- Speaker #0
Salut à tous et bienvenue dans ma banque sans filtre. Aujourd'hui on va parler de notoriété. Comment on gère sa notoriété quand on est connu, reconnu, quand on affiche aussi son visage sur les réseaux sociaux ? Eh bien on va en parler avec nos deux invités qui sont présents aujourd'hui, Nino et Cocteau. Bonjour messieurs.
- Speaker #1
Salut.
- Speaker #2
Salut.
- Speaker #0
Merci d'être présent. Nino, rédacteur en chef du Média En Vrai, Média Clermont-Toi qui explose. Sur les réseaux sociaux, 2 millions de vues par mois, les chiffres sont bons. Et puis Cocteau, streamer Clermontois, 1 million d'abonnés, toutes plateformes confondues, de Twitch à YouTube en passant par TikTok.
- Speaker #2
C'est ça.
- Speaker #0
Donc des chiffres qui font tourner la tête. On va apprendre à vous connaître, on va apprendre à savoir comment vous, vous gérez aussi vos notoriétés chacun de vos côtés. On va commencer avec toi Nino, par parler un petit peu de ton parcours, comment tu en es arrivé à ce métier de journaliste animateur de vidéos pour... Un média web ?
- Speaker #1
C'est une vaste question. En fait, j'ai toujours su que je voulais raconter des histoires d'une certaine manière. Parce que c'est un truc qui, quand t'es petit, tu comprends qu'il y a des trucs qui t'intéressent un peu plus que d'autres. Et raconter des histoires, c'est un truc qui m'intéressait bien. Pendant longtemps, j'ai cru que ce serait à travers le cinéma, ou en tout cas, je faisais des courts-métrages, je m'amusais à raconter des histoires.
- Speaker #0
Tu voulais être comédien ?
- Speaker #1
Je voulais être comédien, réaliser, écrire. Sauf qu'en fait, j'ai fait beaucoup de courts-métrages. J'ai réalisé beaucoup de courts-métrages avec mes potes. On s'est beaucoup amusé avec ça. Et en fait, lorsqu'Adrien Coussonnet, qui est le fondateur du Média, a commencé à lancer le projet, il cherchait des gens pour monter les vidéos, tourner les vidéos. Et en fait, on s'est rencontré à ce moment-là, ça s'est fait un peu spontanément comme ça. Et donc, Adrien m'a dit franchement, let's go, on le fait ensemble. Donc moi, au début, j'étais vraiment là que pour monter, tourner monter. Sauf qu'on s'est vite rendu compte qu'il fallait aussi quelqu'un pour animer. C'est beaucoup plus simple de dire plutôt que de dire à quelqu'un dis ce que je veux que tu dises. Donc moi je me suis dit plutôt que je vais le dire, je vais me mettre devant. Et là tout a commencé un peu comme ça et en fait je me suis rendu compte que ça me permettait quand même de raconter des histoires. Et c'était ça un peu le but du jeu aussi, c'était de dire déjà je pense que les Auvergnats ne connaissent pas bien leur région, je pense qu'il y a des trucs à faire découvrir aux gens qui ne sont pas forcément hyper connus, enfin en tout cas qui intéressent forcément les gens. Donc moi je vais le raconter à ma manière. Et donc ça s'est fait un peu comme ça naturellement.
- Speaker #0
Tu te souviens, on parle de la toute première fois où tu passes devant la caméra pour en vrai, où c'est pas du court métrage, t'es pas acteur, il faut que tu proposes un contenu que t'avais encore jamais fait.
- Speaker #1
Ouais, alors c'est un exercice qui est horrible. Déjà parce que j'avais pas prévu à la base de le faire. En gros on m'avait dit, viens tu vas filmer cette vidéo là, et en fait sur le moment on me dit, en fait non le mieux ce serait que t'animes. Et j'ai fait, ah ouais d'accord, ben ok, ben let's go. C'était un micro-trottoir, donc en plus un exercice très particulier micro-trottoir. C'est dur.
- Speaker #0
C'est le pire.
- Speaker #1
C'est très dur.
- Speaker #0
J'en ai fait énormément dans ma vie aussi. et le nombre de râteaux que tu peux te prendre. Il faut avoir un ego dans la poche.
- Speaker #2
C'est ça. Jamais osé.
- Speaker #1
Moi, je te déconseille parce qu'en fait, en fait, le problème, c'est en plus. Surtout moi, j'ai une nature timide. Je ne suis pas très. Je suis pas du style à aller vers les gens, etc. Donc moi, tournage studio ou tournage avec un texte à l'avance. Aucun problème, c'est pas un souci, mais micro trottoir ou tu te jettes dans l'arène et tu dois aller discuter avec les gens, les faire les amener à parler sur des sujets ou des trucs. franchement l'enfer. Donc franchement cette vidéo là je veux pas dire laquelle c'est parce que franchement c'est une honte quoi.
- Speaker #0
Elle est encore dispo sur les réseaux ?
- Speaker #1
Je sais même pas, je pense l'avoir suppr... C'est possible que je l'ai supprimé.
- Speaker #2
Ah t'aurais dû mettre un nom répertorié ?
- Speaker #1
Oui voilà c'est possible que je l'ai non répertorié.
- Speaker #0
Parce que là je sais qu'il y en a qui vont aller chercher, qui vont remonter les fils d'action.
- Speaker #1
Et encore, alors là je te parle de celle là mais il y a d'autres vidéos, il y a d'autres courts métrages qui sont un peu nuls aussi. Mais c'est normal, il faut commencer par du nul pour s'améliorer tout doucement, trouver ce qui va, ce qui va pas, tu te construis en fait, il faut faire. Mais j'avoue le premier ouais dur. Même les premiers, même les 50 premiers en fait.
- Speaker #0
Cocteau, tu te souviens toi de ton premier stream ou pas ?
- Speaker #2
Premier stream, non mais première vidéo, j'en souviens très bien.
- Speaker #0
Ça parlait de quoi ?
- Speaker #2
Ça parlait de quoi ? C'était un podcast sur les grands. Sur les grands ? Ouais.
- Speaker #1
Sur les gens de grande taille ? Ouais, voilà.
- Speaker #2
Ah d'accord,
- Speaker #0
genre t'étais un enfant et tu parlais des adultes ?
- Speaker #2
Non, non, parce que tu sais, c'était un peu l'époque Cyprien, Norman podcast. Et puis j'avais 14-15 ans, j'ai dû faire comme eux.
- Speaker #0
T'as pris la caméra, t'as fait « Moi je suis petit,
- Speaker #1
fuck ! » Parce que ce que les gens voient pas, c'est que tu es super grand.
- Speaker #2
Ouais. Mais franchement, la vidéo, pareil, non répertoriée, on s'en passera.
- Speaker #0
Mais est-ce que cette vidéo, elle t'a aidé pour la suite, quelque part ?
- Speaker #2
Ouais, parce qu'après, je me suis amélioré, quoi. Et puis j'aimais bien créer des choses. Mais c'est vrai qu'un peu difficile, surtout que j'étais au lycée. Alors là, c'est moquerie assurée.
- Speaker #0
Et justement, toi, comment t'as franchi le cap de te dire je passe devant la caméra ?
- Speaker #2
En fait, c'est vraiment, je pense que je m'identifiais par rapport aux autres. Je voyais Cyprien, Norman. Squeezie, je me disais, wow, je vais faire comme eux. Un peu comme, peut-être que toi, t'as été inspiré par d'autres médias. Bien sûr,
- Speaker #1
évidemment. Même par les Youtubers que tu viens de citer. C'est des inspirations. Pour toute notre génération, je pense que c'est une inspiration.
- Speaker #0
C'est les nouvelles superstars ? Ouais. En tout cas, ceux à qui on s'inspire, ceux qui ont réinventé aussi les codes.
- Speaker #2
Puis ceux qui sont suivis par énormément de gens aussi.
- Speaker #1
Ouais en fait je pense que la génération de nos parents, leurs idoles c'était les acteurs, c'était les chanteurs. Nous c'était très internet. Donc évidemment on s'inspirait de ce qu'ils faisaient, leur ton. On trouvait ça complètement innovant, complètement dingue. Donc évidemment on avait envie de ressembler à ça.
- Speaker #0
Mais qu'est-ce qui donnait envie ? C'était de se dire on est vu, on est suivi par énormément de gens. On a une liberté de création. C'était quoi la motivation première de chacun quand vous aviez ces inspirations-là ?
- Speaker #1
Alors moi l'inspiration... Tout à l'heure je te disais, moi je faisais des courts métrages quand j'étais ado, donc en fait c'est un peu le même délire que les podcasts qu'ils font, c'est des sketchs, tu vois. Moi ce qui me faisait vraiment kiffer c'était de raconter une histoire et ou procurer des émotions. Parce que je trouvais ça génial de se dire juste avec ça que j'ai fait le week-end avec mon pote, après je le montre à des gens et les gens soit ils sont émus, soit ça les fait rire, et ça je trouvais ça génialissime quoi.
- Speaker #0
Mais c'est super dur.
- Speaker #1
Par contre c'est très dur.
- Speaker #0
Convoquer une émotion c'est super dur.
- Speaker #1
C'est super dur et c'est pour ça que c'est d'autant plus génial quand tu arrives à le faire donc moi c'est ça qui me qui m'animait c'était vraiment le l'aspect ouais faire kiffer les gens en fait Avant même de se dire je vais le montrer à 10 000 personnes, déjà je vais le montrer à mes parents, je vais le montrer à mes potes, ça les faisait rire, bon bah c'est tout gagné, c'est bon, je m'arrête là quoi.
- Speaker #2
Et toi ? Moi c'est tout l'inverse, je voulais surtout pas que mes potes et mes parents le voient. Et en fait moi c'était une compétition avec mon cousin, on avait fait deux chaînes du coup YouTube, et en fait c'était celui qui avait le plus d'abonnés et qui faisait le plus de vues.
- Speaker #0
Ah ouais ?
- Speaker #2
Et du coup c'était la petite compétition.
- Speaker #0
Ah c'est bien, ça donne un challenge !
- Speaker #2
Ouais, on faisait ça, on essayait de faire le plus d'abonnés, etc. Et du coup, c'était en vrai le premier truc.
- Speaker #1
Et c'est qui qui gagnait ?
- Speaker #2
En vrai moi même si...
- Speaker #0
Aujourd'hui c'est lui je pense.
- Speaker #2
Aujourd'hui c'est moi mais même à l'époque parce que déjà on avait pas le même âge. D'accord. Et aussi bah les parents des fois ils ont pas forcément les mêmes autorisations. Surtout qu'on est jeunes, j'avais 14 ans. T'imagines si t'étais il y a 10 ans, tu vois ton fils avec une caméra mettre sur YouTube, t'as un petit peu peur quand même. Tu te demandes ce qu'il fait.
- Speaker #0
Parce que t'as commencé du coup YouTube avant de te mettre en stream.
- Speaker #2
Bah oui parce qu'à l'époque, à la campagne, j'avais pas la fibre. Donc impossible de stream.
- Speaker #0
Mais on pouvait déjà t'uploader des vidéos sur YouTube.
- Speaker #2
Ça mettait 10 heures, je mettais ça la nuit et puis voilà.
- Speaker #0
C'est vrai que t'étais content quand le matin tu voyais que c'était enfin uploadé. J'ai connu ça aussi. Ça tourne toute la nuit, t'as un bruit dans la chambre en fond, c'est insupportable. Et alors du coup quand tu te lances en stream, là c'est différent parce que là tu te dis ok je vais montrer mon visage, je vais m'afficher sur les réseaux, mais en live. C'est-à-dire que là il n'y a pas de filtre, il n'y a pas de filet quoi.
- Speaker #2
Il n'y a pas de filet, il n'y a pas de filtre, mais du coup l'avantage c'est que vu que personne de regarder quasiment au début. Bah j'ai fait mes bêtises entre guillemets où j'ai dit des choses de nul au début. Donc tu peux supprimer, personne va voir quoi. Alors que YouTube, la vidéo elle reste. Impossible de l'enlever quasiment. Enfin tu peux la mettre en supprimer mais il y en a qui peuvent avoir... Alors que le stream ça n'a rien à voir.
- Speaker #0
Nino, tu parlais de tes premières vidéos et tu disais que c'était horrible, horrible l'affaire. Mais quand on se regarde et que dans ton fil d'actu tu te vois pour la première fois sur Facebook, sur Insta et tu te dis « Ah tiens c'est moi » .
- Speaker #1
Ouais c'est un vrai truc ouais.
- Speaker #0
Comment tu l'as vécu ?
- Speaker #1
C'est un peu chelou ouais. La toute première fois que ça… en plus nous il y a ce truc de évidemment il faut aussi faire une miniature, il faut aussi… enfin tu vois. Donc il y a ce truc un peu chelou ouais de se dire c'est bizarre, c'est pas mon compte à moi, pourtant je suis sur le truc. Alors après c'est toujours pareil, c'est comme toi Cocteau, au début il y a personne qui regarde. En vrai sur le média au début il n'y avait pas grand monde, enfin c'était quelques centaines, milliers de personnes. et c'est un chiffre, tu vois ce que je veux dire c'est pas palpable, tu vois pas des gens réellement devant toi Donc c'est pas si angoissant, ça fait un petit truc un peu chelou mais c'est pas si angoissant que ça. Moi par contre c'est quand je fais passer des potes dans des vidéos ou des trucs, là eux, qui ont pas du tout cette vie là, quand ils se voient passer sur le feed et qu'ils disent « Ok mais d'accord c'est une vidéo qui a fait 150 000 vues ou quoi » , là ça les fait vachement plus réfléchir. Moi après, ça s'est fait sur 5 ans, 6 ans donc en fait...
- Speaker #0
La progression a été assez lente, logique.
- Speaker #1
C'est hyper logique, hyper fluide.
- Speaker #0
Parce qu'aujourd'hui, en vrai, on fait plus que une centaine de vues. Je ne sais pas combien vous faites de vues par vidéo, mais c'est énorme.
- Speaker #1
En gros, c'est entre 50 000 et 150 000 vues par vidéo, à peu près. Donc ça fait quand même du monde. Et surtout, nous, la particularité d'Envraie, c'est que c'est Auvergnat. C'est-à-dire qu'en fait, à l'échelle Auvergnat, faire 100 000, 150 000 vues, mine de rien, c'est beaucoup. Donc ce qui fait que... 50 000,
- Speaker #0
c'est clairement son agglo. Oui,
- Speaker #1
c'est ça. Mais bon, l'Auvergne est grande. Il y a quand même encore d'autres trucs. Mais ouais du coup il y a ce truc là un peu de ok ça fait ça fait quand même un peu du monde et ça on s'en rend compte au quotidien quand on se balade et tous les gens ils commencent un peu à remettre et ils commencent un peu à reconnaître.
- Speaker #0
Et toi en stream tu es plutôt sur sur quelle quelle audience quel nombre de de viewers aujourd'hui ?
- Speaker #2
Alors les viewers ça c'est vraiment ça va vraiment dépendre du créneau parce que par exemple si tu fais un midi 14h bah ça va il y a du monde parce que les gens font la pause manger mais en même temps les gros streamers ils préfèrent garder leur énergie pour le soir donc là ça va mais si tu stream le soir Tellement de concurrence que c'est tellement difficile aujourd'hui. Tu peux faire vraiment passer de 1000 de 12h-14h à 100-200 le soir. C'est vraiment la différence, c'est folle.
- Speaker #0
Et tu arrives à te rendre compte ou pas du chiffre et du nombre de personnes qui te regardent ? Au début, non.
- Speaker #2
Mais j'ai fait pas mal d'événements sur scène, etc. Ou même dans la rue à Clermont et tout. Et là, je commence un peu à me rendre compte maintenant.
- Speaker #0
Des gens qui faisaient « Cocteau, Cocteau, viens signer un autographe ! »
- Speaker #2
Mais après, on se rend jamais vraiment compte. Moi, ce que je me rends compte, c'est par exemple quand tu vas à un spectacle à un Zenith. Et par exemple, moi, je t'avais dit en Suède, j'avais fait 5 ou 7 000 viewers. Et dans un Zenith, il y a 5 ou 7 000 personnes. Et là, tu te fais, il y avait tout ça devant le live. Ah oui,
- Speaker #1
énorme, c'est génial.
- Speaker #2
Des fois, tu feras la réflexion, tu dis 150 000 vues. Là, le zénith, c'est ça x énorme, x 30.
- Speaker #1
Ouais mais encore je trouve que quand tu fais du live ça n'a rien à voir, c'est complètement différent d'une vue de... Ah oui, c'est d'accord.
- Speaker #2
Mais pour se rendre compte, des fois quand tu vas à un spectacle tu te dis « wow » .
- Speaker #0
Oui parce que là pour le coup vous tournez des vidéos pour les réseaux sociaux et YouTube qui sont des vidéos montées et qui permet de garder un peu plus le contrôle sur l'image.
- Speaker #1
C'est ce qu'on disait avant en fait un peu en off, le côté contrôle c'est génial. En fait c'est un filet de sécurité qui est incroyable. Alors quand le live pour le coup, alors c'est un truc que j'ai jamais fait et franchement ça m'intéresserait d'en discuter avec toi parce que... Je pense que c'est un truc, enfin ça n'a rien à voir, c'est un saut en parachute.
- Speaker #2
Je trouve qu'on est beaucoup plus proche de la communauté par contre. Bien sûr,
- Speaker #1
évidemment.
- Speaker #2
Moi vraiment il y en a que je connais, que j'ai déjà vu, même on se parle régulièrement, même hors live carrément.
- Speaker #0
Qui sont devenus des amis ?
- Speaker #2
Des amis, je dirais pas jusqu'à là, mais voilà, des gens avec qui je peux parler de temps en temps, où je dis ah oui tiens j'ai vu ça, t'en penses quoi ? Parce que vraiment, c'est des gens, on discute. Oui, t'as quel âge, tu fais ça. Là où sur YouTube, tu vas pas écrire 50 commentaires, c'est pas pareil.
- Speaker #1
Ouais.
- Speaker #0
Ouais et tu devrais faire du live ou pas Nino ?
- Speaker #1
Ah mais complètement c'est un truc alors c'est toujours pareil enfin sur le principe oui mais en fait quand je sais pas mais ouais c'est un truc qui est hyper intéressant et je trouve que ce qui est cool avec le fait de faire du live aujourd'hui c'est que pour reprendre un peu parce que c'est un système de télé le direct et tout c'est des trucs à l'ancienne bah en fait t'as tout ça avec tous les avantages d'internet aujourd'hui c'est à dire que tu peux discuter avec ta communauté en direct tu peux échanger tu peux trouver des idées tu peux voilà ça c'est un truc moi je trouve ça génial quoi. Mais bon, c'est un peu un système à mettre en place.
- Speaker #2
T'as jamais pensé à live des événements ? Si, si, grave. Ça marche vraiment bien. Ouais,
- Speaker #1
j'aimerais bien, ouais. Mais bon, c'est un peu un setup.
- Speaker #0
Parlons de notoriété. À quel moment vous avez compris, vous, que vous disposiez d'une certaine notoriété, chacun ? Parce que là, vous faites énormément de vues, mais à quel moment on s'en rend vraiment compte que, je sais pas si vous êtes des gens célèbres, peut-être pas utilisés ce mot, mais en tout cas qui dispose d'une certaine notoriété à votre échelle ?
- Speaker #1
Alors, moi, il y a un truc qui est rigolo, c'est que pour les un an d'Envray, j'étais allé faire un micro-trottoir pour demander aux gens s'ils connaissaient Envray. J'étais allé dans la rue, je m'étais dit, allez, je me jette un peu dans le truc. Et la vidéo résume très bien ça, 90% des gens ne connaissaient pas Envray. Donc j'étais en mode, bon, ben, peinard. J'étais même plutôt content de ça, en fait. Je trouvais ça cool, un peu l'outsider que personne connaît, tu vois, qui arrive là. Et je l'ai refait ça plus tard, et je me suis rendu compte que là, c'était plutôt l'inverse. il y avait plutôt 80% des gens qui connaissaient. Alors pas forcément le nom mais qui avait déjà vu une vidéo, qui était abonné ou quoi. Et c'est un peu ce jour là où je me suis dit ah ok d'accord donc il y a vraiment quand même des gens.
- Speaker #0
Mais qui connaissait en vrai ou Nino ?
- Speaker #1
Plutôt en vrai, parce que moi en fait tu sais le gars qui passe sur les vidéos tu fais pas forcément gaffe à qui c'est, tu t'attaches pas forcément à ce gars là. Mais par contre ouais bah évidemment il y a de plus en plus de gens qui commencent à te dire ah bah super tes vidéos ou quoi mais moi c'était vraiment avec la deuxième vidéo où là je me suis dit ah ok d'accord donc les gens commencent à connaître. Donc c'est cool en fait.
- Speaker #0
C'est pas le sentiment que les gens viennent voir un peu les vidéos d'en vrai pour te voir toi.
- Speaker #1
Non,
- Speaker #0
je ne vois pas le personnage que tu es. Genre quand tu débarques place de jeu dans Penoir, c'est pas anodin quoi.
- Speaker #1
Mais tout le monde peut le faire. Non, moi je trouve que je trouve que c'est important d'humaniser un format parce que parce que ça passe par là. Mais évidemment, personne n'est irremplaçable. Et je pense que ce taf là, tout le monde peut le faire. Vraiment, tout le monde peut le faire.
- Speaker #2
Moi je pense pas.
- Speaker #1
Ah moi je pense vraiment. En fait, tout le monde peut le faire, c'est juste que se lancer, apprendre, maîtriser le truc, ça prend un peu de temps, mais c'est comme tout métier. Si tu veux faire une sculpture sur du bois, il faut apprendre à le faire, tu vois. Je pense que tout le monde peut le faire, vraiment.
- Speaker #0
Tu penses pas, Cocteau ? Je pense pas,
- Speaker #2
je pense que... Tu ne verrais pas le faire en tout cas,
- Speaker #0
toi.
- Speaker #2
Faire ce qu'il fait, non, franchement, le micro-trottoir, je ne peux pas, ça me bloque.
- Speaker #1
Mais tu dis ça, mais en fait, si je te dis que tu n'as pas le choix et que tu as besoin de le faire,
- Speaker #2
tu vas le faire. Ah, si je n'ai pas le choix...
- Speaker #1
Et en fait, à force, tu vas trouver l'intérêt de le faire.
- Speaker #0
Mais après, il y a le faire et le faire.
- Speaker #2
Qui on est,
- Speaker #0
comment, comment on vend le personnage, comment on On tourne la chose, quels mots on utilise, la spontanéité, la répartie.
- Speaker #2
Tu vois Pupsan, tu connais Pupsan. Ouais. Pupsan, pour ceux qui ne connaissent pas, c'est un mec, il fait des streams quand il voyage. Il est trop fort.
- Speaker #1
Ouais, il est très fort.
- Speaker #2
Ça c'est, franchement, même si je mettais toute l'énergie que je voudrais, je n'arriverais jamais à faire ça. Tu vois, il arrive toujours à créer des situations. Il y a des gens qui ont vraiment ce côté humain que, soit on l'a, soit on ne l'a pas, je trouve. et quand on l'a, il faut vraiment l'exploiter au maximum, moi je trouve.
- Speaker #1
Peut-être, franchement c'est dur à dire, c'est dur à dire, c'est trop dur à dire.
- Speaker #0
Je t'en pose la même question, du coup à quel moment toi t'as compris ta notoriété Cocteau ? Moi,
- Speaker #2
du coup pendant trois ans je sortais pas de chez moi, je faisais que de stream tous les jours, et puis après forcément j'ai ralenti, et là tout le monde, enfin souvent me reconnaissait, dès que je sortais il y avait au moins une personne qui me reconnaissait, j'ai fait ah oui quand même, et après aussi c'est souvent quand j'ai eu beaucoup de collaborations, on m'a invité à pas mal d'événements, là je me suis dit ah oui quand même c'est sympa. Je sentais que vraiment avant, c'était on fermait un peu toutes les portes et là on les ouvre un peu toutes. J'ai senti un petit peu la différence.
- Speaker #0
Parce qu'après les collabs, ça te permet d'aller à des événements qui sont des événements de gaming ou de stream, tout ça, donc avec le public qui suit. Mais quand on te reconnaît dans la rue, au hasard, tu vois, ça doit faire là un petit choc, non ?
- Speaker #2
Ouais, alors quand c'est des jeunes, etc., non. Mais par exemple, j'étais à une fête foraine à Limoges, rien à voir. Et là, un mec de 45 ans avec ses enfants qui dit « je vais jamais regarder tes lives et tout » .
- Speaker #0
Tu me dis waouh ! Pourquoi ? Donc Cocteau va dans des fêtes foraines à Limoges.
- Speaker #1
Qu'est-ce que tu fais là-bas ?
- Speaker #0
C'est l'info de cette émission.
- Speaker #1
Après il y a un truc qu'il faut se dire aussi, et là pour le coup c'est là où toi ça n'a rien à voir avec nous sur Envrey, c'est que toi déjà c'est à l'échelle nationale voire même mondiale, parce que je pense qu'il y a des gens qui ne sont même pas en France qui regardent tes vidéos, là où nous en vrai c'est l'Auvergne. Donc en fait moi je trouve que... Clairement, tout le monde connaît le bon coiffeur, le bon boucher, le mec qui vend les roses. C'est comme un village. Est-ce que tu peux parler de notoriété dans un village ? Je ne suis pas sûr, en fait.
- Speaker #0
C'est un gros, gros, gros village.
- Speaker #1
Un gros village, mais tu vois ce que je veux dire. Alors que toi, pour le coup, tu peux aller à Limoges, tu peux aller à Paris, tu peux aller n'importe où. Et les gens peuvent se dire, putain, mais attends, j'ai vu ta vie de machin.
- Speaker #2
Même pour une petite anecdote, quand j'étais allé à New York, vraiment, j'avais pas mal d'abonnés à Times Square qui m'avaient reconnu. J'étais en mode, ouf, vous faites quoi ici ? Là je m'étais dit ah ouais, ça c'était un moment où je m'étais dit ah oui quand même.
- Speaker #0
Est-ce que tu as pris un espace publicitaire ? pour mettre Cocteau sur Times Square.
- Speaker #2
Non, mais j'ai la photo.
- Speaker #0
Ça aurait été superbe, Cocteau sur Times Square.
- Speaker #2
Après, le prix, voilà.
- Speaker #0
Il paraît que c'est assez accessible, il me semble.
- Speaker #2
C'est peut-être 40 euros les 5 secondes. C'est un truc comme ça,
- Speaker #1
je pense.
- Speaker #0
Mais c'est déjà pas mal. Rien que 5 secondes, c'est Times Square. Qu'est-ce qui vous fait peur dans la notoriété, dans le fait d'être connu, d'exposer vos visages ?
- Speaker #1
Je le sais.
- Speaker #2
Enfin... Ah ouais, moi je le sais, hein. Ah tu le sais ? Ok. Ah oui, bah c'est que par exemple quand vous êtes avec votre famille et tout... Alors moi, maintenant ça va, parce que j'ai un petit peu ralenti les... Et puis y'a eu beaucoup de travail au niveau des Youtubers qui a été fait de... Voilà, y'a un moment pour, y'a un moment qui n'est pas pour. Et donc, c'est vrai qu'au début, des fois, les gens c'est des sauvages en fait. Vraiment, ils voyaient... Qu'est-ce tu fais ici ? Surtout que là, clairement, y'a pas vraiment de gens un minimum connus, donc... C'est un peu en mode... Mais... Improbable, quoi. Donc c'est vrai que quand t'es avec ta copine etc, des fois les gens ils abusent un petit peu, mais ça franchement maintenant j'ai plus du tout. Les gens sont respectueux.
- Speaker #0
Mais comment tu as fait ? C'est toi justement qui a réussi à placer cette barrière ?
- Speaker #2
Non, moi je pense gros travail, c'était de m'astuce, que on fait vraiment des vraiment des vidéos limite dédiées dessus. Parce que c'est rien à voir. C'était limite tu peux plus sortir de chez toi. Moi, c'est pas du tout ça.
- Speaker #0
Le haut du panier. Oui,
- Speaker #2
oui. Mais du coup, ça semble sensibiliser tout le monde. Donc maintenant, les gens, on me tchèque, on m'envoie sur Insta. Ah salut, je t'ai vu à Jod. Mais voilà, c'est toujours très sympa.
- Speaker #1
Bah le documentaire de Squeezie là-dessus il en parle beaucoup, c'est hyper bien. Il est incroyable,
- Speaker #2
je lui ai dit d'aller le voir, il ne l'avait pas vu.
- Speaker #1
C'est vrai, il ne l'a toujours pas vu.
- Speaker #2
Moi je trouve que c'est vraiment le truc à voir. C'est un chef d'oeuvre.
- Speaker #0
Il n'y a rien qui te fait peur toi Nino ?
- Speaker #1
Bah non, mais je ne me reconnais pas trop dans ce truc là. Parce que déjà, nous, le très bon côté dans le vrai, c'est qu'on n'est pas trop clivant. C'est assez rare que les gens... Enfin, ce n'est jamais arrivé que les gens viennent me voir en disant franchement, je n'aime pas ou alors franchement, c'est de la merde ou je ne sais pas quoi. Mais après, c'est hyper OK qu'il y ait quelqu'un qui vienne te voir pour te dire « elle est trop cool ta vidéo » . Moi, ça ne me pose aucun problème. Après, là où je suis d'accord avec toi, là où ça peut devenir une galère, c'est si jamais tu as 50 personnes dans la journée qui viennent te voir. Mais du coup, vu que ce n'est pas le cas,
- Speaker #2
aucun problème. Généralement, ce n'est pas qu'il y ait 50 personnes, c'est que du coup, quelqu'un qui te connaît vite fait, tu t'arrêtes pour prendre une photo, les gens à côté vont dire « mais c'est qui lui ? » . Ils s'arrêtent, ils reconnaissent. Ça fait un effet de masse. C'est ça. Toi, ça, je suis un peu plus prestigieux. Moi, il me voit plus comme le bon pote, tu vois.
- Speaker #0
Prestigieux, je sais pas, mais je pense qu'il y a une différence de statut. Oui,
- Speaker #2
parce que tu vois, on est pas en train de discuter tous les jours en live. Je connais leur prénom, je connais si leur vie, etc. Ok, c'est plus moi, je fais ce média.
- Speaker #1
Ouais, peut être. Je sais pas.
- Speaker #2
Je te vois plus en haut statut. Tu es en ce qui est haut statut,
- Speaker #0
je sais pas, mais oui, mais c'est un statut peut être de journaliste, donc peut être en retrait. Peut être. T'exposes moins ta vie privée que toi. Tu vois,
- Speaker #2
je comparais plus ça à un acteur tourne à un acteur, un présentateur télé. Je ne dois pas leur télé. tu le vois tous les jours, etc. Il fait ses petites blagues. T'as plus cette proximité avec un acteur ou tu...
- Speaker #1
Tu t'identifies beaucoup plus,
- Speaker #2
ouais. Voilà, moi je trouve.
- Speaker #0
T'idalyse. Tu penses que le métier de streamer est plus idéalisé ?
- Speaker #2
Euh... oui je pense. Ouais, c'est sûr. Et puis, comme j'ai dit, on est vraiment, avec la communauté, on a l'impression d'être amis, en fait. Parce qu'on discute tous les jours, ils nous voient tous les jours. Ils nous voient sur Insta, sur Facebook, sur Youtube, sur Twitch, tout le temps.
- Speaker #0
Justement, avec les communautés, vous avez eu des cas compliqués à gérer ou pas ?
- Speaker #1
Alors, c'est ce que je disais tout à l'heure, moi ça m'est arrivé une seule fois d'avoir en soirée un mec qui me dit, un peu bourré, qui me dit franchement c'est vraiment de la merde et tout, enfin il me disait en gros ouais tes vidéos machin des fois on apprend rien machin et ça m'est arrivé une seule fois d'avoir ça, un gars je pense un peu esprit de contradiction quoi qui voulait un peu voilà et en fait hyper cool parce qu'on a, moi c'est au contraire la critique elle est super parce que en discutant je me suis rendu compte que c'était plus pour un peu tu sais allumer un flambeau quoi que voilà Donc hyper sympa, après non sinon les gens sont hyper gentils. En fait il faut se dire que l'époque des geeks nerds qui sont sur les réseaux sociaux et qui vont t'embêter dans la vraie vie, je pense qu'elle est un peu terminée comme tu disais, les youtubeurs ont fait un gros taf là-dessus pour rendre ça vraiment plus normal et faire bien comprendre que tous ces gens là sont des gens hyper normaux qui sont juste en train de se balader, de faire leurs courses.
- Speaker #0
Après les messages de haine, les haters et tout ça existe encore.
- Speaker #1
Et ça c'est une réalité. Parce qu'il y a l'anonymat des réseaux sociaux. Et ça, bon bah à la limite... Alors moi la première fois, pour le coup je me souviens très bien de la première vidéo où il y a des gens qui ont dit c'est qui ce gars, c'est nul, je m'en souviens très bien. Et ça m'avait franchement, ça m'avait vraiment touché, genre pendant 3-4 jours, j'en parlais avec ma copine, j'en parlais avec ma famille et tout, je disais mais franchement, ils ont raison ça se trouve, tu vois. Et puis en fait, tu comprends vite que, en fait, s'il y a 5 gars qui ont dit c'est nul, il y en a peut-être le x10 ou x100 qui disent que c'est bien, donc en fait...
- Speaker #0
Tu lis encore les commentaires ou pas ?
- Speaker #1
Euh... Non. Non, je les lis plus pour le taf, pour y répondre ou quoi. Mais non, ça ne m'intéresse pas.
- Speaker #0
Tu as déjà dû faire face à des critiques vraiment acerbes, Cocteau ?
- Speaker #2
Ah oui. Qui t'ont touché,
- Speaker #0
qui t'ont mis...
- Speaker #2
Ça oui, même à la Paris Game Show, je m'étais fait agresser, j'avais du poids. C'est pas vrai. Je te jure. Tu t'es fait agresser ? Ça allait faire un gros drama. Ouais, ouais, je te jure. Parce qu'en fait, soit tu es vraiment connu, tu as de la sécurité, soit tu es moyennement connu. Et t'en as pas.
- Speaker #0
Ah t'es paré avec quatre agents quoi.
- Speaker #2
Paré avec quatre agents tu vois. Mais du coup, du coup, là j'ai eu ce petit accroché à la Paris Games, c'est un petit peu compliqué.
- Speaker #0
Mais c'était pour quelle raison ?
- Speaker #2
Un mec qui me détestait.
- Speaker #0
Tu l'avais battu sur Fortnite ?
- Speaker #2
Ah qui me détestait. Ah ouais ? Et qui me suivait à tous les événements où j'allais, il venait.
- Speaker #1
Mais un random ou un mec connu ?
- Speaker #2
Bah c'est un random qui maintenant du coup, à cause de ça, est devenu un peu connu, il fait des vidéos et vraiment sa communauté c'est très toxique. Enfin c'est... Ok. C'est assez lunaire.
- Speaker #1
Ok ok.
- Speaker #0
Ah oui, venez aux événements, juste parce que vous êtes testés. Il faut avoir de l'énergie à dépenser. Ah oui,
- Speaker #2
mais... Il y a aussi des fous, c'est pour ça qu'il faut bien se protéger, faire attention à ce qu'on dit, voilà, des fois, juste bloquer. Parce qu'en fait, pour la petite anecdote, c'est un mec avec qui j'avais joué pour faire une compétition sur console. Le mec, donc avant de lancer la compétition, il me dit « Bon en fait je joue pas avec toi, salut Cocteau » . Il se barre. Et en fait ça lui a fait énormément de visibilité, lui il a fait sa compétition d'un côté, et puis il s'est rendu compte qu'en fait, en faisant ça, il avait beaucoup de visibilité. Et donc là, il a continué, mais avec tout le monde. Donc, donc ça, c'est une personne sur plusieurs millions de personnes. Donc ça, c'est un tout petit pourcentage. Et après, il y a énormément de gens positifs.
- Speaker #0
Mais est ce que ce petit pourcentage, c'est celui finalement qu'on malheureusement qu'on retient pas, qu'on garde en tête quelque part, parce qu'on passe un peu outre les commentaires bienveillants, positifs. Alors que c'est ce qu'on devrait retenir.
- Speaker #1
Oui, complet. Moi, le truc que je me suis rendu compte il y a pas très longtemps, c'est que C'est pas les commentaires négatifs qui me touchent, c'est le manque de commentaires positifs. Tu vois ce que je veux dire ? C'est parce qu'en fait on est tellement habitué à ce que... Evidemment vu que tu crées quelque chose que les gens jugent ce travail là, moi j'ai besoin qu'on me dise j'aime ou j'aime pas. Mais quand on me dit rien, ça ça me déplaît grave. L'indifférence. L'indifférence c'est horrible quand tu crées quelque chose. Parce qu'en fait, c'est ce que je disais tout à l'heure, mais moi ce que j'aime c'est créer une émotion chez quelqu'un. Donc en fait si... Moi, ça m'arrive souvent, même encore aujourd'hui, je fais encore des courts métrages. Quand je le montre à ma famille ou quoi, et qu'ils sont là, ok. C'est tout ? C'est quoi ? T'as aimé ? T'as pas aimé ? C'est quoi ? 10 en plus. Voilà, c'est ça. Ou même quand je montre une vidéo, tu vois, un truc qui m'a demandé beaucoup d'énergie à faire, et que les gens disent « Ok, ok » . Mais je suis là « Mais juge, dis-moi si c'est bien ou si c'est pas bien » .
- Speaker #2
Après, c'est comme ça, quand quelque chose est positif, c'est normal en fait. Mais vraiment, dès que c'est négatif, il faut qu'on le dise.
- Speaker #1
Exactement.
- Speaker #2
C'est un peu comme quand on va manger au restaurant. Si c'est bon, c'est normal que ce soit bon.
- Speaker #0
Je sais que je consomme énormément de vidéos ou de contenus sur les réseaux sociaux, mais je commente très très très peu est-ce que ça fait de moi un mauvais view over Nino ?
- Speaker #1
mais pour moi ouais c'est un enfer non mais c'est en toute proportion gardé évidemment moi c'est franchement c'est plus le commentaire fille réel qui m'intéresse le truc de constructifs le jugement constructif réel tu vois ça ça m'intéresse beaucoup et ça j'en ai vraiment besoin et je me suis rendu compte que j'étais un peu tombé à j'ai besoin de ça faut dans la rue tu demandes vraiment mettez
- Speaker #0
des commentaires en dessous de cette vidéo de cette émission nino va se faire un plaisir de tous les liens mais des commentaires par contre constructif jugez jugez encore une fois Pareil, tu lis ou pas ? Tu suis les commentaires ? Alors en plus avec le chat en stream, j'imagine que c'est... Sur Twitch,
- Speaker #2
tu ne peux pas faire autrement. C'est impossible. Tu vois le commentaire, il n'y a pas... Alors que sur les autres réseaux, des fois, juste, tu ne regardes pas. Il y a aussi beaucoup plus de filtres. Tu peux même, toi, bannir des mots. Par exemple, tu peux bannir le mot nez. Avant, j'avais un plus gros nez. Eh bien, tu le bannes et donc tu ne l'as jamais sous tes vidéos, entre guillemets. Ça, c'est cool. Ça, c'est cool. Même sur TikTok, etc., il y a tout un système. Là où sur Twitch... Alors maintenant, il y a un système aussi. Mais voilà, les gens, en plus sur le direct, ils sont tendance à plus s'emporter facilement, je trouve. C'est l'instantanéité, vas-y.
- Speaker #0
C'est marrant parce que tu parlais de ton nez, et c'est devenu un vrai sujet aussi. Tu as même fait une vidéo où tu parles de ta rhinoplastie.
- Speaker #2
Ouais, j'ai fait une septorhinoplastie.
- Speaker #0
Une septorhinoplastie.
- Speaker #2
Parce qu'en fait, j'avais pas la cloison du tout droite, et du coup, on fait les deux d'un coup.
- Speaker #0
Et t'as décidé d'en parler, d'exposer ce qui pouvait être peut-être un problème, un complexe.
- Speaker #2
Après, moi, je l'ai pas changé. Franchement, la taille est la même. c'est juste que maintenant il est droit Donc voilà et puis aussi je voulais en parler puisque déjà en fait c'est que je respirais mal la nuit et ça en fait il y a énormément de gens qui respirent pas bien la nuit mais c'est vraiment je crois plus d'un français sur deux carrément parce qu'ils ont la cloison nasale déviée et donc ça a aidé plein de gens et surtout que c'est remboursé en fait c'est remboursé par la sécurité sociale de alors la rhinoplastie non mais la septoplastie ça l'est remboursé.
- Speaker #0
Et pourquoi t'as décidé d'en faire une vidéo de vraiment le mettre en avant ce sujet ?
- Speaker #2
au reste, moi je partage un peu toute ma vie, et je me dis, ça peut aider des gens, et je reçois plein de messages qui me disent « Ouais, t'as pris quel chirurgien ? » Ah mais ouais, j'avais ça, je savais pas qu'on pouvait se faire opérer gratuitement, etc.
- Speaker #1
C'est ouf.
- Speaker #2
Tout bénef.
- Speaker #0
Ça sert à ça, la notoriété aussi ?
- Speaker #2
Ça sert à ça aussi. Et puis partager un avis. Et moi, le premier, avant, on faisait des recherches, par exemple, pour faire un flambadissier. Maintenant, on va sur TikTok. Moi, franchement, limite, je préfère faire mes recherches sur TikTok parce qu'on a l'avis, donc limite écrit, mais aussi visuel. Là, on voit la différence. On voit un avis concret, j'ai rien à vendre, pas de partenariat ou quoi que ce soit, parce que des fois sur les sites, on peut avoir des partenariats, des choses bizarres, là c'est un vrai ressenti personnel.
- Speaker #0
C'est un but que tu partages ça ? Se dire ok j'ai de la notoriété donc je peux la mettre à des fins de conseils, d'accompagnement, d'influence quelque part aussi ?
- Speaker #1
En fait, moi j'ai toujours considéré que si ça peut avoir un impact pour une seule personne, franchement ça vaut tellement le coup de le faire. Alors évidemment il y a des sujets, des fois c'est des sujets un peu random, on s'en fiche en fait, ça n'a pas d'intérêt. Mais c'est vrai que quand tu fais des... Tu vois, c'est bête, mais j'ai fait une vidéo sur le Dry January qui est sorti il y a une semaine. Alors, je ne sais pas quand est-ce que ça sera diffusé, ça, mais en gros, on s'en fiche, mais fin janvier, en gros, ça a été diffusé. Et c'est bête, c'est un sujet un peu useless à la base, quoi. Mais je pense que le fait de faire un retour d'expérience sur des sujets comme ça, ça peut vraiment avoir un impact, peut-être même sur une seule personne, et c'est déjà super, tu vois.
- Speaker #0
En gros, si vous n'avez pas vu la vidéo, c'est que vous êtes plusieurs de l'équipe à vous mettre en scène et à vraiment tester le Dry January pendant un mois.
- Speaker #1
De ne pas consommer d'alcool pendant un mois.
- Speaker #0
Et de vous filmer plusieurs fois pendant le mois pour voir votre évolution, vos difficultés, parfois.
- Speaker #1
C'est exactement ça.
- Speaker #0
Et vous mettez en scène votre vie privée et personnelle aussi.
- Speaker #1
Oui, mais c'est le but. Parce qu'en fait, aujourd'hui, je trouve que les médias changent, les médias évoluent, le métier de journaliste évolue aussi. Et tu as besoin de te mettre en scène. Ce n'est plus comme avant où il faut simplement expliquer, dire machin, il l'a fait. Non, je trouve qu'il y a un vrai aspect. Je ne peux pas en parler si je n'ai pas testé. Et donc on l'a essayé et moi je suis persuadé que cette vidéo elle a un vrai intérêt même de... c'est pas vraiment le mot mais de santé publique en disant réfléchissez à deux fois quand même, c'est il y a un vrai sujet faites attention et donc je pense que si cette vidéo là elle peut avoir un impact sur une seule personne et bien franchement c'est tout gagné quoi.
- Speaker #0
Vous êtes des influenceurs tous les deux ?
- Speaker #1
Alors pas du tout,
- Speaker #2
plus que moi. Ouais influenceur c'est un grand mot toujours. Moi je dirais plus créateur de contenu.
- Speaker #1
Ouais c'est ça le mot.
- Speaker #2
Voilà je fais du contenu après est-ce que j'influence les gens ? Oui on influence toujours après. Tout le monde influence ces gens, parce que toi tu vas sûrement peut-être influencer tes potes. Donc tu fais une petite vidéo, enfin je pense qu'on a tous une part d'influence qui est plus ou moins importante.
- Speaker #1
Toute personne qui a une chaîne, qui a les réseaux sociaux en fait, qui a Instagram, et influenceur en fait, la seule question c'est quelle est la quantité de personnes qu'il influence. Mais le mot influenceur, je trouve qu'il est un peu galvaudé, il est même plutôt mal vu et c'est pas le mot.
- Speaker #2
Influenceur, j'ai l'impression que ça sonne télé-réalité.
- Speaker #0
On met beaucoup de choses derrière.
- Speaker #1
Ben c'est ça, il y a beaucoup de débats là-dessus. Il y a... Non, créateur de contenu, je trouve que c'est bon.
- Speaker #2
Tu vois, moi, quand je dis influenceur, j'ai l'impression que ça sonne télé-réalité double. Moi aussi. Vraiment. J'ai l'impression que ça sonne ce nom. Et pourtant,
- Speaker #0
il n'y a pas que ça.
- Speaker #2
Il n'y a pas du tout que ça.
- Speaker #0
Il n'y a pas que ça.
- Speaker #2
Voilà, c'est comme ça.
- Speaker #0
Moi, j'aimerais bien savoir comment vous gérez votre métier et du coup, votre notoriété au quotidien. quels sont un peu les défis que vous avez pu rencontrer, peut-être pour justement travailler à la fois... votre contenu mais votre image aussi. Nino, c'est quoi déjà ton quotidien ? Et est-ce qu'il y a vraiment des défis, des obstacles auxquels tu as dû faire face ?
- Speaker #1
Alors moi le premier défi que j'ai dû un peu relever, c'était déjà de travailler de manière plus professionnelle. Parce qu'en fait, c'est bête mais quand tu commences, quand tu crées quelque chose, quand tu perds de zéro, enfin c'est comme toi, on n'a pas appris ça à l'école. Personne ne nous a expliqué quoi que ce soit donc en gros, moi j'ai ce métier de journaliste parce que je ne me considère pas non plus comme journaliste, c'est un juste milieu entre plein de trucs. Mais il faut que j'ai un process journalistique aujourd'hui. Quand je fais une vidéo, il faut que je me renseigne, il faut que j'ai des sources, il faut que je vérifie si elles sont justes.
- Speaker #0
Tu utilises des méthodes journalistiques comme si tu n'étais pas journaliste.
- Speaker #1
Exactement, il faut utiliser des méthodes journalistiques parce que sinon, aujourd'hui avec la communauté qu'on a, on ne peut pas raconter n'importe quoi, ce n'est pas possible. Et donc ça, il a fallu apprendre tout doucement, donc il a fallu faire des erreurs. Évidemment, on a déjà diffusé des informations qui n'étaient pas vérifiées. Ou alors là, on s'est dit, mais non, ça ne va pas du tout. Donc maintenant, il faut qu'on fasse gaffe à ça.
- Speaker #0
C'est pire ça ou pas ? C'est horrible. Et puis toute ta street credibility elle tombe là d'un coup quoi. Tu vois ce que je veux dire ? Genre c'est horrible, notre métier c'est de donner de l'information aux gens, si on la vérifie même pas c'est insensé. Donc aujourd'hui on fait vraiment attention à ça et d'avoir cette méthode journalistique, ça ça a été un premier défi qu'il a fallu un peu relever parce que quand tu apprends... enfin toi tu as fait une école de journalisme ?
- Speaker #1
J'ai fait une école de journalisme, enfin j'ai fait une école, j'ai fait des études de journalisme et c'est vrai que je me suis toujours dit que ces études là c'était plutôt une boîte à outils avec plein d'astuces dedans. mais que le gros du métier, vraiment l'essence même, c'est sur le terrain.
- Speaker #0
Il faut faire.
- Speaker #1
Voilà, il faut travailler. Mais c'est comme pour le stream. Le stream, on n'apprend jamais à streamer parce que c'est un véritable métier. Et c'est qu'en streamant qu'on devient streamer.
- Speaker #2
Oui, c'est ça. En faisant des tutos.
- Speaker #1
Sans fonger le rond,
- Speaker #2
sans streamer qu'on devient streamer. On se regarde des tutos. Je sais pas si tu faisais ça. Oui, exactement.
- Speaker #0
Autodidacte, c'est le mot parfait et c'est exactement ça.
- Speaker #2
Ce que je trouve, c'est la magie aussi d'Internet. c'est qu'il y a du contenu pour tout le monde et on peut tout apprendre j'ai l'impression ça devient plutôt didacte
- Speaker #0
Ouais, c'est vraiment ça.
- Speaker #2
Mais vraiment, ça peut être du bricolage, de la mécanique. Vraiment, il y a tout. Il y a des gens forts dans tout. Donc même si tu vois, il y en a qui vont se dire Ah, moi, je suis boulanger, ça n'intéresse personne, mais pas du tout.
- Speaker #0
Si,
- Speaker #2
il y a au contraire même ça. Parce qu'en fait, boulanger, c'est un truc que tout le monde consomme limite. Donc au contraire, moi, je trouve vraiment pas avoir peur de se lancer, peu importe le métier qu'on fait. Ça va forcément intéresser des gens.
- Speaker #1
Donc gros défi, cette expertise et cette crédibilité.
- Speaker #0
En fait, c'est ça. Et puis En fait si tu veux, le vrai sujet nous c'était qu'on s'est formé sur le terrain en diffusant tout ce qu'on faisait. Donc en fait évidemment il y a des erreurs évidemment qu'il faut apprendre en faisant et puis voilà on essaie de faire, on essaie de voilà si tu fais pas tu fais pas d'erreur.
- Speaker #2
Moi c'est la meilleure chose que tu as commencé au début, on aurait pu trouver un gros média et là c'est la catastrophe parce que ça te stresse, t'es même pas toi même alors que là petit à petit tu construis ton petit truc, t'apprends de tes erreurs et à la fin tu deviens trop fort.
- Speaker #0
Les responsabilités que tu as, elles sont complètement différentes parce qu'il y a la maîtrise du truc. Cocteau,
- Speaker #1
comment tu gères la pression d'être constamment en ligne ou de devoir poster assez régulièrement, d'apporter toujours un contenu divertissant, d'avoir toujours le smile ou en tout cas d'être toujours dans ton personnage ? Comment tu vis ça ? Comment tu gères ça personnellement ?
- Speaker #2
Moi, j'ai de la chance. C'est que Fortnite, ils font énormément de mises à jour. À l'époque, ils faisaient facilement une mise à jour par semaine. Donc déjà, il y a beaucoup de contenu à faire dessus. Là où toi tu dois aller chercher le contenu, tu vois ce que je veux dire ? C'est pas le contenu qui vient à toi, c'est toi qui va le chercher.
- Speaker #1
Après vous bossez en équipe, hein ? Oui, oui,
- Speaker #0
je suis pas tout seul. Ça il faut le dire, mais...
- Speaker #2
Mais tu dois quand même aller chercher ce contenu. Alors que généralement le contenu venait à moi, et c'était à moi de le créer. C'est pas tout à fait pareil. Donc déjà là-dessus, ça aide énormément. Et aujourd'hui, c'est dès que je vais à un événement, dès que je vais à un concert, dès que je vais au salon de l'agriculture, etc. J'essaie toujours de filmer, de trouver un petit truc, et de partager ce qui pourrait intéresser les gens. Même quand je voyage, je me dis ça, ça pourrait bien marcher.
- Speaker #1
Et tu arrives à travailler, à gérer tout ça sans pression ?
- Speaker #2
Des fois c'est un peu la pression parce que je veux essayer de faire un truc qualitatif mais c'est vrai que c'est pas toujours facile parce que j'ai pas l'habitude, c'est dur de travailler à l'extérieur parce qu'on n'a pas son matériel, y'a pas d'interférences, de son,
- Speaker #1
de problèmes Ah bah y'a pas la sécurité du studio, on peut pas recommencer comme on veut C'est ça,
- Speaker #2
donc là dessus niveau technique c'est un peu plus compliqué et surtout que je suis tout seul donc c'est encore plus compliqué Ouais bien sûr
- Speaker #1
Justement on parlait de l'équipe, là j'imagine que c'est super important et j'aimerais bien qu'on en glisse un mot avec toi Nino parce que être entouré ou en tout cas avoir un travail d'équipe, une cohésion d'équipe. Ça permet d'apporter un autre regard aussi sur son travail et sur sa gestion de la notoriété.
- Speaker #0
C'est obligatoire. Aujourd'hui, en fait, moi c'est rigolo parce que ça arrive souvent que les gens, tu vois, ils envoient des DM sur nos réseaux sociaux en disant « Oui, salut Nino ! » Tu vois, en pensant qu'il n'y a que moi. Parce que c'est normal, vu que je suis sur les vidéos, les gens se disent ça.
- Speaker #1
C'est toi qu'on voit sur le terrain, c'est toi qu'on voit à l'écran.
- Speaker #0
Mais en fait, il y a évidemment tout un travail de long qui est le travail du monteur, qui est un immense travail chez nous, puisque le monteur c'est celui qui met en forme. Moi je prends la matière brute mais lui il met en forme donc déjà ce travail là il est exceptionnel. Et puis après ouais on est quand même 13 aujourd'hui dans l'équipe d'Envraie donc tu vois tu as des gens qui font vivre l'équipe, qui sont des commerciaux donc ils vont chercher des partenariats. Tu as l'équipe qui fait les miniatures, les graphistes etc. Tu as l'équipe qui fait le montage, l'équipe qui tourne.
- Speaker #1
Sur une semaine vous avez combien de réunions d'équipe pour savoir ce que vous allez faire, les différents projets, ce que va dire Nino dans la rue au micro trottoir ?
- Speaker #0
Nous, on a une réunion hebdo d'édito, qu'on appelle, qui est en gros le lundi matin, où on décide des sujets qu'on va faire pour la semaine. Et puis après, on a une réunion de production, où on décide de qui va monter quoi pendant la semaine. Puis après, le mercredi, on a des réunions mensuelles de commercial, de communication, de choses comme ça, où on prend des décisions sur un peu ce qui se passe toute l'année.
- Speaker #2
C'est qui ? Ils sont 13 ! Je ne sais pas si on se rend compte du travail de l'organisation. Moi c'est vraiment avec mon petit téléphone, toc toc. Oui oui oui. Le travail, c'est vraiment deux univers différents.
- Speaker #0
Mais travailler en équipe, c'est un truc qu'il faut apprendre aussi. D'ailleurs ça fait partie des défis qu'il a fallu relever, travailler en équipe c'est un vrai truc et c'est pas si simple. Mais c'est bien aussi.
- Speaker #2
T'as ce côté où on peut te corriger, t'es pas tout seul.
- Speaker #0
Et puis c'est ce que tu disais tout à l'heure, il y a aussi l'aspect, toi effectivement tu vois moins de gens quand même. Je pense que c'est pesant.
- Speaker #2
C'est pesant aussi, mais là c'est vrai que t'as une ambiance, après ça peut être Ça peut être... Mais est-ce que l'équipe,
- Speaker #1
ça te permet de préserver ton image ?
- Speaker #0
Bien sûr, évidemment, évidemment.
- Speaker #2
T'as envie de faire des conneries, quoi. Si jamais on te dit, voilà, Nino, calme-toi.
- Speaker #0
Bah ouais, parce que, tu sais, nous, c'est bête, mais les vidéos, elles sont aussi soumises à des validations internes où on se dit, un regard extérieur qui regarde la vidéo et qui dit, est-ce que c'est bien, est-ce que c'est pas bien ? Parce que le problème, nous, si tu veux, dans l'ADN d'en vrai, c'est de faire du décalé. Donc, déjà, rien que ça, ça pose un petit problème de décaler par rapport à quoi. et puis surtout, est-ce que tu ne vas pas trop loin ? En plus, on a le côté spontané.
- Speaker #1
Quelles sont les limites ? Quelles sont les limites qu'on pose, qu'on se pose et qu'on nous pose ?
- Speaker #0
C'est pour ça que ça a été... Moi, l'équipe, elle est exceptionnelle parce que, justement, ils ont ce regard critique sur... Putain, là, ce que tu dis à ce moment-là, ça pourrait être mal pris ou c'est peut-être border ou je sais pas quoi. Qu'il y a un vrai sujet que moi, forcément, vu que je l'ai dit, je m'en rends pas forcément compte. Et c'est déjà arrivé deux, trois fois qu'il y ait des blagues ou des trucs où les gens me disent « Attends, mais ça peut être super mal pris, ça. » Ah oui, ok, mais moi, je le voyais pas comme ça. Bon, bah, on enlève, tu vois.
- Speaker #2
Ouais, ça, c'est bien ça.
- Speaker #0
Ça, c'est génial.
- Speaker #1
Je pense qu'il y a peut-être des jeunes qui nous regardent et qui se disent « Ouais, aller poser des questions dans la rue aux gens ou streamer Fortnite, c'est super cool ! » Est-ce que c'est vraiment super cool ?
- Speaker #0
Ouais !
- Speaker #2
Ouais ouais ! Moi je trouve vraiment ça bien. Heureusement je ne regrette aucun choix. Si je devais le refaire, je le referais.
- Speaker #0
Je ne sais pas si c'est toi mais... Moi j'aime beaucoup poser la question « es-tu heureux ? » aux gens que je croise. Moi je suis heureux. Je suis quelqu'un de parfaitement épanoui, je suis très heureux de ce que je fais aujourd'hui. J'ai la chance de vivre d'une passion. C'est un truc, les gens ne se rendent pas forcément compte de ça, mais sortir dans la rue et poser des questions aux gens, c'est quand même vraiment rigolo. apprendre des trucs, faire des vidéos, des sketchs, des machins c'est quand même vraiment rigolo à faire Alors évidemment, ça demande des trucs qui sont un peu galères, parce qu'il y a tout un aspect, il faut gérer un peu d'administratif de temps en temps, il faut gérer l'orgas, le tournage, est-ce qu'on n'oublie pas un truc ? Mais en fait, passer ça, c'est que du plaisir, vraiment, c'est un vrai plaisir.
- Speaker #1
Quel conseil vous donneriez aux jeunes qui seraient intéressés pour peut-être faire un peu la même chose que vous, se lancer sur les réseaux sociaux, travailler aussi autour de ces métiers-là, mais qui doivent quand même se dire qu'il y a une image, une autorité à gérer ? Vis-à-vis de cette question de la notoriété, ça serait quoi peut-être les deux, trois conseils que chacun vous auriez envie de donner ?
- Speaker #2
Moi le conseil que je donnerais c'est qu'il faut se lancer. Si on a envie de faire quelque chose, faut pas se dire « ah je sais pas ça va peut-être être gênant » Comme les micro-totroirs. Il faut vraiment se dire « c'est quoi, vas-y je fais ce que je fais » . Au pire c'est gênant, tu mets pas la vidéo si vraiment c'est catastrophique, mais tu te lances, t'as quoi à perdre ? Parce que je veux dire, quand t'auras 80 ans tu vas pas dire « ah putain j'aurais peut-être dû le faire » .
- Speaker #1
Ouais mais t'exposes quand même ton image.
- Speaker #2
T'exposes ton image. Mais au début ça va pas faire 2 millions de vues. Dans le pire des cas, t'as quoi ? T'as 100 personnes qui l'ont vu, allez, y'a très peu de chances que ce soit un de tes potes, donc au final, personne sera au courant.
- Speaker #0
En fait, moi je trouve que le cœur du sujet, c'est le regard des autres. En fait, qui n'est plus... Enfin, tu peux pas être vraiment très heureux dans ce que tu fais au quotidien, etc., quand t'es soumis au regard des autres, quand tu te dédouanes du regard des autres, mais qu'est-ce que tu profites de ta vie, c'est génialissime, quoi. Et c'est un peu tout le truc de la... Enfin voilà, toutes les dérives de latéralité et tout, qui n'ont plus rien à faire du regard des autres, donc c'est peut-être une dérive dans le mauvais sens mais par contre quand tu commences à comprendre que Le regard des autres, il est pas si important que ça. Franchement, tu kiffes.
- Speaker #1
Et il faut du détachement.
- Speaker #0
Et il faut beaucoup de détachement. Et donc, le meilleur conseil, alors tu l'as dit déjà, c'est de créer. Il faut faire des choses, il faut tenter, il faut se jeter, il faut faire des trucs. Et au-delà de ça, le faire sans peur du jugement. Parce qu'en fait, la peur du jugement, elle t'empêche de tout faire. Tu fais rien si t'as peur du jugement. Donc, il faut créer, il faut créer, il faut faire, il faut se rater, il faut tomber, il faut se saisir,
- Speaker #2
il faut y aller. On a 15 ans, etc.
- Speaker #1
Déjà un peu de recul avec une grosse communauté. On doit gérer les premiers messages de haine. Moi,
- Speaker #2
je pense que c'est pas ça le plus difficile. C'est plus les proches, les potes, etc. On t'affiche ta vidéo rétroprojecteur. Là, t'es un peu en mode, bon...
- Speaker #0
Oui, c'est pas dingue.
- Speaker #2
Mais après, tout ça, ils sont passés... Tu vois Michou, il est passé par là. Aujourd'hui, c'est vraiment un gros pilier.
- Speaker #1
Justement, on vous parle ou pas de vos streams, de vos vidéos, genre dans les repas de famille ?
- Speaker #0
Ah bah oui, c'est un vrai sujet.
- Speaker #1
Vous êtes un peu la star à table quoi.
- Speaker #0
Ah ouais, et ben... C'est un sujet, après c'est un sujet comme... Enfin, il y a un instant pour chaque personne, tu vois, on dit alors tes vidéos, machin, puis après on passe à toi qui as un métier plus classique et enfin tu vois, c'est pas du tout un...
- Speaker #1
Le regard de vos proches n'a pas changé ?
- Speaker #0
Non. Non, moi par contre, ce qui est très cool, c'est que ça permet à ma grand-mère de me voir plus souvent, parce que du coup, ma grand-mère elle croit que quand il y a une vidéo qui sort, c'est en direct limite donc elle se dit ah mais je t'ai vu avant hier tu étais à la prison donc c'est cool Ça permet ça et puis...
- Speaker #1
C'est vrai que je suis un peu, je pense, comme ta grand-mère. Du coup, moi, je vois vos visages à tous les deux apparaître tous les jours sur mon portable. Ce qui est un peu angoissant. Vivez avec moi tous les jours un petit peu.
- Speaker #2
Du coup, c'est bizarre parce que du coup, tu nous connais très bien, mais toi, on ne te connaît pas forcément. Ça fait force ce truc avec les abonnés de Fawoo. Eux, ils connaissent toute ta vie. Toi, t'es un mode, ouais, t'es qui ?
- Speaker #0
Alors ça, c'est encore pire quand t'es monteur. Parce que moi, avant, je faisais que les montages. Donc des fois, je récupérais le rush d'une interview. je montais la vidéo donc là je connais le gars par coeur parce que j'ai passé une demi journée à monter sa vidéo oui
- Speaker #1
Tu connais sa voix jusqu'au moindre trémolo.
- Speaker #0
Et puis après, je le rencontre et lui, il ne me connaît pas. Donc, c'était un peu des situations gênantes. Vas-y,
- Speaker #1
je suis Nino.
- Speaker #0
Oui, j'ai monté ta vidéo, je te connais très bien.
- Speaker #1
Alors, on va faire les cinq dernières questions, si ça vous va. Nino Cocteau, les cinq dernières questions de notre entretien. Et on va essayer d'y répondre sans filtre. puisque c'est le sujet de cette émission. Si on veut se lancer sur les réseaux, on l'a déjà un peu touché du doigt, vous avez dit créer, ça c'est un peu le conseil ultime, mais moi ce que j'aimerais savoir, c'est un peu le conseil pratique ou technique.
- Speaker #2
Moi j'ai un petit conseil, c'est vraiment bien s'encadrer, c'est-à-dire pas mettre son adresse postale, tu vois, tout con. Bien créer un bon statut juridique, vraiment s'entourer des bonnes personnes, que ce soit carré au début, parce qu'ensuite...
- Speaker #1
Ça c'est un vrai bon conseil.
- Speaker #2
Ça c'est un vrai bon conseil, parce qu'il peut avoir des gros problèmes après.
- Speaker #0
T'en as un,
- Speaker #1
toi, Nino ? A donner en plus ?
- Speaker #0
Non pas forcément, j'ai rien qui me vient, plus que ça en tout cas.
- Speaker #1
S'encadrer aussi,
- Speaker #0
super important. En fait ça c'est une chance de soit croiser des personnes qui sont avec toi et qui encadrent le truc et qui font que t'as pas forcément besoin de le faire, mais dans tous les cas t'es obligé d'y passer un jour ou l'autre, donc autant le faire le plus tôt possible.
- Speaker #1
Globalement on va parler d'entrepreneuriat ou de projet pro, ou de carrière, c'est quoi la chose indispensable qu'il faut savoir quand on veut se lancer et que les jeunes ont besoin de savoir ?
- Speaker #0
Alors, il y a plein de trucs, pour moi, il y a plein de trucs indispensables. Dans le monde pro, tu parles ? Ouais. Moi, le premier truc que j'ai appris, c'est être professionnel. Parce que c'est un truc que tu n'apprends pas à l'école non plus. Être professionnel, c'est un truc, arriver à l'heure, avoir travaillé avant de venir. Toutes ces choses-là sont des trucs que tu n'apprends pas forcément. Sauf que quand tu ne le fais pas une fois, tu ne le refais plus jamais. Donc ça, c'est un premier sujet, être professionnel, franchement.
- Speaker #1
Il faut passer par l'erreur ou par la faute pour justement apprendre.
- Speaker #0
Ouais, moi j'ai en tête un... Tu vois, c'est ce que je disais tout à l'heure, le problème d'Envraie, c'est que, enfin le problème et l'avantage d'Envraie, c'est qu'on est très spontané, on est très décalé. Du coup, ça crée parfois des décalages quand on a des vidéos à faire avec des clients, de à quel point le décalé devait être là. Et moi, j'ai en tête encore un énorme client, qui était pour nous un immense client au début d'Envraie, qui nous envoie un mail pour nous dire, franchement vous avez pas été professionnel quoi Il y a des fautes d'orthographe dans la vidéo, c'est pas bien quoi. Et là, ce jour là, je me suis dit waouh, meilleure leçon de ma vie. Il a raison, c'est pas professionnel, c'est pas bien parce qu'en fait, c'est pas, c'est pas parce que tu fais des vidéos dans sa chambre que tu fais des vidéos rigolotes et tout. Tu peux pas être professionnel. Les deux sont complètement conciliés et sont même d'ailleurs obligatoires. Ouais, et ça, moi,
- Speaker #1
j'ai mis un peu de temps à comprendre la chose indispensable qu'il faut savoir pour lancer son projet pro. Parce que du coup, tu as lancé ton projet pro quelque part aussi.
- Speaker #2
Ce qu'il faut savoir, c'est que potentiellement, tu vas perdre ton anonymat. Ça c'est un truc, c'est pas négatif, y a des gens, vraiment, ça va les déranger que n'importe où ils aillent, on les reconnaisse. Ça faut le savoir, faut en être conscient. Donc dans ce cas-là, soit on fait une voix off, y en a qui veulent pas montrer leur tête, c'est des choix, mais ça je pense que c'est un truc à prendre en considération, qu'on sera peut-être reconnus et qu'on pourra plus jamais passer incognito.
- Speaker #1
La phrase que vous auriez aimé entendre quand vous étiez plus jeune ?
- Speaker #0
Bon, c'est Chaudard.
- Speaker #2
Alors... Franchement...
- Speaker #1
Là, je vous ai reposé bien des années en arrière.
- Speaker #0
Alors, c'est bête, mais il faut pas avoir peur. En fait, ça revient toujours à la peur de créer. Mais moi, je trouve que le plus gros défaut des créatifs, c'est le perfectionnisme. C'est très souvent ça. C'est deux qualités qui vont vraiment ensemble. Et moi, j'ai ce truc-là de perfectionnisme. Et moi, j'aurais aimé qu'on me dise, même si c'est pas parfait, sort-le quand même. Parce que combien de projets j'ai jamais sortis parce que je trouvais qu'ils n'étaient pas finis. Option,
- Speaker #1
ça finit en non répertorié plus tard.
- Speaker #0
Exactement. Mais ouais, créer à tout prix, en fait, c'est ça qu'il faut faire.
- Speaker #2
Moi, j'aurais dit un truc un peu différent. Moi, c'est vraiment, il ne faut pas oublier que ces métiers-là sont un petit peu éphémères. Donc vraiment préparer l'avenir, investir un peu plus tôt. Parce que c'est vrai qu'à l'époque de nos parents, j'avais vraiment la retraite, c'était comme ça et tout. Et moi, j'aurais bien aimé qu'on me dise un peu plus tôt, essaye de mettre là-dedans, etc. Et ça aurait vraiment préparé mon avenir. Et je pense que même toi, tu dirais punaise, si à 25 ans, on avait dit ça.
- Speaker #1
C'est vrai ce qui vous rend le plus fier aujourd'hui.
- Speaker #2
Moi, je sais, c'est mon trophée YouTube.
- Speaker #0
Ah ouais, t'as le trophée YouTube !
- Speaker #2
C'est vraiment, tu vois, en 2015, c'était un pot inimaginable de l'avoir. Donc pour le trophée...
- Speaker #1
Ça va partir combien d'abonnés ? 100 000. 100 000 abonnés.
- Speaker #2
Tu vois, et maintenant, il y a un trophée Twitch qui est vraiment 1000 fois plus dur que le trophée YouTube. Je suis pas loin, et là, ce sera incroyable. Mais c'est vraiment une concrétisation où tu te dis « Waouh, je l'ai ! » Et en plus, tu voyais tous tes Youtubers favoris l'afficher tout le temps. Ils ont tous fait une vidéo sur le trophée. Et donc... J'ouvre mon trophée YouTube. Parce que c'est incroyable. Et donc là, moi je pense que c'est vraiment l'objet où je suis le plus fier, et vraiment le truc me dit « Waouh, enfin ! » Même toi quand tu l'auras,
- Speaker #0
je suppose que t'arrêtes même. Mais évidemment, c'est un petit achievement.
- Speaker #2
C'est un truc concret en fait,
- Speaker #0
physique. Moi je pense que le fait que mon quotidien soit quasiment le rêve que j'avais quand j'étais petit. Moi quand j'étais petit, je voulais vraiment passer mon... J'ai jamais su ce que je voulais faire, c'est ce que je disais tout à l'heure. Sauf que quand t'as 15 ans, 16 ans, faut choisir des voies, après faut faire des études supérieures, après voilà. Et moi j'avais très peur de travailler, très peur de faire un truc qui me plaît pas quoi. Parce qu'aujourd'hui, notre génération, nos parents, ils nous ont toujours dit « Fais un truc que t'aimes bien quand même, c'est mieux, mais en même temps, fais un truc qui gagne de l'argent, mais en même temps, tu vois. » Donc cette peur-là, elle était dingue parce que moi, je voulais faire des courts-métrages, je voulais réaliser des trucs, je voulais jouer, et ça, c'est des trucs, enfin, tout le monde sait que c'est extrêmement compliqué. Donc aujourd'hui, avoir l'opportunité de me lever tous les matins en me disant « Ah, qu'est-ce que je vais bien pouvoir faire aujourd'hui, ça va être trop cool ! » Mais attends, c'est un rêve, c'est génial.
- Speaker #1
Je ne sais pas si ce seront les mêmes canapés, mais je vous propose qu'on se donne rendez-vous en 2040. Vous serez où, vous, dans 15 ans ?
- Speaker #2
Dans 15 ans, je pense que je serai toujours à Clermont.
- Speaker #1
Est-ce que tu seras toujours en stream ?
- Speaker #2
Je pense pas. Et puis je pense que ça se trouve, les médias vont évoluer. Il y a même pas, il y a quoi, 2-3 ans, TikTok, c'était pas là. Ça a mangé énormément de part de marché à YouTube, etc. Il y aura peut-être un nouveau réseau. En fait, ça évolue tellement vite, ce milieu-là, que je suis persuadé. Et puis il y a l'intelligence artificielle. Je pense vraiment que là, dans 15 ans, ça n'aura rien à voir.
- Speaker #1
Donc pas forcément en stream ? Peut-être un nouveau métier ?
- Speaker #2
Ça se trouve, ça sera de la réalité virtuelle. Je sais pas, le multiverse ?
- Speaker #0
Comme toi,
- Speaker #1
il aura un robot qui jouera à Fortnite à sa place, il aura juste à le commander à distance.
- Speaker #2
Aucune idée.
- Speaker #1
Nino, tu te vois où,
- Speaker #0
toi ? Moi, en fait, je m'en fiche un peu, tant que je continue de raconter des histoires, ou en tout cas, tant que je continue à faire ce que j'aime, je m'en fiche un peu d'où je suis. T'as raison, le support, c'est impossible de le deviner, parce que déjà, dans 5 ans, je pense que tout va changer. Moi, tant que je continue à faire des trucs que j'aime, je m'en fiche. ça peut être ouvrir un bar au Caraïbe, ça me va très bien Je m'en fiche, franchement. Tant que ça me plaît, je m'en fiche. C'est pas le sujet.
- Speaker #1
Merci à vous deux. Merci Nino d'être venu aujourd'hui sur ma banque sans filtre pour parler de notoriété. Si ce sujet vous a intéressé, vous a intrigué, fasciné, n'hésitez pas à liker, partager, commenter aussi, dites-nous votre avis et puis à vous abonner, bien sûr. On se retrouve très vite pour une nouvelle vidéo. A bientôt. T'es gâteau !