- Speaker #0
Bienvenue dans notre podcast Long Life, un podcast dans lequel on reçoit des experts de la santé et de la longévité. Et aujourd'hui, on a le grand plaisir de recevoir Vincent Millot, qui est préparateur mental, préparateur physique et qui a également un studio de coaching à Tarbes. Et on va aborder le mental, les habitudes et la régulation du stress au service de la performance durable pour devenir de meilleurs athlètes du quotidien. Merci à toi, Vincent, d'être avec nous. C'est avec grand plaisir qu'on te reçoit et qu'on va apporter... aborder ce sujet de la préparation mentale qui est encore un secteur dont on entend de plus en plus parler mais comment le transférer dans la vie de tous les jours pour monsieur et madame tout le monde, des gens qui veulent optimiser leur santé sans parler de performance physique car souvent la dérivée de la préparation mentale c'est que c'est pour les sportifs de haut niveau. Donc bienvenue à toi Vincent, est-ce que déjà en quelques mots tu peux te présenter à nos auditeurs ?
- Speaker #1
Oui mais déjà merci beaucoup de m'accueillir ici, bonjour à tous. Donc moi c'est Vincent Milloux, j'ai 33 ans et en effet je suis le fondateur de Natural Recovery, donc un studio de coaching dans le sud-ouest, donc sur Tarbes. Moi je suis donc originaire également du sud-ouest et j'ai exécuté du coup cette fonction de préparateur physique et mental pendant une dizaine d'années dans le milieu militaire. Donc j'ai vraiment été formé au sein de l'institution et c'est dans ces prémices de l'institution où j'ai commencé à faire mes armes et au fur et à mesure à me déporter vers la préparation mentale.
- Speaker #0
Et t'étais armée de terre, de mer ? Armée de terre,
- Speaker #1
du coup en régiment parachutiste.
- Speaker #0
Ok, donc tu préparais les paras pour leur mission. Est-ce que tu peux expliquer un petit peu ce que tu faisais à travers l'armée en préparation mentale ? Parce que là du coup, peut-être que nos auditeurs et moi la première, on s'attend à ce que tu nous dises, j'étais préparateur mentale d'équipe de sport de haut niveau. Mais c'est vrai qu'à l'armée, c'est pas la première chose non plus à laquelle on pense.
- Speaker #1
Non, tout à fait. Après, malgré tout, dans l'armée, on a toujours ces prémices. La préparation mentale est arrivée très tôt. Un peu plus tard, au sein de l'armée de terre, c'est ce qu'on appelait les techniques d'optimisation du potentiel. Donc moi, j'étais affecté à ce qu'on appelle un bureau des sports. J'avais pour fonction ce qu'on appelle le PMS, entraînement physique militaire et sportif. Donc ma fonction primaire, c'était la préparation physique. Donc j'étais sur site et sur base pour préparer les échéances physiques et préparer finalement les soldats d'un point de vue physique. Et au fur et à mesure, je me suis intéressé à ces fameuses techniques d'optimisation du potentiel. Donc c'est un diplôme qui est arrivé, ou en tout cas des techniques qui sont arrivées dans les années 90, qui a été développé par une docteure. Et l'idée qu'elle en a eue, ça a été de finalement rendre quelque chose de très accessible, c'est un peu son cahier des charges. Comment utiliser des techniques de préparation mentale en tout temps, en tout lieu et de manière autonome. Comme ça, que je sois au Mali, que je sois au Liban, peu importe, je n'ai pas forcément mon préparateur mental avec moi, mais on m'a rendu des automatismes et des outils palpables pour pouvoir les mettre en application à l'instant T en fonction de l'état de régulation que je veux avoir. Donc moi je m'y suis formé en 2020. La formation que j'ai vécue en fait, j'étais très orienté déjà vers un milieu, c'est-à-dire que j'étais affecté à la réathlétisation des blessés de guerre. Donc 2020, mon régiment part au Mali. On a plusieurs blessés, dont deux très graves, qui se rapprochent de moi pour pouvoir se reconstruire par le biais du sport. Je me retrouve sans trop d'outils, un peu perdu parce que même au niveau physique, les capteurs n'étaient plus du tout les mêmes. Et c'est là où je me suis dit, il va falloir ouvrir ses chakras, ouvrir un peu cette vision et cette compétence beaucoup plus globale, que ce soit d'un point de vue physique, sur la compréhension des capteurs, sur tout ce qui était boucle sensitive et motrice, et tout l'aspect préparation mentale. Donc ça a été ma vraie porte d'entrée dans ce domaine-là.
- Speaker #0
Super intéressant. Et du coup après, ce milieu militaire, comment s'est déroulée ta carrière ? Est-ce que justement tu as été dans du sport de haut niveau ? Après, ça t'a ouvert des portes ? Quel a été ton cursus jusqu'à l'ouverture de ton studio Natural Recovery ?
- Speaker #1
Donc moi de 2019 à 2025 je suis resté sur table, donc au premier régiment de hussards parachutistes. Et à partir de 2021 je me suis vraiment intéressé à la performance. Donc c'est là où j'ai récupéré ces fameux blessés de guerre. On est parti à la base d'une idée qui était, on se reconstruit par le sport. Mais cette idée s'est vite transformée en on veut devenir sportif de haut niveau. On s'est reconstruit, on pense qu'on a du potentiel. On veut prouver aussi qu'on est encore à même de pouvoir faire de belles choses. Et donc finalement, les objectifs, ils ont été transcendés au fur et à mesure. Donc on a participé à ce qu'on appelle les Invictus Games. C'est une compétition internationale qui a été créée par le prince Harry pour mettre à l'honneur justement tous les blessés des armées internationales. Et c'est une sorte un peu de JO de paralympique. On retrouve vraiment du très haut niveau. Et donc ça a été cet objectif qu'on a défini dans un premier temps. Et de cet objectif, derrière, j'ai une personne qui est devenue double championne de France. J'en ai un qui se prépare pour les paralympiques de 2028, qui est troisième mondial à l'Irox. On a commencé avec l'espoir de se reconstruire et aujourd'hui, on est dans le sport de haut niveau.
- Speaker #0
Super, c'est une superbe expérience de vie et humaine. Du coup, je suppose aussi de voir... Comment tu peux aider à la renaissance de ces personnes-là ? Parce que je pense qu'on peut vraiment parler de renaissance quand des choses comme ça nous arrivent et que notre vie est complètement chamboulée. Et du coup, après, quel a été le moment où tu as eu envie, justement, d'adapter ça peut-être à toutes les personnes qui t'entourent ? Quelle a été l'ouverture de ton studio ? Quel a été le cheminement pour toi ?
- Speaker #1
Ce n'est pas évident. Assez rapidement, j'ai compris. que les compétences que j'avais développées en interne, elles étaient limitées, non pas par le secteur dans lequel je travaillais, mais en fait, on ne peut pas reproduire de l'individualité dans la masse. Je travaille, on est 4, 5 moniteurs de sport pour 500, 600, 700 hommes, et donc de suite, réussir à faire de l'individualisation, c'est très compliqué. Donc moi, je m'étais dit que si je voulais garder mes compétences et continuer à les développer, il fallait que je sorte de ce système-là pour les proposer à vraiment des individus et rentrer dans cette fonction où on cherche la compétence mère et même. vers un seul et même objectif. Pour moi, c'était le sport de haut niveau.
- Speaker #0
D'accord, très bien. Et là, aujourd'hui, tu as ton studio de coaching qui est situé sur Tarbes. Quel est ton style d'accompagnement dans ton studio ?
- Speaker #1
Je vais avoir deux pôles. Je vais avoir un pôle performance. Moi, je vais officier en préparation physique et préparation mentale. Là aussi, j'essaie de me détacher au fur et à mesure vers le sport de haut niveau. Et derrière, je vais avoir une structure basée sur la récupération physique. Donc, on va retrouver contraste de thérapie, sauna et bain froid et pressothérapie. Cette partie-là, l'idée, c'est de pouvoir l'ouvrir à monsieur, madame, tout le monde. C'est de faire comprendre, justement, que la récupération, on ne peut plus passer outre. On est tous sportifs de haut niveau dans notre quotidien. Et c'est de ce quotidien-là où il faut apprendre à relâcher. Donc, c'est ouvrir une porte d'accessibilité et de dire, OK, finalement, ce que vous voyez à la télé pour du sportif de haut niveau, pratiquez-le, il y a de l'effet. Vous êtes dans un laps de temps où vous vous faites mâcher par la vie. Prenez 30, 40 minutes pour vous, mais venez récupérer parce que vous allez gagner en efficience. dans toute la performance de votre vie quotidienne que vous allez avoir. Donc ça, c'était vraiment un peu la genèse du projet, offrir ce service à tout le monde et moi garder mes compétences mères vers ma passion qui est le sport de haut niveau.
- Speaker #0
Et tu as une prédilection dans un sport particulier ou pas du coup ?
- Speaker #1
Alors, je pense qu'il dit sud-ouest, je me brilante facilement vers le milieu du rugby. Mais après, non, pas forcément. C'est un peu la passion là aussi, on s'intéresse à tous les sports. C'est là où ça devient hyper intéressant. C'est plus on s'intéresse à différents sports, plus on ouvre de nouveau nos chakras. Des outils qu'on n'aurait pas utilisés dans un sport, finalement on arrive à les mettre accessibles à d'autres sports et du coup on fédère son propre niveau de compétence dans l'accompagnement qu'on peut proposer à ces différents sportifs. Donc non, plus vraiment, même si j'ai beaucoup de rugbyman à l'heure d'aujourd'hui.
- Speaker #0
En effet, pas étonnant, la région. Et du coup, cette préparation mentale, déjà, est-ce que tu pourrais nous expliquer ce que c'est ? Une définition peut-être simple, pour toi en tout cas. avec ton idée avant qu'on rentre un peu plus dans justement la transposition dans la vie de monsieur et madame tout le monde pour être de meilleurs athlètes du quotidien en fait je suis parti un peu de la base de la prépa physique j'étais un grand passionné dedans,
- Speaker #1
j'ai essayé d'en voir beaucoup de sous-systèmes et l'idée de la prépa physique c'est d'arriver au paroxysme de son propre potentiel la préparation mentale ça va être la même chose comprendre l'individu, comprendre qu'on est tous différents et dans cette individualité apporter les bons outils pour revenir à son Une optimisation à son propre potentiel quasi maximal, mais avec des outils liés à la préparation mentale. Donc ça peut être, on parle beaucoup de stress, tout est stress aujourd'hui dans notre quotidien. Comment on le gère, comment on le perçoit, ça aussi c'est de l'individualité. Et c'est finalement comment optimiser pour toujours être dans une zone, ce qu'on appelle une zone d'activation optimale au moment opportun. J'arrive sur compétition, comment tout ce que j'ai pratiqué auparavant va finalement éclore au bon moment avec la meilleure gestion possible. Comment je m'arrête ? je m'arrête réellement. J'arrive à trouver cet interrupteur, ce bouton pause, pour fédérer ma récupération et mieux repartir sur mon optimisation derrière. Donc finalement, c'est toujours amener cette personne dans l'optimisation de son moment, que ce soit en relâchement, en dynamisation ou en maintien de cette zone d'activation.
- Speaker #0
Ok. Et du coup, comme tu l'as très bien spécifié, et on en a parlé un petit peu au début du podcast, souvent la prépa mentale, elle est associée donc au sport de haut niveau. Ça, c'est assez courant. Je pense que c'est assez commun et les gens l'entendent. Quand on parle de prépa mentale, les sportifs de haut niveau ont leur prépa mentale, en effet, avec eux. Et on le voit. Moi, je m'intéresse pas mal au tennis. On le voit lors des matchs de tennis. Ils ont leur rituel, plus ou moins, en fonction des joueurs. Aujourd'hui, quand même, les sportifs de haut niveau concernent quand même une minorité de la population. une grosse majorité d'acteurs. Comme je nomme moi du quotidien, et comme tu l'as très bien dit, nos vies elles sont très pompeuses, on enchaîne beaucoup de tâches entre la famille, le perso, le développement d'activités. Du coup, comment transférer, comment on transfère ces compétences que les gens pensent être accessibles qu'aux sportifs de haut niveau vers une vie de monsieur et madame tout le monde ? Est-ce que tu peux nous expliquer en quoi c'est bénéfique, même si tu l'as expliqué un petit peu, mais plus sur des termes sport de haut niveau ? Est-ce que tu peux dire comment ça se passe en fait ?
- Speaker #1
Oui, si on veut l'assimiler à du monsieur et madame tout le monde, de nouveau, il faut comprendre, le sportif de haut niveau, lui, sa vie est dédiée à la performance. C'est-à-dire que dans ces 24 heures de sa journée, il va peut-être avoir 4-5 heures dédiées à la performance. Le reste, c'est de la récupération. C'est de la récupération dédiée à la performance de nouveau. Donc il va s'octroyer et orienter sa vie vers cette performance par la récupération. Donc lui, il s'est vraiment switché entre le on et le off. Nous, athlètes du quotidien, je me mets dedans également. J'ai créé ma société il n'y a pas longtemps. Je suis également dans la machine à laver. Dans cette machine à laver, il n'y a pas de bouton off. En fait, on est parti pour un marathon, mais sans ligne d'arrivée. C'est-à-dire que nous, on ne fait que de l'activation, Mais le système nerveux, le corps, il n'est pas fait pour avoir que de l'activation, bien au contraire. Notre cerveau, il n'est pas programmé pour le mode de vie qu'on a aujourd'hui. Il est programmé par les siècles qu'on a passés sur Terre, mais pas pour être dans l'action permanente et la stimulation permanente. Et ça, c'est très énergivore. Et c'est là où, du coup, le comprendre et optimiser sa récupération par des outils physiques, comme le contraste de thérapie, on en parlait tout à l'heure, la vraie récupération palpable. mais aussi de la récupération par des outils de préparation mentale. Le plus accessible, la respiration. La respiration est le premier outil qui va ouvrir ma porte d'entrée sur mon système nerveux. Et en fait, 5 000 de respiration, c'est des heures et des heures de gagné sur ne serait-ce qu'une journée en termes d'efficience. J'ai appris à donner un état physiologique par une porte d'entrée qui était la respiration. Je ne sais pas être calme, je peux me dire, allez Vincent, sois calme, sois calme. Par exemple, la respiration va dire à mon corps, ok, sois calme. Même si ma tête part en fusion derrière. Donc, ça va être... plusieurs outils, il en existe une multitude d'ailleurs on va essayer de l'individualiser aussi comprendre la personne que j'ai en face et de cette compréhension là on va pouvoir donner le meilleur outil possible, moi je me présente un peu comme un garagiste j'arrive avec une boîte à outils monstrueuse, il y a peut-être que 3-4 outils qui vont aller à mon athlète, c'est mon travail de réduire ce con, de faire un peu du Sherlock Holmes, de faire l'enquêteur pour comprendre le système et la compréhension que la personne a de son propre système, ce qu'on appelle la qualité d'interoception, et de cette qualité d'interoception donner le meilleur outil possible mais quand on est athlète du quotidien Se faire accompagner, c'est compliqué. Prendre le temps de se faire accompagner, ça l'est encore plus. Par contre, comprendre qu'il y a 4-5 outils qui répondent à tout le monde parce que c'est physiologique, c'est scientifique, ça, on ne peut pas passer outre. Donc, la récupération par la respiration, on ne peut pas passer outre. S'exposer à la lumière naturelle, on ne peut pas passer outre. C'est 2-3 petits tips comme ça qu'on peut mettre en place, mais il faut apprendre finalement à switcher de cet état d'action à cet état de récupération. Et ça, c'est hyper important. La récupération, ce n'est pas du temps perdu. Et aujourd'hui, on le voit comme ça.
- Speaker #0
Beaucoup de personnes, nous au studio, on a un studio de coaching où on accompagne les gens sur le mouvement, sur la nutrition. On a aussi tout un pôle récupération, comme toi, avec du contraste thérapie. Donc bain froid, sauna afra rouge, on a de la photobiomodulation, de l'hypoxie par intermittence, des bottes de presso. Et du coup, de plus en plus de gens s'y mettent, mais on voit que c'est un peu perçu comme j'ai pas le temps. Donc en fait, ce temps que tu ne veux pas t'octroyer, c'est pour toi une perte de temps. Même si ce n'est pas tout à fait défini comme tel, c'est que je n'ai pas le temps parce que j'ai plein de taf, après il faut que j'aille faire mes courses, j'ai ma fille à aller récupérer à les activités sportives et enfin je vais pouvoir arriver chez moi, mais arriver chez moi, il va falloir que je fasse les lessives, etc. Mais néanmoins, cette capacité à pouvoir appuyer en effet sur le bouton off à un moment donné, elle apporte tellement de bienfaits derrière dans la gestion de sa vie au niveau émotionnel. que c'est tellement important. Et je trouve qu'on commence un peu à éduquer les gens là-dessus. Et en tout cas, les gens sont prêts aussi à être un peu plus éduqués là-dessus, mais c'est encore difficile. Est-ce que du coup, tu pourrais peut-être, pour sensibiliser un peu plus nos auditeurs, dire déjà quelles sont les conséquences d'une vie où on est toujours, toujours dans la machine à laver ou sur le bouton on et qu'on n'arrive pas à avoir de pause ? off d'un point de vue physiologique et mental et cognitif peut-être aussi également ?
- Speaker #1
En fait, il faut en comprendre, déjà, c'est bien physiologique, c'est-à-dire que chaque décision, chaque mouvement a une conséquence interne. On ne le contrôle pas, c'est du système involontaire, donc pour ça, il faut en comprendre son système nerveux. Deux branches, le volontaire, ce qui est prédictif, c'est ce que je fais quand je te parle, je décide de le faire. Par contre, au moment où je te parle, je ne décide pas si mon cœur bat à 65, à 60, à 55, je décide... pas si je respire à 12, 16 mouvements en minute. Tout ça, c'est le système involontaire. Dans ce système involontaire, il porte bien son nom, c'est le pilote automatique. Donc j'ai tout un sous-système qui pilote ça pour moi, sans que j'ai besoin d'y penser. Dedans, de nouveau, dans ce système nerveux involontaire, deux sous-systèmes. C'est vraiment une voiture. J'ai souvent utilisé l'image de la voiture, l'accélérateur et le frein, ce qu'on appelle le sympathique et le parasympathique. Aujourd'hui, on accélère, on accélère, on accélère, et on ne sait pas lever le pied. Et ce problème de ne pas savoir lever le pied, c'est que du coup, de nouveau en physiologie, j'ai un petit labo en interne, j'ai des laborantins dans l'estomac qui sont en train, en fonction de l'état perçu. ils vont devoir délivrer des produits, grosso modo. Quand on appuie tout le temps sur l'accélérateur, on génère souvent du stress. Ça veut dire que dans un premier temps, adrénaline, noradrénaline, ça c'est quand je me sens menacé. C'est ce pourquoi notre cerveau a été prédictif pendant des milliers d'années. C'est, je sors de la grotte, je vais me faire attaquer, est-ce que je vais me faire manger ou pas ? Non, ça a l'air d'aller, hop, je redescends de mon état de stress et je reviens à un état plutôt normal. Aujourd'hui, on a l'impression que quand on sort de chez nous, on va tout le temps se faire bouffer. Grosso modo, c'est ça. un mail de son boss, le cerveau il ne fait pas la différence entre un mail de son boss et un tigre dans la cage dans laquelle je suis enfermé avec pour lui il n'y a zéro différence donc finalement il accélère tout le temps il crée du cortisol dans le long terme et ce cortisol il n'est pas mauvais sur le long terme, s'il devient chronique oui, c'est lui qui va m'amener à la fatigue du coup dans les modèles de stress on a toujours cette phase d'attaque quand on a l'attaque soit on a la fuite, l'inhibition ou le combat Et ensuite, une fois que perdure cette phase de combat, c'est là où le cortisol arrive dans le long terme et on arrive jusqu'à l'épuisement, ce qu'on appelle le burn-out aujourd'hui. Le but, ça va être de se dire, maintenant, je vais essayer de lever le pied. Répondre à mon système involontaire, mais ne pas être que sur la pédale d'accélérateur et avoir de temps en temps, soit réussir à lever, soit même trouver la pédale de frein. Et là, ça commence à devenir sympa. Et surtout, il faut qu'on l'octroie à notre corps.
- Speaker #0
Et du coup, qu'est-ce que tu observes, toi, quand les gens n'arrivent vraiment pas du tout à... à faire cette balance entre accélérateur et frein comme dégradation physiologique, tu as parlé d'épuisement, de burn-out, est-ce que d'un point de vue, autre répercussion émotionnelle par exemple, est-ce que tu as observé d'autres choses ?
- Speaker #1
Oui, on a des personnes qui sont à même de s'auto-analyser. Aujourd'hui, on travaille beaucoup dans la préparation mentale, c'est la gestion des émotions. La gestion des émotions, maintenant, on a commencé à la laisser un peu de côté, on confond un peu tout. Émotions, motivation, rigueur, et finalement c'est un peu un medley parce qu'on essaie de tout cumuler pour répondre à tout, mais à tout vouloir faire, on ne fait jamais rien correctement. Et ça c'est aussi une demande énergétique du corps. Du coup on est toujours en train de demander plus, et je suis presque en train de prendre l'énergie de mon lendemain. Ok, je ne m'arrête pas, il faut que j'en fasse plus, il faut que je produise plus aujourd'hui sinon je vais avoir du retard. Ouais mais en fait tu es déjà en train de taper, tu fais du crédit à ton propre corps. Et ce corps, pendant 5-10 ans il va peut-être pouvoir le tenir. Mais à un moment donné, il est comme pour tout, quand c'est une donnée qui n'est pas inépuisable. Et quand on aura atteint son plein potentiel, c'est là où on va commencer à s'auto-dégrader. On parle de maladies auto-immunes, on va parler du fameux burn-out, on va arriver à un état de fatigue, où on aura beau essayer de se relever malgré toute la bonne volonté, à un moment donné, c'est comme de nouveau cette voiture, on va avoir un premier voyant qui va arriver, c'est un voyant orange, puis ce voyant orange va devenir un voyant rouge, et à un moment donné, il va y avoir une casse moteur. Dans le milieu du sport, c'est ce qu'on appelle la blessure, c'est ce qui arrive souvent par du surmenage, du survolume. qu'elle soit cognitive ou qu'elle soit physique. Et on va retrouver un peu la même chose dans les athlètes du quotidien. On va aussi retrouver quelque chose qui est quasiment toujours là, c'est la qualité de sommeil. Cette qualité de sommeil, elle s'est aussi dégradée. C'est-à-dire qu'aujourd'hui, on ne récupère pas parce qu'on s'allonge. Je m'allonge, je dors, mais dormir n'est pas de la récupération. Si on n'a pas su appuyer sur cette pédale de frein, eh bien en fait, oui, je me suis allongé, c'est bien. Mais on va sentir que je me lève, peut-être 8 heures plus tard, malgré le fait d'avoir respecté... ce que la science nous donne comme meilleur volume de sommeil possible. Mais je me lève, il faut que je me lève au pied de biche. Allez, lève-toi, c'est parti, on attaque la journée. Mais comment je vais faire, je suis déjà mort. Et ça, on le retrouve également sur ce mode de vie qui est complètement délétère à notre propre système.
- Speaker #0
Et du coup, tu as parlé de boîtes à outils, avec des outils un petit peu plus globaux pour justement accompagner les gens au quotidien. Tu nous as parlé de respiration déjà dans un premier temps. Cette respiration, comment tu la préconises de manière globale ? On ne va pas rentrer dans l'individualisation, pardon, mais quel type de respiration tu préconises ? À quel moment de la journée ? À quel moment de stress tu préconises un petit peu ça déjà, si on prend ce premier tiroir respiration ?
- Speaker #1
Oui, je pense que c'est le premier et c'est le plus important. Tout à l'heure on parlait du système nerveux, on parlait de cette branche involontaire et finalement la respiration c'est le super pouvoir de l'être humain. Dans cette branche involontaire, il va y avoir la digestion, il va y avoir la fréquence cardiaque, je passe plein de sous-dimensions de ce système mais il y a aussi la respiration. Et finalement la respiration c'est quelque chose qu'on va répéter à peu près 22 000 fois par jour. mais qui est conscientisé par quasi personne de la population. Donc le fait de prendre le temps et de se dire maintenant je vais prendre le contrôle d'un système qui était censé être involontaire, va automatiquement donner de la donnée à ce système nerveux et l'amener à un état voulu. Dans cet état voulu, la respiration la plus simple qui existe, c'est ce qu'on appelle la cohérence cardiaque. Ça va être 5 minutes, 5 secondes d'inspiration, 5 secondes d'expiration, et on va jouer finalement sur une sorte d'information sur ce qu'on appelle la variabilité de la fréquence cardiaque. On va redonner un état de calme au corps. Et en plus, ce message-là, nerveux, on va le transmettre pendant 3 à 4 heures. Donc c'est-à-dire qu'on a vraiment quelque chose qui va se mettre dans une chronologie. Donc 5 minutes, c'est 3 à 4 heures de données sur une information qu'on donne au système nerveux. Ça, c'est si on veut, on va dire, réguler son état dans sa journée. Si c'est le soir et qu'on a toujours ces fameuses 5 minutes, on va augmenter le temps expiratoire, on va passer à 6 secondes, et on va prendre 4 secondes de temps inspiratoire. Et là, au contraire, on va passer dans un système où on va dire au corps, ok, relâche, ça y est, c'est la fin de journée. Et on en vient enfin à trouver peut-être cette pédale de frein qui sera juste intimée par 5 minutes de respiration. Et 5 minutes, je pense qu'aujourd'hui, on arrive à les trouver.
- Speaker #0
Et par rapport à la respiration, est-ce que tu préconises aussi des apnées poumons pleins, des apnées poumons vides dans tes protocoles ou pas du tout ?
- Speaker #1
Alors moi, je vais les utiliser, mais je vais plus être sur des protocoles de performance. C'est-à-dire que poumons vides, poumons pleins, c'est ce qu'on appelle... potentiellement les respirations carrées, rectangles, on va revenir sur des formes géométriques, c'est-à-dire que je vais prendre par exemple sur une respiration carrée, 4 secondes d'inspiration, 4 secondes de pause, 4 secondes d'expiration, 4 secondes d'expi. J'ai peut-être confondu les cycles, désolé. Vous avez compris.
- Speaker #0
Tout le monde a bien compris.
- Speaker #1
L'idée de cette respiration, c'est qu'elle ne va pas forcément à tout le monde. Des personnes vont trouver de l'inconfort dans cette phase de rétention poumon vide ou poumon plein. Donc l'idée, ça va être aussi de personnaliser, de faire des essais. À un moment donné, on est aussi à notre propre labo, je fais des testings. J'essaie sur 4 secondes, j'essaie sur 6 secondes. Ça ne me convient pas, l'apnée, je ne suis pas du tout à l'aise. Je reste sur de la cohérence cardiaque où je n'ai pas assez de temps d'apnée. Il faut vraiment individualiser cette pratique. Et après, sinon, moi, dans la performance, je vais l'utiliser, mais c'est plus pour jouer sur la tolérance au CO2. Donc ça nous permet de regagner des points de VO2 max assez rapidement en jouant sur la perception qu'a le corps sur son taux de CO2 et d'O2. Mais là, on sort un peu du cycle. en rendant de la performance.
- Speaker #0
Et dernier point sur la respiration, tu préconises une respiration plutôt nasale sur ce genre d'exercice. Tu préconises nasale, buccale. Quelle est ton opinion et ton avis et tes protocoles à ce sujet-là ?
- Speaker #1
Moi, je mène une longue guerre sur la respiration nasale. Il faut respirer par le nez. Respirer, c'est l'organe, il est fait pour ça. Il est fait pour filtrer, il est fait pour réchauffer. La bouche ne le permet pas. Le fait de respirer par la bouche, c'est stressant. Le corps, il perçoit, il se dit, bon, si je n'utilise pas le nez, c'est qu'il y a un problème. S'il y a un problème, c'est que je suis sur le quai vif. Si je suis sur le quai vif, je stresse. Si je stresse, je fais du cortisol. Et là, ça y est, déjà, on est dans une boucle où, indirectement, par un simple fait qu'on répète 22 000 fois par jour, je vais générer, moi-même, je vais devenir oxydatif par mon seul mauvais fonctionnement, finalement, une mauvaise conscientisation. Et ça va être la même chose sur l'organisation de la respiration, le mécanisme. Si je n'utilise pas mon diaphragme, qui a un muscle dédié à la respiration, c'est pareil, le corps va se dire de nouveau, voyant en orange, le muscle qui est dédié à la respiration n'est pas utilisé, j'ai une respiration thoracique, ce qu'on appelle une respiration d'urgence, ça porte bien son nom, de nouveau c'est qu'il y a un problème. S'il y a un problème, je reviens dans cette phase, stress, cortisol, et je m'oxyde de nouveau. Donc je crée de la propre fatigue par un mauvais schéma respiratoire. Donc respiration nasale à préconiser en tout temps, en tout lieu.
- Speaker #0
Et qu'est-ce que tu observes toi ? Parce que nous on le voit bien au studio. Je pense qu'il y a un gros, gros travail sur la respiration à faire avec la plupart des gens, en fait. Puisqu'en bébé, on respire très bien. Et après, justement, c'est par le bien de notre vie quotidienne où il y a un dérèglement qui se fait. Et on ne réapprend jamais. Alors, on en entend plus parler maintenant, mais on n'a pas de réapprentissage à respirer. Et je trouve ça dommage. On devrait l'intégrer même à l'école, je pense. réellement avec des cours de respiration quand on est jeune enfant, jeune ado, pour éviter que ces problèmes perdurent parce qu'on se retrouve avec des personnes adultes où je trouve que c'est un point qui est hyper difficile à rééduquer.
- Speaker #1
Oui.
- Speaker #0
Je ne sais pas ce que tu en penses, toi, mais...
- Speaker #1
Le point où je suis rejoint directement, c'est à l'école. Notre système d'éducation doit être beaucoup plus porté sur cette qualité d'interoception. On va livrer des jeunes qui vont devenir adultes assez rapidement dans cette fameuse machine à laver. mais alors qu'on pouvait les outiller très facilement. Et aujourd'hui, on a fait un culte du physique, mais on a délaissé le culte un peu du mental. C'est-à-dire qu'on a sur-outillé un physique. Mais on ne lui a pas donné en adéquation le contrôle qu'on a par l'unité qui est l'ordinateur de bord, celui qui contrôle tout le cerveau. Dans ce contrôle, il y a en effet la respiration qui est le prémice de tout, c'est la porte d'entrée du système nerveux. Je me répète un peu, mais ça me fait ramer de faire de la martothérapie. Et en effet, plus on peut le mettre tout en rééducation, parce qu'on parle de rééducation, tu le disais très bien, nous, on sait respirer, on le perd par notre mode de vie. Donc c'est quelque chose qu'il faut retravailler le plus tôt possible. Ça, c'est indéniable. Et en effet... Le rééduquer est très compliqué. Parce que, de nouveau, on s'interroge et on a peu de temps. Et quand on a des personnes qui viennent nous voir, nous, en performance, je veux un physique, je veux pousser fort. Oui, mais pour pousser fort, d'abord, il nous faut une base. Et c'est un peu le problème de la maison. Si je pars avec des fondations qui ne sont pas assez solides, oui, je peux avoir une belle carrosserie, mais si le moteur et les suspensions ne suivent pas, ça va être compliqué. Je vais vite arriver à blessure ou à décompensation physique. Et la respiration, c'est un cycle et un socle sur lequel on ne peut pas passer outre. C'est vrai qu'au niveau postural, c'est énorme aussi.
- Speaker #0
En effet, c'est une base. De toute façon, sans oxygène, on meurt en réalité. Donc, ça devrait être même pour tout le monde. S'accorder, comme tu le disais, c'est cinq minutes dans une journée. Au moins, commencer avec un premier cycle de cinq minutes, ce n'est quand même pas non plus un nombre de temps. qu'on ne peut pas caser dans son emploi du temps 5 minutes. Je pense que c'est vraiment quelque chose qui est faisable. Mais c'est vrai que la plupart des gens, ça les ennuie de faire ça, souvent. On a ça aussi, puisqu'on est dans une vie où maintenant, on est tout le temps et constamment happé par les réseaux, par le téléphone, par le bruit, par la télé, par tout style d'écran, par le travail. On trouve toujours autre chose à faire. Et je trouve que c'est très difficile d'aider les gens à appuyer sur ce bouton. off, enfin en tout cas qui le fassent réellement en tout cas. Et qui prennent ce temps. Donc c'est un gros travail éducatif à faire.
- Speaker #1
C'est un travail qui n'est pas facile, tu le disais en fait. Aujourd'hui, on est buté à la dopamine. Toute notre vie tourne autour d'elle quasiment parce qu'on est surstimulé. Cette surstimulation, c'est pas la vidéo, c'est-à-dire que c'est pas le nombre d'images par seconde qui passe qui est déficitaire pour le cerveau. C'est en fait l'attention qui change tout le temps. Les vidéos durent 10, 15 secondes, je scroll, je sweep. Et à chaque fois que je change de vidéo, mon cerveau doit refaire un nouveau focus de compréhension, d'analyse. Et ça, c'est pareil, le cerveau lui, il est énergivore. Dans cette énergie, il va puiser énormément et en plus, il nous faut cette résultante. Ah, j'ai passé, super, génial. En fait, le cerveau, c'est ce qu'il perçoit, c'est exactement le message qu'il est en train de donner en interne. Et tout ce temps où on lui dit, ouais, génial, mais en fait, je te fatigue indirectement, je ne te donne pas du tout de la récupération, je suis en train de t'épuiser et en plus, je ne me concentre pas à faire des choses qui sont simples à mettre en action. et qui sont maintenant portées comme ennuyeuses. Et ça, c'est quelque chose qui est hyper dur et ça demande une grosse prise de conscience. Et dans cette prise de conscience, d'ailleurs, de la rigueur pour pouvoir fixer finalement une nouvelle habitude. Mais c'est un travail de longue haleine.
- Speaker #0
Ça ne se fait pas rapidement. Il faut, comme tout changement d'habitude, prendre le temps de le faire et ne pas se fixer un objectif trop haut au début pour pouvoir l'atteindre.
- Speaker #1
Oui, tout à fait.
- Speaker #0
Toi, tu préconises quoi ? Cinq minutes par jour ? Ou tu fais des... Un petit palier encore un peu plus faible au début, en fonction de chaque personne, je suppose.
- Speaker #1
En fonction de chaque personne. L'idée, quand on veut refixer une habitude, c'est de la rendre la plus simple possible. Une habitude, elle est difficile. Mais du coup, il faut tout rendre facile pour la mettre en place. C'est-à-dire qu'il faut la rattacher, par exemple, à des déclencheurs. OK, le matin, tu coules ton café. À partir du moment où tu appuies sur le bouton, c'est ton déclencheur. OK, j'ai rattaché mon action à quelque chose que je fais déjà de manière journalière. C'est ça le matin, c'est ma petite routine, moi j'appuie sur le bouton de l'anespresso, c'est parti, ça coule. Et bien dans ce temps où ça coule, je conscientise ma respiration et je commence à la mettre en place. Et finalement quelque chose que j'ai rattaché à une action simple que je fais de manière journalière sans aucun effort, ça me demande un peu d'effort au début, puis au final ça m'en demandera de moins en moins. Et lorsque ça va en demander de moins en moins et que ça sera devenu une habitude, je vais prolonger le temps. On va passer de 2 minutes à 4 minutes, à 5 minutes. Puis ces 5 minutes je vais les rendre reproductibles. Je suis dans les transports en commun, je suis en voiture. Mais là ok, bah bon. tu te reprends 5 minutes. Certaines personnes, il leur faut ce petit guide, téléchargez telle appli, elle va vous guider et vous la lancer. Et d'ailleurs, on reflite des objectifs. Mais il faut qu'ils soient atteignables et facilement atteignables. Ça, on ne peut pas passer au-dessus. C'est indispensable. Et après, dans cette fixation d'objectifs, les petits tips qui nous permettent d'aider à appréhender ça ou du moins à aller vers l'objectif, c'est de se dire, soit je tiens un calendrier et le corps, le cerveau, il a besoin de percevoir que ça a été réalisé. Je mets une petite croix. où je tiens mon application et un peu comme duolongo, j'essaie d'avoir un maximum de jours d'affilée pour avoir mes récompenses. Mais il faut une récompense immédiate.
- Speaker #0
C'est indéniable aussi.
- Speaker #1
C'est le système de récompense. J'ai réalisé, donc je check quelque chose. En tout cas, je le marque comme étant réalisé.
- Speaker #0
C'est un vecteur de motivation. On trouve plusieurs types de motivation, mais le cerveau, ce qu'il aime, c'est la réalisation. Il faut que ça soit fait maintenant. Ça libère de nouveau cette dopamine de réalisation. Je me sens bien, ça a été fait. J'ai coché. Il y avait un blanc dans ma case. Ça y est, il n'y a plus. Le cerveau, c'est quelque chose qu'il attribue très facilement et qu'il va aimer reproduire.
- Speaker #1
Et tu nous as parlé également de l'exposition à la lumière dans ta boîte à outils. Si on prend peut-être 3-4 principaux outils que tu utilises le plus régulièrement dans l'accompagnement d'athlètes du quotidien. L'exposition à la lumière, c'est hyper important, ça va rythmer notre cycle circadien. Et du coup, par rapport à ça, quels sont tes conseils ?
- Speaker #0
C'est de s'exposer le plus tôt possible. Je me suis levé, là c'est difficile mais je ne touche pas au téléphone. ça aussi, dans les habitudes je fais une petite aparté mais dans ce genre d'habitude les éléments que vous voulez enlever de vos habitudes rendez-les difficiles le téléphone si je veux pas l'avoir la nuit si je veux pas le regarder parce que je suis un peu je fais une insomnie, je le mets en dehors de la chambre il faut que je me lève, il faut que je marche 10 mètres il faut que je le récupère, c'est embêtant le cerveau il va vouloir procrastiner un peu ok je l'ai rendu trop difficile, il est pas accessible je le laisse, et vous allez voir qu'au fur et à mesure cette habitude elle va commencer à disparaître avec, donc dans cette Merci. Ce genre d'activation, c'est la même chose. On essaie de s'éloigner des écrans, des lumières artificielles, et on va s'exposer à la lumière le plus rapidement possible pour recaler justement ce rythme circadien. C'est-à-dire qu'on a une horloge interne avec des hormones qui vont être délivrées à certains moments de la journée par un rythme biologique interne. Et nous, si on lui donne directement ce prémice de « ok, on vient de se lever, je m'expose » , on va favoriser ce rythme circadien et automatiquement, on va favoriser l'horloge interne jusqu'à la phase de sommeil le soir même. Donc on va améliorer la qualité de sommeil, donc de récupération potentiellement.
- Speaker #1
Ok. Comment, parce que souvent, là aussi, comme un petit peu moyen de contreparer ça, quand il fait gris, ça fonctionne.
- Speaker #0
Oui.
- Speaker #1
D'accord. Il faut bien l'expliquer aux gens. C'est parce que vous n'habitez pas dans le sud avec un grand soleil que ça ne fonctionne pas déjà. Et quand il fait nuit, du coup, parce que là, on est en été, l'heure où on tourne le podcast, l'hiver, moi, je sais que je me lève très tôt le matin. Je me lève, il fait nuit. Nous, on a des luminettes au studio. Est-ce que toi aussi, tu utilises ce genre d'outils ou une lampe ? Qu'est-ce que tu préconises, toi, dans ces moments-là ?
- Speaker #0
Moi, je me rapproche de la photobiomodulation. On va se rapprocher de ces longueurs d'onde qui vont donner de l'information au rythme circadien également. Mais oui, c'est des choses, c'est du matériel, mais qui est plutôt accessible maintenant financièrement, qu'on arrive à mettre partout, au bureau, au réveil. Donc, c'est des choses que je mets également en place.
- Speaker #1
Ok. Exposition à la lumière, le soir créer des lumières plus tamisées pour favoriser justement, si on respecte ce cycle circadien, le moment d'endormissement et de préparer la phase de sommeil.
- Speaker #0
Moi je vais même maintenant avec mes sportifs jusqu'à leur conseiller d'acheter des lunettes de biohacking qui vont couper complètement les lumières. Du coup on a l'impression d'être docteur Octopus.
- Speaker #1
C'est les lunettes rouges tout à fait. Oui les lunettes rouges tout à fait.
- Speaker #0
Donc ça c'est quelque chose que je préconise. pour les personnes qui veulent vraiment tout optimiser. On parle de l'hyper-performance, on parle de tout le mille-feuille qu'on va venir empiler d'outils, mais c'est quelque chose que je conseille assez fortement. Réussir à se couper de ces lumières artificielles, même pas forcément les lumières des écrans le plus redouté des problèmes, c'est les lumières qu'on allume dans nos maisons à l'heure d'aujourd'hui.
- Speaker #1
Qui sont trop lumineuses.
- Speaker #0
Qui ont une longueur d'onde qui vont complètement contrer la production de mélatonine.
- Speaker #1
Respiration. Exposition au soleil, enfin la lumière pardon, et régulation pour la phase pré-endormissement. Ensuite dans ta boîte à outils, qu'est-ce que tu pourrais nous dire, peut-être deux outils encore pour accompagner les athlètes du quotidien ?
- Speaker #0
Le mouvement. Le mouvement indéniable, la mise en mouvement, d'en parler le matin, avec l'exposition à la lumière, si on arrive à le faire, là on est vraiment dans la consécration on va dire, mais réussir à s'octroyer du mouvement même en étant au bureau. Je veux produire, je veux être efficient. Si vous cherchez l'efficience, apprenez à couper ces fameuses 5 minutes. Descendez en bas du bureau, mettez-vous dans la rue, allez marcher, faites quelques pas. Scannez également pour les yeux. Aujourd'hui, on ne fait que du focus. C'est-à-dire qu'on sait être monotâche, on ne sait être qu'une vision sur un seul écran. Mais on a perdu tout ce qui est oculomoteur sur la vision périphérique. Allez dans la rue, mettez-vous en action 5-10 minutes. Ça va vous permettre de descendre un peu cette latence au niveau des pensées. même si vous pensez à ce que vous devez faire après, mais au moins vous êtes dans une autre action, scannez un peu votre environnement, ne regardez pas les écrans en marchant, et c'est 5 minutes qui vont vous faire gagner encore des heures d'efficience derrière. ont beaucoup beaucoup d'importance beaucoup beaucoup d'importance le fait de s'étirer si vous ne voulez pas forcément descendre un peu de mobilité, c'est des choses qui prennent 2, 3, 4 minutes 5 si on est grand luxe mais prenez-vous ces 5 minutes, elles vont être ultra importantes et si d'ailleurs vous arrivez à respirer en marchant on a tout gagné on a combiné les deux ensemble exactement, là c'est la fusion de plusieurs éléments mais on arrive à le faire très facilement dans le temps ça demande un peu de rigueur dans un premier temps et une fois que cette rigueur est attribuée on en vient à ce qu'on appelle la fixation des habitudes une habitude ne demande plus d'effort Et on en vient à coupler plusieurs méthodologies ensemble. Mais d'abord étape par étape.
- Speaker #1
Tout à fait. Et un dernier outil du coup pour nos auditeurs que tu pourrais conseiller ?
- Speaker #0
Quelque chose qui est un peu plus difficile à mettre en place, mais c'est l'hormèse. L'hormèse, moi j'en suis un grand fan. Pas parce que j'ai que du sauna et du bain froid chez moi, mais on peut en mettre à toutes les sauces. L'hormèse, finalement, c'est se challenger. C'est réussir à mettre un peu moins la clim l'été, de chauffer un peu moins l'hiver, de challenger finalement son propre corps à se réadapter à son environnement et de ne pas rendre l'environnement adapté. à son propre corps. On inverse un peu la tendance. Aujourd'hui, on est trop assistés, les ascenseurs, les escalators, challengez-vous. Ça va aussi dans le mouvement, ça va aussi dans l'alimentation. Ce n'est pas parce que vous avez un creux qu'il faut manger directement. Des fois, faire un jeûne de temps en temps, c'est quelque chose qui rentre dans leur maize aussi, qui va produire parce que vous créez de l'adaptabilité. C'est pas facile de dire cela. Mais challengez votre corps et il vous le rendra derrière. Il va mettre en place, il va essayer d'être plus résilient finalement. Et cette résilience physique qu'on va avoir, elle ira sur le mental derrière. Si je suis plus résilient au stress physique, je le serai aussi d'une donnée mentale. Donc il existe plein de petits moyens pour faire de l'hormèse, mais ça, il faut pouvoir le faire.
- Speaker #1
Oui, tout à fait. Et comme tu disais, nous tous les deux, on a un studio de coaching où en effet, on a du sauna, on a du bain froid. Moi, j'ai de l'hypoxie aussi en plus, qui a le même principe d'hormèse. Mais il y a d'autres moyens de le faire aussi. Rien que chez soi, déjà la douche froide, comme tu disais, mettre moins de chauffage et s'exposer un peu plus au froid, manger moins, plein de petites choses. Prendre les escaliers qui sont quand même accessibles pour les gens qui n'ont pas forcément accès au sauna et au bain froid. Ah oui ! Les moyens non plus. Ça ne demande pas non plus de devoir rentrer dans des techniques et des investissements monstrueux. on peut avoir des choses qui sont accessibles pour tout le monde.
- Speaker #0
Et au contraire, on va même faire des économies.
- Speaker #1
Oui, tout à fait.
- Speaker #0
Si je chauffe moins, je fais des économies. Si je mets moins la clim, je fais des économies. Si je me douche qu'à l'eau froide, je fais des économies. Ce sont des choses qui sont très simples, mais qui n'ont aucun coût, si ce n'est un coût de volonté finalement. Mais encore une fois, si on s'y met, si on fixe bien ses objectifs, si notre motivation est réelle, elle est intrinsèque, elle fait partie de nous, elle fait partie d'un pourquoi. Ce sont des choses qu'on peut mettre en place assez facilement quand même.
- Speaker #1
Très bien, Vincent. Et du coup, est-ce qu'on pourrait revenir juste sur ce que tu évoquais à la fin ? Donc, on a nos quatre outils dont on a parlé. Donc, tout ce qui va être respiration, exposition à la lumière, tout ce qui va être hormèse et le mouvement. Donc, c'est ces quatre principaux outils qu'on pourrait conseiller à nos athlètes du quotidien. Ok, j'ai mes outils. Et comme tu disais, comment ça va se passer le cheminement ? Pour réussir à les mettre en place, tu nous as parlé de la fixation des objectifs, donc petit à petit, voir et le rattacher à un mouvement conscient que je fais pour que ce soit facilement adapté et mis en place dans ma vie de tous les jours. Tu nous as parlé de pourquoi, je pense que le pourquoi est très important en effet. Pourquoi j'ai décidé de changer certaines choses dans ma vie, dans mon quotidien ? Et ça, quand ça devient difficile, toujours se rattacher, je pense à son pourquoi. Quand on en a marre, et c'est normal d'avoir des montagnes russes en termes de motivation, on n'est jamais tous constants dans n'importe quel domaine que ce soit. Est-ce que tu aurais d'autres choses à pouvoir nous dire pour justement aider nos auditeurs à se dire, OK, j'ai ces quatre tiroirs. Je vois un peu moi sur quoi j'ai peut-être un peu plus besoin dans un premier temps, parce que l'idée, c'est aussi peut-être pas non plus de mettre ces quatre éléments tout de suite dans sa routine. Non, surtout pas. Voilà, ça ne fonctionnera pas. Donc, est-ce que tu peux donner un petit conseil comme ça à tous nos auditeurs ?
- Speaker #0
Oui, l'idée, c'est de commencer petit. Si cinq minutes, c'est trop, je commence par deux minutes. Il faut que ça soit le moins de contraintes possible. Le cerveau, il cherche l'économie de par sa fonction, de par sa volonté de vouloir survivre. il sera toujours en mode économie. Lui, son but, c'est qu'on soit là demain. Si on lui rajoute de la contrainte, il va vraiment le voir comme de la contrainte et il va lutter pour ne pas le réaliser. Donc, rendre les choses le plus simple possible. Pour le rendre simple, il y a la contrôle de son environnement. Ce que je vous disais, je ne veux plus le téléphone avec moi le soir, je l'enlève de la pièce. Et déjà, en fait, j'ai mis un élément de friction. 20 secondes qui vont me poser la question, est-ce que je dois aller le chercher ? Est-ce que je dois faire cet effort d'aller jusque là-bas ? Je veux mettre en mouvement, le matin je prépare déjà mes chaussures, je prépare ma tenue. Et je me lève, j'ai pas très envie mais bon j'ai déjà mon short qui est posé, j'ai déjà mon t-shirt, il est là dans la cuisine, j'ai les chaussures qui sont à l'entrée. Ça y est, j'ai contrôlé mon environnement la veille où j'étais encore dans cette phase de volonté, où j'avais un coût énergétique qui était très bas pour pouvoir le réaliser. Et finalement, je me suis laissé des indices pour pouvoir le réaliser le lendemain. Quelque chose qui fonctionne très très bien, c'est le si-alors. Si je fais ça, alors, ça, ça nous permet de doubler quasiment le taux de réalisation. Un exemple qu'on a tous fait, c'est si je réussis à mettre la boulette de papier du premier coup dans la poubelle, je vais devenir millionnaire. Bon, je ne suis pas devenu millionnaire, mais j'ai réussi à la mettre dans la poubelle. Mais se rattacher avec des si-alors, des sortes d'auto-challenges, ça va nous permettre d'augmenter le taux de réalisation. Ça, après, c'est propre à chacun de comment on les définit. En parler également. J'en parle à ma famille. Ok, à partir de demain, je vais commencer à réaliser ça. Le fait d'en avoir parlé, de l'oraliser. c'est comme si j'avais signé un pacte finalement déjà avec moi-même, mais en plus j'en ai parlé aux gens, je me suis mis un couteau finalement sous la gorge, et eux dans une semaine bon alors t'as réussi à courir combien de fois cette semaine ? ouais mais...
- Speaker #1
finalement pas,
- Speaker #0
peut-être finalement pas ou peut-être aussi 3,
- Speaker #1
4 en effet,
- Speaker #0
exactement donc c'est un peu réussir à s'auto-challenger par soi-même, se mettre des fois des couteaux sous la gorge et de se dire bon je m'en suis mis une tout seul, j'en ai parlé à tout le monde maintenant, faut que j'y aille C'est des petites choses comme ça qui nous permettent de continuer à avancer, de fédérer un peu ces nouvelles mises en place d'habitude. Mais contrôler son environnement, ça sera quasiment le plus important. Ça demande beaucoup de volonté. La volonté, c'est un bien précieux et il est épuisable. Si dans ma journée, je me suis donné de bonnes habitudes, mais je les réalise le soir, le soir, je suis plus épuisé, je suis plus fatigué. Le cerveau, il a consommé énormément. Ma volonté, encore une fois, c'est une donnée qui était épuisable et qui demande de l'énergie. Si je n'ai plus d'énergie, elle va vacillir. Donc c'est pour ça, ça va être important de plutôt les fixer le matin et surtout sur du très court terme. Donc je dirais son environnement, les fixer avec un objectif de temps, mais court, que ça ne soit pas une contrainte finalement, et de l'engagement.
- Speaker #1
Ok, très clair. Écoute, merci beaucoup Vincent pour toutes ces informations et bien comprendre que moi, ce que je dirais en mot de fin, je te laisserai après le mot de clôture sur toi, ce que vraiment comme message tu veux faire passer, mais ce n'est pas du temps de perdu.
- Speaker #0
Non.
- Speaker #1
Bien loin de là. Vous allez optimiser votre fonctionnement. Je vais reparler d'athlètes du quotidien, devenir de meilleurs athlètes du quotidien. Optimisez votre santé. Et ces cinq minutes où vous vous dites, j'ai autre chose à faire, j'ai tellement de choses à faire dans ma journée. Mais en fait, vous allez être de plus en plus efficient sur le reste. Et votre corps va vous remercier en plus par la suite.
- Speaker #0
Totalement. On va gagner aussi en clarté mentale. Mais oui. Il n'y a que du bon à pouvoir le faire. Et encore une fois, c'est une enveloppe corporelle. Il faut la respecter. Il faut lui donner de la longévité pour qu'on puisse avoir cette efficience dans le long terme. On en parlait au début, on est sur un marathon, pas sur un sprint. Ce sprint, on peut le vivre sur un, deux ans, mais on ne pourra pas ou difficilement le vivre sur cinq, dix ans ou en tout cas, le coût à payer sera beaucoup trop important.
- Speaker #1
Super, merci beaucoup Vincent. Est-ce que pour nos auditeurs, s'ils veulent voir un peu ce que tu fais, si tu as des contenus, ils peuvent te retrouver où ?
- Speaker #0
Ils peuvent me retrouver sur Instagram, sur la page de Natural Recovery, le centre de récupération que j'ai au sein de Tarbes. On parle beaucoup de préparation mentale et on met pas mal de tips sur favoriser la récupération, notamment par l'hormèse.
- Speaker #1
Ok, super. N'hésitez pas à aller voir. Vous allez voir, il y a des super contenus. Natural Recovery, on vous mettra en description le lien pour retrouver Vincent. Merci à toi vraiment d'avoir participé à ce podcast et de pouvoir sensibiliser notre communauté à la prépa mentale. prendre du temps aussi. Je pense que c'est hyper important. Si cet épisode vous a plu, n'hésitez pas à le liker, le partager, à nous mettre des commentaires, à nous mettre 5 étoiles pour que le podcast puisse continuer d'exister et qu'on ait des invités de qualité comme Vincent, que l'on puisse faire venir. Et on vous souhaite à tous et à toutes une très bonne fin de journée et on se retrouve très vite dans Podcast Long Life. Merci.