fait, la pilule contraceptive, on met des oestrogènes et de la progestérone et ou de la progestérone de synthèse. Voilà. Et du coup, le cerveau, il coupe parce que c'est plus lui qui décide. Il y a suffisamment. on met suffisamment d'hormones, donc le cerveau n'a plus besoin de plus. Donc il coupe tout, et en fait, il n'y a plus de cycle hormono. C'est un petit peu ça toute la problématique, c'est qu'on ne régularise pas un cycle hormonal avec la pilule, on arrête un cycle hormonal. Ça c'est très important de le signaler.

  • Speaker #0

    Quels impacts ça peut avoir en lien avec ces problèmes hormonaux ?

  • Speaker #1

    C'est qu'on n'a pas résolu le problème de fond ?

  • Speaker #0

    Oui, on est bien d'accord.

  • Speaker #1

    voilà on n'a pas résolu le problème de fond donc le problème c'est que si on a du déficit énergétique excès de stress etc tout ce qu'on a évoqué là et tout ce qu'on va évoquer juste après en fait le problème c'est qu'il n'est pas réglé je reviens à ta tendinite d'Achille tu mets de l'anti-inflammatoire t'as plus de douleur mais

  • Speaker #0

    le problème de fond il n'est pas réglé tout à fait c'est très clair ok pour cette commande centrale est-ce que tu veux rajouter quelque chose Seb sur ce point

  • Speaker #1

    Non, je pense qu'on a fait le tour. C'est la tour de contrôle qui décide, en fonction de tout un tas de petits paramètres, on envoie les hormones ou pas.

  • Speaker #0

    Et ça de manière incontrôlée.

  • Speaker #1

    Exactement.

  • Speaker #0

    On va passer à la synthèse hormonale ou le nom compliqué de l'épisode, la stéroïdogenèse. Allez, je t'en prie. Yes,

  • Speaker #1

    tu le dis encore mieux que moi. Exactement. Du coup, à partir du moment où le cerveau a décidé, il a envoyé des petites commandes. Je vais simplifier. et là j'avais fait ça pour les pros du coup il va demander à nos OVR ici en l'occurrence de produire ces hormones et là aussi c'est très important parce qu'en fait on oublie que le cerveau il envoie la commande mais en fait qu'est-ce qui se passe qu'est-ce qui se passe ensuite pour fabriquer ces hormones. En fait, il y a plein de petites sous-étapes. Il faut voir ça un peu comme un arbre généalogique. C'est-à-dire qu'on a une hormone mère en haut et on va avoir plein de petites choses qui vont par réaction enzymatique, etc. Par cascade, on va se retrouver à la fin avec des oestrogènes, de la progestérone, du cortisol, de la testo, etc. L'hormone mère, on appelle ça la prégnenolone. Et ça, c'est très important parce qu'en fait, c'est elle, cette hormone, qui va être, comme son nom l'indique, mère de toute la cascade qu'on a en dessous. Pour fabriquer cette hormone mère, on a besoin de choses importantes. Je vais vraiment insister là-dessus parce qu'il y a souvent la plupart des problématiques, elles se trouvent quand même globalement ici et pas que dans le déficit énergétique. Pour fabriquer cette prégnanolone, on a besoin de cholestérol. On a besoin d'hormones thyroïdiennes T3. Alors, là, je fais peut-être un petit peu de complexe quelques instants. Oui,

  • Speaker #0

    on a prévenu, donc les gens ne seront pas surpris.

  • Speaker #1

    En fait, on a une protéine qui s'appelle la protéine star qui a besoin de T3 pour s'activer. Donc, si on n'a pas d'hormone thyroïdienne T3, le cholestérol ne va pas rentrer. En tout cas, cette protéine star est un peu moins active et donc, du coup, le cholestérol va avoir plus de mal à rentrer dans la cellule pour faire son job. ensuite on va une fois que le cholestérol est entré on a besoin de faire pour faire fonctionner un cytochrome un cytochrome P450 pour transformer ce cholestérol en prénénolone et

  • Speaker #0

    cette transformation elle se fait au niveau de la mitochondrie et ça aussi la mitochondrie on rappelle c'est les usines à énergie que vous avez dans vos cellules qui transforment l'oxygène en ATP exactement exactement

  • Speaker #1

    Et ça aussi, c'est un point très important. On va y revenir juste après, peut-être dans les raisons de pourquoi c'est un problème chez la sportive. Mais la fonction mitochondriale, elle est essentielle pour convertir le cholestérol en prénédolone.

  • Speaker #0

    Très clair. Si j'ai bien compris, on doit produire une hormone mère par le biais de plusieurs sous-éléments que sont le cholestérol, l'hormone thyroïdienne T3, le fer et la mitochondrie.

  • Speaker #1

    Oui, alors le nutriment de base c'est le cholestérol. Ensuite je dirais que c'est des petites clés ou des petits mécanismes qui vont faire que le cholestérol se transforme. La T3, elle sert à activer une petite porte d'entrée. c'est une clé de serrure on va dire pour que le cholestérol rentre ensuite pour que ton cholestérol se transforme en prénénolone dans la mitochondrie on a besoin d'un cytochrome et en fait le cytochrome pour fonctionner il a besoin de fer ok on

  • Speaker #0

    voit un petit peu le fonctionnement global c'est en fait des cascades liées les unes aux autres quelles peuvent être les problématiques chez les sportives en lien notamment avec le cholestérol ?

  • Speaker #1

    C'est quand même globalement un classique que je vois assez souvent, c'est-à-dire la peur de manger suffisamment de lipides. Autant tout à l'heure, on a parlé de ne pas manger suffisamment de glucides, c'est un vrai souci, mais les lipides également, et les lipides aussi saturés. C'est-à-dire, j'entends régulièrement des petites phrases quand je pose des questions en consulte. Je ne mange pas de fromage, je ne mange pas d'œufs,

  • Speaker #0

    et ça clairement à un moment donné on a quand même un métabolisme qui est fait pour avoir du cholestérol le cholestérol tu peux rappeler dans quoi il est présent hormis les oeufs on le sait les oeufs on le sait mais essentiellement

  • Speaker #1

    dans les oeufs et dans les produits animaux uniquement dans les produits animaux le cholestérol mais après une grande partie va être produit par notre foie Le cholestérol alimentaire a un impact, mais globalement d'un tiers. Le reste va plutôt être en lien avec ce qu'on va consommer en lipides plutôt saturés. Donc le gras plutôt animal. Il y a un peu la coco, mais les études ne sont pas unanimes sur le sujet, sur le fait que ça élève ou non le cholestérol. Par contre, le gras animal, là clairement, oui, les produits laitiers, et puis le gras de bœuf, de poulet, etc.

  • Speaker #0

    Est-ce que tu peux juste faire un petit laïc sur le... On va te poser forcément la question, on te la pose tous les jours j'imagine. Pourquoi aujourd'hui on revient un petit peu sur ces notions de bon et de mauvais cholestérol ? Est-ce que tu peux un peu l'expliquer de manière un peu synthétique ?

  • Speaker #1

    Alors en fait c'est très simple, c'est que ça n'existe pas. Il n'y a pas de bon et de mauvais cholestérol, il n'y en a qu'un seul. Il n'y a qu'une molécule de cholestérol, point barre. C'est juste qu'après c'est une question de transporteur. Tu as le LDL et le HDL qui sont dosés. Il y en a d'autres, VLDL, ILDL, etc. Bref. c'est qu'une question, je dirais, de taille des lipoprotéines et de sens dans lequel ils transportent. En fait, on a un petit peu, malheureusement, je dirais, schématisé le fait que celui qui apporte le cholestérol vers les cellules était... mauvais, alors que celui qui ramenait le cholestérol vers le foie était le bon alors qu'en fait c'est le même cholestérol c'est qu'une question de transport qui n'ont pas la même taille je ne vais pas plus détailler que ça c'est un abus de langage oui exactement qui perdure malheureusement c'est

  • Speaker #0

    les mauvaises habitudes dans la vie dure tu parlais aussi de le cholestérol je crois que c'est bon on a dit que c'était une insuffisance de consommation des lipides saturés notamment Il y a une chose en ligne,

  • Speaker #1

    c'est que l'insuline va avoir un rôle dans la synthèse du cholestérol au niveau du foie, au niveau hépatique. Il faut suffisamment d'insuline pour que le foie synthétise du cholestérol. On a dit juste avant, il y a le cholestérol alimentaire que tu vas manger, mais il y a aussi le foie qui le... qui va le sécréter. Et du coup, c'est globalement une problématique chez les femmes qui mangent peu de produits animaux, tendance VG vegan. Le cholestérol va globalement être bas. Donc ça, c'est un point à surveiller.

  • Speaker #0

    Alors, j'aimerais m'arrêter deux minutes là-dessus. On va être très clair, c'est un sujet qui est très touchy, le végétarisme, le vétérisme, le véganisme, etc. Toi, qu'est-ce que tu aimerais dire ? Il me semble que, alors ce n'est pas forcément le but de rentrer trop dans le débat maintenant, mais toi, on sait que tu as eu beaucoup de remontées, suite notamment à un podcast que tu as fait avec Bertrand Soulier récemment, qu'on salue. sur ce sujet là qu'est-ce que tu voudrais toi là profiter de dire au micro du LTP sur ce sujet là alors je dirais déjà qu'il faut qu'il faut arrêter de donner des

  • Speaker #1

    exemples d'athlètes x, y, z qui seraient potentiellement végés, véganes peut-être qu'ils le sont peut-être qu'ils le sont pas en fait on ne connait rien ils veulent bien montrer ce qu'ils veulent bien montrer mais là c'est la même chose pour d'autres sujets pas forcément liés au véganisme donc déjà il y a ce point là à balayer j'aime pas quand on me dit tel athlète il est végane tel athlète il est cétogène, tel athlète il est xyz ok pourquoi pas peut-être que ça lui convient très bien mais je reviens à ce que je te disais aussi tout à l'heure c'est qu'il ne faut pas se comparer aux voisins parce que malheureusement je vois régulièrement des athlètes qui ont été végés plusieurs années parce que la problématique des carences nutritionnelles qui sont liées au véganisme et au végétarisme elles mettent un petit peu de temps à se mettre en place et au bout de quelques années de toute façon il suffit de faire un petit peu le tour sur les réseaux sociaux il y a beaucoup beaucoup de femmes qui en reviennent après quelques années parce que problèmes hormonaux justement, fatigue chronique etc et en fait elles se sont rendues compte que elles avaient vraiment besoin de consommer des produits animaux tout bêtement donc je dirais qu'il faut être vigilant et on peut pas se complémenter pour oui mais en fait c'est jamais fait c'est jamais fait correctement donc oui on pourrait se complémenter mais alors déjà la liste de compléments attention ça fait un budget tous les mois déjà d'une du genre tu veux préciser en termes de budget entre

  • Speaker #0

    50 et 100 euros par mois je pense pour se complémenter pour ce que toi tu considères être des carences micro-nutrientes de toute façon on ne va pas avoir trop le choix ne serait-ce que la B12,

  • Speaker #1

    l'iode, les oméga 3 le CoQ10 il faudrait même idéalement carnitine et là j'ai fait le minimum déjà

  • Speaker #0

    à ceux qui peuvent te dire que éventuellement alors encore une fois c'est une discussion entre nous à ceux qui peuvent te dire que tu dis ça parce que limite tu aurais peut-être un intérêt à vendre des compléments alimentaires ou avoir des partenaires que ce soit très clair non clairement pas toi si quelqu'un ne doit pas prendre de compléments alimentaires tu vas pas lui en donner

  • Speaker #1

    Ah bah non, clairement pas. Si la personne n'a pas besoin de compléments alimentaires, je ne lui préconise pas de compléments alimentaires, il n'y a aucun problème avec ça. Et je te dirais même que je priorise l'assiette systématiquement. C'est-à-dire que je ne vais pas dire à une personne de prendre des compléments d'oméga-3, par contre, je vais lui dire de consommer des petits poissons gras, clairement, ou des yeux bleus blanqueurs, etc. Donc, bien évidemment qu'il faut prioriser l'assiette, parce que là, en plus, on parle de micro-macronutriments, mais il y a aussi une harmonie globale à un moment donné. qui a son importance. La matrice alimentaire, elle a son importance. Les vitamines, elles sont les vitamines liposolubles, par exemple, A, D, K, E, elles ont un rôle, une synergie ensemble.

  • Speaker #0

    Très clair. Du coup, on a parlé du cholestérol. Je crois que tu voulais rajouter quelque chose sur le sujet vegan, végé.

  • Speaker #1

    Non, non, j'ai fait un petit peu le tour. Il y a forcément tout le temps des haters sur le sujet. On ne va pas se le cacher, mais c'est aussi le jeu, je dirais, des réseaux sociaux. Si peut-être une chose, les gens me disent, moi, ça va bien. OK, pourquoi pas ? Moi, je n'ai pas de problème avec ça. Par contre…

  • Speaker #0

    Tu n'as jamais une analyse biologique qui va avec.

  • Speaker #1

    Exactement. Tu as très bien compris, je voulais en tenir. Je n'ai pour le moment jamais vu… une seule prise de sang de végé ou de végane, ok. Jamais. Et j'insiste. Et quand je dis une prise de sang, ok, ce n'est pas simplement les quelques marqueurs du médecin pour vérifier qu'on est en bonne santé.

  • Speaker #0

    La question que je vais te poser un peu, je me fais un peu l'avocat du diable, mais est-ce que tu as déjà vu une prise de sang d'un non-végé ou d'un non-végane, ok ? Ah oui.

  • Speaker #1

    Chez des sportifs, moins, mais chez des sédentaires, oui, bien sûr. Mais les carences, elles sont bien plus profondes chez le VG. La B12, l'iode, le zinc. Le zinc, c'est plus aléatoire, mais les oméga-3, etc. Oui, oui, c'est un grand classique. Mais le problème, c'est qu'en fait, ce n'est pas vérifié. Donc, quelqu'un qui me dit, je n'ai pas de souci, OK. mais dans ce cas là je voudrais bien une prise de sang complète avec un bilan de stress oxydatif, un profil en acide gréé rétrocytaire, quelque chose de complet vraiment complet

  • Speaker #0

    Merci d'avoir répondu en tout cas sur ce sujet qui je l'imagine te fait pas mal de cheveux blancs notamment sur les retours sur les réseaux sociaux au moins tu prends des positions et tu t'appuies sur des preuves

  • Speaker #1

    concrètes entre guillemets et puis les études sont claires sur le sujet par contre là Quand j'avais fait l'épisode avec Bertrand, effectivement, on est venu me tacler. J'ai fait une revue de littérature sur tout ce que j'avais évoqué. Il n'y a rien qui tient de mon avis personnel. Ça, c'est important de le souligner, par contre. Ce n'est pas mon avis personnel. Je prends les études scientifiques, tout est détaillé. Et ensuite, oui, ça vient en plus s'ajouter avec ce que je peux voir passer en consulte, qui vont exactement dans le même sens.

  • Speaker #0

    Ok,

  • Speaker #1

    tu parlais aussi d'hypothyroïdie Oui exactement parce qu'en fait on a besoin d'hormones T3 comme je disais tout à l'heure pour activer la protéine star donc du coup la T3 qui est une hormone thyroïdienne si on a une hypothyroïdie si l'athlète a une hypothyroïdie on en reviendra juste après et bien forcément on n'a pas la clé pour faire rentrer le cholestérol et donc on va être limité dans la synthèse de Prénélone

  • Speaker #0

    Très clair, et donc du coup la troisième problématique c'est la carence en fer parce que tu disais tout à l'heure que la fameuse P450 devait être exactement tu peux en dire un peu plus là dessus sur la carence en fer la carence en fer chez la sportive c'est un grand grand grand classique pour

  • Speaker #1

    le coup je dirais c'est plus des trois quarts des athlètes qui ont une carence en fer donc ça explique ça explique souvent c'est qu'une brique dans l'équation vous voyez bien depuis tout à l'heure on a posé plein de sujets en fait l'idée que j'avais derrière ce podcast c'est que l'athlète féminine elle essaye de comprendre ce qui lui arrive si elle a des problèmes hormonaux et que le pro de santé derrière il vous dit rien, posez vous les questions avec tout ce que je vous ai évoqué depuis le début ça c'est important s'il y a une carence en fer par exemple s'il y a un manque de T3 s'il y a un manque de cholestérol etc tout ça,

  • Speaker #0

    ça doit mettre la puce à l'oreille sur le sujet de la carence en fer c'est un truc qui me vient en écoutant ce que tu dis et par rapport à ce que j'ai vécu aussi moi c'est que tu as l'analyse entre guillemets hématologique du fer mais il y a plusieurs paramètres il y a la féritine etc c'est un peu complexe donc ça c'est pareil il y a différents niveaux de

  • Speaker #1

    de mesures de ces parmec là ouais exactement alors je donnerai pas de valeur comme je disais tout à l'heure mais oui et de toute façon une prise de sang un bilan biologique ça s'analyse dans sa globalité ça c'est souvent une erreur qui est faite on en discutera tout à l'heure mais on peut pas prendre ligne à ligne c'est dans une globalité un métabolisme du fer oui c'est la féritine, c'est le coef de sate c'est plusieurs paramètres l'inflammation à côté pour nous aiguiller sur d'autres choses, bref je ne vais pas rentrer trop dans le détail mais si on n'a pas tout ça on ne peut pas conclure

  • Speaker #0

    c'est ça qui est important c'est un peu comme si on avait un athlète qu'on constate une blessure et qu'on remontait un petit peu dans le temps dans son historique d'entraînement pour voir s'il y a eu une augmentation du dénivelé une augmentation de la distance une augmentation de l'intensité et en fonction de tout ça on a un espèce de profil d'une situation qui pourrait nous permettre d'expliquer ce qu'on constate à postériori

  • Speaker #1

    exactement et la dernière partie c'est la fonction mitochondriale exactement parce que c'est là que se passe la transformation du cholestérol en prégnanolone et ça c'est très important parce que en fait on a comme tu disais tout à l'heure les mitochondries c'est nos petites centrales énergétiques qui vont nous permettre de produire de l'énergie et quand je disais qu'elle transformait l'oxygène en ATP c'est un peu réducteur il

  • Speaker #0

    y a plein de choses il y a les glucides on est d'accord que c'est très très sympathique ce que j'ai dit mais ça suffit pour comprendre effectivement son

  • Speaker #1

    ça produit l'énergie et ça a d'autres fonctions et d'ailleurs peut-être des fonctions qu'on ne connait pas aujourd'hui tellement la mitochondrie a un rôle important la future star de la physiologie et bisou à la machine qu'on salue exactement mais du coup pour faire fonctionner cette mitochondrie on a besoin de nutriments le Q10 notamment, les vitamines du groupe B etc. et en fait la problématique c'est que plus on a un gros volume d'entraînement, plus on produit de l'énergie plus on va avoir besoin de ces nutriments Et en fait, je vois très très très régulièrement, si ce n'est pas systématique, des taux de Q10 bas, tu pourras donner ton exemple peut-être, et des taux de vitamines du groupe B qui sont trop bas. Donc en fait, on va avoir un système mitochondrial peut-être au niveau musculaire. ou au niveau cardiaque qui est très spécialisé parce qu'à force de faire du sport notre réseau de mitochondries se développe on a un développement mitochondrial parce que plus on fait,

  • Speaker #0

    plus la mitochondrie elle va s'activer et surtout à des intensités modérées où la capacité, le nombre de mitochondries se développe et du coup est de plus en plus important et je crois que c'est relativement corrélé à l'intensité en dessous du S20 donc...

  • Speaker #1

    Et le problème,

  • Speaker #0

    c'est que du coup...

  • Speaker #1

    nos mitochondries là au niveau musculaire scardac etc ok ça marche du tonnerre mais le problème c'est que de l'autre côté on a nos mitochondries dans nos glandes surrénales ou dans les ovaires dans les testicules chez l'homme et bien elles se retrouvent un peu avec le parent pauvre il n'y a plus de Q10 il n'y a plus de vitamines du groupe B et donc du coup notre mitochondrie et bien malheureusement à ce niveau là elle fonctionne quand même globalement moins bien et puis on se retrouve avec les carences comme je disais le Q10 si tu veux en toucher deux mots sur ta... ta prise de sang peut-être, mais chez toi, était globalement un peu bas.

  • Speaker #0

    Oui, tout à fait. C'est clair qu'on a fait une analyse assez poussée ensemble et on a constaté que ce coenzyme Q10 était relativement bas, ainsi que le magnésium. Mais bon, ça je pense que c'est à peu près généralisé. La vitamine D, mais ça s'est généralisé. Et il y avait quelques autres éléments aussi qui... la testo j'en parlerai aussi dans un prochain épisode je ne sais pas quand il sera diffusé peut-être avant ou après le tien mais sur les soucis d'origine sexuelle dans le cadre de la pratique des sports d'endurance pour les hommes donc on parlera de ce sujet là mais c'est clair que le coenzyme Q10 était déficitaire de mon point de vue et plus il y a un gros volume d'entraînement plus il est déficitaire en général je vois des taux les plus effondrés chez les élites Ok.

  • Speaker #1

    Clairement.

  • Speaker #0

    Donc on comprend, j'essaie de récapituler, Seb tu me dis si je me trompe, en gros la synthèse hormonale ou la stéroïdogénèse elle est dépendante, c'est la prégnenolone qui est l'hormone mère qui est créée, qui est synthétisée par plusieurs éléments imbriqués les uns dans les autres, en gros c'est principalement le cholestérol, qui avec la petite clé qui va activer tout ça, l'hormone thyroïdienne T3. le P450 et la fonction mitochondriale qui est hyper important. Donc, ces quatre éléments-là, ce sont des éléments clés dans le cadre de la production de la synthèse hormonelle.

  • Speaker #1

    Oui, exactement. Donc, du coup, là, si on revient à notre... Hop, le cerveau a donné l'ordre. Ensuite, dans les glandes surrénales, dans les gonades, on va produire des hormones. On a besoin de tout ce que tu as évoqué. Donc là, les femmes qui ont des problèmes hormonaux, il faut se poser les bonnes questions avec tout ce qu'on a vu jusque-là.

  • Speaker #0

    et déjà d'essayer d'optimiser tout ça clairement alors qu'est-ce que ça veut dire on va pas aller dans les traitements mais qu'est-ce que ça veut dire pour toi d'optimiser tout ça sachant que ce qu'on vient de dire c'est quand même assez complexe et que c'est pas forcément hyper concret

  • Speaker #1

    effectivement c'est compliqué comme je disais je ne peux pas donner de valeur parce que c'est une vision globale par exemple une hormone thyroïdienne T3 il faut que je pose des questions à la personne pour voir si on a des symptômes qui sont hypothyroïdiques c'est vraiment une

  • Speaker #0

    je dirais une vue d'ensemble mais en tout cas je te coupe mais quand tu dis qu'il faut que la personne,

  • Speaker #1

    la sportive fasse attention à ces éléments là toute seule elle ne pourra pas le faire elle ne pourra pas se sentir diagnostiquée elle va avoir un peu de mal je dirais c'est sûr qu'elle va avoir un peu de mal mais donc effectivement il faut se faire accompagner mais déjà on revient sur la carence en fer le nombre de femmes qui me contactent et qui me disent je sais que j'ai un problème avec le fer déjà réglez ce problème là déjà ça sera une épine de moins dans le pied tu vois à un moment donné il faut aussi procéder un petit peu par étape parce que sinon oui, sinon il faut se faire accompagner par quelqu'un qui maîtrise le sujet de A à Z et qui est capable de regarder tous les éléments mais déjà je dirais dans un premier temps tu vois le cholestérol manger suffisamment de lipides saturés un peu de cholestérol dans l'alimentation ça c'est simple le fer on corrige ça c'est simple la viande rouge notamment oui la viande rouge effectivement

  • Speaker #0

    et puis après tu vas te retrouver chez les athlètes qui ont un gros volume d'entraînement à devoir supplémenter il n'y a pas trop de choix ok très bien petite conclusion sur cette synthèse hormonale Seb avant de passer à la partie au focus thyroïdien

  • Speaker #1

    alors c'est ce qu'on a dit juste avant c'est qu'il faut s'assurer qu'on n'a pas de carence micronutritionnelle sur tout ce qu'on a évoqué pour que la synthèse de prénolone se fasse correctement c'est aussi simple que ça et donc pour

  • Speaker #0

    s'assurer de ça il faut faire forcément une analyse biologique assez poussée parce que ça clairement on est d'accord que ces éléments là dont tu parles l'atelier 3, le P405 enfin le le fer, la fonction mitochondriale le Q10 notamment c'est des choses qu'on peut pas avoir sur une prise de sang que donne le médecin tu vas peut-être avoir quelques infos la T3 c'est rare le cholestérol tu l'auras, le fer aussi mais tu t'arrêteras là ok très bien tu voulais donc là c'était les deux grandes parties pour qu'on comprenne un peu le fonctionnement général de comment fonctionnent les hormones féminines et masculines aussi mais bon là c'était plutôt focus féminin merci Tu voulais faire un focus assez important, voire très important sur la thyroïde.

  • Speaker #1

    Oui, exactement. Parce que très souvent, il y a une hypothyroïdie cachée à côté du problème hormonal. Et ça, c'est un petit peu aussi mon cheval de bataille. Je vais râler un petit peu juste après. La thyroïde, c'est notre régulateur du métabolisme. C'est le frein à l'accélérateur.

  • Speaker #0

    en gros c'est ça qui système sympathique parasympathique ça a un rapport ou pas du tout ?

  • Speaker #1

    non c'est pas exactement ça c'est plutôt alors oui il y a le système sympathique parasympathique qui va aussi avoir un rôle mais là c'est aussi un rôle où la T3 elle va aller s'activer sur des récepteurs dans des cellules pour par exemple la température corporelle pour le rythme cardiaque pour accélérer ou non le système digestif c'est vraiment un régulateur un régulateur et c'est exactement le bon terme un régulateur métabolique et

  • Speaker #0

    qui agit sur et elle est produite elle sort entre guillemets de manière un peu péjorative, elle sort d'où cette hormone ?

  • Speaker #1

    de la thyroïde au niveau du cou on a une glande thyroïdienne et c'est exactement la même chose que la commande centrale on a un axe hypothalamo-hypophysio-thyroïdien qui le cerveau demande à la thyroïde de produire des hormones et donc du coup on a exactement la même chose que tout à l'heure avec les ovaires et les testicules le cerveau décide c'est à dire que si le cerveau il a des warnings pas assez d'alimentation trop de sport trop de stress etc etc warning warning je régule le métabolisme à la baisse Et du coup, tu te retrouves avec des problématiques chez la sportive qui sont la commande centrale qui va potentiellement poser problème, exactement pour les hormones stéroïdiennes qu'on a vues juste avant. Et après, il y a un point important aussi, c'est les carences nutritionnelles liées à la thyroïde. Parce que ça, je les vois quasiment systématiquement. L'iode, par exemple. globalement dans l'alimentation on va retrouver dans les produits de la mer on va les retrouver dans les oeufs grosso modo c'est un petit peu ça il y en a un peu dans d'autres sources, les algues etc mais ce n'est pas des choses qu'on consomme vraiment régulièrement donc la carence en iode déjà c'est un point important parce que on a un besoin d'iode pour synthétiser les hormones thyroïdiennes c'est 4 atomes d'iode, c'est 3 atomes d'iode pas d'iode, pas d'hormones thyroïdiennes Ensuite, on a besoin de sélénium pour la conversion T4-T3, on a besoin de zinc, on a besoin de vitamina et de vitamine D, ça c'est pour la partie récepteur, je ne vais pas donner trop de détails là-dessus. Mais globalement, c'est des carences, le sélénium et le zinc.

  • Speaker #0

    qu'on croise très régulièrement. Et d'autant plus chez le sportif pour le sélénium et le zinc. Parce que c'est des nutriments dont on a besoin pour la gestion du stress oxydatif. Le stress oxydatif est augmenté chez le sportif. On produit plus de radicaux libres, donc on a besoin de plus de nutriments. Et donc en fait, je retrouve quasi systématiquement des carences en zinc et en sélénium quand je fais des bilans.

  • Speaker #1

    Est-ce que, juste sur la question qui va popper dans la tête de certaines auditrices et auditeurs, quand tu dis j'ai des carences de certains de ces éléments-là on est d'accord que ces carences, tu as dit que tu ne parlais pas de chiffres tout à l'heure, mais c'est relatif à des valeurs normées qui sont établies par l'OMS notamment, c'est ça ?

  • Speaker #0

    Alors, oui et non. je voulais en parler un peu plus tard, mais je vais peut-être faire la petite aparté maintenant, il y a les normes des labos. C'est-à-dire que le labo, dans une partie des paramètres, c'est des normes que je ne discute pas, les hemoglobines par exemple, etc. Là, il n'y a pas de débat. Par contre, dès qu'on arrive sur des choses, hormonales notamment, et là, je pensais pour les parties micronutriments, les normes, c'est des normes stats. C'est-à-dire qu'il n'y a pas de différence entre... Parfois, il n'y a même pas de différence entre une homme et une femme, par exemple. Il n'y a pas de différence en fonction de l'âge. Il n'y a pas de différence sportif-pas sportif. et il y a aussi une autre problématique c'est que vu que c'était des micronutriments qui ne sont pas cherchés en routine classique quand on fait une prise de sang de routine, on ne va pas vérifier un zinc du coup on va vérifier un zinc peut-être après 2-3 prises de sang donc si on cherche quelque chose, c'est que la personne potentiellement elle a un problème donc il y a quand même plus de chances qu'on se retrouve avec une anomalie de ce côté là donc quand on s'intéresse au fonctionnement de la partie hormonale, on va plutôt fonctionner avec des normes santé qui, là, sont basées sur des études scientifiques, etc. Et c'est pareil, ça va aussi dépendre d'une globalité. Je prends le sélénium, par exemple. Parfois, il faut aller assez haut dans la norme, même en haut de la norme, vraiment en haut de la norme, pour qu'il y ait une bonne conversion T4-T3. peut-être qu'avec d'autres athlètes ça sera peut-être un petit peu en dessous peut-être au dessus de la moitié de la norme ça sera ok mais là en fait il se pose la question qu'on disait tout à l'heure, il faut avoir une vue globale d'ensemble et pas regarder ligne à ligne très bien,

  • Speaker #1

    c'est absolument clair tu parlais de cette fameuse fonction thyroïdienne donc tu as parlé des carences nutritionnelles et le fameux comment la sportive peut faire pour savoir s'il y a un souci de ce niveau là alors là c'est un gros sujet parce qu'en fait

  • Speaker #0

    les préconisations officielles de la HAS, la Haute Autorité de Santé, et comment les médecins ont été formés, c'est qu'on dose la TSH. Doser la TSH, en fait, c'est l'axe. Tout à l'heure, on a parlé de l'axe vers les gonades, c'est la LH et la FSH. La TSH, c'est l'axe entre le cerveau et la thyroïde, pour dire à la thyroïde de produire. Et en fait, il est là tout le problème, chez le sportif. Parce que si l'axe est réduit à la baisse par un mécanisme de protection qu'on a évoqué tout à l'heure, dans la première partie, la TSH va se retrouver basse, normale. Mais ça ne veut pas dire qu'il y a suffisamment d'hormones thyroïdiennes. Parce que le cerveau est régulé à la baisse pour se protéger. Je vais prendre l'exemple de ma petite conductrice en voiture. La TSH serait un petit peu le pied sur l'accélérateur de la voiture. On appuie sur l'accélérateur, on produit de la TSH, ça demande au moteur d'accélérer pour que la thyroïde produise. On relâche l'accélérateur ou on freine, ça ralentit le moteur, la thyroïde ralentit sa production. Le problème, c'est qu'avec ce mécanisme-là, en regardant que le pied sur l'accélérateur, est-ce que ça te dit comment tourne le moteur ? S'il n'y a pas assez d'essence ? le moteur tournera peut-être pas tu peux appuyer comme tu veux sur l'accélérateur peu importe le niveau peut-être que le moteur tournera pas, il n'y aura pas d'hormone suroïdienne et donc du coup uniquement se baser sur la TSH et surtout chez le sportif en fait t'es occulté une grosse partie de l'équation parce qu'on a vu juste avant dans la synthèse hormonale il nous faut de la T3 Donc du coup, une hypothyroïdie parce que mécanisme de protection par exemple, ou parce que carence, pas assez de T3, on n'aura pas assez de prénolone, et derrière toute la cascade qui défile. Pas assez d'oestrogène, pas assez de testo, pas assez de progestérone, etc. Donc en fait, ça c'est important. Et le problème, c'est qu'en médecine générale, les médecins restent bloqués sur la TSH. Je bataille très régulièrement avec le sujet.

  • Speaker #1

    On a bataillé ensemble récemment d'ailleurs avec Virginie.

  • Speaker #0

    Exactement. C'est malheureusement un peu le problème. Mais c'est une vision restrictive de juste l'axe. Est-ce que le cerveau dit ? ou non de produire. Mais ça ne veut pas dire que la thyroïde produit et ça ne veut pas dire qu'il n'y a pas un mécanisme de protection qui régule tout à la baisse. On a dit que c'est le frein à l'accélérateur. Si le cerveau dit non parce qu'il y a les carences, parce qu'il y a tout un tas de raisons qu'on a évoquées avant, la TSH peut être OK, mais il n'y a pas assez d'hormones thyroïdales.

  • Speaker #1

    donc ça c'est vraiment pour resynthétiser pour récapituler un petit peu ce que tu viens de dire sur le focus de la thyroïde c'est un élément qui est hyper important qui peut être lié aux carences nutritionnelles et il faut être hyper attentif à aller plus loin que le simple dosage de la TSH pour vérifier si ça fonctionne correctement ce qui est donné principalement par les docteurs d'une ère générale

  • Speaker #0

    clairement après il faut se faire accompagner sur cette partie là on a aussi de la chance en France on peut aller au labo demander ce qu'on veut donc on peut aller doser une T3 et une T4 alors après il faut savoir quoi en faire mais quand j'accompagne des sportifs que le médecin n'a pas voulu doser le sportif il va payer sa T4 T3 et après derrière je travaille dessus je regarde s'il y a besoin de faire des choses et c'est un indicateur je redonne juste un petit exemple mais une TSH basse ou ok dans la norme, mais plutôt norme basse, avec peu d'hormones thyroïdiennes, ça veut dire warning au niveau du cerveau, ça veut dire qu'il est en mode protection et qu'il faut faire quelque chose dans l'alimentation. C'est aussi ça qu'il faut comprendre. Ce n'est pas tout le temps le cas, pareil, il faut une vision globale.

  • Speaker #1

    Dernier point, dernier focus sur le stress, et notamment le cortisol.

  • Speaker #0

    Oui, exactement. Alors le cortisol qu'on va appeler l'hormone du stress, mais aussi peut-être l'hormone de l'adaptation, Mais ce qu'il faut comprendre, c'est qu'on va sécréter du cortisol. Là, je vais plutôt faire un focus stress pour le sportif. En fait, le cortisol vient de la même hormone mère, qui est la prégnénolone. Tout ce qu'on a vu tout à l'heure, on synthétise, on a de la prégnénolone et toute notre cascade. Et en fait, le problème, ça va être quand on va devoir synthétiser beaucoup de cortisol. Parce qu'en fait, on va piquer, on parle de vol de prégnénolone. Du coup, la voie du cortisol va devenir prioritaire. Donc, il y a comme une fuite si tu veux, toute la prégnénolone part vers la voie du cortisol et après il n'y en a plus suffisamment pour descendre dans la cascade et amener suffisamment d'oestrogènes, progestérone, testostérone, etc. Alors là, le cortisol va être augmenté dans plusieurs cas. On a le stress mental par exemple, du stress au boulot, du stress perso, quelqu'un dans son entourage qui est malade, etc. Voilà, ça c'est facile à comprendre. Mais après, il y a aussi des stress physiques. Et ça, chez le sportif, c'est un grand, grand classique. Quand on fait des séances d'intensité, proche de SV2 et au-dessus, on va s'expréter beaucoup de cortisol. On fait des bains froids, on sécrète du cortisol. On fait du zone intermittent, on sécrète du cortisol. Et en fait, plus, plus, plus, plus, au bout d'un moment, on sécrète des grosses quantités de cortisol. Il y a aussi le déficit énergétique, surtout glucidique, qui va faire sécréter du cortisol, aussi en plus dans un rôle un peu particulier, néoglucogénèse, etc. Je ne vais pas rentrer dans le détail.

  • Speaker #1

    je pose la question du coup est-ce que c'est mal on dit souvent que pour créer une évolution dans le cadre du corps humain il faut lui procurer un stress pour qu'il s'adapte, créer des adaptations là toi t'es en train de dire qu'il y a stress mais quand c'est trop de stress ça va plus

  • Speaker #0

    Exactement, c'est une super remarque que tu fais là. On en avait un peu discuté en off la semaine dernière, mais il faut effectivement créer des adaptations. Si on prend l'entraînement que tu maîtrises bien, tu vas aller créer des adaptations en faisant des séances à VMA, PMA, au seuil, etc. pour que l'athlète s'adapte et progresse. mais en fait il faut pas tomber dans le surentraînement dans le cadre d'entraînement que tu maîtrises bien et bah là c'est un peu pareil avec le cortisol on a besoin de cortisol pour vivre c'est normal d'en sécréter mais il faut pas toujours aller plus, toujours plus ça c'est quand même un grand classique tu vois maintenant le monde de l'ultra, le monde du trail tu vois on courait pas des ultras peut-être il y a 10-15 ans, maintenant c'est devenu presque sympa d'en discuter à la machine à café avec les collègues le marathon c'est un entraînement c'est le marathon sur sur et du coup tu te retrouves avec des athlètes qui enchaînent plusieurs ultras dans l'année qui ne mangent pas assez etc etc et tout ça cumulé va avoir un rôle important sur la pré-néolone qui va être moins disponible mais il y a aussi un autre point important qui est souvent oublié c'est que pour sécréter du cortisol, là c'est plutôt la version pro que je veux parler, pour sécréter du cortisol, on a l'axe avec la CRH qui va faire sécréter du cortisol. Et en fait, la CRH va inhiber la GNRH qui est l'axe avant l'ILH et l'IFSH pour générer nos hormones stéroïdes. Donc du coup, quand on sécrète du cortisol, trop de cortisol, à la fois on pique la prégnédolone, on n'en a plus assez, et à la fois on réduit l'axe. on se retrouve avec une LH et une UFSAS plus basse et donc du coup on va demander encore de produire moins à nos gonades, aux ovaires du coup Alors, là, je dirais, cette partie-là, elle est assez simple à comprendre. Il faut arrêter de vouloir en faire toujours plus.

  • Speaker #1

    Et toujours plus à haute intensité.

  • Speaker #0

    Oui, toujours plus à haute intensité et toujours plus aussi à manger toujours moins, toujours plus sec, toujours du stress en plus, les bains froids, mais il y a d'autres types de stress, l'altitude, etc. Tu vois, il faut arrêter de vouloir toujours plus. Oui, ça passera chez certains, mais c'est une minorité, clairement.

  • Speaker #1

    Pourtant les bains froids on dit que c'est une révolution Après je sais pas si c'est Il y a de plus en plus de Solutions de bains froids De sociétés qui se créent là dessus Toi ton point de vue là

  • Speaker #0

    Oui oui mais je pense que c'est En fait c'est comme tout faut pas en abuser Oui c'est une bonne solution pour la récup et l'adaptation etc Comme le show pareil Mais c'est toujours une question d'équilibre il ne faut pas en abuser c'est aussi simple que ça en tout cas ne pas le cumuler avec 4-5 séances d'intense dans la semaine ne pas manger assez

  • Speaker #1

    3 bains froids tout comme on ne planifie pas une semaine d'entraînement avec 5 entraînements à haute intensité et un entraînement en zone 2 ça va fonctionner 2 semaines mais à la 3ème ça va être compliqué et encore

  • Speaker #0

    c'est intéressant donc conclusion sur le focus stress ne pas vouloir toujours en faire plus il faut être vigilant je dirais sur cette partie là ça reste quand même en règle générale à chaque fois que je vois des aménorrhées profondes c'est à dire que vraiment l'axe il est vraiment coupé mais vraiment il n'y a quasiment plus rien, le cerveau ne veut plus rien entendre il y a un très très gros stress derrière et pas un stress mental c'est pas le boulot c'est tout ce qu'on a évoqué avant donc en fait si on corrige pas ça on a beau corriger la synthèse avec cholestérol tout ce qu'on a dit dans le chapitre d'avant on a beau corriger la thyroïde si on corrige pas ça ça changera pas grand chose à notre problème

  • Speaker #1

    Ok, donc on voit que c'est un problème multifactoriel, qui peut être multifactoriel, un déficit énergétique, des problématiques hormonales liées notamment avec l'absence ou l'insuffisance de cholestérol, de consommation de lipides, d'augmentation de stress trop intense, trop régulier. Il y a beaucoup d'indéficits en fer, notamment. On voit qu'il y a beaucoup, beaucoup de choses qui peuvent expliquer tout ça. C'est vrai que quand on... L'argument qui tue, enfin qui tue, l'argument qui revient souvent pour ces sujets-là de micronutrition, etc., c'est de dire à un moment donné, et je l'ai entendu à de nombreuses reprises, notamment dans la communauté, c'est, moi, de toute façon, du moment que j'ai rien, que tout va bien, moi, je fais pas d'analyse sanguine, je m'en occupe pas. Moi, j'aurais quand même tendance à dire, et je pense que ça tombe un peu sous le sens, Alors là, je fais un peu une conclusion à ma sauce pour l'instant, ce n'est pas le moment de la conclusion, mais je voulais quand même le dire. On est quand même dans un sport particulier. avec des heures d'entraînement qui sont élevées, nombreuses, avec des stress qui sont répétés, avec des situations, on pense notamment à l'état dans lequel est notre corps après un ultra où on peut considérer presque qu'on est en état d'inflammation généralisée. Je pense qu'on ne peut pas nous, ce ultra-trailer qui fait beaucoup d'heures d'entraînement, comme une... C'est vraiment à part ? Est-ce que tu peux en parler de ça ?

  • Speaker #0

    Oui, exactement, je suis d'accord avec toi. Il faut vraiment faire le job sur cette partie-là. C'est ce qu'on disait un petit peu sur les nouvelles tendances. Un marathon, c'est presque une sortie longue. Mais des athlètes qui ont un niveau lambda, et ce n'est pas péjoratif quand je dis ça, j'insiste, mais qui s'entraînent 10-15 heures semaine. avec un job à côté, avec des enfants, avec une femme, si c'est des hommes, ou à l'inverse, avec un mari, et potentiellement aussi la charge mentale qui va avec. En fait, on ne se rend pas compte, mais c'est quand même compliqué de mener tout ça de front.

  • Speaker #1

    Déjà, en soi, de base, sans le sport, c'est compliqué.

  • Speaker #0

    Oui, et en plus, tu te rajoutes 10-15 heures par semaine, c'est aussi peut-être pourquoi, aujourd'hui, on a de plus en plus, même si les langues se délient, comme on disait tout à l'heure, mais à un moment donné, clairement, il faut que les gens fassent attention.

  • Speaker #1

    Trop, ça peut être trop.

  • Speaker #0

    Ah oui, clairement.

  • Speaker #1

    Tu voulais parler aussi d'un sujet hyper important chez toi, là encore un sujet qui tient à cœur, c'est le SOPK, ce que tu citais tout à l'heure, c'est le syndrome des ovaires polycystiques. Est-ce que tu peux en dire deux mots ?

  • Speaker #0

    Je vais essayer de faire rapide. En gros, ça touche entre 5 et 10 des femmes. L'origine du problème, il est dans un déséquilibre hormonal entre les hormones mâles, les androgènes, et les hormones femmes, oestrogènes, progestérone. Et en fait, on parle d'hyperandrogénie quand on a trop d'hormones masculines. Et soit l'hyperandrogénie est réelle, soit elle est relative. Je ne vais pas rentrer plus dans le détail sur cette partie-là. Et en fait, le problème, c'est que cette hyperandrogénie, elle va stopper la maturation folliculaire au niveau des ovaires. Du coup, on n'a pas d'ovulation, une ovulation qui est tardive, des cycles très longs. Et on se retrouve du coup avec, entre guillemets, des gros gros gros guillemets, des kystes folliculaires. ce n'est pas vraiment des kystes, c'est simplement que la maturation des follicules s'est arrêtée. Du coup, ils sont visibles quand on fait une imagerie, une épigraphie, etc. En fait, là, c'est un sujet qui me tient effectivement à cœur parce qu'il y a une différence entre les SOPK qu'on va trouver chez les sédentaires qui est en grande partie, ce n'est pas le seul cas, attention, on ne va pas faire de généralité, mais c'est en grande partie lié à une hyperinsulinisme, une résistance à l'insuline. Mais le problème, c'est que chez la sportive, il n'y a pas ou peu de résistance à l'insuline parce qu'en fait, le sport va augmenter notre sensibilité à l'insuline. Donc du coup, il n'y a quasiment jamais d'hyperinsulinisme. Ça m'est arrivé dernièrement, mais c'était un cas un peu particulier. Mais sinon, ça arrive très peu. Et en fait, le problème, c'est que les pros de santé, ils restent focus sur cet hyperinsulinisme qu'ils ont chez les non-sportifs. Et donc, du coup, ils vont proposer des solutions. Alors, parfois, la pilule, ça, ça m'énerve. On en a discuté tout à l'heure. Mais ils vont parfois proposer des solutions pour résoudre l'hyperinsulinisme. Mais en fait, il n'y en a pas. Et ils vont parfois proposer aux athlètes de manger moins de glucides. potentiellement c'est une des sources du problème du coup ça va empirer le problème donner des compléments alimentaires et tout ça vient avec le fait de préconiser de manger moins de glucides parce que l'hyperinsulinisme c'est le pré-diabète autant pour moi et donc du coup le principe de base ça va être hyperinsulinisme on réduit les glucides mais le problème il est pas là il y en a besoin chez le sportif et puis il n'y a pas d'hyperinsulinisme mais j'insiste

  • Speaker #1

    Que toi tu constates par encore une fois des valeurs, des analyses très poussées, tu constates que pour ce fameux SOPK, ça ne vient pas de cet hyperinsulinisme parce que justement en tant que sportif, de sportive, on est sans arrêt en train de solliciter la...

  • Speaker #0

    la glycémie,

  • Speaker #1

    les réserves de glycogène et donc du coup on n'est pas soumis à ça et donc c'est important de le dire et j'ai eu deux cas deux athlètes avec des SOPK dernièrement et je leur ai fait doser le HOMA le HOMA c'est le reflet de la résistance en insuline il

  • Speaker #0

    n'y avait pas de résistance en insuline j'étais sûr mais au moins vu le public, etc., l'activité physique, il y avait quasiment peu de chances, mais je vais préférer vérifier. Ils ont été chez le pro de santé. Le pro de santé a dit Sopk, résistance à l'insuline, tenez le complément alimentaire qui va bien. Sauf qu'en fait, il n'y avait pas de résistance à l'insuline. J'insiste. Donc, le complément alimentaire, c'est pisser dans un violon.

  • Speaker #1

    Et le gars avait l'info qu'il n'y avait pas de résistance à l'insuline ?

  • Speaker #0

    Il ne l'a pas vérifié. Il part du principe qu'en fait, Sopk... c'est forcément résistance à l'insuline mais il y a d'autres causes c'est là où j'en fais un peu mon cheval de bataille il faut chercher la cause et pas s'arrêter qu'à l'hyperinsulinisme il n'y en a pas forcément et du coup chez la sportive le problème il est souvent d'une hyperandrogénie qu'on dit relative c'est à dire qu'il n'y a pas forcément trop de testo,

  • Speaker #1

    trop d'androgène il n'y a pas assez d'ostrogène exactement,

  • Speaker #0

    tu as tout compris il n'y a pas assez d'ostrogène pour contrebalancer donc proportionnellement le taux de testo augmente enfin en proportion exactement, tu as tout compris et donc du coup le problème c'est qu'il faut corriger les oestrogènes trop bas le coupable c'est pas la testo ok et du coup on en revient à ce qu'on a dit depuis le début est-ce que c'est un problème d'axe est-ce que c'est un problème de sécrétion hormonale est-ce que c'est un problème d'hypothyroïdie est-ce que c'est un problème de stress faut comprendre on dézoome et on essaie de recomprendre d'où ça part pour reprendre le problème à la source exactement et ça c'est un grand classique tous les cas de SOPK que j'ai vu c'est des sportifs c'est des sportives tu es arrivé pardon hum C'était ça, une hyperandrogénie relative.

  • Speaker #1

    Et toi, c'est des choses sur lesquelles tu arrives à agir concrètement ? Tu vois clairement, suite à tes modifications de régime alimentaire que tu peux donner aux sportives, tu vois vraiment des réels impacts très nets sur les aménorés, les taux hormonaux, etc. C'est vraiment quelque chose que tu constates ?

  • Speaker #0

    Oui, clairement. clairement des aménorrhées j'en ai régulièrement qui s'inversent c'est toujours un peu long plus l'aménorrhée a été longue plus c'est compliqué c'est comme les tendinopathies plus la tendinopathie traîne et plus c'est dur de la faire passer exactement mais clairement oui j'ai déjà mis quelques stories Instagram sur le sujet avec des inversions et des SOPK de la même manière je pense à une athlète elle se reconnaîtra si elle écoute mais qui avait ces cycles 2-3 fois par an et On a corrigé l'alimentation, on a corrigé les carences, on a fait ce qu'il fallait. Là, ça doit faire huit mois. Elle a eu tous ses cycles en huit mois. Voilà. Donc, ce n'est pas parfait encore, parce que je pense que les cycles sont encore un peu longs, à mon goût, même s'il n'y a plus de syndrome prémenstruel. Là, on est reparti sur un bilan qu'elle devrait m'envoyer sous peu. On va voir ce que ça donne. Après, je vais affiner ce qu'on avait déjà mis en place. Mais globalement, oui. Alors, je ne vais pas donner de faux espoirs, par contre, bien évidemment, parce que déjà, s'il y a des causes médicales, comme je disais tout à l'heure, ce n'est pas de mon ressort. Mais ce que je voudrais que les femmes comprennent, c'est qu'il faut chercher, en fait. Il ne faut pas s'arrêter à qu'on vous dise, vous ne voulez pas de bébé, donc ce n'est pas grave, vos problèmes hormonaux. Vous n'avez pas de règles, vous n'avez pas de bébé, ce n'est pas grave. parce qu'il y a les conséquences qu'avaient évoquées Blandine et Marion dans le podcast sur le Red S et c'est des conséquences santé à long terme et du coup il ne faut pas se laisser entendre ça je ne suis vraiment pas d'accord je pense qu'il faut creuser le sujet c'est

  • Speaker #1

    un peu de ton point de vue j'utiliserais deux expressions un peu choc mais c'est un peu un pansement sur une arme de bois ou mettre la poussière dans le tapis exactement c'est exactement ça oui Bon, sur le bilan sanguin, de manière un peu générale, on l'a parlé tout à l'heure, notamment en ce qui concerne les normes et tout, et on va réinsister là-dessus quand même, c'est qu'on est un pays, comme tu dis, au top là-dessus sur l'aspect santé, on ne va pas se mentir, sur les moyens qu'on a pour... pour déterminer si on est malade ou pas, on a accès à la santé de manière assez facile, on va dire, globalement. Oui,

  • Speaker #0

    il est plus en charge derrière.

  • Speaker #1

    Voilà, si on parle pas des cas particuliers. Mais globalement, il faut se rendre compte quand même que sur ces sujets-là, et encore une fois dans un cadre aussi particulier que la pratique des sports d'endurance, et notamment en ultra-endurance, se limiter à une prise de sang d'un médecin généraliste qui ne maîtrise pas le sujet, de manière un peu générale, sauf des médecins formés, qui sont rares. c'est assez trop limité.

  • Speaker #0

    Oui, clairement. Et là, il faut que les pros de santé se rendent compte de leurs limites. Clairement. on vient me voir pour une grippe, je ne sais pas ce qu'il faut donner comme médicament, ce n'est pas mon boulot, je n'en sais fichtrement rien. Par contre, à un moment donné, je pense que quand il y a des problèmes hormonaux, je maîtrise suffisamment le sujet pour savoir ce qu'il faut regarder et chercher. Et c'est ça qui me gêne un peu, c'est que je vois passer des bilans où on dit à la personne, il n'y a rien. mais en fait on n'a pas cherché il n'y a rien dans le bilan, il y a trois lignes alors qu'il faudrait beaucoup plus en fait il faudrait là je ne vais peut-être pas me faire des amis mais en fait il faut écouter la personne quand elle vient vous dire qu'elle a des problèmes pas dans sa tête, si la personne elle perd ses cheveux qu'elle est fatiguée, qu'elle n'a plus de cycle depuis des années, à un moment donné il faut écouter vraiment il faut prendre en compte ce qu'elle dit et il faut creuser le sujet, alors après je peux entendre que Le pro de santé, il n'a pas le temps. Parce qu'il ne faut pas pleurer à quelques dizaines d'euros la consulte. On n'a pas le temps de passer trois heures. quand je fais des bilans, quand je travaille sur des parties hormonales, il y a plusieurs heures de boulot, clairement. Et à un moment donné, le médecin, il n'a pas le temps, en 10 minutes, de checker tout ça. Donc lui, il va au plus simple.

  • Speaker #1

    La deuxième question derrière ça, c'est est-ce qu'il y a aujourd'hui un réseau ou une structuration ou une prise en compte de la problématique qui permettrait à un médecin de pouvoir s'appuyer sur une liste par exemple de gens qui sont formés à ce sujet ? Je ne suis pas super solide.

  • Speaker #0

    Non, clairement pas. Ils vont réorienter souvent vers l'endocrino. Et encore, c'est parfois un peu compliqué. Il faut que le sportif insiste deux, trois, quatre fois pour avoir la possibilité d'avoir une préco pour aller chez l'endocrino. Mais après, l'endocrino, il faut aussi tomber sur quelqu'un qui maîtrise. Il y a des endocrinos qui sont spécialisés diabète. Ils voient un sportif. Parfois, ils ne vont même pas faire une différence entre un coureur de long et un coureur qui fait du semi-marathon ou même qui court sur piste. alors que les impacts physiologiques n'ont absolument rien à voir et hormonaux oui clairement mon médecin G il est persuadé que je cours sur route alors que j'ai jamais fait de marathon et je fais du long en trail pour le coup, mais j'ai beau lui avoir expliqué plusieurs fois, en fait elle comprend, pour le coup elle saisit pas, et pourtant l'impact derrière il est très très important après attention,

  • Speaker #1

    je pense que t'iras dans mon sens, on est pas là pour taper du tout sur les médecins généralistes ils sont là pour détecter des pathologies on va dire pour être la première chaîne du maillon qui va permettre de détecter des anomalies à aucun moment ils peuvent être formés en tout un médecin généraliste c'est pas quelqu'un qui sait tout sur tout au contraire donc on n'est pas du tout là pour leur taper dessus par contre il faut que les auditrices en l'occurrence soient

  • Speaker #0

    bien conscients que c'est pas chez le médecin généraliste qu'ils vont trouver la solution à leur problème il faut que le médecin généraliste il réoriente le médecin généraliste je lui tape pas dessus c'est normal qu'ils savent pas c'est pas son job par contre il faut qu'il écoute la sportive, il faut qu'il arrive à réorienter vers la bonne personne. C'est aussi simple que ça, très honnêtement.

  • Speaker #1

    Sur le bilan sanguin, alors moi je vais partager un peu mon expérience, même si c'est vrai que ce n'est pas celui d'une femme, enfin, pas que je sache. On a fait un bilan sanguin ensemble parce que, comme je le disais, j'avais eu des petits soucis liés à ma préparation à l'ultra de Madère l'année dernière, où j'avais constaté des différentes anomalies, des différents problèmes de fonctionnement, notamment en lien avec la libido, la testostérone. Alors je suis très... Voilà, je le dis de manière très ouverte, je suis très ouvert là-dessus. Et donc on a fait des tests poussés, on s'est aperçu qu'effectivement, comme je pense une grande majorité des hommes dans ce cas-là, il y avait un souci de testostérone parce que l'endurance, notamment l'ultra-endurance et le volume à outrance agit sur cet aspect-là. Donc je vous partage ça, ce n'est pas le sujet de l'épisode, mais c'est pour dire que... Voilà, ces analyses poussées qui permettent de déterminer un peu globalement le profil d'une situation. Comme tu le disais tout à l'heure, et ça je pense que tu y tiens beaucoup, c'est avoir une vision globale avec tout un tas de paramètres qui permettent de... de comparer, de faire comme une espèce de travail de détective presque.

  • Speaker #0

    C'est exactement ça.

  • Speaker #1

    Et en comparant avec pas uniquement les valeurs qui ont été relevées pendant les prises de sang, mais aussi avec ce que te dit le patient, la personne qui est en face.

  • Speaker #0

    Oui, exactement. C'est important d'avoir… C'est exactement ce que tu dis. En fait, c'est vraiment une… détective un petit peu tu prends plein d'infos que ça soit ce que mange la personne tu vas poser plein de questions sur plein de sujets, je te les ai posés ça va assez loin dans la vie privée et ensuite le bilan sanguin il va venir que confirmer on pourrait parfois presque faire ça qu'avec les questions et le mode de vie de la personne. Mais le bilan sanguin, il vient là, hop, ça confirme. Du coup, je sais exactement ce que je dois modifier dans le mode de vie, dans l'alimentation, parce que j'insiste. je ne touche qu'à ça je n'ai aucun droit de prescrire des traitements hormonaux etc je ne touche qu'à la partie alimentation,

  • Speaker #1

    micronutrition et phyto très clair si on veut passer à la partie conclusion générale est-ce que tu peux récapituler les 2-3 points clés de notre discussion alors les points clés ils sont je

  • Speaker #0

    dirais que les interactions en fait elles sont nombreuses. On a vu que ça part du cerveau, déjà pour commencer, donc il faut, je ne vais pas tout réénumérer, mais il faut que le cerveau soit ok, je dirais, pour ne pas être en mode survie, ne pas être en mode... Je limite parce que je n'ai plus de batterie, parce que je manque de masse grasse, parce que je ne mange pas assez, parce que je fais trop de sport, etc. Ensuite, on a toute la partie synthèse hormonale, avec les carences associées qu'on a évoquées, avec la mitochondrie, etc. On a ensuite fait le focus sur la thyroïde, qui est important parce que quasi systématiquement, il y a un problème sous-jacent d'hypothyroïdie, et l'hypothyroïdie est souvent légère. Donc en fait, souvent elle est un petit peu occultée, et on n'y fait pas attention alors qu'elle est très importante. Et après le focus stress, comme on a dit. Et puis, ça je dirais, j'ai expliqué un petit peu comment ça fonctionne. Mais il faut... on l'a dit plusieurs fois, il faut vraiment avoir une vue d'ensemble. Parce que les carences nutritionnelles, elles n'expliquent pas tout. Il faut aussi aller travailler sur le stress et tout ce qu'on a évoqué au fil de la discussion. Et je dirais, tu l'as évoqué tout à l'heure, même si j'ai essayé de donner des éléments de réponse pour que les femmes, elles puissent un peu s'en sortir toutes seules. Parce que je pense que malheureusement, il n'y a pas assez de personnes formées sur le sujet. Donc en fait, à un moment donné, elle se retrouve un peu face à elle-même. C'est malheureusement comme ça. Parce que, toutes les raisons qu'on a évoquées juste avant sur les prises en charge, où on n'est pas capable de réorienter. Et puis les personnes qui maîtrisent, il y en a globalement peut-être pas assez. Et du coup, j'ai quand même essayé de donner des éléments. pour qu'elles avancent. Mais après, à un moment donné, oui, il faut quand même essayer de se faire accompagner par quelqu'un. Parce que c'est un sujet, tu vois, on a essayé de le simplifier. mais il y a peut-être des dizaines de sous-autres causes que je n'ai pas évoquées. Je ne peux pas évoquer. On pourrait faire un podcast, une formation en hormonaux, c'est plusieurs journées avec plusieurs centaines de slides de formation. Tu ne peux pas résumer ça en une heure, une heure et demie. Là, j'ai essayé d'évoquer les cas que je vois quasi systématiquement pour que les femmes, ça leur donne des pistes vraiment. Ça me tient à cœur parce que…

  • Speaker #1

    j'ai des demandes tellement systématiques que ça devient compliqué à gérer et aujourd'hui toi on va le dire clairement tu ne pourrais pas orienter vers d'autres spécialistes que tu sens en capacité d'aider

  • Speaker #0

    les femmes si je le fais un petit peu mais c'est toujours un peu compliqué parce que souvent elles viennent par recommandation chez Orey et elles veulent que ça s'en va qu'ils m'en occupent mais je... donc c'est toujours un peu compliqué et du coup parfois les femmes me disent je préfère attendre 2 mois ou 3 mois que j'ai une place qui se libère plutôt que je réoriente est-ce que je peux quand même poser la question au cas où mais est-ce qu'il y a un

  • Speaker #1

    site ou un lien qui nous permettrait un peu d'avoir au moins des contacts qui nous rapprocheraient de ce type de professionnels de santé là des outils je sais pas

  • Speaker #0

    Je te dirais non. Il y a un livre très bien de Guénaëlle Abéguilé sur Wonder Ovulation. Je ne sais plus le titre. Je crois que le titre du livre, c'est ça. Clairement, je recommande à toutes les femmes qui ont des problèmes hormonaux de lire ce livre. J'ai même un athlète Qui est coach Qui l'a acheté pour Comprendre comment fonctionne le cycle féminin Pour pouvoir mieux Suivre ses sportifs J'ai trouvé ça très bien Et ensuite il l'a offert à sa femme Pour que sa femme creuse le sujet pour elle-même Mais ça clairement Ce livre là Je pourrais te mettre le lien Pour que tu mettes dans les notes de l'épisode C'est une bible Il y a il y a beaucoup d'infos que j'ai données là qui sont résumées dans le livre j'invente rien ça sort pas de mon imagination tout ce que j'ai évoqué là ça sort des études ça sort de formation tu pratiques aussi exactement après il y a aussi du coup la page Instagram pareil, Genel, Abéguilé, Wonder, Ovulation, qui est une mine d'infos. Mais après, globalement, je dirais que c'est un peu le bouc à oreille, malheureusement, qui fait qu'on se retrouve avec, par exemple, il y a des personnes qui vont très bien gérer l'endométriose, mais qui vont moins maîtriser la partie troubles hormonaux chez une sportive d'endurance, parce qu'on est quand même, comme tu le disais tout à l'heure,

  • Speaker #1

    c'est un sport très particulier absolument ça c'est clair que je pense qu'on va conclure là dessus c'est que encore une fois j'insiste ne sous-estimons pas l'impact de notre sport de la pratique du sport d'endurance à haut volume d'entraînement et de et de temps c'est clair qu'aujourd'hui on a quand même tendance à avoir des gens qui ont déjà des vies bien remplies et qui essayent d'avoir les mêmes volumes d'entraînement que les élites sachant qu'on n'a pas tous le même emploi du temps bien qu'il y ait beaucoup d'élites qui travaillent aussi en parallèle ça c'est clair on est dans un dans un sport assez particulier où il ne faudrait pas qu'on banalise on a essayé sur le podcast de ne pas trop banaliser l'ultra mais je pense que c'est aussi intéressant de mettre en avant le fait que ce sport est particulier dans les impacts et les conséquences que ça peut avoir sur la santé générale et ça c'est peut-être un peu tabou aujourd'hui de le dire mais il faut en parler

  • Speaker #0

    Ouais je suis d'accord avec toi Je dis souvent qu'à partir d'un certain volume horaire On est plus sur un sport santé Faut pas se le cacher J'aime pas généraliser Ça va dépendre des personnes Mais peut-être au-dessus de 15h

  • Speaker #1

    Bon ça va je suis à la limite

  • Speaker #0

    Et après ça va aussi dépendre De comment tu le fais Dans ta saison C'est 15h sur un bloc du prépa particulier Exactement c'est ok si derrière tu récupères de ton ultra c'est ok mais si t'es à 15-20h toute l'année tout le temps non c'est pas 10% c'est pas tenable je partage à long terme je partage

  • Speaker #1

    c'est hyper important de choisir ses objectifs de ne pas en choisir trop de couper, de sectionner sa saison en plusieurs parties pour pouvoir faire des temps forts, des temps faibles pour régénérer je suis assez d'accord, c'est peut-être tabou de le dire mais non, l'ultra ou le traillon on n'est plus dans du sport santé on peut avoir un axe de réflexion Assez qualitatif dans le sens où, comme j'estime le faire moi, faire une analyse de sang assez régulière pour voir s'il n'y a pas des trucs trop déconnants et puis s'intéresser surtout à ce qu'on fait, parce que c'est vrai que, d'un point de vue un peu simpliste, on pourrait dire, moi je vais bien, tout va bien, un peu à l'image de ce que tout le monde dit, c'est-à-dire, moi je mange bien, je fais ce qu'il faut, mais en fait, si on regarde un peu plus près, on se rend compte que... comme tu le disais tout à l'heure aussi la politique de truche et surtout les conséquences elles peuvent arriver plus tard et à bout de rang quoi oui clairement donc c'était hyper intéressant j'espère que ça n'a pas été trop pointu et trop technique en tout cas moi je me suis régalé j'espère que ça répondra à certaines des questions ça alertera peut-être aussi certaines sportives qui seraient éventuellement dans ce cas là qu'est-ce que tu voudrais clôturer pour

  • Speaker #0

    terminer cet épisode je voudrais te remercier déjà parce que c'est un sujet compliqué je ne sais pas si ça va faire beaucoup d'audience ça parlera peut-être à tous les hommes avec plaisir mais tu vois c'est peut-être pas le sujet à la mode mais en fait si ça peut aider des femmes ça me suffit c'est

  • Speaker #1

    top ce que tu fais, merci pour tout merci encore une fois pour ton soutien dans la communauté Seb, c'est un vrai plaisir d'échanger avec toi, en plus je tiens à le dire t'es pas à avoir de partage dans la communauté ceux qui sont dans les patrons le savent et je tenais à te remercier pour ça

  • Speaker #0

    Avec plaisir, c'est normal.

  • Speaker #1

    Bonne soirée.

  • Speaker #0

    Merci à toi aussi.

  • Speaker #1

    A très bientôt. Salut. Salut. Et voilà, cet épisode est à présent terminé. J'espère que tu as apprécié cet échange avec Sébastien Dieffenbrom, micro-nutritionniste spécialisé dans les soucis hormonaux, que je remercie énormément, d'une part pour le temps qu'il a accordé au LTP et pour son partage d'expérience et de connaissances, et d'autre part pour soutenir le LTP en étant dans la communauté des Patréons. J'espère que ces échanges ont permis de vous... faire passer quelques messages et de vous apprendre aussi quelques éléments pour vous éviter les principaux pièges dans lesquels on peut tomber. N'hésitez pas également à vous rendre dans les liens en commentaire de l'épisode pour retrouver les différents éléments qui vous permettront de nous contacter, notamment en consultant le document qui a été mis à disposition par Sébastien Deffenbrom qui récapitule les principaux éléments que nous avons abordés dans cet épisode. et surtout n'hésitez pas à nous contacter si vous souhaitez à letstrile08.com je me ferai un plaisir de transférer vos messages à monsieur Jeffenbron Si tu souhaites nous rejoindre sur les réseaux sociaux, rendez-vous sur Facebook ou Instagram à Let's Try le podcast. Tu peux également me suivre à titre perso sur Facebook, Instagram, LinkedIn ou Strava à Nicolas Guilleneuve. Et si tu veux aider le LTP, n'hésite pas à te rendre sur les plateformes Apple Podcasts et Spotify à y mettre 5 petites étoiles et un petit commentaire. Si tu veux également aider le LTP, n'hésite pas à parler du podcast autour de toi. Ça augmente la... la communauté des auditrices et des auditeurs du LTP. Et puis enfin, si tu veux vraiment aider de manière significative le LTP, rendez-vous sur patreon.com slash letstrylepodcast pour aider financièrement le LTP et puis pour intégrer cette magnifique communauté. J'espère te retrouver pour un prochain numéro du Let's Try le Podcast. Et d'ici là, n'oublie pas, si tu penses que c'est impossible, fais-le pour te prouver que tu avais tort. Salut, salut !

  • Speaker #0

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Dans cet épisode #228 et sous format demande conseil, j'ai souhaité, sous les conseils de Sébastien Diefenbronn : Micro-nutritionniste spécialisé dans les sports d'endurance, approfondir la problématique des déséquilibres hormonaux que peuvent engendrer la pratique des sports d'endurance à haute volumétrie.

Cet épisode vient donc en complément de l'épisode LTP#185 avec Blandine L'Hirondelle et Marion Delespierre dont le sujet était le syndrome RED-S et dans lequel nous évoquions les conséquences du déficit calorique sur le fonctionnement global de l'organisme.

Ce nouvel échange nous permettra donc d'approfondir les conséquences sur l'équilibre hormonal que peuvent avoir des volumes d'entrainement trop importants, des séances d'intensité trop répétitives ou encore une alimentation déséquilibrée et non adaptée à la pratique sportive.

Ce sujet particulièrement sensible, tabou et extrêmement présent dans notre milieu (Sébastien a souhaité faire cet épisode pour tirer la sonnette d'alarme), souffre, en plus du manque de connaissances et de formation des personnels de santé, d'une grande complexité et de conséquences qui peuvent être constatées à moyen ou long terme et dont les causes sont difficilement identifiables sans un suivi poussé.

L'objectif de cet échange est également de mettre en avant un sujet important : La pratique des sports d'endurance à haut volume peut-elle être considérée comme du sport santé ?Nous sommes en droit d'en douter tant les conséquences sur l'organisme peuvent être nombreuses (hormonal, équilibre nerveux, fatigue chronique, baisse de libido...)

Il est donc plus qu'important de ne pas sous estimer les signaux d'alerte et de prendre conscience des conséquences d'une pratique sportive impactant notablement l'organisme. Cet échange ne se veut pas donneur de leçons mais a pour but d'alerter sur les nombreux cas de terrain que rencontrent Sébastien et nombre d'entraineur(se)s ou préparateurs physiques et d'aider celles et ceux qui souffrent de dysfonctionnements en apportant des informations porteuses d'espoir. J'espère que vous apprécierez cet épisode !!!

N'hésitez pas à nous solliciter par mail à letstrail08@gmail.com pour toute question complémentaire.

Bonne écoute et merci encore pour votre fidélité au LTP !!!

Liens entendus dans l'épisode :

Document récapitulatif en lien avec l'épisode effectué par Sébastien Diefenbronn

Livre Guénaëlle Abéguilé : Troubles hormonaux - Reprenez le pouvoir ! SPM, endométriose, SOPK, TDPM, hypofertilité

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Transcription

  • Speaker #0

    Sous-titrage ST'501

  • Speaker #1

    Salut à toi, je suis extrêmement heureux de te retrouver pour un nouveau numéro du Let's Try Podcast, le podcast 100% consacré à la pratique et à la communauté du trail running. J'espère que tu vas bien, que tu te portes bien. Je vais te présenter l'épisode et l'invité et le suivi dont il est question. Dans quelques instants, juste après le traditionnel remerciement à tous les soutiens participatifs du podcast qui constituent la communauté des Patreons. Pour rappel, cette communauté... fais en sorte de soutenir le LTP à partir de quelques euros par mois et on peut échanger, on partage au travers de différents moyens de communication comme des groupes WhatsApp, comme des week-ends annuels. On a différents outils de communication, notamment la traditionnelle vidéo mensuelle qui nous permet d'échanger, de faire des retours sur les épisodes, etc. Le groupe vit bien, le groupe vit très bien dans cette communauté et si tu souhaites nous rejoindre, c'est sur patreon.com slash let's try le podcast. Je veux remercier les nouveaux arrivants dans la communauté qui ne sont autres que Mathieu Gomez, Philippe Cruz Rosa, Alexandre Rousseau, Émilie NTT, Régis Coudert et Mélanie 2013. Merci à tout le monde. Merci à celles et ceux qui nous ont rejoints dans cette communauté. C'est vraiment un geste fort de sens et qui me touche énormément et qui me pousse à continuer à vous proposer du contenu. allez passons maintenant à la présentation de l'invité du jour et du sujet du jour dans cet épisode j'ai souhaité faire appel de nouveau à un des micro-nutritionnistes qui qui travaille énormément dans le milieu du trail running actuellement et qui m'interroge, c'est Sébastien Diffenbron, qui est également d'ailleurs patron, je le remercie de tout cœur. Et nous allons parler d'un sujet qui est un cœur à Sébastien, puisque c'est lui qui m'a sollicité pour partager ses connaissances et pour aller un peu plus en détail dans les soucis hormonaux liés à la pratique des sports d'endurance, et notamment pour les femmes. Et donc, dans cet épisode, nous allons parler... au-delà et en complément de ce qui avait été dit par Olandine Girondel et Marion Delespierre sur le sujet du syndrome Red S, je vous renvoie à l'épisode numéro 185. Nous avons souhaité approfondir un peu ce sujet pour aller un peu plus en détail sur notamment l'aspect nutriments, quels peuvent être également les éléments qui peuvent accentuer ces problématiques hormonaux liées à la pratique des sports d'endurance. Et vous allez entendre cet épisode est assez complémentaire au numéro 185 et vraiment n'hésitez pas à nous solliciter par mail pour avoir des compléments d'informations nous essaierons de répondre à vos interrogations de la manière la plus claire et la plus rapide possible donc n'hésitez pas à nous envoyer un mail allez après cette introduction je vous laisse profiter de cet échange sur les troubles hormonaux féminins dans le cadre des pratiques de sport d'endurance avec Sébastien Dieffenbron bonne écoute salut Seb je te remercie énormément de nous retrouver une nouvelle fois sur le podcast comment tu vas ?

  • Speaker #0

    Salut, ça va très bien et toi ? De te retrouver

  • Speaker #1

    On peut le dire clairement tu fais partie officiellement des soutiens participatifs du podcast donc on échange énormément en dehors de ces épisodes là tu alimentes bien la communauté donc je te remercie pour ça et puis je te remercie énormément pour ton soutien T'étais intervenu à plusieurs reprises dans le LTP, notamment sur un épisode qui avait fait pas mal parler sur le sojum

  • Speaker #0

    t'avais eu des retours sur cet épisode là toi de ton côté oui j'ai eu des très bons retours sur ce sujet sur ce podcast qui avait pas mal aidé les gens effectivement parce que ça reste un sujet malheureusement

  • Speaker #1

    pas assez pris au sérieux dans le ravito surtout sur Dulon comme on en avait discuté à l'époque et puis donc là aujourd'hui avant de présenter le sujet je te laisse un petit peu pour ceux qui te connaissent pas celles et ceux qui te connaissent pas Dresse-moi un petit peu le portrait de qui tu es,

  • Speaker #0

    ceux qui n'ont pas écouté le précédent épisode sur le sodium. Qui es-tu Seb ? mon job premier sur cette partie-là. Et puis ensuite, de fil en aiguille, c'est là où on en arrive à ce podcast où je me suis intéressé au sujet que je vais te laisser peut-être présenter.

  • Speaker #1

    Tout à fait. Alors, on va parler des soucis hormonaux féminins en lien avec les sports d'endurance, principalement. Tu me dis si je me trompe. Et pourquoi t'as souhaité Déjà explique nous Pourquoi particulièrement ce sujet T'intéresse particulièrement Le sujet des problèmes hormonaux féminins

  • Speaker #0

    Alors en fait J'accompagne des sportifs depuis quelques années Sportifs et sportives Et en fait j'ai rapidement vu Qu'il y avait des problèmes hormonaux Et beaucoup plus Chez les sportifs Et en fait, je me retrouvais un petit peu bloqué parce que qu'est-ce que je pouvais faire pour les aider ? Et puis du coup, je me suis retrouvé de... un petit peu de fil et en aiguille, à creuser beaucoup ce sujet il y a quelques années en arrière, aussi pour des raisons personnelles, quelqu'un dans mon entourage aussi qui avait des soucis hormonaux. Et voilà, je me suis formé sur ce sujet aussi il y a quelques années et du coup, je me retrouve en fait avec de plus en plus de problèmes hormonaux chez les femmes sportives. Et... d'autant plus que en fait les langues se délient de plus en plus c'est à dire qu'il y a eu des podcasts il y a des athlètes qui en ont parlé il y a des athlètes qui ont fait des Red S qui en ont parlé des athlètes qui ont des problèmes hormonaux des améliorés etc qui en ont parlé et en fait du coup et ben

  • Speaker #1

    comme ça on se retrouve à en parler de plus en plus les femmes en parlent de plus en plus c'est moins tabou et voilà tout simplement le sujet du Red S est-ce que tu peux rapidement définir ce que c'est on en avait parlé dans un épisode avec Blandine et Marion est-ce que tu peux dans un premier temps définir globalement ce qu'est un Red S alors pour faire simple je dirais que c'est un déficit énergétique et ou

  • Speaker #0

    trop de dépenses énergétiques liées au sport. Pour faire globalement simple, c'est ça. Après, pour rentrer un petit peu dans les conséquences qui avaient bien été développées par Blandine et Marion à l'époque, on a des troubles osseux, des troubles cardiovasculaires, des troubles sur la partie neuropsychique. Je ne détaillerai pas plus, elle l'avait très bien fait à l'époque. Donc là... C'est plutôt dans un but d'aller creuser un petit peu plus le sujet, parce que le Red S, c'est qu'une partie de l'équation. Tu vas voir qu'en fait, ce n'est pas si simple. Ce n'est pas simplement qu'une histoire des calories qui rentrent et qui sortent.

  • Speaker #1

    C'est pour ça que tu avais, suite d'ailleurs à l'épisode 185 qui était sorti en juin 2023 sur ce sujet, on avait dressé un tableau un peu général et les conséquences globales de ce que pouvait être le Red S, on rappelle relative énergie, déficience in sport. Et donc toi, suite à cet épisode, tu m'avais contacté en me disant, oui, c'est vrai que ça pose les bases du sujet. ça pose les bases de la problématique mais malgré tout, toi avec ton expérience et tes connaissances et ta spécialisation notamment au travers de tes formations tu t'es rendu compte que c'était vraiment beaucoup plus complexe qu'un simple déficit calorique qui engendrait ces problématiques là ouais exactement

  • Speaker #0

    Je dirais peut-être dans la moitié des cas, ça suffit. Mais en fait, il reste quand même une autre partie des femmes où ça ne suffira pas. Pour les raisons qu'on va évoquer après, tu vas voir. C'est plus complexe que vraiment des calories. Parce qu'il n'y a pas qu'une histoire de calories, il y a des histoires de... déjà de macronutriments, lucides, protéines, lipides. Si on manque de l'un, de l'autre, etc., on va se retrouver potentiellement, le total calorique est peut-être bon sur la journée, l'apport calorique est peut-être bon, il n'y a peut-être pas trop de sport, mais il manque quand même dans la balance un des macronutriments. Et puis, on va aussi faire d'autres focus au fil de la conversation où on va voir que ce n'est pas qu'une histoire d'alimentation. Il y a aussi d'autres points qui sont importants, notamment le stress, on va en reparler.

  • Speaker #1

    Toi, dans un premier temps, ce que tu peux nous dire de manière un peu générale, ce que tu constates auprès des sportifs que tu suis, les retours que tu as, tu disais que c'est une très bonne chose que la parole se libère, que tu aies de plus en plus de personnes qui reviennent vers toi ou qu'on en parle de plus en plus. Globalement, c'est quoi les constats que tu fais sur l'état de santé un peu général de ces sportifs qui souffrent de ces soucis-là ?

  • Speaker #0

    c'est qu'elles ont beaucoup de mal à se faire accompagner. C'est aussi pour ça que je voulais faire ce podcast avec toi, pour que les femmes puissent un petit peu comprendre comment ça fonctionne. Je vais essayer que ça ne soit pas trop compliqué, mais j'aimerais bien quand même que ce podcast soit écouté par des professionnels de santé. que ce soit des médecins, des médecins du sport, des gynécologues, etc. pour qu'ils puissent mieux aider les sportifs. Parce qu'en fait, la problématique, c'est que... il y a quand même une grosse différence entre une sportive et notamment une sportive d'endurance et une sédentaire dans la prise en charge des problèmes hormonaux. Et malheureusement, j'en ai beaucoup qui viennent me voir où en fait, ils ne se sont pas aidés et ils se retrouvent dans des impasses où on ne leur propose rien en fait. Ou on leur propose, on en discutera peut-être après, mais de prendre la pilule. Ou on leur propose, j'ai eu le cas il y a encore deux semaines, on a dit à l'athlète, arrêtez de faire du sport.

  • Speaker #1

    je pense pas que ça soit une solution donc c'est encore une fois c'est super positif, merci déjà d'avoir fait confiance au podcast pour parler de ça effectivement ça va être un sujet et un épisode assez technique on vous prévient d'ores et déjà, on va essayer comme on le disait juste avant de commencer l'enregistrement Seb on va essayer de recontextualiser un petit peu avec des exemples tu vas essayer de recontextualiser avec des exemples relativement simple pour essayer de comprendre le plus possible, mais il est clair que là, on est en train de parler des systèmes hormonaux qui sont assez complexes. Moi, j'avoue que je ne maîtrise pas le sujet, et c'est d'ailleurs pour ça que tu es là. Donc, il va falloir être attentif, mais malgré tout, on va essayer de simplifier un petit peu tout ça. On va essayer de séparer l'épisode en deux grands thèmes principaux pour comprendre déjà comment ça fonctionne. On va parler dans un premier temps de la commande centrale. Est-ce que tu peux parler, Seb, dans un premier temps, de ce qu'est la combinaison centrale ? Pourquoi on parle de ça dans un premier temps ?

  • Speaker #0

    Alors, en gros, c'est le cerveau qui va donner l'ordre de faire la stimulation des différentes glandes endocrines qu'on a dans le corps. C'est-à-dire que tout part du cerveau. Le cerveau décide de donner l'ordre à telle ou telle glande, et c'est ces glandes-là qui vont sécréter les hormones. Alors là, un petit peu de technique, mais en fait, on va parler d'axes. On parle d'axes hypothalamophysio-ovariens. Donc, c'est l'axe entre le cerveau et les ovaires chez la femme. On a l'axe vers les glandes surrénales. On a l'axe vers les testicules chez l'homme, même si on n'en parlera pas là. On a l'axe vers la thyroïde. Et en fait, à partir de là, c'est là que tout se décide. Le cerveau, en fait, il décide. Est-ce que j'ai besoin de produire des hormones ou non ? Et donc du coup, l'axe, comme j'ai indiqué, il va faire ce travail-là. Si on schématise un petit peu… je reprends l'exemple de ma voiture vous êtes dans votre voiture vous contrôlez votre voiture, vous conduisez votre voiture le cerveau c'est vous dans la voiture vous allez décider, je mets le clignotant, j'accélère, je freine c'est ça la commande centrale pour simplifier donc ça sera la première partie,

  • Speaker #1

    on va rentrer un peu plus en détail juste après et puis dans un deuxième temps on va parler de la synthèse hormonale ou de la stéroïdogenèse est-ce que tu peux nous expliquer globalement ce que c'est ?

  • Speaker #0

    Alors, une fois que le cerveau a décidé de faire cette action d'on va produire des hormones, on a nos glandes endocrines qui vont les produire, justement, ces hormones. Et là, c'est un petit peu le mécanisme de comment est-ce qu'on produit ces hormones, à partir de quoi on va les fabriquer, les différents micronutriments, les différentes choses, petites briques, petits légaux qu'on a besoin pour fabriquer ces hormones.

  • Speaker #1

    Très clair. Juste, je voulais savoir si tu pourras nous mettre à disposition un petit document qui regroupe tous ces éléments-là, qu'on mettra en lien dans le descriptif du podcast pour y avoir accès et pour y revenir dessus. Oui, Si c'est possible, comme ça, ça permettra aux gens qui vraiment veulent s'y pencher d'avoir un support. Et puis, je tiens à préciser quand même que tu l'as bien précisé dans le cadre de la préparation avant l'épisode, les causes médicales ne seront pas évoquées. Est-ce que tu peux préciser cet aspect-là ?

  • Speaker #0

    Oui, exactement. Ça, c'est un point très important. Je ne suis pas médecin. C'est-à-dire que quand on peut avoir des causes, des problématiques médicales, par exemple un adénome hypophysaire qui cause des problèmes au niveau de l'hypophyse et donc au niveau de la commande centrale, ça, c'est de l'ordre médical. Ce n'est pas de mon ressort. Moi, je ne m'en occupe pas. Par contre, tout ce qu'on va évoquer là, en fait, c'est le fonctionnement, comment vraiment ça fonctionne. c'est que des mécanismes qui sont entrelacés entre eux, et qui sont modulables via la micronutrition, via de la phyto, via tout un tas de petites choses dans la vie de tous les jours, la gestion du stress, etc. On en discutera, qui vont permettre d'améliorer le fonctionnement. Donc tout ce qui est cause médicale, par contre, ça, ce n'est pas mon sujet.

  • Speaker #1

    Très clair.

  • Speaker #0

    Mais par contre, la majorité des cas, très honnêtement, donc... tous les cas qui arrivent jusqu'à moi, ce n'est pas des causes médicales.

  • Speaker #1

    Au moins, le warning est mis en place et c'est bien de le faire. Allez, on va commencer dans un premier temps par parler de cette fameuse commande centrale. Tu as expliqué un peu le grand principe. Est-ce que tu peux rentrer un peu plus dans le détail et pourquoi c'est important dans le cadre de ce non-trop-pas ? Et d'ailleurs, je tiens à rajouter encore une fois en précisant que là, on se limite aux soucis hormonaux féminins. On est bien d'accord ?

  • Speaker #0

    Ouais, on est bien d'accord. Après, j'avais eu une petite question il y a quelques jours si on traiterait aussi du masculin. Très honnêtement, le masculin, c'est plus simple que le féminin. Donc en fait, tout ce que je vais évoquer là, les grands principes seront les mêmes pour l'homme, vraiment. C'est juste que j'ai préféré faire un focus féminin, déjà parce que c'est une problématique qui est avant tout féminine, il ne faut pas se le cacher. Donc à un moment donné, il faut arrêter de voir ça du côté que masculin. Ce n'est pas parce que je suis un homme que je vais traiter les problèmes. uniquement masculin, je traite à 90% des problèmes hormonaux féminins et c'est normal de parler uniquement de ce sujet là pour le coup mais les hommes qui veulent écouter c'est bien évidemment très intéressant parce que dans les grands principes c'est exactement la même chose très clair,

  • Speaker #1

    allez on part sur cette fameuse commande centrale, qu'est-ce que c'est plus précisément Sam ?

  • Speaker #0

    Alors du coup, le cerveau décide, comme je disais tout à l'heure, avec l'axe qui va demander aux glandes endocrines de produire. Donc on va avoir... chez la femme, les ovaires. Les ovaires, ils vont produire des oestrogènes, de la progestérone et de la testostérone.

  • Speaker #1

    Tu dis oestrogène, c'est l'ostrogène en fait ?

  • Speaker #0

    Oui, l'estrogène, exactement. Progestérone, testo, ça c'est important parce que ça fait partie d'une harmonie chez la femme. Ça c'est important de le comprendre. Autant chez l'homme, on a une très grande partie de testo et un tout petit peu d'ostrogène. Chez la femme, on a plutôt l'inverse. plus d'ostrogène, de la testo en moins grande partie et de la progestérone. Mais c'est une symphonie à trois. Ensuite, on a les glandes surrénales qui vont, elles, sécréter du cortisol, de l'aldostérone, de la DHEA et aussi un petit peu de testostérone. Et on a la glande thyroïde qui va produire essentiellement de la T4 et un petit peu de T3. Une fois que notre cerveau a demandé à ces glandes-là de faire le job, ensuite, c'est libéré dans la circulation sanguine et ces hormones vont aller jouer un rôle un petit peu partout dans l'organisme sur des cellules cibles. Donc ça, c'est important aussi de comprendre. C'est-à-dire que ça avait été d'ailleurs évoqué dans le... dans le podcast avec Marion et puis Blandine. C'est-à-dire que, comme on a dit tout à l'heure, ne serait-ce que sur la santé cardiovasculaire, sur la santé osseuse, etc., les oestrogènes vont avoir un rôle. Les oestrogènes n'ont pas seulement un rôle au niveau ovarien, ils ont un rôle global dans le système, dans le système complet que peut être la femme.

  • Speaker #1

    Très clair. Quelles peuvent être les problématiques chez les sportives ?

  • Speaker #0

    Alors... les problématiques, là on va retrouver un petit peu ce qu'on a dans le Red S effectivement c'est à dire le déficit énergétique ou l'excès de dépense ça clairement c'est déjà la base c'est pas lié le déficit énergétique et l'excès de dépense c'est l'un entraîne l'autre ouais exactement, l'un entraîne l'autre mais parfois on peut avoir un déficit énergétique et avoir une dépense énergétique mais qui est vraiment lié à un gros déficit et la personne s'entraîne peu, 4-5 heures semaine par exemple par contre on va aussi avoir des personnes qui mangent quand même beaucoup mais qui s'entraînent 20-25 heures trop par rapport à ce qu'elles mangent voilà, trop par rapport à ce qu'elles mangent donc c'est pour ça que c'est un peu un et ou potentiellement c'est plutôt une question de balance qu'il faut prendre en compte ensuite on a le taux de masse grasse aussi qui va jouer son rôle parce que la masse graisseuse elle sécrète une hormone, la leptine qui va aller stimuler l'axe. C'est-à-dire que si on a suffisamment de masse grasse, le cerveau se dit c'est OK, j'ai suffisamment de réserve je peux me permettre de demander à mes glandes endocrines de produire des hormones.

  • Speaker #1

    Juste, je veux juste préciser Seb, tu me confirmes bien que pour un compétiteur ou un athlète, un sportif en gros, entraîner pour une femme c'est de 14 à 20% de masse grasse, c'est ça ? Sous

  • Speaker #0

    C'est toujours compliqué de donner des chiffres. D'ailleurs, c'est une très bonne remarque. Tu verras que je ne vais pas donner de chiffres dans le podcast, que ce soit des chiffres à la biologie sanguine, que ce soit des chiffres… Peu importe, parce qu'en fait, il faut voir dans un contexte global. On y reviendra dessus. Mais globalement, chez la femme, je te dirais plutôt, peut-être qu'il y en a 16, 17, 18 et jusqu'à effectivement un peu plus. Et puis, chez l'homme, on m'a dit qu'on n'en parlait pas. mais c'est aussi personne dépendant. C'est une très bonne remarque d'ailleurs, parce que souvent, on va me dire, Intel a un taux de masse grasse très bas, et pourtant, elle n'a pas de problème. Déjà, qui te dit qu'elle n'a pas de problème ? Ça, c'est le premier point. Parce que force est de constater que parfois, le jeu un petit peu des réseaux sociaux font que, même s'il y a de plus en plus d'athlètes qui en parlent, il y a aussi des athlètes qui n'en parlent pas. Et pour le coup, je pense qu'il ne faut pas se comparer. Quand on a des problèmes hormonaux, vraiment, il ne faut pas se comparer avec le voisin ou la voisine. Parce que peut-être que la voisine, elle a un taux de masse grasse à 15% et elle n'a pas de problème. Mais peut-être que... soit, s'il y a des problèmes hormonaux, peut-être qu'il faudrait être à 18. Donc ça, c'est important.

  • Speaker #1

    Très clair. Il y a un autre axe aussi, tu voulais rajouter quelque chose sur le taux de masse grasse ?

  • Speaker #0

    Non, le taux de masse grasse, je pense que c'est assez simple à comprendre.

  • Speaker #1

    Il y a aussi la notion de déficit de glucides, a priori. Oui.

  • Speaker #0

    Oui, exactement. Parce que je vois régulièrement des athlètes qui mangent beaucoup, des belles assiettes, beaucoup de légumes et puis des grosses quantités de légumes, vraiment. Mais le problème, c'est qu'il n'y a pas assez de glucides. Et là, c'est pareil. L'axe hypothalamo-hypophysio-ovarien, il a besoin aussi de glucides pour donner l'ordre de produire suffisamment d'hormones. Donc, le déficit en glucides, c'est aussi une vraie problématique. et quand on a un gros volume d'entraînement il ne faut pas hésiter à en mettre des quantités parfois qui peuvent paraître indécentes dans l'assiette alors bien évidemment à moduler en fonction de l'athlète tout le monde n'a pas la même tolérance au glucide mais là je pense qu'il faut essayer de se faire un petit peu accompagner sur ce point pour ne pas miser en gros une athlète qui s'entraîne 15-20 heures semaine il ne faut pas miser sur 3 fruits et quelques cuillères de riz clairement ça ne suffira pas

  • Speaker #1

    tu pourras nous donner des ordres de grandeur alors du coup tu as dit que non mais est-ce que tu pourrais nous donner des ordres de grandeur, des proportions de ce qu'on doit manger en termes de glucides,

  • Speaker #0

    lipides et protéines plus loin ou je peux en parler maintenant c'est je dirais une généralité même si j'aime pas ce mot là parce que plus j'accompagne des athlètes plus je me rends compte qu'en fait ça fonctionne pas bien, comme son nom l'indique, c'est des généralités et donc en fait on se retrouve quand on a des athlètes qui ne rentrent pas dans les cases et bien qu'est-ce qu'on fait ? On est bien obligé d'aller ailleurs mais globalement je dirais à peu près 50% des apports en glucides une quinzaine de pourcents de protéines ou à peu près

  • Speaker #1

    1,8 g par kg de poids de corps et le reste on comble avec les lipides ok et est-ce que la proportion de protéines doit augmenter avec l'âge ou pas ?

  • Speaker #0

    Oui, la proportion de protéines doit bien évidemment augmenter à l'éclat, mais plutôt quand on atteint après la ménopause. Donc là, ça ne pose plus le problème, même si on peut avoir des problèmes à la ménopause, mais ça ne rentre pas dans le cadre d'améliorer.

  • Speaker #1

    Je voudrais revenir un petit peu, Seb, juste deux points en avant. C'est le fameux déficit d'apport énergétique, donc de calories, tout simplement. Je pense qu'en fait, moi, ce que j'ai remarqué d'un point de vue personnel, et on en reparlera un petit peu à la fin pour que je partage un peu mon expérience mais j'ai de mon point de vue pris conscience récemment en étant accompagné par toi qu'il y avait une dissonance une incapacité de mon point de vue tout du moins personnel à me rendre compte de ce que je mangeais de ce que représentait ce que je mangeais en termes de calories est-ce que toi c'est quelque chose que tu constates de manière un peu générale pour ce que tu vois

  • Speaker #0

    Clairement, j'en discute souvent avec un coach, je peux le citer, Nico Martin, on en discute souvent. Parce qu'en fait, dans 99% des athlètes que je vois passer, hommes ou femmes, tout confondu, il n'y a jamais assez dans l'assiette. Tout le temps. Alors, bien évidemment, je ne parle pas de la personne qui a un petit volume d'entraînement, et ce n'est pas péjoratif quand je dis ça.

  • Speaker #1

    Qu'est-ce que tu appelles le petit volume d'entraînement pour simplifier ?

  • Speaker #0

    2, 3, 4 heures. Là, en général, il n'y a pas trop de problème. Mais dès qu'on commence à être sur 7-8 heures, c'est-à-dire au moins une heure par jour, thématiquement j'ai pas assez dans l'assiette

  • Speaker #1

    95% des cas ouais c'est frappant en gros t'es en train de me dire que d'après ton constat qui date pas d'hier c'est le premier souci le déficit calorique c'est le premier souci du sportif d'endurance oui clairement

  • Speaker #0

    Nico dirait même que plus tu t'entraînes plus c'est compliqué d'aller combler tes d'aller combler tes apports. Et clairement, il a raison. Quand on s'entraîne 20-25 heures semaine, à un moment donné, on a clairement une problématique de ne pas pouvoir manger assez.

  • Speaker #1

    Ce qui est surprenant dans ce cas-là, c'est qu'effectivement, on se dit que si on ne consomme pas assez de calories, on va forcément mincir, on va maigrir, et puis point. Et on se rend compte que c'est bien plus grave que ça, c'est-à-dire qu'il y a des impacts plus complexes.

  • Speaker #0

    Ouais, exactement. C'est là, du coup, ça permet de revenir sur la partie commande centrale. En fait, le cerveau, il va réguler un petit peu. Il va ralentir cette communication, il va ralentir l'axe comme mécanisme de protection. Parce qu'en fait, il faut voir ça. Je vais schématiser avec un exemple que j'avais entendu, que j'aime bien. C'est comme un téléphone portable. Quand tu n'as plus de batterie. ça arrive à 15%, le téléphone, il va couper des applications en fond. Tu peux toujours téléphoner, tu peux toujours envoyer un SMS. Donc, l'homme, il peut toujours, le cœur bat toujours, le cerveau fonctionne toujours. Par contre, il va enlever des choses qui ne lui semblent pas prioritaires. Clairement, il se met en mode sécurité. Exactement. Exactement. C'est exactement ça. Il se met un petit peu en mode sécurité et puis... il va vraiment couper des choses mais en fait sauf quand on tombe vraiment dans de la dénutrition profonde des cas d'anorexie où là le corps va vraiment descendre très bas mais là c'est des cas particuliers là c'est médical oui exactement mais sinon tu vas toujours te retrouver avec le poids va descendre et au bout d'un moment ça ne descendra pas plus bas par contre tu vas te retrouver avec peut-être une fatigue chronique tu vas te retrouver avec des problèmes de troubles hormonaux, une aménorée etc etc

  • Speaker #1

    très clair c'est ce que moi encore une fois je partagerai mon expérience plus tard mais c'est clairement ce que j'ai vécu lors de ma préparation au mute l'année dernière on parle des problèmes hormonaux féminins mais moi je peux dire pour l'avoir vécu l'année dernière que ça a aussi des impacts sur les hommes tu parles aussi des problématiques chez les sportives d'excès de stress est-ce que tu peux en parler de ça ?

  • Speaker #0

    Ouais exactement, on va en rediscuter un petit peu plus loin Mais clairement le stress Et quand on parle de stress, c'est pas forcément le stress Qu'on peut percevoir C'est pas le stress du boulot Le stress de son mari qui fout rien à la maison Etc etc C'est aussi des stress Je détaillerai pas plus pour le moment Mais c'est aussi des stress physiques Et métaboliques Et on en rediscutera juste après Mais clairement ça va avoir un impact sur l'axe Et la commande centrale En cas fait Je reviens à ma petite conductrice dans sa voiture. En fait, si vous êtes un petit peu stressé par votre environnement, potentiellement, vous allez rouler moins vite. Votre taux de masse grasse est faible, faible à vos apports énergétiques. On peut voir ça comme il n'y a plus d'essence dans le réservoir de la voiture. On ne roule pas à 180 sur l'autoroute. Qu'est-ce qu'on fait ? On se met à 90, 70, on ralentit tout le métabolisme. On coupe tout ce qu'on doit couper pour pouvoir faire rouler la voiture. Là, c'est pareil. Le corps humain, il fait la même chose.

  • Speaker #1

    Donc en gros, si on revient un petit peu sur la conclusion de cette fameuse commande centrale, toi, est-ce que tu appelles ça la tour de contrôle qui pilote un peu ? C'est le cockpit de notre organisme.

  • Speaker #0

    Oui, c'est le cerveau qui décide. Il a plein de petits capteurs et puis il décide en fonction de tout un tas de paramètres de est-ce que je reviens à ma voiture, est-ce que je mets le clignotant, est-ce que j'accélère, est-ce que je freine, est-ce que je mets les essuie-glaces ? Il fait exactement la même chose sur la partie armadaire.

  • Speaker #1

    Et tout ça, ce sont des phénomènes non réfléchis.

  • Speaker #0

    C'est vital,

  • Speaker #1

    c'est automatique.

  • Speaker #0

    oui oui là tu peux rien faire c'est vraiment totalement en mode automatique de la part du cerveau donc quand tu prends l'analogie avec la voiture où on décide en fait de mettre le clignotant pour aller à gauche, de tourner le volant à droite etc l'analogie elle s'arrête un peu là dans le sens où là clairement on est plutôt sur des réactions qu'on contrôle pas ouais exactement c'est intéressant de le dire la particularité de je pense qu'on va en parler quand même beaucoup et ça c'est quelque chose qui te tient beaucoup à coeur c'est dans ce cadre de cette commande centrale quel

  • Speaker #1

    impact a notamment la pilule ouais ça c'est très important parce que et comme tu dis ça me tient à coeur parce que j'en ai marre là je vais râler un peu mais de voir des professionnels de santé qui proposent la pilule quand ils n'ont pas de solution.

  • Speaker #0

    parfois c'est nécessaire est-ce que tu peux contextualiser un peu ce que tu viens de dire c'est à dire que quand un professionnel de santé reçoit une sportive ou une patiente qui a des problèmes hormonaux il lui conseille volontairement pour simplifier la chose de prendre la pilule c'est ça que tu dis ?

  • Speaker #1

    oui ça arrive régulièrement ça avait été évoqué aussi par Marion et Blandine qui sont médecins qui avaient aussi dit la même chose que ce que je dis là donc c'est pas... je ne suis pas le seul à le dire mais en fait oui clairement dans des cadres d'améliorés, dans des cadres d'autres troubles, on va reparler peut-être du SOPK un petit peu plus tard en fait le médecin ou le gynécologue il va proposer la pilule parce que c'est un cache misère dans ce cadre là parfois il y a besoin d'une pilule contraceptive pour x ou y raison, ça ça ne me regardait pas mais quand il y a des troubles hormonaux il faut comprendre d'où vient le trouble je vais prendre un exemple Si tu as une tendinite, tu mets des anti-inflammatoires, tu ne vas pas garder tes anti-inflammatoires 20 ou 30 ans pour masquer le problème. Il faut peut-être trouver la source du problème. Peut-être que c'est un problème musculaire plus haut, peut-être que c'est tes chaussures, peut-être que c'est X ou Y raison, ta charge d'entraînement, etc. qui font qu'il y a un problème. Donc en fait, il faut creuser le point, mais vraiment creuser le point. et comprendre ce qui se passe et pas s'arrêter à uniquement je coupe tout. En fait, la pilule contraceptive, on met des oestrogènes et de la progestérone et ou de la progestérone de synthèse. Voilà. Et du coup, le cerveau, il coupe parce que c'est plus lui qui décide. Il y a suffisamment. on met suffisamment d'hormones, donc le cerveau n'a plus besoin de plus. Donc il coupe tout, et en fait, il n'y a plus de cycle hormono. C'est un petit peu ça toute la problématique, c'est qu'on ne régularise pas un cycle hormonal avec la pilule, on arrête un cycle hormonal. Ça c'est très important de le signaler.

  • Speaker #0

    Quels impacts ça peut avoir en lien avec ces problèmes hormonaux ?

  • Speaker #1

    C'est qu'on n'a pas résolu le problème de fond ?

  • Speaker #0

    Oui, on est bien d'accord.

  • Speaker #1

    voilà on n'a pas résolu le problème de fond donc le problème c'est que si on a du déficit énergétique excès de stress etc tout ce qu'on a évoqué là et tout ce qu'on va évoquer juste après en fait le problème c'est qu'il n'est pas réglé je reviens à ta tendinite d'Achille tu mets de l'anti-inflammatoire t'as plus de douleur mais

  • Speaker #0

    le problème de fond il n'est pas réglé tout à fait c'est très clair ok pour cette commande centrale est-ce que tu veux rajouter quelque chose Seb sur ce point

  • Speaker #1

    Non, je pense qu'on a fait le tour. C'est la tour de contrôle qui décide, en fonction de tout un tas de petits paramètres, on envoie les hormones ou pas.

  • Speaker #0

    Et ça de manière incontrôlée.

  • Speaker #1

    Exactement.

  • Speaker #0

    On va passer à la synthèse hormonale ou le nom compliqué de l'épisode, la stéroïdogenèse. Allez, je t'en prie. Yes,

  • Speaker #1

    tu le dis encore mieux que moi. Exactement. Du coup, à partir du moment où le cerveau a décidé, il a envoyé des petites commandes. Je vais simplifier. et là j'avais fait ça pour les pros du coup il va demander à nos OVR ici en l'occurrence de produire ces hormones et là aussi c'est très important parce qu'en fait on oublie que le cerveau il envoie la commande mais en fait qu'est-ce qui se passe qu'est-ce qui se passe ensuite pour fabriquer ces hormones. En fait, il y a plein de petites sous-étapes. Il faut voir ça un peu comme un arbre généalogique. C'est-à-dire qu'on a une hormone mère en haut et on va avoir plein de petites choses qui vont par réaction enzymatique, etc. Par cascade, on va se retrouver à la fin avec des oestrogènes, de la progestérone, du cortisol, de la testo, etc. L'hormone mère, on appelle ça la prégnenolone. Et ça, c'est très important parce qu'en fait, c'est elle, cette hormone, qui va être, comme son nom l'indique, mère de toute la cascade qu'on a en dessous. Pour fabriquer cette hormone mère, on a besoin de choses importantes. Je vais vraiment insister là-dessus parce qu'il y a souvent la plupart des problématiques, elles se trouvent quand même globalement ici et pas que dans le déficit énergétique. Pour fabriquer cette prégnanolone, on a besoin de cholestérol. On a besoin d'hormones thyroïdiennes T3. Alors, là, je fais peut-être un petit peu de complexe quelques instants. Oui,

  • Speaker #0

    on a prévenu, donc les gens ne seront pas surpris.

  • Speaker #1

    En fait, on a une protéine qui s'appelle la protéine star qui a besoin de T3 pour s'activer. Donc, si on n'a pas d'hormone thyroïdienne T3, le cholestérol ne va pas rentrer. En tout cas, cette protéine star est un peu moins active et donc, du coup, le cholestérol va avoir plus de mal à rentrer dans la cellule pour faire son job. ensuite on va une fois que le cholestérol est entré on a besoin de faire pour faire fonctionner un cytochrome un cytochrome P450 pour transformer ce cholestérol en prénénolone et

  • Speaker #0

    cette transformation elle se fait au niveau de la mitochondrie et ça aussi la mitochondrie on rappelle c'est les usines à énergie que vous avez dans vos cellules qui transforment l'oxygène en ATP exactement exactement

  • Speaker #1

    Et ça aussi, c'est un point très important. On va y revenir juste après, peut-être dans les raisons de pourquoi c'est un problème chez la sportive. Mais la fonction mitochondriale, elle est essentielle pour convertir le cholestérol en prénédolone.

  • Speaker #0

    Très clair. Si j'ai bien compris, on doit produire une hormone mère par le biais de plusieurs sous-éléments que sont le cholestérol, l'hormone thyroïdienne T3, le fer et la mitochondrie.

  • Speaker #1

    Oui, alors le nutriment de base c'est le cholestérol. Ensuite je dirais que c'est des petites clés ou des petits mécanismes qui vont faire que le cholestérol se transforme. La T3, elle sert à activer une petite porte d'entrée. c'est une clé de serrure on va dire pour que le cholestérol rentre ensuite pour que ton cholestérol se transforme en prénénolone dans la mitochondrie on a besoin d'un cytochrome et en fait le cytochrome pour fonctionner il a besoin de fer ok on

  • Speaker #0

    voit un petit peu le fonctionnement global c'est en fait des cascades liées les unes aux autres quelles peuvent être les problématiques chez les sportives en lien notamment avec le cholestérol ?

  • Speaker #1

    C'est quand même globalement un classique que je vois assez souvent, c'est-à-dire la peur de manger suffisamment de lipides. Autant tout à l'heure, on a parlé de ne pas manger suffisamment de glucides, c'est un vrai souci, mais les lipides également, et les lipides aussi saturés. C'est-à-dire, j'entends régulièrement des petites phrases quand je pose des questions en consulte. Je ne mange pas de fromage, je ne mange pas d'œufs,

  • Speaker #0

    et ça clairement à un moment donné on a quand même un métabolisme qui est fait pour avoir du cholestérol le cholestérol tu peux rappeler dans quoi il est présent hormis les oeufs on le sait les oeufs on le sait mais essentiellement

  • Speaker #1

    dans les oeufs et dans les produits animaux uniquement dans les produits animaux le cholestérol mais après une grande partie va être produit par notre foie Le cholestérol alimentaire a un impact, mais globalement d'un tiers. Le reste va plutôt être en lien avec ce qu'on va consommer en lipides plutôt saturés. Donc le gras plutôt animal. Il y a un peu la coco, mais les études ne sont pas unanimes sur le sujet, sur le fait que ça élève ou non le cholestérol. Par contre, le gras animal, là clairement, oui, les produits laitiers, et puis le gras de bœuf, de poulet, etc.

  • Speaker #0

    Est-ce que tu peux juste faire un petit laïc sur le... On va te poser forcément la question, on te la pose tous les jours j'imagine. Pourquoi aujourd'hui on revient un petit peu sur ces notions de bon et de mauvais cholestérol ? Est-ce que tu peux un peu l'expliquer de manière un peu synthétique ?

  • Speaker #1

    Alors en fait c'est très simple, c'est que ça n'existe pas. Il n'y a pas de bon et de mauvais cholestérol, il n'y en a qu'un seul. Il n'y a qu'une molécule de cholestérol, point barre. C'est juste qu'après c'est une question de transporteur. Tu as le LDL et le HDL qui sont dosés. Il y en a d'autres, VLDL, ILDL, etc. Bref. c'est qu'une question, je dirais, de taille des lipoprotéines et de sens dans lequel ils transportent. En fait, on a un petit peu, malheureusement, je dirais, schématisé le fait que celui qui apporte le cholestérol vers les cellules était... mauvais, alors que celui qui ramenait le cholestérol vers le foie était le bon alors qu'en fait c'est le même cholestérol c'est qu'une question de transport qui n'ont pas la même taille je ne vais pas plus détailler que ça c'est un abus de langage oui exactement qui perdure malheureusement c'est

  • Speaker #0

    les mauvaises habitudes dans la vie dure tu parlais aussi de le cholestérol je crois que c'est bon on a dit que c'était une insuffisance de consommation des lipides saturés notamment Il y a une chose en ligne,

  • Speaker #1

    c'est que l'insuline va avoir un rôle dans la synthèse du cholestérol au niveau du foie, au niveau hépatique. Il faut suffisamment d'insuline pour que le foie synthétise du cholestérol. On a dit juste avant, il y a le cholestérol alimentaire que tu vas manger, mais il y a aussi le foie qui le... qui va le sécréter. Et du coup, c'est globalement une problématique chez les femmes qui mangent peu de produits animaux, tendance VG vegan. Le cholestérol va globalement être bas. Donc ça, c'est un point à surveiller.

  • Speaker #0

    Alors, j'aimerais m'arrêter deux minutes là-dessus. On va être très clair, c'est un sujet qui est très touchy, le végétarisme, le vétérisme, le véganisme, etc. Toi, qu'est-ce que tu aimerais dire ? Il me semble que, alors ce n'est pas forcément le but de rentrer trop dans le débat maintenant, mais toi, on sait que tu as eu beaucoup de remontées, suite notamment à un podcast que tu as fait avec Bertrand Soulier récemment, qu'on salue. sur ce sujet là qu'est-ce que tu voudrais toi là profiter de dire au micro du LTP sur ce sujet là alors je dirais déjà qu'il faut qu'il faut arrêter de donner des

  • Speaker #1

    exemples d'athlètes x, y, z qui seraient potentiellement végés, véganes peut-être qu'ils le sont peut-être qu'ils le sont pas en fait on ne connait rien ils veulent bien montrer ce qu'ils veulent bien montrer mais là c'est la même chose pour d'autres sujets pas forcément liés au véganisme donc déjà il y a ce point là à balayer j'aime pas quand on me dit tel athlète il est végane tel athlète il est cétogène, tel athlète il est xyz ok pourquoi pas peut-être que ça lui convient très bien mais je reviens à ce que je te disais aussi tout à l'heure c'est qu'il ne faut pas se comparer aux voisins parce que malheureusement je vois régulièrement des athlètes qui ont été végés plusieurs années parce que la problématique des carences nutritionnelles qui sont liées au véganisme et au végétarisme elles mettent un petit peu de temps à se mettre en place et au bout de quelques années de toute façon il suffit de faire un petit peu le tour sur les réseaux sociaux il y a beaucoup beaucoup de femmes qui en reviennent après quelques années parce que problèmes hormonaux justement, fatigue chronique etc et en fait elles se sont rendues compte que elles avaient vraiment besoin de consommer des produits animaux tout bêtement donc je dirais qu'il faut être vigilant et on peut pas se complémenter pour oui mais en fait c'est jamais fait c'est jamais fait correctement donc oui on pourrait se complémenter mais alors déjà la liste de compléments attention ça fait un budget tous les mois déjà d'une du genre tu veux préciser en termes de budget entre

  • Speaker #0

    50 et 100 euros par mois je pense pour se complémenter pour ce que toi tu considères être des carences micro-nutrientes de toute façon on ne va pas avoir trop le choix ne serait-ce que la B12,

  • Speaker #1

    l'iode, les oméga 3 le CoQ10 il faudrait même idéalement carnitine et là j'ai fait le minimum déjà

  • Speaker #0

    à ceux qui peuvent te dire que éventuellement alors encore une fois c'est une discussion entre nous à ceux qui peuvent te dire que tu dis ça parce que limite tu aurais peut-être un intérêt à vendre des compléments alimentaires ou avoir des partenaires que ce soit très clair non clairement pas toi si quelqu'un ne doit pas prendre de compléments alimentaires tu vas pas lui en donner

  • Speaker #1

    Ah bah non, clairement pas. Si la personne n'a pas besoin de compléments alimentaires, je ne lui préconise pas de compléments alimentaires, il n'y a aucun problème avec ça. Et je te dirais même que je priorise l'assiette systématiquement. C'est-à-dire que je ne vais pas dire à une personne de prendre des compléments d'oméga-3, par contre, je vais lui dire de consommer des petits poissons gras, clairement, ou des yeux bleus blanqueurs, etc. Donc, bien évidemment qu'il faut prioriser l'assiette, parce que là, en plus, on parle de micro-macronutriments, mais il y a aussi une harmonie globale à un moment donné. qui a son importance. La matrice alimentaire, elle a son importance. Les vitamines, elles sont les vitamines liposolubles, par exemple, A, D, K, E, elles ont un rôle, une synergie ensemble.

  • Speaker #0

    Très clair. Du coup, on a parlé du cholestérol. Je crois que tu voulais rajouter quelque chose sur le sujet vegan, végé.

  • Speaker #1

    Non, non, j'ai fait un petit peu le tour. Il y a forcément tout le temps des haters sur le sujet. On ne va pas se le cacher, mais c'est aussi le jeu, je dirais, des réseaux sociaux. Si peut-être une chose, les gens me disent, moi, ça va bien. OK, pourquoi pas ? Moi, je n'ai pas de problème avec ça. Par contre…

  • Speaker #0

    Tu n'as jamais une analyse biologique qui va avec.

  • Speaker #1

    Exactement. Tu as très bien compris, je voulais en tenir. Je n'ai pour le moment jamais vu… une seule prise de sang de végé ou de végane, ok. Jamais. Et j'insiste. Et quand je dis une prise de sang, ok, ce n'est pas simplement les quelques marqueurs du médecin pour vérifier qu'on est en bonne santé.

  • Speaker #0

    La question que je vais te poser un peu, je me fais un peu l'avocat du diable, mais est-ce que tu as déjà vu une prise de sang d'un non-végé ou d'un non-végane, ok ? Ah oui.

  • Speaker #1

    Chez des sportifs, moins, mais chez des sédentaires, oui, bien sûr. Mais les carences, elles sont bien plus profondes chez le VG. La B12, l'iode, le zinc. Le zinc, c'est plus aléatoire, mais les oméga-3, etc. Oui, oui, c'est un grand classique. Mais le problème, c'est qu'en fait, ce n'est pas vérifié. Donc, quelqu'un qui me dit, je n'ai pas de souci, OK. mais dans ce cas là je voudrais bien une prise de sang complète avec un bilan de stress oxydatif, un profil en acide gréé rétrocytaire, quelque chose de complet vraiment complet

  • Speaker #0

    Merci d'avoir répondu en tout cas sur ce sujet qui je l'imagine te fait pas mal de cheveux blancs notamment sur les retours sur les réseaux sociaux au moins tu prends des positions et tu t'appuies sur des preuves

  • Speaker #1

    concrètes entre guillemets et puis les études sont claires sur le sujet par contre là Quand j'avais fait l'épisode avec Bertrand, effectivement, on est venu me tacler. J'ai fait une revue de littérature sur tout ce que j'avais évoqué. Il n'y a rien qui tient de mon avis personnel. Ça, c'est important de le souligner, par contre. Ce n'est pas mon avis personnel. Je prends les études scientifiques, tout est détaillé. Et ensuite, oui, ça vient en plus s'ajouter avec ce que je peux voir passer en consulte, qui vont exactement dans le même sens.

  • Speaker #0

    Ok,

  • Speaker #1

    tu parlais aussi d'hypothyroïdie Oui exactement parce qu'en fait on a besoin d'hormones T3 comme je disais tout à l'heure pour activer la protéine star donc du coup la T3 qui est une hormone thyroïdienne si on a une hypothyroïdie si l'athlète a une hypothyroïdie on en reviendra juste après et bien forcément on n'a pas la clé pour faire rentrer le cholestérol et donc on va être limité dans la synthèse de Prénélone

  • Speaker #0

    Très clair, et donc du coup la troisième problématique c'est la carence en fer parce que tu disais tout à l'heure que la fameuse P450 devait être exactement tu peux en dire un peu plus là dessus sur la carence en fer la carence en fer chez la sportive c'est un grand grand grand classique pour

  • Speaker #1

    le coup je dirais c'est plus des trois quarts des athlètes qui ont une carence en fer donc ça explique ça explique souvent c'est qu'une brique dans l'équation vous voyez bien depuis tout à l'heure on a posé plein de sujets en fait l'idée que j'avais derrière ce podcast c'est que l'athlète féminine elle essaye de comprendre ce qui lui arrive si elle a des problèmes hormonaux et que le pro de santé derrière il vous dit rien, posez vous les questions avec tout ce que je vous ai évoqué depuis le début ça c'est important s'il y a une carence en fer par exemple s'il y a un manque de T3 s'il y a un manque de cholestérol etc tout ça,

  • Speaker #0

    ça doit mettre la puce à l'oreille sur le sujet de la carence en fer c'est un truc qui me vient en écoutant ce que tu dis et par rapport à ce que j'ai vécu aussi moi c'est que tu as l'analyse entre guillemets hématologique du fer mais il y a plusieurs paramètres il y a la féritine etc c'est un peu complexe donc ça c'est pareil il y a différents niveaux de

  • Speaker #1

    de mesures de ces parmec là ouais exactement alors je donnerai pas de valeur comme je disais tout à l'heure mais oui et de toute façon une prise de sang un bilan biologique ça s'analyse dans sa globalité ça c'est souvent une erreur qui est faite on en discutera tout à l'heure mais on peut pas prendre ligne à ligne c'est dans une globalité un métabolisme du fer oui c'est la féritine, c'est le coef de sate c'est plusieurs paramètres l'inflammation à côté pour nous aiguiller sur d'autres choses, bref je ne vais pas rentrer trop dans le détail mais si on n'a pas tout ça on ne peut pas conclure

  • Speaker #0

    c'est ça qui est important c'est un peu comme si on avait un athlète qu'on constate une blessure et qu'on remontait un petit peu dans le temps dans son historique d'entraînement pour voir s'il y a eu une augmentation du dénivelé une augmentation de la distance une augmentation de l'intensité et en fonction de tout ça on a un espèce de profil d'une situation qui pourrait nous permettre d'expliquer ce qu'on constate à postériori

  • Speaker #1

    exactement et la dernière partie c'est la fonction mitochondriale exactement parce que c'est là que se passe la transformation du cholestérol en prégnanolone et ça c'est très important parce que en fait on a comme tu disais tout à l'heure les mitochondries c'est nos petites centrales énergétiques qui vont nous permettre de produire de l'énergie et quand je disais qu'elle transformait l'oxygène en ATP c'est un peu réducteur il

  • Speaker #0

    y a plein de choses il y a les glucides on est d'accord que c'est très très sympathique ce que j'ai dit mais ça suffit pour comprendre effectivement son

  • Speaker #1

    ça produit l'énergie et ça a d'autres fonctions et d'ailleurs peut-être des fonctions qu'on ne connait pas aujourd'hui tellement la mitochondrie a un rôle important la future star de la physiologie et bisou à la machine qu'on salue exactement mais du coup pour faire fonctionner cette mitochondrie on a besoin de nutriments le Q10 notamment, les vitamines du groupe B etc. et en fait la problématique c'est que plus on a un gros volume d'entraînement, plus on produit de l'énergie plus on va avoir besoin de ces nutriments Et en fait, je vois très très très régulièrement, si ce n'est pas systématique, des taux de Q10 bas, tu pourras donner ton exemple peut-être, et des taux de vitamines du groupe B qui sont trop bas. Donc en fait, on va avoir un système mitochondrial peut-être au niveau musculaire. ou au niveau cardiaque qui est très spécialisé parce qu'à force de faire du sport notre réseau de mitochondries se développe on a un développement mitochondrial parce que plus on fait,

  • Speaker #0

    plus la mitochondrie elle va s'activer et surtout à des intensités modérées où la capacité, le nombre de mitochondries se développe et du coup est de plus en plus important et je crois que c'est relativement corrélé à l'intensité en dessous du S20 donc...

  • Speaker #1

    Et le problème,

  • Speaker #0

    c'est que du coup...

  • Speaker #1

    nos mitochondries là au niveau musculaire scardac etc ok ça marche du tonnerre mais le problème c'est que de l'autre côté on a nos mitochondries dans nos glandes surrénales ou dans les ovaires dans les testicules chez l'homme et bien elles se retrouvent un peu avec le parent pauvre il n'y a plus de Q10 il n'y a plus de vitamines du groupe B et donc du coup notre mitochondrie et bien malheureusement à ce niveau là elle fonctionne quand même globalement moins bien et puis on se retrouve avec les carences comme je disais le Q10 si tu veux en toucher deux mots sur ta... ta prise de sang peut-être, mais chez toi, était globalement un peu bas.

  • Speaker #0

    Oui, tout à fait. C'est clair qu'on a fait une analyse assez poussée ensemble et on a constaté que ce coenzyme Q10 était relativement bas, ainsi que le magnésium. Mais bon, ça je pense que c'est à peu près généralisé. La vitamine D, mais ça s'est généralisé. Et il y avait quelques autres éléments aussi qui... la testo j'en parlerai aussi dans un prochain épisode je ne sais pas quand il sera diffusé peut-être avant ou après le tien mais sur les soucis d'origine sexuelle dans le cadre de la pratique des sports d'endurance pour les hommes donc on parlera de ce sujet là mais c'est clair que le coenzyme Q10 était déficitaire de mon point de vue et plus il y a un gros volume d'entraînement plus il est déficitaire en général je vois des taux les plus effondrés chez les élites Ok.

  • Speaker #1

    Clairement.

  • Speaker #0

    Donc on comprend, j'essaie de récapituler, Seb tu me dis si je me trompe, en gros la synthèse hormonale ou la stéroïdogénèse elle est dépendante, c'est la prégnenolone qui est l'hormone mère qui est créée, qui est synthétisée par plusieurs éléments imbriqués les uns dans les autres, en gros c'est principalement le cholestérol, qui avec la petite clé qui va activer tout ça, l'hormone thyroïdienne T3. le P450 et la fonction mitochondriale qui est hyper important. Donc, ces quatre éléments-là, ce sont des éléments clés dans le cadre de la production de la synthèse hormonelle.

  • Speaker #1

    Oui, exactement. Donc, du coup, là, si on revient à notre... Hop, le cerveau a donné l'ordre. Ensuite, dans les glandes surrénales, dans les gonades, on va produire des hormones. On a besoin de tout ce que tu as évoqué. Donc là, les femmes qui ont des problèmes hormonaux, il faut se poser les bonnes questions avec tout ce qu'on a vu jusque-là.

  • Speaker #0

    et déjà d'essayer d'optimiser tout ça clairement alors qu'est-ce que ça veut dire on va pas aller dans les traitements mais qu'est-ce que ça veut dire pour toi d'optimiser tout ça sachant que ce qu'on vient de dire c'est quand même assez complexe et que c'est pas forcément hyper concret

  • Speaker #1

    effectivement c'est compliqué comme je disais je ne peux pas donner de valeur parce que c'est une vision globale par exemple une hormone thyroïdienne T3 il faut que je pose des questions à la personne pour voir si on a des symptômes qui sont hypothyroïdiques c'est vraiment une

  • Speaker #0

    je dirais une vue d'ensemble mais en tout cas je te coupe mais quand tu dis qu'il faut que la personne,

  • Speaker #1

    la sportive fasse attention à ces éléments là toute seule elle ne pourra pas le faire elle ne pourra pas se sentir diagnostiquée elle va avoir un peu de mal je dirais c'est sûr qu'elle va avoir un peu de mal mais donc effectivement il faut se faire accompagner mais déjà on revient sur la carence en fer le nombre de femmes qui me contactent et qui me disent je sais que j'ai un problème avec le fer déjà réglez ce problème là déjà ça sera une épine de moins dans le pied tu vois à un moment donné il faut aussi procéder un petit peu par étape parce que sinon oui, sinon il faut se faire accompagner par quelqu'un qui maîtrise le sujet de A à Z et qui est capable de regarder tous les éléments mais déjà je dirais dans un premier temps tu vois le cholestérol manger suffisamment de lipides saturés un peu de cholestérol dans l'alimentation ça c'est simple le fer on corrige ça c'est simple la viande rouge notamment oui la viande rouge effectivement

  • Speaker #0

    et puis après tu vas te retrouver chez les athlètes qui ont un gros volume d'entraînement à devoir supplémenter il n'y a pas trop de choix ok très bien petite conclusion sur cette synthèse hormonale Seb avant de passer à la partie au focus thyroïdien

  • Speaker #1

    alors c'est ce qu'on a dit juste avant c'est qu'il faut s'assurer qu'on n'a pas de carence micronutritionnelle sur tout ce qu'on a évoqué pour que la synthèse de prénolone se fasse correctement c'est aussi simple que ça et donc pour

  • Speaker #0

    s'assurer de ça il faut faire forcément une analyse biologique assez poussée parce que ça clairement on est d'accord que ces éléments là dont tu parles l'atelier 3, le P405 enfin le le fer, la fonction mitochondriale le Q10 notamment c'est des choses qu'on peut pas avoir sur une prise de sang que donne le médecin tu vas peut-être avoir quelques infos la T3 c'est rare le cholestérol tu l'auras, le fer aussi mais tu t'arrêteras là ok très bien tu voulais donc là c'était les deux grandes parties pour qu'on comprenne un peu le fonctionnement général de comment fonctionnent les hormones féminines et masculines aussi mais bon là c'était plutôt focus féminin merci Tu voulais faire un focus assez important, voire très important sur la thyroïde.

  • Speaker #1

    Oui, exactement. Parce que très souvent, il y a une hypothyroïdie cachée à côté du problème hormonal. Et ça, c'est un petit peu aussi mon cheval de bataille. Je vais râler un petit peu juste après. La thyroïde, c'est notre régulateur du métabolisme. C'est le frein à l'accélérateur.

  • Speaker #0

    en gros c'est ça qui système sympathique parasympathique ça a un rapport ou pas du tout ?

  • Speaker #1

    non c'est pas exactement ça c'est plutôt alors oui il y a le système sympathique parasympathique qui va aussi avoir un rôle mais là c'est aussi un rôle où la T3 elle va aller s'activer sur des récepteurs dans des cellules pour par exemple la température corporelle pour le rythme cardiaque pour accélérer ou non le système digestif c'est vraiment un régulateur un régulateur et c'est exactement le bon terme un régulateur métabolique et

  • Speaker #0

    qui agit sur et elle est produite elle sort entre guillemets de manière un peu péjorative, elle sort d'où cette hormone ?

  • Speaker #1

    de la thyroïde au niveau du cou on a une glande thyroïdienne et c'est exactement la même chose que la commande centrale on a un axe hypothalamo-hypophysio-thyroïdien qui le cerveau demande à la thyroïde de produire des hormones et donc du coup on a exactement la même chose que tout à l'heure avec les ovaires et les testicules le cerveau décide c'est à dire que si le cerveau il a des warnings pas assez d'alimentation trop de sport trop de stress etc etc warning warning je régule le métabolisme à la baisse Et du coup, tu te retrouves avec des problématiques chez la sportive qui sont la commande centrale qui va potentiellement poser problème, exactement pour les hormones stéroïdiennes qu'on a vues juste avant. Et après, il y a un point important aussi, c'est les carences nutritionnelles liées à la thyroïde. Parce que ça, je les vois quasiment systématiquement. L'iode, par exemple. globalement dans l'alimentation on va retrouver dans les produits de la mer on va les retrouver dans les oeufs grosso modo c'est un petit peu ça il y en a un peu dans d'autres sources, les algues etc mais ce n'est pas des choses qu'on consomme vraiment régulièrement donc la carence en iode déjà c'est un point important parce que on a un besoin d'iode pour synthétiser les hormones thyroïdiennes c'est 4 atomes d'iode, c'est 3 atomes d'iode pas d'iode, pas d'hormones thyroïdiennes Ensuite, on a besoin de sélénium pour la conversion T4-T3, on a besoin de zinc, on a besoin de vitamina et de vitamine D, ça c'est pour la partie récepteur, je ne vais pas donner trop de détails là-dessus. Mais globalement, c'est des carences, le sélénium et le zinc.

  • Speaker #0

    qu'on croise très régulièrement. Et d'autant plus chez le sportif pour le sélénium et le zinc. Parce que c'est des nutriments dont on a besoin pour la gestion du stress oxydatif. Le stress oxydatif est augmenté chez le sportif. On produit plus de radicaux libres, donc on a besoin de plus de nutriments. Et donc en fait, je retrouve quasi systématiquement des carences en zinc et en sélénium quand je fais des bilans.

  • Speaker #1

    Est-ce que, juste sur la question qui va popper dans la tête de certaines auditrices et auditeurs, quand tu dis j'ai des carences de certains de ces éléments-là on est d'accord que ces carences, tu as dit que tu ne parlais pas de chiffres tout à l'heure, mais c'est relatif à des valeurs normées qui sont établies par l'OMS notamment, c'est ça ?

  • Speaker #0

    Alors, oui et non. je voulais en parler un peu plus tard, mais je vais peut-être faire la petite aparté maintenant, il y a les normes des labos. C'est-à-dire que le labo, dans une partie des paramètres, c'est des normes que je ne discute pas, les hemoglobines par exemple, etc. Là, il n'y a pas de débat. Par contre, dès qu'on arrive sur des choses, hormonales notamment, et là, je pensais pour les parties micronutriments, les normes, c'est des normes stats. C'est-à-dire qu'il n'y a pas de différence entre... Parfois, il n'y a même pas de différence entre une homme et une femme, par exemple. Il n'y a pas de différence en fonction de l'âge. Il n'y a pas de différence sportif-pas sportif. et il y a aussi une autre problématique c'est que vu que c'était des micronutriments qui ne sont pas cherchés en routine classique quand on fait une prise de sang de routine, on ne va pas vérifier un zinc du coup on va vérifier un zinc peut-être après 2-3 prises de sang donc si on cherche quelque chose, c'est que la personne potentiellement elle a un problème donc il y a quand même plus de chances qu'on se retrouve avec une anomalie de ce côté là donc quand on s'intéresse au fonctionnement de la partie hormonale, on va plutôt fonctionner avec des normes santé qui, là, sont basées sur des études scientifiques, etc. Et c'est pareil, ça va aussi dépendre d'une globalité. Je prends le sélénium, par exemple. Parfois, il faut aller assez haut dans la norme, même en haut de la norme, vraiment en haut de la norme, pour qu'il y ait une bonne conversion T4-T3. peut-être qu'avec d'autres athlètes ça sera peut-être un petit peu en dessous peut-être au dessus de la moitié de la norme ça sera ok mais là en fait il se pose la question qu'on disait tout à l'heure, il faut avoir une vue globale d'ensemble et pas regarder ligne à ligne très bien,

  • Speaker #1

    c'est absolument clair tu parlais de cette fameuse fonction thyroïdienne donc tu as parlé des carences nutritionnelles et le fameux comment la sportive peut faire pour savoir s'il y a un souci de ce niveau là alors là c'est un gros sujet parce qu'en fait

  • Speaker #0

    les préconisations officielles de la HAS, la Haute Autorité de Santé, et comment les médecins ont été formés, c'est qu'on dose la TSH. Doser la TSH, en fait, c'est l'axe. Tout à l'heure, on a parlé de l'axe vers les gonades, c'est la LH et la FSH. La TSH, c'est l'axe entre le cerveau et la thyroïde, pour dire à la thyroïde de produire. Et en fait, il est là tout le problème, chez le sportif. Parce que si l'axe est réduit à la baisse par un mécanisme de protection qu'on a évoqué tout à l'heure, dans la première partie, la TSH va se retrouver basse, normale. Mais ça ne veut pas dire qu'il y a suffisamment d'hormones thyroïdiennes. Parce que le cerveau est régulé à la baisse pour se protéger. Je vais prendre l'exemple de ma petite conductrice en voiture. La TSH serait un petit peu le pied sur l'accélérateur de la voiture. On appuie sur l'accélérateur, on produit de la TSH, ça demande au moteur d'accélérer pour que la thyroïde produise. On relâche l'accélérateur ou on freine, ça ralentit le moteur, la thyroïde ralentit sa production. Le problème, c'est qu'avec ce mécanisme-là, en regardant que le pied sur l'accélérateur, est-ce que ça te dit comment tourne le moteur ? S'il n'y a pas assez d'essence ? le moteur tournera peut-être pas tu peux appuyer comme tu veux sur l'accélérateur peu importe le niveau peut-être que le moteur tournera pas, il n'y aura pas d'hormone suroïdienne et donc du coup uniquement se baser sur la TSH et surtout chez le sportif en fait t'es occulté une grosse partie de l'équation parce qu'on a vu juste avant dans la synthèse hormonale il nous faut de la T3 Donc du coup, une hypothyroïdie parce que mécanisme de protection par exemple, ou parce que carence, pas assez de T3, on n'aura pas assez de prénolone, et derrière toute la cascade qui défile. Pas assez d'oestrogène, pas assez de testo, pas assez de progestérone, etc. Donc en fait, ça c'est important. Et le problème, c'est qu'en médecine générale, les médecins restent bloqués sur la TSH. Je bataille très régulièrement avec le sujet.

  • Speaker #1

    On a bataillé ensemble récemment d'ailleurs avec Virginie.

  • Speaker #0

    Exactement. C'est malheureusement un peu le problème. Mais c'est une vision restrictive de juste l'axe. Est-ce que le cerveau dit ? ou non de produire. Mais ça ne veut pas dire que la thyroïde produit et ça ne veut pas dire qu'il n'y a pas un mécanisme de protection qui régule tout à la baisse. On a dit que c'est le frein à l'accélérateur. Si le cerveau dit non parce qu'il y a les carences, parce qu'il y a tout un tas de raisons qu'on a évoquées avant, la TSH peut être OK, mais il n'y a pas assez d'hormones thyroïdales.

  • Speaker #1

    donc ça c'est vraiment pour resynthétiser pour récapituler un petit peu ce que tu viens de dire sur le focus de la thyroïde c'est un élément qui est hyper important qui peut être lié aux carences nutritionnelles et il faut être hyper attentif à aller plus loin que le simple dosage de la TSH pour vérifier si ça fonctionne correctement ce qui est donné principalement par les docteurs d'une ère générale

  • Speaker #0

    clairement après il faut se faire accompagner sur cette partie là on a aussi de la chance en France on peut aller au labo demander ce qu'on veut donc on peut aller doser une T3 et une T4 alors après il faut savoir quoi en faire mais quand j'accompagne des sportifs que le médecin n'a pas voulu doser le sportif il va payer sa T4 T3 et après derrière je travaille dessus je regarde s'il y a besoin de faire des choses et c'est un indicateur je redonne juste un petit exemple mais une TSH basse ou ok dans la norme, mais plutôt norme basse, avec peu d'hormones thyroïdiennes, ça veut dire warning au niveau du cerveau, ça veut dire qu'il est en mode protection et qu'il faut faire quelque chose dans l'alimentation. C'est aussi ça qu'il faut comprendre. Ce n'est pas tout le temps le cas, pareil, il faut une vision globale.

  • Speaker #1

    Dernier point, dernier focus sur le stress, et notamment le cortisol.

  • Speaker #0

    Oui, exactement. Alors le cortisol qu'on va appeler l'hormone du stress, mais aussi peut-être l'hormone de l'adaptation, Mais ce qu'il faut comprendre, c'est qu'on va sécréter du cortisol. Là, je vais plutôt faire un focus stress pour le sportif. En fait, le cortisol vient de la même hormone mère, qui est la prégnénolone. Tout ce qu'on a vu tout à l'heure, on synthétise, on a de la prégnénolone et toute notre cascade. Et en fait, le problème, ça va être quand on va devoir synthétiser beaucoup de cortisol. Parce qu'en fait, on va piquer, on parle de vol de prégnénolone. Du coup, la voie du cortisol va devenir prioritaire. Donc, il y a comme une fuite si tu veux, toute la prégnénolone part vers la voie du cortisol et après il n'y en a plus suffisamment pour descendre dans la cascade et amener suffisamment d'oestrogènes, progestérone, testostérone, etc. Alors là, le cortisol va être augmenté dans plusieurs cas. On a le stress mental par exemple, du stress au boulot, du stress perso, quelqu'un dans son entourage qui est malade, etc. Voilà, ça c'est facile à comprendre. Mais après, il y a aussi des stress physiques. Et ça, chez le sportif, c'est un grand, grand classique. Quand on fait des séances d'intensité, proche de SV2 et au-dessus, on va s'expréter beaucoup de cortisol. On fait des bains froids, on sécrète du cortisol. On fait du zone intermittent, on sécrète du cortisol. Et en fait, plus, plus, plus, plus, au bout d'un moment, on sécrète des grosses quantités de cortisol. Il y a aussi le déficit énergétique, surtout glucidique, qui va faire sécréter du cortisol, aussi en plus dans un rôle un peu particulier, néoglucogénèse, etc. Je ne vais pas rentrer dans le détail.

  • Speaker #1

    je pose la question du coup est-ce que c'est mal on dit souvent que pour créer une évolution dans le cadre du corps humain il faut lui procurer un stress pour qu'il s'adapte, créer des adaptations là toi t'es en train de dire qu'il y a stress mais quand c'est trop de stress ça va plus

  • Speaker #0

    Exactement, c'est une super remarque que tu fais là. On en avait un peu discuté en off la semaine dernière, mais il faut effectivement créer des adaptations. Si on prend l'entraînement que tu maîtrises bien, tu vas aller créer des adaptations en faisant des séances à VMA, PMA, au seuil, etc. pour que l'athlète s'adapte et progresse. mais en fait il faut pas tomber dans le surentraînement dans le cadre d'entraînement que tu maîtrises bien et bah là c'est un peu pareil avec le cortisol on a besoin de cortisol pour vivre c'est normal d'en sécréter mais il faut pas toujours aller plus, toujours plus ça c'est quand même un grand classique tu vois maintenant le monde de l'ultra, le monde du trail tu vois on courait pas des ultras peut-être il y a 10-15 ans, maintenant c'est devenu presque sympa d'en discuter à la machine à café avec les collègues le marathon c'est un entraînement c'est le marathon sur sur et du coup tu te retrouves avec des athlètes qui enchaînent plusieurs ultras dans l'année qui ne mangent pas assez etc etc et tout ça cumulé va avoir un rôle important sur la pré-néolone qui va être moins disponible mais il y a aussi un autre point important qui est souvent oublié c'est que pour sécréter du cortisol, là c'est plutôt la version pro que je veux parler, pour sécréter du cortisol, on a l'axe avec la CRH qui va faire sécréter du cortisol. Et en fait, la CRH va inhiber la GNRH qui est l'axe avant l'ILH et l'IFSH pour générer nos hormones stéroïdes. Donc du coup, quand on sécrète du cortisol, trop de cortisol, à la fois on pique la prégnédolone, on n'en a plus assez, et à la fois on réduit l'axe. on se retrouve avec une LH et une UFSAS plus basse et donc du coup on va demander encore de produire moins à nos gonades, aux ovaires du coup Alors, là, je dirais, cette partie-là, elle est assez simple à comprendre. Il faut arrêter de vouloir en faire toujours plus.

  • Speaker #1

    Et toujours plus à haute intensité.

  • Speaker #0

    Oui, toujours plus à haute intensité et toujours plus aussi à manger toujours moins, toujours plus sec, toujours du stress en plus, les bains froids, mais il y a d'autres types de stress, l'altitude, etc. Tu vois, il faut arrêter de vouloir toujours plus. Oui, ça passera chez certains, mais c'est une minorité, clairement.

  • Speaker #1

    Pourtant les bains froids on dit que c'est une révolution Après je sais pas si c'est Il y a de plus en plus de Solutions de bains froids De sociétés qui se créent là dessus Toi ton point de vue là

  • Speaker #0

    Oui oui mais je pense que c'est En fait c'est comme tout faut pas en abuser Oui c'est une bonne solution pour la récup et l'adaptation etc Comme le show pareil Mais c'est toujours une question d'équilibre il ne faut pas en abuser c'est aussi simple que ça en tout cas ne pas le cumuler avec 4-5 séances d'intense dans la semaine ne pas manger assez

  • Speaker #1

    3 bains froids tout comme on ne planifie pas une semaine d'entraînement avec 5 entraînements à haute intensité et un entraînement en zone 2 ça va fonctionner 2 semaines mais à la 3ème ça va être compliqué et encore

  • Speaker #0

    c'est intéressant donc conclusion sur le focus stress ne pas vouloir toujours en faire plus il faut être vigilant je dirais sur cette partie là ça reste quand même en règle générale à chaque fois que je vois des aménorrhées profondes c'est à dire que vraiment l'axe il est vraiment coupé mais vraiment il n'y a quasiment plus rien, le cerveau ne veut plus rien entendre il y a un très très gros stress derrière et pas un stress mental c'est pas le boulot c'est tout ce qu'on a évoqué avant donc en fait si on corrige pas ça on a beau corriger la synthèse avec cholestérol tout ce qu'on a dit dans le chapitre d'avant on a beau corriger la thyroïde si on corrige pas ça ça changera pas grand chose à notre problème

  • Speaker #1

    Ok, donc on voit que c'est un problème multifactoriel, qui peut être multifactoriel, un déficit énergétique, des problématiques hormonales liées notamment avec l'absence ou l'insuffisance de cholestérol, de consommation de lipides, d'augmentation de stress trop intense, trop régulier. Il y a beaucoup d'indéficits en fer, notamment. On voit qu'il y a beaucoup, beaucoup de choses qui peuvent expliquer tout ça. C'est vrai que quand on... L'argument qui tue, enfin qui tue, l'argument qui revient souvent pour ces sujets-là de micronutrition, etc., c'est de dire à un moment donné, et je l'ai entendu à de nombreuses reprises, notamment dans la communauté, c'est, moi, de toute façon, du moment que j'ai rien, que tout va bien, moi, je fais pas d'analyse sanguine, je m'en occupe pas. Moi, j'aurais quand même tendance à dire, et je pense que ça tombe un peu sous le sens, Alors là, je fais un peu une conclusion à ma sauce pour l'instant, ce n'est pas le moment de la conclusion, mais je voulais quand même le dire. On est quand même dans un sport particulier. avec des heures d'entraînement qui sont élevées, nombreuses, avec des stress qui sont répétés, avec des situations, on pense notamment à l'état dans lequel est notre corps après un ultra où on peut considérer presque qu'on est en état d'inflammation généralisée. Je pense qu'on ne peut pas nous, ce ultra-trailer qui fait beaucoup d'heures d'entraînement, comme une... C'est vraiment à part ? Est-ce que tu peux en parler de ça ?

  • Speaker #0

    Oui, exactement, je suis d'accord avec toi. Il faut vraiment faire le job sur cette partie-là. C'est ce qu'on disait un petit peu sur les nouvelles tendances. Un marathon, c'est presque une sortie longue. Mais des athlètes qui ont un niveau lambda, et ce n'est pas péjoratif quand je dis ça, j'insiste, mais qui s'entraînent 10-15 heures semaine. avec un job à côté, avec des enfants, avec une femme, si c'est des hommes, ou à l'inverse, avec un mari, et potentiellement aussi la charge mentale qui va avec. En fait, on ne se rend pas compte, mais c'est quand même compliqué de mener tout ça de front.

  • Speaker #1

    Déjà, en soi, de base, sans le sport, c'est compliqué.

  • Speaker #0

    Oui, et en plus, tu te rajoutes 10-15 heures par semaine, c'est aussi peut-être pourquoi, aujourd'hui, on a de plus en plus, même si les langues se délient, comme on disait tout à l'heure, mais à un moment donné, clairement, il faut que les gens fassent attention.

  • Speaker #1

    Trop, ça peut être trop.

  • Speaker #0

    Ah oui, clairement.

  • Speaker #1

    Tu voulais parler aussi d'un sujet hyper important chez toi, là encore un sujet qui tient à cœur, c'est le SOPK, ce que tu citais tout à l'heure, c'est le syndrome des ovaires polycystiques. Est-ce que tu peux en dire deux mots ?

  • Speaker #0

    Je vais essayer de faire rapide. En gros, ça touche entre 5 et 10 des femmes. L'origine du problème, il est dans un déséquilibre hormonal entre les hormones mâles, les androgènes, et les hormones femmes, oestrogènes, progestérone. Et en fait, on parle d'hyperandrogénie quand on a trop d'hormones masculines. Et soit l'hyperandrogénie est réelle, soit elle est relative. Je ne vais pas rentrer plus dans le détail sur cette partie-là. Et en fait, le problème, c'est que cette hyperandrogénie, elle va stopper la maturation folliculaire au niveau des ovaires. Du coup, on n'a pas d'ovulation, une ovulation qui est tardive, des cycles très longs. Et on se retrouve du coup avec, entre guillemets, des gros gros gros guillemets, des kystes folliculaires. ce n'est pas vraiment des kystes, c'est simplement que la maturation des follicules s'est arrêtée. Du coup, ils sont visibles quand on fait une imagerie, une épigraphie, etc. En fait, là, c'est un sujet qui me tient effectivement à cœur parce qu'il y a une différence entre les SOPK qu'on va trouver chez les sédentaires qui est en grande partie, ce n'est pas le seul cas, attention, on ne va pas faire de généralité, mais c'est en grande partie lié à une hyperinsulinisme, une résistance à l'insuline. Mais le problème, c'est que chez la sportive, il n'y a pas ou peu de résistance à l'insuline parce qu'en fait, le sport va augmenter notre sensibilité à l'insuline. Donc du coup, il n'y a quasiment jamais d'hyperinsulinisme. Ça m'est arrivé dernièrement, mais c'était un cas un peu particulier. Mais sinon, ça arrive très peu. Et en fait, le problème, c'est que les pros de santé, ils restent focus sur cet hyperinsulinisme qu'ils ont chez les non-sportifs. Et donc, du coup, ils vont proposer des solutions. Alors, parfois, la pilule, ça, ça m'énerve. On en a discuté tout à l'heure. Mais ils vont parfois proposer des solutions pour résoudre l'hyperinsulinisme. Mais en fait, il n'y en a pas. Et ils vont parfois proposer aux athlètes de manger moins de glucides. potentiellement c'est une des sources du problème du coup ça va empirer le problème donner des compléments alimentaires et tout ça vient avec le fait de préconiser de manger moins de glucides parce que l'hyperinsulinisme c'est le pré-diabète autant pour moi et donc du coup le principe de base ça va être hyperinsulinisme on réduit les glucides mais le problème il est pas là il y en a besoin chez le sportif et puis il n'y a pas d'hyperinsulinisme mais j'insiste

  • Speaker #1

    Que toi tu constates par encore une fois des valeurs, des analyses très poussées, tu constates que pour ce fameux SOPK, ça ne vient pas de cet hyperinsulinisme parce que justement en tant que sportif, de sportive, on est sans arrêt en train de solliciter la...

  • Speaker #0

    la glycémie,

  • Speaker #1

    les réserves de glycogène et donc du coup on n'est pas soumis à ça et donc c'est important de le dire et j'ai eu deux cas deux athlètes avec des SOPK dernièrement et je leur ai fait doser le HOMA le HOMA c'est le reflet de la résistance en insuline il

  • Speaker #0

    n'y avait pas de résistance en insuline j'étais sûr mais au moins vu le public, etc., l'activité physique, il y avait quasiment peu de chances, mais je vais préférer vérifier. Ils ont été chez le pro de santé. Le pro de santé a dit Sopk, résistance à l'insuline, tenez le complément alimentaire qui va bien. Sauf qu'en fait, il n'y avait pas de résistance à l'insuline. J'insiste. Donc, le complément alimentaire, c'est pisser dans un violon.

  • Speaker #1

    Et le gars avait l'info qu'il n'y avait pas de résistance à l'insuline ?

  • Speaker #0

    Il ne l'a pas vérifié. Il part du principe qu'en fait, Sopk... c'est forcément résistance à l'insuline mais il y a d'autres causes c'est là où j'en fais un peu mon cheval de bataille il faut chercher la cause et pas s'arrêter qu'à l'hyperinsulinisme il n'y en a pas forcément et du coup chez la sportive le problème il est souvent d'une hyperandrogénie qu'on dit relative c'est à dire qu'il n'y a pas forcément trop de testo,

  • Speaker #1

    trop d'androgène il n'y a pas assez d'ostrogène exactement,

  • Speaker #0

    tu as tout compris il n'y a pas assez d'ostrogène pour contrebalancer donc proportionnellement le taux de testo augmente enfin en proportion exactement, tu as tout compris et donc du coup le problème c'est qu'il faut corriger les oestrogènes trop bas le coupable c'est pas la testo ok et du coup on en revient à ce qu'on a dit depuis le début est-ce que c'est un problème d'axe est-ce que c'est un problème de sécrétion hormonale est-ce que c'est un problème d'hypothyroïdie est-ce que c'est un problème de stress faut comprendre on dézoome et on essaie de recomprendre d'où ça part pour reprendre le problème à la source exactement et ça c'est un grand classique tous les cas de SOPK que j'ai vu c'est des sportifs c'est des sportives tu es arrivé pardon hum C'était ça, une hyperandrogénie relative.

  • Speaker #1

    Et toi, c'est des choses sur lesquelles tu arrives à agir concrètement ? Tu vois clairement, suite à tes modifications de régime alimentaire que tu peux donner aux sportives, tu vois vraiment des réels impacts très nets sur les aménorés, les taux hormonaux, etc. C'est vraiment quelque chose que tu constates ?

  • Speaker #0

    Oui, clairement. clairement des aménorrhées j'en ai régulièrement qui s'inversent c'est toujours un peu long plus l'aménorrhée a été longue plus c'est compliqué c'est comme les tendinopathies plus la tendinopathie traîne et plus c'est dur de la faire passer exactement mais clairement oui j'ai déjà mis quelques stories Instagram sur le sujet avec des inversions et des SOPK de la même manière je pense à une athlète elle se reconnaîtra si elle écoute mais qui avait ces cycles 2-3 fois par an et On a corrigé l'alimentation, on a corrigé les carences, on a fait ce qu'il fallait. Là, ça doit faire huit mois. Elle a eu tous ses cycles en huit mois. Voilà. Donc, ce n'est pas parfait encore, parce que je pense que les cycles sont encore un peu longs, à mon goût, même s'il n'y a plus de syndrome prémenstruel. Là, on est reparti sur un bilan qu'elle devrait m'envoyer sous peu. On va voir ce que ça donne. Après, je vais affiner ce qu'on avait déjà mis en place. Mais globalement, oui. Alors, je ne vais pas donner de faux espoirs, par contre, bien évidemment, parce que déjà, s'il y a des causes médicales, comme je disais tout à l'heure, ce n'est pas de mon ressort. Mais ce que je voudrais que les femmes comprennent, c'est qu'il faut chercher, en fait. Il ne faut pas s'arrêter à qu'on vous dise, vous ne voulez pas de bébé, donc ce n'est pas grave, vos problèmes hormonaux. Vous n'avez pas de règles, vous n'avez pas de bébé, ce n'est pas grave. parce qu'il y a les conséquences qu'avaient évoquées Blandine et Marion dans le podcast sur le Red S et c'est des conséquences santé à long terme et du coup il ne faut pas se laisser entendre ça je ne suis vraiment pas d'accord je pense qu'il faut creuser le sujet c'est

  • Speaker #1

    un peu de ton point de vue j'utiliserais deux expressions un peu choc mais c'est un peu un pansement sur une arme de bois ou mettre la poussière dans le tapis exactement c'est exactement ça oui Bon, sur le bilan sanguin, de manière un peu générale, on l'a parlé tout à l'heure, notamment en ce qui concerne les normes et tout, et on va réinsister là-dessus quand même, c'est qu'on est un pays, comme tu dis, au top là-dessus sur l'aspect santé, on ne va pas se mentir, sur les moyens qu'on a pour... pour déterminer si on est malade ou pas, on a accès à la santé de manière assez facile, on va dire, globalement. Oui,

  • Speaker #0

    il est plus en charge derrière.

  • Speaker #1

    Voilà, si on parle pas des cas particuliers. Mais globalement, il faut se rendre compte quand même que sur ces sujets-là, et encore une fois dans un cadre aussi particulier que la pratique des sports d'endurance, et notamment en ultra-endurance, se limiter à une prise de sang d'un médecin généraliste qui ne maîtrise pas le sujet, de manière un peu générale, sauf des médecins formés, qui sont rares. c'est assez trop limité.

  • Speaker #0

    Oui, clairement. Et là, il faut que les pros de santé se rendent compte de leurs limites. Clairement. on vient me voir pour une grippe, je ne sais pas ce qu'il faut donner comme médicament, ce n'est pas mon boulot, je n'en sais fichtrement rien. Par contre, à un moment donné, je pense que quand il y a des problèmes hormonaux, je maîtrise suffisamment le sujet pour savoir ce qu'il faut regarder et chercher. Et c'est ça qui me gêne un peu, c'est que je vois passer des bilans où on dit à la personne, il n'y a rien. mais en fait on n'a pas cherché il n'y a rien dans le bilan, il y a trois lignes alors qu'il faudrait beaucoup plus en fait il faudrait là je ne vais peut-être pas me faire des amis mais en fait il faut écouter la personne quand elle vient vous dire qu'elle a des problèmes pas dans sa tête, si la personne elle perd ses cheveux qu'elle est fatiguée, qu'elle n'a plus de cycle depuis des années, à un moment donné il faut écouter vraiment il faut prendre en compte ce qu'elle dit et il faut creuser le sujet, alors après je peux entendre que Le pro de santé, il n'a pas le temps. Parce qu'il ne faut pas pleurer à quelques dizaines d'euros la consulte. On n'a pas le temps de passer trois heures. quand je fais des bilans, quand je travaille sur des parties hormonales, il y a plusieurs heures de boulot, clairement. Et à un moment donné, le médecin, il n'a pas le temps, en 10 minutes, de checker tout ça. Donc lui, il va au plus simple.

  • Speaker #1

    La deuxième question derrière ça, c'est est-ce qu'il y a aujourd'hui un réseau ou une structuration ou une prise en compte de la problématique qui permettrait à un médecin de pouvoir s'appuyer sur une liste par exemple de gens qui sont formés à ce sujet ? Je ne suis pas super solide.

  • Speaker #0

    Non, clairement pas. Ils vont réorienter souvent vers l'endocrino. Et encore, c'est parfois un peu compliqué. Il faut que le sportif insiste deux, trois, quatre fois pour avoir la possibilité d'avoir une préco pour aller chez l'endocrino. Mais après, l'endocrino, il faut aussi tomber sur quelqu'un qui maîtrise. Il y a des endocrinos qui sont spécialisés diabète. Ils voient un sportif. Parfois, ils ne vont même pas faire une différence entre un coureur de long et un coureur qui fait du semi-marathon ou même qui court sur piste. alors que les impacts physiologiques n'ont absolument rien à voir et hormonaux oui clairement mon médecin G il est persuadé que je cours sur route alors que j'ai jamais fait de marathon et je fais du long en trail pour le coup, mais j'ai beau lui avoir expliqué plusieurs fois, en fait elle comprend, pour le coup elle saisit pas, et pourtant l'impact derrière il est très très important après attention,

  • Speaker #1

    je pense que t'iras dans mon sens, on est pas là pour taper du tout sur les médecins généralistes ils sont là pour détecter des pathologies on va dire pour être la première chaîne du maillon qui va permettre de détecter des anomalies à aucun moment ils peuvent être formés en tout un médecin généraliste c'est pas quelqu'un qui sait tout sur tout au contraire donc on n'est pas du tout là pour leur taper dessus par contre il faut que les auditrices en l'occurrence soient

  • Speaker #0

    bien conscients que c'est pas chez le médecin généraliste qu'ils vont trouver la solution à leur problème il faut que le médecin généraliste il réoriente le médecin généraliste je lui tape pas dessus c'est normal qu'ils savent pas c'est pas son job par contre il faut qu'il écoute la sportive, il faut qu'il arrive à réorienter vers la bonne personne. C'est aussi simple que ça, très honnêtement.

  • Speaker #1

    Sur le bilan sanguin, alors moi je vais partager un peu mon expérience, même si c'est vrai que ce n'est pas celui d'une femme, enfin, pas que je sache. On a fait un bilan sanguin ensemble parce que, comme je le disais, j'avais eu des petits soucis liés à ma préparation à l'ultra de Madère l'année dernière, où j'avais constaté des différentes anomalies, des différents problèmes de fonctionnement, notamment en lien avec la libido, la testostérone. Alors je suis très... Voilà, je le dis de manière très ouverte, je suis très ouvert là-dessus. Et donc on a fait des tests poussés, on s'est aperçu qu'effectivement, comme je pense une grande majorité des hommes dans ce cas-là, il y avait un souci de testostérone parce que l'endurance, notamment l'ultra-endurance et le volume à outrance agit sur cet aspect-là. Donc je vous partage ça, ce n'est pas le sujet de l'épisode, mais c'est pour dire que... Voilà, ces analyses poussées qui permettent de déterminer un peu globalement le profil d'une situation. Comme tu le disais tout à l'heure, et ça je pense que tu y tiens beaucoup, c'est avoir une vision globale avec tout un tas de paramètres qui permettent de... de comparer, de faire comme une espèce de travail de détective presque.

  • Speaker #0

    C'est exactement ça.

  • Speaker #1

    Et en comparant avec pas uniquement les valeurs qui ont été relevées pendant les prises de sang, mais aussi avec ce que te dit le patient, la personne qui est en face.

  • Speaker #0

    Oui, exactement. C'est important d'avoir… C'est exactement ce que tu dis. En fait, c'est vraiment une… détective un petit peu tu prends plein d'infos que ça soit ce que mange la personne tu vas poser plein de questions sur plein de sujets, je te les ai posés ça va assez loin dans la vie privée et ensuite le bilan sanguin il va venir que confirmer on pourrait parfois presque faire ça qu'avec les questions et le mode de vie de la personne. Mais le bilan sanguin, il vient là, hop, ça confirme. Du coup, je sais exactement ce que je dois modifier dans le mode de vie, dans l'alimentation, parce que j'insiste. je ne touche qu'à ça je n'ai aucun droit de prescrire des traitements hormonaux etc je ne touche qu'à la partie alimentation,

  • Speaker #1

    micronutrition et phyto très clair si on veut passer à la partie conclusion générale est-ce que tu peux récapituler les 2-3 points clés de notre discussion alors les points clés ils sont je

  • Speaker #0

    dirais que les interactions en fait elles sont nombreuses. On a vu que ça part du cerveau, déjà pour commencer, donc il faut, je ne vais pas tout réénumérer, mais il faut que le cerveau soit ok, je dirais, pour ne pas être en mode survie, ne pas être en mode... Je limite parce que je n'ai plus de batterie, parce que je manque de masse grasse, parce que je ne mange pas assez, parce que je fais trop de sport, etc. Ensuite, on a toute la partie synthèse hormonale, avec les carences associées qu'on a évoquées, avec la mitochondrie, etc. On a ensuite fait le focus sur la thyroïde, qui est important parce que quasi systématiquement, il y a un problème sous-jacent d'hypothyroïdie, et l'hypothyroïdie est souvent légère. Donc en fait, souvent elle est un petit peu occultée, et on n'y fait pas attention alors qu'elle est très importante. Et après le focus stress, comme on a dit. Et puis, ça je dirais, j'ai expliqué un petit peu comment ça fonctionne. Mais il faut... on l'a dit plusieurs fois, il faut vraiment avoir une vue d'ensemble. Parce que les carences nutritionnelles, elles n'expliquent pas tout. Il faut aussi aller travailler sur le stress et tout ce qu'on a évoqué au fil de la discussion. Et je dirais, tu l'as évoqué tout à l'heure, même si j'ai essayé de donner des éléments de réponse pour que les femmes, elles puissent un peu s'en sortir toutes seules. Parce que je pense que malheureusement, il n'y a pas assez de personnes formées sur le sujet. Donc en fait, à un moment donné, elle se retrouve un peu face à elle-même. C'est malheureusement comme ça. Parce que, toutes les raisons qu'on a évoquées juste avant sur les prises en charge, où on n'est pas capable de réorienter. Et puis les personnes qui maîtrisent, il y en a globalement peut-être pas assez. Et du coup, j'ai quand même essayé de donner des éléments. pour qu'elles avancent. Mais après, à un moment donné, oui, il faut quand même essayer de se faire accompagner par quelqu'un. Parce que c'est un sujet, tu vois, on a essayé de le simplifier. mais il y a peut-être des dizaines de sous-autres causes que je n'ai pas évoquées. Je ne peux pas évoquer. On pourrait faire un podcast, une formation en hormonaux, c'est plusieurs journées avec plusieurs centaines de slides de formation. Tu ne peux pas résumer ça en une heure, une heure et demie. Là, j'ai essayé d'évoquer les cas que je vois quasi systématiquement pour que les femmes, ça leur donne des pistes vraiment. Ça me tient à cœur parce que…

  • Speaker #1

    j'ai des demandes tellement systématiques que ça devient compliqué à gérer et aujourd'hui toi on va le dire clairement tu ne pourrais pas orienter vers d'autres spécialistes que tu sens en capacité d'aider

  • Speaker #0

    les femmes si je le fais un petit peu mais c'est toujours un peu compliqué parce que souvent elles viennent par recommandation chez Orey et elles veulent que ça s'en va qu'ils m'en occupent mais je... donc c'est toujours un peu compliqué et du coup parfois les femmes me disent je préfère attendre 2 mois ou 3 mois que j'ai une place qui se libère plutôt que je réoriente est-ce que je peux quand même poser la question au cas où mais est-ce qu'il y a un

  • Speaker #1

    site ou un lien qui nous permettrait un peu d'avoir au moins des contacts qui nous rapprocheraient de ce type de professionnels de santé là des outils je sais pas

  • Speaker #0

    Je te dirais non. Il y a un livre très bien de Guénaëlle Abéguilé sur Wonder Ovulation. Je ne sais plus le titre. Je crois que le titre du livre, c'est ça. Clairement, je recommande à toutes les femmes qui ont des problèmes hormonaux de lire ce livre. J'ai même un athlète Qui est coach Qui l'a acheté pour Comprendre comment fonctionne le cycle féminin Pour pouvoir mieux Suivre ses sportifs J'ai trouvé ça très bien Et ensuite il l'a offert à sa femme Pour que sa femme creuse le sujet pour elle-même Mais ça clairement Ce livre là Je pourrais te mettre le lien Pour que tu mettes dans les notes de l'épisode C'est une bible Il y a il y a beaucoup d'infos que j'ai données là qui sont résumées dans le livre j'invente rien ça sort pas de mon imagination tout ce que j'ai évoqué là ça sort des études ça sort de formation tu pratiques aussi exactement après il y a aussi du coup la page Instagram pareil, Genel, Abéguilé, Wonder, Ovulation, qui est une mine d'infos. Mais après, globalement, je dirais que c'est un peu le bouc à oreille, malheureusement, qui fait qu'on se retrouve avec, par exemple, il y a des personnes qui vont très bien gérer l'endométriose, mais qui vont moins maîtriser la partie troubles hormonaux chez une sportive d'endurance, parce qu'on est quand même, comme tu le disais tout à l'heure,

  • Speaker #1

    c'est un sport très particulier absolument ça c'est clair que je pense qu'on va conclure là dessus c'est que encore une fois j'insiste ne sous-estimons pas l'impact de notre sport de la pratique du sport d'endurance à haut volume d'entraînement et de et de temps c'est clair qu'aujourd'hui on a quand même tendance à avoir des gens qui ont déjà des vies bien remplies et qui essayent d'avoir les mêmes volumes d'entraînement que les élites sachant qu'on n'a pas tous le même emploi du temps bien qu'il y ait beaucoup d'élites qui travaillent aussi en parallèle ça c'est clair on est dans un dans un sport assez particulier où il ne faudrait pas qu'on banalise on a essayé sur le podcast de ne pas trop banaliser l'ultra mais je pense que c'est aussi intéressant de mettre en avant le fait que ce sport est particulier dans les impacts et les conséquences que ça peut avoir sur la santé générale et ça c'est peut-être un peu tabou aujourd'hui de le dire mais il faut en parler

  • Speaker #0

    Ouais je suis d'accord avec toi Je dis souvent qu'à partir d'un certain volume horaire On est plus sur un sport santé Faut pas se le cacher J'aime pas généraliser Ça va dépendre des personnes Mais peut-être au-dessus de 15h

  • Speaker #1

    Bon ça va je suis à la limite

  • Speaker #0

    Et après ça va aussi dépendre De comment tu le fais Dans ta saison C'est 15h sur un bloc du prépa particulier Exactement c'est ok si derrière tu récupères de ton ultra c'est ok mais si t'es à 15-20h toute l'année tout le temps non c'est pas 10% c'est pas tenable je partage à long terme je partage

  • Speaker #1

    c'est hyper important de choisir ses objectifs de ne pas en choisir trop de couper, de sectionner sa saison en plusieurs parties pour pouvoir faire des temps forts, des temps faibles pour régénérer je suis assez d'accord, c'est peut-être tabou de le dire mais non, l'ultra ou le traillon on n'est plus dans du sport santé on peut avoir un axe de réflexion Assez qualitatif dans le sens où, comme j'estime le faire moi, faire une analyse de sang assez régulière pour voir s'il n'y a pas des trucs trop déconnants et puis s'intéresser surtout à ce qu'on fait, parce que c'est vrai que, d'un point de vue un peu simpliste, on pourrait dire, moi je vais bien, tout va bien, un peu à l'image de ce que tout le monde dit, c'est-à-dire, moi je mange bien, je fais ce qu'il faut, mais en fait, si on regarde un peu plus près, on se rend compte que... comme tu le disais tout à l'heure aussi la politique de truche et surtout les conséquences elles peuvent arriver plus tard et à bout de rang quoi oui clairement donc c'était hyper intéressant j'espère que ça n'a pas été trop pointu et trop technique en tout cas moi je me suis régalé j'espère que ça répondra à certaines des questions ça alertera peut-être aussi certaines sportives qui seraient éventuellement dans ce cas là qu'est-ce que tu voudrais clôturer pour

  • Speaker #0

    terminer cet épisode je voudrais te remercier déjà parce que c'est un sujet compliqué je ne sais pas si ça va faire beaucoup d'audience ça parlera peut-être à tous les hommes avec plaisir mais tu vois c'est peut-être pas le sujet à la mode mais en fait si ça peut aider des femmes ça me suffit c'est

  • Speaker #1

    top ce que tu fais, merci pour tout merci encore une fois pour ton soutien dans la communauté Seb, c'est un vrai plaisir d'échanger avec toi, en plus je tiens à le dire t'es pas à avoir de partage dans la communauté ceux qui sont dans les patrons le savent et je tenais à te remercier pour ça

  • Speaker #0

    Avec plaisir, c'est normal.

  • Speaker #1

    Bonne soirée.

  • Speaker #0

    Merci à toi aussi.

  • Speaker #1

    A très bientôt. Salut. Salut. Et voilà, cet épisode est à présent terminé. J'espère que tu as apprécié cet échange avec Sébastien Dieffenbrom, micro-nutritionniste spécialisé dans les soucis hormonaux, que je remercie énormément, d'une part pour le temps qu'il a accordé au LTP et pour son partage d'expérience et de connaissances, et d'autre part pour soutenir le LTP en étant dans la communauté des Patréons. J'espère que ces échanges ont permis de vous... faire passer quelques messages et de vous apprendre aussi quelques éléments pour vous éviter les principaux pièges dans lesquels on peut tomber. N'hésitez pas également à vous rendre dans les liens en commentaire de l'épisode pour retrouver les différents éléments qui vous permettront de nous contacter, notamment en consultant le document qui a été mis à disposition par Sébastien Deffenbrom qui récapitule les principaux éléments que nous avons abordés dans cet épisode. et surtout n'hésitez pas à nous contacter si vous souhaitez à letstrile08.com je me ferai un plaisir de transférer vos messages à monsieur Jeffenbron Si tu souhaites nous rejoindre sur les réseaux sociaux, rendez-vous sur Facebook ou Instagram à Let's Try le podcast. Tu peux également me suivre à titre perso sur Facebook, Instagram, LinkedIn ou Strava à Nicolas Guilleneuve. Et si tu veux aider le LTP, n'hésite pas à te rendre sur les plateformes Apple Podcasts et Spotify à y mettre 5 petites étoiles et un petit commentaire. Si tu veux également aider le LTP, n'hésite pas à parler du podcast autour de toi. Ça augmente la... la communauté des auditrices et des auditeurs du LTP. Et puis enfin, si tu veux vraiment aider de manière significative le LTP, rendez-vous sur patreon.com slash letstrylepodcast pour aider financièrement le LTP et puis pour intégrer cette magnifique communauté. J'espère te retrouver pour un prochain numéro du Let's Try le Podcast. Et d'ici là, n'oublie pas, si tu penses que c'est impossible, fais-le pour te prouver que tu avais tort. Salut, salut !

  • Speaker #0

    Sous-titrage Soci

Description

Dans cet épisode #228 et sous format demande conseil, j'ai souhaité, sous les conseils de Sébastien Diefenbronn : Micro-nutritionniste spécialisé dans les sports d'endurance, approfondir la problématique des déséquilibres hormonaux que peuvent engendrer la pratique des sports d'endurance à haute volumétrie.

Cet épisode vient donc en complément de l'épisode LTP#185 avec Blandine L'Hirondelle et Marion Delespierre dont le sujet était le syndrome RED-S et dans lequel nous évoquions les conséquences du déficit calorique sur le fonctionnement global de l'organisme.

Ce nouvel échange nous permettra donc d'approfondir les conséquences sur l'équilibre hormonal que peuvent avoir des volumes d'entrainement trop importants, des séances d'intensité trop répétitives ou encore une alimentation déséquilibrée et non adaptée à la pratique sportive.

Ce sujet particulièrement sensible, tabou et extrêmement présent dans notre milieu (Sébastien a souhaité faire cet épisode pour tirer la sonnette d'alarme), souffre, en plus du manque de connaissances et de formation des personnels de santé, d'une grande complexité et de conséquences qui peuvent être constatées à moyen ou long terme et dont les causes sont difficilement identifiables sans un suivi poussé.

L'objectif de cet échange est également de mettre en avant un sujet important : La pratique des sports d'endurance à haut volume peut-elle être considérée comme du sport santé ?Nous sommes en droit d'en douter tant les conséquences sur l'organisme peuvent être nombreuses (hormonal, équilibre nerveux, fatigue chronique, baisse de libido...)

Il est donc plus qu'important de ne pas sous estimer les signaux d'alerte et de prendre conscience des conséquences d'une pratique sportive impactant notablement l'organisme. Cet échange ne se veut pas donneur de leçons mais a pour but d'alerter sur les nombreux cas de terrain que rencontrent Sébastien et nombre d'entraineur(se)s ou préparateurs physiques et d'aider celles et ceux qui souffrent de dysfonctionnements en apportant des informations porteuses d'espoir. J'espère que vous apprécierez cet épisode !!!

N'hésitez pas à nous solliciter par mail à letstrail08@gmail.com pour toute question complémentaire.

Bonne écoute et merci encore pour votre fidélité au LTP !!!

Liens entendus dans l'épisode :

Document récapitulatif en lien avec l'épisode effectué par Sébastien Diefenbronn

Livre Guénaëlle Abéguilé : Troubles hormonaux - Reprenez le pouvoir ! SPM, endométriose, SOPK, TDPM, hypofertilité

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Transcription

  • Speaker #0

    Sous-titrage ST'501

  • Speaker #1

    Salut à toi, je suis extrêmement heureux de te retrouver pour un nouveau numéro du Let's Try Podcast, le podcast 100% consacré à la pratique et à la communauté du trail running. J'espère que tu vas bien, que tu te portes bien. Je vais te présenter l'épisode et l'invité et le suivi dont il est question. Dans quelques instants, juste après le traditionnel remerciement à tous les soutiens participatifs du podcast qui constituent la communauté des Patreons. Pour rappel, cette communauté... fais en sorte de soutenir le LTP à partir de quelques euros par mois et on peut échanger, on partage au travers de différents moyens de communication comme des groupes WhatsApp, comme des week-ends annuels. On a différents outils de communication, notamment la traditionnelle vidéo mensuelle qui nous permet d'échanger, de faire des retours sur les épisodes, etc. Le groupe vit bien, le groupe vit très bien dans cette communauté et si tu souhaites nous rejoindre, c'est sur patreon.com slash let's try le podcast. Je veux remercier les nouveaux arrivants dans la communauté qui ne sont autres que Mathieu Gomez, Philippe Cruz Rosa, Alexandre Rousseau, Émilie NTT, Régis Coudert et Mélanie 2013. Merci à tout le monde. Merci à celles et ceux qui nous ont rejoints dans cette communauté. C'est vraiment un geste fort de sens et qui me touche énormément et qui me pousse à continuer à vous proposer du contenu. allez passons maintenant à la présentation de l'invité du jour et du sujet du jour dans cet épisode j'ai souhaité faire appel de nouveau à un des micro-nutritionnistes qui qui travaille énormément dans le milieu du trail running actuellement et qui m'interroge, c'est Sébastien Diffenbron, qui est également d'ailleurs patron, je le remercie de tout cœur. Et nous allons parler d'un sujet qui est un cœur à Sébastien, puisque c'est lui qui m'a sollicité pour partager ses connaissances et pour aller un peu plus en détail dans les soucis hormonaux liés à la pratique des sports d'endurance, et notamment pour les femmes. Et donc, dans cet épisode, nous allons parler... au-delà et en complément de ce qui avait été dit par Olandine Girondel et Marion Delespierre sur le sujet du syndrome Red S, je vous renvoie à l'épisode numéro 185. Nous avons souhaité approfondir un peu ce sujet pour aller un peu plus en détail sur notamment l'aspect nutriments, quels peuvent être également les éléments qui peuvent accentuer ces problématiques hormonaux liées à la pratique des sports d'endurance. Et vous allez entendre cet épisode est assez complémentaire au numéro 185 et vraiment n'hésitez pas à nous solliciter par mail pour avoir des compléments d'informations nous essaierons de répondre à vos interrogations de la manière la plus claire et la plus rapide possible donc n'hésitez pas à nous envoyer un mail allez après cette introduction je vous laisse profiter de cet échange sur les troubles hormonaux féminins dans le cadre des pratiques de sport d'endurance avec Sébastien Dieffenbron bonne écoute salut Seb je te remercie énormément de nous retrouver une nouvelle fois sur le podcast comment tu vas ?

  • Speaker #0

    Salut, ça va très bien et toi ? De te retrouver

  • Speaker #1

    On peut le dire clairement tu fais partie officiellement des soutiens participatifs du podcast donc on échange énormément en dehors de ces épisodes là tu alimentes bien la communauté donc je te remercie pour ça et puis je te remercie énormément pour ton soutien T'étais intervenu à plusieurs reprises dans le LTP, notamment sur un épisode qui avait fait pas mal parler sur le sojum

  • Speaker #0

    t'avais eu des retours sur cet épisode là toi de ton côté oui j'ai eu des très bons retours sur ce sujet sur ce podcast qui avait pas mal aidé les gens effectivement parce que ça reste un sujet malheureusement

  • Speaker #1

    pas assez pris au sérieux dans le ravito surtout sur Dulon comme on en avait discuté à l'époque et puis donc là aujourd'hui avant de présenter le sujet je te laisse un petit peu pour ceux qui te connaissent pas celles et ceux qui te connaissent pas Dresse-moi un petit peu le portrait de qui tu es,

  • Speaker #0

    ceux qui n'ont pas écouté le précédent épisode sur le sodium. Qui es-tu Seb ? mon job premier sur cette partie-là. Et puis ensuite, de fil en aiguille, c'est là où on en arrive à ce podcast où je me suis intéressé au sujet que je vais te laisser peut-être présenter.

  • Speaker #1

    Tout à fait. Alors, on va parler des soucis hormonaux féminins en lien avec les sports d'endurance, principalement. Tu me dis si je me trompe. Et pourquoi t'as souhaité Déjà explique nous Pourquoi particulièrement ce sujet T'intéresse particulièrement Le sujet des problèmes hormonaux féminins

  • Speaker #0

    Alors en fait J'accompagne des sportifs depuis quelques années Sportifs et sportives Et en fait j'ai rapidement vu Qu'il y avait des problèmes hormonaux Et beaucoup plus Chez les sportifs Et en fait, je me retrouvais un petit peu bloqué parce que qu'est-ce que je pouvais faire pour les aider ? Et puis du coup, je me suis retrouvé de... un petit peu de fil et en aiguille, à creuser beaucoup ce sujet il y a quelques années en arrière, aussi pour des raisons personnelles, quelqu'un dans mon entourage aussi qui avait des soucis hormonaux. Et voilà, je me suis formé sur ce sujet aussi il y a quelques années et du coup, je me retrouve en fait avec de plus en plus de problèmes hormonaux chez les femmes sportives. Et... d'autant plus que en fait les langues se délient de plus en plus c'est à dire qu'il y a eu des podcasts il y a des athlètes qui en ont parlé il y a des athlètes qui ont fait des Red S qui en ont parlé des athlètes qui ont des problèmes hormonaux des améliorés etc qui en ont parlé et en fait du coup et ben

  • Speaker #1

    comme ça on se retrouve à en parler de plus en plus les femmes en parlent de plus en plus c'est moins tabou et voilà tout simplement le sujet du Red S est-ce que tu peux rapidement définir ce que c'est on en avait parlé dans un épisode avec Blandine et Marion est-ce que tu peux dans un premier temps définir globalement ce qu'est un Red S alors pour faire simple je dirais que c'est un déficit énergétique et ou

  • Speaker #0

    trop de dépenses énergétiques liées au sport. Pour faire globalement simple, c'est ça. Après, pour rentrer un petit peu dans les conséquences qui avaient bien été développées par Blandine et Marion à l'époque, on a des troubles osseux, des troubles cardiovasculaires, des troubles sur la partie neuropsychique. Je ne détaillerai pas plus, elle l'avait très bien fait à l'époque. Donc là... C'est plutôt dans un but d'aller creuser un petit peu plus le sujet, parce que le Red S, c'est qu'une partie de l'équation. Tu vas voir qu'en fait, ce n'est pas si simple. Ce n'est pas simplement qu'une histoire des calories qui rentrent et qui sortent.

  • Speaker #1

    C'est pour ça que tu avais, suite d'ailleurs à l'épisode 185 qui était sorti en juin 2023 sur ce sujet, on avait dressé un tableau un peu général et les conséquences globales de ce que pouvait être le Red S, on rappelle relative énergie, déficience in sport. Et donc toi, suite à cet épisode, tu m'avais contacté en me disant, oui, c'est vrai que ça pose les bases du sujet. ça pose les bases de la problématique mais malgré tout, toi avec ton expérience et tes connaissances et ta spécialisation notamment au travers de tes formations tu t'es rendu compte que c'était vraiment beaucoup plus complexe qu'un simple déficit calorique qui engendrait ces problématiques là ouais exactement

  • Speaker #0

    Je dirais peut-être dans la moitié des cas, ça suffit. Mais en fait, il reste quand même une autre partie des femmes où ça ne suffira pas. Pour les raisons qu'on va évoquer après, tu vas voir. C'est plus complexe que vraiment des calories. Parce qu'il n'y a pas qu'une histoire de calories, il y a des histoires de... déjà de macronutriments, lucides, protéines, lipides. Si on manque de l'un, de l'autre, etc., on va se retrouver potentiellement, le total calorique est peut-être bon sur la journée, l'apport calorique est peut-être bon, il n'y a peut-être pas trop de sport, mais il manque quand même dans la balance un des macronutriments. Et puis, on va aussi faire d'autres focus au fil de la conversation où on va voir que ce n'est pas qu'une histoire d'alimentation. Il y a aussi d'autres points qui sont importants, notamment le stress, on va en reparler.

  • Speaker #1

    Toi, dans un premier temps, ce que tu peux nous dire de manière un peu générale, ce que tu constates auprès des sportifs que tu suis, les retours que tu as, tu disais que c'est une très bonne chose que la parole se libère, que tu aies de plus en plus de personnes qui reviennent vers toi ou qu'on en parle de plus en plus. Globalement, c'est quoi les constats que tu fais sur l'état de santé un peu général de ces sportifs qui souffrent de ces soucis-là ?

  • Speaker #0

    c'est qu'elles ont beaucoup de mal à se faire accompagner. C'est aussi pour ça que je voulais faire ce podcast avec toi, pour que les femmes puissent un petit peu comprendre comment ça fonctionne. Je vais essayer que ça ne soit pas trop compliqué, mais j'aimerais bien quand même que ce podcast soit écouté par des professionnels de santé. que ce soit des médecins, des médecins du sport, des gynécologues, etc. pour qu'ils puissent mieux aider les sportifs. Parce qu'en fait, la problématique, c'est que... il y a quand même une grosse différence entre une sportive et notamment une sportive d'endurance et une sédentaire dans la prise en charge des problèmes hormonaux. Et malheureusement, j'en ai beaucoup qui viennent me voir où en fait, ils ne se sont pas aidés et ils se retrouvent dans des impasses où on ne leur propose rien en fait. Ou on leur propose, on en discutera peut-être après, mais de prendre la pilule. Ou on leur propose, j'ai eu le cas il y a encore deux semaines, on a dit à l'athlète, arrêtez de faire du sport.

  • Speaker #1

    je pense pas que ça soit une solution donc c'est encore une fois c'est super positif, merci déjà d'avoir fait confiance au podcast pour parler de ça effectivement ça va être un sujet et un épisode assez technique on vous prévient d'ores et déjà, on va essayer comme on le disait juste avant de commencer l'enregistrement Seb on va essayer de recontextualiser un petit peu avec des exemples tu vas essayer de recontextualiser avec des exemples relativement simple pour essayer de comprendre le plus possible, mais il est clair que là, on est en train de parler des systèmes hormonaux qui sont assez complexes. Moi, j'avoue que je ne maîtrise pas le sujet, et c'est d'ailleurs pour ça que tu es là. Donc, il va falloir être attentif, mais malgré tout, on va essayer de simplifier un petit peu tout ça. On va essayer de séparer l'épisode en deux grands thèmes principaux pour comprendre déjà comment ça fonctionne. On va parler dans un premier temps de la commande centrale. Est-ce que tu peux parler, Seb, dans un premier temps, de ce qu'est la combinaison centrale ? Pourquoi on parle de ça dans un premier temps ?

  • Speaker #0

    Alors, en gros, c'est le cerveau qui va donner l'ordre de faire la stimulation des différentes glandes endocrines qu'on a dans le corps. C'est-à-dire que tout part du cerveau. Le cerveau décide de donner l'ordre à telle ou telle glande, et c'est ces glandes-là qui vont sécréter les hormones. Alors là, un petit peu de technique, mais en fait, on va parler d'axes. On parle d'axes hypothalamophysio-ovariens. Donc, c'est l'axe entre le cerveau et les ovaires chez la femme. On a l'axe vers les glandes surrénales. On a l'axe vers les testicules chez l'homme, même si on n'en parlera pas là. On a l'axe vers la thyroïde. Et en fait, à partir de là, c'est là que tout se décide. Le cerveau, en fait, il décide. Est-ce que j'ai besoin de produire des hormones ou non ? Et donc du coup, l'axe, comme j'ai indiqué, il va faire ce travail-là. Si on schématise un petit peu… je reprends l'exemple de ma voiture vous êtes dans votre voiture vous contrôlez votre voiture, vous conduisez votre voiture le cerveau c'est vous dans la voiture vous allez décider, je mets le clignotant, j'accélère, je freine c'est ça la commande centrale pour simplifier donc ça sera la première partie,

  • Speaker #1

    on va rentrer un peu plus en détail juste après et puis dans un deuxième temps on va parler de la synthèse hormonale ou de la stéroïdogenèse est-ce que tu peux nous expliquer globalement ce que c'est ?

  • Speaker #0

    Alors, une fois que le cerveau a décidé de faire cette action d'on va produire des hormones, on a nos glandes endocrines qui vont les produire, justement, ces hormones. Et là, c'est un petit peu le mécanisme de comment est-ce qu'on produit ces hormones, à partir de quoi on va les fabriquer, les différents micronutriments, les différentes choses, petites briques, petits légaux qu'on a besoin pour fabriquer ces hormones.

  • Speaker #1

    Très clair. Juste, je voulais savoir si tu pourras nous mettre à disposition un petit document qui regroupe tous ces éléments-là, qu'on mettra en lien dans le descriptif du podcast pour y avoir accès et pour y revenir dessus. Oui, Si c'est possible, comme ça, ça permettra aux gens qui vraiment veulent s'y pencher d'avoir un support. Et puis, je tiens à préciser quand même que tu l'as bien précisé dans le cadre de la préparation avant l'épisode, les causes médicales ne seront pas évoquées. Est-ce que tu peux préciser cet aspect-là ?

  • Speaker #0

    Oui, exactement. Ça, c'est un point très important. Je ne suis pas médecin. C'est-à-dire que quand on peut avoir des causes, des problématiques médicales, par exemple un adénome hypophysaire qui cause des problèmes au niveau de l'hypophyse et donc au niveau de la commande centrale, ça, c'est de l'ordre médical. Ce n'est pas de mon ressort. Moi, je ne m'en occupe pas. Par contre, tout ce qu'on va évoquer là, en fait, c'est le fonctionnement, comment vraiment ça fonctionne. c'est que des mécanismes qui sont entrelacés entre eux, et qui sont modulables via la micronutrition, via de la phyto, via tout un tas de petites choses dans la vie de tous les jours, la gestion du stress, etc. On en discutera, qui vont permettre d'améliorer le fonctionnement. Donc tout ce qui est cause médicale, par contre, ça, ce n'est pas mon sujet.

  • Speaker #1

    Très clair.

  • Speaker #0

    Mais par contre, la majorité des cas, très honnêtement, donc... tous les cas qui arrivent jusqu'à moi, ce n'est pas des causes médicales.

  • Speaker #1

    Au moins, le warning est mis en place et c'est bien de le faire. Allez, on va commencer dans un premier temps par parler de cette fameuse commande centrale. Tu as expliqué un peu le grand principe. Est-ce que tu peux rentrer un peu plus dans le détail et pourquoi c'est important dans le cadre de ce non-trop-pas ? Et d'ailleurs, je tiens à rajouter encore une fois en précisant que là, on se limite aux soucis hormonaux féminins. On est bien d'accord ?

  • Speaker #0

    Ouais, on est bien d'accord. Après, j'avais eu une petite question il y a quelques jours si on traiterait aussi du masculin. Très honnêtement, le masculin, c'est plus simple que le féminin. Donc en fait, tout ce que je vais évoquer là, les grands principes seront les mêmes pour l'homme, vraiment. C'est juste que j'ai préféré faire un focus féminin, déjà parce que c'est une problématique qui est avant tout féminine, il ne faut pas se le cacher. Donc à un moment donné, il faut arrêter de voir ça du côté que masculin. Ce n'est pas parce que je suis un homme que je vais traiter les problèmes. uniquement masculin, je traite à 90% des problèmes hormonaux féminins et c'est normal de parler uniquement de ce sujet là pour le coup mais les hommes qui veulent écouter c'est bien évidemment très intéressant parce que dans les grands principes c'est exactement la même chose très clair,

  • Speaker #1

    allez on part sur cette fameuse commande centrale, qu'est-ce que c'est plus précisément Sam ?

  • Speaker #0

    Alors du coup, le cerveau décide, comme je disais tout à l'heure, avec l'axe qui va demander aux glandes endocrines de produire. Donc on va avoir... chez la femme, les ovaires. Les ovaires, ils vont produire des oestrogènes, de la progestérone et de la testostérone.

  • Speaker #1

    Tu dis oestrogène, c'est l'ostrogène en fait ?

  • Speaker #0

    Oui, l'estrogène, exactement. Progestérone, testo, ça c'est important parce que ça fait partie d'une harmonie chez la femme. Ça c'est important de le comprendre. Autant chez l'homme, on a une très grande partie de testo et un tout petit peu d'ostrogène. Chez la femme, on a plutôt l'inverse. plus d'ostrogène, de la testo en moins grande partie et de la progestérone. Mais c'est une symphonie à trois. Ensuite, on a les glandes surrénales qui vont, elles, sécréter du cortisol, de l'aldostérone, de la DHEA et aussi un petit peu de testostérone. Et on a la glande thyroïde qui va produire essentiellement de la T4 et un petit peu de T3. Une fois que notre cerveau a demandé à ces glandes-là de faire le job, ensuite, c'est libéré dans la circulation sanguine et ces hormones vont aller jouer un rôle un petit peu partout dans l'organisme sur des cellules cibles. Donc ça, c'est important aussi de comprendre. C'est-à-dire que ça avait été d'ailleurs évoqué dans le... dans le podcast avec Marion et puis Blandine. C'est-à-dire que, comme on a dit tout à l'heure, ne serait-ce que sur la santé cardiovasculaire, sur la santé osseuse, etc., les oestrogènes vont avoir un rôle. Les oestrogènes n'ont pas seulement un rôle au niveau ovarien, ils ont un rôle global dans le système, dans le système complet que peut être la femme.

  • Speaker #1

    Très clair. Quelles peuvent être les problématiques chez les sportives ?

  • Speaker #0

    Alors... les problématiques, là on va retrouver un petit peu ce qu'on a dans le Red S effectivement c'est à dire le déficit énergétique ou l'excès de dépense ça clairement c'est déjà la base c'est pas lié le déficit énergétique et l'excès de dépense c'est l'un entraîne l'autre ouais exactement, l'un entraîne l'autre mais parfois on peut avoir un déficit énergétique et avoir une dépense énergétique mais qui est vraiment lié à un gros déficit et la personne s'entraîne peu, 4-5 heures semaine par exemple par contre on va aussi avoir des personnes qui mangent quand même beaucoup mais qui s'entraînent 20-25 heures trop par rapport à ce qu'elles mangent voilà, trop par rapport à ce qu'elles mangent donc c'est pour ça que c'est un peu un et ou potentiellement c'est plutôt une question de balance qu'il faut prendre en compte ensuite on a le taux de masse grasse aussi qui va jouer son rôle parce que la masse graisseuse elle sécrète une hormone, la leptine qui va aller stimuler l'axe. C'est-à-dire que si on a suffisamment de masse grasse, le cerveau se dit c'est OK, j'ai suffisamment de réserve je peux me permettre de demander à mes glandes endocrines de produire des hormones.

  • Speaker #1

    Juste, je veux juste préciser Seb, tu me confirmes bien que pour un compétiteur ou un athlète, un sportif en gros, entraîner pour une femme c'est de 14 à 20% de masse grasse, c'est ça ? Sous

  • Speaker #0

    C'est toujours compliqué de donner des chiffres. D'ailleurs, c'est une très bonne remarque. Tu verras que je ne vais pas donner de chiffres dans le podcast, que ce soit des chiffres à la biologie sanguine, que ce soit des chiffres… Peu importe, parce qu'en fait, il faut voir dans un contexte global. On y reviendra dessus. Mais globalement, chez la femme, je te dirais plutôt, peut-être qu'il y en a 16, 17, 18 et jusqu'à effectivement un peu plus. Et puis, chez l'homme, on m'a dit qu'on n'en parlait pas. mais c'est aussi personne dépendant. C'est une très bonne remarque d'ailleurs, parce que souvent, on va me dire, Intel a un taux de masse grasse très bas, et pourtant, elle n'a pas de problème. Déjà, qui te dit qu'elle n'a pas de problème ? Ça, c'est le premier point. Parce que force est de constater que parfois, le jeu un petit peu des réseaux sociaux font que, même s'il y a de plus en plus d'athlètes qui en parlent, il y a aussi des athlètes qui n'en parlent pas. Et pour le coup, je pense qu'il ne faut pas se comparer. Quand on a des problèmes hormonaux, vraiment, il ne faut pas se comparer avec le voisin ou la voisine. Parce que peut-être que la voisine, elle a un taux de masse grasse à 15% et elle n'a pas de problème. Mais peut-être que... soit, s'il y a des problèmes hormonaux, peut-être qu'il faudrait être à 18. Donc ça, c'est important.

  • Speaker #1

    Très clair. Il y a un autre axe aussi, tu voulais rajouter quelque chose sur le taux de masse grasse ?

  • Speaker #0

    Non, le taux de masse grasse, je pense que c'est assez simple à comprendre.

  • Speaker #1

    Il y a aussi la notion de déficit de glucides, a priori. Oui.

  • Speaker #0

    Oui, exactement. Parce que je vois régulièrement des athlètes qui mangent beaucoup, des belles assiettes, beaucoup de légumes et puis des grosses quantités de légumes, vraiment. Mais le problème, c'est qu'il n'y a pas assez de glucides. Et là, c'est pareil. L'axe hypothalamo-hypophysio-ovarien, il a besoin aussi de glucides pour donner l'ordre de produire suffisamment d'hormones. Donc, le déficit en glucides, c'est aussi une vraie problématique. et quand on a un gros volume d'entraînement il ne faut pas hésiter à en mettre des quantités parfois qui peuvent paraître indécentes dans l'assiette alors bien évidemment à moduler en fonction de l'athlète tout le monde n'a pas la même tolérance au glucide mais là je pense qu'il faut essayer de se faire un petit peu accompagner sur ce point pour ne pas miser en gros une athlète qui s'entraîne 15-20 heures semaine il ne faut pas miser sur 3 fruits et quelques cuillères de riz clairement ça ne suffira pas

  • Speaker #1

    tu pourras nous donner des ordres de grandeur alors du coup tu as dit que non mais est-ce que tu pourrais nous donner des ordres de grandeur, des proportions de ce qu'on doit manger en termes de glucides,

  • Speaker #0

    lipides et protéines plus loin ou je peux en parler maintenant c'est je dirais une généralité même si j'aime pas ce mot là parce que plus j'accompagne des athlètes plus je me rends compte qu'en fait ça fonctionne pas bien, comme son nom l'indique, c'est des généralités et donc en fait on se retrouve quand on a des athlètes qui ne rentrent pas dans les cases et bien qu'est-ce qu'on fait ? On est bien obligé d'aller ailleurs mais globalement je dirais à peu près 50% des apports en glucides une quinzaine de pourcents de protéines ou à peu près

  • Speaker #1

    1,8 g par kg de poids de corps et le reste on comble avec les lipides ok et est-ce que la proportion de protéines doit augmenter avec l'âge ou pas ?

  • Speaker #0

    Oui, la proportion de protéines doit bien évidemment augmenter à l'éclat, mais plutôt quand on atteint après la ménopause. Donc là, ça ne pose plus le problème, même si on peut avoir des problèmes à la ménopause, mais ça ne rentre pas dans le cadre d'améliorer.

  • Speaker #1

    Je voudrais revenir un petit peu, Seb, juste deux points en avant. C'est le fameux déficit d'apport énergétique, donc de calories, tout simplement. Je pense qu'en fait, moi, ce que j'ai remarqué d'un point de vue personnel, et on en reparlera un petit peu à la fin pour que je partage un peu mon expérience mais j'ai de mon point de vue pris conscience récemment en étant accompagné par toi qu'il y avait une dissonance une incapacité de mon point de vue tout du moins personnel à me rendre compte de ce que je mangeais de ce que représentait ce que je mangeais en termes de calories est-ce que toi c'est quelque chose que tu constates de manière un peu générale pour ce que tu vois

  • Speaker #0

    Clairement, j'en discute souvent avec un coach, je peux le citer, Nico Martin, on en discute souvent. Parce qu'en fait, dans 99% des athlètes que je vois passer, hommes ou femmes, tout confondu, il n'y a jamais assez dans l'assiette. Tout le temps. Alors, bien évidemment, je ne parle pas de la personne qui a un petit volume d'entraînement, et ce n'est pas péjoratif quand je dis ça.

  • Speaker #1

    Qu'est-ce que tu appelles le petit volume d'entraînement pour simplifier ?

  • Speaker #0

    2, 3, 4 heures. Là, en général, il n'y a pas trop de problème. Mais dès qu'on commence à être sur 7-8 heures, c'est-à-dire au moins une heure par jour, thématiquement j'ai pas assez dans l'assiette

  • Speaker #1

    95% des cas ouais c'est frappant en gros t'es en train de me dire que d'après ton constat qui date pas d'hier c'est le premier souci le déficit calorique c'est le premier souci du sportif d'endurance oui clairement

  • Speaker #0

    Nico dirait même que plus tu t'entraînes plus c'est compliqué d'aller combler tes d'aller combler tes apports. Et clairement, il a raison. Quand on s'entraîne 20-25 heures semaine, à un moment donné, on a clairement une problématique de ne pas pouvoir manger assez.

  • Speaker #1

    Ce qui est surprenant dans ce cas-là, c'est qu'effectivement, on se dit que si on ne consomme pas assez de calories, on va forcément mincir, on va maigrir, et puis point. Et on se rend compte que c'est bien plus grave que ça, c'est-à-dire qu'il y a des impacts plus complexes.

  • Speaker #0

    Ouais, exactement. C'est là, du coup, ça permet de revenir sur la partie commande centrale. En fait, le cerveau, il va réguler un petit peu. Il va ralentir cette communication, il va ralentir l'axe comme mécanisme de protection. Parce qu'en fait, il faut voir ça. Je vais schématiser avec un exemple que j'avais entendu, que j'aime bien. C'est comme un téléphone portable. Quand tu n'as plus de batterie. ça arrive à 15%, le téléphone, il va couper des applications en fond. Tu peux toujours téléphoner, tu peux toujours envoyer un SMS. Donc, l'homme, il peut toujours, le cœur bat toujours, le cerveau fonctionne toujours. Par contre, il va enlever des choses qui ne lui semblent pas prioritaires. Clairement, il se met en mode sécurité. Exactement. Exactement. C'est exactement ça. Il se met un petit peu en mode sécurité et puis... il va vraiment couper des choses mais en fait sauf quand on tombe vraiment dans de la dénutrition profonde des cas d'anorexie où là le corps va vraiment descendre très bas mais là c'est des cas particuliers là c'est médical oui exactement mais sinon tu vas toujours te retrouver avec le poids va descendre et au bout d'un moment ça ne descendra pas plus bas par contre tu vas te retrouver avec peut-être une fatigue chronique tu vas te retrouver avec des problèmes de troubles hormonaux, une aménorée etc etc

  • Speaker #1

    très clair c'est ce que moi encore une fois je partagerai mon expérience plus tard mais c'est clairement ce que j'ai vécu lors de ma préparation au mute l'année dernière on parle des problèmes hormonaux féminins mais moi je peux dire pour l'avoir vécu l'année dernière que ça a aussi des impacts sur les hommes tu parles aussi des problématiques chez les sportives d'excès de stress est-ce que tu peux en parler de ça ?

  • Speaker #0

    Ouais exactement, on va en rediscuter un petit peu plus loin Mais clairement le stress Et quand on parle de stress, c'est pas forcément le stress Qu'on peut percevoir C'est pas le stress du boulot Le stress de son mari qui fout rien à la maison Etc etc C'est aussi des stress Je détaillerai pas plus pour le moment Mais c'est aussi des stress physiques Et métaboliques Et on en rediscutera juste après Mais clairement ça va avoir un impact sur l'axe Et la commande centrale En cas fait Je reviens à ma petite conductrice dans sa voiture. En fait, si vous êtes un petit peu stressé par votre environnement, potentiellement, vous allez rouler moins vite. Votre taux de masse grasse est faible, faible à vos apports énergétiques. On peut voir ça comme il n'y a plus d'essence dans le réservoir de la voiture. On ne roule pas à 180 sur l'autoroute. Qu'est-ce qu'on fait ? On se met à 90, 70, on ralentit tout le métabolisme. On coupe tout ce qu'on doit couper pour pouvoir faire rouler la voiture. Là, c'est pareil. Le corps humain, il fait la même chose.

  • Speaker #1

    Donc en gros, si on revient un petit peu sur la conclusion de cette fameuse commande centrale, toi, est-ce que tu appelles ça la tour de contrôle qui pilote un peu ? C'est le cockpit de notre organisme.

  • Speaker #0

    Oui, c'est le cerveau qui décide. Il a plein de petits capteurs et puis il décide en fonction de tout un tas de paramètres de est-ce que je reviens à ma voiture, est-ce que je mets le clignotant, est-ce que j'accélère, est-ce que je freine, est-ce que je mets les essuie-glaces ? Il fait exactement la même chose sur la partie armadaire.

  • Speaker #1

    Et tout ça, ce sont des phénomènes non réfléchis.

  • Speaker #0

    C'est vital,

  • Speaker #1

    c'est automatique.

  • Speaker #0

    oui oui là tu peux rien faire c'est vraiment totalement en mode automatique de la part du cerveau donc quand tu prends l'analogie avec la voiture où on décide en fait de mettre le clignotant pour aller à gauche, de tourner le volant à droite etc l'analogie elle s'arrête un peu là dans le sens où là clairement on est plutôt sur des réactions qu'on contrôle pas ouais exactement c'est intéressant de le dire la particularité de je pense qu'on va en parler quand même beaucoup et ça c'est quelque chose qui te tient beaucoup à coeur c'est dans ce cadre de cette commande centrale quel

  • Speaker #1

    impact a notamment la pilule ouais ça c'est très important parce que et comme tu dis ça me tient à coeur parce que j'en ai marre là je vais râler un peu mais de voir des professionnels de santé qui proposent la pilule quand ils n'ont pas de solution.

  • Speaker #0

    parfois c'est nécessaire est-ce que tu peux contextualiser un peu ce que tu viens de dire c'est à dire que quand un professionnel de santé reçoit une sportive ou une patiente qui a des problèmes hormonaux il lui conseille volontairement pour simplifier la chose de prendre la pilule c'est ça que tu dis ?

  • Speaker #1

    oui ça arrive régulièrement ça avait été évoqué aussi par Marion et Blandine qui sont médecins qui avaient aussi dit la même chose que ce que je dis là donc c'est pas... je ne suis pas le seul à le dire mais en fait oui clairement dans des cadres d'améliorés, dans des cadres d'autres troubles, on va reparler peut-être du SOPK un petit peu plus tard en fait le médecin ou le gynécologue il va proposer la pilule parce que c'est un cache misère dans ce cadre là parfois il y a besoin d'une pilule contraceptive pour x ou y raison, ça ça ne me regardait pas mais quand il y a des troubles hormonaux il faut comprendre d'où vient le trouble je vais prendre un exemple Si tu as une tendinite, tu mets des anti-inflammatoires, tu ne vas pas garder tes anti-inflammatoires 20 ou 30 ans pour masquer le problème. Il faut peut-être trouver la source du problème. Peut-être que c'est un problème musculaire plus haut, peut-être que c'est tes chaussures, peut-être que c'est X ou Y raison, ta charge d'entraînement, etc. qui font qu'il y a un problème. Donc en fait, il faut creuser le point, mais vraiment creuser le point. et comprendre ce qui se passe et pas s'arrêter à uniquement je coupe tout. En fait, la pilule contraceptive, on met des oestrogènes et de la progestérone et ou de la progestérone de synthèse. Voilà. Et du coup, le cerveau, il coupe parce que c'est plus lui qui décide. Il y a suffisamment. on met suffisamment d'hormones, donc le cerveau n'a plus besoin de plus. Donc il coupe tout, et en fait, il n'y a plus de cycle hormono. C'est un petit peu ça toute la problématique, c'est qu'on ne régularise pas un cycle hormonal avec la pilule, on arrête un cycle hormonal. Ça c'est très important de le signaler.

  • Speaker #0

    Quels impacts ça peut avoir en lien avec ces problèmes hormonaux ?

  • Speaker #1

    C'est qu'on n'a pas résolu le problème de fond ?

  • Speaker #0

    Oui, on est bien d'accord.

  • Speaker #1

    voilà on n'a pas résolu le problème de fond donc le problème c'est que si on a du déficit énergétique excès de stress etc tout ce qu'on a évoqué là et tout ce qu'on va évoquer juste après en fait le problème c'est qu'il n'est pas réglé je reviens à ta tendinite d'Achille tu mets de l'anti-inflammatoire t'as plus de douleur mais

  • Speaker #0

    le problème de fond il n'est pas réglé tout à fait c'est très clair ok pour cette commande centrale est-ce que tu veux rajouter quelque chose Seb sur ce point

  • Speaker #1

    Non, je pense qu'on a fait le tour. C'est la tour de contrôle qui décide, en fonction de tout un tas de petits paramètres, on envoie les hormones ou pas.

  • Speaker #0

    Et ça de manière incontrôlée.

  • Speaker #1

    Exactement.

  • Speaker #0

    On va passer à la synthèse hormonale ou le nom compliqué de l'épisode, la stéroïdogenèse. Allez, je t'en prie. Yes,

  • Speaker #1

    tu le dis encore mieux que moi. Exactement. Du coup, à partir du moment où le cerveau a décidé, il a envoyé des petites commandes. Je vais simplifier. et là j'avais fait ça pour les pros du coup il va demander à nos OVR ici en l'occurrence de produire ces hormones et là aussi c'est très important parce qu'en fait on oublie que le cerveau il envoie la commande mais en fait qu'est-ce qui se passe qu'est-ce qui se passe ensuite pour fabriquer ces hormones. En fait, il y a plein de petites sous-étapes. Il faut voir ça un peu comme un arbre généalogique. C'est-à-dire qu'on a une hormone mère en haut et on va avoir plein de petites choses qui vont par réaction enzymatique, etc. Par cascade, on va se retrouver à la fin avec des oestrogènes, de la progestérone, du cortisol, de la testo, etc. L'hormone mère, on appelle ça la prégnenolone. Et ça, c'est très important parce qu'en fait, c'est elle, cette hormone, qui va être, comme son nom l'indique, mère de toute la cascade qu'on a en dessous. Pour fabriquer cette hormone mère, on a besoin de choses importantes. Je vais vraiment insister là-dessus parce qu'il y a souvent la plupart des problématiques, elles se trouvent quand même globalement ici et pas que dans le déficit énergétique. Pour fabriquer cette prégnanolone, on a besoin de cholestérol. On a besoin d'hormones thyroïdiennes T3. Alors, là, je fais peut-être un petit peu de complexe quelques instants. Oui,

  • Speaker #0

    on a prévenu, donc les gens ne seront pas surpris.

  • Speaker #1

    En fait, on a une protéine qui s'appelle la protéine star qui a besoin de T3 pour s'activer. Donc, si on n'a pas d'hormone thyroïdienne T3, le cholestérol ne va pas rentrer. En tout cas, cette protéine star est un peu moins active et donc, du coup, le cholestérol va avoir plus de mal à rentrer dans la cellule pour faire son job. ensuite on va une fois que le cholestérol est entré on a besoin de faire pour faire fonctionner un cytochrome un cytochrome P450 pour transformer ce cholestérol en prénénolone et

  • Speaker #0

    cette transformation elle se fait au niveau de la mitochondrie et ça aussi la mitochondrie on rappelle c'est les usines à énergie que vous avez dans vos cellules qui transforment l'oxygène en ATP exactement exactement

  • Speaker #1

    Et ça aussi, c'est un point très important. On va y revenir juste après, peut-être dans les raisons de pourquoi c'est un problème chez la sportive. Mais la fonction mitochondriale, elle est essentielle pour convertir le cholestérol en prénédolone.

  • Speaker #0

    Très clair. Si j'ai bien compris, on doit produire une hormone mère par le biais de plusieurs sous-éléments que sont le cholestérol, l'hormone thyroïdienne T3, le fer et la mitochondrie.

  • Speaker #1

    Oui, alors le nutriment de base c'est le cholestérol. Ensuite je dirais que c'est des petites clés ou des petits mécanismes qui vont faire que le cholestérol se transforme. La T3, elle sert à activer une petite porte d'entrée. c'est une clé de serrure on va dire pour que le cholestérol rentre ensuite pour que ton cholestérol se transforme en prénénolone dans la mitochondrie on a besoin d'un cytochrome et en fait le cytochrome pour fonctionner il a besoin de fer ok on

  • Speaker #0

    voit un petit peu le fonctionnement global c'est en fait des cascades liées les unes aux autres quelles peuvent être les problématiques chez les sportives en lien notamment avec le cholestérol ?

  • Speaker #1

    C'est quand même globalement un classique que je vois assez souvent, c'est-à-dire la peur de manger suffisamment de lipides. Autant tout à l'heure, on a parlé de ne pas manger suffisamment de glucides, c'est un vrai souci, mais les lipides également, et les lipides aussi saturés. C'est-à-dire, j'entends régulièrement des petites phrases quand je pose des questions en consulte. Je ne mange pas de fromage, je ne mange pas d'œufs,

  • Speaker #0

    et ça clairement à un moment donné on a quand même un métabolisme qui est fait pour avoir du cholestérol le cholestérol tu peux rappeler dans quoi il est présent hormis les oeufs on le sait les oeufs on le sait mais essentiellement

  • Speaker #1

    dans les oeufs et dans les produits animaux uniquement dans les produits animaux le cholestérol mais après une grande partie va être produit par notre foie Le cholestérol alimentaire a un impact, mais globalement d'un tiers. Le reste va plutôt être en lien avec ce qu'on va consommer en lipides plutôt saturés. Donc le gras plutôt animal. Il y a un peu la coco, mais les études ne sont pas unanimes sur le sujet, sur le fait que ça élève ou non le cholestérol. Par contre, le gras animal, là clairement, oui, les produits laitiers, et puis le gras de bœuf, de poulet, etc.

  • Speaker #0

    Est-ce que tu peux juste faire un petit laïc sur le... On va te poser forcément la question, on te la pose tous les jours j'imagine. Pourquoi aujourd'hui on revient un petit peu sur ces notions de bon et de mauvais cholestérol ? Est-ce que tu peux un peu l'expliquer de manière un peu synthétique ?

  • Speaker #1

    Alors en fait c'est très simple, c'est que ça n'existe pas. Il n'y a pas de bon et de mauvais cholestérol, il n'y en a qu'un seul. Il n'y a qu'une molécule de cholestérol, point barre. C'est juste qu'après c'est une question de transporteur. Tu as le LDL et le HDL qui sont dosés. Il y en a d'autres, VLDL, ILDL, etc. Bref. c'est qu'une question, je dirais, de taille des lipoprotéines et de sens dans lequel ils transportent. En fait, on a un petit peu, malheureusement, je dirais, schématisé le fait que celui qui apporte le cholestérol vers les cellules était... mauvais, alors que celui qui ramenait le cholestérol vers le foie était le bon alors qu'en fait c'est le même cholestérol c'est qu'une question de transport qui n'ont pas la même taille je ne vais pas plus détailler que ça c'est un abus de langage oui exactement qui perdure malheureusement c'est

  • Speaker #0

    les mauvaises habitudes dans la vie dure tu parlais aussi de le cholestérol je crois que c'est bon on a dit que c'était une insuffisance de consommation des lipides saturés notamment Il y a une chose en ligne,

  • Speaker #1

    c'est que l'insuline va avoir un rôle dans la synthèse du cholestérol au niveau du foie, au niveau hépatique. Il faut suffisamment d'insuline pour que le foie synthétise du cholestérol. On a dit juste avant, il y a le cholestérol alimentaire que tu vas manger, mais il y a aussi le foie qui le... qui va le sécréter. Et du coup, c'est globalement une problématique chez les femmes qui mangent peu de produits animaux, tendance VG vegan. Le cholestérol va globalement être bas. Donc ça, c'est un point à surveiller.

  • Speaker #0

    Alors, j'aimerais m'arrêter deux minutes là-dessus. On va être très clair, c'est un sujet qui est très touchy, le végétarisme, le vétérisme, le véganisme, etc. Toi, qu'est-ce que tu aimerais dire ? Il me semble que, alors ce n'est pas forcément le but de rentrer trop dans le débat maintenant, mais toi, on sait que tu as eu beaucoup de remontées, suite notamment à un podcast que tu as fait avec Bertrand Soulier récemment, qu'on salue. sur ce sujet là qu'est-ce que tu voudrais toi là profiter de dire au micro du LTP sur ce sujet là alors je dirais déjà qu'il faut qu'il faut arrêter de donner des

  • Speaker #1

    exemples d'athlètes x, y, z qui seraient potentiellement végés, véganes peut-être qu'ils le sont peut-être qu'ils le sont pas en fait on ne connait rien ils veulent bien montrer ce qu'ils veulent bien montrer mais là c'est la même chose pour d'autres sujets pas forcément liés au véganisme donc déjà il y a ce point là à balayer j'aime pas quand on me dit tel athlète il est végane tel athlète il est cétogène, tel athlète il est xyz ok pourquoi pas peut-être que ça lui convient très bien mais je reviens à ce que je te disais aussi tout à l'heure c'est qu'il ne faut pas se comparer aux voisins parce que malheureusement je vois régulièrement des athlètes qui ont été végés plusieurs années parce que la problématique des carences nutritionnelles qui sont liées au véganisme et au végétarisme elles mettent un petit peu de temps à se mettre en place et au bout de quelques années de toute façon il suffit de faire un petit peu le tour sur les réseaux sociaux il y a beaucoup beaucoup de femmes qui en reviennent après quelques années parce que problèmes hormonaux justement, fatigue chronique etc et en fait elles se sont rendues compte que elles avaient vraiment besoin de consommer des produits animaux tout bêtement donc je dirais qu'il faut être vigilant et on peut pas se complémenter pour oui mais en fait c'est jamais fait c'est jamais fait correctement donc oui on pourrait se complémenter mais alors déjà la liste de compléments attention ça fait un budget tous les mois déjà d'une du genre tu veux préciser en termes de budget entre

  • Speaker #0

    50 et 100 euros par mois je pense pour se complémenter pour ce que toi tu considères être des carences micro-nutrientes de toute façon on ne va pas avoir trop le choix ne serait-ce que la B12,

  • Speaker #1

    l'iode, les oméga 3 le CoQ10 il faudrait même idéalement carnitine et là j'ai fait le minimum déjà

  • Speaker #0

    à ceux qui peuvent te dire que éventuellement alors encore une fois c'est une discussion entre nous à ceux qui peuvent te dire que tu dis ça parce que limite tu aurais peut-être un intérêt à vendre des compléments alimentaires ou avoir des partenaires que ce soit très clair non clairement pas toi si quelqu'un ne doit pas prendre de compléments alimentaires tu vas pas lui en donner

  • Speaker #1

    Ah bah non, clairement pas. Si la personne n'a pas besoin de compléments alimentaires, je ne lui préconise pas de compléments alimentaires, il n'y a aucun problème avec ça. Et je te dirais même que je priorise l'assiette systématiquement. C'est-à-dire que je ne vais pas dire à une personne de prendre des compléments d'oméga-3, par contre, je vais lui dire de consommer des petits poissons gras, clairement, ou des yeux bleus blanqueurs, etc. Donc, bien évidemment qu'il faut prioriser l'assiette, parce que là, en plus, on parle de micro-macronutriments, mais il y a aussi une harmonie globale à un moment donné. qui a son importance. La matrice alimentaire, elle a son importance. Les vitamines, elles sont les vitamines liposolubles, par exemple, A, D, K, E, elles ont un rôle, une synergie ensemble.

  • Speaker #0

    Très clair. Du coup, on a parlé du cholestérol. Je crois que tu voulais rajouter quelque chose sur le sujet vegan, végé.

  • Speaker #1

    Non, non, j'ai fait un petit peu le tour. Il y a forcément tout le temps des haters sur le sujet. On ne va pas se le cacher, mais c'est aussi le jeu, je dirais, des réseaux sociaux. Si peut-être une chose, les gens me disent, moi, ça va bien. OK, pourquoi pas ? Moi, je n'ai pas de problème avec ça. Par contre…

  • Speaker #0

    Tu n'as jamais une analyse biologique qui va avec.

  • Speaker #1

    Exactement. Tu as très bien compris, je voulais en tenir. Je n'ai pour le moment jamais vu… une seule prise de sang de végé ou de végane, ok. Jamais. Et j'insiste. Et quand je dis une prise de sang, ok, ce n'est pas simplement les quelques marqueurs du médecin pour vérifier qu'on est en bonne santé.

  • Speaker #0

    La question que je vais te poser un peu, je me fais un peu l'avocat du diable, mais est-ce que tu as déjà vu une prise de sang d'un non-végé ou d'un non-végane, ok ? Ah oui.

  • Speaker #1

    Chez des sportifs, moins, mais chez des sédentaires, oui, bien sûr. Mais les carences, elles sont bien plus profondes chez le VG. La B12, l'iode, le zinc. Le zinc, c'est plus aléatoire, mais les oméga-3, etc. Oui, oui, c'est un grand classique. Mais le problème, c'est qu'en fait, ce n'est pas vérifié. Donc, quelqu'un qui me dit, je n'ai pas de souci, OK. mais dans ce cas là je voudrais bien une prise de sang complète avec un bilan de stress oxydatif, un profil en acide gréé rétrocytaire, quelque chose de complet vraiment complet

  • Speaker #0

    Merci d'avoir répondu en tout cas sur ce sujet qui je l'imagine te fait pas mal de cheveux blancs notamment sur les retours sur les réseaux sociaux au moins tu prends des positions et tu t'appuies sur des preuves

  • Speaker #1

    concrètes entre guillemets et puis les études sont claires sur le sujet par contre là Quand j'avais fait l'épisode avec Bertrand, effectivement, on est venu me tacler. J'ai fait une revue de littérature sur tout ce que j'avais évoqué. Il n'y a rien qui tient de mon avis personnel. Ça, c'est important de le souligner, par contre. Ce n'est pas mon avis personnel. Je prends les études scientifiques, tout est détaillé. Et ensuite, oui, ça vient en plus s'ajouter avec ce que je peux voir passer en consulte, qui vont exactement dans le même sens.

  • Speaker #0

    Ok,

  • Speaker #1

    tu parlais aussi d'hypothyroïdie Oui exactement parce qu'en fait on a besoin d'hormones T3 comme je disais tout à l'heure pour activer la protéine star donc du coup la T3 qui est une hormone thyroïdienne si on a une hypothyroïdie si l'athlète a une hypothyroïdie on en reviendra juste après et bien forcément on n'a pas la clé pour faire rentrer le cholestérol et donc on va être limité dans la synthèse de Prénélone

  • Speaker #0

    Très clair, et donc du coup la troisième problématique c'est la carence en fer parce que tu disais tout à l'heure que la fameuse P450 devait être exactement tu peux en dire un peu plus là dessus sur la carence en fer la carence en fer chez la sportive c'est un grand grand grand classique pour

  • Speaker #1

    le coup je dirais c'est plus des trois quarts des athlètes qui ont une carence en fer donc ça explique ça explique souvent c'est qu'une brique dans l'équation vous voyez bien depuis tout à l'heure on a posé plein de sujets en fait l'idée que j'avais derrière ce podcast c'est que l'athlète féminine elle essaye de comprendre ce qui lui arrive si elle a des problèmes hormonaux et que le pro de santé derrière il vous dit rien, posez vous les questions avec tout ce que je vous ai évoqué depuis le début ça c'est important s'il y a une carence en fer par exemple s'il y a un manque de T3 s'il y a un manque de cholestérol etc tout ça,

  • Speaker #0

    ça doit mettre la puce à l'oreille sur le sujet de la carence en fer c'est un truc qui me vient en écoutant ce que tu dis et par rapport à ce que j'ai vécu aussi moi c'est que tu as l'analyse entre guillemets hématologique du fer mais il y a plusieurs paramètres il y a la féritine etc c'est un peu complexe donc ça c'est pareil il y a différents niveaux de

  • Speaker #1

    de mesures de ces parmec là ouais exactement alors je donnerai pas de valeur comme je disais tout à l'heure mais oui et de toute façon une prise de sang un bilan biologique ça s'analyse dans sa globalité ça c'est souvent une erreur qui est faite on en discutera tout à l'heure mais on peut pas prendre ligne à ligne c'est dans une globalité un métabolisme du fer oui c'est la féritine, c'est le coef de sate c'est plusieurs paramètres l'inflammation à côté pour nous aiguiller sur d'autres choses, bref je ne vais pas rentrer trop dans le détail mais si on n'a pas tout ça on ne peut pas conclure

  • Speaker #0

    c'est ça qui est important c'est un peu comme si on avait un athlète qu'on constate une blessure et qu'on remontait un petit peu dans le temps dans son historique d'entraînement pour voir s'il y a eu une augmentation du dénivelé une augmentation de la distance une augmentation de l'intensité et en fonction de tout ça on a un espèce de profil d'une situation qui pourrait nous permettre d'expliquer ce qu'on constate à postériori

  • Speaker #1

    exactement et la dernière partie c'est la fonction mitochondriale exactement parce que c'est là que se passe la transformation du cholestérol en prégnanolone et ça c'est très important parce que en fait on a comme tu disais tout à l'heure les mitochondries c'est nos petites centrales énergétiques qui vont nous permettre de produire de l'énergie et quand je disais qu'elle transformait l'oxygène en ATP c'est un peu réducteur il

  • Speaker #0

    y a plein de choses il y a les glucides on est d'accord que c'est très très sympathique ce que j'ai dit mais ça suffit pour comprendre effectivement son

  • Speaker #1

    ça produit l'énergie et ça a d'autres fonctions et d'ailleurs peut-être des fonctions qu'on ne connait pas aujourd'hui tellement la mitochondrie a un rôle important la future star de la physiologie et bisou à la machine qu'on salue exactement mais du coup pour faire fonctionner cette mitochondrie on a besoin de nutriments le Q10 notamment, les vitamines du groupe B etc. et en fait la problématique c'est que plus on a un gros volume d'entraînement, plus on produit de l'énergie plus on va avoir besoin de ces nutriments Et en fait, je vois très très très régulièrement, si ce n'est pas systématique, des taux de Q10 bas, tu pourras donner ton exemple peut-être, et des taux de vitamines du groupe B qui sont trop bas. Donc en fait, on va avoir un système mitochondrial peut-être au niveau musculaire. ou au niveau cardiaque qui est très spécialisé parce qu'à force de faire du sport notre réseau de mitochondries se développe on a un développement mitochondrial parce que plus on fait,

  • Speaker #0

    plus la mitochondrie elle va s'activer et surtout à des intensités modérées où la capacité, le nombre de mitochondries se développe et du coup est de plus en plus important et je crois que c'est relativement corrélé à l'intensité en dessous du S20 donc...

  • Speaker #1

    Et le problème,

  • Speaker #0

    c'est que du coup...

  • Speaker #1

    nos mitochondries là au niveau musculaire scardac etc ok ça marche du tonnerre mais le problème c'est que de l'autre côté on a nos mitochondries dans nos glandes surrénales ou dans les ovaires dans les testicules chez l'homme et bien elles se retrouvent un peu avec le parent pauvre il n'y a plus de Q10 il n'y a plus de vitamines du groupe B et donc du coup notre mitochondrie et bien malheureusement à ce niveau là elle fonctionne quand même globalement moins bien et puis on se retrouve avec les carences comme je disais le Q10 si tu veux en toucher deux mots sur ta... ta prise de sang peut-être, mais chez toi, était globalement un peu bas.

  • Speaker #0

    Oui, tout à fait. C'est clair qu'on a fait une analyse assez poussée ensemble et on a constaté que ce coenzyme Q10 était relativement bas, ainsi que le magnésium. Mais bon, ça je pense que c'est à peu près généralisé. La vitamine D, mais ça s'est généralisé. Et il y avait quelques autres éléments aussi qui... la testo j'en parlerai aussi dans un prochain épisode je ne sais pas quand il sera diffusé peut-être avant ou après le tien mais sur les soucis d'origine sexuelle dans le cadre de la pratique des sports d'endurance pour les hommes donc on parlera de ce sujet là mais c'est clair que le coenzyme Q10 était déficitaire de mon point de vue et plus il y a un gros volume d'entraînement plus il est déficitaire en général je vois des taux les plus effondrés chez les élites Ok.

  • Speaker #1

    Clairement.

  • Speaker #0

    Donc on comprend, j'essaie de récapituler, Seb tu me dis si je me trompe, en gros la synthèse hormonale ou la stéroïdogénèse elle est dépendante, c'est la prégnenolone qui est l'hormone mère qui est créée, qui est synthétisée par plusieurs éléments imbriqués les uns dans les autres, en gros c'est principalement le cholestérol, qui avec la petite clé qui va activer tout ça, l'hormone thyroïdienne T3. le P450 et la fonction mitochondriale qui est hyper important. Donc, ces quatre éléments-là, ce sont des éléments clés dans le cadre de la production de la synthèse hormonelle.

  • Speaker #1

    Oui, exactement. Donc, du coup, là, si on revient à notre... Hop, le cerveau a donné l'ordre. Ensuite, dans les glandes surrénales, dans les gonades, on va produire des hormones. On a besoin de tout ce que tu as évoqué. Donc là, les femmes qui ont des problèmes hormonaux, il faut se poser les bonnes questions avec tout ce qu'on a vu jusque-là.

  • Speaker #0

    et déjà d'essayer d'optimiser tout ça clairement alors qu'est-ce que ça veut dire on va pas aller dans les traitements mais qu'est-ce que ça veut dire pour toi d'optimiser tout ça sachant que ce qu'on vient de dire c'est quand même assez complexe et que c'est pas forcément hyper concret

  • Speaker #1

    effectivement c'est compliqué comme je disais je ne peux pas donner de valeur parce que c'est une vision globale par exemple une hormone thyroïdienne T3 il faut que je pose des questions à la personne pour voir si on a des symptômes qui sont hypothyroïdiques c'est vraiment une

  • Speaker #0

    je dirais une vue d'ensemble mais en tout cas je te coupe mais quand tu dis qu'il faut que la personne,

  • Speaker #1

    la sportive fasse attention à ces éléments là toute seule elle ne pourra pas le faire elle ne pourra pas se sentir diagnostiquée elle va avoir un peu de mal je dirais c'est sûr qu'elle va avoir un peu de mal mais donc effectivement il faut se faire accompagner mais déjà on revient sur la carence en fer le nombre de femmes qui me contactent et qui me disent je sais que j'ai un problème avec le fer déjà réglez ce problème là déjà ça sera une épine de moins dans le pied tu vois à un moment donné il faut aussi procéder un petit peu par étape parce que sinon oui, sinon il faut se faire accompagner par quelqu'un qui maîtrise le sujet de A à Z et qui est capable de regarder tous les éléments mais déjà je dirais dans un premier temps tu vois le cholestérol manger suffisamment de lipides saturés un peu de cholestérol dans l'alimentation ça c'est simple le fer on corrige ça c'est simple la viande rouge notamment oui la viande rouge effectivement

  • Speaker #0

    et puis après tu vas te retrouver chez les athlètes qui ont un gros volume d'entraînement à devoir supplémenter il n'y a pas trop de choix ok très bien petite conclusion sur cette synthèse hormonale Seb avant de passer à la partie au focus thyroïdien

  • Speaker #1

    alors c'est ce qu'on a dit juste avant c'est qu'il faut s'assurer qu'on n'a pas de carence micronutritionnelle sur tout ce qu'on a évoqué pour que la synthèse de prénolone se fasse correctement c'est aussi simple que ça et donc pour

  • Speaker #0

    s'assurer de ça il faut faire forcément une analyse biologique assez poussée parce que ça clairement on est d'accord que ces éléments là dont tu parles l'atelier 3, le P405 enfin le le fer, la fonction mitochondriale le Q10 notamment c'est des choses qu'on peut pas avoir sur une prise de sang que donne le médecin tu vas peut-être avoir quelques infos la T3 c'est rare le cholestérol tu l'auras, le fer aussi mais tu t'arrêteras là ok très bien tu voulais donc là c'était les deux grandes parties pour qu'on comprenne un peu le fonctionnement général de comment fonctionnent les hormones féminines et masculines aussi mais bon là c'était plutôt focus féminin merci Tu voulais faire un focus assez important, voire très important sur la thyroïde.

  • Speaker #1

    Oui, exactement. Parce que très souvent, il y a une hypothyroïdie cachée à côté du problème hormonal. Et ça, c'est un petit peu aussi mon cheval de bataille. Je vais râler un petit peu juste après. La thyroïde, c'est notre régulateur du métabolisme. C'est le frein à l'accélérateur.

  • Speaker #0

    en gros c'est ça qui système sympathique parasympathique ça a un rapport ou pas du tout ?

  • Speaker #1

    non c'est pas exactement ça c'est plutôt alors oui il y a le système sympathique parasympathique qui va aussi avoir un rôle mais là c'est aussi un rôle où la T3 elle va aller s'activer sur des récepteurs dans des cellules pour par exemple la température corporelle pour le rythme cardiaque pour accélérer ou non le système digestif c'est vraiment un régulateur un régulateur et c'est exactement le bon terme un régulateur métabolique et

  • Speaker #0

    qui agit sur et elle est produite elle sort entre guillemets de manière un peu péjorative, elle sort d'où cette hormone ?

  • Speaker #1

    de la thyroïde au niveau du cou on a une glande thyroïdienne et c'est exactement la même chose que la commande centrale on a un axe hypothalamo-hypophysio-thyroïdien qui le cerveau demande à la thyroïde de produire des hormones et donc du coup on a exactement la même chose que tout à l'heure avec les ovaires et les testicules le cerveau décide c'est à dire que si le cerveau il a des warnings pas assez d'alimentation trop de sport trop de stress etc etc warning warning je régule le métabolisme à la baisse Et du coup, tu te retrouves avec des problématiques chez la sportive qui sont la commande centrale qui va potentiellement poser problème, exactement pour les hormones stéroïdiennes qu'on a vues juste avant. Et après, il y a un point important aussi, c'est les carences nutritionnelles liées à la thyroïde. Parce que ça, je les vois quasiment systématiquement. L'iode, par exemple. globalement dans l'alimentation on va retrouver dans les produits de la mer on va les retrouver dans les oeufs grosso modo c'est un petit peu ça il y en a un peu dans d'autres sources, les algues etc mais ce n'est pas des choses qu'on consomme vraiment régulièrement donc la carence en iode déjà c'est un point important parce que on a un besoin d'iode pour synthétiser les hormones thyroïdiennes c'est 4 atomes d'iode, c'est 3 atomes d'iode pas d'iode, pas d'hormones thyroïdiennes Ensuite, on a besoin de sélénium pour la conversion T4-T3, on a besoin de zinc, on a besoin de vitamina et de vitamine D, ça c'est pour la partie récepteur, je ne vais pas donner trop de détails là-dessus. Mais globalement, c'est des carences, le sélénium et le zinc.

  • Speaker #0

    qu'on croise très régulièrement. Et d'autant plus chez le sportif pour le sélénium et le zinc. Parce que c'est des nutriments dont on a besoin pour la gestion du stress oxydatif. Le stress oxydatif est augmenté chez le sportif. On produit plus de radicaux libres, donc on a besoin de plus de nutriments. Et donc en fait, je retrouve quasi systématiquement des carences en zinc et en sélénium quand je fais des bilans.

  • Speaker #1

    Est-ce que, juste sur la question qui va popper dans la tête de certaines auditrices et auditeurs, quand tu dis j'ai des carences de certains de ces éléments-là on est d'accord que ces carences, tu as dit que tu ne parlais pas de chiffres tout à l'heure, mais c'est relatif à des valeurs normées qui sont établies par l'OMS notamment, c'est ça ?

  • Speaker #0

    Alors, oui et non. je voulais en parler un peu plus tard, mais je vais peut-être faire la petite aparté maintenant, il y a les normes des labos. C'est-à-dire que le labo, dans une partie des paramètres, c'est des normes que je ne discute pas, les hemoglobines par exemple, etc. Là, il n'y a pas de débat. Par contre, dès qu'on arrive sur des choses, hormonales notamment, et là, je pensais pour les parties micronutriments, les normes, c'est des normes stats. C'est-à-dire qu'il n'y a pas de différence entre... Parfois, il n'y a même pas de différence entre une homme et une femme, par exemple. Il n'y a pas de différence en fonction de l'âge. Il n'y a pas de différence sportif-pas sportif. et il y a aussi une autre problématique c'est que vu que c'était des micronutriments qui ne sont pas cherchés en routine classique quand on fait une prise de sang de routine, on ne va pas vérifier un zinc du coup on va vérifier un zinc peut-être après 2-3 prises de sang donc si on cherche quelque chose, c'est que la personne potentiellement elle a un problème donc il y a quand même plus de chances qu'on se retrouve avec une anomalie de ce côté là donc quand on s'intéresse au fonctionnement de la partie hormonale, on va plutôt fonctionner avec des normes santé qui, là, sont basées sur des études scientifiques, etc. Et c'est pareil, ça va aussi dépendre d'une globalité. Je prends le sélénium, par exemple. Parfois, il faut aller assez haut dans la norme, même en haut de la norme, vraiment en haut de la norme, pour qu'il y ait une bonne conversion T4-T3. peut-être qu'avec d'autres athlètes ça sera peut-être un petit peu en dessous peut-être au dessus de la moitié de la norme ça sera ok mais là en fait il se pose la question qu'on disait tout à l'heure, il faut avoir une vue globale d'ensemble et pas regarder ligne à ligne très bien,

  • Speaker #1

    c'est absolument clair tu parlais de cette fameuse fonction thyroïdienne donc tu as parlé des carences nutritionnelles et le fameux comment la sportive peut faire pour savoir s'il y a un souci de ce niveau là alors là c'est un gros sujet parce qu'en fait

  • Speaker #0

    les préconisations officielles de la HAS, la Haute Autorité de Santé, et comment les médecins ont été formés, c'est qu'on dose la TSH. Doser la TSH, en fait, c'est l'axe. Tout à l'heure, on a parlé de l'axe vers les gonades, c'est la LH et la FSH. La TSH, c'est l'axe entre le cerveau et la thyroïde, pour dire à la thyroïde de produire. Et en fait, il est là tout le problème, chez le sportif. Parce que si l'axe est réduit à la baisse par un mécanisme de protection qu'on a évoqué tout à l'heure, dans la première partie, la TSH va se retrouver basse, normale. Mais ça ne veut pas dire qu'il y a suffisamment d'hormones thyroïdiennes. Parce que le cerveau est régulé à la baisse pour se protéger. Je vais prendre l'exemple de ma petite conductrice en voiture. La TSH serait un petit peu le pied sur l'accélérateur de la voiture. On appuie sur l'accélérateur, on produit de la TSH, ça demande au moteur d'accélérer pour que la thyroïde produise. On relâche l'accélérateur ou on freine, ça ralentit le moteur, la thyroïde ralentit sa production. Le problème, c'est qu'avec ce mécanisme-là, en regardant que le pied sur l'accélérateur, est-ce que ça te dit comment tourne le moteur ? S'il n'y a pas assez d'essence ? le moteur tournera peut-être pas tu peux appuyer comme tu veux sur l'accélérateur peu importe le niveau peut-être que le moteur tournera pas, il n'y aura pas d'hormone suroïdienne et donc du coup uniquement se baser sur la TSH et surtout chez le sportif en fait t'es occulté une grosse partie de l'équation parce qu'on a vu juste avant dans la synthèse hormonale il nous faut de la T3 Donc du coup, une hypothyroïdie parce que mécanisme de protection par exemple, ou parce que carence, pas assez de T3, on n'aura pas assez de prénolone, et derrière toute la cascade qui défile. Pas assez d'oestrogène, pas assez de testo, pas assez de progestérone, etc. Donc en fait, ça c'est important. Et le problème, c'est qu'en médecine générale, les médecins restent bloqués sur la TSH. Je bataille très régulièrement avec le sujet.

  • Speaker #1

    On a bataillé ensemble récemment d'ailleurs avec Virginie.

  • Speaker #0

    Exactement. C'est malheureusement un peu le problème. Mais c'est une vision restrictive de juste l'axe. Est-ce que le cerveau dit ? ou non de produire. Mais ça ne veut pas dire que la thyroïde produit et ça ne veut pas dire qu'il n'y a pas un mécanisme de protection qui régule tout à la baisse. On a dit que c'est le frein à l'accélérateur. Si le cerveau dit non parce qu'il y a les carences, parce qu'il y a tout un tas de raisons qu'on a évoquées avant, la TSH peut être OK, mais il n'y a pas assez d'hormones thyroïdales.

  • Speaker #1

    donc ça c'est vraiment pour resynthétiser pour récapituler un petit peu ce que tu viens de dire sur le focus de la thyroïde c'est un élément qui est hyper important qui peut être lié aux carences nutritionnelles et il faut être hyper attentif à aller plus loin que le simple dosage de la TSH pour vérifier si ça fonctionne correctement ce qui est donné principalement par les docteurs d'une ère générale

  • Speaker #0

    clairement après il faut se faire accompagner sur cette partie là on a aussi de la chance en France on peut aller au labo demander ce qu'on veut donc on peut aller doser une T3 et une T4 alors après il faut savoir quoi en faire mais quand j'accompagne des sportifs que le médecin n'a pas voulu doser le sportif il va payer sa T4 T3 et après derrière je travaille dessus je regarde s'il y a besoin de faire des choses et c'est un indicateur je redonne juste un petit exemple mais une TSH basse ou ok dans la norme, mais plutôt norme basse, avec peu d'hormones thyroïdiennes, ça veut dire warning au niveau du cerveau, ça veut dire qu'il est en mode protection et qu'il faut faire quelque chose dans l'alimentation. C'est aussi ça qu'il faut comprendre. Ce n'est pas tout le temps le cas, pareil, il faut une vision globale.

  • Speaker #1

    Dernier point, dernier focus sur le stress, et notamment le cortisol.

  • Speaker #0

    Oui, exactement. Alors le cortisol qu'on va appeler l'hormone du stress, mais aussi peut-être l'hormone de l'adaptation, Mais ce qu'il faut comprendre, c'est qu'on va sécréter du cortisol. Là, je vais plutôt faire un focus stress pour le sportif. En fait, le cortisol vient de la même hormone mère, qui est la prégnénolone. Tout ce qu'on a vu tout à l'heure, on synthétise, on a de la prégnénolone et toute notre cascade. Et en fait, le problème, ça va être quand on va devoir synthétiser beaucoup de cortisol. Parce qu'en fait, on va piquer, on parle de vol de prégnénolone. Du coup, la voie du cortisol va devenir prioritaire. Donc, il y a comme une fuite si tu veux, toute la prégnénolone part vers la voie du cortisol et après il n'y en a plus suffisamment pour descendre dans la cascade et amener suffisamment d'oestrogènes, progestérone, testostérone, etc. Alors là, le cortisol va être augmenté dans plusieurs cas. On a le stress mental par exemple, du stress au boulot, du stress perso, quelqu'un dans son entourage qui est malade, etc. Voilà, ça c'est facile à comprendre. Mais après, il y a aussi des stress physiques. Et ça, chez le sportif, c'est un grand, grand classique. Quand on fait des séances d'intensité, proche de SV2 et au-dessus, on va s'expréter beaucoup de cortisol. On fait des bains froids, on sécrète du cortisol. On fait du zone intermittent, on sécrète du cortisol. Et en fait, plus, plus, plus, plus, au bout d'un moment, on sécrète des grosses quantités de cortisol. Il y a aussi le déficit énergétique, surtout glucidique, qui va faire sécréter du cortisol, aussi en plus dans un rôle un peu particulier, néoglucogénèse, etc. Je ne vais pas rentrer dans le détail.

  • Speaker #1

    je pose la question du coup est-ce que c'est mal on dit souvent que pour créer une évolution dans le cadre du corps humain il faut lui procurer un stress pour qu'il s'adapte, créer des adaptations là toi t'es en train de dire qu'il y a stress mais quand c'est trop de stress ça va plus

  • Speaker #0

    Exactement, c'est une super remarque que tu fais là. On en avait un peu discuté en off la semaine dernière, mais il faut effectivement créer des adaptations. Si on prend l'entraînement que tu maîtrises bien, tu vas aller créer des adaptations en faisant des séances à VMA, PMA, au seuil, etc. pour que l'athlète s'adapte et progresse. mais en fait il faut pas tomber dans le surentraînement dans le cadre d'entraînement que tu maîtrises bien et bah là c'est un peu pareil avec le cortisol on a besoin de cortisol pour vivre c'est normal d'en sécréter mais il faut pas toujours aller plus, toujours plus ça c'est quand même un grand classique tu vois maintenant le monde de l'ultra, le monde du trail tu vois on courait pas des ultras peut-être il y a 10-15 ans, maintenant c'est devenu presque sympa d'en discuter à la machine à café avec les collègues le marathon c'est un entraînement c'est le marathon sur sur et du coup tu te retrouves avec des athlètes qui enchaînent plusieurs ultras dans l'année qui ne mangent pas assez etc etc et tout ça cumulé va avoir un rôle important sur la pré-néolone qui va être moins disponible mais il y a aussi un autre point important qui est souvent oublié c'est que pour sécréter du cortisol, là c'est plutôt la version pro que je veux parler, pour sécréter du cortisol, on a l'axe avec la CRH qui va faire sécréter du cortisol. Et en fait, la CRH va inhiber la GNRH qui est l'axe avant l'ILH et l'IFSH pour générer nos hormones stéroïdes. Donc du coup, quand on sécrète du cortisol, trop de cortisol, à la fois on pique la prégnédolone, on n'en a plus assez, et à la fois on réduit l'axe. on se retrouve avec une LH et une UFSAS plus basse et donc du coup on va demander encore de produire moins à nos gonades, aux ovaires du coup Alors, là, je dirais, cette partie-là, elle est assez simple à comprendre. Il faut arrêter de vouloir en faire toujours plus.

  • Speaker #1

    Et toujours plus à haute intensité.

  • Speaker #0

    Oui, toujours plus à haute intensité et toujours plus aussi à manger toujours moins, toujours plus sec, toujours du stress en plus, les bains froids, mais il y a d'autres types de stress, l'altitude, etc. Tu vois, il faut arrêter de vouloir toujours plus. Oui, ça passera chez certains, mais c'est une minorité, clairement.

  • Speaker #1

    Pourtant les bains froids on dit que c'est une révolution Après je sais pas si c'est Il y a de plus en plus de Solutions de bains froids De sociétés qui se créent là dessus Toi ton point de vue là

  • Speaker #0

    Oui oui mais je pense que c'est En fait c'est comme tout faut pas en abuser Oui c'est une bonne solution pour la récup et l'adaptation etc Comme le show pareil Mais c'est toujours une question d'équilibre il ne faut pas en abuser c'est aussi simple que ça en tout cas ne pas le cumuler avec 4-5 séances d'intense dans la semaine ne pas manger assez

  • Speaker #1

    3 bains froids tout comme on ne planifie pas une semaine d'entraînement avec 5 entraînements à haute intensité et un entraînement en zone 2 ça va fonctionner 2 semaines mais à la 3ème ça va être compliqué et encore

  • Speaker #0

    c'est intéressant donc conclusion sur le focus stress ne pas vouloir toujours en faire plus il faut être vigilant je dirais sur cette partie là ça reste quand même en règle générale à chaque fois que je vois des aménorrhées profondes c'est à dire que vraiment l'axe il est vraiment coupé mais vraiment il n'y a quasiment plus rien, le cerveau ne veut plus rien entendre il y a un très très gros stress derrière et pas un stress mental c'est pas le boulot c'est tout ce qu'on a évoqué avant donc en fait si on corrige pas ça on a beau corriger la synthèse avec cholestérol tout ce qu'on a dit dans le chapitre d'avant on a beau corriger la thyroïde si on corrige pas ça ça changera pas grand chose à notre problème

  • Speaker #1

    Ok, donc on voit que c'est un problème multifactoriel, qui peut être multifactoriel, un déficit énergétique, des problématiques hormonales liées notamment avec l'absence ou l'insuffisance de cholestérol, de consommation de lipides, d'augmentation de stress trop intense, trop régulier. Il y a beaucoup d'indéficits en fer, notamment. On voit qu'il y a beaucoup, beaucoup de choses qui peuvent expliquer tout ça. C'est vrai que quand on... L'argument qui tue, enfin qui tue, l'argument qui revient souvent pour ces sujets-là de micronutrition, etc., c'est de dire à un moment donné, et je l'ai entendu à de nombreuses reprises, notamment dans la communauté, c'est, moi, de toute façon, du moment que j'ai rien, que tout va bien, moi, je fais pas d'analyse sanguine, je m'en occupe pas. Moi, j'aurais quand même tendance à dire, et je pense que ça tombe un peu sous le sens, Alors là, je fais un peu une conclusion à ma sauce pour l'instant, ce n'est pas le moment de la conclusion, mais je voulais quand même le dire. On est quand même dans un sport particulier. avec des heures d'entraînement qui sont élevées, nombreuses, avec des stress qui sont répétés, avec des situations, on pense notamment à l'état dans lequel est notre corps après un ultra où on peut considérer presque qu'on est en état d'inflammation généralisée. Je pense qu'on ne peut pas nous, ce ultra-trailer qui fait beaucoup d'heures d'entraînement, comme une... C'est vraiment à part ? Est-ce que tu peux en parler de ça ?

  • Speaker #0

    Oui, exactement, je suis d'accord avec toi. Il faut vraiment faire le job sur cette partie-là. C'est ce qu'on disait un petit peu sur les nouvelles tendances. Un marathon, c'est presque une sortie longue. Mais des athlètes qui ont un niveau lambda, et ce n'est pas péjoratif quand je dis ça, j'insiste, mais qui s'entraînent 10-15 heures semaine. avec un job à côté, avec des enfants, avec une femme, si c'est des hommes, ou à l'inverse, avec un mari, et potentiellement aussi la charge mentale qui va avec. En fait, on ne se rend pas compte, mais c'est quand même compliqué de mener tout ça de front.

  • Speaker #1

    Déjà, en soi, de base, sans le sport, c'est compliqué.

  • Speaker #0

    Oui, et en plus, tu te rajoutes 10-15 heures par semaine, c'est aussi peut-être pourquoi, aujourd'hui, on a de plus en plus, même si les langues se délient, comme on disait tout à l'heure, mais à un moment donné, clairement, il faut que les gens fassent attention.

  • Speaker #1

    Trop, ça peut être trop.

  • Speaker #0

    Ah oui, clairement.

  • Speaker #1

    Tu voulais parler aussi d'un sujet hyper important chez toi, là encore un sujet qui tient à cœur, c'est le SOPK, ce que tu citais tout à l'heure, c'est le syndrome des ovaires polycystiques. Est-ce que tu peux en dire deux mots ?

  • Speaker #0

    Je vais essayer de faire rapide. En gros, ça touche entre 5 et 10 des femmes. L'origine du problème, il est dans un déséquilibre hormonal entre les hormones mâles, les androgènes, et les hormones femmes, oestrogènes, progestérone. Et en fait, on parle d'hyperandrogénie quand on a trop d'hormones masculines. Et soit l'hyperandrogénie est réelle, soit elle est relative. Je ne vais pas rentrer plus dans le détail sur cette partie-là. Et en fait, le problème, c'est que cette hyperandrogénie, elle va stopper la maturation folliculaire au niveau des ovaires. Du coup, on n'a pas d'ovulation, une ovulation qui est tardive, des cycles très longs. Et on se retrouve du coup avec, entre guillemets, des gros gros gros guillemets, des kystes folliculaires. ce n'est pas vraiment des kystes, c'est simplement que la maturation des follicules s'est arrêtée. Du coup, ils sont visibles quand on fait une imagerie, une épigraphie, etc. En fait, là, c'est un sujet qui me tient effectivement à cœur parce qu'il y a une différence entre les SOPK qu'on va trouver chez les sédentaires qui est en grande partie, ce n'est pas le seul cas, attention, on ne va pas faire de généralité, mais c'est en grande partie lié à une hyperinsulinisme, une résistance à l'insuline. Mais le problème, c'est que chez la sportive, il n'y a pas ou peu de résistance à l'insuline parce qu'en fait, le sport va augmenter notre sensibilité à l'insuline. Donc du coup, il n'y a quasiment jamais d'hyperinsulinisme. Ça m'est arrivé dernièrement, mais c'était un cas un peu particulier. Mais sinon, ça arrive très peu. Et en fait, le problème, c'est que les pros de santé, ils restent focus sur cet hyperinsulinisme qu'ils ont chez les non-sportifs. Et donc, du coup, ils vont proposer des solutions. Alors, parfois, la pilule, ça, ça m'énerve. On en a discuté tout à l'heure. Mais ils vont parfois proposer des solutions pour résoudre l'hyperinsulinisme. Mais en fait, il n'y en a pas. Et ils vont parfois proposer aux athlètes de manger moins de glucides. potentiellement c'est une des sources du problème du coup ça va empirer le problème donner des compléments alimentaires et tout ça vient avec le fait de préconiser de manger moins de glucides parce que l'hyperinsulinisme c'est le pré-diabète autant pour moi et donc du coup le principe de base ça va être hyperinsulinisme on réduit les glucides mais le problème il est pas là il y en a besoin chez le sportif et puis il n'y a pas d'hyperinsulinisme mais j'insiste

  • Speaker #1

    Que toi tu constates par encore une fois des valeurs, des analyses très poussées, tu constates que pour ce fameux SOPK, ça ne vient pas de cet hyperinsulinisme parce que justement en tant que sportif, de sportive, on est sans arrêt en train de solliciter la...

  • Speaker #0

    la glycémie,

  • Speaker #1

    les réserves de glycogène et donc du coup on n'est pas soumis à ça et donc c'est important de le dire et j'ai eu deux cas deux athlètes avec des SOPK dernièrement et je leur ai fait doser le HOMA le HOMA c'est le reflet de la résistance en insuline il

  • Speaker #0

    n'y avait pas de résistance en insuline j'étais sûr mais au moins vu le public, etc., l'activité physique, il y avait quasiment peu de chances, mais je vais préférer vérifier. Ils ont été chez le pro de santé. Le pro de santé a dit Sopk, résistance à l'insuline, tenez le complément alimentaire qui va bien. Sauf qu'en fait, il n'y avait pas de résistance à l'insuline. J'insiste. Donc, le complément alimentaire, c'est pisser dans un violon.

  • Speaker #1

    Et le gars avait l'info qu'il n'y avait pas de résistance à l'insuline ?

  • Speaker #0

    Il ne l'a pas vérifié. Il part du principe qu'en fait, Sopk... c'est forcément résistance à l'insuline mais il y a d'autres causes c'est là où j'en fais un peu mon cheval de bataille il faut chercher la cause et pas s'arrêter qu'à l'hyperinsulinisme il n'y en a pas forcément et du coup chez la sportive le problème il est souvent d'une hyperandrogénie qu'on dit relative c'est à dire qu'il n'y a pas forcément trop de testo,

  • Speaker #1

    trop d'androgène il n'y a pas assez d'ostrogène exactement,

  • Speaker #0

    tu as tout compris il n'y a pas assez d'ostrogène pour contrebalancer donc proportionnellement le taux de testo augmente enfin en proportion exactement, tu as tout compris et donc du coup le problème c'est qu'il faut corriger les oestrogènes trop bas le coupable c'est pas la testo ok et du coup on en revient à ce qu'on a dit depuis le début est-ce que c'est un problème d'axe est-ce que c'est un problème de sécrétion hormonale est-ce que c'est un problème d'hypothyroïdie est-ce que c'est un problème de stress faut comprendre on dézoome et on essaie de recomprendre d'où ça part pour reprendre le problème à la source exactement et ça c'est un grand classique tous les cas de SOPK que j'ai vu c'est des sportifs c'est des sportives tu es arrivé pardon hum C'était ça, une hyperandrogénie relative.

  • Speaker #1

    Et toi, c'est des choses sur lesquelles tu arrives à agir concrètement ? Tu vois clairement, suite à tes modifications de régime alimentaire que tu peux donner aux sportives, tu vois vraiment des réels impacts très nets sur les aménorés, les taux hormonaux, etc. C'est vraiment quelque chose que tu constates ?

  • Speaker #0

    Oui, clairement. clairement des aménorrhées j'en ai régulièrement qui s'inversent c'est toujours un peu long plus l'aménorrhée a été longue plus c'est compliqué c'est comme les tendinopathies plus la tendinopathie traîne et plus c'est dur de la faire passer exactement mais clairement oui j'ai déjà mis quelques stories Instagram sur le sujet avec des inversions et des SOPK de la même manière je pense à une athlète elle se reconnaîtra si elle écoute mais qui avait ces cycles 2-3 fois par an et On a corrigé l'alimentation, on a corrigé les carences, on a fait ce qu'il fallait. Là, ça doit faire huit mois. Elle a eu tous ses cycles en huit mois. Voilà. Donc, ce n'est pas parfait encore, parce que je pense que les cycles sont encore un peu longs, à mon goût, même s'il n'y a plus de syndrome prémenstruel. Là, on est reparti sur un bilan qu'elle devrait m'envoyer sous peu. On va voir ce que ça donne. Après, je vais affiner ce qu'on avait déjà mis en place. Mais globalement, oui. Alors, je ne vais pas donner de faux espoirs, par contre, bien évidemment, parce que déjà, s'il y a des causes médicales, comme je disais tout à l'heure, ce n'est pas de mon ressort. Mais ce que je voudrais que les femmes comprennent, c'est qu'il faut chercher, en fait. Il ne faut pas s'arrêter à qu'on vous dise, vous ne voulez pas de bébé, donc ce n'est pas grave, vos problèmes hormonaux. Vous n'avez pas de règles, vous n'avez pas de bébé, ce n'est pas grave. parce qu'il y a les conséquences qu'avaient évoquées Blandine et Marion dans le podcast sur le Red S et c'est des conséquences santé à long terme et du coup il ne faut pas se laisser entendre ça je ne suis vraiment pas d'accord je pense qu'il faut creuser le sujet c'est

  • Speaker #1

    un peu de ton point de vue j'utiliserais deux expressions un peu choc mais c'est un peu un pansement sur une arme de bois ou mettre la poussière dans le tapis exactement c'est exactement ça oui Bon, sur le bilan sanguin, de manière un peu générale, on l'a parlé tout à l'heure, notamment en ce qui concerne les normes et tout, et on va réinsister là-dessus quand même, c'est qu'on est un pays, comme tu dis, au top là-dessus sur l'aspect santé, on ne va pas se mentir, sur les moyens qu'on a pour... pour déterminer si on est malade ou pas, on a accès à la santé de manière assez facile, on va dire, globalement. Oui,

  • Speaker #0

    il est plus en charge derrière.

  • Speaker #1

    Voilà, si on parle pas des cas particuliers. Mais globalement, il faut se rendre compte quand même que sur ces sujets-là, et encore une fois dans un cadre aussi particulier que la pratique des sports d'endurance, et notamment en ultra-endurance, se limiter à une prise de sang d'un médecin généraliste qui ne maîtrise pas le sujet, de manière un peu générale, sauf des médecins formés, qui sont rares. c'est assez trop limité.

  • Speaker #0

    Oui, clairement. Et là, il faut que les pros de santé se rendent compte de leurs limites. Clairement. on vient me voir pour une grippe, je ne sais pas ce qu'il faut donner comme médicament, ce n'est pas mon boulot, je n'en sais fichtrement rien. Par contre, à un moment donné, je pense que quand il y a des problèmes hormonaux, je maîtrise suffisamment le sujet pour savoir ce qu'il faut regarder et chercher. Et c'est ça qui me gêne un peu, c'est que je vois passer des bilans où on dit à la personne, il n'y a rien. mais en fait on n'a pas cherché il n'y a rien dans le bilan, il y a trois lignes alors qu'il faudrait beaucoup plus en fait il faudrait là je ne vais peut-être pas me faire des amis mais en fait il faut écouter la personne quand elle vient vous dire qu'elle a des problèmes pas dans sa tête, si la personne elle perd ses cheveux qu'elle est fatiguée, qu'elle n'a plus de cycle depuis des années, à un moment donné il faut écouter vraiment il faut prendre en compte ce qu'elle dit et il faut creuser le sujet, alors après je peux entendre que Le pro de santé, il n'a pas le temps. Parce qu'il ne faut pas pleurer à quelques dizaines d'euros la consulte. On n'a pas le temps de passer trois heures. quand je fais des bilans, quand je travaille sur des parties hormonales, il y a plusieurs heures de boulot, clairement. Et à un moment donné, le médecin, il n'a pas le temps, en 10 minutes, de checker tout ça. Donc lui, il va au plus simple.

  • Speaker #1

    La deuxième question derrière ça, c'est est-ce qu'il y a aujourd'hui un réseau ou une structuration ou une prise en compte de la problématique qui permettrait à un médecin de pouvoir s'appuyer sur une liste par exemple de gens qui sont formés à ce sujet ? Je ne suis pas super solide.

  • Speaker #0

    Non, clairement pas. Ils vont réorienter souvent vers l'endocrino. Et encore, c'est parfois un peu compliqué. Il faut que le sportif insiste deux, trois, quatre fois pour avoir la possibilité d'avoir une préco pour aller chez l'endocrino. Mais après, l'endocrino, il faut aussi tomber sur quelqu'un qui maîtrise. Il y a des endocrinos qui sont spécialisés diabète. Ils voient un sportif. Parfois, ils ne vont même pas faire une différence entre un coureur de long et un coureur qui fait du semi-marathon ou même qui court sur piste. alors que les impacts physiologiques n'ont absolument rien à voir et hormonaux oui clairement mon médecin G il est persuadé que je cours sur route alors que j'ai jamais fait de marathon et je fais du long en trail pour le coup, mais j'ai beau lui avoir expliqué plusieurs fois, en fait elle comprend, pour le coup elle saisit pas, et pourtant l'impact derrière il est très très important après attention,

  • Speaker #1

    je pense que t'iras dans mon sens, on est pas là pour taper du tout sur les médecins généralistes ils sont là pour détecter des pathologies on va dire pour être la première chaîne du maillon qui va permettre de détecter des anomalies à aucun moment ils peuvent être formés en tout un médecin généraliste c'est pas quelqu'un qui sait tout sur tout au contraire donc on n'est pas du tout là pour leur taper dessus par contre il faut que les auditrices en l'occurrence soient

  • Speaker #0

    bien conscients que c'est pas chez le médecin généraliste qu'ils vont trouver la solution à leur problème il faut que le médecin généraliste il réoriente le médecin généraliste je lui tape pas dessus c'est normal qu'ils savent pas c'est pas son job par contre il faut qu'il écoute la sportive, il faut qu'il arrive à réorienter vers la bonne personne. C'est aussi simple que ça, très honnêtement.

  • Speaker #1

    Sur le bilan sanguin, alors moi je vais partager un peu mon expérience, même si c'est vrai que ce n'est pas celui d'une femme, enfin, pas que je sache. On a fait un bilan sanguin ensemble parce que, comme je le disais, j'avais eu des petits soucis liés à ma préparation à l'ultra de Madère l'année dernière, où j'avais constaté des différentes anomalies, des différents problèmes de fonctionnement, notamment en lien avec la libido, la testostérone. Alors je suis très... Voilà, je le dis de manière très ouverte, je suis très ouvert là-dessus. Et donc on a fait des tests poussés, on s'est aperçu qu'effectivement, comme je pense une grande majorité des hommes dans ce cas-là, il y avait un souci de testostérone parce que l'endurance, notamment l'ultra-endurance et le volume à outrance agit sur cet aspect-là. Donc je vous partage ça, ce n'est pas le sujet de l'épisode, mais c'est pour dire que... Voilà, ces analyses poussées qui permettent de déterminer un peu globalement le profil d'une situation. Comme tu le disais tout à l'heure, et ça je pense que tu y tiens beaucoup, c'est avoir une vision globale avec tout un tas de paramètres qui permettent de... de comparer, de faire comme une espèce de travail de détective presque.

  • Speaker #0

    C'est exactement ça.

  • Speaker #1

    Et en comparant avec pas uniquement les valeurs qui ont été relevées pendant les prises de sang, mais aussi avec ce que te dit le patient, la personne qui est en face.

  • Speaker #0

    Oui, exactement. C'est important d'avoir… C'est exactement ce que tu dis. En fait, c'est vraiment une… détective un petit peu tu prends plein d'infos que ça soit ce que mange la personne tu vas poser plein de questions sur plein de sujets, je te les ai posés ça va assez loin dans la vie privée et ensuite le bilan sanguin il va venir que confirmer on pourrait parfois presque faire ça qu'avec les questions et le mode de vie de la personne. Mais le bilan sanguin, il vient là, hop, ça confirme. Du coup, je sais exactement ce que je dois modifier dans le mode de vie, dans l'alimentation, parce que j'insiste. je ne touche qu'à ça je n'ai aucun droit de prescrire des traitements hormonaux etc je ne touche qu'à la partie alimentation,

  • Speaker #1

    micronutrition et phyto très clair si on veut passer à la partie conclusion générale est-ce que tu peux récapituler les 2-3 points clés de notre discussion alors les points clés ils sont je

  • Speaker #0

    dirais que les interactions en fait elles sont nombreuses. On a vu que ça part du cerveau, déjà pour commencer, donc il faut, je ne vais pas tout réénumérer, mais il faut que le cerveau soit ok, je dirais, pour ne pas être en mode survie, ne pas être en mode... Je limite parce que je n'ai plus de batterie, parce que je manque de masse grasse, parce que je ne mange pas assez, parce que je fais trop de sport, etc. Ensuite, on a toute la partie synthèse hormonale, avec les carences associées qu'on a évoquées, avec la mitochondrie, etc. On a ensuite fait le focus sur la thyroïde, qui est important parce que quasi systématiquement, il y a un problème sous-jacent d'hypothyroïdie, et l'hypothyroïdie est souvent légère. Donc en fait, souvent elle est un petit peu occultée, et on n'y fait pas attention alors qu'elle est très importante. Et après le focus stress, comme on a dit. Et puis, ça je dirais, j'ai expliqué un petit peu comment ça fonctionne. Mais il faut... on l'a dit plusieurs fois, il faut vraiment avoir une vue d'ensemble. Parce que les carences nutritionnelles, elles n'expliquent pas tout. Il faut aussi aller travailler sur le stress et tout ce qu'on a évoqué au fil de la discussion. Et je dirais, tu l'as évoqué tout à l'heure, même si j'ai essayé de donner des éléments de réponse pour que les femmes, elles puissent un peu s'en sortir toutes seules. Parce que je pense que malheureusement, il n'y a pas assez de personnes formées sur le sujet. Donc en fait, à un moment donné, elle se retrouve un peu face à elle-même. C'est malheureusement comme ça. Parce que, toutes les raisons qu'on a évoquées juste avant sur les prises en charge, où on n'est pas capable de réorienter. Et puis les personnes qui maîtrisent, il y en a globalement peut-être pas assez. Et du coup, j'ai quand même essayé de donner des éléments. pour qu'elles avancent. Mais après, à un moment donné, oui, il faut quand même essayer de se faire accompagner par quelqu'un. Parce que c'est un sujet, tu vois, on a essayé de le simplifier. mais il y a peut-être des dizaines de sous-autres causes que je n'ai pas évoquées. Je ne peux pas évoquer. On pourrait faire un podcast, une formation en hormonaux, c'est plusieurs journées avec plusieurs centaines de slides de formation. Tu ne peux pas résumer ça en une heure, une heure et demie. Là, j'ai essayé d'évoquer les cas que je vois quasi systématiquement pour que les femmes, ça leur donne des pistes vraiment. Ça me tient à cœur parce que…

  • Speaker #1

    j'ai des demandes tellement systématiques que ça devient compliqué à gérer et aujourd'hui toi on va le dire clairement tu ne pourrais pas orienter vers d'autres spécialistes que tu sens en capacité d'aider

  • Speaker #0

    les femmes si je le fais un petit peu mais c'est toujours un peu compliqué parce que souvent elles viennent par recommandation chez Orey et elles veulent que ça s'en va qu'ils m'en occupent mais je... donc c'est toujours un peu compliqué et du coup parfois les femmes me disent je préfère attendre 2 mois ou 3 mois que j'ai une place qui se libère plutôt que je réoriente est-ce que je peux quand même poser la question au cas où mais est-ce qu'il y a un

  • Speaker #1

    site ou un lien qui nous permettrait un peu d'avoir au moins des contacts qui nous rapprocheraient de ce type de professionnels de santé là des outils je sais pas

  • Speaker #0

    Je te dirais non. Il y a un livre très bien de Guénaëlle Abéguilé sur Wonder Ovulation. Je ne sais plus le titre. Je crois que le titre du livre, c'est ça. Clairement, je recommande à toutes les femmes qui ont des problèmes hormonaux de lire ce livre. J'ai même un athlète Qui est coach Qui l'a acheté pour Comprendre comment fonctionne le cycle féminin Pour pouvoir mieux Suivre ses sportifs J'ai trouvé ça très bien Et ensuite il l'a offert à sa femme Pour que sa femme creuse le sujet pour elle-même Mais ça clairement Ce livre là Je pourrais te mettre le lien Pour que tu mettes dans les notes de l'épisode C'est une bible Il y a il y a beaucoup d'infos que j'ai données là qui sont résumées dans le livre j'invente rien ça sort pas de mon imagination tout ce que j'ai évoqué là ça sort des études ça sort de formation tu pratiques aussi exactement après il y a aussi du coup la page Instagram pareil, Genel, Abéguilé, Wonder, Ovulation, qui est une mine d'infos. Mais après, globalement, je dirais que c'est un peu le bouc à oreille, malheureusement, qui fait qu'on se retrouve avec, par exemple, il y a des personnes qui vont très bien gérer l'endométriose, mais qui vont moins maîtriser la partie troubles hormonaux chez une sportive d'endurance, parce qu'on est quand même, comme tu le disais tout à l'heure,

  • Speaker #1

    c'est un sport très particulier absolument ça c'est clair que je pense qu'on va conclure là dessus c'est que encore une fois j'insiste ne sous-estimons pas l'impact de notre sport de la pratique du sport d'endurance à haut volume d'entraînement et de et de temps c'est clair qu'aujourd'hui on a quand même tendance à avoir des gens qui ont déjà des vies bien remplies et qui essayent d'avoir les mêmes volumes d'entraînement que les élites sachant qu'on n'a pas tous le même emploi du temps bien qu'il y ait beaucoup d'élites qui travaillent aussi en parallèle ça c'est clair on est dans un dans un sport assez particulier où il ne faudrait pas qu'on banalise on a essayé sur le podcast de ne pas trop banaliser l'ultra mais je pense que c'est aussi intéressant de mettre en avant le fait que ce sport est particulier dans les impacts et les conséquences que ça peut avoir sur la santé générale et ça c'est peut-être un peu tabou aujourd'hui de le dire mais il faut en parler

  • Speaker #0

    Ouais je suis d'accord avec toi Je dis souvent qu'à partir d'un certain volume horaire On est plus sur un sport santé Faut pas se le cacher J'aime pas généraliser Ça va dépendre des personnes Mais peut-être au-dessus de 15h

  • Speaker #1

    Bon ça va je suis à la limite

  • Speaker #0

    Et après ça va aussi dépendre De comment tu le fais Dans ta saison C'est 15h sur un bloc du prépa particulier Exactement c'est ok si derrière tu récupères de ton ultra c'est ok mais si t'es à 15-20h toute l'année tout le temps non c'est pas 10% c'est pas tenable je partage à long terme je partage

  • Speaker #1

    c'est hyper important de choisir ses objectifs de ne pas en choisir trop de couper, de sectionner sa saison en plusieurs parties pour pouvoir faire des temps forts, des temps faibles pour régénérer je suis assez d'accord, c'est peut-être tabou de le dire mais non, l'ultra ou le traillon on n'est plus dans du sport santé on peut avoir un axe de réflexion Assez qualitatif dans le sens où, comme j'estime le faire moi, faire une analyse de sang assez régulière pour voir s'il n'y a pas des trucs trop déconnants et puis s'intéresser surtout à ce qu'on fait, parce que c'est vrai que, d'un point de vue un peu simpliste, on pourrait dire, moi je vais bien, tout va bien, un peu à l'image de ce que tout le monde dit, c'est-à-dire, moi je mange bien, je fais ce qu'il faut, mais en fait, si on regarde un peu plus près, on se rend compte que... comme tu le disais tout à l'heure aussi la politique de truche et surtout les conséquences elles peuvent arriver plus tard et à bout de rang quoi oui clairement donc c'était hyper intéressant j'espère que ça n'a pas été trop pointu et trop technique en tout cas moi je me suis régalé j'espère que ça répondra à certaines des questions ça alertera peut-être aussi certaines sportives qui seraient éventuellement dans ce cas là qu'est-ce que tu voudrais clôturer pour

  • Speaker #0

    terminer cet épisode je voudrais te remercier déjà parce que c'est un sujet compliqué je ne sais pas si ça va faire beaucoup d'audience ça parlera peut-être à tous les hommes avec plaisir mais tu vois c'est peut-être pas le sujet à la mode mais en fait si ça peut aider des femmes ça me suffit c'est

  • Speaker #1

    top ce que tu fais, merci pour tout merci encore une fois pour ton soutien dans la communauté Seb, c'est un vrai plaisir d'échanger avec toi, en plus je tiens à le dire t'es pas à avoir de partage dans la communauté ceux qui sont dans les patrons le savent et je tenais à te remercier pour ça

  • Speaker #0

    Avec plaisir, c'est normal.

  • Speaker #1

    Bonne soirée.

  • Speaker #0

    Merci à toi aussi.

  • Speaker #1

    A très bientôt. Salut. Salut. Et voilà, cet épisode est à présent terminé. J'espère que tu as apprécié cet échange avec Sébastien Dieffenbrom, micro-nutritionniste spécialisé dans les soucis hormonaux, que je remercie énormément, d'une part pour le temps qu'il a accordé au LTP et pour son partage d'expérience et de connaissances, et d'autre part pour soutenir le LTP en étant dans la communauté des Patréons. J'espère que ces échanges ont permis de vous... faire passer quelques messages et de vous apprendre aussi quelques éléments pour vous éviter les principaux pièges dans lesquels on peut tomber. N'hésitez pas également à vous rendre dans les liens en commentaire de l'épisode pour retrouver les différents éléments qui vous permettront de nous contacter, notamment en consultant le document qui a été mis à disposition par Sébastien Deffenbrom qui récapitule les principaux éléments que nous avons abordés dans cet épisode. et surtout n'hésitez pas à nous contacter si vous souhaitez à letstrile08.com je me ferai un plaisir de transférer vos messages à monsieur Jeffenbron Si tu souhaites nous rejoindre sur les réseaux sociaux, rendez-vous sur Facebook ou Instagram à Let's Try le podcast. Tu peux également me suivre à titre perso sur Facebook, Instagram, LinkedIn ou Strava à Nicolas Guilleneuve. Et si tu veux aider le LTP, n'hésite pas à te rendre sur les plateformes Apple Podcasts et Spotify à y mettre 5 petites étoiles et un petit commentaire. Si tu veux également aider le LTP, n'hésite pas à parler du podcast autour de toi. Ça augmente la... la communauté des auditrices et des auditeurs du LTP. Et puis enfin, si tu veux vraiment aider de manière significative le LTP, rendez-vous sur patreon.com slash letstrylepodcast pour aider financièrement le LTP et puis pour intégrer cette magnifique communauté. J'espère te retrouver pour un prochain numéro du Let's Try le Podcast. Et d'ici là, n'oublie pas, si tu penses que c'est impossible, fais-le pour te prouver que tu avais tort. Salut, salut !

  • Speaker #0

    Sous-titrage Soci

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