- Agathe
Salut tout le monde, bienvenue dans ma banque sans filtre. Aujourd'hui, je reçois deux experts dans le monde du e-sport et du e-gaming. Florent Dubois, bonjour Florent. Et Adrien Khelil, salut Adrien.
- Adrien
Bonjour.
- Agathe
Et on va parler, comme je le disais dans l'intro, e-sport et gaming. Adrien, est-ce que tu peux te présenter s'il te plaît ?
- Adrien
Moi c'est Adrien Khelil, j'ai créé une association de gaming à Clermont-Ferrand. du coup on va fêter nos 5 ans au mois de mars Et du coup, on fait plein d'événements autour du jeu vidéo. Le but, c'est d'avoir des équipes aussi après derrière. Et on est là pour démocratiser le gaming en gros. Donc, essayer de sensibiliser aussi pour les parents et pour bien jouer pour tout le monde, pour les enfants, etc.
- Agathe
Ok. Tu as créé ton association. Dans quel but au départ ?
- Adrien
Démocratiser le gaming. Donc, c'est vraiment en général. Faire du côté social, sportif et pop culture. C'est vraiment les trois axes sur lesquels on s'est ciblés. Et du coup, là, on fait beaucoup d'événementiel. pour essayer de se développer, se faire connaître. Et on essaie de parler à un plus grand public. Là, par exemple, on a fait un tournoi sur le Wii bowling pour les anciens dans les EHPAD. C'est les nouvelles actions qu'on fait.
- Agathe
Pour les mettre un petit peu aux jeux vidéo ?
- Adrien
Ils sont déjà un peu sur le jeu vidéo, mais c'est vrai que le Wii bowling en compétition sur ça, ça marche.
- Agathe
D'accord. Et toi, Florent, tu es joueur semi-pro ?
- Florent
C'est ça. Aujourd'hui, joueur semi-pro, anciennement joueur professionnel de Street Fighter. Je m'appelle Florent Dubois. et je suis un peu plus connu sur la scène e-sportive sous le pseudonyme de Linkexelo. Et ça fait un peu plus de dix ans que je fais de l'e-sport aujourd'hui.
- Agathe
Avant de commencer vraiment et de rentrer dans le vif du sujet, est-ce que, parce que je trouve que l'e-sport et le gaming, c'est vraiment un domaine qui est bourré de stéréotypes, est-ce qu'on peut commencer par mettre à bas ces stéréotypes et se dire, quand on est joueur, on ne fait pas que jouer H24 ? Toi, Adrien, j'ai cru comprendre que tu avais fait beaucoup de hockey. Je ne sais pas si tu en fais toujours, d'ailleurs.
- Adrien
J'en fais toujours en loisirs. J'ai fait 20 ans de hockey et 10 ans en semi-pro. Je n'en ai pas vécu, mais j'étais un semi-pro. Donc à haut niveau, on a joué en division 1, division 2 au niveau de la France. Et après, ce que j'amène aussi avec l'asso, c'est le côté sportif, le côté e-sport. Tout ce que j'ai vécu, parce que c'est vrai que le côté e-sport en France, c'est tout nouveau. Les projets qui se construisent sont des fois pas très structurés. Et j'apporte cette expérience que j'ai eue dans le côté sportif. qui est déjà structuré dans le hockey, comme le foot ou le rugby, dans le côté sportif. Et il y a tout le côté santé mentale, santé physique, faire du sport à côté. Il n'y a pas que le jeu vidéo qui est important aussi, c'est faire des choses à côté. Je prends l'exemple du hockey, on avait une heure de glace par jour, mais à côté de ça, on avait une heure de muscu. On avait aussi une demi-heure de coach mental ou nutrition, etc. Donc c'est ce que j'essaie d'amener dans ce côté-là.
- Agathe
Donc quand on est, par exemple, comme toi, Florent, joueurs semi-pro, il n'y a pas... que du jeu en fait, t'as les préparations.
- Florent
Il n'y a clairement pas que du jeu dans les structures professionnelles. On va avoir, comme tu le disais, des coachs sportifs, des coachs mentaux, des nutritionnistes également. Le tout c'est parce que les compétitions c'est aussi des journées uniquement où on va essayer de performer. Donc il faut savoir être endurant, il faut savoir aussi faire face à l'échec, donc il faut être préparé à tout ça. Et du coup on va avoir des personnes qui nous accompagnent. Pareil, ça fait partie de notre entraînement d'avoir un rythme vraiment conçu pour ça. Donc on va s'entraîner quelques heures parce qu'on ne peut pas rester concentré éternellement sur le jeu. Donc il faut avoir des entraînements structurés pour s'améliorer et faire de la performance.
- Agathe
Quand est-ce que vous avez commencé à jouer tous les deux ? Jeune ? Adrien ?
- Adrien
Moi dès tout petit, j'avais mon père qui jouait à la Sega. Donc Megadrive, pour ceux qui connaissent, c'est assez ancien. Et ils jouent déjà avec ses amis. Ils ont passé une nuit blanche. Parce qu'il n'y avait pas de sauvegarde à ce moment-là. T'as des jeux où il n'y avait pas de sauvegarde. Donc, t'es obligé de laisser la console allumée. Donc, du coup, eux, ils sont passés une nuit blanche à jouer. Et puis, moi, j'étais tout petit. Et du coup, depuis tout petit, je suis dessus.
- Agathe
Depuis tout petit, t'es dessus. Ouais.
- Florent
Et bah, pareil. Moi, je suis né. J'avais déjà des consoles à la maison. Et un grand frère. Ça aide beaucoup.
- Agathe
Ouais. Qui jouait.
- Florent
Exactement. Qui jouait. et qui surtout m'entraînait dans tout ça. Donc j'ai joué aux plus grandes licences des petits et j'ai joué notamment à des jeux de combat. J'ai pas commencé directement sur les jeux de combat, mais c'est vrai que j'avais un penchant pour cet aspect-là, notamment cette licence. Moi, j'étais très bercé par le manga aussi, l'anime, avec Dragon Ball. Je jouais aux jeux Dragon Ball, c'était un peu du combat aussi. J'ai toujours adoré ça, j'ai continué dans cette lancée, j'ai eu toutes les consoles qui m'ont suivi après. Et quand j'ai enfin eu ma première console à moi, par mon grand frère, j'ai acheté Street Fighter et c'était le début de l'aventure.
- Agathe
D'accord. Ça représente combien de... temps de jeu par jour pour un mois qui suis complètement novice dans le bar. Je crois que j'ai jamais eu même une Game Boy.
- Florent
Ça va dépendre de ce qu'on va faire. Ça dépend des jeux qui sortent aussi. On arrive des fois à des jeux qu'on attend depuis longtemps et quand ça sort, forcément, on passe nos soirées dessus. Mais quand on parle vraiment d'entraînement, de performance, ça ne représente pas tant que ça finalement, parce qu'il n'y a pas que le jeu. Le jeu, ça va être la partie pratique, on va s'entraîner sur les choses qu'on a besoin. Il y a aussi beaucoup de mémoire musculaire, donc on va répéter des choses. Mais finalement, il y a toute la partie analyse, toute la partie préparation mentale, physique, etc. Donc finalement, on ne va pas jouer tant que ça. Ça va représenter peut-être une à deux heures par soir, grand maximum. Et puis ensuite, tous les à côté. Là, c'est quand on parle vraiment de performance, quand on parle loisir, ça va être peut-être un peu plus comme on peut le faire sur une autre activité. de loisirs quotidiens.
- Agathe
J'imagine, mais c'est encore un stéréotype, que dans le monde du e-sport, on est très seul face à sa console. Est-ce que vous diriez que c'est totalement l'inverse, qu'au contraire, c'est fédérateur ?
- Adrien
C'est un truc sur lequel l'association on appuie un peu dessus. Tous les mois, on fait une soirée membre, pour faire sortir les membres de chez eux. Et c'était un truc que je me suis rendu compte moi quand je faisais du hockey. À côté de ça, j'avais des structures multigaming, mais qui étaient en France. Donc du coup, c'était des gens qui jouaient en connecté ensemble. Après, on pense que c'est un monde qui est très solitaire. Mais il y a une série qui est sortie sur Netflix aussi. Enfin, sur Netflix, sur une série.
- Agathe
Sur les plateformes.
- Adrien
Sur les plateformes. Et ça parle d'un joueur justement de World of Warcraft. Et ce joueur-là, dans la vie réelle, il avait un handicap. Donc jeune, il est arrivé à marcher. Son handicap, il a de plus en plus handicapé. Il était en séjour loin, etc. Après, il ne pouvait plus trop bouger. il joue à WoW et ses parents ne savaient pas trop ce qui se passait, donc ils le voyaient jouer. Et après, une fois qu'il est décédé, ils ont fait un film Netflix sur sa vie et ils ont vu que dans le jeu, il avait une autre double vie. Et à l'intérieur, il draguait des filles, il avait plein d'amis, il avait une guilde entière où il jouait tous les soirs. Il s'était vraiment créé un autre personnage grâce à ce jeu-là. Donc il avait vraiment une vie sociale à l'intérieur, mais c'est vrai que dans la vie réelle, c'était compliqué. Et même à son enterrement, il y a des joueurs de WoW, de sa guilde, qui sont venus à son enterrement, qui ont écrit plein de messages aux parents. Donc il y a quand même une magie à l'intérieur des jeux vidéo. Et nous, grâce à la structure Volkan à Clermont, on essaie de faire sortir aussi les joueurs qui sont renfermés. Donc là, la dernière soirée membre, on a un joueur qui est venu nous rencontrer parce que lui, il se sentait justement tout seul un peu. Il est venu pour les études à Clermont, il a trouvé du travail, mais il joue tout seul et autre que ça, il est tout seul un peu dans sa vie. Et du coup, là, il est venu nous rencontrer et il a passé une bonne soirée. Il veut revenir avec nous pour faire d'autres soirées et jouer avec nous. Donc c'est aussi ce côté-là, il y a un côté renfermement ok. Mais quand on arrive à trouver des endroits et des structures, on arrive à se sociabiliser et à retrouver des amis.
- Agathe
Parce que c'est vrai qu'on parle beaucoup aussi du décrochage scolaire ou social quand on joue aux jeux vidéo. Donc avoir une vie à travers le jeu vidéo, est-ce que finalement ça ne nous décroche pas aussi de la vraie vie ?
- Florent
Après, ça peut dépendre aussi des types de jeux. Moi, je suis sur la partie plus compétition. Moi, c'est grâce aux jeux que j'ai parcouru le monde, que j'ai fait des compétitions à travers le monde, que j'ai rencontré les communautés aussi. J'ai rencontré de nombreuses personnes de diverses cultures. Et finalement, le jeu, c'était un peu notre dialogue commun à tous. On dialoguait via le jeu, on se comprenait via le jeu. Et finalement, au contraire, on va être sur quelque chose de très social. Moi, j'ai eu cette chance. Je sais que c'est un cas particulier, mais on a des compétitions qui se trouvent un peu partout dans le monde. Il faut les trouver. On a des associations comme Volcan qui créent aussi des événements locaux. Il faut y aller. il faudra aussi sortir de... de son cocon et essayer de s'ouvrir aux autres. Et il y a des événements qui sont faits pour ça. La compétition est un très bon vecteur. Et puis, il y a aussi plein d'autres, des soirées gaming, plein d'autres choses qui sont organisées autour de ça. Donc, finalement, le jeu vidéo, effectivement, il y a un cliché qui est très dans l'isolement, etc. Finalement, c'est très social aussi, parce que l'image change petit à petit. Et il y a beaucoup de choses qui se mettent en place pour lutter contre ça.
- Agathe
Comment t'en es devenu à devenir joueur pro, justement ? enfin semi-pro ? Il y a une différence entre les deux ?
- Florent
Il y a une différence entre les deux. Professionnel, c'est-à-dire vraiment, c'est ton activité, ça te permet de vivre de ça. Semi-professionnel, ça veut dire que ça ne suffit pas et on a un travail à côté. C'est juste ça la différence. J'ai été professionnel, aujourd'hui je suis semi-professionnel, j'ai un job à côté pour mes besoins. Comment j'en suis arrivé là ? Un peu par hasard finalement, parce que moi finalement, quand j'ai commencé L'eSport n'existait pas vraiment, en tout cas c'était les balbutiements de l'eSport. Donc on parlait juste de tournois, on parlait d'aller faire son tournoi un peu local, de devenir le champion de la région. Et au final, ça a grandi avec l'eSport. L'éditeur du jeu a commencé à créer sa compétition, qui s'appelle le Capcom Pro Tour. Et avec ça, de l'argent a été généré, et des sponsors sont venus sur la scène. donc en fait euh Moi, j'ai continué à faire ce que je faisais, c'est-à-dire aller en tournoi, essayer de performer le plus possible. Et au final, c'est les sponsors qui ont commencé à m'approcher. Et après, on a commencé comme ça. Donc, c'est un peu un effet boule de neige parce qu'au début, on commence, donc on a Il investit finalement de son temps et de son argent pour aller en compétition, pour performer. Et puis finalement, on ne peut faire que très peu de compétition, donc c'est dur de se montrer. Et puis après, quand on est un sponsor, c'est beaucoup plus « facile » parce qu'on a l'argent pour aller en compétition, pour se montrer beaucoup plus. Et puis après, on enchaîne comme ça. Tant qu'on perf, on a ce qu'il faut.
- Agathe
C'était ton but au départ ou tu faisais ça vraiment par passion ? Non,
- Florent
pas du tout par passion parce que justement, ça n'existait pas. Donc l'idée même de vivre du jeu vidéo n'était pas imaginable. Ça l'est venu petit à petit. Moi je suis sur un jeu qui est encore très niche quand même, c'est Street Fighter. Il n'y a pas une scène qui est aussi grande que d'autres jeux comme Counter-Strike, League of Legends ou d'autres. Donc c'est encore difficile d'en vivre. Cela dit, on peut trouver des formats semi-professionnels. On peut aussi se diversifier dans la création de contenu. dans le coaching, dans l'analyse. C'est des choses que je fais aussi à côté. Non, ce n'était pas prévu à la base, mais de fil en aiguille, c'est possible.
- Agathe
À chaque compétition, j'imagine qu'il y a un gain, un cash prize. C'est quoi en moyenne le cash prize pour un semi-pro ?
- Florent
Ça, c'est une question qu'on me pose beaucoup, mais à chaque fois, ma réponse est très décevante. Parce que... On va parler de compétitions avec plusieurs milliers de joueurs. avec voilà c'est difficile de finir toujours premier donc vivre de cash price c'est quasiment impossible donc comme je disais il y a le Capcom Pro Tour qui existe aujourd'hui donc on passe par des phases qualificatives avec des tournois qui ont remporté donne quelques milliers d'euros mais c'est pas énorme et quand on se qualifie ensuite on a les 40 meilleurs qui s'affrontent dans une compétition qui change de pays d'ailleurs chaque année et à la fin le vainqueur depuis deux en gagne. 1 million d'euros, de dollars plutôt. Mais ça, c'est que pour une seule personne, parmi tous les joueurs qu'il y a dans le monde. Donc aujourd'hui, vivre du cash price, c'est quasiment impossible. Les joueurs professionnels ne vivent pas de ça. C'est un bonus qu'ils ont, parce qu'après, ce cash price, ils doivent être reversés aussi à la structure.
- Agathe
C'est les sponsors plutôt, du coup, pour les joueurs pros qui financent ?
- Florent
C'est ça, ça va être les sponsors, ça va être aussi leur activité à côté. La création de contenu, c'est une très grande part. Parce que plus on est fort, plus on est visible et plus on attire aussi de l'audience. On va faire aussi d'autres activités, de l'analyse, on va conseiller des équipes aussi. Il y a beaucoup de choses qui sont autour d'une activité de joueur professionnel, mais le cash price, c'est une infime partie. Après, si on est le revainqueur de l'année, là forcément, oui, le million, il fait plaisir. Mais ce n'est pas toujours le cas.
- Agathe
C'est quoi, toi, le plus gros montant que tu as gagné ?
- Florent
Le plus gros montant, c'est à cinq chiffres, mais pas beaucoup plus. On va être autour des 15 000.
- Agathe
D'accord. Et pour le monde du... parce que moi je ne me rends pas compte, du e-sport c'est beaucoup ?
- Florent
Pour le monde du e-sport c'est... ouais, pour Street Fighter c'est beaucoup en tout cas.
- Agathe
Toi Adrien, ça commence !
- Florent
Ouais ça commence. Alors pour Street Fighter c'est beaucoup. Quand moi j'ai eu ça, c'était une des ligues en Europe, la plus grande ligue en Europe qu'on avait remportée. Donc c'était un gros cash prize pour l'Europe. Il faut voir aussi que tout ça après c'est du cash prize qu'on reverse à la structure une partie. Il y a les taxes aussi, donc on ne reçoit pas directement cet argent. Et ensuite, on va avoir du coup, dans les cash price en moyenne, ça va être quand même moins que ça globalement.
- Agathe
D'accord. Et toi, tu joues beaucoup à Street Fighter.
- Florent
Exactement.
- Agathe
C'est un jeu qui est considéré assez violent. Ouais. Qu'est-ce que tu pourrais dire aux jeunes ou aux parents qui sont un petit peu inquiets que leurs enfants jouent à Street Fighter en disant que ça ne rend pas violent dans la vie ?
- Florent
Non, c'est sûr. En fait, l'appellation jeu de combat, c'est finalement le pire ennemi du jeu de combat. Mais tout se joue autour de ça. Comment tu peux créer un gameplay ? où tu mets la barre de vie, le temps, la gestion de l'espace, si ce n'est en passant par le combat. Donc c'est comme ça qu'ils le font. C'est qu'un vecteur finalement qui est destiné au jeu, mais pas l'inverse. C'est un ennemi, mais les éditeurs font en sorte qu'ils le cachent d'une certaine manière. Je parlais un peu des mangas tout à l'heure. Voilà, Street Fighter, c'est un jeu très cartoon, très manga. Donc on essaye de cacher un peu cette violence. Il n'y a pas de sang, par exemple.
- Adrien
D'accord.
- Florent
C'est juste, on essaye de créer du combat, on a un contexte qui va juste servir le jeu, un peu comme la guerre pourrait l'être aux échecs. C'est juste un vecteur, mais c'est pas la fin en ce moment.
- Agathe
Toi Adrien, t'es hyper impliqué dans la vie locale concernant le monde du gaming. Tu sensibilises comme ça les jeunes par rapport à des sports de combat, des e-sports de...
- Adrien
C'est un peu le but. Après, ce qu'on essaie de faire aussi, c'est d'informer les parents sur les petits Peggy. Sur chaque jeu, vous voyez les PEGI, c'est pour structurer, encadrer sur tous les jeux vidéo. Vous avez les PEGI pour les âges, PEGI 12, PEGI 18, etc. Comme Call of Duty, GTA, où c'est PEGI 18. Et après, il y a aussi tout un tas de pictogrammes à l'arrière pour expliquer s'il y a de la violence, s'il y a de l'alcool, s'il y a des insultes. En fait, il y a tous les petits pictogrammes qui sont informatifs à l'arrière. Donc ça, on essaie d'informer les parents pour leur dire, quand vous prenez un jeu à votre enfant, regardez la boîte quand même à l'arrière puisque moi j'ai joué à GTA à 12 ans. Mes parents n'étaient pas forcément informés là-dessus. Je leur disais, t'inquiète, c'est normal, je suis en train de conduire une voiture et de rouler sur le trottoir. Mais du coup, c'est vraiment essayer d'informer, surtout les parents, pour qu'ils savent un peu où ils mettent les pieds. Et pour aussi voir sur quel jeu ils jouent leurs enfants. S'ils jouent à Fortnite, c'est bon. Par contre, s'ils jouent à Call of Duty alors qu'il a 12 ans, l'enfant n'ira pas en prison parce que ce n'est pas une interdiction, ce n'est pas un délit.
- Agathe
mais d'un côté c'est pas conseillé tu as quoi d'autre comme initiative ? dans ton asso, qu'est-ce que tu mets en place pour les jeunes, pour les gamers ? Tu nous as parlé des rencontres, maintenant tu nous as parlé de la sensibilisation, tu fais autre chose ?
- Adrien
Côté associatif, comme je l'ai dit tout à l'heure, on fait beaucoup d'événements, on essaie vraiment de s'installer sur la région. Là on a fait un festival connexion avec le département, qui a duré un mois, où là on a fait un tournoi intergénérationnel entre parents-enfants, du coup c'était en duo, les parents venaient jouer avec leurs enfants. C'était pour montrer qu'il y avait une connexion, qu'on pouvait jouer avec nos enfants, c'était vraiment pour tous. Ça a bien plu, on a eu des bons retours justement des parents qui étaient contents parce qu'ils jouaient, ils ont passé l'après-midi avec leur enfant à jouer à Mario Kart. Du coup le jeu est un sujet à plus la connexion entre les parents plutôt qu'une déconnexion. Je vais utiliser un peu ce terme là parce que des fois on se sent déconnecté de nos enfants quand ils partent jouer tout seuls dans leur coin. Mais c'est vrai que la Switch de Nintendo est pas mal pour ça, elle est faite pour le salon. Et elle est faite pour aussi, on a grands-parents qui jouent avec parents, avec enfants. Tous les jeux sont un peu la cible de Nintendo comparé à Sony et Xbox qui eux font plus des jeux à grand public et pour les adultes. Nintendo c'est vraiment la cible qu'ils ont, c'est les enfants. Il y a plein de jeux comme ça qui sont intéressants, autres que Mario Kart. Il y a un jeu que j'aime bien, c'est 1-2 Switch. Là on peut jouer en 1 contre 1 et il y a plein de mini-jeux, un jeu de sorcier, un jeu d'épée. On est face à face avec la manette et on se duel, c'est plein de petits duels comme ça donc c'est super intéressant. Et après on fait aussi dans les EHPAD. Donc là on a fait un tournoi dans les EHPAD, WeBullying, pour les anciens. On veut faire un partant d'Aria avec une grosse structure en France qui s'appelle SilverGeek, qui fait plein d'événements pour les anciens. Et on est en train de voir pour faire un truc avec eux. Et du coup je parle aussi de la... Il y a ClermontGeek qui va arriver au mois de mars. Du coup je ne sais pas quand est-ce que l'émission sera publiée, mais il y a la ClermontGeek au mois de mars à Clermont. Et du coup la SilverGeek fait souvent une finale là-bas, dans les WeBullying avec plusieurs structures de la région.
- Agathe
donc c'est plutôt cool.
- Florent
C'est sympa.
- Adrien
Pour la petite histoire, on a fait le festival Connexion, il y avait 4 EHPAD qui étaient là, 4 EHPAD et maisons, je ne sais plus le terme qu'on utilise, parce que maintenant il y a des EHPAD et aussi des maisons pour leurs propres appartements. Du coup, on a été dans 4 structures, et on avait des duos par structure, et du coup, les structures ont loué des minibus. pour faire venir du public parce que les autres voulaient venir voir, encourager leurs équipes. Du coup, on avait une quarantaine de personnes qui étaient derrière les quatre équipes et ils avaient même fait des petits panneaux comme ça avec les prénoms et tout, c'était incroyable.
- Agathe
C'est toi qui va démarcher les EHPAD comme ça ? C'est ton initiative ?
- Adrien
On y a été, ouais. J'ai proposé le projet parce que l'année dernière, on a déjà fait le Festival Connexion. On avait juste fait un Mario Kart comme ça pour tester ouvert à tout le monde. Et ça m'est venu l'idée de voir, parce que les parents venaient avec leurs enfants, enfants et je dis bah ce serait cool de faire une connexion entre les deux Et du coup je l'ai proposé cette année et on a proposé aussi de faire les dans les EHPAD puisque c'était un truc moi ça me tenait aussi un peu à coeur de toucher un petit peu aussi les parce que les anciens ont beaucoup à nous apprendre aussi moi ça me tient un peu à coeur ça et du coup ouais travailler là on travaille avec une cité en plus une cité qui ramène un peu des jeunes dans les EHPAD pour justement redynamiser un peu le truc donc du coup les jeunes sont là pour aiguiller les seniors à jouer à Wii Bowling Et après, des fois, maintenant, on a les seniors qui me donnent des cours au jeûne. Parce que pour la petite histoire, il y a deux ans, à la Paris Games Week, c'est des Clermontois qui ont gagné le tournoi WeBullying. Donc c'était à Beaumont, c'était des Clermontois qui étaient champions de WeBullying à la Paris Games Week. Donc Paris Games Week, ça se passe à Paris une fois tous les ans. C'est un gros événement gaming qui est là depuis des années.
- Agathe
Et que ça organise des compètes de jeux un peu dans le même esprit que ce que tu fais ? Ou je me trompe là ? Non, c'est ça. Et tu sens qu'il y a un engouement de ces seniors par rapport aux jeux vidéo ?
- Adrien
Euh oui. Oui, parce que certains sont des fois en fauteuil roulant, et du coup la manette ça permet, comme on parlait tout à l'heure de la personne qui était handicapée, ça permet de continuer à vivre un peu, outre en étant dans le siège, dans le fauteuil. Du coup là quand ils font un bowling, ils sont là avec la manette, ils arrivent à jouer au bowling alors qu'ils sont quand même dans le fauteuil, donc ça permet une certaine liberté, et là on a tout le monde à égalité. que tu sois valide ou dans la chaise, ta manette, tout le monde a sa chance pour gagner. Parce que là, du coup, en finale, on avait deux personnes en fauteuil, et du coup, ils ont réussi à... Bon, ils n'ont pas gagné la finale, ils étaient dans les quatre duos finalistes, mais après, ils ont été en finale finale, et ils ont perdu en finale. Ils ont été deuxième, mais c'est pas...
- Agathe
Non,
- Florent
mais quand même ! Les jeux deviennent de plus en plus inclusifs aussi autour du handicap. Street Fighter est un bon exemple aussi, parce qu'il rajoute des... des options dans le jeu notamment pour par exemple pour les non voyants on a une sorte d'effet sonar et on a un joueur pas professionnel mais qui a un très bon niveau qui s'appelle Sven c'est un hollandais qui va parcourir aussi le monde faire des compétitions et il a déjà battu des joueurs professionnels sur scène alors du coup c'est un peu particulier quand il quand il joue parce que la musique du jeu est coupée on met les sons au maximum pour qu'il puisse entendre ce qui se passe il a aussi un plan de jeu très particulier où il va par exemple envoyer des des projectiles pour que... Dès qu'il entend que le projectile touche quelque chose, ça veut dire que l'adversaire est à cet endroit-là. Donc il va avoir un plan de jeu un peu particulier. C'est perturbant pour les deux joueurs finalement, parce que la personne en face se dit « mais qu'est-ce qu'il fait exactement ? Je ne comprends pas » . Du coup, il faut s'adapter et ça crée un tout nouveau plan contre une personne non-voyante. C'est super intéressant. Street Fighter et plein d'autres licences essayent de mettre ça en avant le plus possible pour que tout le monde puisse jouer. pareil on a des des appareils adaptés, des manettes adaptées. Donc, niveau inclusivité, il y a de plus en plus d'efforts qui sont faits.
- Agathe
Plus en plus de choses qui sont mises en place. Toi, c'est un domaine dans lequel tu es naturellement doué ou il y a vraiment de l'entraînement ?
- Florent
Alors, ça, c'est un débat sans fin. Je pense qu'il y a une part des deux, très honnêtement. J'ai vu beaucoup de talents purs être gâchés par un manque de travail et pareil, du travail acharné qui ne paye pas forcément par un manque de... On ne va pas dire talent, mais de naturel en tout cas sur la pratique. C'est un mélange des deux. Les plus gros joueurs, ceux qui peuvent prétendre, justement au million que je parlais tout à l'heure, c'est clairement un mélange des deux. C'est un talent pur, mais en même temps un travail acharné. Ils connaissent le jeu jusqu'au moindre détail. Ils ont vécu énormément d'expériences. Sur chaque situation, ils ont leur réponse. Ça, on ne peut pas le faire juste avec du talent. C'est énormément de travail. Donc voilà, il y a un peu des deux. On peut atteindre un certain niveau juste avec du talent, clairement l'expression y aller au talent. Et on peut aussi atteindre un très haut niveau avec du travail. Moi, je ne me considère pas forcément comme ayant beaucoup de talent. Moi, je suis plus dans la partie analyse. J'aime beaucoup travailler le jeu. Jamais y aller au talent, finalement, toujours y aller avec une préparation et ça paye. Mais par contre, est-ce que j'ai le niveau aujourd'hui pour atteindre ce million ? Je vois qu'il y a quelque chose qui me manque peut-être. Donc on continue de travailler évidemment. Mais voilà, je pense que d'un commun accord, on va tous se dire qu'il y a une part de talent et une part aussi de travail. Le mélange des deux fait les plus grands champions.
- Agathe
Quand tu dis que tu es dans l'analyse, c'est-à-dire que c'est des choses que tu dois répéter sur la manette ? Parce que moi je débarque. C'est des combinaisons à savoir ?
- Florent
Il y a des combinaisons à savoir effectivement. On va parler par exemple sur Street Fighter de combo. Dans les anciens Street Fighter, aujourd'hui ça tend à se faciliter d'une certaine manière pour s'ouvrir un peu au public. On va parler de Just a Frame, c'est-à-dire d'appuyer sur la touche à la 60ème de seconde près pour que les combos puissent rentrer. Donc ça c'est énormément de mémoire musculaire. On répète, si je n'arrive pas à faire ce combo 10 fois d'affilée, je repars du début et je refais, je refais, je refais. Ça c'est la partie un peu rébarbatif de l'entraînement. après on va avoir plus la partie analyse vraiment du jeu. Chaque coup a une certaine portée. On va essayer de travailler sur la portée des coups pour attirer quelque chose et punir l'adversaire. Chaque coup aussi a ce qu'on appelle une frame data. La frame data, c'est... On va l'expliquer un peu pour voir la partie analyse. Chaque coup ou chaque mouvement a une durée dans le temps. C'est ce qu'on appelle des frames dans le jeu vidéo. Il faut connaître un peu ça pour savoir exactement ce qu'on va faire sur telle action. J'ai un avantage quand il me met ça, je n'ai pas d'avantage. Il faut travailler tout ça. Pareil, ça passe par de l'analyse vidéo comme au sport.
- Agathe
Tu regardes les jeux que tu as faits.
- Florent
Je regarde mes parties, je regarde aussi celles de mes adversaires. Je regarde les habitudes qu'ils ont, pourquoi ils font telle action à tel moment. Il faut travailler tout ça, c'est quasiment obligatoire à plus haut niveau parce que Les compétitions en Street Fighter, c'est en deux matchs gagnants. Et deux matchs gagnants, ça va extrêmement vite. Donc si on n'est pas préparé, on ne peut pas se permettre d'avoir une partie de surprise. Il faut déjà être prêt, il faut savoir qui on affronte. Et malgré que ce soit un premier à deux, il faut faire comme si on avait déjà fait dix matchs avant et qu'on puisse y aller. Une grosse partie entraînement rébarbatif avec les combos. Et une partie, moi j'appelle ça plus ludique, c'est peut-être pas ludique pour tout le monde, mais cette partie analyse, on décortique un peu le jeu.
- Agathe
Ça c'est ce qui te fait vibrer un peu dans la pratique.
- Florent
Exactement, je sais que quand on a des compétitions qui sont en solo, donc on est seul et on avance dans un arbre classique de tournoi, on a aussi des compétitions qui sont par équipe. Donc malgré que le combat se fasse en 1 contre 1, si ton proéquipier perd, c'est le suivant qui arrive, etc.
- Adrien
D'accord.
- Florent
Moi j'aime bien quand on fait des compétitions en équipe, être celui qui va analyser, qui va coacher en amont, donner les petites fiches, voilà, contre lui tu vas faire ça, ça, ça, lui fait ça, ça, ça. Ça c'est une partie que j'adore faire et ça marche parce que vraiment c'est obligatoire quasiment. D'arriver à préparer une compétition c'est obligatoire. Les joueurs n'ont pas toujours envie de faire ce travail-là. Moi, j'aime bien arriver, donner des petites fiches et gagner grâce à ça. Des fois, ça fait vraiment plaisir.
- Agathe
C'est sûr. Tu le fais, toi, ça, Adrien ? Ou toi, tu joues plus à la cool, je dirais ?
- Adrien
Après, moi, je joue plus à la cool puisque comme j'ai fait OK sur l'As, mais tout ce qu'ils disent, je le retrouve un peu là-dedans. C'est comme mon père joue au foot. J'ai des potes qui jouent au rugby. On a tous un peu ce côté-là dans le côté sport. Quand on se met un peu au sérieux et toujours regarder ce qu'on a fait en vidéo.
- Agathe
Il y a une vraie technique.
- Adrien
On a beaucoup en se regardant en vidéo parce que des fois on se dit quand on dit t'as fait ça, bah non, des fois on dit bah non j'ai pas fait ça et quand on regarde en vidéo bah si tu l'as fait. Du coup, les jeux vidéo c'est pareil, le hockey c'est pareil, nous c'était la répétition, comme il parle de répétition, c'était les tirs, pareil nous les tirs, les tirs, les tirs, bah faut tirer pour arriver à viser. C'est exactement pareil au niveau sport aussi, il y a plein de similitudes. Après moi je fais plus loisir, je joue beaucoup aux jeux vidéo. côté hockey, j'ai fait beaucoup de loisirs. Ma seule performance que j'ai faite, c'était sur World of Warcraft où on était dans une guilde top 3 Europe et moi j'étais raid leader donc je gérais 25 personnes donc c'était les soirs où on s'entraînait pas. C'était une année où j'étais en alternance à R1 donc c'était une année un peu off au hockey et je passais longtemps dans les jeux vidéo puisque à R1 j'ai pas trop d'amis. Je l'ai vécu aussi le côté social un peu tout seul cette année là. Et c'était l'année où j'ai un peu peur sur WoW, où on a fait un peu des trucs qui étaient pas mal. Sinon, moi, c'est que pour le fun. J'essaie de monter sur les classements en solo, mais c'est tout.
- Florent
Tu parlais de regarder ses matchs. Je pense que c'est une des choses qui est le plus dur mentalement, de regarder ses défaites et d'apprendre de ses défaites. Moi, j'ai été coaché par rapport à ça, pour ce qu'on appelait la résilience mentale. C'est apprendre de ses erreurs, ne pas tiltre, comme on dit en esport. Et parce qu'en tournoi, comme je disais, il n'y a qu'un seul vainqueur. Forcément, on est souvent confronté à l'échec. Perdre un round, prendre une mauvaise décision, ça arrive très vite. Il faut savoir rebondir là-dessus. Quand on perd le match, rebondir directement sur ce match. Pourquoi j'ai perdu ? Qu'est-ce que j'ai mal fait ? Qu'est-ce que je peux améliorer directement ? Parce que les matchs s'enchaînent directement après. Ça, c'est quelque chose de très important dans la vie de joueur pro.
- Agathe
Quand tu es en compète, sur l'année, ça représente quoi les vraies compètes ?
- Florent
Ça va dépendre. Alors malheureusement, depuis l'arrivée du Covid, c'est beaucoup plus en ligne. Là où avant le Covid, c'était beaucoup plus en présentiel. Donc comme je disais tout à l'heure, il y a le circuit Kacom Pro Tour qui avait été fait. Et là, le but, c'était d'aller un peu partout dans le monde, faire des tournois. Dans ces tournois, on engrange un certain nombre de points en fonction de son classement. Et à la fin, les 36 meilleurs vont s'affronter pendant les finales. Donc là, c'était faire des déplacements un peu partout, récupérer des points. On avait des étapes aussi qui permettaient de se qualifier directement. Donc là, c'était là où il y avait les plus gros joueurs qui venaient pour essayer de choper la première place. Ça dépendait un peu du statut. Il y avait aussi des ligues qui étaient créées. Moi, je me souviens d'une ligue en 2018 où je devais être tous les vendredis à Londres pour faire une ligue en Angleterre. Donc, j'enchaînais Londres. Puis après, je repartais dans un autre pays pour faire la compétition, essayer de me qualifier au CACOM Proto. Ça va dépendre un peu du statut, de ce qu'on cherche aussi. Des fois, on ne cherche pas forcément à se qualifier à la Capcom Cup ou au Capcom Pro Tour. On va essayer de performer en local. C'est ce qui se fait de plus en plus aujourd'hui, justement, parce qu'après le Covid, toutes ces compétitions ont « fermé » . Le Capcom Pro Tour a beaucoup plus fait des étapes en ligne. On va essayer de se qualifier à travers notre région. La région, ça peut être la France, ça peut être l'Espagne, ça peut être l'Amérique du Nord. Ce sont des régions très disparates. Et là, on a deux chances de se qualifier. Et si on ne passe pas, on n'est pas qualifié au Capcom Cup. Donc voilà, aujourd'hui, c'est beaucoup plus en ligne. On a quelques rendez-vous quand même annuels. Par exemple, si je prends Street Fighter, on a l'Evo qui se passe à Las Vegas. On a la Capcom Cup qui va se passer au Japon cette année. Le Red Bull Committee qui va se passer à Paris. Enfin voilà, plein plein d'étapes quand même qui restent. Mais c'est quand même moindre par rapport à ce qui se passait avant le Covid.
- Agathe
Il y a un côté assez addictif, du coup, à ces jeux vidéo. Vous arrivez vraiment quand même à décrocher ? Bon, toi, peut-être, Adrien, un peu plus, parce que c'est plus un côté passion. Mais toi, tu arrives à décrocher, Florent ?
- Florent
Oui, j'arrive à décrocher, justement, parce que l'entraînement pur, vraiment, sur le jeu, ne représente qu'une petite partie, finalement. Il faut quand même avoir un bon équilibre de vie, équilibre de sommeil. Comme je disais aussi, j'ai un job à côté, donc ça me prend un, ça me prend deux. prend pas mal de temps.
- Agathe
T'as un vrai 35h à côté ?
- Florent
J'ai un vrai 35h. C'est pas... Exactement, on est un peu plus, même. Mais oui, oui.
- Agathe
Rien à voir avec le monde du e-sport à côté ? Alors,
- Florent
rien à voir, mais je suis quand même dans le développement informatique, ce qui arrive souvent dans l'e-sport, on va pas se mentir. Mais oui, du coup, j'ai quand même pas mal d'activités à côté qui me permettent de décrocher, le sport aussi qui est très très important. Mais c'est vrai que j'ai beaucoup d'activités qui sont liées à l'e-sport finalement après.
- Adrien
Et toi, Adrien ? Des fois, ça dépend des sorties. Comme vous dites, quand il y a des jeux qu'on attend depuis un certain temps, des fois, ça peut arriver qu'on fait des nuits blanches, des petits week-ends aussi, dessus.
- Agathe
Tu te mets dans ta petite bulle.
- Adrien
Oui, tu te mets dans ta petite bulle et tu joues avec tes potes. On se rejoint entre potes sur un serveur Discord, donc c'est un vocal sur Internet. Et du coup, on se rejoint dessus. Des fois, on passe des nuits dessus à jouer. Là, il y avait une sortie, un peu comme Pokémon. C'était un jeu où c'était un univers ouvert. Et puis là, il fallait choper plein de petits personnages et tout. On a joué une nuit entière, on a ouvert un serveur, on s'est mis là-dessus. On n'a pas lâché. Mais c'est vrai que sur WoW, j'ai passé pas mal d'heures aussi. Parce que WoW, j'ai passé six ans de ma vie dessus, outre le hockey. Et quand j'ai fait un... Parce qu'on peut savoir le nombre d'heures qu'on a joué sur son plateau. Quand j'ai fait Slash Blade, j'ai plus d'un an de jouer sur le perso. Donc quand on a 450 jours sur un perso, on est là. On a joué un peu beaucoup quand même.
- Agathe
c'est beaucoup la nuit que vous jouez j'ai l'impression
- Adrien
Le soir.
- Agathe
Quand on a sorti tout en 35 heures, c'est un gros 35 heures.
- Adrien
Au moment où j'étais à Rouen, je rentrais chez moi à 17h, 17h30 j'allais courir un peu, j'allais faire un peu de sport, à 18h j'étais sur le PC jusqu'à 1h du matin. C'est vrai que ça faisait beaucoup peur.
- Agathe
Donc il y a un vrai côté addiction quand même. C'est difficile de décrocher. Quand vous êtes dans le jeu...
- Adrien
En fait on ne voit pas le temps passer. C'est comme mon père qui faisait du foot, il m'a raconté ça. Quand tu vas à l'entraînement, tu veux pas que tes potes tu vois pas le temps passer ouais Je sais pas, quand vous faites du sport, souvent c'est comme ça, quand on est à fond. Il y a un nom pour ça, souvent quand ils parlent de ça, c'est qu'on passe dans un mode un peu flow. Et on est à fond dans le truc et on voit pas le temps passer. Donc ça peut être autant dans le gaming que dans n'importe quel. À partir du moment où on est dans une activité qu'on aime bien, on passe dans ce truc-là. Et si on voit pas l'heure passer, on voit pas l'heure passer. Puis les jeux vidéo, ce qu'il y a, c'est qu'on arrive dans des univers. Des fois, on va chercher ces univers-là, donc on se met dans un univers qu'on aime bien. fantastiques, futuristes, médiévales, peu importe. Du coup, on oublie carrément le temps et si on n'a pas de réveil, on n'a rien. Si on n'a pas une personne autre que ça qui arrive de l'autre côté et qui dit « Oh, il est l'heure d'aller se coucher, il faut aller faire quelque chose » , des fois, on regarde l'heure, trois heures du matin. Maintenant, c'est compliqué des fois.
- Agathe
Ça pique un peu. C'est quoi tes projets maintenant avec ton asso ? Qu'est-ce que t'aimerais développer ?
- Adrien
On essaie de structurer un peu la Clermont Geek. On est présent depuis 4 ans là-bas. Ça va être la quatrième année. C'est quoi la Clermont Geek ? C'est un événement qui regroupe la pop culture à Clermont-Ferrand depuis 6 ans.
- Florent
On compte la
- Adrien
Japan Event. Oui, ça s'appelait Japan Event avant. C'était au Polydôme. Ça fait 3 ans qu'ils ont déménagé au Zénith. Nous, ça fait la quatrième année qu'on est là-bas. Du coup, ça fait quatre ans puisqu'on est arrivé la première année. Ça fait quatre ans qu'ils sont aux Zéniths maintenant. Ça va vite. Du coup, on essaie de structurer, de rester positionné là-bas parce que c'est un moment où tous les gens de la pop culture se retrouvent à Clermont et même outre, puisque ça vient dans toute la France. L'année dernière, c'était 28 000 personnes qui sont venues tout le week-end.
- Agathe
J'allais te demander, ça fait une heure.
- Adrien
Ça commence à être pas mal. On n'est pas les seuls. Il y a un gros côté pop culture dans le grand hall numéro un. Après, ils ont ouvert le deuxième hall aux Zéniths. Et là, il y a du jeu de société, enfin ça touche vraiment tout, il y a du cosplay, il y a plein de choses. Et nous, on a parti gaming avec une autre association qui est Level One. Level One, c'est une structure qui était avant nous et eux, on fait vraiment des choses différentes. Eux, ils ont toutes les consoles rétro, donc si vous allez là-bas, vous jouez à les anciens Street Fighter, tout ça, vous tomberez sur eux, ils sont super cool. Et nous, après, du côté Volcan, on est plus là côté nouvelle génération un peu, les nouveaux PC, nouveaux jeux, etc. Donc c'est vrai qu'on se complète un peu là-dessus. Et c'est vraiment structuré ça, on fait quatre tournois durant tout le week-end. Sur quatre jeux un peu différents, avec une petite scène à la fin, on sera avec Florent. On fera un tournoi Street Fighter cette année, donc ça va être cool. Et après, on aimerait bien redévelopper des équipes e-sport, puisqu'on avait des équipes sur plusieurs jeux comme League of Legends. On avait commencé à faire des étapes d'open tour. Au début, l'étape d'open tour, c'est vraiment la porte d'entrée pour le circuit League of Legends. Et du coup, on avait fait deux étapes. On s'est fait prendre des joueurs par une structure de dessus qui avait des financements. Donc après c'est nous de trouver des financements pour nous aussi structurer un côté staff, un côté entourage d'équipe et avoir nos équipes derrière. Puisque le truc qui est bien en associatif, c'est que nous on est là pour trouver des joueurs, les faire voir un peu sur la scène grâce à Twitch, le réseau qui permet de diffuser un peu les jeux. On est là pour faire un petit tremplin pour les joueurs. Du coup dès qu'il y a une structure qui voit qu'on a un bon joueur, qu'on perf, grâce à ce joueur là, ils nous le prennent parce qu'ils ont un peu de finance. Et nous, du coup, si on ne perf' pas, on n'arrive pas à trouver du financement. Donc c'est un petit peu un truc qui se met dans la queue pour les associations en France. Mais ça se développe de plus en plus. Et c'est pour ça que j'utilise beaucoup ce que j'ai vécu au hockey sur glace, parce que c'est un peu pareil au hockey sur glace quand on forme des jeunes. Là, nous, à Clermont, on a beaucoup de bons jeunes. Ça, c'est comme on évolue qu'en deuxième division. On se les fait prendre par des structures. Comme là, on avait deux, trois bons jeunes qui sont partis à Grenoble en Ligue Magnus, à Amiens et tout. les ligues magnus se servent dans les bons joueurs des bonnes équipes. Donc le côté associatif c'est ça, c'est mettre en tremplin les joueurs, arriver à bien structurer quand même pour avoir un staff, pour garder des équipes. Donc là comme on s'est fait prendre deux joueurs, on n'a pas pu garder l'équipe League of Legends donc on a arrêté. Et du coup c'est ça qui est compliqué un petit peu au niveau associatif, donc on aimerait bien structurer le côté staff pour avoir des équipes et garder un peu nos joueurs, au moins une saison, on appelle ça des saisons ou des splits, pour au moins finir le split et après là qu'ils partent, ok, mais au moins qu'on ne se les fasse pas prendre au milieu. Quand on a 5 joueurs, ça fait plus de 4. Il faut en retrouver un pour le remplacer. Souvent, ils ont un poste bien particulier. Sur League of Legends, il y a des lanes. Si on s'en ferait prendre un sur une lane, on ne peut pas forcément déplacer le joueur sur l'autre. C'est compliqué. Après, on avait une bonne équipe Rocket League. C'est un jeu de foot avec des voitures. C'était une compétition créée par une association en France. Donc on était plutôt pas mal, on montait des échelons chaque saison, on montait des échelons. Et après pareil, on s'est fait prendre l'équipe un peu par une autre structure qui avait des financements. Ok ! Au moins ils savent où ils viennent.
- Agathe
Comment tu recrutes tes membres au départ ?
- Adrien
Les membres, il y a une différence entre membres et joueurs. Membres, c'est ceux qui veulent venir dans l'association.
- Agathe
Joueurs, pardon, je voulais dire, excuse-moi.
- Adrien
Les joueurs, eux, ont fait souvent une phase de recrutement. Donc on les invite, on essaie de regarder, on est un peu des chasseurs de tête.
- Agathe
Comme un casting ? C'est un casting,
- Adrien
pareil. On les fait jouer sur plusieurs parties, sur plusieurs soirées, on teste sur plusieurs soirées avec un coach. On regarde les résultats, parce que des fois on a des bons joueurs, mais qui ne s'entendent pas avec l'équipe. Par exemple, je prends l'équipe Rocket League, on a trois joueurs, on jouait en 3v3. On avait deux joueurs déjà, parce qu'on en avait un qui était parti. Du coup, il fallait qu'on trouve un troisième. On avait un très bon troisième joueur, mais il ne s'entendait pas avec l'équipe. Du coup, ça ne faisait pas une bonne performance. On avait un second joueur qui était... un peu moins bon techniquement, mais qui s'entendait mieux avec l'équipe. Donc du coup, on l'a pris et là, on a plus pu réussir à performer. Du coup, c'est des soirées de try, on appelle ça des try pour entraîner, pour essayer. Et du coup, on fait ces soirées-là, on prend l'équipe et après, on y va.
- Agathe
Pas des aides, des financements de la région aujourd'hui ou du département ?
- Adrien
Là, actuellement, on n'a pas de financement. Donc, on vide nos événements. C'est nos événements qui permettent de nous construire, puisque comparé à certains projets... C'est ce qu'on vit en tant qu'association. Je fais partie d'un groupe, c'est l'UAEF, l'Union des associations esportives de France, qui est créée par France Esports. France Esports, c'est une structure qui essaie de développer le côté gaming au niveau du ministre, au milieu de la politique. Essayer de développer le côté esport pour montrer, pas que ce soit égal au sport, mais qu'on est quand même un peu... Par exemple, une action qu'ils ont menée, c'est d'avoir les billetteries au même tarif que le sport ou la culture, puisque le esport, c'était considéré, on n'avait pas 20% de taxes. Alors que le sport et la culture c'est 5%, c'est un exemple d'action qu'ils ont fait pour qu'on arrive à avoir un peu plus de... qu'on fasse moins payer les joueurs sur la billetterie, surtout les gens qui venaient à nos événements. Donc c'est un exemple d'action qu'ils font. Et l'UAF du coup est là pour aider à structurer les associations, puisque il faut savoir que 80% des associations en France e-sportives, quand elles se créent, souvent c'est des jeunes qui créent pour eux, elles ne vivent pas plus de 3 ans, puisqu'ils sont là, on va trouver des financements, on va réussir et tout. Mais comme dit Florent tout à l'heure, il y a un gagnant souvent dans une compétition. Donc souvent les cash price et les récompenses sont pour les trois premiers. Donc souvent c'est pas reversé à ceux qui arrivent des fois à se qualifier, etc. Donc il faut vraiment être dans ce top 3 pour vraiment gagner un petit peu de sous. Donc quand on monte son structure, on n'arrive pas forcément à perdre tout de suite. Du coup on arrive dans les huitièmes, sixièmes et tout. Donc on ne trouve pas forcément de financement. Et si on ne se lance pas comme... Moi j'ai choisi le côté événementiel. Si on continue à vouloir vraiment garder des équipes e-sport ou à faire ça, trouver des partenaires c'est compliqué quand tu ne te fais pas voir, etc. Donc ça se mord un peu la queue. Et puis du coup l'association n'arrive pas à vivre. J'ai pris le côté événementiel pour essayer de nous construire une réputation à Clermont, pour essayer de montrer qu'à Clermont on voulait faire des choses, avoir des financements pour qu'on grandisse, qu'on s'achète des consoles et qu'on puisse continuer à faire des événements là-dessus. Par exemple, là on a une Switch, on va acheter une PS5, etc. On a un PC. Et vraiment se faire connaître à Clermont pour pouvoir commencer à avoir des subventions. Mais pareil, côté subvention, c'est compliqué à demander quand on ne sait pas par où passer. On a demandé des subventions pour voir si on peut avoir un peu de subventions pour nos projets. Et du coup, pour répondre à un financement, on n'a pas de financement de la ville ou du département. Mais après, on a travaillé pour le département qui nous ont fait le Festival Connexion, qui sont contents qu'on soit là. Donc on est en train de voir pour avec eux s'ils peuvent commencer à nous financer des consoles. Peut-être un lieu aussi, puisqu'on n'a plus de local. On avait un local avant, on faisait partie du projet clairement Capital de la Culture 2028. Donc c'était un projet, c'était une association qui était là pour promouvoir la capitale culturelle. Du coup, tous les ans, je crois, il y a une capitale culturelle qui est élue. Et nous, on avait un projet pour 2028. Donc, on était en finale en France contre trois autres villes. Et ce n'est pas nous qui avons gagné, du coup. Donc, l'association a arrêté. Mais nous, on faisait partie de la structure. Donc, on avait un local avec eux. Et on était bien placé. On était à Place de Jaude. Donc, c'était plutôt cool. On avait un beau local. Mais du coup, là, on est en recherche de local aussi. Donc, ce serait cool de retrouver un local. Après, pareil, côté associatif, clairement, c'est assez... Je ne vais pas dire l'année. assez rempli du coup parce qu'il y a pas mal d'associations qui font pas mal de choses donc c'est cool la vie associative est vraiment bien à Clermont mais c'est vrai que pour des locales pour se placer quelque part c'est vite complet donc c'est trouver après il faudra trouver un local qu'on puisse louer mais pareil il faut avoir des financements derrière ou il faut avoir des rentrées d'argent par mois donc du coup là on a des rentrées d'argent qui arrivent des fois mais c'est pas encore assez assez ponctuel et assez redondant pour qu'on puisse avoir un local vraiment et se positionner oui il faudrait des rentrées plus
- Agathe
plus journalière, je dirais, plus quotidienne.
- Adrien
Le truc, c'est qu'on pourrait faire plus d'événements. On a des demandes, donc on peut faire des événements la journée aussi. Le problème, c'est qu'on travaille tous. Nous, à côté, on n'a pas encore d'employés dans l'association. C'est ça aussi qu'on aimerait construire. J'ai été voir une association qui m'a formé pour devenir association employeuse, donc pour pouvoir créer un poste. Mais du coup, ce qu'il y a, c'est qu'on aimerait créer un poste pour pouvoir faire plus d'événements aussi la journée. Parce que nous, souvent, c'est les soirs ou les week-ends, puisque comme on travaille tous à côté, Et avoir un poste, ça serait cool, parce que ça débloque aussi en plus de fonds. Mais ce qu'il y a, c'est qu'il faut d'abord qu'on structure et qu'on ait des fonds pour créer ce poste. Donc pareil, c'est des choses qui se mordent un peu la queue, mais il faut arriver à trouver un moment le bon pied pour attaquer d'un côté. C'est comme la poule ou l'œuf, dans quel sens c'est arrivé, c'est un peu pareil. Et là, c'est soit trouver des financements. Là, on essaie de mettre des sous de côté pour justement créer ce premier poste, pour pouvoir avoir quelqu'un full sur Vulcan en 35 heures, du coup, pour faire de l'animation. Et après, ça pourrait débloquer plein de trucs. Après lui, il est plus vivable. Quand je parle, il y a aussi ce concept animateur. Le mot est très large. On prend des animateurs pour des événements. Et animateur, des fois, quand tu dis sur Twitch, sur ces trucs-là, comme du créateur de contenu, nous, on ne cherche pas trop de créateur de contenu pour l'instant. On n'est pas... Dans notre structure, on n'est vraiment personne. Enfin, moi, je ne suis personne sur le côté gaming. Donc, du coup, pour parler de ça, c'est comme Carmen Corp ou Gentleman, quand ils sont créés par Kameto ou Envy,
- Florent
eux,
- Adrien
ils ont une influence, ils ont des sous pour investir dedans. Moi, je n'avais rien, j'avais que mes propres fonds, mais pas une visibilité. Donc, on a passé par le côté, on cherche des portes un peu dérobées, donc on est passé par l'événementiel. L'événement, ça rapporte un petit peu de sous pour l'association, pour structurer. Donc, on fait des événements. Mario Kart, ça marche beaucoup, puisque c'est intergénérationnel, c'est pour tous les sexes, etc. Et puis, après, on a fait du FIFA aussi, et du Counter, du League of Legends, pas mal de choses. C'est vrai que le Mario Kart, ça marche bien.
- Agathe
Alors qu'est-ce qu'on te souhaite dans les cinq prochaines années pour ton asso ?
- Adrien
Beaucoup de choses, beaucoup trop d'idées. On va s'arrêter aux équipes e-sport et continuer à se faire... Ce qu'on aimerait, c'est vraiment représenter Clermont, être la structure de Clermont-Ferrand au niveau national et peut-être après Europe et international. C'est ce qu'on aimerait être plus tard, mais après, j'ai beaucoup trop d'idées. On va s'arrêter à cela.
- Agathe
Il y a une grosse démocratisation du e-sport aujourd'hui. justement, vous voyez où la place du e-sport dans 5 ans, 10 ans.
- Florent
C'est grandissant, clairement. En fait, nous, on est une génération où on l'a vu se créer, on l'a vu se former et aujourd'hui grandir. Aujourd'hui, il y a une génération qui grandit avec l'e-sport. Donc, leurs stars, finalement, sont un peu les gens qui viennent de l'e-sport. Ils essayent de ressembler à ces stars-là. Pareil, tu parlais de Kameto, par exemple, pour les équipes. Les équipes de l'e-sport deviennent de plus en plus liées à l'influence aussi. avec des figures de proue finalement qui vont créer leurs structures qui vont aussi la lider et du coup clairement on va avoir je pense une explosion de l'e-sport à venir. On manque aujourd'hui de structures, on manque d'infrastructures, on manque d'aide des infrastructures locales, des institutions locales. Il faut qu'on avance de ce côté là pour être prêt justement à ce ce boom de l'e-sport, parce qu'aujourd'hui, ça reste quand même une bulle. il ne faut pas qu'elle explose il faut qu'on la contrôle il y a beaucoup de choses à mettre en place c'est lié à beaucoup de facteurs mais en tout cas ça grandit et ça va continuer à grandir il faut vraiment s'attarder sur ce domaine et créer des vraies structures adaptées comme le hockey par exemple comme le sport de manière générale qui ont leur fédération c'est peut-être un peu plus dur dans l'esport parce que c'est très lié au jeu derrière il y a un éditeur qui contrôle un peu ce que fait le... parce que je ne peux pas dire demain je crée une compétition de handball, je ne peux pas créer une compétition de Street Fighter comme ça. Donc, il y a des freins aujourd'hui et il faut savoir comment on va les passer et peut-être créer quelque chose autour du sport de plus sympa.
- Agathe
Écoutez, merci à vous pour ces échanges. J'ai appris énormément. J'ai parté de zéro. C'était très intéressant. Et puis, pour notre communauté, n'hésitez pas à partager et à vous abonner. À bientôt ! Merci.