Speaker #0On entend souvent « l'amour guérit tout, quand tu rencontreras la bonne personne tout ira mieux » mais si je te disais que je pense que c'est totalement faux et qu'un couple ne peut pas compenser tout ce que tu ne t'apportes pas à toi-même. Aujourd'hui on va voir pourquoi travailler sur soi est une nécessité avant même d'entrer en couple. Tout d'abord, je te souhaite la bienvenue dans ce premier épisode de podcast, le podcast qui t'aide à devenir LA bonne personne avant de trouver LA... Bonne personne. Aujourd'hui, on va casser un mythe. Est-ce qu'on doit vraiment se préparer avant d'être en couple ? Ou est-ce que l'amour peut tout réparer ? La voix que tu entends, c'est moi, Sandra, jeune trentenaire. J'ai vécu pas mal de choses, vécu dans différents endroits, en France et à l'étranger. Et aussi vécu personnellement des choses, je pense, suffisamment compliquées, je dirais même douloureuses. Mais je me suis relevé de tout ça et j'ai beaucoup de choses à dire. Et je crois, peut-être parce que je suis croyante, ça joue aussi, mais je reste persuadée que l'on ne vit rien pour rien et que l'on est tous une solution pour les autres. Et que parfois partager quelque chose que l'on a compris ou vécu ou partager ce qui nous a permis de nous relever après une certaine situation compliquée, c'est de l'or qu'il ne faut pas garder pour soi. C'est pour ça que je vais partager à travers ce podcast des questionnements, des raisonnements, échanger autour de certains sujets qui, j'espère, pourront vous permettre, te permettre, de voir les choses différemment, de passer d'un point A à un point B, mais surtout à devenir la bonne personne avant de trouver la bonne personne et éviter de te retrouver dans des relations déséquilibrées, complexes, voire toxiques. Voilà, tu as un petit peu les grandes lignes des sujets que je vais aborder et de pourquoi. je vais aborder ces sujets. Et bien entendu, si ça te parle, reste avec moi et n'hésite pas à écouter les prochains épisodes ou à en discuter avec moi via les réseaux sociaux. Je reviens donc sur le sujet. Pourquoi on pense que l'amour va tout réparer ? Je pense qu'il y a plusieurs raisons à ça. Déjà d'un point de vue culturel, avec les films romantiques, on a un peu l'idée du sauveur en amour. Celui qui va... Apparaître sur son cheval blanc et te permettre d'aller mieux finalement, d'arranger ta vie, de donner un sens parfois même à ta vie, que je trouve très fort mine de rien, de se dire « Quelqu'un va donner un sens à ma vie. » Vous vous rendez compte ? Énorme. Il y a aussi la croyance que le bon partenaire va combler nos blessures. Prenons un exemple, une femme qui ne se sent pas belle et qui cherche l'amour et elle va chercher en l'autre cette validation « Tu es belle ma chérie, tu es parfaite, etc. » Parce qu'elle n'arrive pas à se sentir belle. Ça peut être aussi des blessures liées à la confiance en soi d'ordre général, la peur de l'abandon, des blessures de rejet, etc. Il y a aussi l'illusion du couple comme une solution à tous nos problèmes. Ah, si j'étais en couple, mes fins d'année seraient plus belles, j'aimerais mieux mes soirées, je me sentirais plus jolie, je me sentirais plus femme, je me sentirais plus accomplie, etc. Je pense vraiment que l'amour en soi amplifie ce qui est déjà en nous. Donc, si tu es malheureux ou malheureuse, je parle aux hommes et aux femmes, d'accord ? Donc, si je dis malheureux et pas malheureuse, n'attrape pas ma veste, je te parle aussi, ok ? Donc, je disais, si tu es malheureux, seul, tu seras malheureux en couple, en fait. Parce que le couple n'est pas une baguette magique. Tu ne vas pas muter parce que tu es en couple. Tu vas juste rajouter un élément en plus dans ta vie, cette fameuse personne-là. Tu me diras, mais qu'est-ce qui se passe vraiment quand on ne fait pas ce travail sur soi ? Est-ce que c'est vraiment si grave ? Alors grave, ce n'est pas forcément le mot, mais ce n'est pas si anodin non plus. Je m'explique. Parfois, on n'est pas conscient qu'on fait preuve de dépendance affective. dépendance affective à l'excès. Parce que bien sûr, on a besoin aussi de l'amour des autres, ça fait du bien, ça fait plaisir. C'est pas ça le problème. Le but, c'est pas d'être hyper, hyper indépendant, j'ai besoin de personne. Je suis pas dans ça. Je suis pas dans ces discours radicaux-là. Non. La dépendance affective, c'est surtout chercher son bonheur dans l'autre. Chercher sa validation dans l'autre. Une raison d'être dans l'autre. Et cette validation attendue toujours de l'extérieur est dangereuse, parce que quand elle est reçue d'une personne mal attentionnée, vous ne vous rendez pas compte des conséquences. Vous vous mettez entre les mains de quelqu'un, Le poids et la responsabilité de dire ce que vous valez. Donc si cette personne est mal intentionnée, ça peut créer des relations extrêmement toxiques, néfastes, destructrices. Et non, je ne suis pas la drama queen quand je dis ça, parce que c'est réel. Ça rejoint mon autre point, le fait d'attirer des relations toxiques. A cause de ce manque de clarté sur vos besoins. Parce que quand on ne sait pas ce dont on a besoin, c'est l'autre qui va le définir. J'aime bien comparer ce qu'on représente, son cœur, à une maison. Et les besoins qu'on peut avoir dans une relation. Alors je m'explique. Imaginons votre maison, c'est vous. Les besoins que vous pouvez avoir, ce sont les règles de la maison. Moi, par exemple, si vous venez chez moi, je ne supporte pas qu'on marche avec ses chaussures. Ah non, je ne ramène pas de la boue chez moi, les microbes de l'extérieur chez moi, ça ne me plaît pas. Mais pas du tout. Ce sont des règles que j'ai fixées depuis que j'ai mon appartement seul. OK ? Quand je vivais à deux, forcément, ce sont des règles qu'on fait à deux. Mais là, je vis seule. Et une chose est sûre, je considère que si tu mets un pied chez moi, tu retires tes chaussures. Cette règle, elle est claire. Ce qui fait que si quelqu'un rentre chez moi, la première fois, je vais lui dire « Ah, écoute, bienvenue, je vais l'accueillir avec amour, pas de problème. Mais par contre, je vais juste t'inviter à retirer tes chaussures. Ah, autant pour moi ! » La personne va retirer ses chaussures. Au contraire, si quelqu'un rentre chez moi, Et je lui dis, retire tes chaussures, parce que voilà. Et quand la personne me dit, bah non, moi je n'aime pas retirer mes chaussures. Puis après tout, ce ne sont que des chaussures. Tu ne vas pas faire tout un plat pour des chaussures. Attends, tu es sérieuse là ? J'ai marché pieds nus ? Ah non ! En gros, cette personne ne respecte pas mon besoin. Elle ne respecte pas ma limite. J'ai tout de suite pouvoir voir que, ok, je suis face à quelqu'un qui ne respecte pas ma limite, qui ne respecte pas les règles de ma maison. Et donc, tu vas gentiment rester sur le palais de la porte. Allez, ciao. Pourquoi je vous donne cet exemple ? Parce qu'on ne peut pas demander, je ne peux pas demander à la personne qui ne veut pas retirer ses chaussures, je ne peux pas lui en vouloir de ne pas les avoir retirées, si je n'avais pas dit clairement au moment d'ouvrir la porte, chez moi, on retire ses chaussures. C'est-à-dire que quand tes besoins, bon, je vais t'amener à te tutoyer, mais le respect est là. C'est vraiment comme si on discutait là. On est posé, tranquille. Quand tes besoins ne sont pas clairs, il n'y a pas de clarté sur la définition de tes besoins, et que tu ne les as pas précisés à l'autre, la personne n'est pas notifiée. La personne ne va pas respecter tes besoins puisqu'elle ne les connaît pas. Elle ne va pas respecter tes besoins et tes limites puisque tu ne les as pas définis. Donc effectivement, si la personne rentre chez moi et met de la boue partout, je ne peux m'en vouloir qu'à moi-même. De me dire, effectivement, il y a typiquement, mon sol est plein de boue. Hyper désagréable, ça me met en colère, je suis frustrée. En même temps, je ne lui ai pas dit que je ne tolère pas ça. Donc n'importe qui peut rentrer chez moi déjà. Et en plus de ça, n'importe qui peut marcher avec des lapoux chez moi. Ça, ce n'est pas possible en fait. Donc quand je dis attirer des relations toxiques à cause d'un manque de clarté sur ses besoins, c'est ça. Quand on a fait ce travail sur soi en amont, qu'est-ce que j'accepte et que je n'accepte pas dans ma maison ? Est-ce que c'est le fait d'enlever ses chaussures ? Est-ce que c'est le fait... d'aller dans ma chambre, parce qu'il y a des gens, tu peux aller dans leur salon, mais tu ne peux pas aller dans leur chambre. La chambre, ce n'est pas pour tout le monde. C'est plus pour ceux quand tu es vraiment proche d'eux, quand il y a une relation un petit peu plus... Tu vois ? C'est-à-dire que finalement, on est qui pour dire que tes règles sont trop rigides ou pas assez ? Tes règles, ce sont tes règles. Tu vois ? C'est ça le truc. Après, bien sûr, l'idée, ce n'est pas de se dire... Ok... « Voici la liste de mes besoins, il n'a pas répondu à tous mes besoins, elle n'a pas répondu à tous mes besoins, elle dégage. » Non, ce n'est pas ça. Mais en étant déjà un petit peu plus au clair sur la manière dont tu veux que l'on respecte ta maison, ce sera quand même plus facile de faire entrer chez toi des gens qui la respectent. Parce qu'au moins, c'est clair. Quand ce n'est pas clair, il y a des gens qui volontairement vont vouloir salir ton sol, ou il y a des gens qui vont salir ton sol, mais ce n'était pas volontaire. Ils ne savaient pas que ça te dérangeait. Ils ne savaient pas que tu avais besoin qu'on retire les chaussures. Tu leur mets un peu une responsabilité pas agréable. On doit deviner tes besoins. En fait, on n'est pas devins. On n'est pas dans ta tête. Donc quand ça s'éclaire, déjà, tu gagnes du temps, tu es plus authentique avec les autres et plus authentique avec toi-même. Parce que mine de rien, quand on est gentil juste pour ne pas être rejeté, on n'est pas totalement authentique. On aura l'occasion d'en discuter dans un autre épisode parce que la gentillesse, la servitude acquise, c'est un sujet aussi qui est très intéressant. Qu'est-ce qui se passe d'autre aussi quand on ne travaille pas sur soi ? Eh bien, c'est le fait de vouloir être aimé, mais sans apprendre à s'aimer soi-même. Donc en fait, trouve-moi belle alors que je ne me trouve pas belle. Il y a une petite incohérence quand même. C'est « tu veux que j'aime quelque chose chez toi que t'arrives déjà même pas à aimer toi-même ? » Ok, vu comme ça, ça semble un peu tiré par les cheveux. Pourtant, c'est ce que tu attends de l'autre quand tu ne t'aimes pas, mais que tu veux que l'autre t'aime. T'as pas trop d'arguments pour lui donner une bonne raison de t'aimer, mais t'aimerais qu'il le fasse. Compliqué quand même, comme défi. Et c'est aussi risqué de mettre trop de pression sur son ou sa partenaire. Tu dois me rassurer au quotidien. Tu dois me prouver que tu m'aimes. Tu dois me prouver que je suis belle. Tu dois me prouver que... Franchement, c'est quand même... Tu demandes beaucoup à l'autre à ce moment-là. C'est lourd, c'est pesant. Cette pression-là, elle peut être néfaste pour la relation, néfaste pour l'autre, néfaste pour toi, de mettre autant de responsabilités sur les épaules de quelqu'un. Et si on prend un exemple concret, une personne qui pense que son ou sa partenaire va soigner son manque de confiance en soi, va finir frustrée et insatisfaite. Il n'y aura jamais assez. Il n'y aura jamais assez de compliments pour prouver qu'il n'y aura jamais assez d'amour pour prouver qu'au final, c'est un peu comme mettre de l'eau dans un vase percé. Si ton vase est percé, l'autre ne pourra jamais remplir ce vase. Jamais, mais vraiment, littéralement, jamais. Mais, alors que si tu travailles sur ton vase en amont, les attentes que tu auras envers ton partenaire seront différentes, la relation sera plus équilibrée et surtout beaucoup plus saine. Alors tu vas me dire, ok Sandra, ouais ok, je me rends compte que... J'attends beaucoup dans mes relations. J'attends que les autres, finalement, me valident, me disent que je suis assez, que je suis assez bien, assez beau, assez belle, assez intéressant. J'attends que l'autre fasse que ma vie a du sens, que j'ai une bonne raison de me lever le matin. Je n'arrive pas à me motiver à faire les choses sans. Je n'arrive pas à trouver ma voie sans être en couple. Je n'arrive pas à donner du sens à mes week-ends sans être en couple, etc. Oui, c'est bien sympa, mais on fait comment maintenant ? Je fais comment, moi, pour travailler sur moi avant d'être en couple ? C'est peut-être la question que tu te poses. Alors, je n'ai pas la prétention de dire que j'ai la réponse à tout, mais je vais quand même te donner quelques pistes. Déjà, il va falloir apprendre à être bien avec toi avant d'être à deux. Quand je dis bien avec toi, bien seul. Parce que parfois, quand on est célibataire, on comble énormément le vide. À peine vendredi, 17h, tu es déjà en train de réfléchir. Qu'est-ce que je vais faire ? Avec qui ? Oh là là ! Qu'est-ce que je vais faire de mon week-end, ma soirée, dimanche matin, brunch ? En gros, tu es en train de combler. Tu es en train de combler comme tu peux le vide, parce que tu n'arrives pas à être seul. Tu n'as pas envie d'écouter les silences. Tu n'as pas envie d'être en présence de toi-même. Entendre cette petite voix peut-être qui te dit ce qui va ou ce qui ne va pas. Tu n'as pas envie de t'entendre. Tu n'as pas envie de... de devoir jongler avec tes démons, avec tes peurs. T'as peur de la solitude, t'as peur de ne pas être aimé, de ne pas être validé. Et ça, tu peux le voir et le rencontrer que quand tu passes du temps seul. Je ne te dis pas de t'enfermer dans une grog pendant un mois, mais ne serait-ce que de te dire, ok, ce week-end, samedi, dimanche, vendredi soir, je déconnecte, je ne suis pas dispo. Tu peux sortir, je ne suis pas dispo. Tu mets ton tel limite en mode avion. Et tu ne combles pas avec les réseaux sociaux, attention, parce que ça, c'est la feinte. Oui, je suis tout seul, mais je passe des heures à parler avec des inconnus. Donc, tu n'es pas tout seul. En tout cas, faussement tout seul. Non, vraiment tout seul. Tu es là, tu vas peut-être lire un livre. Tu vas peut-être juste écouter une musique sans parole. Pourquoi je dis ça ? C'est parce que parfois, on fuit vraiment le silence. On le fuit. Je suis tout seul, mais j'ai la musique à fond qui m'éclate les tampons. Mais ce n'est pas grave. Au final, tu es tout seul, mais tu n'arrives pas à t'entendre. Tu n'arrives pas à t'entendre. Essaie vraiment de couper. Être vraiment au calme. Et vois si tu es inconfortable avec ça. Si tu te sens inconfortable, c'est qu'il y a une peur de la solitude qui est beaucoup plus profonde que tu n'imagines. Normalement, tu es censé être bien avec toi. Tu es là avec toi, avec tes pensées. Voilà. Tu peux parler tout seul si tu veux, il n'y a pas de souci. Mais tu es bien. Et si au contraire, tu n'es pas bien, ça veut dire beaucoup. Alors que les autres, ils sont en train de remplir quelque chose. Et tu ne t'en rendais pas compte parce qu'il le faisait. Même si ce n'était pas assez, ça remplit, ça remplit, ça remplit. Mais voilà, tu ne t'en rendais peut-être pas forcément compte. Ensuite, je t'invite à développer ton estime de toi et ton indépendance émotionnelle. Franchement, l'indépendance émotionnelle, moi, je trouve que c'est un luxe incroyable. Parce que quand tu es, par exemple, hypersensible, c'est un sujet qui te parle, moi, ça me parle du coup. Tu as tendance parfois à être une éponge. C'est-à-dire que tu absorbes les émotions des autres. Quand les gens sont heureux, t'es heureux. Quand les gens sont tristes, t'es triste. Quand les gens sont en colère, tu prends leur colère. Et ce qui fait que t'as pas cette indépendance émotionnelle. Donc en fait, quand tu te mets en relation avec une personne qui te fait vivre des montagnes russes, bah tu es dans la montagne russe avec. Ça monte, ça descend, et looping, et ouh ! Et ça peut être très très dur à vivre. Et tu peux te retrouver dans des relations très intenses émotionnellement qui peuvent littéralement te détruire. Parlons français, ok ? Alors que quand tu es capable de travailler cette indépendance émotionnelle et de dire à ton ou ta partenaire « Oh, d'accord, je te sens très en colère là. Je vois que tu as passé une très mauvaise journée. Écoute, si tu veux en discuter, je suis là pour toi. Mais si tu as besoin de rester un petit peu seule, je comprends. Ma porte est ouverte. » Et à l'intérieur de toi, tu te dis, parce que tu ne vas pas forcément le dire oralement, « Je ne récupère pas ton émotion. Tu as passé une mauvaise journée. Tu es en colère. Tu es triste. Mais pas moi. Tu as le droit d'avoir de l'empathie, de partager. » C'est-à-dire de se dire, ok, tu ne te sens pas bien, je vais te soutenir, je vais t'écouter, je vais t'épauler. Mais personne ne t'a demandé d'absorber l'émotion de l'autre. Parce que ça, ce n'est pas bon pour toi. Donc, tu es en train de récupérer un peu le virus de l'ordinateur de quelqu'un. Donc, ce n'est pas ton ordi. Toi, tu dis, allez hop, je mets la QUSB, hop, on connecte sur mon ordinateur. Oh, petit virus, c'est sympa. Mais non, en fait. Non. Donc, cultivez ça. C'est avoir une force incroyable au niveau relationnel, que ce soit en amour, en amitié et même professionnellement. Parce qu'il y a des managers qui vont arriver, « Qu'est-ce que c'est que ce bordel ? » Et là, tout de suite, tu prends l'émotion. « Ah, qu'est-ce qui se passe ? » Et quand tu as ce détachement, « Oh, il est en colère, qu'est-ce qui se passe ? » « Ah, il y a un problème, d'accord, on va le résoudre ensemble. » Tu vois, il y a le détachement nécessaire pour, « T'es dedans, t'es dans le film, mais voilà, t'es pas non plus, tu vois, t'es pas acteur principal de l'émotion. super, mais c'est pas en train de te bouffer. Donc ça, ça aide énormément. Ensuite, je te dirais de clarifier. Clarifier ce que tu veux, clarifier ce que tu ne veux plus. Parce que si tu écoutes cet épisode, c'est que la thématique t'a parlé un minibar, où t'es peut-être tombée par hasard, mais je n'y crois pas trop. Et ce qui fait que tu te dis d'accord. Je constate que je pensais, je voulais absolument être en couple pour combler quelque chose. J'ai quand même du travail à faire sur moi avant. Ouais, c'est pas évident. Ok. Mais il faut clarifier ce que tu veux et ce que tu veux plus. Fais le bilan, calmement. Hein ? Je sais pas si t'as la ref. Mais fais le bilan. Prends une feuille et note-toi. Qu'est-ce que tu ne veux plus et pourquoi ? Qu'est-ce que t'as vécu dans tes relations précédentes ? Tu te fais un tableau avec deux colonnes. Ce que je ne veux. Ce que je ne veux plus. À gauche. Et l'avenir à droite. Ce que je veux. Avant, on rentrait chez moi avec des chaussures. Je ne veux plus ça. Je veux qu'on rentre chez moi sans chaussures. Si on prend l'exemple en amour, avant, je laissais, je n'écoutais que les besoins de l'autre et je ne m'écoutais pas mes besoins et je ne les exprimais plus. Je ne les exprimais pas, pardon. Aujourd'hui, je veux exprimer mes besoins dès le début de la relation. Pas au bout d'un an, deux ans, pour passer pour un chieur ou une chieuse, mais au début. Moi, dans mes relations, moi j'ai besoin qu'on passe des moments de qualité. J'aime aller au restaurant, j'aime aller au cinéma, j'aime aller dans les parcs. J'aime beaucoup les sortir en extérieur. Ou à l'inverse, moi dans mes relations, j'aime plutôt les moments cocooning. Je ne suis pas trop sortie extérieure, ça ne m'intéresse pas trop. Ça ne m'épanouit pas. Par contre, j'aime bien être posée devant Netflix, faire à manger en amoureux, lire des bouquins ensemble. Faire des jeux de société, inviter des amis à la maison, qu'on leur fasse à manger. Ça, ce sont des choses que j'aime. Et j'ai besoin aussi de me sentir respectée, d'être respectée. Respectée dans mes choix, respectée dans les limites que je donne. Si je dis que j'aime dormir tôt, je veux que tu respectes cela. Que tu ne me vois pas SMS à 23h alors que j'aime dormir tôt à 22h. Tu vois, c'est finalement lister tes besoins, lister les limites que tu veux fixer dans tes futures relations. De manière à ce que ce soit clair dans ta tête. Alors l'idée, ce n'est pas de faire une liste de 50 trucs et de se dire « Mais je ne les connais pas, j'étais un date, je ne les connaissais pas, mais limite non. » Le fait de les mettre par écrit, de les relire régulièrement. Ça t'aide quand tu vas analyser le comportement des gens. Prends un exemple, tu viens de rencontrer un homme ou une femme et tu t'es dit, voilà, moi j'ai besoin d'être avec quelqu'un qui respecte mon besoin de faire du sport, mon besoin d'avoir des moments à moi. Je ne partage pas toujours tout. J'aime avoir mes dimanches après-midi où je fais mon petit running, je me balade dans un parc seule et ça me fait du bien, ça me recharge. Et après, je sais passer un moment à deux. Ok, pas de problème. Tu es dans un date, la personne te dit, moi j'adore les relations fusionnelles, on fait tout ensemble, on ne se sépare jamais. Pour moi, l'amour, c'est ça. Alors même si physiquement, cette personne te plaît, que vous aviez quand même pas mal de points communs, mais là, la personne est quand même en train de te dire qu'elle aime les relations très fusionnelles. Alors que toi, dans tes besoins, tu as besoin d'avoir des moments à toi, des moments où tu te recharges, etc. Donc tu vois que ce n'est pas compatible là, tout de suite. Ok. Il sert d'être très important pour l'autre. Et ça, c'est très important pour toi. Alors, soit effectivement, tu es prêt à faire quelques compromis. Moi, je ne suis pas trop pour. Quand je dis ça, c'est-à-dire que je pense que la liste de nos fondamentaux ne doit pas être très longue, mais ce sont nos fondamentaux. Les choses qu'on veut et qu'on ne veut pas. Et si on commence déjà sur dix choses à faire des compromis, dommage, dommage. Pourquoi ? Parce que dix choses, ce n'est pas grand-chose. Et certainement que tu peux trouver quelqu'un qui... considère ces dix fondamentaux comme ses fondamentaux. Moi, je suis plutôt dans cette optique. Bon, après, si c'est hyper rigide, voilà, s'il vous plaît, ne me faites pas dire ce que je n'ai pas dit. On est flexible. Mais tu as compris l'idée. Tu as tes fondamentaux. Et quand la personne n'entre pas dans tes fondamentaux, ça t'évite de faire perdre du temps à l'autre ou de te faire perdre du temps à toi. Ah, moi, j'ai vraiment besoin de moments à moi. Je ne suis pas alignée avec les relations fusionnelles. D'accord. C'est ok, on s'arrête là. On ne va pas plus loin, on ne va pas chercher à se connaître davantage. Les fondamentaux ne sont pas là. A l'inverse, la personne te dit « moi j'aime beaucoup avoir des moments à moi, ça ne veut pas du tout dire que je n'aime pas l'autre, c'est que ça me permet de recharger, ça fait partie de ma personnalité. » Bingo ! Bingo ! Ok, il y a une compatibilité. Mais pour pouvoir arriver à ce stade de constater que l'autre est compatible ou pas avec toi, il faut déjà que tu sois capable de voir ce qui est compatible avec toi-même. Il faut que tu expérimentes des choses. Qu'est-ce qui se passe quand tu es seule ? Est-ce que tu dors tôt ? Est-ce que tu dors tard ? Est-ce que tu manges sainement ? Est-ce que tu manges mal ? Est-ce que tu aimes sortir beaucoup ou pas ? Est-ce que tu fais des restos, des cinés ? Est-ce que tu es plus sportif, plus flémard ? Oui. Alors attention, l'opposé sportif, ce n'est pas flémard, mais vous voyez ce que je veux dire. Donc, le fait de se poser des questions et d'apprendre à se connaître et d'apprendre à aimer ce qu'on a connu de soi, ou à travailler sur des choses qu'on aime un peu moins, on a le droit d'évoluer, il n'y a pas de souci. Ça permet d'avoir une base quand même. On ne peut pas se présenter à quelqu'un. C'est comme se présenter pour un poste et dire « Bonjour, alors je n'ai pas de CV, je ne sais pas qui je suis, mais vraiment le poste, il a l'air cool. » La RH va vous regarder et vous dire « Mais vous voulez le poste, mais vous ne savez même pas si vous collez avec le poste. » « Non, mais je pense que c'est cool. » Ah, ok. Alors que vous arrivez... Ah oui, ce post me plaît, oui. Parce qu'effectivement, vous attendez une personne comme ci, comme ça, comme ça, et moi je suis comme ci, comme ça, comme ça. Cool ! Ça match ! Ça me semble cohérent comme ça, quand on prend... Quand j'aime bien faire des images. Je ferai beaucoup d'images dans ce podcast parce que je trouve que parfois, imager certaines situations de manière un peu rocambolesque, on peut se dire, mais ouais, c'est vrai ça ! Eh ben oui, c'est vrai ça. Et autre chose, pour pouvoir travailler sur soi avant d'être en couple, autre piste encore de travail, Je dirais le fait de cultiver une vie épanouissante, cultiver des passions, des ambitions, un cercle social fort. Pourquoi ? Parce que je pense que notre vie, c'est notre gâteau. Quand tu travailles durement ton gâteau avec les ingrédients que tu aimes, par exemple, moi mon gâteau, il serait au chocolat parce que j'adore le chocolat, et j'aime le mélange chocolat avec des fruits, donc c'est pour ça que j'adore la forêt noire. Donc en gros, le choix de mes ingrédients m'est propre. personne ne peut dire, oh là là ton gâteau il est bof moi j'adore mon gâteau, il me plaît c'est comme ça que j'ai envie de le construire, c'est comme ça que j'ai construit ma vie épanouissante j'y ai mis du sport j'aime la cuisine j'aime la spiritualité, le développement personnel la psychologie j'aime les voyages j'aime aussi une simple balade dans un parc j'aime m'émerveiller devant un arc-en-ciel j'aime beaucoup quand le printemps arrive parce que les fleurs commencent à à un peu dire coucou, ça y est, t'auras plus froid ma chérie, je sais que t'aimes pas trop l'hiver, mais il fait pas trop chaud. Vous voyez, c'est plein de petites choses. En gros, construire une vie épanouissante. De la danse, des temps en famille, etc. Et quand ta vie épanouissante, elle est solide, et que tu as un cercle social solide, pour moi, il n'y a pas besoin d'avoir 50 amis. Juste être quand même entouré de personnes qui ont les mêmes valeurs que toi, avec qui tu te sens bien, ou un cercle fort familial aussi. Parce qu'on peut ne pas avoir eu la chance ou la grâce d'avoir des amis sur qui compter. Mais dans tous les cas, une vie épanouissante. Cette vie épanouissante, c'est ton gâteau. C'est fait que quand quelqu'un arrive dans ta vie, pour moi, ton appartenant devient la cerise sur le gâteau. Tu te dis, ma vie, elle était épanouissante. Et quand cette personne est arrivée, waouh ! Elle est venue rajouter un ingrédient de plus, qui n'était pas dans mon gâteau, qui est très agréable. J'étais déjà en paix, mais je suis vraiment encore plus en paix avec cette personne. On est en paix ensemble. Un couple sain, ce sont deux personnes heureuses ensemble. Pas deux moitiés incomplètes qui se complètent. Je ne suis pas pour le trouver, c'est un moitié. Tu dois être complet. Quand tu es complet, deux personnes complètes ensemble, heureuses, ensemble sont doublement heureuses. Et sont heureuses. Heureux fois deux. C'est merveilleux. J'en souris parce que je trouve que l'amour c'est beau, c'est passionnant. L'amour c'est doux, c'est délicat, c'est envoûtant, c'est bouleversant, dans le bon sens. L'amour c'est... L'amour c'est beau. Mais en amour, il est toujours bienvenu d'apprendre à se connaître soi-même, s'interroger sur ses ressentis internes. Ça permet de prendre conscience de ses besoins et de faire le tri. De faire les tripes plus facilement. Si t'as pas de gâteau, t'attends de l'autre de te nourrir parce que t'as pas ton gâteau. Donc t'es affamé, clairement, littéralement. Typiquement, tu es affamé. Et l'autre arrive avec un gâteau, même si c'est un gâteau qui va donner une intoxication alimentaire. Tu dis, t'as tellement faim, je suis pas trop chocolat, mais vas-y, allez, je m'adapte. Je vais m'adapter. Ah ouais, il y a des fruits, je suis pas trop fruit, mais allez, je m'adapte parce que bon... Déjà, il me propose un gâteau. Alors je vais pas non plus. lui demander qu'il soit bon. Ouais, mais non, en fait. Ça, c'est de la dépendance affective. Ça, c'est combler un vide. Alors que quand ton gâteau, il est délicieux, ta vie épanouissante, elle est top, elle n'est pas parfaite. Mais en tout cas, tu te sens bien dans ta vie, tu vois. Et que l'autre arrive avec une cerise qui a un goût mais atroce. Tu te dis, mais qu'est-ce que c'est que ça ? Comme tu sais te nourrir, tu sais repérer quand la nourriture n'est pas bonne parce que tu sais te nourrir. Tu sais comment tu aimes manger. Tu sais... Ce que tu aimes avoir dans l'assiette. Donc tu sais choisir ton resto. Mais quand tu ne connais pas tes goûts, tu ne sais pas ce que tu aimes manger, tu n'as jamais construit le gâteau. On peut te proposer tout et n'importe quoi et tu vas le manger. À tes risques et périls. Et je pense que pour ceux qui ont déjà connu des relations toxiques, croyez-moi qu'il n'y a rien de pire qu'une intoxication alimentaire. C'est très désagréable. Ça peut durer des années. Des années à vivre, des années pour se relever derrière. Et moi, mon but, c'est que vous puissiez éviter ça, en fait, tout simplement. Donc, en faisant ce travail en amont, forcément, du moins, on a plus de chance, déjà d'attirer à soi de meilleures personnes et surtout d'arriver à faire un tri conscient de ce que l'on veut et de ce que l'on ne veut pas. Et de ne pas attendre 2-3 ans pour dire « Oh, ben cet homme ou cette femme ne correspond pas. » Le temps, c'est précieux. La vie, vous n'en avez qu'une. Je ne suis pas pour vous, moi je suis trentenaire, personnellement. Donc, je ne vais pas gâcher un an, deux ans, trois ans, aller voir qu'en fait... Non, en fait. Alors bien sûr, on n'est jamais sûr à 100% que cette personne va nous correspondre, ça je suis d'accord. Mais le fait de se connaître à minima, d'avoir travaillé sur soi à minima, va faire que oui, on va pouvoir aller vers des personnes plus saines, être une personne plus saine pour l'autre, et donc embrasser des relations beaucoup plus épanouissantes. C'est un sujet sur lequel je pourrais parler pendant des heures, mais je me suis promis d'essayer de ne pas faire des longs formats. Après, si vous aimez les longs formats, dites-moi, je vais peut-être essayer d'interner. Mais j'espère vraiment que ça réveille quelque chose quand même en vous. En vous disant, est-ce que là aujourd'hui, est-ce que vraiment... Je m'aime assez avant d'attendre que l'on m'aime ? Est-ce que je cherche à me mettre en relation pour combler quelque chose ? Ou est-ce que je suis déjà... Je me sens comblée dans ma vie, mais il me manque juste ce petit truc. Il me manque... Voilà. Ouais, il me manque cette cerise. Il me manque cette petite cerise. Je pense que je peux aller à une étape supérieure dans mon épanouissement. Mais seule, déjà, je suis bien avec moi-même. Mais je veux être bien avec moi-même et bien avec quelqu'un. Parce que c'est pas la même chose. Pour récapituler, on a vu que croire qu'un couple... peut compenser nos blessures. peut compenser nos lacunes, c'est une erreur. L'amour, ça va amplifier ce qui est déjà en nous, ce qu'il y a de bon et ce qu'il y a de moins bon. Donc si on veut un couple équilibré, il faut d'abord être bien avec soi-même. Être bien avec soi-même, je ne dis pas qu'on doit attendre d'être parfait, lisse, zéro trauma, zéro blabla, MMA. Non, c'est pas ce que je dis. Mais on est d'accord qu'il y a une différence entre être dans une grosse dépendance affective, un gros manque de confiance en soi, d'estime de soi, et d'attendre la validation, l'amour, le respect, tout de l'autre, attendre finalement presque tout de l'autre, et le fait de se sentir bien avec soi-même, à minima, et d'être prêt à relationner avec quelqu'un. Donc moi j'ai un petit travail pour toi, une petite action à faire. J'aime bien ce qui est actionnable. Aujourd'hui pose-toi cette question. Est-ce que j'attends que l'amour vienne remplir un vide en moi ? Si oui, sur quoi je dois travailler en priorité ? Qu'est-ce que j'attends de l'autre ? C'est quoi ce vide ? Ça concerne ton physique ? Ça concerne... ton estime, ça concerne le respect, ça concerne est-ce que c'est parce que tu t'ennuies ? Mets des mots sur ce vide. Et si au contraire, tu n'attends pas que l'amour vienne remplir quoi que ce soit parce que tu te sens déjà épanoui et que tu as simplement envie de trouver ta cerise sur le gâteau, et bien bravo, tu es dans une bonne vibes. Et je te souhaite vraiment de trouver la personne dont tu as besoin. Et dans le prochain épisode, on va parler d'un autre sujet peut-être qui fâche un peu, mais c'est pas grave. Pourquoi tu attires toujours les mauvaises personnes ? Et spoiler alert, ce n'est pas un hasard, mais on va décrypter tout ça ensemble. J'espère en tout cas que ce premier épisode t'aura plu. Si c'est le cas, n'hésite pas à le partager avec quelqu'un qui a peut-être besoin de l'entendre. Et si tu as des questions ou envie d'en parler, ce serait avec grand plaisir. On peut en parler sur Insta ou sur toutes les plateformes. Et je te dis à très bientôt pour un prochain épisode. Et ne t'inquiète pas. Tu vas réussir à être la bonne personne et à trouver la bonne personne. A bientôt !