- Speaker #0
Bonjour à tous, bienvenue à Amandine aujourd'hui sur ce nouvel épisode. Merci Amandine d'avoir répondu présente aujourd'hui. Pour ceux qui ne te connaissent pas, je te laisse te présenter en quelques phrases. Tu dis ce que tu veux, comme tu veux. T'appuies sur ce qui t'intéresse ou tu laisses de côté ce qui ne t'intéresse pas.
- Speaker #1
Bonjour à tous, du coup je m'appelle Amandine, j'ai 28 ans. Je suis toute petite, je fais 1m57. Je trouve ça important de le souligner parce que je fais beaucoup de choses dans ma vie Et... pour montrer que la taille, ça ne ferme pas tellement de portes. Aujourd'hui, je suis pilote professionnel d'hélicoptère depuis avril 2026. Je n'ai pas encore de travail, mais on est ici aussi pour parler de ça.
- Speaker #0
Ok. Du coup, justement, tu as parlé de ta taille. Je vais noter ça pour un petit peu plus tard. Effectivement, tu fais 1m57. Oui, c'est 1m57. Est-ce que ce n'est pas bloquant ? Pilote d'hélicoptère, en général, on dit qu'il faut avoir 10 sur 10 sur les yeux, il faut faire 1m80, être beau gosse, grand, musclé. On ne pense pas tout de suite à une personne qui fait 1m57, est-ce que ça ne t'a pas bloqué ça ?
- Speaker #1
C'est un peu des stéréotypes, parce que même pour les yeux, il ne faut pas forcément avoir 10 sur 10. Il y a des personnes qui ont des lunettes et qui font de l'hélico, si la correction est correcte et que c'est pris en charge, ils peuvent très bien en faire pilote. Et pour la taille, ce n'est pas tellement bloquant. Après, ça dépend des machines. Parce que moi, par exemple, je suis sur piston, sur R22 et R44. Et c'est vrai que les palonniers ne changent pas forcément de taille. Et les sièges ne bougent pas. Donc, moi, par exemple, j'ai un coussin de voiture que je mets derrière le dos et qui m'aide à toucher les palonniers correctement.
- Speaker #0
Oui, c'est ce que j'avais vu sur une de tes vidéos. Tu as avec ton petit coussin. que tu embarquais. Donc, R22, R44, Robinson, c'est ça ? C'est des monomoteurs à piston, si je ne m'abuse. On fera une petite comparaison avec les avions tout à l'heure. OK, pourquoi pas. Donc, c'est bien de savoir que si on est trop petit, pour mon état, dans un hélicoptère, on prend son petit coussin de voiture et puis ça fait multifonction. En parlant de voiture, j'ai cru comprendre que tu étais motarde, cavalière, que tu te... Déplacé à pied, en hélico, en voiture ? C'est quoi cette folie pour les modes de transport ? C'est une passion ?
- Speaker #1
C'est une bonne question. Depuis toute petite, mon papa m'a toujours dit que, même dans les autotamponneuses, j'étais une fanate d'autotamponneuses, en fait. Et c'est vrai que quand j'ai passé mon permis voiture, je l'ai passé très rapidement parce que je l'ai eu en moins d'un mois. J'ai fait les 20 heures extra en moins d'un mois. Et je suis partie dans l'armée après. J'ai passé mon poids lourd et mon super lourd. J'ai fait une formation convoi exceptionnelle. Donc, je peux conduire tout type d'engin de catégorie jusqu'à 3. Et j'adore. Je ne sais pas, j'adore ça. C'est hyper guérisant de pouvoir tout conduire. Ensuite, j'ai passé la moto, du coup, qui est devenue absolument une grande passion. L'équitation, j'en fais depuis que je suis toute petite. je sais pas il y a juste la course à pied qui fait pas partie de mes grands hobbies dans les transports ok ouais donc tu vois j'avais zappé effectivement le poids lourd et super lourd donc ça fait
- Speaker #0
6 modes de transport plus les autos tamponneuses on pourrait rajouter ça et l'objectif c'est quoi c'est de les collectionner c'est le vélo il y a l'avion il y a le planeur il y a toutes ces sortes d'aéronaves derrière ou tu vas t'arrêter là
- Speaker #1
Non, peut-être le permis bateau parce que je fais aussi de la plongée. Donc c'est vrai que le permis bateau, ça peut être intéressant. Mais j'ai le mal de mer, donc à voir si je peux le canaliser. Parce que bon, techniquement, j'ai le mal de l'air aussi. À savoir qu'au début, quand j'ai commencé l'hélicoptère, j'étais super malade. Et on devait souvent arrêter d'ailleurs les cours parce que je ne me sentais pas bien. Et en fait, au fur et à mesure, comme je pilotais, on se concentre sur autre chose et ça allait mieux. Donc je me dis que le bateau, potentiellement, ça peut être la même chose. Et non, le but, ce n'est pas de les collectionner, mais c'est vrai que c'est intéressant de pouvoir bouger un peu partout, de faire un peu ce qu'on veut. Moi, j'aime bien avoir la liberté de faire ce qu'on veut.
- Speaker #0
Oui, carrément, c'est cool. Et du coup, pour revenir un petit peu sur l'hélico, tu as... ça t'est venu comment ? Parce que du jour au lendemain, on ne se réveille pas, on ne se dit pas, tiens, je vais devenir pilote d'hélico. Il y a forcément une petite voix, un moment donné, tu as vu un pilote passer au-dessus de ta tête, tu as dit, je veux faire ça. Comment s'est née un petit peu cette passion pour l'hélico ?
- Speaker #1
Pour être 100% honnête, si, c'est venu exactement comme ça. Il y a un matin, je me suis réveillée et je me suis dit, putain, je vais faire ça. Parce que du coup, j'étais dans l'armée, ça ne s'est pas très bien passé, donc il fallait que je trouve quelque chose pour la reconversion. Et je n'avais pas envie de continuer dans le poids lourd. J'avais envie de tester autre chose. Et vu qu'on m'offrait la possibilité d'avoir un peu de sous pour faire quelque chose d'intéressant, j'ai cherché. Et comme j'aime bien les trucs peu communs, je me suis dit que l'hélico, ça a l'air très chouette. J'ai fait un vol d'initiation et effectivement, c'était très chouette. Donc voilà, je suis partie là-dedans.
- Speaker #0
Ouais, cool, Effectivement, moi, j'habite dans le Gers. On parlera un petit peu de toi juste après, où est-ce que t'habites. Mais c'est vrai que moi, j'habite sous des couloirs aériens d'entraînement. régulièrement j'ai des échos de l'armée 5ème RHC de Pau, qui viennent me voir, pas moi directement, mais on voit des descentes en rappel des mecs dans les champs jusqu'en face de chez moi, c'est assez impressionnant, assez cool, et c'est vrai que ça peut être comme ça que tu as une passion kiné, toi tu t'es levé un matin et tu t'es dit, t'as une idée qui t'est traversée dans la tête, c'est cool. du coup pour rester sur l'hélico depuis quand t'as passé ta licence c'est une licence moi je sais mais est-ce que tu peux nous parler un peu de Qu'est-ce que c'est exactement ? Est-ce que c'est un brevet ? Comment on le passe ?
- Speaker #1
Oui, c'est un petit peu technique parce qu'il y a plusieurs façons de le passer pour devenir professionnel en tout cas. Parce qu'on a la possibilité soit de le faire en ce qui s'appelle en modulaire. Donc on passe d'abord le PPL pour être pilote privé, donc sans rémunération. Ensuite, on monte nos heures, une centaine d'heures à peu près où on vole tout seul, etc. Et ensuite seulement, on passe le CPLH pour devenir professionnel. Ça, c'est la première façon de faire. Et la deuxième façon de faire, c'est l'intégrer. C'est ce que j'ai fait moi, du coup, où on part de zéro. On n'a aucune connaissance de rien. Enfin, très peu en tout cas. Sauf pour ceux qui ont révisé avant. Mais sinon, on part de zéro et on fait tout en même temps. Donc, on fait un PPL avec des montées d'heures et le CPL tout condensé.
- Speaker #0
Ok, je vais le comparer un petit peu à l'avion, on parle bien du PPLH. Moi, le PPL à avion, je l'ai passé en un peu plus d'un an, en 13 mois. C'était sur une formation un peu condensée parce que moi, je l'ai passé sur forme propre. Et c'est vrai que la moyenne française pour le PPLA, donc d'avion, c'est je pense 2 ou 3 ou 4 ans. et puis parce que les gens qui passent la licence de pilote d'avion C'est des gens qui ont du temps et de l'argent. Et qui a du temps et de l'argent, c'est forcément des vieux, la majorité des cas. Et du coup, les vieux, ils ne retiennent pas forcément aussi vite que nous quand on était jeunes. Et du coup, forcément, ils accumulent les heures, etc. Mais je n'ai aucune idée de le PPLH, en combien de temps, sur une estimation de la durée nationale... La moyenne nationale, combien de temps on met pour faire un PPLH ?
- Speaker #1
À mon avis, c'est à peu près pareil que l'avion finalement, parce que c'est le même nombre d'heures, c'est la même théorie pratiquement. C'est le même genre de profil, sauf ceux qui veulent faire un modulaire et du coup, ils commencent plus jeunes forcément, parce qu'ils ont plus de temps pour passer leur PPL et leur montée d'heures. Mais sinon, globalement, je pense que c'est à peu près la même chose, ça doit être 2-3 ans. Il y en a qui le passent en beaucoup moins parce qu'ils sont pressés et il y en a d'autres qui prennent leur temps et comme ça, ils peuvent payer leurs heures de vol au fur et à mesure qu'ils gagnent leur salaire. Oui,
- Speaker #0
carrément. C'est ce que j'allais poser comme question. C'est le coût réel de l'avion, je le connais, le coût réel de l'hélicoptère, je ne le connais pas. Est-ce que tu peux nous parler du coût ? Moi, j'aime bien comparer les trois axes, l'argent, le temps et l'énergie. Est-ce que tu peux nous faire un petit condensé de ce que ça t'a coûté de passer ton CPLH ?
- Speaker #1
Alors pour le pro, ça m'a coûté énormément d'énergie, c'est sûr. C'est ce que ça m'a pris le plus. En termes financiers, moi j'ai dépensé pour tout et pour tout 92 000 euros, avec livres compris, casque, bosse, etc. la théorie, la pratique, l'examen, etc. Et en termes de temps, alors moi, j'ai mis deux ans, un peu plus de deux ans, parce que j'ai mis énormément de temps à passer la théorie. donc voilà j'ai fait deux ans mais en général on s'en sort en un an et demi quoi.
- Speaker #0
Ok effectivement le temps, enfin là on parle deux ans c'est PPLH pour l'intégrer. C'est PPLH, l'intégrer en lois globales donc c'est quand même assez rapide bon même si je pense que tu es poussé au cul assez assez régulièrement et tu fais que ça en fait pendant deux ans. Et l'énergie, ça t'a pris beaucoup d'énergie. J'ai cru voir que t'avais fondu un petit peu. C'est ça ?
- Speaker #1
Ouais. J'ai perdu 7 kilos, ouais.
- Speaker #0
Ouais. Et du coup, est-ce que... Je vais peut-être appuyer sur les points physiques, mais d'être petite, c'est une chose. On peut prendre le coussin. Mais est-ce que si on est trop léger, parce que t'es petite, donc forcément, t'es forcément légère, est-ce que ça pose pas problème dans un hélicoptère type R22 ou R24 ?
- Speaker #1
Du coup, pour la taille et le poids max, il n'y a pas de taille maximale. Après, c'est une question de confort, parce que clairement, dans le R22, il n'est pas très grand, il n'est pas très haut, donc on est vite amené à être à l'étroit. Et le poids maximal, alors pour le coup, à la différence du poids minimal, c'est par siège, donc ce n'est pas que pour le pilote. C'est par siège pour éviter d'être trop déséquilibré. Donc, c'est 109 kg pour le R22 et 136 pour le R44. Et après, pour le R44, si on peut être d'un gabarit un petit peu plus costaud et grand, ça pose un petit peu moins de problèmes. Le R22, c'est vrai que c'est petit.
- Speaker #0
OK. Et pour ceux qui ne connaissent rien, on ne l'a pas forcément précisé, mais... Alors 22 et 44, est-ce que tu peux faire la distinction en une phrase là ?
- Speaker #1
Le 22, c'est en bi-places, donc c'est pour le pilote et en passager, et le 44, il y a 4 places.
- Speaker #0
Ok, et j'imagine que ce ne sont pas les mêmes autorisations ?
- Speaker #1
Non, effectivement. Le 44 est quand même plus puissant que le 22, heureusement. Il va un petit peu plus vite et il a plus de puissance.
- Speaker #0
Ok, très bien. On a parlé du... coup de taille, on a parlé de quand est-ce que ça t'est venu à l'idée d'être pilote, en fait, en pleuvant le matin. Est-ce que tu peux nous parler de ton plus gros sacrifice pour devenir pilote ? Alors ça, c'est une question que j'aime bien poser, parce qu'en fait, moi, en tant que pilote d'avion, j'ai eu un gros sacrifice, non, mais moi, j'ai passé ma licence de pilote d'avion quand j'étais en école d'ingénieur, où je n'avais pas beaucoup d'argent. Et du coup, tous mes stages, l'argent de mes stages, j'ai dû donner des cours de maths tous les soirs. Des fois, je faisais 25 heures de cours de maths par semaine pour me payer ça. Quand mes potes me disaient, vas-y, viens, on sort en boîte de nuit, etc. Je disais non, non, non, non, non, pour mettre tout l'argent dans ma licence de pilote. Moi, alors, ce n'était pas un gros sacrifice, parce que c'était pour ce que j'aimais faire, donc il n'y avait pas de problème. Mais est-ce que toi, tu peux nous parler peut-être, enfin, je ne sais pas, si tu as quelque chose qui devient l'idée. En gros, t'as mis en off quelque chose pour faire ça à fond, que t'aimais bien ou autre ?
- Speaker #1
Ma vie finalement, complètement, puisque j'ai déménagé pour être plus proche de l'école. Donc j'avais plus de chez moi, j'habitais dans la cave de mon grand-père. Donc voilà, j'avais plus de vie non plus, clairement je sortais pas. Et voilà, je me suis séparée de mon compagnon parce que du coup, plus j'avais plus le temps de rien faire finalement.
- Speaker #0
Ok, donc tu étais à fond là-dedans. Si c'était à refaire, tu referais pareil ou autrement ?
- Speaker #1
Alors, non, je pense que je referais la même chose. Par contre, je travaillerais bien différemment la théorie, mais sur le principe, je referais la même chose.
- Speaker #0
La théorie, c'est complexe. Je me rappelle, pour le PPL, c'est encore plus difficile, mais le PPL, je l'avais passé en deux sessions parce que les 9 ou 10 modules, c'était infernal. Je n'arrivais pas à tout bosser d'un coup. En plus, j'avais mes exams d'école d'ingé à côté, donc c'était ingérable. C'est vrai que la théorie, c'est toujours un frein. Je pense que c'est le plus gros frein, parce qu'après, la pratique, ça va vite. C'est des heures, on accumule des heures, on apprend tellement de choses quand on fait de la pratique. qui nous aurait servi pour la théorie, finalement, mais on le fait après, donc c'est pas toujours un grave, mais c'est comme ça. J'avais une question, là, du coup, t'es pilote pro, tu dis que t'avais pas de boulot, donc j'imagine que tu cherches un boulot de pilote. Combien tu as d'heures de vol ? Pourquoi tu n'es pas pilote dans une compagnie ? Est-ce que tu peux nous expliquer un petit peu tout ça ?
- Speaker #1
L'aéronautique, c'est quand même un milieu qui est assez fermé, il ne faut pas se mentir. Moi, aujourd'hui, j'ai 158 heures de vol. C'est très peu. On peut passer l'examen CPLH en intégré à partir de 145 heures de vol. Donc c'est vraiment très peu. Et il faut compter deux heures pour l'examen. Et après, le reste, c'est des heures que j'ai faites moi de mon côté pour monter mes heures, justement. En général, les compagnies recrutent à peu près à partir de 350 heures, vraiment minimum. Donc il faut se débrouiller pour faire le prorata. Et à 350 heures, c'est pas forcément évident de trouver quelque chose. l'aéro c'est beaucoup de contacts donc il faut aller voir les boîtes directement il faut parler avec les pilotes il faut créer des contacts c'est vraiment le truc ou partir à l'étranger parce que c'est vrai que c'est très bouché en France pour les jeunes pilotes parce qu'une fois qu'on a atteint les 1000 heures par exemple il y a tout ce qu'on veut, il y a beaucoup de choses en tout cas, beaucoup plus Mais c'est vrai qu'au début, en tant que jeune pilote, c'est compliqué. Donc, soit il faut passer le FCL 55, donc avec l'anglais, pour pouvoir partir voler en Europe. Et potentiellement, il y a un petit peu plus de... Le marché est un peu plus ouvert. Mais c'est vrai qu'en France, c'est compliqué.
- Speaker #0
Bien. Je vois... Enfin, je suis pas mal de personnes sur les réseaux. Je vois qu'il y en a certains qui sont au Canada. Est-ce que ton CPL est déjà valable au Canada ? Est-ce que ça se fait ? Est-ce que c'est moins cher ? Est-ce qu'on peut mûrir plus rapidement au Canada ou pas ?
- Speaker #1
De ce que j'ai entendu, après c'est pareil, on discute beaucoup entre jeunes pilotes, parce qu'on est tous dans la même merde. Donc on discute pas mal, et j'ai contact avec des personnes qui sont au Canada. Et effectivement, c'est quelque chose auquel je pense. Tout est de dire, à faire une conversion canadienne. Donc, on n'est pas obligé de repasser une licence entière là-bas, canadienne. Mais on a ce qui s'appelle une conversion. Donc, on refait un peu de théorie. On passe les examens théoriques de là-bas. Et on a quelques heures de vol et un examen pour pouvoir voler au Canada. Et ce qui est bien, c'est qu'on peut faire la passerelle directement avec les États-Unis aussi. Bon, en ce moment, c'est un peu compliqué, mais on a la possibilité de le faire. Et c'est vrai qu'au Canada, ils sont beaucoup plus ouverts aux jeunes pilotes. On ne reste pas mille ans. Après, encore une fois, c'est ce que j'entends moi. Je n'ai pas fait l'expérience. Mais c'est vrai qu'on entend qu'il y a beaucoup plus de possibilités quand on est jeune pilote. En fait, on commence beaucoup au sol là-bas. Et au fur et à mesure, on monte un peu nos heures à droite à gauche en faisant des baptêmes, des trucs touristiques, etc., des mises en place. Ils sont beaucoup moins… Ils ont beaucoup moins froid qu'en France, quoi, au niveau des assurances. Donc, il paraît que c'est plus simple là-bas. Après, on peut aussi directement passer sa licence au Canada. Ça se fait très bien.
- Speaker #0
Oui, carrément. C'est vrai que moi, je suis un mec, un Allemand qui est parti au Canada, justement, pour passer sa licence pro. Il l'a eue il y a quelques jours, donc, à une station à l'île, même s'il ne parle pas français. Et du coup, je crois qu'il a trouvé un bruit direct. dans son école de pilotage comme tu dis ils ont besoin toujours des mecs qui transportent des personnes de point A au point B des vols touristiques des choses comme ça et apparemment il a directement décroché un job là-bas donc bon après c'est peut-être une exception qui confirme la règle mais c'est pour ça que je te posais la question si tu avais des infos par rapport à ça
- Speaker #1
Au Canada, ça se fait bien et surtout que les écoles, elles peuvent proposer, certaines écoles proposent cette particularité-là de payer légèrement plus cher la licence, mais ensuite, ils ont un job dans l'école, en fait, pour faire des bâtiments.
- Speaker #0
C'est cool, c'est cool. En parlant de payer légèrement plus cher, donc toi, tu as 158 heures de vol. depuis que t'es pilote pro ça te coûte combien de voler ?
- Speaker #1
alors ça en fait quand on est comme ça on a la possibilité de faire ce qui s'appelle des vols à frais partagés Donc on loue l'hélico. Moi, par exemple, dans l'héliclub dans lequel je suis, c'est l'héliclub le moins cher de France. Mais je loue le R44 450 euros de l'heure. Et en fait, on peut faire des frais partagés. Donc inviter des personnes, des connaissances, etc. à voler avec nous. Et on partage les frais.
- Speaker #0
Carrément. Donc si demain, toi, tu es à Lyon, je crois, à côté de Lyon. Si demain, je suis de passage à Lyon avec deux copains. qu'on dit vas-y Amandine, est-ce que tu peux nous faire un vol au dessus du Mont Blanc ? Bon déjà il faudra mettre pas mal d'essence, enfin de carburant, mais on paierait à 150 euros par personne. Voilà, c'est ça les frais partagés. Tu n'as pas le droit encore de faire de la marge sur tes vols, mais tu as le droit de partager les frais par le nombre de personnes qu'il y a dans l'avion, c'est ça ?
- Speaker #1
En fait on n'a pas le droit d'être rémunéré tant qu'on n'est pas en compagnie et on ne doit pas être à zéro non plus. Donc, on doit participer au frais du vol. Oui,
- Speaker #0
carrément. C'est bien. Est-ce que tu te souviens de ton lâcher ?
- Speaker #1
Mon premier lâcher solo ?
- Speaker #0
Oui, ton lâcher solo.
- Speaker #1
C'est ce qu'on appelle le lâcher solo. En campagne ? Parce qu'en fait, on a trois lâchers solos. Je ne sais pas si c'est pareil en avion, mais nous, on a trois lâchers solos. On a le premier qui est juste sur la fato, donc sur les surfaces, en gros, où on fait, on atterrit, enfin, on décolle. On atterrit, on se pose, on fait des translations latérales, etc. Voir si on gère la machine au sol déjà, parce que c'est ce qu'il y a de plus compliqué en hélico, c'est la machine au sol. Une fois que ça s'est fait, on a un peu plus tard le solo lâcher tour de piste, où on fait des tours de piste, on en fait trois tours de piste. Et après, on a le lâcher en campagne, où on part tout seul sur une petite navigation qu'on connaît. Et oui, je m'en souviens très bien. D'être droit, d'ailleurs.
- Speaker #0
C'est toujours quelque chose dont on se souvient. Même les « vieux pilotes » qui ont des milliers d'heures de vol, ils se souviennent toujours de leur lâcher. C'est assez sympa. Tu n'as pas eu de tracas sur ton lâcher, sur aucun des trois lâchers. Tu n'as pas eu un petit trou d'air au décollage ou des piaf qui sont arrivés dans les hélices. C'est juste comme ça.
- Speaker #1
C'est des pales, par contre. Attention. et non non j'ai pas eu de problème c'est vrai que j'étais extrêmement stressée moi j'avais qu'une seule peur c'était de pas être assez lourde pour descendre voilà ça parait con mais c'est vrai que j'avais très peur de ça de rester en l'air mais
- Speaker #0
ça s'est pas passé ça s'est plutôt bien passé donc ça va moi je te dis ça parce qu'en fait moi quand j'ai fait mon premier lâcher en avion effectivement on a Ce qu'on appelle le lâcher solo, c'est qu'on fait des tours de piste et à un moment donné, l'instructeur dit tu vas au club, je coupe les moteurs, non non non, je descends et toi tu pars solo. Donc là, c'est une extrême confiance qu'a l'instructeur envers le pilote, et tu pars. Et effectivement, moi, en bout de piste à Tarblaloubert, où je vole, il y a un parc des expos, il faisait chaud et il y avait eu un trou d'air à ce moment-là. assez rigolo quand tu fais ton premier lâcher solo. Après, tu décolles et ton taux de montée à VZ est beaucoup plus important quand tu es solo que quand tu es à deux. Donc, tu montes plus vite. Donc, ça, c'est cool. Mais c'est vrai que ça surprend. C'est pour ça que je te pose cette question. Il y en a certains qui ont des petits oiseaux qui viennent juste comme ça. C'est rigolo. Ça doit être vraiment très drôle. Ok. le Pour parler un petit peu justement de la comparaison encore entre l'avion et l'hélico, moi, je fais une pré-vol avant de voler. Donc, en gros, je fais le tour de l'avion dans le sens des aiguilles d'une montre, en regardant, en enlevant les flammes dans les tubes pitot, etc. J'imagine qu'il y a la même chose en hélico. Est-ce qu'elle n'est plus poussée ? Est-ce que tu dois vérifier les moteurs ? Ou c'est comme un peu à l'avion, entre guillemets, juste un tour visuel de l'hélico ?
- Speaker #1
Alors... Je pense que ça doit être sensiblement la même chose. On a une checklist qu'on doit respecter, même en pilote pro, même quand on a beaucoup d'heures de vol, etc. On essaye de respecter un peu la checklist parce qu'on oublie avec la fatigue, ça arrive vite. Et c'est vrai que le moindre petit truc en hélico, ça peut porter problème. Après, c'est vrai qu'on insiste beaucoup sur le rotor, évidemment, parce que c'est ce qui nous maintient en vie, finalement. Donc c'est vrai qu'on check beaucoup, on passe un peu de temps sur le retort, sur le rack, etc. Sur les points qui peuvent potentiellement, sur lesquels on joue notre vie.
- Speaker #0
Ok, parce que tu vois, typiquement, nous dans l'avion, un DR400 par exemple, tu ouvres la trappe, tu regardes s'il y a assez d'huile, si le moteur est froid. Si tu as accès à la courroie, tu regardes si elle est bien tendue et puis basta. C'est un moteur de 4L dedans et puis ça tourne. Tu fais tes essais moteur magnéto au sol, si ça marche, et puis si ça marche, tu décolles. Donc c'est un peu moins technique que l'hélico, effectivement. Si ton rotor a un problème, étant de par onde, ça ne veut pas être viable pour vous. J'enchaîne sur ça. Est-ce que tu as déjà eu une peur ou une frayeur en vol ? Soit une panne technique, soit t'annoncer un petit peu tout à l'heure de ne pas pouvoir redescendre parce que tu étais trop légère. Est-ce que tu t'es déjà fait peur, que ce soit de ton fait ou pas ?
- Speaker #1
Alors en hélico, oui, il y a une fois où j'étais vraiment presque en panique, ce qu'il ne faut pas faire, c'est vraiment pas bon, mais c'est un jour où il y avait énormément de vent, et je ne sais plus, c'était mon deuxième ou troisième vol, donc j'avais beaucoup, j'avais les coups toute seule, et je devais aller un peu plus haut, j'avais une heure de vol, quelque chose comme ça, pour aller... pour aller sur l'aérodrome. Et c'était un aérodrome contrôlé, donc il fallait rentrer par un point spécifique que j'avais sur ma carte, etc. Mais comme on n'a pas le droit au GPS en école, on est avec la carte, et donc il faut se repérer avec la carte. Et c'est vrai que comme il y avait énormément de vent, la spécificité en hélico par rapport à l'avion, c'est qu'on ne peut pas trop lâcher les mains. On a une main sur le cyclique, une main sur le pas général et les pas sur les palonniers. le cyclique on peut pas le lâcher et donc on lâche de temps en temps le pas général quand on a quelque chose à faire mais c'est vrai que quand on essaie de se retrouver sur la carte c'est pas toujours évident et il y avait vraiment beaucoup de vent et je trouvais pas le point d'entrée et c'est vrai que c'était un enfer parce que j'étais en train de paniquer parce que c'est vrai que moi j'ai aussi la peur je sais pas pourquoi mais j'ai peur des autres avions j'ai peur des avions sur nous peur de mon avion. Donc, je regardais un peu les avions qui étaient aux alentours et j'avais le contrôle à la radio qui essayait de m'aiguiller. Comme j'étais en train de paniquer, c'était pire. C'était vraiment pas très agréable. Donc, j'ai fini par faire demi-tour. Voilà, et rentrer. T'étais solo ? Oui, les peurs que je me suis faites en général, c'était en solo parce que la deuxième peur que j'ai eue... Et là, par contre, c'est vrai que ça m'a... J'ai dû beaucoup travailler avec mon instructeur après pour m'enlever cette peur-là. Parce qu'en solo, je suis rentrée dans un nuage. Chose qu'on n'est pas censée faire. Et j'avais pas fait de VSV, donc de vols en visibilité. J'en avais fait, mais très, très peu. Et donc, j'ai fait tout de suite. Mais c'est vrai que pour le coup, ça m'a vraiment, vraiment fait peur. Et donc, j'ai dû travailler beaucoup plus de VSV, je pense, que la plupart des pilotes pour me remettre de ça. Oui,
- Speaker #0
c'est vrai que moi, en PPLA, j'ai fait en tout cas le VSV. Mais c'est vrai qu'on avait les lunettes qu'on nous mettait et qu'il fallait voir que les instruments. Pas ouf. Premier instinct, c'est pas ouf. Et après, mon instructeur avait quand même plusieurs heures, plusieurs dizaines, voire centaines, voire milliers d'heures de vol. Donc il m'a fait rentrer dans un nuage et il m'a dit on y va jusqu'au bout. Et vraiment on a traversé le nuage, c'était un petit cumulus donc ça a été. Mais c'est vrai que c'est des choses qui ne sont pas agréables en avion de tourisme. La statistique c'est que la durée de vie d'un pilote qui rentre dans un nuage c'est 36 mois. Donc c'est vrai que quand on n'est pas formé à ça, ça peut faire flipper parce qu'en fait on n'a plus du tout les repères. Et tant qu'on n'a pas vécu, je pense que les gens ne peuvent pas s'imaginer, mais on n'a plus du tout les repères. Et en fait, on dit, ben voilà, tu maintiens ton avion droit et puis tu sors du nuage et puis ben ça. Ouais, mais en fait, tu peux te mettre en virage sans le sentir. Alors c'est un petit peu délicat quand tu n'as pas forcément l'habitude d'être en 3D. Mais quand tu es dans les airs, tu peux te mettre en virage sans le sentir par des phénomènes de... de force d'accélération, etc. Et en fait, tu te mets en virage et tu penses que tu n'es pas en virage. Et donc, tu te remets en virage, etc. Et tu pars en grille et puis ciao, quoi. C'est ça.
- Speaker #1
Je pensais qu'il faut se former.
- Speaker #0
Oui, carrément. C'est pour ça qu'il faut mettre les lunettes devant soi là pour se former au VSV. Donc ça, c'était tes deux plus grandes friars. Est-ce que tu as, au contraire, un souvenir que tu as encore en tête, même après plusieurs dizaines d'heures de vol ? Tu dis, franchement, c'était vraiment ouf.
- Speaker #1
Oui, j'ai eu la chance de partir dans les Pyrénées en 22. Et on est monté à 10 000 pieds au pic du Midi de Bigorre. Et c'était incroyable. La vue était absolument magique. Il y avait encore beaucoup de neige. C'était en mars et c'était vraiment, vraiment magnifique. C'est mon plus beau souvenir en hélico. Et monter à 10 000 pieds en R22, c'est un exploit.
- Speaker #0
Oui, c'est vrai que 10 000 pieds, alors 10 000 pieds pour ceux qui ne sont pas très au courant, c'est à peu près 3 300 mètres. En hélico, tu montes beaucoup moins haut et beaucoup moins rapidement qu'en avion finalement. C'est ce que j'ai cru comprendre. Alors moi le pic du midi, c'est un peu banal entre vieux parce que je décolle de Tarbes à Loubert. Donc en une demi-heure, on est au pic du midi. Et du coup, j'y étais beaucoup beaucoup beaucoup de fois. Mais c'est vrai qu'à chaque fois, c'est magnifique. C'est vraiment quand tu fais le tour, alors il faut faire attention aux câbles. Mais c'est vraiment magnifique quoi.
- Speaker #1
Mais en hélico, enfin en 22 en tout cas, parce qu'après les hélicos à Turbine, ça monte très bien. Mais c'est vrai qu'en 22, c'est un exploit de monter aussi haut.
- Speaker #0
C'est peut-être parce que la pilote était légère.
- Speaker #1
Oui, ça doit être ça. On avait fait en sorte de ne pas avoir trop de carburant pour pouvoir monter.
- Speaker #0
Oui, carrément. Et la descente, parce que nous, je sais qu'on est limité sur le taux de descente. Est-ce que c'est pareil en hélico ? Est-ce qu'on est limité sur un taux de descente en hélico ?
- Speaker #1
Alors, on est limité, oui et non. Ça dépend du carburateur, s'il est automatique ou non. Nous, on avait une semi-automatique, donc on devait tirer la réchauffe carburant, mais pas trop non plus. C'est tout un calcul pour éviter de givrer le moteur. Oui,
- Speaker #0
car comme sur l'avion. Puis après, on ne peut pas fusiller toute la mécanique de l'avion, donc de l'éco, c'est pareil, j'imagine. OK, on va arriver. pas trop loin de la fin ça doit faire 40-45 minutes qu'on parle quand même avec toutes ces histoires on a parcouru pas mal de choses j'avais encore 2-3 petites questions est-ce que tu as une petite aventure à nous raconter que tu as fait tu as fait le pic d'Ibidi ça c'est un de tes souvenirs une petite aventure moi typiquement je suis parti plusieurs jours avec un copain en avion On a posé dans plusieurs endroits différents. On a dormi, etc. avec des copains. Est-ce que toi, ça t'est arrivé de faire pas un road trip, mais un air trip avec un hélico ?
- Speaker #1
Oui, du coup, quand on est descendu des Pyrénées, parce qu'on est partis de Paris. On a traversé toute la France pour aller jusqu'aux Pyrénées. On a fait 5h30 de vol, presque, pour arriver dans les Pyrénées. On est resté un petit peu là-bas. On a fait un peu de montagne, du coup. Parce que Paris, il n'y en a pas.
- Speaker #0
et en fait on est remonté on a allongé toute la côte et c'était vraiment très chouette on est passé par la côte basque et on est monté on a fait toute la côte presque et c'était très sympa ouais mais on parle enfin moi je te parle de la même histoire j'ai fait qu'à Breton sous l'axe sur mer donc avec la ligne du Pila etc etc c'était vraiment c'est vraiment super chouette le bassin d'Arcachon enfin je pense qu'on a tous plus ou moins fait ce vol à la côte hollandaise et basque Merci. Si vous ne l'avez pas fait, franchement, faites-le. Parce que c'est vraiment top. Est-ce que tu as... La dernière question que je vais te poser, est-ce que tu aurais une base ou une plateforme d'atterrissage en hélico à nous recommander ? Ou vraiment, tu as kiffé ? Moi, j'en ai une à Fumel-Monterral. Tu as l'impression d'atterrir et de décoller d'un porte-avions. C'est vraiment sur une colline. Rien devant, rien derrière. C'est vraiment comme sur un porte-avions. En hélico, tu dois avoir vraiment des plateformes, des bases, des hélicopores vraiment incroyables à poser. Est-ce que ça t'est déjà arrivé de poser là-dessus ou pas encore ?
- Speaker #1
Non, parce qu'en formation, on ne fait pas trop ça. En intégré, en tout cas, je pense que ceux qui font du modulaire, oui, ils ont beaucoup plus d'expérience forcément parce que la montée d'heure, on peut faire plein de choses. Moi, c'est vrai qu'en intégré, on est extrêmement limité. Donc non, je n'ai pas... Je n'ai pas de truc de fou comme ça. J'ai posé à l'Altiport 007 dans les Pyrénées, mais c'est tout.
- Speaker #0
Tu as dit que tu décollais de Paris. Moi, j'ai atterri à Paris. J'imagine à Aïssi-les-Moulineaux. L'approche à Aïssi, elle est quand même fantastique. Au-dessus de la rocade, tu vois Paris et tout. C'est quand même fantastique, non ?
- Speaker #1
Moi, je n'étais pas du tout à Aïssi-les-Moulineaux. Maintenant, c'est même... presque impossible d'y aller parce qu'il y a une taxe d'atterrissage pharaonique. Donc, on n'y va plus du tout à Issy-les-Molinos. Mais oui, quand on fait des transits parisiens, par contre, c'est vrai qu'on ne peut pas se poser, mais c'est très beau quand même.
- Speaker #0
Oui, c'est magnifique. Tu as la tour Eiffel, tu as plein de choses là que tu vois qu'on fait que le 14 juillet quand ils sont en train de filmer à base d'un bord d'un écho. Ok. Est-ce que tu as... Dernière question avant de... Est-ce que tu as quelque chose à rajouter ? Sur tout ce qu'on a dit, est-ce que tu voudrais rajouter deux, trois petites choses qu'on a oubliées actuellement pour que je puisse passer peut-être un peu vite sur des choses ?
- Speaker #1
Là, comme ça, je ne vois pas. Après, ce serait plutôt d'encourager les gens de faire attention et d'avoir un projet après, de faire attention parce que finalement, on se fait vite embobiner. mais vraiment c'est des projets qui sont totalement faisables bah typiquement je pense qu'on n'a pas abordé comment j'ai financé ma formation parce que c'est vrai que c'est une question qui revient comment
- Speaker #0
t'as financé les 92 000 euros et quelques de jusqu'à présent des 158 heures de vol donc effectivement si on ramène à l'heure de vol ça fait quand même beaucoup avec l'instruction moment. Comment s'est arrivée cette somme ?
- Speaker #1
Du coup, c'est vrai que moi, j'ai eu la chance de faire la reconversion militaire. Donc, j'ai eu une petite somme. Enfin, ça reste une somme, mais c'est vrai que par rapport au coût total de l'hélico, ce n'est pas tant que ça. Je sais que France Travail donne à peu près la même chose à ceux qui ont travaillé pendant plus d'un an, il me semble, avant. Et en parallèle, j'ai fait un crédit, comme beaucoup. On fait des crédits étudiants. Et voilà. Il va falloir les rembourser après.
- Speaker #0
Ouais, donc t'as fait un crédit étudiant avec une période de franchise de 5 ans, j'imagine. Et puis tu rembourseras la totalité pendant 5 ans, comme j'ai fait moi pour acheter l'Immo.
- Speaker #1
L'équivalent d'Antimic, presque.
- Speaker #0
Ouais, carrément. C'est comme ça. OK. C'est vrai que ça peut faire beaucoup et il y a un peu peur ces sommes là, 92 000. Et puis si tu dois monter à 350 heures, c'est encore pire. Mais alors toi tu as fait un crédit de juin. Moi je dis toujours quand on veut, on peut. Toi tu l'as voulu, tu as pu. Alors maintenant effectivement tu essaies de trouver des solutions pour monter un petit peu tes heures et améliorer un petit peu tes heures. Mais c'est sûr que tu ne t'es pas forcément posé 10 000 questions, tu l'as fait, et j'imagine que tu ne regrettes pas. Quand on a un projet, on a beau avoir 50 personnes qui nous disent qu'il ne faut pas faire ça, c'est sûr que si c'est de se jeter d'une falaise, il faut réfléchir à deux fois, mais sur un projet comme ça, financier, on aura toute une vie au pire pour rembourser notre « connerie » , parce que ça n'a jamais été une connerie de piloter un hélico. Mais c'est vrai que c'est vous.
- Speaker #1
une passion, donc franchement, si c'était à refaire, je le referais.
- Speaker #0
Carrément, carrément. Est-ce que, pour finir, tu aurais une ou deux personnes, éventuellement, que tu aimerais voir ou entendre sur ce podcast ? Ça peut être n'importe qui. Si tu me dis, par exemple, je veux Romain Grosjean, parce que je sais qu'il pilote des avions, je lui ferais écouter le podcast, j'essaierais de lui faire écouter le podcast, et puis je lui demanderais de venir ici. Non, mais ça peut être n'importe qui. Évidemment, lié à l'aéro.
- Speaker #1
Je pense que ce serait bien d'interroger Dylan, que je ne connais pas du tout. Mais c'est vrai que sur les réseaux, il partage beaucoup sur les lycées. Et je pense qu'il a un parcours qui est assez intéressant à écouter et qui peut aider pas mal de monde parce qu'il a fait pas mal de choses, déjà. Donc, je pense que ça pourrait être intéressant pour toi, pour le podcast.
- Speaker #0
Ok, super intéressant. Tu me donneras l'insta de Dylan. pour que j'essaie de lui envoyer un ou deux messages. Il sera peut-être, il suit peut-être en secret, il sera peut-être très intéressé d'écouter ton épisode. Et si on veut te contacter pour te poser d'autres questions ou en savoir plus sur tout ça, est-ce que tu es visible sur les réseaux ? Comment on peut te contacter ?
- Speaker #1
Oui, mon Insta, c'est rideandfly. Le N, ride, N, la lettre, et fly pour la moto et l'hélico. Je répondrai avec plaisir.
- Speaker #0
Ok, je mettrai tout ça en description de l'épisode sur toutes les plateformes. Écoute, Amandine, merci beaucoup, quasiment, pour cet épisode. Ça m'a fait vraiment plaisir de t'accueillir aujourd'hui. J'espère qu'on pourra se reparler dans d'autres conditions, et puis autour peut-être d'un écho. Et puis à très vite.
- Speaker #1
Merci à toi pour ce temps et bon cours pour la suite.