- Speaker #0
Bonjour à tous et bienvenue dans le podcast Long Live, le podcast du Lab Coaching. Ici, on retrouve des experts de la santé intégrative pour nous parler de sujets autour de la santé, du sport, du bien-être. L'objectif, c'est de vous donner un maximum d'outils pour rajouter de la vie à vos années. Et en avant-première, aujourd'hui, vous l'avez peut-être déjà entendu, mais on organise notre deuxième retraite. Notre retraite basée sur la longévité qui aura lieu le 26 et le 27 septembre. au domaine de courtigie, à Momo Amo. Donc si vous voulez en savoir plus, attendez la fin de l'épisode, on vous donnera toutes les infos.
- Speaker #1
Aujourd'hui, on est avec le docteur Jenny Beckham. On va parler du burn-out, un sujet peut-être mal compris. On a peut-être eu des proches qui en ont fait. C'est toujours un sujet très compliqué. Voilà, Jenny Beckham, est-ce que tu peux te présenter, nous dire un petit peu qui tu es pour nos auditeurs ?
- Speaker #2
Bonjour, je suis Jenny Beckham, je suis médecin biologiste. Principalement spécialisée en santé fonctionnelle et préventive.
- Speaker #0
Qu'est-ce qui t'a amenée à t'intéresser à la santé intégrative et à un peu plus te spécialiser sur tout ce qui est tes burn-out ?
- Speaker #2
Je ne suis pas spécialisée par rapport aux burn-out, mais en tout cas pour la santé intégrative, c'est que j'ai une très grande curiosité depuis toujours. de comprendre ce qui se passe sous le capot, mais dans la machinerie humaine. Et je pense que c'est pour ça que je me suis dirigée déjà vers des études de médecine. Ensuite, la biologie, ça permet d'aller voir profondément, pour mener l'enquête un peu comme un expert dans une enquête criminelle. Et puis, la santé intégrative, c'était vraiment relier tous les points, au lieu de scinder entre organes le patient.
- Speaker #0
On peut avoir une vision plus globale du corps humain au final.
- Speaker #2
Et puis aussi essayer de prévenir plutôt que guérir. C'est vrai que c'est un peu galvaudé comme expression, mais j'y suis assez attachée.
- Speaker #1
Qu'est-ce que c'est médecin biologiste ?
- Speaker #2
Le médecin biologiste, c'est un biologiste médical. Il peut être médecin ou pharmacien en termes d'études avant de se spécialiser en biologie médicale. C'est... La personne qui va vous prendre en charge quand vous allez au laboratoire faire une prise de sang ou un recueil d'urine, vérifier que l'ordonnance, les analyses que vous a prescrits le médecin, sont potentiellement conformes avec la maladie qu'ils suspectent ou ce qu'ils veulent vérifier dans le fonctionnement de votre organisme et qui ensuite va valider les résultats une fois que les analyses auront été faites. Et quand les résultats sont disponibles, il est en capacité de vous expliquer les résultats. Et il va aussi interagir avec le médecin qui a prescrit les analyses pour des fois l'orienter vers d'autres analyses complémentaires à réaliser ou l'alerter s'il y a vraiment un résultat qui est urgent, avec une urgence vitale pour vous prendre en charge.
- Speaker #0
Et du coup, je vais reformuler ma question de tout à l'heure. Qu'est-ce qui a fait que tu t'intéresses du coup ? du coup, au burn-out ?
- Speaker #2
Parce que je vois qu'il y a énormément de gens autour de moi qui sont concernés, effectivement, par cette problématique.
- Speaker #0
Tu trouves que c'est un peu une maladie, entre guillemets, contemporaine et actuelle, quoi. Oui,
- Speaker #2
certains pourraient dire que c'est à la mode, mais je pense que c'est conjoncturel, sociétal. Il y a plein de facteurs.
- Speaker #1
Je pense que c'est peut-être mal compris dans le sens où les gens qui confondent burn-out,
- Speaker #2
dépression stress stress,
- Speaker #1
épuisement est-ce que tu peux nous expliquer un petit peu quel est le cheminement du burn-out en tout cas peut-être qu'il y a différentes étapes avant d'atteindre le burn-out
- Speaker #0
Est-ce que c'est le burn-out aussi peut-être avant toute chose peut-être une définition Le burn-out,
- Speaker #2
la définition officielle, c'est un ensemble de symptômes qui à accompagne un épuisement, une fatigue intellectuelle, un empêchement de réaliser des tâches de la vie quotidienne liées au travail. Ça, c'est la définition officielle selon l'Organisme mondial de la santé. Et de plus en plus, on se rend compte que ça concerne des gens dans tous les pans de leur vie. Et là, c'est un syndrome d'épuisement généralisé. Mais effectivement, le burn-out, c'est vraiment lié. au travail.
- Speaker #0
Sinon on parle d'épuisement. Global.
- Speaker #2
Oui.
- Speaker #0
Ok. Et du coup, alors, quelles sont un petit peu les différentes phases, les différents degrés éventuellement ? Qu'est-ce que tu observes, toi ?
- Speaker #2
Alors, si on considère le corps comme un système biologique, un organisme qui est régulé, il reçoit des stress tous les jours. Une voiture qui klaxonne, si on est parent, un enfant qui pleure, une panne de voiture. Tous les jours, on reçoit du stress, un oiseau qui s'envole, même si on a fini par intégrer que c'était normal. C'est une information, le corps réagit à quelque chose d'imprévisible et il y a la synthèse d'hormones, de neuromédiateurs, pour gérer cette phase de stress. Ensuite, on revient à la normale, on a géré la situation, tout se passe bien. Le problème, c'est que... Si c'est chronique, qu'il y a des stress permanents ou alors répétés, que le corps n'est plus en capacité de revenir à la ligne de base, ça s'accumule et cette accumulation va potentiellement engendrer un mauvais sommeil, une moins bonne alimentation. Et donc, d'un point de vue biologique, il va être moins en capacité de gérer les stress. Il va y avoir tout un phénomène de compensation au niveau hormonal, chimique, neuromédiateur qui va se mettre en place. Et au bout d'un moment, ce système va avoir un stress surajouté. Ça peut être une grippe, vraiment ça peut être n'importe quoi. Et là, le système ne va plus être en capacité de gérer. Et c'est l'effondrement et là c'est effectivement le burn-out.
- Speaker #1
Est-ce qu'on est... tous égaux par rapport à cette gestion du stress ? J'imagine que non, génétiquement on n'est pas tous égaux, mais parce qu'on entend souvent des gens avec un jugement assez simpliste et dire que si on est en burn-out, on a juste à se bouger un petit peu, que ça va sortir, mais je pense qu'on n'est pas tous égaux par rapport à ça, et qu'il y a des gens qui sont plus résilients que d'autres. Comment génétiquement on est prédisposés à résister à ce stress-là, en fonction de chaque individu ?
- Speaker #2
Alors effectivement, il y a sûrement quelques explications génétiques au niveau... neurobiologique. Mais je dirais que ça s'explique, en tout cas les différences inter-individuelles, elles s'expliquent assez facilement par le terrain métabolique. Il y a de fortes intrications avec le microbiote qui participe à la synthèse, notamment de la sérotonine, etc., qui aide à la gestion du stress. Le fait d'être... C'est un phénomène... auto-entretenue, c'est effectivement le fait d'être stressé. Ça va potentiellement engendrer une moindre alimentation. Donc, on va peut-être manquer de vitamines, de minéraux. Du coup, on va peut-être moins bien dormir. Donc, notre hormone du sommeil, qui s'appelle la mélatonine, elle va peut-être être moins bien synthétisée. Et donc, ça ne va pas compenser l'hormone du stress qui est assez connue, qui s'appelle le cortisol. Et les deux sont un couple. qui nécessite d'être finement régulé pour gérer l'alternance jour-nuit. Et si on arrive en état de désynchronisation, tout ça peut s'accumuler et amener effectivement à ce surmenage et in fine au burn-out.
- Speaker #1
Donc, si j'ai résumé un petit peu tout ce que tu as dit, du coup, si par exemple on habite en ville, on habite tous à Paris, si on habite en ville, est-ce qu'on est plus amené, en tout cas on a plus de chance ? Développer un burn-out facilement, parce que j'imagine que la pollution, les voitures qui klaxonnent, le monde, les transports, font en sorte d'amener un stress supplémentaire par rapport à quelqu'un qui habite à la campagne.
- Speaker #2
Effectivement, il y a une charge de stress environnemental qui est surajoutée par rapport à un environnement moins urbain, avec potentiellement moins de bruit. Parce que ça, c'est quand même un facteur de stress assez important. Quoiqu'il y ait des gens qui ne supportent pas les bruits de la nature, des animaux. Et il y a aussi la luminosité, l'alternance jour-nuit qui est très importante. Et en ville, quand on n'occulte pas bien les fenêtres, en tout cas si on dort dans un environnement qui est toujours très lumineux. ça peut effectivement surajouter un stress parce que il n'y a pas cette alternance qui est nécessaire entre le jour et la nuit mais quelqu'un qui vit à la campagne qui est sur son téléphone ou son ordinateur le soir jusqu'à minuit, qui est en conflit avec ses voisins qui ont une entreprise qui fait beaucoup de bruit parce que justement c'est possible, parce qu'elle est au milieu de nulle part. Pareil, elle est soumise à d'autres types de stress, mais effectivement quand même l'environnement urbain est un peu plus favorisant.
- Speaker #1
Et donc du coup, avant d'arriver à ce burn-out, comme tu l'as si bien expliqué, il y a plusieurs phases. Cette phase d'épuisement, par exemple, avant le burn-out, on peut le définir comment ? Qu'est-ce qu'on va ressentir ? Qu'est-ce que le corps va nous... Comment le corps va parler ?
- Speaker #2
Alors là, le fait de réaliser des tâches dans la vie courante va demander plus d'énergie. On va avoir l'impression qu'effectivement, comme si on était en train de nager et que tout d'un coup, le courant augmentait. et ça nous demande plus d'efforts. On va potentiellement être moins satisfaits des tâches qu'on réalise au travail, moins satisfaits de soi, avec une potentielle baisse de l'estime de soi. On va pouvoir devenir hypersensible, notamment aux simulations lumineuses, au bruit. On va pouvoir aussi avoir un... Un changement au niveau de l'attitude dans le positionnement grégaire, donc avec les collègues ou si on est entrepreneur avec les clients, avec un rejet de l'autre ou une sorte de cynisme, ça arrive assez souvent chez les soignants, parce qu'ils sont très sollicités, ils sont quand même souvent en conflit entre... Le fait que leur valeur c'est de sauver les gens, mais qu'ils ont aussi une vie personnelle à respecter, et que des fois, fermer le cabinet ou dire non à un soin, c'est aller contre ces valeurs de soignant, sauf qu'il faut quand même se préserver. Et s'ils ne se formalisent pas, ça fait qu'inconsciemment, ils peuvent être tout le temps, avoir deux petites voix qui se battent l'une contre l'autre. Et donc ces soignants par rapport au cynisme, c'est qu'ils peuvent devenir détachés de, c'est une sorte de protection, du patient. Vraiment l'objectiver en fait, faire que c'est juste un corps et ou alors dire... Ils ont tous à venir se plaindre d'être malades, mais en même temps, si vous êtes soignant, c'est que les gens viennent parce qu'ils ont une plainte.
- Speaker #1
Et donc du coup, ça c'est la phase, quand ça commence à se mettre en place, et à partir de quand on peut se dire, je suis en burn-out, à quel moment ça arrive, est-ce que le corps va parler plus intensément ?
- Speaker #2
Alors au stade du burn-out, il y a tout simplement une incapacité. Beaucoup de gens qui décrivent le fait qu'un matin, ils n'ont pas pu se lever pour aller travailler.
- Speaker #1
Et ça, ça se déclenche d'un coup ?
- Speaker #2
Oui, parce qu'effectivement, d'un coup, on ne peut plus se lever. Mais ça a été préparé sur des mois, des semaines, des années avant. Un peu comme une corde. qui frotte. On a l'image, et puis elle s'use, elle s'use, et puis un jour elle lâche. C'est le dernier frottement qui fait qu'elle lâche. Mais ça ne veut pas dire qu'avant elle était très solide.
- Speaker #1
Tu vas te faire la comparaison un petit peu avec les maladies métaboliques, par exemple, où c'est surtout le cumul sur des habitudes de vie, sur des années. Là, ça peut être aussi un peu la même chose.
- Speaker #2
Oui. C'est vrai que certaines maladies métaboliques peuvent être vraiment très silencieuses au début. Alors que c'est vrai que... Le burn-out, assez souvent, même si soi-même on peut être dans le déni, c'est l'entourage qui des fois peut donner des signes d'alerte qu'on est incapable d'écouter.
- Speaker #0
Et du coup, ces signes d'alerte que peuvent donner l'entourage, est-ce qu'il y aurait un intérêt justement d'aller faire un bilan biologique à ces moments-là pour voir éventuellement des dérèglements hormonaux qui pourraient un peu aussi... Prévenir d'un vrai burn-out derrière avec une incapacité complète d'effectuer quelconque tâche que ce soit, est-ce que c'est quelque chose qui pourrait être recommandé aussi ? Si par exemple des personnes ont dans leur famille, dans leurs proches, des gens auxquels ils peuvent un peu reconnaître quelques signes que tu as évoqués, est-ce que les recommander à faire un bilan biologique pourrait avoir du sens ?
- Speaker #2
La première chose, ce serait d'aller voir un professionnel de santé qualifié qui, effectivement, pourra prescrire des analyses biologiques pour évaluer à quel stade est la personne, si elle est en stade de stress, encore en compensation. Il y a une notion qui n'est pas reconnue officiellement, mais qui s'appelle le burn-in, juste avant le burn-out. Effectivement, grâce au dosage biologique, ça permet d'évaluer à quel stade est la personne vers le burn-out. Effectivement, même une fois que c'est déjà le cas de qualifier biologiquement, il y a quelques analyses qui permettent de l'investiguer.
- Speaker #0
Et du coup, est-ce que tu peux nous dire un peu justement qu'est-ce qui va être regardé sur ces bilans ?
- Speaker #2
Alors, il y a le dosage du cortisol salivaire qui est actuellement effectivement le... Le plus recommandé, on peut regarder effectivement soit ce qu'on appelle le CAR, donc le Cortisol Awaking Response. C'est la différence entre le taux de cortisol au réveil et le taux de cortisol une demi-heure après dans la salive. Et ça, ça montre la capacité de l'organisme à faire face à la journée. Et en principe, il doit s'élever. de façon assez conséquente, c'est-à-dire qu'on est prêt à attaquer la journée. Et le cortisol dans la salive, contrairement au cortisol sanguin, représente vraiment la fraction active biologiquement. Ce n'est pas le cortisol qui va être lié aux protéines, c'est vraiment la fraction biologiquement active, donc c'est très informatif. Le cortisol sanguin, il est vraiment là pour plutôt évaluer des maladies. des surrénales, les glandes qui produisent le cortisol, ou de la commande centrale, l'hypothalamus, qui informe les surrénales de produire le cortisol ou de ne pas le produire suivant les maladies. Et le cortisol salivaire, on peut aussi doser sur l'ensemble de la journée, à plusieurs reprises, et voir le cycle du cortisol qui doit monter de... depuis le réveil jusqu'au milieu de la journée, puis diminuer. Et chez certaines personnes en phase de surmenage et de résistance, conserver un cortisol qui reste trop élevé le soir, parce que justement elles sont dans ce surmenage, et du coup ça ne favorise pas l'endormissement, et ça favorise un sommeil qui n'est pas récupérateur. Ça aggrave encore le cas. Et il y a encore avec le cortisol et la salive, un recueil qui peut être réalisé le soir vers 20h. C'est le cortisol et la DHEA qu'on dose dans la salive. Et on calcule le ratio entre les deux. Sachant que le cortisol, ce sont deux hormones qui sont synthétisées en cas de stress. Donc le cortisol va plutôt être celle de l'action qui va être catabolique et la DHA va compenser les effets du cortisol. Et donc en voyant ce ratio, on va pouvoir voir que soit le ratio est équilibré, effectivement il y a encore la capacité, il y en a sous la pédale pour gérer, et soit... Le cortisol continue d'augmenter, la DHEA est toujours là, donc là, c'est vraiment la phase encore un peu compensée. Et quand la DHEA commence à diminuer, là, ça veut dire que bientôt, effectivement, la corde va lâcher. D'accord.
- Speaker #1
Et sur le burn-in, quand on le voit sur des prises de sang, quelles sont les étapes à mettre en place ? Là,
- Speaker #2
c'est dans la salive.
- Speaker #1
Là, c'est dans la salive ?
- Speaker #2
Oui.
- Speaker #1
Sur les tests salivaires, quelles sont les étapes à mettre en place ? Une fois qu'on a réalisé ces tests ?
- Speaker #2
C'est vraiment une prise en charge intégrative. Donc effectivement, ça va être intéressant de voir s'il y a des carences en vitamines, en minéraux, qui permettent d'expliquer que les neurotransmetteurs ne sont pas bien synthétisés. Il y a un minéral qui manque assez souvent, c'est le fer, et qui est en charge de... C'est un cofacteur de nombreuses réactions au sein de l'organisme et effectivement ça peut manquer. Il y a aussi évaluer l'écosystème intestinal, voir s'il n'y a pas une dysbiose, une hyperperméabilité qui vont créer une inflammation. une mauvaise absorption effectivement des nutriments, et ça, ça peut être un autre terrain, et d'aller évaluer aussi tout le reste du système endocrinien, parce qu'on sait qu'il y a un lien étroit entre la thyroïde, les surrénales, qui gèrent le stress, le stress qui a un impact sur la thyroïde, etc. Donc il y a vraiment tout ça à regarder, et il y a aussi, d'un point de vue... cognitif et psychologique, évaluer avec la personne pourquoi faire un pas de côté et voir pourquoi est-ce qu'elle en est arrivée là. Est-ce qu'il y a un conflit moral entre le travail qu'elle effectue et ses valeurs ?
- Speaker #1
Et donc, du coup, il y a une partie chimique dans le burn-out et une partie un peu plus psychologique. Quelle est la frontière entre les deux ?
- Speaker #2
Les deux sont complètement intriqués. Et les deux rejaillissent l'une sur l'autre.
- Speaker #1
Donc il peut y avoir, on a parlé avant le podcast, mais il peut y avoir justement des souvenirs de l'enfance ou un passé qui peut faire en sorte...
- Speaker #2
Ça peut construire un terrain favorable au burn-out.
- Speaker #1
Donc par exemple, même quelqu'un de dépressif par exemple.
- Speaker #2
Alors la dépression et le burn-out, ce n'est pas tout à fait effectivement les mêmes mécanismes.
- Speaker #0
Du coup, c'est là où on fait bien la différence entre le burn-out qui est qualifié comme professionnel. Pour bien que les auditeurs comprennent, la dépression, c'est difficile d'avoir la frontière entre les deux.
- Speaker #2
La dépression, c'est vraiment neurobiologique.
- Speaker #0
Tu n'as pas d'incidence chimique, tu veux dire ?
- Speaker #2
Si, c'est tout reste chimique, mais c'est les neuromédiateurs, vraiment au niveau neurologique. Pour le burn-out, il y a aussi les hormones qui vont gérer. de façon plus poussée au niveau cortisol surrénal que dans la dépression.
- Speaker #0
D'accord. Et du coup, quand on s'aperçoit un petit peu de tout ce terrain... Ça va être différent d'une personne à une autre, mais de manière globale, qu'est-ce qui se passe en fait ? Qu'est-ce que ça amène ce burn-out ? Donc l'épuisement, le fait de ne pas pouvoir se lever, mais est-ce qu'au niveau biologique, il y a des choses qui... ce qui se passe parce que je sais que j'avais entendu parler que d'un point de vue neuronal ça pouvait vraiment avoir des effets d'un point de vue mémoire sur de nombreuses années le fait d'avoir un burn-out est-ce qu'il y a d'autres effets, est-ce que tu peux nous en parler un petit peu ?
- Speaker #2
Oui effectivement il y a trois neuromédiateurs qui vont être appliqués, la sérotonine qui est plutôt le neuromédiateur de la zénitude, la dopamine qui est pour la motivation, la neuroadrénaline qui est le neuromédiateur de la récompense. Et le fait que ces trois-là soient mal équilibrés peut effectivement empêcher... empêcher un bon encodage des informations, des capacités de concentration et de mémorisation.
- Speaker #0
Et ça, du coup, ça peut durer longtemps ? Est-ce qu'il y a moyen que ce soit réversible quand même ?
- Speaker #2
Oui, oui. Oui, je pense que oui,
- Speaker #0
mais c'est pour rassurer un peu nos auditeurs et expliquer un petit peu les choses.
- Speaker #2
Ça peut être long si on ne prend qu'à moitié en charge le problème. Ou qu'on ne regarde que d'un bout de la lorgnette, Ce qui est fixé. C'est souvent confondu avec une dépression. Là, ça peut se chroniciser. Et là, ça peut mettre un peu plus de temps à se remettre.
- Speaker #0
Est-ce qu'il y a des médicaments, sans rentrer dans une sphère psy, qui peuvent aider à la reconstruction de ces neuromédiateurs ?
- Speaker #2
Déjà,
- Speaker #0
bien équilibrer tout ce qui est vitamines et minéraux.
- Speaker #2
qui sont essentiels. Donc, fer, zinc, magnésium, sélénium, pour tout ce qui est la synthèse neuromédiateur, hormones. Il y a la vitamine D aussi qui est très importante, la vitamine C, parce qu'il y a aussi une sorte d'interaction avec l'immunité dans le burn-out. assez souvent une vie. virose, une maladie virale, peut être le facteur de stress surajouté qui peut faire flancher la personne. Ou alors être un facteur qui s'est surajouté et puis il y a encore un chaudière qui tombe en panne et c'est ça la goutte d'eau. Mais effectivement, tout ça est intriqué. optimiser effectivement tout ce terrain.
- Speaker #1
Et à quel point le mode de vie, une fois qu'on a diagnostiqué le burn-out, à quel point le mode de vie a un impact sur la guérison d'un burn-out ?
- Speaker #2
C'est comprendre pourquoi est-ce qu'on est arrivé là et ce qui a fait qu'il y avait une déconnexion entre nos valeurs et nos actions. Et pour rebondir, il y a aussi des plantes, qu'on dit plantes adaptogènes, qui permettent d'accompagner... accompagner effectivement la prise en charge du burn-out. Et aussi, si vraiment les dosages biologiques montent des taux totalement effondrés, il peut y avoir la prise en charge par de la supplémentation hormonale, bien accompagnée par un professionnel de santé.
- Speaker #0
D'accord.
- Speaker #1
Moi j'allais poser la question, je suis obligé de poser la question, mais en tant que coach à quel point le sport a un impact aussi sur la guérison du burn-out ? Est-ce que les études ont prouvé que, par exemple, le renforcement musculaire, la contraction du muscle avait un fort impact sur le cerveau, qui l'apportait ? une hormone justement du plaisir et cette cette comment cette dopamine est-ce que le renforcement musculaire ou le sport en règle générale va avoir un fort impact sur la guérison d'un burn out ?
- Speaker #2
oui mais ça peut être aussi le stress de trop en fonction des phases effectivement il y a plutôt certains types d'activités physiques on va peut-être des fois même pas parler de sport juste d'activités physiques Quand on est vraiment au bout du bout et qu'on manque de cortisol, ça peut être intéressant de réaliser une activité vigoureuse le matin pour stimuler le cortisol. Quand on est aussi dans la phase initiale où il y en a beaucoup, là, pour décharger. Après, quand on est dans la phase de compensation, il peut être plutôt intéressant de réaliser des activités physiques. physique de type yoga, où vraiment le psycho-corporel est impliqué. Mais le burn-out concerne aussi des sportifs qui préparent les Jeux Olympiques. L'activité physique ne protège pas nécessairement du burn-out. C'est toujours cette balance entre le stress qui est apporté et la façon que l'organisme est capable de supporter en termes de stress, et c'est ce qu'on appelle une désadaptation.
- Speaker #1
On voit en plus beaucoup avec les réseaux, par exemple le bain froid, on entend souvent parler d'hormèse. C'est vrai que le sport, le bain froid, tout plein de pratiques apportent du stress, mais si le corps ne peut plus répondre à ce stress-là,
- Speaker #2
le but c'est d'apporter ce stress sur un système qui est résilient. Ce n'est pas d'ajouter du stress au stress.
- Speaker #0
Mais du coup, je rebondis juste. par rapport à ça, quand les gens sont au point de ne plus pouvoir se lever le matin c'est très compliqué d'aller leur dire que ce serait bien de faire peut-être un petit peu quelles sont les étapes en fait sortir et
- Speaker #2
marcher le matin en s'exposant à la lumière du jour, on resynchronise les horloges biologiques.
- Speaker #0
C'est un premier conseil que tu pourrais donner qui est accessible d'un point de vue financier, j'entends à tout le monde, mais c'est quand même très dur pour une personne qui fait un burn-out quand elle n'arrive plus du tout à se lever le matin.
- Speaker #2
Je pense que si on explique qu'effectivement le fait d'avoir la lumière au niveau de la rétine peut-être qu'en ville c'est pas évident mais d'entendre des oiseaux de se resynchroniser avec la nature,
- Speaker #0
l'environnement l'environnement c'est possible une question qui me vient ça peut être vraiment très difficile pour certaines personnes quand on va très loin dans le burn-out est-ce que les luminettes ça peut être une bonne solution aussi parce que parfois le fait de sortir de chez soi est très compliqué puisqu'on a on perd de l'estime de soi, on a peur du... du regard de l'autre ? Est-ce que ça peut être une petite étape des débuts ?
- Speaker #2
C'est tous ces éléments. Il n'y aura pas une seule chose. On ne va pas guérir un burn-out avec...
- Speaker #0
des luminettes et de la micro-infusion. Non, non, mais ça on est d'accord. Mais ce que je veux dire, c'est en petite étape, est-ce que ça peut avoir un effet positif ?
- Speaker #1
C'est un élément qui sera positif.
- Speaker #0
Pour nos éditeurs, les luminettes, c'est des petites lunettes que l'on pose sur les yeux pour justement rétablir un peu le rythme circadien, notamment le blouse de l'hiver, ça peut être pour les décalages horaires, les choses comme ça.
- Speaker #1
Ça peut être aussi une lampe avec... Oui, ça peut être ça, oui, mais là c'est la marque Lumix. Du monde qui a 10 000 lux qu'on peut poser. devant soi au petit déjeuner le matin, l'hiver. Pour les gens qui ont tendance à avoir une déprime saisonnière, ça aide beaucoup.
- Speaker #2
Et donc, du coup, sur les analyses salivaire, le test salivaire, au niveau du cortisol, du coup, le burn-out, ça peut être un surplus de cortisol et pas assez. Ça peut être les deux à la fois.
- Speaker #1
Au début, il y a un surplus, mais au burn-out, il y en a plus. C'est le plus de cortisol. Il y en a, parce que sinon, on est mort.
- Speaker #2
Donc, du coup, c'est pour ça que les gens n'arrivent pas. Le cortisol, c'est une hormone qu'on produit le matin. Par exemple pour se réveiller, qui est censé descendre au fur et à mesure de la journée pour favoriser l'apparition de l'hormone du sommeil. C'est pour ça que les gens n'arrivent plus du tout à se lever du lit, qui ont en tout cas beaucoup de mal à se mettre...
- Speaker #1
C'est qu'il y a aussi déjà la dopamine qui va stimuler la motivation, qui a déjà disparu depuis longtemps. Le cortisol en augmentant.
- Speaker #2
compensait et puis là il n'y a plus rien j'avais une question sur l'impact du burn out sur les hormones pour les hommes ou pour les femmes les hormones par exemple type testostérone ou oestrogène pour les femmes ou testostérone et oestrogène pour les hommes aussi mais quel va être l'impact justement parce qu'on sait que le taux
- Speaker #1
de cortisol va être aussi étroitement lié avec la production de testostérone et d'oestrogène il y a du coup une euh... Ça a un impact sur toutes les hormones. S'il y a un excès de cortisol, ça peut diminuer les taux des autres hormones stéroïdes et les hormones sexuelles.
- Speaker #2
On sait que le corps est extrêmement résilient, mais je pense que c'est extrêmement variable d'une personne à une autre. En combien de temps le corps peut revenir à ses...
- Speaker #1
C'est très difficile à dire. Ça peut être quelques semaines, voire quelques mois.
- Speaker #2
Ou des années, j'imagine.
- Speaker #1
Suivant comment c'est pris en charge et surtout à quel moment c'est pris en charge.
- Speaker #0
Moi, j'avais souvent, mais peut-être que c'est entendu dire et que ce n'était pas fondé, mais ça arrive régulièrement qu'il y a des rechutes ou pas ?
- Speaker #1
Ça peut arriver si, effectivement, une fois que l'aspect biologique, hormonal a été géré, le travail... Là, c'est vraiment psychologique et de remédiation cognitive. Pourquoi est-ce qu'on est arrivé là ?
- Speaker #0
C'est là où tu parlais de distance entre les valeurs, je pense.
- Speaker #1
Et souvent, ça amène une remise en question. Il y a beaucoup de gens qui changent de métier. Après, si on a un terrain au niveau du microbiote qui est favorisant, Ça peut être aussi être vigilant en sachant que c'est notre point faible, la résistance au stress. Et donc mettre en place l'écoute des signaux de stress pour ne pas se laisser dépasser.
- Speaker #0
Et du coup, je remonte sur le microbiote parce qu'en effet, on a parlé beaucoup des tests biologiques, salivaires, un peu de l'environnement, etc. Et du coup, par rapport au microbiote, est-ce que tu peux approfondir un petit peu cette partie-là ? Est-ce que tu nous disais que ça pouvait donc avoir une interaction avec le burn-out et en fonction de la porosité, s'il y a des soucis par rapport à ce microbiote ? Est-ce que tu peux nous expliquer un petit peu comment ça se passe par rapport à ça ou pas ?
- Speaker #1
Alors, le microbiote, c'est les bactéries qui sont à l'intérieur de notre intestin. On vit en symbiose avec elles, c'est-à-dire qu'on les héberge en même temps. La nourriture qu'on mange, elle nous aide à mieux l'assimiler. Et donc, le fait qu'on ait un microbiote déséquilibré, il y a certaines vitamines, minéraux qui ne sont pas prédigérés, si on simplifie, par les bactéries qu'on ne va pas assimiler. Ou alors, il y en a qu'elles vont consommer et du coup, il ne leur restera plus pour nous. Et selon les populations, elles synthétisent des messagers chimiques qui vont aller communiquer avec nos nerfs, notamment le nerf vague. qui est le nerf parasympathique, donc plutôt du repos, de la restauration. Et donc un déséquilibre va faire qu'on ne va pas avoir la bonne assimilation, on ne va pas avoir la synthèse de ces messagers chimiques qui régulent notre organisme. Donc ça peut effectivement ajouter du stress au stress. Et le microbiote est aussi... impliqués dans l'immunité. C'est-à-dire qu'on a une grande partie du système immunitaire qui se trouve au niveau de la paroi intestinale. Et il y a une interaction permanente entre le microbiote et le système immunitaire. Et effectivement, le fait que ce système immunitaire soit fragilisé parce qu'il y a un déséquilibre du microbiote va faire que si on rencontre une bactérie Oui, oui. un peu plus vigoureuse un virus que sais-je on va être beaucoup plus faible et ça va encore rajouter un stress qu'on ne va pas savoir gérer parce que l'organisme n'est pas en capacité et
- Speaker #0
du coup quelles seraient les choses à faire avec des prébiotiques ?
- Speaker #1
oui il y a effectivement si on a un bon microbiote c'est l'entretenir avec des prébiotiques fibres, aliments fermentés Merci. Et il y a des probiotiques qui sont étudiés, qu'on appelle les psychobiotiques. Parce que leur présence est associée à un équilibre neuropsychique en fonction des différents types de troubles.
- Speaker #0
C'est étudié en ce moment, tu veux dire ?
- Speaker #1
Oui.
- Speaker #0
Et on est en train de faire des études pour voir si c'est...
- Speaker #1
Alors, c'est prouvé. Il y a des études qui prouvent. Mais le microbiote... C'est tellement vaste, c'est un tel équilibre que c'est pas encore validé, en tout cas par l'Académie de médecine, comme un traitement pour ces symptômes. Mais effectivement, il y a des études qui montrent que sur tel type de population qui a plutôt du stress, plutôt de l'anxiété, plutôt de la dépression, l'apport de tel ou tel probiotique. peut améliorer la condition.
- Speaker #0
D'accord.
- Speaker #1
Mais parmi d'autres interventions.
- Speaker #0
J'avais vu un reportage, je pense que vous l'aviez vu, sur la dépression par contre. C'était sur une chaîne qui propose beaucoup de documentaires sur la transplantation fécale. C'est interdit en France, on est bien d'accord. Dans ce cadre-là,
- Speaker #1
effectivement.
- Speaker #0
Est-ce que tu peux nous expliquer en quoi éventuellement ça pourrait... Sur cette personne-là, qui était aux Etats-Unis, il me semble, au Canada, je ne sais plus, qui avait fait ça avec son conjoint, d'ailleurs, ça avait fonctionné sur sa dépression, qu'elle n'y arrivait pas à guérir.
- Speaker #1
Puisqu'effectivement, il lui manquait peut-être ces bactéries qui synthétisent les messages chimiques qui vont aller apaiser le cerveau, ou alors, elle avait peut-être trop de bactéries qui synthétisaient des... des messagers inflammatoires, et du coup, aller inflammer son cerveau. Et la dépression est quand même de plus en plus étiquetée comme une maladie neuro-inflammatoire. Et donc, le fait d'apporter le microbiote de son conjoint a peut-être équilibré son microbiote. Et peut-être que un traitement du microbiote, soit par des antibiotiques, soit par... des plantes, des huiles essentielles et après un re-ensemencement avec des probiotiques auraient eu le même effet.
- Speaker #0
Et du coup, c'est passionnant et en même temps, je trouve que c'est intriguant. Ça veut dire qu'une personne comme cette dame qui a été interviewée, malgré beaucoup d'autres choses qu'elle avait effectuées, psychanalyse, etc., si ce problème du microbiote n'était pas résolu, ça dépend. la dépression peut rester en place.
- Speaker #1
Oui,
- Speaker #0
ça peut contribuer.
- Speaker #2
Donc si sur le chemin, si chimiquement, en tout cas, si le fer, si plein de micronutriments ne sont pas réadaptés ou ne sont pas à la bonne dose dans le corps... Même un travail psychologique ne peut pas faire le nécessaire pour se remettre d'un manœuvre ?
- Speaker #1
Ça peut être beaucoup plus dur, oui. Et surtout, il faut comprendre pourquoi le fer n'est pas suffisant. Est-ce que, par exemple, c'est une femme qui, tous les mois, saigne puisqu'elle a ses règles et ne mange pas de viande rouge, très peu de fer, elle est végétarienne, donc effectivement, elle peut manquer de fer. Ou est-ce que c'est parce que son microbiote est dérégulé que son fer n'est pas absorbé ? Il faut savoir...
- Speaker #2
J'avais une question aussi, c'est que c'est vrai, on entend parler dernièrement du burn-out, c'est un effet de mode entre guillemets, c'est sociétal, c'est environnemental, mais est-ce que le fait qu'on sait qu'au fur et à mesure que le temps passe, ça commence à changer, mais la population est de moins en moins en bonne santé ?
- Speaker #1
Mental, en ce moment, oui.
- Speaker #2
Mental, est-ce que c'est le fait que les gens ont par exemple une santé métabolique moins bonne ? Est-ce que c'était moins diagnostiqué avant ? Est-ce que c'est sociétal, donc il y a une pression du travail qui est plus importante ?
- Speaker #1
Sûrement un mélange des trois. Je pense que je n'ai pas la réponse.
- Speaker #2
Est-ce qu'il y a un ratio, en tout cas moi je n'ai pas vu d'études, mais d'un pourcentage de personnes en burn-out ? Parce que j'ai l'impression que c'est quand même énorme.
- Speaker #1
Ça dépend des métiers, effectivement. Dans les métiers du... Dans la santé,
- Speaker #0
c'était énorme. On accompagne beaucoup les entrepreneurs.
- Speaker #1
Il y a aussi les ressources humaines. Parce que d'un côté, on veut, par exemple, un DRH. Il faut que les salariés satisfassent aux écoles. exigences pour faire fonctionner l'entreprise mais en même temps en tant qu'être humain il n'a peut-être pas envie de licencier une personne qui vient de divorcer ou... On retrouve un peu ce ratio avec les valeurs quand même il y a un conflit entre le fait de la performance en tant que DR arrache pour que l'entreprise fonctionne bien, mais en même temps en tant qu'être humain ça ne me fait pas plaisir de licencier cette personne
- Speaker #2
Et donc du coup tu nous as parlé aussi au début du podcast du fait que ça peut en tout cas en travaillant dans la santé ça peut être contre nos valeurs de ne pas accepter un patient ou de fermer son cabinet c'est vrai que nous on accompagne beaucoup de personnes qui travaillent aussi dans le milieu médical et on entend souvent dire justement on frôle souvent le burn-out il y a énormément de burn-out Et c'est plus le fait d'avoir un volume horaire qui est énorme. J'imagine que c'est un entre-deux, mais qu'un volume horaire qui est énorme. Je pense aux guerres, je pense à 70 heures par semaine. Et je pense aussi au fait qu'on sauve aussi des vies. Donc ça peut être très compliqué aussi mentalement de se dire qu'on n'a pas réussi à sauver quelqu'un.
- Speaker #1
Il y a plusieurs. facteurs effectivement il ya la charge de travail mais ça la charge quand on est motivé passionné on voit des gens qui travaillent beaucoup mais qui ne peut pas de burn out Il y a effectivement les horaires alternés. Donc là, on désynchronise les horloges biologiques. Donc ça, ça joue sur la capacité à accepter le stress. Et il y a effectivement le côté émotionnel. Comme tu dis, on a la vie des gens entre les mains. Ou alors, si ce n'est pas à ce point-là, on est confronté à de la souffrance. Donc c'est difficile. de le prendre et de le laisser une fois qu'on a raccroché la blouse est-ce que si t'avais pour nos auditeurs en fonction de chacun si t'avais
- Speaker #2
3 grands conseils pour prévenir un petit peu du burn-out 3 conseils pour prévenir du burn-out et 3 conseils quand on est diagnostiqué avec un burn-out
- Speaker #1
Pour prévenir, ce serait effectivement déjà d'avoir un mode de vie, comme je disais, avec les bases de l'alimentation qui apporte en termes d'énergie, donc déjà en termes de nutriments. Parce que ça aussi, pour les sportifs, quand certains ont des régimes trop stricts, ils peuvent manquer tout simplement d'énergie, de micronutriments, donc des vitamines, minéraux, acides gras essentiels. préserver son sommeil et le repos aussi en dehors du sommeil et ça c'est pas facile quand on a la tête dans le guidon mais s'évaluer dans le sens de prendre des rendez-vous avec soi et se dire est-ce que j'ai changé de comportement d'attitude avec les autres et avec moi-même est-ce que je suis moins satisfait de moi où est-ce que les autres m'énervent donc ouais vraiment donc le mode de vie et puis aussi S'écouter. Alors je ne sais pas, s'écouter parce que c'est dur.
- Speaker #2
Prendre des rendez-vous avec soi, mais c'est dur de s'écouter.
- Speaker #0
Non mais écouter les autres aussi, comme tu disais. Il y a aussi beaucoup l'entourage qui joue et qui voit des changements et qui prévient et qui essaie de donner des signals.
- Speaker #1
Parce que s'écouter, c'est du coup finalement, c'est comme ça qu'on arrive au burnout. C'était mal formulé. Mais dans le sens plus... S'écouter de...
- Speaker #0
S'auto-évaluer. S'auto-évaluer, oui. S'auto-évaluer en disant, voilà, normalement, je ne suis pas comme ça. Je ne réagis pas comme d'habitude et ce n'est pas moi, normalement.
- Speaker #1
Ou alors, je trouve, ça rejaillit... Certains, ça rejette sur la sphère personnelle. Donc, j'ai moins d'envie de faire ci, ça.
- Speaker #2
Et du coup, sur les trois conseils, quand on a un burn-out diagnostiqué ?
- Speaker #1
Alors, ça dépend si on s'est diagnostiqué.
- Speaker #2
Sur les bilans sanguins,
- Speaker #0
sur les bilans salivaires, sanguins.
- Speaker #1
Ça, c'est parce qu'il y a un professionnel de santé qui nous accompagne. Suive ses conseils. Savoir que les autres, en tout cas si on a la chance d'être entourés, sont là pour nous aider.
- Speaker #0
se rapprocher des gens qui sont soutenants et pas de ceux qui sont jugeants ok c'est très important en effet et dire aussi je pense que se rendre compte que on n'est pas des cas isolés les gens ne sont pas des cas isolés dans ce problème sociétal, cette maladie, qui n'est pas reconnue comme maladie, cela dit, il ne nous semble pas encore.
- Speaker #1
Alors, si... Le burn-out a été reconnu. Mais l'épuisement général, certaines personnes parlent d'épuisement surénalien. Là, effectivement, ça, ce n'est pas reconnu officiellement, même si d'un point de vue physiologique, ça s'explique.
- Speaker #0
Très bien. Merci beaucoup à toi, Jenny. Est-ce que pour nos auditeurs qui voudraient échanger un peu plus avec toi toi, sur ce sujet ou un autre, tu peux leur dire où est-ce qu'on peut te retrouver ou est-ce qu'on peut rentrer en communication avec toi ?
- Speaker #1
Je suis sur les réseaux sociaux classiques, donc Instagram, LinkedIn.
- Speaker #0
À ton nom ?
- Speaker #1
Oui, Dr Ginny Mika. Ok,
- Speaker #0
très bien. Que ce soit facile à te retrouver. Et tu es sur Marseille, toi, essentiellement.
- Speaker #1
Marseille et Paris.
- Speaker #0
Ok, tu oscilles entre les deux. Donc les personnes n'hésitent pas à te contacter pour avoir des échanges, en tout cas. Alors, il n'y a aucun diagnostic. Bonne assise.
- Speaker #1
en ligne, mais effectivement, je fais également partie du bureau du SINAMIEF, c'est le syndicat national de médecine fonctionnelle et intégrative, qui regroupe les docteurs en médecine, en pharmacie et en sciences, qui sont spécialisés en santé fonctionnelle et intégrative. Et donc, effectivement, on peut rediriger vers des personnes près de chez elles,
- Speaker #0
s'il y a besoin. Très bien. Merci beaucoup à toi pour ces moments de partage. et on a l'honneur aussi de t'avoir pour notre retraite du 26 et 27 septembre comme je le disais en début de podcast au domaine de Courtigie à Momo Amo ce sera un moment d'échange et de partage autour de la longévité donc si ça vous intéresse n'hésitez pas à venir nous contacter ce sera vraiment deux jours dans un lieu d'exception pour prendre soin de vous échanger les uns avec les autres faire du sport, faire des activités de récupération Et aussi apprendre des choses et avoir un plan d'action que vous allez pouvoir mettre en place rapidement derrière pour, comme je vous l'ai dit, rajouter des années à votre vie, vivre en pleine et bonne santé. Parce que vivre plus longtemps, c'est bien, mais tant qu'à faire, pouvoir continuer à vivre pleinement et continuer à faire ce qu'on aime. Donc, n'hésitez pas à nous contacter en tout cas si vous voulez un peu plus d'informations. On sera ravis de vous les donner. Et encore merci à toi, Jenny, pour ce partage.
- Speaker #2
Merci.
- Speaker #0
Et à bientôt pour un prochain épisode.
- Speaker #2
Bientôt.