- Speaker #0
ça fait plusieurs jours, j'ai du mal à... T'as du mal à décoller ? J'ai fait une sieste, et là ça fait au moins une heure et demie, et putain je me fous des claques et tout... Donc j'espère que je vais pas être trop... T'as pas de raison ! Non non non... Ouais, un peu fatigué.
- Speaker #1
Un peu fatigué. Bon après, si vraiment tu veux... Voilà, tu te sens pas et que tu veux qu'on décale, bon y'a moyen de décaler hein, t'inquiète pas.
- Speaker #0
Non. Non, franchement, je suis tellement content de te retrouver. On a enfin le temps. On ne se voit jamais. On est connectés en face. Il faut qu'on en profite. Comment ça va alors ? Tu es dans les meilleurs mois. Tu dois être à peu près dans le pic de forme.
- Speaker #1
Là, oui. Comme on dit chez nous, j'ai la fatigue qui sort. La fatigue qui sort quand tu as fait ta grosse dernière phase de prépa. Tu as bien borné comme un cochon. Et je suis un peu fatigué mais ça va, j'ai hâte d'y être.
- Speaker #0
Et niveau physique, tu es bien ?
- Speaker #1
Tu n'es pas trop seco ? Non ça va, j'ai un peu perdu de poids parce que je cours beaucoup mais sinon ça va. Dans l'ensemble je suis bien, c'est cool.
- Speaker #0
Comment tu arrives ? Pas encore là ? Ah si, remarque ça va attaquer là. C'est le 24. Ah non, je suis con, c'est le 12. C'est du 12 au 14.
- Speaker #1
C'est le 10, moi.
- Speaker #0
Ouais, le 10, ouais. Ah ouais, donc là, oui,
- Speaker #1
t'es en... Un affûtage. Un tapering, putain con.
- Speaker #0
Tapering, quoi ?
- Speaker #1
Je te tapering. Non, voilà, on y est.
- Speaker #0
J'ai vu Thomas Cardin avant-hier matin. J'étais chez lui pour faire une interview. Il dit... tu n'as pas des courses fin avril ou mi avril parce que le grand raid du ventou j'ai pas trop envie d'y aller il me faut un truc pour la western je lui dis la western, tu as la western azuréenne c'est climat enfin territoire climat pas trop parce qu'il fera pas de top show à la mi avril mais juste ce qu'il faut pas comme à l'actaou en californie je lui dis va là bas donc je pense qu'il va contacter leurs gars et c'est
- Speaker #1
pas chouette quoi ça va faire chier mon calmi ça
- Speaker #0
il va pas faire le Saint-Mais non mais il m'a dit il faudrait 80-100 km ouais et du coup j'ai dit à Olivier Olivier qui sera là-bas pour faire des photos je crois tu vas voir Nico si
- Speaker #1
t'en as idée ce serait génial ouais Ok donc du coup, bah écoute merci d'être là, on n'a pas encore lancé l'enregistrement, l'idée c'était qu'on parle clairement de toi, c'est un peu comme ça que moi je vois les choses quand on vient dans la LTP, donc ton parcours personnel, d'où tu nous viens, ton arrivée dans le trail, ton métier de journaliste, voilà dans les grandes lignes, ta pratique du trail, parce qu'il y a de quoi dire quand même. Je vais parler pour toi parce que je sais que t'es quelqu'un d'humble mais il y a quand même un... Tu fais partie un peu des gens comme moi que t'es obligé d'ouvrir une deuxième page sur UTMB Index pour aller voir les résultats du début. Bon, merci.
- Speaker #0
Sur l'intra, c'est plus rigolo parce que tu vois quand les gars ont commencé avec des trucs en 2009, ils se disent, c'est pas bien.
- Speaker #1
T'as commencé en 2009 ? Oh bordel.
- Speaker #0
Je crois que... Je crois que peut-être... Peut-être la première classification, c'était peut-être la Niveau Les Rovers 2010.
- Speaker #1
On fait partie des vieux. A l'époque, c'était encore un sport de moto, le trail. Tu imagines ?
- Speaker #0
Oui. Ça me fait penser à Dans la tête d'un coureur. L'autre jour, je l'entends parler. C'était comment il est, San Trachio. Il parle super mal et il dit trail. Il dit trail, trail. Je ne sais pas comment il dit. Avec sa voix.
- Speaker #2
Bienvenue au café du trai du trai du trai Alors Ludo donc toi tu trouves que l'alcool est mauvaise pour la santé l'ail est très bonne pour la santé pour le trai
- Speaker #0
J'y pense à lui parce que j'étais avec Pierre-Emmanuel Luto son ex collaborateur qui bosse pour Island Stone maintenant et putain Pierre-Emmanuel il me dit je revis quoi depuis que je suis à il a 100% sur milestone donc bref ok pas de souci moi pour moi ouais très bien tu veux que je floute l'arrière plan où je toujours la poutre tu as une belle poutre des jouets ouais j'ai des jouets d'enfants
- Speaker #1
Oh bordel, 2009. Non, ah non. 2011. Non, 2011 du nerd. Ouais,
- Speaker #0
sinon j'ai le super nerd.
- Speaker #1
Ah ouais, excellent. On va faire un apony.
- Speaker #0
Je les garde, je les garde. Allez, c'est bon, c'est parti. Où est-ce que j'ai mis mon...
- Speaker #1
Je fais une sauvegarde en vidéo et puis pour utiliser ça sur les réseaux sociaux je sais pas si tu connais les réseaux sociaux Instagram ça te parle ou pas ?
- Speaker #0
Ouais
- Speaker #1
Si t'es ok pour utiliser les petits extraits pour faire du teasing, pour dire que Julien Girond est dans le LTV 2011 ton premier résultat sur ITRA comme UTM Trail du Tour des Fises, 5 refuges.
- Speaker #0
Ah ben, ils n'ont même pas considéré la Niveaulet qui ne devait pas être intégrée à l'Ecra.
- Speaker #1
Saint-Thierre, Niveaulet-Rovard, le Malpassant, en mai 2013.
- Speaker #0
Ah non, j'ai fait la première. T'as fait la première ?
- Speaker #1
Ah ouais.
- Speaker #0
La première course était la Trail Niveaulet-Rovard. Ok,
- Speaker #1
bon. Ouais,
- Speaker #0
ouais, Tour des Fises, c'est là où j'ai commencé vraiment à m'intégrer.
- Speaker #1
Attends, tu commences le podcast avant qu'on ait démarré l'enregistrement. C'était juste pour être sûr. Mets tes lunettes, c'est bien, parfait. Donc parcours perso, parcours trail, parcours pro. Et j'aimerais bien, je t'avoue qu'en ce moment, j'ai un sujet qui me touche pas mal, c'est le journalisme et l'importance du journalisme dans la démocratie. Alors je ne sais pas si tu veux aller aussi loin, parce que c'est clairement un sujet très sérieux. Et puis j'aimerais bien aussi qu'on échange ouvertement sur la manière dont toi en tant que journaliste tu vois, je ne sais pas si tu peux en parler, mais tu vois les podcasteurs. Moi j'ai bien envie d'avoir un échange assez ouvert sur ce thème là pour voir ce que tu en penses. Je ne sais pas si tu es en mesure de le faire. Ouais,
- Speaker #0
ouais, ouais, podcast, ouais, ouais, ouais, pas de problème. Journalisme et démocratie, bah je veux bien. Après, déjà, il y a nos complexes de l'imposteur, toi et moi, sur le fait d'être journaliste ou pas.
- Speaker #1
Ah non, mais moi, je ne suis pas journaliste. Moi, je n'ai pas de complexe. Je n'ai pas de complexe du tout puisque je ne suis pas journaliste. Et je le dis à longueur de podcast sur le LTP. Donc justement, moi, c'est vraiment... C'est... Comment dire ? Ma volonté, c'est un peu volontairement de mettre en avant la différence entre des journalistes et ceux qui ne le sont pas. et dans un monde aujourd'hui où... Voilà, tout le monde est un peu à la parole, tout le monde a clairement la parole. Moi, ce qui me tient à cœur, c'est quand même de remettre un petit peu le guise au milieu du village en disant qu'il y a des gens qui sont formés pour ça, alors c'est pas parfait, ok. Mais malgré tout, ça reste quand même un des piliers de nos sociétés et qu'il ne faut pas tout mettre sur le même... Alors effectivement, il y a des journalistes qui sont plus ou moins orientés politiquement et tout, mais quand même... Voilà, ça reste pour moi... Moi, j'avais envie d'en parler, ça fait un moment que je veux en parler. Et si tu es d'accord, moi, j'aimerais bien l'aborder, ce thème-là.
- Speaker #0
Complètement. La seule limite, c'est que moi, tu vois, je vais toujours idéaliser ou valoriser des gens qui font du journalisme politique, d'investigation ou d'opinion. On reste quand même sur un sport... où on va courir en montagne et à part des enjeux écologiques, c'est le truc le plus sérieux dont on va parler, le dopage et l'écologie. Mais justement, parlons-en. C'est une entrée pour dire qu'il n'y a pas trop de la...
- Speaker #1
Moi, je pense que ce n'est pas... C'est pas du sous-journalisme. Non, ce dont je viens de te parler est valable pour tout type de sujet. C'est-à-dire que le journalisme, le journalisme doit être la garantie, la caution. Et ceux qui ne le sont pas, ils doivent dire qu'ils ne le sont pas. C'est ça mon point. C'est-à-dire qu'aujourd'hui, un podcasteur, il n'est pas journaliste. Je suis désolé. Enfin, il y a des journalistes podcasteurs, comme Nico Fréré, comme toi, mais ceux qui ne le sont pas, ils doivent le dire, je pense. Voilà, c'est ça qui est important pour moi. Ça me tient particulièrement à cœur, parce que je ne suis pas du tout dans les sentiments d'imposteur, justement, puisque moi, depuis le début, comme je te dis, je l'ai toujours dit que je ne l'étais pas. et que chacun son métier, et qu'il y a des gens qui sont formés, et qu'il y a une carte professionnelle pour ça, c'est un peu comme les coachs. C'est un peu la même logique. En tout cas, de toute manière, ce n'est pas du direct.
- Speaker #0
Non, non, moi, c'est OK. Comme je t'ai mis dans le message aussi, sur l'évolution, pas de problème pour en parler, toujours avec des pincettes. Ouais, ouais, sur les formats, sur le rôle de l'invité, c'est bien de faire des interviews. Aujourd'hui, ça sert à quoi ? C'est simplement pour avoir un client ou est-ce qu'on lui laisse la parole ? C'est quoi les excès d'une bonne interview ou du mec qui s'y croit ? De toute manière, je te laisse conduire, évidemment. Oui,
- Speaker #1
carrément. Mais ça va être hyper intéressant. Tu vas voir, franchement, moi, j'aime bien parler librement dans le podcast tout en disant au préalable que mon métier, ce n'est pas journaliste. Mais oui, il y a plein de sujets. Ok, écoute, on démarre quand tu veux. Juste, si je te laisse mettre les notifs en silencieux, si tu veux bien.
- Speaker #0
Ah oui, ça, c'est...
- Speaker #1
histoire qu'on soit pas trop trop dérangé après bon évidemment en silencieux si un appel tu peux prendre la loi c'est pas du direct et on n'y a pas de problème on essaie de prévoir une heure et une heure et quart une heure et demie ouais on essaie de se mettre à une heure et demie max parce que moi j'aime bien je les ai sur les genoux maintenant ouais
- Speaker #0
Pas de soucis. Quand tu veux. Par contre, je n'ai pas de carte de presse.
- Speaker #1
Tu n'as pas de carte de presse ?
- Speaker #0
Ah non. Ah putain.
- Speaker #1
Tu n'as pas de carte de presse ?
- Speaker #0
Fred Bousso n'en a pas. Je ne suis pas sûr qu'il ait une carte de presse. Dieu l'a lu, il n'a pas de carte de presse. Ça ne m'étonne rien. Le seul qui a une carte de presse, c'était Fred Bousso quand on a eu une pendant un moment. Après, il faut être rédacteur de magazine ou il faut être salarié pendant un an ou deux ans, je crois.
- Speaker #1
Ah ok.
- Speaker #0
Donc, qui on définit comme journaliste ?
- Speaker #1
D'accord.
- Speaker #0
Tant pis journaliste parce que je travaille dans des magazines, dans la presse presque.
- Speaker #1
Ok, d'accord.
- Speaker #0
Mais on peut justement ouvrir le débat ou la discussion. À quoi sert aujourd'hui la carte de presse quand tu vas sur le marathon de la mer morte comme moi il y a un mois et demi et que je me fais bloquer à l'entrée parce qu'on me dit non vous n'avez pas de carte de presse, vous n'êtes pas journaliste.
- Speaker #1
Ok, je pensais que tu avais une carte de presse, ok. Bon écoute, ça nous donnera l'occasion d'aborder ce sujet là. Ok, on démarre quand tu veux.
- Speaker #0
C'est bon c'est parti.
- Speaker #1
Truit ou... One, salut Julien !
- Speaker #0
Salut Nicolas !
- Speaker #1
Ça va ? J'ai failli lâcher ma petite larmichette là ! Ça me fait plaisir de t'avoir Julien ! Comment vas-tu ?
- Speaker #0
Je pense que ça va, petit coup de barre là depuis trois jours mais mon médecin ce matin m'a dit vous en faites un peu beaucoup alors je m'attendais pas à ce qu'il se dise ça parce que j'ai l'impression de ne pas en faire trop
- Speaker #1
mais ouais non ça va il y a du soleil un petit coup de barre en tout cas ça fait plaisir de t'avoir ça fait un moment qu'on se tourne autour entre guillemets podcastiquement parlant qu'on essaye de se faire ce podcast là c'est vraiment un vrai plaisir de t'avoir parce que tu sais ça fait partie des gens je sais pas des fois tu croises des gens dans ta vie et puis il y a non mais attends je te dis ce que je ressens après voilà Je m'ouvre directement. Ça fait partie des gens que tu croises et qu'il y a quelque chose qui se passe, il y a un feeling. En tout cas, moi, je suis très content de t'avoir au micro du LTP. On va parler de ton histoire de vie, on va parler de ton arrivée dans le travail. Tu es un peu comme moi, tu fais partie des anciens, aux années 2010, tu as démarré, on va en parler en détail. On va parler de la place des médias, on va parler un peu de journalisme, etc. Pour ceux qui ne te connaissent pas, mon Juju, est-ce que tu pourrais te présenter, alors hors contexte de travail, qui est Julien Gileron ?
- Speaker #0
C'est une bonne question. Déjà, te dire, j'ai failli écorcher ton prénom.
- Speaker #1
Guillaume. Salut Guillaume.
- Speaker #0
Salut Guillaume.
- Speaker #1
Je suis habitué.
- Speaker #0
Je suis aussi ravi, ravi. je pense que tu es pas du peu qu'on se connaît on s'est croisé pour la première fois sur la sky run en 2004 la dernière sky run et je pense pas que tu es quelqu'un qui accroche des invités à son tableau de chasse pour avoir des invités ou pour faire pas trop d'audience si tu sens un invité battu la vie tu es c'est vrai qu'on avait déjà voulu Tu m'avais immédiatement dit bon alors on se le fait. Ça a mis un an et demi et on se le fait. Merci.
- Speaker #1
Avec plaisir.
- Speaker #0
Je vous donne tout de suite un gros spot sur toi. Tu vas bientôt courir un 100 miles et tu es en face de Tapering.
- Speaker #1
C'est les meilleurs états. L'épisode sera diffusé après le 100 miles de la Western du Sud-Est.
- Speaker #0
La Western.
- Speaker #1
La Western des cigales. D'ailleurs, juste avant que tu commences, je tiens à faire un gros gros bisou à Olivier Vins, Olivier Emana, qu'on embrasse très fort. Allez, vas-y, dis-nous, qui es-tu, Julien ?
- Speaker #0
Il sera lui aussi sur la Western. Nicolas, il s'est mis sur la Western, pauvre. Oh, pauvre Nicolas, il s'est mis sur la Western, oh con ! Eh bien, écoute, Julien Gileron, comment me présenter ? Je disais à quelqu'un récemment qu'on a des jobs identitaires, donc je vais essayer de ne le faire pas par le prisme du sport. Écoute, je vais sur mes 48 ans. Je vais commencer à écrire quand j'avais 14-15 ans, comme plein plein de gens. J'ai traversé le monde des études supérieures par des filières sciences humaines qui ont duré longtemps parce que j'aimais bien toutes ces... tous ces environnements, notamment l'histoire de l'art et littérature.
- Speaker #1
Cool. C'est le domaine de ma fille, Jade, que j'embrasse, qui n'écoute jamais absolument aucun épisode du LTP, mais que j'embrasse quand même.
- Speaker #0
Elle n'écoute pas ton podcast ?
- Speaker #1
Jamais. Je crois qu'elle n'a jamais écouté un seul épisode. Mais elle sent... C'est terrible de dire ça. Elle ne fait pas de travail. Elle ne fait pas de travail.
- Speaker #0
Ouais. Ah ouais, bah non, mais là... Là, c'est volontaire. Si elle fait pas de trail, c'est qu'elle en veut au père. Elle va te faire le père.
- Speaker #1
Donc, histoire de l'art,
- Speaker #0
alors. Elle va te mettre dans la merde dans les ravitaux, moi.
- Speaker #1
Je te le dis. Il va être dur, l'épisode. Chers auditeurs, il va être dur, mais on va se marrer, je pense. Histoire de l'art. Julien, reconcentre-toi.
- Speaker #0
Histoire de l'art. Histoire de l'art, voilà. Je suis resté... Je sais pas. Je fais partie de cette génération sans m'étendre sur ma vie, mais... qu'on a poussé à faire des études supérieures, le bac en 96, comme toi ou pas loin de toi, je pense. Et puis, tu vas faire plus 2, plus 3, plus 2, plus 1. J'ai dû passer, je crois, 8, plus 2, plus 8, pour sortir. Et ma foi me retrouvait, je pense, dans l'histoire de ma vie, c'est recommencer à zéro des boulots différents et puis ne pas cesser de faire ça. Je me suis mis à courir. Par la route, j'étais plutôt... J'ai fait un peu de tennis, mais plutôt basket. Moi, j'étais mordu au basket. Et là, moi, je fais un hug énorme à Basile Corniot, qui est de chez Baou.
- Speaker #1
Que j'ai eu dans le podcast, Bas.
- Speaker #0
Oui, tout à fait. Il a parlé de sa transgronde canarien.
- Speaker #1
Exactement.
- Speaker #0
Je pense. Oui, et qu'on avait partagé, oui. Entre Ravito Toilette pour moi et fin de tour pour lui. super souvenir génial il était persuadé de mettre de pas mettre moins de 12 heures et en fait non il a largement atteint son objectif donc ouais basket génération basket années 90 quelle région julien alors moi j'ai été élevé j'ai passé les 15 premières années de ma vie entre une banlieue chicot moyenne supérieure ville nouvelle 50 ans en yvelines et il bretonneau voisins bretonneux Puis la moitié de mes potes étaient plutôt sur Trappes et la banlieue un peu plus chaude, même si je n'ai jamais fréquenté les quartiers chauds. Et il y avait cette tendance. Mon milieu d'origine, c'était d'aller jouer au basket.
- Speaker #1
Urbain, très urbain.
- Speaker #0
Oui, un côté. Par contre, on vivait au bord des bois. Vraiment, j'ai passé mon enfance à faire des cabanes et à aller trotter, et accompagner mon père qui joguait, qui faisait son jogging, parce qu'à l'époque, c'était... Tu sais, VRP des années 80, le week-end, tu étais fatigué, tu devais aller faire du fond, faire du foncier. Je me souviens que mon frère, qui est toujours tennisman de haut niveau, qui est 10 ans de plus âgé que moi, Stéphane, mon Steph chéri, mon père n'arrêtait pas de lui dire, non mais le foncier, c'est la règle. Dans tous les cas, si tu ne fais pas de fond, tu n'auras jamais d'endurance, tu n'y arriveras pas.
- Speaker #1
Il avait raison, 30 ans, les autres, incroyable.
- Speaker #0
La zone 2. la zone 2 la zone 2 la fameuse Z2 et donc voilà, mon adolescence a été complètement biberonnée au basket pendant pendant facile 15 ans à 10 15 ans avec cette espèce d'ambiance ville moderne un peu voilà banlieue cité dortoir mais un petit peu classique classe par mon classe et puis le côté un peu bas vous avez d'un côté les petits versaillais et de l'autre côté les les gars de trappe ou de ou de gargantville ou sarcelles de temps en temps quoi quand on joue un championnat voilà qui après traverser la france pour mes études à droite à gauche je me suis barré assez tôt de chez moi à 18 ans pour ce que j'avais besoin suite à des histoires perso. Et je me suis retrouvé en Savoie, Aix-les-Bains, carrefour des années 2005-2009, 2008-2009, je me suis installé là. Pour les études ? Pour les études. Non, non, non, Aix-2009, je bossais déjà. Non, non, j'ai rencontré ma compagne. Et à l'époque, moi j'étais... du côté du Sud-Ouest, j'étais du côté d'Agin, après avoir été à Toulouse, après avoir entamé ma troisième carrière professionnelle ou estudiantine. Et j'étais indépendant, et à l'époque, on s'est rencontrés sur la traversée des Pyrénées, ce qui était super poétique. Elle dans un sens et moi dans l'autre, dans un refuge un soir. Et puis, on s'est dit, allez, on essaye. Après un an ou deux, t'es indépendant. Elle et les salariés, encore aujourd'hui, dans la même boîte du côté d'Annecy. Donc, j'ai dit, ok, je te rejoins et on va essayer. Et je suis toujours là et c'est vraiment l'endroit parfait. Même si j'en ai un peu marre de courir sur celle-là, celle-là ou celle-là des montagnes. C'est un peu une phase d'usure comme ça. Mais bon bref, on en reparlera plus tard.
- Speaker #1
Ceux qui habitent du côté d'Angers ou en Belgique, n'écoutez absolument pas ce que vient de dire Julien. Vous allez saigner les oreilles.
- Speaker #0
les belges photographes et qu'on déménageait dans le verre c'est les pires on dira pas qui c'est on t'embrasse bien fort et du coup pour terminer le truc la notion d'endurance a toujours été là parce que j'ai toujours vu mon père et mon frère faire du sport C'était aussi cette génération années 70-80 où la famille de sportifs fallait toujours être bien portant. C'était culturel de faire du sport. Bien portant dans le sens en forme. Oui, en forme, esthétiquement et physiquement aussi. Mais le côté un peu cette génération de la win des années 80, la win américaine. C'était un changement à l'époque aussi de paradigme. Tu bossais, tu avais une carrière de cadre ou d'employé. Aller faire du sport, quand la course à pied a démarré, c'était assez valorisé. Ce n'était pas encore les fadas américains. J'ai toujours vu mon père courir. Tu courais un peu avec lui ? Oui, je me souviens de trotter un peu avec lui quand j'avais 10-12 ans dans le sud de la France. on continue d'aller ma famille va depuis je pense 1960 à fréjus on a un petit truc à très juste on a vu que c'est l'évolution du camping jusqu'au camping caravanie donc pareil cette génération prof de sport tient dans les années 70 80 on se retrouve entre fréjus et saint raph et puis fait du tennis ont fait les cons un peu les bronzés quoi spectateur de ça donc ouais je trotte est un peu avec lui.
- Speaker #1
ça t'a apporté quoi le sport dans ta jeunesse, enfance, adolescence ? C'est quelque chose de très présent ou c'était sporadique ?
- Speaker #0
C'est marrant parce que l'endurance très petite, j'avais une raquette de tennis entre 6 et 14 ans par modèle du côté de mon frère et de mon père. Mon père a joué au hand très longtemps à haut niveau. correcte, nationale. Et mon frère a tout de suite performé en tennis. Je suis encore admiratif. Tu lui mets une raquette dans les mains ou un ballon. Stéphane Gilleron, c'est un artiste. C'est un artiste. Et puis nonchalant. C'est un artiste facile. Pas du tout le besogneux de l'endurance. L'opposé de mon besogneux de l'endurance. Sans prédisposition technique. Mais je me souviens que tôt, les premiers footings, il y avait un côté mental direct qui me plaisait. Un côté je vais partir faire un effort, il va durer peut-être 20 minutes parce que je suis un gosse, mais un côté discipline. Je m'oublie dans l'effort et ce que j'ai fait à la fin, c'est valoriser. C'est étonnant, il n'y avait pas un plaisir de l'effort. Il y avait un côté qui me fait penser à des sensations aujourd'hui d'ultra, tu vois, ou de sport addict. Donc bon, et après, quand le basket est arrivé, là c'était du fun pur et dur et j'étais complètement shooté à ça. J'ai passé peut-être proportionnellement plus de temps sur les terrains de basket. Je ne sais pas, mais c'est kiff-kiff. Entre 15 ans de course à pied, tant qu'est-ce que je te dis, 2002, non, entre 20 ans de course à pied et 10, 12 ans de basket, je me demande si le ratio n'était pas équivalent. En plus, quand même en course à pied. Mais là, c'était ma génération Michael Jordan. J'ai eu la chance de voir Jordan gagner sa première finale des playoffs contre Magic Johnson. J'étais devant ma télé. Mon frère, il revenait des US. Il m'a apporté le basket. Moi, je rentrais en classe de sixième. On était en 90, tu vois.
- Speaker #1
Canal+, et Georges Eddy
- Speaker #0
Ouais, Georges Eddy Ouais, c'est ça, deux ans, trois ans après Les magnétoscopes, on enregistrait les matchs de l'NBA Je crois que j'ai retrouvé des cassettes il y a six mois J'ai quatre cassettes VHS Où il y a un match des Bulls Contre Portland en finale À Basile
- Speaker #1
Tu l'avais, la cassette VHS Pour ceux qui ont moins de 30 ans Une cassette VHS, c'était l'ancêtre du DVD D'accord ? Merci. qui est lui-même l'ancêtre de YouTube, évidemment. Cassette VHS, c'était une grosse cassette qu'on mettait dans un gros outil qui s'appelait un magnétoscope et sur lequel on pouvait voir des trucs enregistrés. Est-ce que tu avais la VHS documentaire sur la vie de Michael Jordan qui date que moi je m'étais fait offrir, je devais avoir je ne sais pas, 12 ans. Oui.
- Speaker #0
Non, je l'avais vu à la télé. Je l'avais vu, celle où il parle. Extraordinaire. Pénom, voilà. Ouais, ouais. Mais tous les moves de Michael Jordan à l'époque, en fait, on les connaissait tellement de les avoir vus en vidéo que de temps en temps, quand on arrivait à choper des trucs, tu te rappelles de Culture Pub sur M6 ? Oui.
- Speaker #1
Badoumba.
- Speaker #0
Culture Pub. Ouais. Badoumba. C'était magique, quoi. Parce que de temps en temps, ils faisaient des pubs sur le sport. Et là, on était dans le quartier. Attends, il y a un truc qui est sorti avec, je me souviens d'une pub avec Larry Johnson qui jouait au Charlotte Hornets et qui disait, je ne sais pas, ses chaussures sont pourries avec ça. Even my grandma would play basketball. Grandmama ! Et là, il y a Larry Johnson qui arrive déguisé en grand-mère et qui donne dans tous les sens. On était comme des malades avec ça.
- Speaker #1
Une grosse période de basket ces années-là pour les jeunes. Moi, je l'avais vécu aussi. Je l'avais d'ailleurs fait pendant 4 ou 5 ans du basket. Je n'étais pas très doué. Ouais, j'en ai fait. Je me rappelle, alors c'était, tu sais, je devais même pas avoir 10 ans, donc c'était vraiment du basket très aléatoire, on va dire, donc très loisir. Donc, si tu veux, on n'était même pas au stade des postes, etc. Je t'avoue. Mais j'en ai fait un peu. Pas assez grand, mais malheureusement, pas assez beau. Naisance.
- Speaker #0
Ouais,
- Speaker #1
ouais, ouais. Naisance. C'est très sympa. Mais effectivement, je te rejoins, cette parole-là, elle était très très forte en basket, ça c'est clair. Oui,
- Speaker #0
en 90, complètement. J'avais même été voir les Lakers en match à Bercy, en match d'exhibition, cadeau de mon frère pour mon anniversaire. Il devait être en 5 ans.
- Speaker #1
Extraordinaire.
- Speaker #0
Il y avait, je crois, Magic, il n'avait pas annoncé sa séropositivité, on avait vécu la Dream Team et tout. Là, ça fait vieux. Mais tu vois, c'était des sports où là, on avait vraiment des émotions, plaisir et esthétique. Basket, je continue d'être passionné parce que pour moi, c'est un des sports les plus esthétiques.
- Speaker #1
T'as pas vu ?
- Speaker #0
Ah ouais, pardon. Je me dis, c'est comme dans un manga. Ouais,
- Speaker #1
c'est comme dans Dragon Ball Z. Pour ceux qui ont juste l'audio, j'ai montré que j'ai un ballon de basket qui est au-dessus de ma main. mon étagère là et c'est vrai que je suis assez fan de basket moi aussi donc c'est cool c'est cool qu'est ce que tu expliques nous en deux trois phrases comment tu as à quel niveau tu as joué en basket qu'est ce que ça t'a apporté et pourquoi tu t'es arrêté ça fait trois questions dans un ça fait beaucoup mais
- Speaker #0
bon essaye de nous faire un petit à l'époque j'étais parti en région enfin je faisais mes études du côté de tours Très exactement, loche. Ce n'est pas une blague. J'habitais à Loche, donc voilà, madame belle-père de Loche, Philippe Bouvard, les grosses têtes, on l'a toutes... On l'a tous en tête, forcément, enfin cette génération Bouvard. Et j'avais un petit club, mais vraiment archi-rural, local. Et les mecs, alors adorables, spéciales dédicaces à tous les surnoms, Gilou, Charal, Vinch, Mika, Vomito, enfin tous. Et par contre, ça ressouillait pas mal. C'est-à-dire qu'en fait, à l'époque, je devais faire 1m80 et j'ai tapé les 90 kilos. J'ai tapé les 90 kilos. Aujourd'hui, j'en fais 70, 72. Et c'était la vie de campagne. Le matin, à 11h, le dimanche ou le samedi, c'était des rillettes et du vin blanc. Enfin, c'est tombé. J'ai découvert la... C'est même pas la gastronomie, c'est la polémie rurale. Et on a joué... On n'a pas dépassé la départementale. Et après, moi, j'ai continué et j'ai tapé la R3. Donc, Régional 3 sur deux saisons, rapidos. Et j'ai arrêté. Pourquoi j'ai arrêté ? Eh bien, je pense que j'ai arrêté parce que j'en avais marre, je crois. Ouais, il y avait trop de contraintes. Ah, il y a deux choses concomitantes. Putain, c'est fou, j'y pense seulement maintenant. On parlait avec toi, merci. A l'époque, je bougeais davantage parce que je bossais, je n'arrivais pas à trouver du boulot. J'étais sorti en fin de mes études et filière sciences humaines, patrimoine culturel, gestion du patrimoine culturel. Donc en gros, c'est des postes d'attaché territorial ou de fonctionnaire de poste de fonction publique territorial. Tu vas bosser dans les mairies et j'envoyais des CV pour bosser dans des services culturels, politique culturelle, service culture de la ville, etc. région province ça marche pas donc je me dis le seul truc c'est de remonter en région parisienne qui pour moi était un mouroir star si je retournais en région parisienne c'était l'échec de ma vie quoi jamais plus porter paname et sa banlieue je suis remonté là haut j'avais un boulot donc j'ai vu à l'époque j'avais recommencé un boulot mais à zéro j'étais j'ai travaillé pendant quelques années en menuiserie des monuments historiques gré Commençant en bas de l'échelle et la vie est parfois rigolote dans une entreprise familiale avec deux personnes qui sont les plus chères que j'ai, une qui est partie aujourd'hui et l'autre dont on fêtera demain les 80 ans et que j'embrasse énormément, Tata Simone. Certaines personnes la connaissent d'ailleurs. Parce que quand je monte à Paris, souvent je leur parle de ma Tata Simone. Voilà, grosse confession là quand même, gros moment personnel. Et c'était compliqué de faire les déplacements. Le fait aussi d'être en permanence sur des mouvements répétitifs, le fait de devoir trouver un terrain, etc. Et il y a un truc qui s'est passé. Alors ça, j'en ai parlé dans une autre interview. Je n'en ai pas fait beaucoup. J'ai dû en faire deux ou trois. Je tombe amoureux de quelqu'un en 2002, 2003. Je me souviens que cette personne trouvait que je mangeais et me regardais horrifié. Une fille super, d'ailleurs. Sportive, à mon avis. Peut-être qu'elle a continué sur le trail ou l'ultra vélo, mais à l'époque, elle se titillait sur le triathlon. Je lui lance un appel d'ailleurs, parce qu'elle est dans ta région, peut-être toujours, s'appelle Sandrine. Et elle était du côté de Soliestuka. Soliestuka, Soliestuka. Danlevar. Danlevar. La patrie de la figue. Et voilà, vraiment, je me souviens que je me sentais complètement en surpoids face à elle. Il y avait des références, des allusions et tout. Et je me suis mis à maigrir. Mais vraiment à maigrir beaucoup, beaucoup. Période pas facile non plus, psychologiquement. Et je me suis remis à courir. Et là, le scénario habituel. 5 km dans la pente pas tour en velle.
- Speaker #1
T'as mis le doigt dans l'engrenage.
- Speaker #0
Ah puis, bien là. Et puis, pas de course. Mais tu te dis, en un an, l'objectif c'est... c'est de faire un 20 km et voilà. C'est de là que la course a commencé, le changement de morphologie. Et les deux premiers trucs, ça a été du raid d'orientation avec mon meilleur pote Tonio. Je crois qu'en 2001, on se lance sur le raid IGN en Auvergne. Donc un truc en autosuffisance pendant deux jours, un jour et une nuit. Et là, tu te retrouves avec des mecs qui, à l'époque, sont des champions de course de l'orientation. Tu as Benoît Laval, le fondateur de Red Light. De Red Light, oui. Je crois, en train de faire Red Light, oui. Il est encore à haut niveau, tu vois. Il dort dans sa tente tunnel et on est là. C'est Benoît Laval. Et c'est les tout premiers souvenirs en endurance. C'est deux raids IGN. Et en un an, en fait, ton niveau sportif, il fait x10, quoi. là et les ennuis ont commencé 2001 2002 quoi à peu près pourquoi tu dis les ennuis pourquoi tu dis c'est des ennuis qui ont commencé ah bah parce que là on est passé sur toutes les expériences de course à pied quoi ça a été le début avec la période vertueuse la période où tu en fais trop le premier marathon je suis vite passé au marathon ça a été les premières grandes émotions sur route tout de suite en fait directement J'ai fait un 20 bornes, ça devait être le 20 km de tour. Et je crois que j'ai coché mon premier marathon peut-être en 2005. Je m'étais mis à courir en 2002, pour de bon, pour de bon. Ouais, 2002-2003, été 2002, été 2003, pendant la canicule. Je me souviens que j'ai dit, ah, attends, c'est fou. J'ai revu des vidéos de la canicule il y a une semaine en nettoyant un disque dur. Comme ça, transpirant et tout. Je bouffais trois pains au chocolat au petit-déj et puis c'est tout. Tu m'étonnes, j'étais gras comme un loup. Et en fait, l'année d'après, j'avais déjà perdu 15 kilos. Et puis après, c'est parti, marathon et le trail un peu plus tard. Alors dis-nous,
- Speaker #1
je te demande, parce que quand on avait changé un peu avant de démarrer l'enregistrement, on disait, un peu en rigolant, qu'on commençait à faire partie des vieux trailers. Alors pas les trailers de 2000... Pas les trailers des années 2000, 90, etc. Les pionniers. Nous, on est arrivé un peu après. Les années 2010, on va dire. Donc, toi, comment on est ? On a commencé un peu, moi, en 2012. Toi, plutôt en 2011, tu me disais, les premières courses. Raconte-nous un petit peu ton... Tu parlais juste avant de courses d'orientation. J'ai beaucoup de trailers qui ont de l'expérience, c'est-à-dire des gens comme toi qui viennent du trail d'il y a plus de 15 ans. Souvent il y a quand même un petit passage vers la course d'orientation qui était quand même le sport reconnu qui était il me semble ciblé d'ailleurs par Salomon etc par certaines marques et jusqu'à ce qu'ils bifurquent et qu'ils comprennent que c'était un peu compliqué le raid aventure versus le trail. Toi comment tu as vécu cette transition entre tes essais au raid aventure, le running sur route et justement le trail et comment ça s'est passé ?
- Speaker #0
les premières émotions en nature de course en nature et qui en fait était du trail qui tout vraiment tout bonnement du quoi c'est ouais c'est du quoi tu as des orientations qu'on tu dis du trail du travail un travail du travail du travail de l'ailé d'alcool spécial dédicat à celui qui reconnaîtra le podcast il met alcool aïe aux féminins et qui trahi En fait, les premières sensations de trail, c'est le raid hygiène, le fameux raid hygiène qui est devenu le raid au bivouac. Parce que le matin, à 9-10h, on te file une carte, tu repères des balises toi-même. Et je me souviens que mon pote Antoine, lui, c'est un génie. Moi, je suis une pelle en orientation, donc il me disait, il plaçait les trucs millimètres près. C'est vraiment un dieu des maths et de la logique. Moi, j'étais là à côté de lui. ouais ouais ouais non ouais plutôt là ouais ouais t'as raison il se rend bien là limite au pendule tu sais par dessus là et après je me revois dans les dans la course il fallait enquiller le maximum de balises et puis terminer le plus tôt possible quoi et je me souviens que lui souvent me disait arriver à 10 ou 50 mètres de la balise il me disait bon vas-y alors moi j'étais comme un lapin c'est 20 mètres et tout à un talus je voyais les gens arriver Où c'est vous ? Je mettais ma balise Yes je repartais Le fumier quoi Fumier complet
- Speaker #1
Compète à fond ? T'avais l'esprit de compète ?
- Speaker #0
Ecoute bizarrement moi qui dis toujours que j'ai jamais eu l'esprit de compète Mais non mais compète contre soi même Compète contre l'effort Contre l'effort J'ai battu l'effort, j'ai battu l'endurance Je suis plus fort que la fatigue Et donc ça ça a vraiment été les premières émotions de Trelle Et d'ailleurs c'est des souvenirs Mon pote, d'ailleurs, était en photo pendant longtemps de la page web du site. Et il avait un sac de rando de 70 litres. Donc, c'était trop marrant. Les boîtes de cassoulet, n'importe quoi. Et le marathon, c'était différent. C'est arrivé dans une période, un an après, mais où déjà, j'étais vraiment à vouloir creuser les choses, l'endurance et à vouloir me faire mal. Clairement, il fallait aller au fond de soi-même. Et le marathon était à l'époque... Si tu n'as pas fait un marathon, tu as raté ta vie. Tu te souviens de cette époque, on va dire 2004-2005, Oversteam qui commence à devenir une marque leader, à côté de toutes les expériences culinaires totalement... Merdique du marché à base de pilules et de poudre. Oversteam, c'était la grande époque du gâteau sport. Attention, du Régéprote. En veux-tu en voilà, le Régéprote. Qui n'a pas bu son Régéprote ? C'était immonde. Tu avais ton gâteau sport et tu respectais les doses. Il fallait à tout prix prendre un tiers de gâteau sport. Parce que si tu en prenais trop, attention. Et la fenêtre glucidique et tout. Mais c'était une course mystique. Même pas mythique, mystique. Il y avait un pèlerinage. Je vais faire partie de la congrégation des marathoniens. Je vais les retrouver. On s'est entraînés 3, 4, 5, 6 mois. C'était vraiment une vraie illumination. Je vais finir mon marathon. Le premier a une religion de la course à pied totalement différente. Le premier s'est terminé. C'était en plus. C'est rigolo. marathon du mont saint-michel donc avec une dimension quasiment aussi spirituelle qui était un lieu qui me tenait beaucoup à coeur et je passe la barrière horaire c'était jour de canicule il ya eu deux morts je crois cette année sur ma vie ouais deux morts un ou deux morts et ils ont coupé la course à je dirais à la mi course arrivé dans les polders devant le mont saint-michel et je suis passé in extremis le premier je crois que le fait en quatre heures 4h30 ou 4h40. Et après, petit à petit, tu commences à te dire j'aimerais viser les 3h30, j'aimerais viser les 3h pour essayer de s'améliorer. Et là, tu rentres dans quelque chose d'autre petit à petit. Donc le marathon a continué comme ça. Je n'ai pas fait des masses. Je dirais peut-être 4 ou 5 max. J'avais retri 10 ans après, d'ailleurs. J'avais à cœur de refaire un marathon en 2014 ou en 2015. J'étais retourné au Mont-Saint-Michel. pour essayer de faire en dessous des 3 heures. J'étais content, ça me paraissait tellement inatteignable. Et puis, voilà, marathon et le trail est arrivé. Je me suis installé avec Sléban en 2009 et j'ai dû faire mon premier trail en 2010. Je crois que c'était la Niveau-les-Revards 2010. D'ailleurs, étonnamment, je croyais que les fiches ITRA étaient à commencer en 2009, mais... Apparemment non, ça a commencé en 2010.
- Speaker #1
Je te confirme, monsieur Ritra, ton premier trail démarre en 2011. En 2011. Le Tour des Fises. Exactement. Que tu fais en 2011. Tout à fait. Donc il n'y a pas le niveau Lerrovard. Ce qui est étonnant, tu fais partie quand même de ceux que j'ai interviewés, qui ont quand même, on le disait en rigolant avant d'enregistrer l'émission. Tu fais partie de ceux que pour avoir tous les résultats, il faut passer plusieurs pages, il faut afficher plus sur ITRA ou sur UTMB Index, etc. Il y a un peu d'expérience de course, on va dire, en trail. Référencé, je crois que tu en as une cinquantaine minimum sur ITRA et UTMB. Tu commences, comme tu disais, par le niveau l'aéro-vare. C'est quoi ton ressenti par rapport à cette époque-là ? Merci. tu n'as jamais fait de travail, tu arrives pour la première fois sur un événement de ce type, c'est quoi la communauté ? C'est quoi qui te marque ?
- Speaker #0
Excellente question, c'est vrai de repenser à ça. Il y a trois trucs, je crois, qui m'avaient marqué à l'époque. Le premier, c'était... Déjà, je n'ai pas de souvenir de faire des sorties avant pour m'entraîner. Je ne vois plus... Ah si, oui, oui. J'habitais à 800 mètres de là où je suis à l'heure actuelle. Il y avait une bosse qui me paraissait énorme, mais je pense que la bosse sur laquelle je m'entraînais... Je faisais moins de 100 mètres de dénivelé, quoi. Ouais, beaucoup moins, max. Et je devais faire des sorties de 8 kilomètres. Je n'ai pas fait une sortie de plus d'une heure et quart, quoi. En plus, j'avais plutôt coupé avec la course à pied entre 2005, 2006 et 2009. Je bossais beaucoup. J'avais lancé une première activité indépendante à l'époque qui m'épuisait littéralement. Enfin, j'avais vraiment tout mis dedans. Et c'était plus du sport loisir, aller faire un footing à l'époque dans le sud-ouest avant de m'installer là. Et revenu ici, je me suis plus remis au sport, plus à courir. Et pareil, quand je revois la tête que j'avais, elle était beaucoup plus grassouillée. La deuxième chose, c'est que cette course, c'était la... Je revois ma compagne de l'époque qui était super surprise. Qui me dit, tu as bien tourné, c'était ton premier trail. Je crois que je fais... peut-être 38e ou quelque chose comme ça sur le petit parcours, le 27 km. Et un sentiment de « Ah tiens, il y a peut-être un truc sympa à creuser » . Et le troisième truc, c'était qu'on était… Bon, à la Nivolet, ce n'était pas l'UTMB non plus. C'est une course mythique, locale. qui je pense aura peut-être bientôt 20 ans, je ne sais plus, il faudrait que Hugo me confirme ça.
- Speaker #1
Qui est organisée sous la présidence d'Hugo, il me semble, Ferrari.
- Speaker #0
Toujours aujourd'hui. Je pense qu'elle doit avoir 20 ans, ou alors ils ont fêté la 20e édition. Et un côté très grassroots, comme disent les Américains. On se retrouve sur Internet, il y a trois douches à l'arrivée, c'est super. Et c'est aussi pour ça encore d'ailleurs que j'aime la Nivolet. C'est-à-dire que cette course a été mon objectif pendant... 3, 4, 5 ans peut-être. C'était chaque année. Non, non. C'est la cour du voisinage. Je vais retourner l'affaire. Et je vais... C'était la course fétiche, quoi. Bon, à un moment, tu passes à autre chose. Et ouais, je revois les gars avec du matos de l'époque. Il y avait... On se contentait un peu de ce qu'on avait. Bon, c'est pas si loin non plus. Mais quand même. On prenait du matos dépareillé. Tu vois, aujourd'hui, je trouve pas, même si les codes esthétiques ont changé, je vois pas... peu de gens qui, j'exagère le trait, mais sont mal sapés sur des départs de course. Là, on avait la ceinture porte-bidon qu'on avait eue sur la course d'avant. Le truc avec les gels que tu mettais comme des cartouches, c'est pas si quelqu'un l'a déjà utilisé dans sa vie, s'il a réussi à tenir ses gels. Ah si, les coups de fouette, le petit bouchon qu'il fallait casser. C'était bien foutu. Combien ont trouvé leur sac ?
- Speaker #1
Le porte-gel avait eu des cartouches. C'est extraordinaire. J'avais oublié ça. Tu sais quoi ? Ça me fait passer au porte-gourde Salomon qui était de travers. Tu te rappelles ? Rouge, que tu glissais comme ça. Avec la gourde en dur. Extraordinaire.
- Speaker #0
C'est mon accessoire fétiche des années. Le porte-gourde était un des trucs les mieux faits. Il ne bougeait pas. Ils ont un moment changé, mais la sangle était différente.
- Speaker #1
Il te cisaillait le bassin quand même. Non, il te cisaillait le bassin.
- Speaker #0
La sangle qui n'était pas... la sangle qui n'était pas rembourrée celle-là tu n'avais plus de peau mais tu sais on devrait iconiser deux trois objets des musées un musée du trail ça y est encore une bonne idée Julien Alain côte sur toi mais Vincent Godin m'a dit qu'il voulait faire un musée de la chaussure de trail je pense qu'il va arrêter c'est extraordinaire c'est du trail à mon avis c'est pas honné forcément un organisateur qui va s'emparer de ça du côté de chamouni bientôt une expo et on tourne à 20 ans de pratique forcément une expo il faut un visage du trail ouais mais lançons un message moins une expo imagine on crée toi tu es commissaire d'expo et donc voilà web pour résumer un côté ouais communautaire quoi la visière les manchons bv sport toute une époque Des manchons BV Sport qui sont très bien. Le sac avec la pipette et évidemment le camelback. La réserve d'eau. Bref. Voilà,
- Speaker #1
ça a changé.
- Speaker #0
Très chouette. Ouais, ça a changé. Le trail, il a changé.
- Speaker #1
Tu disais tout à l'heure, ouais, je fais mon marathon à 4h30, j'étais un peu grassouillé, etc. Je vais le dire pour toi quand même parce que tu ne vas pas le dire. Référencé sous Hitra, la première course en 2011. Bon, pour ceux qui ont un peu les rêves en index de performance, tu es déjà à 650 sur ta première course, et puis après tu vas gentiment sur du 710, 730. Donc, je te connais par cœur Julien, tu es très humble et tu n'iras certainement pas le dire, mais on voit déjà dès les premières courses que tu as quand même un sacré niveau, puisque sur le Courchevel X-Rail tu fais sixième en 2013, etc. Comment tu... J'étais le premier ? Non.
- Speaker #0
Je trouve ça trop marrant. C'est Patrick Guérinet d'Esprit Trelle. Alors, ce n'est pas du tout pour me faire mousser, mais c'est que Patrick m'envoie une vidéo. Il y a un mec qui vient de faire la traversée des Alpes en 20 jours. Et il me dit, tiens, je cherche un article sur lui, il faut que je trouve de la doc. Et tiens, j'ai l'air qu'il a fait le Courchevel X-Train. Bim, et le 6e, c'est toi. Le souvenir Mathéo Jacquemont.
- Speaker #1
Oui, Mathéo Jacquemont. Donc, tout ça pour dire quand même qu'on voit dès le début que tu as un... sacré potentiel entre elles parce que moi c'est personnellement des indices de performance qui me font rêver comment tu te comment tu te situes par rapport à tout ça au début est-ce que tu te dis finalement ouais je suis pas trop mal puisqu'on voit quand même que dès 2015 tu vas quand même avec ITRA tu vas quand même frôler les 800 d'index tu es deuxième de la montagnarde sur le format Maratrail en 2015 Ouais, ça turbine un peu mon jus là.
- Speaker #0
Ouais, c'était les années d'amateurisme excessif.
- Speaker #1
Beaucoup de volume ?
- Speaker #0
Ouais, beaucoup de volume. Mais préparé comme si c'était la course de ta vie. Le Tour des Fils 2011, c'est la première sensation où il se passe quelque chose. Ma compagne à l'époque, elle est en Asie pour une mission. Et je l'appelle dans la journée en lui disant... J'avais les larmes aux yeux. Je dis mais c'est pas possible, moi ça m'arrive jamais. je crois que je fais 11e du 27 bornes et j'étais mais j'ai pas touché les terres pendant une semaine et à l'époque je me souviens que j'avais préparé tu retenais des recettes tu te disais alors attends j'ai mangé des tonnes de poissons crus dans les 3 derniers jours et moi j'ai mangé des poissons crus ça doit être ça et là chaque cours c'est devenu Un enjeu à préparer, surtout ne jamais trop en faire en termes de distance de course. Trop peur d'exploser à 27 bornes, mais tu ne vas jamais être capable d'en faire 35. 40, jamais de la vie. Donc tu mets du temps à franchir des limites. Mais sur le Tour des Fils, je crois me souvenir que j'avais fait des semaines à 20 heures. À 20 heures d'entraînement, facile. En général, 15 heures d'entraînement, j'ai toujours trouvé que ce n'était vraiment pas la même chose que 20 heures d'entraînement. et à fortiori 25 je trouve que quand tu passes la barre des 15h c'est comme passer la barre des 7-8h il y a quand même un truc et de 2011 à 2015 je m'y suis mis à fond avec une conception de chaque course comme une belle chose à préparer le mieux possible pour être dans les meilleures conditions pour performer mais ça J'ai eu longtemps des difficultés à le faire comprendre, longtemps pratiquer différentes pratiques artistiques. J'ai fait de la musique pendant des années, c'était toute ma vie. Franchement, tu m'aurais dit, j'abandonne tout pour faire une formation, une école de musique pendant deux ans. J'étais dingue de ça, des arts plastiques, des choses comme ça. Mais à un moment donné, dans ces pratiques-là, la technique te bloque. Soit tu es un boulique de taf et tu passes tes journées à faire... 7 heures de gratte et 10 heures de dessin naturaliste. Soit à un moment, tu te dis, c'est bon, j'ai une vie à côté, ce n'est pas possible. Et en sport, j'ai découvert un truc avec l'endurance, c'est ce sentiment de, d'une part, tout est question d'entraînement, que ce soit du volume ou de la qualité d'entraînement, et tout est entre tes mains. C'est-à-dire que tu peux faire quelque chose de super, tout est une question en fait de boulot.
- Speaker #1
de gêne aussi je suis désolé mais de gêne aussi je vais aller plus loin tu peux me faire des entraînements 20h par semaine j'atteindrai jamais ce niveau là il y a aussi
- Speaker #0
une question de génétique je pense que tu l'atteindrais largement largement il y avait un truc qui est dur à exprimer à un moment donné j'ai même arrêté la musique ce qui a surpris plein de gens.
- Speaker #1
Guitare, piano, guitare, c'était quoi ?
- Speaker #0
Guitare, jazz. J'étais dingue de jazz. Mais vraiment, je vivais ça. Je dormais, je mangeais ça. Mais j'ai arrêté parce que le sport a pris sa place et j'avais la sensation, dans la préparation d'une course, de faire une chose, enfin, que j'étais capable d'exprimer en tant que beauté. J'allais pouvoir faire une chose... aujourd'hui les artistes ou les grands athlètes disent délivrer une prestation mais j'allais délivrer un truc qui aurait été vraiment beau voilà tenez c'est le meilleur de moi même je te coupe mais tu sais à quoi ça me fait penser ça me fait penser à Alex que
- Speaker #1
j'embrasse, casquette verte je sais pas si vous connaissez tu connais ?
- Speaker #0
ah si il l'a rencontré il y a 10 jours sur un square sur un banc au square Malraux à Vincennes
- Speaker #1
On l'embrasse. Il disait qu'il aimait... Ça m'avait un peu perturbé quand il avait dit ça. Il avait dit qu'il faisait du skate. Et il disait exactement ce que tu dis. C'est-à-dire qu'il aimait le beau. Et ce que tu dis ressemble un peu à ce qu'il me disait quand je l'avais interviewé dans un épisode du LTP. Où il disait qu'il aimait bien les choses bien faites. Ce à quoi moi je lui avais répondu la même chose que je suis en train de te répondre. Moi aussi j'aime les choses bien faites. Malheureusement, on ne part pas tous avec les mêmes chances génétiques de départ. Allez, je t'ai relancé un petit peu. Mais oui, je trouve que c'est une approche qui est... qui est intéressante de la performance au sens large sportive. C'est intéressant, je trouve.
- Speaker #0
Moi, j'y vois vraiment de la beauté, de la beauté dans la préparation, dans la beauté dans l'accomplissement de la chose. Quand il y a pour des grands athlètes une victoire ou un record, c'est une œuvre d'art. Pour moi, c'est l'équivalent d'une œuvre d'art dans... Après, on parle de perfection, mais alors qu'en plus, il y a le flow, les planètes alignées, tout ça, que tout se passe bien, tu vois, je pense à... Ça me fait penser à Thomas Cardin qui a remporté Chianti sur une course, il marchait sur l'eau. Ouais, donc tout ça pour dire que j'ai switché et les années 2011-2015, clairement, j'en fais de plus en plus. J'ai des volumes horaires qui sont trop excessifs. Ouais,
- Speaker #1
mais tu ne cours pas beaucoup par contre, tu ne fais pas énormément de courses ?
- Speaker #0
Non, non, non, et puis pas des longs formats. En fait, deux, trois par an quoi. Ouais, c'est ça, avec des courses de prépa. pas référencés, mais un trail blanc par-ci, un truc par-là. Mais le problème, il y a deux problèmes, c'est que je commence à en faire trop dans la manière dont je me coupe des sphères sociales. Je commence à planifier mes sorties avec les copains, les bouffes que j'adore, en plus étant épicurien, dingue de vin, de plaisir, plaisir tout court. Je commence à les planifier en fonction des courses, et inversement, à me dire à partir de tel jour, c'est des périodes de trois semaines, un mois. sans aucun plaisir, et c'est quasiment monacal. Et au fur et à mesure, je sens qu'il y a de plus en plus de difficultés à atteindre un niveau qui correspond à mes ambitions, pour ensuite faire de la médiocrité. Donc c'est de plus en plus sollicitant, pour à quoi bon ? Ouais, deuxième de la montagnarde, Seb Chéniaud est là en tant qu'animateur, et Seb, ça fait trois fois que je le vois sur la fin d'une course, et à chaque fois que je le vois, je lui dis... C'est marrant, c'est rigolo, t'es mon porte-bonheur. À chaque fois, ça se passe bien quand t'es là. Il me dit, ouais, mais il faut aussi des 3e, il faut des 10e, il faut des 15e, des 50e dans une course. Donc, tout est honorable. Déjà, ça m'avait fait réfléchir. Et je n'avais pas de volonté, en plus, d'être… Ouais, peut-être que je cherchais un podium scratch général à l'époque, même pas encore le catégorie, mais je le préparais comme si c'était une œuvre d'art. Et j'en faisais beaucoup trop. Et arrivé en 2015… Donc il y a la montagne Arde. Je me demande si 2015, au mois de début septembre, il n'y avait pas le trail de Neva, je connais un certain Michel Lame. Il y a
- Speaker #1
Ciercignan en juillet 2015.
- Speaker #0
Oui, Ciercignan.
- Speaker #1
En août, pardon. Et le Sentier de Sainte-Noz en septembre 2015.
- Speaker #0
Oui, je me souviens, c'était trois heures avant un mariage. Donc j'étais décalé pour aller au mariage. et baffré comme jamais. Mais je crois que 2014, il y avait le trail de Neva, je l'avais créé Michel Lannes, qui était super, super estival. Et voilà, ça s'est terminé en 2015. Puis 2015, fin d'année, ça faisait des années qu'on se disait avec ma compagne, qu'est-ce qu'on fait ? On attend d'être à la retraite, que les enfants soient partis pour voyager, pour vraiment aller creuser des pays à l'étranger et non pas passer deux semaines de ci, de là. Et là, 2016 a été une année chargée. On part et on décide de s'expatrier. Ma femme m'annonce qu'elle est enceinte de notre deuxième enfant. On doit faire un tour du monde. On propose un poste pour ouvrir une usine d'échafaudage à Istanbul. On propose un poste de prof de français à l'Alliance française de Katmandou, à l'Alliance française de Cusco. Là je dis attends qu'est ce qu'on fait là la vie nous pousse au cul et voilà et 2016 ça faisait deux ans que à chaque fois qu'on faisait un long voyage j'avais ma pile de cv dans la poche et j'allais des marchés des écoles parce que quand tu es un peu backpacker c'est le truc le plus évident pour trouver un job à l'étranger quoi et on a réduit la focale et on part s'expatrier à Cusco au Pérou à 3500 mètres d'altitude Et je suis prof à l'Alliance française de Cousco. Et je pars en éclaireur. Je trouve un logement. Ma femme me rejoint avec notre môme qui avait trois mois sur le tarmac de l'aéroport de Cousco. J'imagine les poumons. D'un coup, ils ont dû se faire se recoller, décoller. Et voilà. On a passé quelques années là-bas. On a terminé en Patagonie. Donc un truc. Et on rentre. Ouais, et là, le monde change quand tu rentres un peu. Une grosse expérience à l'étranger qui te fait changer un peu la manière de voir la vie, de voir le sport et le travail en particulier. On voit qu'effectivement en 2016, il n'y a plus d'objectif forcément puisque tu n'es plus là. Quand tu rentres, tu t'y remets, tu changes un peu de vision, comment tu vois le truc. Et puis après, si tu veux bien, on va parler un petit peu de... de la période entre ce moment où tu rentres de ton voyage et jusqu'à aujourd'hui comment tu comment tu tu évolues dans le monde du travail sportivement personnellement ben conjoitement à ça moi j'écris j'écrivais déjà à la fac dans
- Speaker #1
un ou deux fans in way on dit fanzine et voilà en fait j'ai J'écrivais déjà. Et puis, 2014-2015, les voyages se multiplient. Il y a de plus en plus d'écrits. Puis toujours des écrits où à l'étranger, j'en profite pour courir un peu, pour me dire, tiens, je vais me barrer par ici. Et je commence à envoyer des suivets à différents magazines de course à pied, de voyage, des gratuits, des webs et tout, avec le secret désir de se faire publier. Déjà en 2014, je me dis, bon. ce serait bien de raconter son histoire. On a tous rêvé de ça, je pense. Celui qui dit qu'il veut être publié simplement pour partager, je n'y crois pas, c'est toujours chouette de voir ses photos et de se voir dans un magazine. Et 2016 au Pérou, ça matche. À l'époque, mes premiers sujets paraissent grâce à Luc Borneau, de très longue durance mag, qui me dit « Ok, banco » . Et j'avais envoyé un sujet sur le désert d'Atacama, où j'avais été tout seul. Et vraiment des trucs à me faire mes photos moi-même, dans la vallée de la Lune, dans le désert d'Atacama. Et ça a commencé vraiment comme ça, mon métier dans l'écriture a commencé à en vivre. Ouais, j'en vivais déjà un peu en 2014, en parallèle de mes activités. Et 2016, ça a vraiment démarré à ce moment-là. On rentre en France, contexte électoral qui change, on a un président qui a mon âge. Il y a un an de plus, sachant tout. Pour les plus jeunes, il crée la République en marche. Il s'appelle Emmanuel Macron. Comment je vois ça ? Déjà, le choc. Il se passe un truc en Amérique du Sud. Quand je pars en 2016, la compétition, c'est fini. J'en ai trop fait. Ça devient vraiment poussif. Et puis, je commence à avoir besoin de lâcher les chevaux. Je commence à avoir pour... de compétition, le besoin de me faire deux bouffes ou une bouffe où là vraiment je bouffe, je picole je me casse la tête et le lendemain je dors et je vais super mieux, je me dis non c'est bon j'en ai marre, et donc on vit au Pérou et là imagine que pendant un an ou plus je fais 300 mètres de démoins le matin à 6h pour aller bosser je les refais à midi façon déplus je les refais à 14h, je les refais à 21h on est à 3400 mètres d'altitude Et quand j'ai du temps, entre midi et deux, je vais courir entre 3 400 et 4 000. Parce que la bosse d'à côté, à Cusco, il y a une trace super, tu montes à 4 000, 4 100. Donc, OK, tu es loin de l'équateur, donc tu as moins les symptômes de l'altitude. Et en plus, avec chance, j'ai toujours été mieux en altitude. C'est un truc bizarre. Donc, en fait, je suis en train de me faire une caisse de malade. Je rentre à Noël, je crois, pour refaire mon passeport. Je refais un parcours à la maison, à Aix. Je mets, sur 10 km, je mets 20 minutes de moins. Le mec, une machine à la baisse dans le buffet. Et en rentrant là, quand on est en Patagonie, à Puerto Natales, il y a une course qui, à l'époque, est réputée comme l'ultra, parmi les plus dures du monde, qui est l'Ultra Fjord. Et l'Ultra Fjord à Puerto Natales, organisée par Stéphane Pavicic, l'année d'avant, il y a Siti Cusso. et Xavier Thézard qui l'ont fait Sissi Cusso et Xavier, on voit Xavier il a de la flotte jusqu'à la taille une course je me rappelle de ces photos et de ces publis de Xavier c'était pas la période où Xavier faisait
- Speaker #0
la hard rock ou la western juste après ou la hard rock juste après ça me parle ce que tu dis là L'Ultra Fjord avec Xavier et Sissi, je me rappelle. Et donc c'était 46 et 2000 à peu près, 45 et 2000 à peu près.
- Speaker #1
Ouais, ouais, ouais. Je me demande s'il n'y est pas retourné deux fois, parce que Xavier, je crois qu'une année, il n'était pas là. Et l'année d'après, je l'ai revu, il y avait le clan Ardito, Michel et Cathy, qui étaient là pour l'encourager. Je me demande s'il n'y avait pas Benoît Girondel aussi qui était allé. Et l'année, je pense, où moi, je l'ai fait, non pas le 45, mais le 80, 2018 peut-être. Ouais, 2018. J'ai dû faire 2017-2018. Et là, première fois de ma vie, je gagne une course. Je pars sur la course. J'avais fait juste le 45 bornes. même 50 ou 52 ans je suis plus et je me retrouve en tête au bout de six minutes avec le brésilien qui était un loulou fernando nazario c'est une star au brésil quoi et on se retrouve en tête quoi c'est la première fois de ma vie que je me retrouve en tête d'une course avec un peloton de dix mecs les mecs qui me voient passer les photographes sont pas encore installés tu pointe au ravito tu as un stylo bille qui marche pas fernando son stylo marche pas donc moi je dis je me casse, vas-y, démarte-toi. Enfin, grosse sensation. Et là, il se passe un truc. C'est-à-dire qu'en arrivant en France, je me souviens qu'il y a eu une espèce d'une année ou deux où, voilà, c'était pas du tout un statut d'élite, mais je me revois sur le Tour des Fils en 2017, l'été. Eh ben, tu vois, je le vis super mal. Alors déjà, il me présente sur la ligne de départ. Je dis, mais non, pas moi. Vainqueur de l'Ultrafjord, 45 km. Puerto de Nathanaës. et je le prends super mal de faire 7e donc là je me dis c'est calmus quoi et là j'ai commencé à switcher doucement pour alors je continue à bosser j'ai commencé vraiment à bosser en tant qu'un journaliste spécialisé et c'est là où petit à petit la longue distance a commencé à se faire un chemin avec avec différentes étapes quand à peu près une des grosses étapes ça a été la rencontre avec stéphane brogniart j'ai un peu navigué aussi avec christophe le sceau une certaine période voilà des gens qui étaient déjà finissant stéphane brugnard stéph il n'avait pas fait sa traversée de l'atlantique mais dernière utmb qui réussit ses 2014 choix ou il fait de 10e ouais donc et puis et puis pour arriver pour arriver là quoi 2000 20 26
- Speaker #0
Je parle beaucoup, excuse-moi. Non, non, mais c'est excellent. C'est excellent. On voyage avec toi. C'est ça qui est chouette. Est-ce que tu pourrais nous donner, je sais que c'est une question qui va être difficile, ton meilleur moment de travail ever ? Ouais. Salaud. Il va se dire salaud. Sacrée question.
- Speaker #1
Ouais, je vais en faire trois.
- Speaker #0
Non, non, un seul. Un seul. Le premier.
- Speaker #1
J'ai déjà parlé du Tour des Fils. Non,
- Speaker #0
tu ne m'as pas compris, Julien. Je veux que tu choisisses un moment, le moment, ton meilleur moment de trail depuis que tu as commencé. C'est dur.
- Speaker #1
Bref, il faut choisir. Le Tour des Fils, 2011. Ta première course. Elle est l'arme aux yeux. Le premier score, le premier résultat. Le premier bon résultat. En plus, parce qu'il y avait de l'émerveillement en géographie. je me souviens à l'époque je courais avec la musique sur 30 bandes j'avais peur de m'ennuyer j'avais du matos de partout et là t'as une illumination je me revois la chaîne, le passage du col la chaîne des fils qui est en plus un coin absolument sublime une chanson de Pink Floyd qui se met à démarrer tu te dis wow génial et puis t'arrives et après non c'était vraiment un chouette moment allez donne nous rapidement ton deuxième allez vas-y t'as droit à deux l'incrédulité quand on est sur une course comme ça tous les gens aujourd'hui qui voudraient avoir une grosse cote moi je les invite à partir courir en Amérique du Sud parce que à chaque fois tu peux avoir la sensation d'être le roi du monde Parce qu'il y a un grand niveau qui s'est développé en 10 ans. Mais en fait, tu matches vite. A l'époque, tu matchais super vite, mais il n'y avait personne. Non, il y a un truc quasiment très, très bizarre. C'est Cierzinal en 2024. Je décide de refaire la course en 2024, donc 10 ans après. Et cette fois-ci, j'ai la chance de bénéficier d'une assistance, d'avoir des flasques. J'ai deux flasques. Génial. Il fait super chaud, mais pour la première fois, je vais me la jouer. je pars avec mon boob et mon couteau quoi et j'ai deux plans éclate la gueule au ravito de chandolin ta kathleen fielder derrière moi que j'adore aussi qu'il me dit ça va julien je me suis trahi la gueule mais alors mais J'aurais dû voir le ralenti. Et j'arrive sur la ligne. Il reste 1 km ou 800 m. C'est incroyable. Je vais améliorer mon temps d'il y a 10 ans. 10 ans après, à 46 barrières.
- Speaker #0
3h15. Là, je vais y arriver. 3h15 pour Serginal. Donc, ça court quand même. Un petit peu, légèrement. Allez, arrête de faire ton gilet.
- Speaker #1
Du coup, le... Final je crois sur les 600 derniers mètres je me disais chic ça m'est pas encore arrivé et là tu sens comme une espèce de marionnettiste divin qui te tiens et là qui te envoie des crampes et c'est même incroyable personne m'a cru quoi au début en fait je vais aller pouvoir augmenter ma vie au reach pas de 45 secondes quoi était et je crois que je franchis la ligne d'arrivée allez à mon avis il ya cinq secondes d'écart
- Speaker #0
en négatif ou peut-être je pense à la seconde près 3 15 34 en 2025 et l'autre c'était quelle année 2015 ah oui il faut remonter ok donc 3 15 34 et donc 2015 excuse moi 3 15 33 une seconde de plus là on est en train de me faire mousser
- Speaker #1
C'est pour dire que ça me restera... Ah ouais,
- Speaker #0
non mais t'as raté ton record à Cervinal d'une seconde, effectivement, c'est... C'est dur. Ça c'est ton meilleur moment ou c'est ton pire moment ? Parce que du coup moi j'allais te poser la deuxième question qui était le pire moment de trahi. Ça c'est pas ton pire moment de trahi ?
- Speaker #1
Non, c'est le moment le plus étrange.
- Speaker #0
Étrange. Qui veut dire pas mal de choses. Il veut dire quoi à ce moment-là ? Pour toi ?
- Speaker #1
Il veut dire, pas qu'à le mousse, mais pose-toi des questions. Pourquoi tu fais ça ? Il y a des limites que tu ne dépasseras jamais. Petit clin d'œil. Il n'y a pas que la compète, il n'y a pas que toi-même. Tu as quand même un UTMB à faire dans un mois. Il y a une sorte de message rigolo. Là, j'ai senti qu'il y avait le bon Dieu ou l'administration du Saint-Esprit. quand il soit l'hiver, les anges, les arbres et tout le gratin qui étaient en train de se foutre de ma gueule. Ils devaient être morts de terre.
- Speaker #0
Ton pire moment, Julien, de trail, si tu devais en sélectionner un seul, c'est que ce n'est pas le moment le plus facile à raconter, souvent. Tu as quand même beaucoup d'expérience, donc je pense que tu dois en avoir un.
- Speaker #1
Je pense que ça va être un abandon. Me paumer sur la diag, c'était chiant. Ce n'était pas un beau souvenir.
- Speaker #0
En quelle année ?
- Speaker #1
En 2023, je crois. En 2024. Non, en 2024, j'ai bâché. Ça devait être en 2022. En 2023, j'étais captain. Et là, j'étais dégoûté. Non, mais tu vois, étonnamment, je trouve que le dernier abandon sur les Templiers l'année dernière, sur le Sanborn, il a vraiment un goût amer. Alors que c'est un abandon judicieux, mûri, qui montre une évolution, puis un peu un détachement du côté perf. Mais là, il était dur à avaler parce que ça a été une année où j'ai tellement galéré avec l'huile dure de 2024. non j'ai dit des conneries non non le moment le plus dur c'est l'abandon sur la diag en 2024 non clairement là là je me la suis joué mais j'ai eu des sensations après comme si je courais pour ma vie comme si j'étais coureur pro mais n'importe quoi j'ai chialé dans ma serviette pour moi tout se passait bien enfin jeu l'année elle devait se terminer par la diag point barre montée du maïdo en plus retour du maïdo dans le parcours je ne t'abandonnerai jamais parce que je suis usé dès le départ j'ai une année dans les pattes qui est colossal qui dit manjarro transgrande canaria course locale valol bagut mb mute 90 du mont blanc cierzin al utile et les caïr une et j'arrive sur la diag et j'arrive sur la diag et aujourd'hui je ne me reconnais pas car tu me montres des photos de moi en 2024 Je suis complètement dissocié. Comment ai-je pu faire ça à un moment donné ? En plus, avec un premier semestre, et sur Cierdinal, où les choses se passent super bien. Je ne fais pas une gagade sur une course. Et là, la diague, je me souviens, Martin Kern m'avait dit, « Eh, judicieusement et avec vraiment toute son amitié, toujours un avis super judicieux en trois mots, Martin. » On me dit, « Non mais Julien, tu ne peux pas faire tout. Tu n'es pas athlète pro, donc vas-y, sors-toi ça de ta tête. Parce que là, tu te fais du mal pour rien. » Mais je pense que j'étais dans un état d'esprit, même la Skyrun sur laquelle on se rencontre, plutôt content je dois faire le même temps que cinq ans avant mais alors la diag qu'est-ce que j'ai eu mal j'étais j'étais pas là j'étais pas là du tout tu verrais les photos de moi à Marabout je suis transparent quoi alors tu peux dire ok il a fait une nuit sans dormir mais j'ai une gueule de cadavre et assis la hausse j'avais mal à deux talons comme si j'avais marché 200 bornes et bon c'est une douleur qui me suit un peu de temps en temps maintenant donc ouais est-ce que c'est moi
- Speaker #0
Est-ce que ce moment difficile a modifié ta façon de pratiquer ? Aujourd'hui tu as une vision différente, tu t'es remis en question, qu'est-ce que tu en as retiré de ce moment-là ?
- Speaker #1
Pas mal d'incertitudes parce que ce côté mal aux deux talons comme ça alors qu'il n'y a pas de calcification, il n'y a pas d'épines calcanéennes, donc on ne sait pas d'où ça vient. Ouais, de l'incertitude un peu. J'ai énormément appris aussi sur le cumul des charges. Je n'aurais pas cru devoir morfler autant après une année comme ça. Je pense qu'en avril de l'année dernière, j'étais encore à un bobo par-ci, un bobo par-là. Je devais faire le trail de la Sainte-Victoire mi-avril. Je n'ai pas pu courir. Je faisais encore du vélo. Ma première course, c'est quasiment la seule. Ça a été le 90 du Mont-Blanc. pour après finir sur un temps plié alors la mcc c'est super bien passé mais après finira temps plié avec des douleurs quoi en bouffant des deux des deux lippes rann et au kilomètre 70 se dire attends c'est pas possible quand est-ce que tu bouffe ton prochain noli prâne et c'est au moment où toi tu me dis vas-y essaye de me suivre ça m'a achevé c'est bon tu vas suivre nico et tu as bouffé un doliprane un moment derrière lui j'aurais adoré adoré parce que nous avons moins la plus belle course que tu as fait quasiment à l'heure actuelle quoi tu étais tu étais parfait mais j'en tire de l'incertitude puis quelques doutes sur que faire est ce qu'il faut attendre ce qu'il faut se reposer j'avais aujourd'hui tu as mis aujourd'hui balance moment je m'entraîne pris la course j'ai pas beaucoup arrêté en fait après les temps liés je me remis à faire de la muscu puis j'ai pas eu de coupure j'ai pas coupé parce que bêtement j'ai la sensation de rien avoir fait l'an dernier et découpé quoi fait 15 jours sans courir mais sauf que j'étais à la salle à faire de essayer de faire des séances type aérox tu sais pour essayer animer un peu l'entraînement quoi j'ai recouru à noël j'ai recouru en janvier en février j'ai fait le marathon de la mer morte les 50 qui sont devenus 57 km même avec une erreur de balisage faut le faire sur un marathon en février. C'est passé nickel. C'était plat, il n'y avait pas de dénivelé, mais 57 bornes à courir façon route. Après, je m'entraîne et je vais à Madère, à la fin du mois d'avril. Tu refais le mute ? Je refais le mute, je refais le 85, le 80. Une course de cœur plus que tout.
- Speaker #0
Ah, extraordinaire.
- Speaker #1
Et pour moi, et pour d'autres aussi, elle est mille fois plus belle et harmonieuse que le 110.
- Speaker #0
que le 115 ah oui c'est très possible moi j'ai fait le 117 je pense que à y aller à y retourner je ferai le 80 parce que en fait tu vois tout ce qu'il y a de plus beau en fait sur le 80 ça part il y a un horaire qui est beaucoup plus cohérent enfin non moi j'adore j'adore cette île j'adore cette organisation c'est parfait il n'y a rien qui c'est un de mes plus beaux moments moi pareil le Madère c'est extraordinaire donc je suis très jaloux Julien très jaloux Ouais. non mais complètement moi je sais que tu es c'était le seul objectif de cette année quasiment mais je sais que étant donné ce que j'ai vécu l'année dernière,
- Speaker #1
l'année d'avant je me sens là en plus j'ai été voir le Toubib ce matin qui m'a dit des trucs pas pas terribles sur la fatigue générale il fallait peut-être réfléchir un petit peu plus au-delà sur le fait d'en faire trop le but est de se dire attention, ne fais pas la course de trop sur la même édition Parce que si tu commences à te lasser d'une course, c'est chiant et généralement c'est l'édition où t'abandonnes ou alors tu te foires. Et j'ai vraiment des doutes quoi. J'y allais... la fleur au fusil, motivé comme jamais, en étant déterminé à faire mieux que la dernière fois, où j'avais fini sur les rotules, mais j'étais vraiment content, j'avais fait un bon temps sur 4 mois, et là je suis vraiment incertain, je ne sais pas comment ça va se passer, et après on mettra le pédale douce jusqu'à la fin juin, où là peut-être qu'il va se passer quelque chose de chouette du côté des US. C'est cool Je devrais avoir la validation demain Mais sur le principe j'en ai déjà eu 2 ou 3 J'ai longtemps voulu faire le Lavaredo Et j'étais décidé à le faire Mais je pense que là physiquement Ce serait trop ambitieux de faire 120 bornes Et puis au niveau boulot Ça ne le faisait pas Il y a des médias qui étaient là, qui n'étaient plus là Je ne vais pas pouvoir faire une mission intéressante En tant que journaliste et coureur Et j'ai l'opportunité, parce que ça se monte depuis super longtemps, je pense que c'est quasiment fait, d'aller du côté de la Western. Commençant en Californie avant, sur une mission avec plusieurs différents types de presse. Et pour terminer, de rester cinq jours sur la Western. Ce qui est super. En tant que coureur ou dans le cadre ? En tant que pacer.
- Speaker #0
Pacer ?
- Speaker #1
En tant que pacer, oui. et c'est cool on parlait hier de 3 détails à finaliser mais pesseur sur 60 km donc de forestile c'est bien ça va être un beau voyage il va y avoir beaucoup de boulot mais j'ai super hâte de découvrir ça j'ai hâte que ça soit booké par superstition je ne vous ai pas dit les billets d'avion mais ça va être très chouette ça fait la transition idéale
- Speaker #0
avec le sujet suivant. Qu'est-ce que... Donc, tu es journaliste, tu travailles pour des médias différents, beaucoup de médias papiers, il me semble. Au niveau professionnel, c'est quoi Julien Gilleron aujourd'hui ? C'est quoi son activité ? Qu'est-ce que tu fais ?
- Speaker #1
Quand j'ai commencé, j'ai connu les mêmes contraintes que... quelqu'un qui se met à faire des articles pour un magazine, c'est que si tu veux en vivre, il faut soit multiplier les piges, les sujets, soit être embauché salarié par une rédac. Aujourd'hui, les postes de journaliste salarié, c'était rarissime et c'est encore rarissime. Les postes de rédac chef salarié, ils doivent en sortir un par an ou deux par an. Ça dépend des mouvements de la presse, mais c'est guetté comme le Graal. donc le but a été rapidement d'essayer d'avoir plusieurs clients appelant les choses comme elles sont et au fur et à mesure du temps j'ai agrégé un puis deux puis trois puis quatre médias spécialisés entre elles finale j'ai créé une petite structure qui est moi même et qui est une micro agence de presse qui s'appelle transversal avec un e à la fin qui propose voilà qui fournit du contenu à différents médias Selon, à chaque fois, évidemment, j'insiste, un angle, si possible, différent au maximum. Et ça a été un peu le fonctionnement de Transversal, ça l'est encore. Ça l'était plus sur des événements purs et durs des années précédentes. Ou par exemple, tu vas sur un événement, tu as ton accréditation pour Très l'Endurance Mag, mais tu proposes deux ou trois interviews pour tel média. Tu vas proposer un sujet, courir à la destination, off. Ça, c'est un truc qui me tient souvent quand même à cœur, d'essayer de montrer le côté non compétitif pour un autre média. Après, il y a le web qui s'est développé. Il y a eu la vidéo. Maintenant, il y a les réseaux sociaux. Donc voilà, au final, maintenant, moi, je fonctionne comme je fournis du contenu à différents médias sur les thématiques de trail. Un petit peu de voyage outdoor aussi, en trekking. Un petit peu de van life. J'ai deux titres qui font de la van life. Parce que j'arrive toujours à égreffer du patrimoine culturel. Et puis à dire, OK, vous avez pris votre van. Mais bon, maintenant, tiens, et si vous alliez courir ? Ce qui, à mon sens, est un des meilleurs combos pour découvrir une destination. Et un petit peu de vélo aussi. Parce que je pratique plutôt voyage à vélo, gravel. Donc ça, c'est mon activité avec 70%, 80% entre elles. Couverture d'événements et interviews. Il y a toujours les choses plus alimentaires et que j'aime qui sont des passions comme le matos ou un peu de coaching ou des itinéraires à proposer pour aller s'entraîner. Je reste attaché à l'interview. J'ai cofondé, j'ai participé en tout cas à la création de Relance qui a été fondée il y a deux ans avec Vincent Godin.
- Speaker #0
Est-ce que ce que c'est Relance précisément, quel type de contenu c'est et l'objectif de Relance ?
- Speaker #1
Relance, c'est un web média qui a été créé fin 2024 parce que ça faisait plusieurs années qu'avec Vincent... On était un peu frustrés dû de la standardisation des contenus sur les différents médias et du poids du marketing. Et donc, de l'absence de liberté d'expression, ou pouvoir aller creuser des sujets, ne serait-ce parce que c'est l'équipementier de l'athlète que tu es en train d'interviewer, ou parce qu'il y a une affaire juridique en cours. Des fois, c'est des vrais arguments. Théo De Tienne, New Balance, il est chez Fresh Touch, interviewé Théo De Tienne... Si Théo De Tienne a un contrat chez New Balance Ou un contrat chez Brooks Que Brooks est chez Goulven de Fresh Touch Des fois t'as des enjeux comme ça C'est pas seulement on va être dans une dictature Non t'as des clauses Qui font que c'est quand même compliqué Donc Relance a été fondé, c'est un média sur abonnement Qui propose Des contenus en physio, en matos En actualité On va dire en réflexion sur le trail Et des interviews vidéo Ça a été fondé par Vincent Godin qui est très connu dans le milieu, qui a une belle communauté, notamment via les vidéos Matos qui fait depuis des années. Vincent est leader en test Matos et il a vraiment une approche. C'est vraiment un mec brillant sur tout ce qui est technique, technologie. Il est capable aujourd'hui de te démontrer ce que c'est, ou t'expliquer en détail ce que c'est qu'une mousse supercritique ou un EVA. Et Vincent faisait partie de ces coureurs, je dirais, au mi-temps des années 2010, 2015, 2020. 2015, ouais. Et un peu avant, qui documentait ses courses et qui s'est fait une communauté via ses fameuses vidéos YouTube, qui étaient très chouettes. Vincent et son chapeau de paille ont fait le tour du PAF web, si on peut l'appeler comme ça. Et Vincent, aujourd'hui, sur les départs de course, est reconnu parce qu'il a sa caméra.
- Speaker #0
C'est un peu comme Zinzin. C'est un peu le même fonctionnement que Zinzin et Denis Clerc.
- Speaker #1
Exactement. Et Relance, quand on l'a cofondé, Vincent reste le patron. c'est vraiment celui qui pilote la ligne éditoriale et qui l'a défini. Il a regroupé autour de lui une communauté où il y a d'autres gens experts. Il y a Serge Moreau, qui est une pointure dans le milieu et qui est le fondateur historique, en plus d'être athlète de très haut niveau de la revue Esprit Trel. Tu as Marie Paturel aussi, très excellente athlète et puis très capée dans son domaine purement journalistique. Vraiment, j'estime beaucoup. Tu as Cyril Forestier, de Courir Mieux, pareil, qui débunk. complètement des vérités ou des vieilles lunes sur la physio, sur l'entraînement, sur la nutrition. Et puis Vincent qui pilote les choses et qui lui aussi a un avis souvent bien tranché sur les choses. Et moi je me chargeais de la partie interview, vidéo, parce que j'ai toujours été plutôt passionné par l'interview et le fait d'échanger avec les athlètes. Alors je n'aurais jamais la prétention de dire parce que j'ai été un petit coureur, mais j'ai baigné dans ce milieu et j'y baigne encore. corps un petit peu et une communauté de valeur ou de passion ouais qui fait qui fait le truc quoi et donc voilà relance mag point fr et alors par contre j'en profite du fait qu'on échange toi et moi pour te dire que moi je vais quitter l'équipe de relance je vais laisser le média dérouler et prendre de l'ampleur j'ai aucun doute là dessus mais voilà après avoir produit A peu près 60 ou 70 contenus. Il y en a encore qui vont sortir, notamment Casquette Verte. Plutôt chouette, un peu à la Forrest Gump, en mangeant un sandwich triangle sur un banc. Cyril Gauthier, le patron du MDS, qui va sortir aussi bientôt. Emilia Arrop ou Lucille Germain. Je reprends ma route de manière autonome. Voilà ce que c'est Relance.
- Speaker #0
Intéressant. Tu parlais tout à l'heure de l'interview. J'ai l'impression que c'est quelque chose qui te tient à cœur, toi. Moi aussi, forcément. Est-ce que tu pourrais nous dire justement pourquoi l'interview te tient à cœur ? Est-ce que tu regrettes de ne pas voir plus aujourd'hui dans notre panorama médiatique trahidistique ? Est-ce que tu peux nous parler un petit peu de ça ?
- Speaker #1
Oui, avec plaisir. Déjà, je m'adresse à quelqu'un qui connaît l'exercice plus que jamais. Nicolas Guilleueneuf
- Speaker #0
en tout cas je sais pas si je connais le sujet mais en tout cas je fais ça avec le coeur et je fais ça à ma manière ça c'est sûr on parlera peut-être juste après de la recrudescence et du nombre de contenus qui apparaissent on en parlera juste après mais sur l'interview à proprement parler comment tu vois ça ?
- Speaker #1
Je ne vais pas dire ou tenter l'exercice de ce qui est une bonne ou une mauvaise interview. Remarque, on pourra en parler. Ce qui est passionnant dans l'interview, c'est quand tu arrives à un moment à dépasser le cadre de la question du sujet. C'est peut-être bateau ce que je dis, mais ce qui me plaît, c'est que tu peux ne pas t'entendre avec la personne. C'est vraiment un scan, je ne sais pas comment dire. Mon père m'a toujours dit un truc. Il me disait, moi, ce que j'aime dans la vie, ce que je sais faire, c'était quelqu'un qui bossait dans le commerce. Il me dit, le commerce, c'est un mot qui est tellement galvaudé. Là, il me dit, je te parle d'un truc, on fait du commerce. C'est-à-dire que... De la relation, de la communication. Oui, je ne cherche pas à te vendre quelque chose. On fait du commerce. Quand tu appelles une secrétaire pour pouvoir parler à, je ne sais pas, ou un secrétaire... un collaborateur pour parler à un responsable, ça va, vous allez bien, alors vous faites, mais c'est pas vous, vous étiez blessé la dernière fois, on fait du commerce. Et ce côté, j'ai pas du tout la prétention d'aimer les gens. Je suis sauvage, j'ai un sale caractère, je suis pas facile à vivre, j'ai plein de défauts, je suis timide, je suis râleur, etc. Mais ce qui me plaît, c'est de pouvoir accéder assez rapidement, même très rapidement, à une part de vérité de l'individu. Si tu arrives à la transmettre en interview, c'est gagné. Parce que si la personne arrive à s'exprimer ou à faire s'exprimer des choses sans qu'elle s'en rende compte, c'est parfait. Et ça, je pense que c'est super. Pas besoin qu'elle se confie sur l'émotion qu'elle a ressentie quand son enfant est né. Ou sur l'euphorie de sa victoire. Un clin d'œil, un geste, un sourire, une réaction d'énervement, trois réponses. absolument formaté à la manière d'un athlète pro, bim, tu es tout de suite dans la vérité de quelqu'un. Surtout si en plus tu fais les interviews à domicile. Et ça, je trouve ça chouette. J'ai fait des conneries monumentales. J'ai submergé les interviewés de questions, à vouloir faire des trucs rigolos, ou second ou troisième degré. Aujourd'hui, j'ai encore envie de m'excuser auprès d'eux. Il y en a un en tête. c'est Germain, Germain Grangier. J'ai complètement merdé mon interview avec lui. Il était submergé parce que je me posais, parce que je ne me sentais pas à la hauteur. Après, j'ai fait des conneries monumentales dans le texte qu'il présentait. On a fait des conneries. Aujourd'hui, je pense que le pauvre Germain, s'il m'a grillé, il a raison de m'avoir grillé parce que je ne le regretterai à jamais. J'ai été relou avec des dizaines d'interviews. Mais ça continue de me plaire. Parce que ouais, il y a un moment de vérité. Et si en plus l'invité te saisit l'occasion ou permet, tu lui donnes, comment dire, il sent qu'il a l'occasion de comprendre des trucs sur lui-même ou de se dire, ah bah tiens, ah oui, c'est vrai. Voilà, c'est vraiment un truc parfait. Et puis c'est pas bosser à l'usine. C'est de la préparation, mais ça va. Moi,
- Speaker #0
je pense que l'interview, c'est... En tout cas, c'est comme ça que moi, je la ressens. C'est arriver à... Tu sais que tu vas faire un échange qui va être public ou retranscrit dans certains médias, mais à la fois, il faut que la relation que tu crées lors de cette interview, elle soit intime, presque. C'est ça que je trouve, c'est le climax de l'interview, c'est-à-dire oublier le fait que tu vas être diffusé ou sur des journaux, ou sur un podcast, ou sur une radio, etc. Et ça, c'est... Ça, pour moi, c'est une interview réussie. Et je trouve que c'est ce qu'il y a de plus dur à faire. Et c'est pour ça qu'aujourd'hui, moi, j'ai toujours volontairement jamais changé d'idée par rapport à ça. C'est que j'ai toujours voulu faire du temps long parce qu'il n'y a que dans le temps long que tu peux arriver à créer ce genre de moment comme on est en train de vivre là particulièrement. La manière dont tu te... Donc tu te livres particulièrement aujourd'hui, c'est ça, une vraie interview, c'est-à-dire que tu as l'impression qu'il n'y a pas réellement de... qu'on est entre potes, même si c'est de la visio, effectivement, moi, je préférerais faire de l'interview physique, c'est encore plus intense, mais moi, c'est comme ça que je vois la vision d'une bonne interview.
- Speaker #1
Oui, je suis d'accord avec toi, complètement, et c'est d'autant plus difficile que tu te fixes une mission, dès le départ, je vais créer un échange je vais créer un moment qui va bien se passer. Mais en fait, qui te dit que ça va bien se passer ? Tu vas faire un truc en te disant ça va être sympathique, ça va être cordial, on va sentir des bonnes ondes et tout.
- Speaker #0
C'est dur de trouver l'équilibre entre le naturel et le préparé, l'impromptu et le calculé. C'est ça qui est vachement difficile. à faire je trouve c'est pour ça qu'après je pense que trop préparer alors c'est pas moi qui vais te donner des leçons là dessus mais trop préparer son interview c'est sûr qu'il y a un moment où si tu vas je pense que c'est ce que t'as vécu un peu à certains égards si tu prépares trop ton interview à des moments t'es trop dans le calcul et tu te laisses pas suffisamment de liberté pour vivre
- Speaker #1
le moment en fait je pense ouais complètement et pour rebondir là dessus il y a un truc que j'adorerais ou peut-être qui solutionnerait la chose c'est soit d'avoir des trucs Donc... des interviews absolument pas scénarisées, absolument pas préparées, mais vraiment pas une question, pas une trame. Je me suis toujours dit un jour, je vais craquer, je vais improviser complet. Je vais aller à une interview sans rien savoir de la personne ou, je ne sais pas, le 18 avril, je dois voir Émilie Harop. C'est peut-être un des parcours que je connais le moins, tu vois, Émilie Harop, parce qu'elle est aussi vachement en ski alpi. Eh bien, je me dis, tu ne prends aucune info sur sa personnalité, tu ne te documentes pas, tu ne fais pas ton boulot, quoi. Et allez, vaille que vaille, et tu vas voir ce qui va se passer. Ça passe ou ça casse. Peut-être, peut-être un jour, peut-être avec des gens dont tu sais que ça se passe bien parce qu'ils ont une propension où tu appuies sur un bouton et ça part. Casquette verte, quoi. Direct. Là, au moins, tu es en roue libre. Et il s'exprime. Il rebondit en permanence. Et d'un autre côté, de plus en plus, moi, j'aimerais faire des choses où tu places la personne dans un scénario construit et... Au deuxième ou au troisième degré, tu la mets en scène. Tu crées un cadre, tu crées une histoire, tu crées des conditions, un truc complètement barré ou fictif. Je ne sais pas.
- Speaker #0
Après, ça dépend aussi de ce que tu recherches et de l'ADN que tu veux donner. Moi, par exemple, quand tu parles, ça me fait penser à quelqu'un que je cite souvent, un exemple qui est pour moi un... Un modèle, c'est Mathieu Stéphanie de Génération de Vie et de Tueur Self. Il fait son truc, il n'écoute pas les gens, on lui dit tout le temps que c'est trop long, etc. Il n'écoute pas les gens, il a des gens qui sont hyper connus, hyper sharp, des fois moins connus, etc. Et il arrive toujours à donner, tu vois, il prend le temps, il arrive toujours à donner une saveur différente à chaque entretien. Mais à la fois, on sent que c'est préparé sans trop l'être. Parce qu'ils se laissent divaguer, ils se laissent... Et ça, moi, c'est le format qui me plaît le plus, en fait. Alors après, certains vont me dire, effectivement, c'est trop long et tout. Mais moi, c'est vraiment ce mode-là de communication, prendre le temps de discuter avec les gens pour vraiment les connaître. Là, on va faire un épisode de 1h à 45, 2h. On va me dire, encore, je le sais, 10 fois, 15 fois, c'est trop long. Mais moi, j'ai envie de te dire, moi, pour les 80% des gens qui aiment ce type de contenu et qui vont arriver à vraiment découvrir qui est Julien, ben moi, ça me va, tu vois. je suis prêt à ne pas plaire aux 20% des gens qui disent que c'est trop long de toute manière j'ai beaucoup d'auditeurs et d'auditrices qui passent des heures et des heures dans la colline à courir donc ils ont le temps d'écouter tu vois en tout cas c'est ma vision de
- Speaker #1
ce que j'aime faire depuis 2019 et que j'ai pas envie de faire évoluer parce que c'est moi 2019 rencontre le mérite que tu as depuis 2019 tu fais ce que tu es complètement ça c'est un truc à jamais tu pourras être fier de ça quoi je pense qu'on s'est jamais trop renié enfin j'ai pas la sensation de m'être ni à un moment où d'avoir baissé mon pantalon je pense que on fait peut-être partie de personnes qui de toute manière ne sauront jamais faire quelque chose autrement de la façon dont ils sont quoi donc ils sont capés câble et constitué mais ça quand on prend ton format qui est un format long, à la limite, c'est peut-être plus facile pour moi de me couler dans un moule parce que ça va être un nombre de signes sur un papier, mais sur une duplée de podcasts, d'interviews vidéo. la version podcast de mes interviews, elle passe sur différentes plateformes, notamment Spotify, des trucs de relance, les interviews de relance. Donc si vous les écoutez, elles sont aussi sur Spotify. Mais c'est plus facile parce que c'est plus ou moins cadré, c'est plus ou moins souple. Toi, il y a des gens qui vont soit aimer, soit pas aimer. Et depuis 2019, tu ne changes rien parce que tu es fidèle à toi et droit.
- Speaker #0
Ça, c'est une des choses dont je suis le plus fier, c'est clair. Et toi, justement, pour changer un petit peu, on a parlé de l'interview. de la manière dont tu vois l'interview etc. Si on déclare un petit peu, si on élargit, si on dézoome un petit peu par rapport au milieu du travail aujourd'hui et par rapport à l'aspect médiatique, comment tu as vu cette évolution-là ? J'ai quand même la sensation que tu es quelqu'un qui, par son profil dans lequel tu t'adaptes relativement bien, tu fais à la fois partie des anciens. qui sont toujours là, comme Fred, comme Nico Fréry, etc., qui sont là depuis des années, et puis à la fois, t'arrives aussi à t'intégrer dans ce moi, ce que j'appelle un peu microcosme qu'on retrouve aujourd'hui beaucoup sur l'aspect médiatique, que ce soit, alors sans dénigrer qui que ce soit, mais la place que prennent beaucoup d'athlètes slash influenceurs, Théo, Clem, etc., comment tu te vois toi aujourd'hui dans ce... dans ce microcosme là julien dans cette espèce de double visage que tu que tu fais moi en tout cas que j'ai l'impression de percevoir il ya trois choses dirait la première c'est qu'à un moment donné il faut pas
- Speaker #1
être le vieux clown qui fait son dernier tour de piste ça c'est quelque chose qui est d'un peu peut-être que c'est le syndrome des 50 ans qui arrive je les ai pas encore mais je vais sur 48 mais peut-être que je gamberle overthink comme disent les anglais sur sur ce qui m'attend mais sur le côté belles années courir tiens faire un éternite ou non dans la salle de presse de l'utm l'année dernière ah bon mais la mcc s'est bien passé j'y vais mais attends je suis en train de bosser il fiche moi la paix je suis boss au dieu tout à l'heure mais là je peux pas laisse moi tranquille excuse moi excuse moi bien stressé à un moment il faut savoir et il faudra savoir ou peut-être que dès maintenant il faut savoir se dire bon peut-être une part des choses à faire tu pourras jamais en côtoyant des gens qui ont 20 25 ans qui auront toujours 20 25 ans toujours toujours parce que les générations tourneront et tu seras toujours face à des gens qui ont 20 25 ans tu pourras jamais partager la même réalité qu'eux donc à un moment essaye de rester de plus en plus même pas essayer de rester lucide c'est soit de plus en plus lucide ou essaye de rester lucide peut-être c'est le premier truc Le deuxième, c'est que je pense qu'on fait encore partie avec, j'allais dire, c'est quoi ? C'est un trio, c'est un quintet, c'est un quartet, on va dire 10 personnes max, 15, de gens qui peuvent entretenir un certain entre-soi dans le milieu du trail médiatique. On peut faire ça, parce qu'on se retrouve, salut, ça va, je te fais la bise, alors, poète, poète, 10 camions, vas-y, salut, mégalon, ça va, oui, voilà, ouais. à la Fred, Fred Boussot que j'ai vu hier à chaque fois il me fait délirer Fred il me fait délirer mais on est encore on arrive à avoir nos accès c'est prétentieux ce que je dis mais c'est la réalité on est encore dans un courant on n'est pas vieux on a entre 45 et 52 ans 53 ans tu as des double ailleurs tu as des pointures à côté des brian brian metzler metzler sur son le jeu metzler ouais metzler pointure mais il ya des mecs qu'on voit tu as procédé pas le speaker qui lui aussi les journalistes teresa qui bosse avec lui maurizio torri fin tous ces mecs de la presse internationale on voit toujours les mêmes mais on est dans un sport où voilà il n'y a pas de problème il n'y a pas de problème un peu quand tu commences de plus en plus à devoir justifier de patate ton nom mais qu'est on vous aime bien vous avez on vous connaît on connaît mais vous êtes là pourquoi cette année là vous venez bosser pour qui vraiment ça c'est une tendance qui vient de plus en plus non désolé gars tu as un badge rose tu vois par contre là les mecs à côté de toi ils ont même âge que toi ils ont la même expérience eux ils ont un badge plus plus et c'est parce que T'es sympa, tu vas faire 2 articles, 3 articles, 5 vidéos. Mais eux, ils ont un média tout petit. Simplement, ils font 3 millions d'audience. Donc, il y a ce mélange d'entre-soi, d'être confronté aux réalités. Et après, le dernier truc que tu m'évoques... rapport à où je me situe clerm qui court l'exemple de clerm qui court soirée de l'utmb l'année dernière on est à la énième soirée salade de riz saucisses j'ai fait touch très sympa accueil cordiale moi je sors de l'interview d'anton krupika légende adorable je me plante pardon j'aperçois son micro sur la table au bout de dix minutes d'interview et là je lui dis on va recommencer Parce que tu n'as pas de micro. Donc le micro enregistrait le cocktail. Donc Chin Chin, ah, quelle belle robe. Moi, j'étais en train de porter de très bon. Il m'a dit, je revois sa tête. Il me dit, from the early beginning. Et il a refait, impeccable. Et je rencontre un type à la salade de riz après. Et je lui dis, comme ça, crevé. Oui, bonjour. C'est marrant, tu as la coupe de cheveux d'un coureur américain. Slim the Runner. Et c'est drôle, j'ai fait un sujet sur un mec qui s'appelle Clément Deuf. Et c'est toi. Excuse-moi. Salut Clément. Dis donc, mais laisse tomber. J'ai fait ça pendant une semaine, gaffe sur gaffe. Trouver, bonjour, genre bonjour madame Pauletti. Tu vois, je caricature, mais... Ou allez-vous-en, allez-vous-en. Vous voulez aider madame à monter l'escalier, tu vois. Et voilà. Et Clément, à cette époque-là, ce jour-là... ne sort, mais pas de soucis. Et en fait, sache que j'adore ce que tu fais. Il faut qu'on fasse un truc ensemble. Encore une fois, là, je me fais mousser, mais c'est parce que c'est la première fois que j'avais quelqu'un qui a 25 balais, qui est d'une génération complètement différente en termes d'accès aux social media et à la création de contenu, quoi. Et qui avait trouvé au pif une vidéo que j'avais faite. Et un mois après, on se rend compte, je vais à Orchi chez lui dans le Nord, et on fait une interview ensemble. Et pendant trois heures l'après-midi, Clem... qui je pense est proche du génie tellement ça va vite dans sa tête, qui est peut-être aussi symptomatique d'une culture vidéo très lapide. C'est vraiment un vieux, mais je l'ai vu dans ses yeux, qui est adorable, super sympa, mais là c'était flagrant. Moi je lui fais un happening où je lui montre des objets des années 90 que peut-être il n'a pas connus. Polaroïd, caméscope, camétoscope comme dit mon Clem. un casque de Walkman avec les écouteurs roses et puis je sais pas quoi tu vois et j'ai Clem qui lui me parle de Twitch me dit est-ce que tu connais un mec qui s'appelle Tomasio vas-y abonne-toi quand on te met 3 H sur Twitch et là tu dis ok très bien les 3 W sur Twitch ça veut dire on t'aime winner, tunnel, quoi tunnel ça veut dire quoi tunnel t'es dans un tunnel ah bon t'es dans un tunnel non des trucs comme ça et tu prends le choc générationnel dans la branche et en plus c'est pas un mot que j'aime beaucoup mais super bienveillant et bon public bon public et voilà la synthèse de tout ça ou s'il faut en tirer quelque chose c'est qu'il faut réussir à être vigilant sur soi-même la chose la plus pure, être lucide, anticiper un peu les choses. Le ridicule ne tue pas, donc survivra tous, même si à un moment on est démodé. Et à toujours assurer que tu vas faire des choses. Je pense que de plus en plus, si tu fais des choses qui sont du flanc, soit t'es planqué et t'arrives à passer entre les gouttes et t'as une accréditation sur des événements où t'as toujours une espèce de petite notoriété, mais fondamentalement les gens sont pas dupes. je pense qu'on est on est encore plus poussé à bosser à bosser à faire des trucs ça soit des interviews aller rencontrer les gens à aller creuser le truc à faire du papier à faire du sujet de l'article ou à créer des formats innovants quitte à se challenger aller sur twitch comme on a fait pour mallorque en suivant théo de tiennes sur un live twitch et qu'est ce que je foutais là dedans avec mes pistolets mes masques afin à 23 heures à suivre avec avec clém adorable mais aussi placide et thomasio sur la course de théo mais voilà c'est un truc qui nous pousse à nous challenger quoi et on se dit de toute manière l'utmb c'est une accrédite à vie et à 60 ans en plus j'aurai les honneurs je pense que là on se trompe quoi chasser
- Speaker #0
à sa ligne moi c'est ce que Moi je pense que c'est ce que... Bon après moi, personnellement, pour rebondir un peu sur ce que tu viens de dire, mon métier, mon activité principale aujourd'hui c'est vraiment du coaching, c'est l'animation de notre réseau de coach, etc. Donc le podcasting c'est, on va dire, une activité plaisir à côté, qui me fait grandir à titre perso, donc c'est pas du tout la même approche non plus. Mais effectivement je suis d'accord avec toi aujourd'hui, de toute manière. C'est un peu le syndrome du maréchal Ferrand qui continue à être maréchal Ferrand quand la voiture est arrivée. Il y a un moment où le maréchal Ferrand... C'est un peu le développeur web à l'heure de l'IA. Désolé pour les développeurs web, je ne vais pas vous faire de mal.
- Speaker #1
Les maréchals.
- Speaker #0
Les maréchals Ferrand. Du coup...
- Speaker #1
N'importe quoi, n'oubliez. Je vous laisse saluer. Cette espèce de pervers qui s'appelle Thomas Pigouin.
- Speaker #0
Pigouin.
- Speaker #1
Parce que Pigouin, c'est-à-dire que c'était le seul qui était habillé dans la compétition d'Irox qu'il a fait. C'est de l'exhibitionnisme, Thomas.
- Speaker #0
C'est de l'exhibitionnisme inversé, Thomas. On te l'a déjà dit, et Julien, il y aura juste une couche. Tout le monde lui a dit, mais pourquoi tu avais un t-shirt ? Tu fais de l'Irox ou pas ? Il aime bien se démarquer, Thomas. Alors du coup, il garde un t-shirt quand il fait de l'Irox. chapeau j'étais obligé Julien je te laisse regarder ton téléphone réactiver les notifications et t'as dû recevoir un petit message que je t'ai transféré de la part de quelqu'un que tu connais bien je te laisse le lire si possible en mettant le son 7 secondes qu'est-ce qu'il nous dit
- Speaker #1
Bien crevante ? Ah non, non, c'est pas ça, non. Ah non, attends, audio. Oula, 21 secondes. Ça, c'était Olivier qui m'envoyait un truc de... Il est en train de faire du ciment. Salut, Olivier Vins, qui fait du béton. Alors, attention, j'écoute. Je le mets l'audio ?
- Speaker #0
Vas-y.
- Speaker #1
Ok.
- Speaker #2
Alors, voilà. Est-ce que tu vas apprendre à utiliser un drone, finalement, ou pas ? Et quel est le meilleur whisky que tu aies pour toi ? À ce jour, en tout cas. Et finalement, quelle est la course que tu aimerais faire ? Le courrisque ? Le courrisque.
- Speaker #1
Voilà. Il n'a pas dit comme d'habitude. Allez, bise.
- Speaker #0
Allez, bise.
- Speaker #1
Oui, oui. Oui, oui. Voilà.
- Speaker #0
C'est pour l'imiter. C'était notre Olive. Olive et Manavin. Je ne sais plus comment il s'appelle, mais on l'embrasse. On te laisse répondre aux trois questions assez rapidement. assez rapidement et à l'histoire des drones ?
- Speaker #1
alors voilà j'aimerais bien me mettre au drone c'est fascinant, ça m'a vachement ému parce que j'avais l'impression de retrouver les paysages, vraiment grosse émotion mais après je deviens très très émotif non non j'ai pas le temps pour apprendre à piloter un drone surtout si j'arrivais à vendre du truc au drone ouais je le ferais mais non deuxième question Alors Olivier,
- Speaker #2
quel est le meilleur whisky écossais pour toi ?
- Speaker #1
Alors le meilleur whisky écossais pour moi, le problème est que le palais en whisky, personnellement et chez plein de gens, ça change, ça évolue énormément toutes les années, tous les six mois. Donc j'ai beaucoup trop bu de whisky de l'île d'Eyla, énormément tourbé, donc je ne peux plus m'en enfiler un. Donc à l'heure actuelle, je m'embourgeoise et je pense que... Merci. le f1 glen à la qui tu ailes très bien le glen à la clé de 15 exclusive distillerie aussi est très bien glen livet 15 exclusive distillerie excellent
- Speaker #2
excellent connaisseur alors derrière l'action attention à la course que tu aimerais le courir
- Speaker #1
Je t'embrasse Olivier Que peux-tu courir ? La course que j'aimerais courir le plus au monde Je trouve que l'UTMB est chouette quand même Mais l'UTMB c'est un ultra Donc il va y avoir le handicap physique Il y a une course que j'ai énormément aimé C'était l'Ultrax à Zermatt Je pense que Je pense que Cierzynal, c'est quand même chouette.
- Speaker #0
c'est chouette Céline surtout cette année mais comme ça c'est vraiment du tac au tac bien sûr c'est le but en tout cas on remercie Olive pour son petit exercice on le salue bien bas bise Olive Julien on arrive gentiment à la fin notre échange ça fait déjà presque deux heures qu'on est en train d'échanger On va faire des questions rapides, si tu veux bien. Tu sais, les traditionnelles questions rapides du LTP. Je te pose une question, pas d'argument, tu réponds juste par une réponse courte. On est bon ? Plat favori après la course ?
- Speaker #1
De la bière.
- Speaker #0
Non, ça c'est la question d'après. Plat favori après la course ?
- Speaker #1
Je ne suis plus coureur. Si. Plat favori après la course, des frites.
- Speaker #0
Boisson favorite, la bière, on a compris. Une question, tu préfères le trail ou la course à pied ?
- Speaker #1
J'aime bien la course à pied.
- Speaker #0
Tu es tombé dans le piège. Il est con.
- Speaker #1
Moi, j'aime le trail.
- Speaker #0
Tu aimes le trail. Au niveau matos, tu es plutôt minimaliste ou maximaliste ?
- Speaker #1
Ça dépend de la zone du matos minimaliste en textile et maximaliste en chaussures. Et maximaliste en... Merde, en fat drop. J'aime pas avoir des chaussures lourdes, attention.
- Speaker #0
D'accord. T'es plutôt renfaux ou apéro, toi ?
- Speaker #1
Pardon ?
- Speaker #0
Renfaux ou apéro ?
- Speaker #1
Renfaux.
- Speaker #0
Tu préfères une grosse rafale de... Tu préfères une grosse rafale de vent ou une grosse averse de pluie ?
- Speaker #1
Enfin, devant. La pluie, il ne faut pas m'en parler.
- Speaker #0
Tu préfères les racines ou vers la glace ?
- Speaker #1
Racines. Vers la glace, pareil. Ça vient de la pluie.
- Speaker #0
Quand tu cours, tu es plutôt podcast, musique ou bruit de la nature ? Et enfin, tu préfères courir seul ou accompagné ? je commence vraiment à avoir marre de courir seul quelqu'un veut courir avec moi quelqu'un voulait j'en ai un peu marre en tout cas c'était très intéressant on en a beaucoup appris sur toi je ne doutais pas que ça allait être hyper profond et on te remercie pour ça est-ce que tu voudrais rajouter un dernier mot pour conclure notre échange mon cher Juju
- Speaker #1
Moi, mon petit Nicolas, je voulais te souhaiter vraiment tout de bon pour ta course. Je le pense, je le pense sincèrement parce que c'est toujours un événement quand on passe aux 100 miles. Et je n'ai aucun doute sur le fait que tu termineras cette course parce que je pense toujours qu'on termine déjà son premier 100 miles. Ça n'a pas été mon cas, mais je n'ai aucun doute. Et après, le mot pour conclure, c'est que j'ai toujours des scrupules à parler autant de soi-même. On a échangé sur plein de trucs et je te remercie, mais j'ai l'impression que... Il ne faut pas. Ouais, il faut penser à d'autres choses. Oubliez-moi.
- Speaker #0
Non. En tout cas, merci. C'est un plaisir. On t'oublie. En tout cas, c'était hyper intéressant. On a balayé plein de sujets. L'aspect pro, l'aspect pratique, tu nous as quand même livré pas mal de choses, donc on te remercie de tout ce temps. On te souhaite tout le meilleur pour la suite de ta carrière pro, de tes courses, tes prochaines courses, etc. Et puis c'était encore une fois un vrai plaisir de t'avoir et au vrai plaisir de se recroiser sur un prochain événement, mon cher Julien. A bientôt. Merci. Pareil, à bientôt et vive la Belgique libre. Merci. Recommence.
- Speaker #1
3,
- Speaker #0
2, 1, vas-y, c'est parti ! Non, Vas-y, mais j'enregistre pas !
- Speaker #1
Bienvenue à House of the Mountains, à Chamonix, pour parler des astices du traille.
- Speaker #2
L'alcool est très mauvaise pour la santé, mais est-elle plus mauvaise que l'ail, qui elle aussi est très mauvaise pour la santé ? On en parle avec Beignat Marisol !
- Speaker #1
parole que c'est des trucs qu'il a dit ma parole