Speaker #0Un blazer à 100 euros bien ajusté bat un Prada mal coupé. Je sais, c'est une phrase qui fait un petit quai, surtout si tu as un dressing plein de belles marques. Et surtout si tu penses que l'investissement dans le luxe est un investissement dans ta crédibilité. Mais avant que tu ne fermes cet épisode, écoute-moi 5 minutes et après tu décideras si j'ai tort. En fait, il existe un mythe qui coûte littéralement des milliers d'euros par an à... des entrepreneurs que j'accompagne, qui est que plus tu dépenses en vêtements, plus tu es crédible. Et tu vas me dire, Maïdia, c'est contre-productif avec ce que tu vends, mais je vais te montrer pourquoi c'est faux. Pourquoi le cerveau de tes prospects ne fonctionne pas comme ça et sur quoi tu devrais vraiment investir, même avec un budget limité pour que ton image travaille pour toi. Et je te préviens, à la fin de cet épisode, tu vas regarder ton dressing très différemment. Pas avec des pieds, mais avec stratégie. Bonjour mesdames et bienvenue dans cet nouvel épisode de Magnétique, quand l'image devient signature. Je m'appelle Maïté et je suis fondatrice de Mello Studio. Et chaque semaine, je te retrouve ici pour décoder les mécanismes de la perception et t'aider à transformer ton image en levier business. Aujourd'hui, on va déconstruire... un des plus grands mythes de l'image professionnelle, la relation entre le prix et la crédibilité. La semaine dernière, on a vu justement les 5 erreurs qui vont saboter les entrepreneurs brillantes. Et tu te souviens probablement que je t'avais promis de te prouver que l'impact visuel n'est pas juste une question de prix et que c'est plutôt une question de code. Aujourd'hui, c'est exactement ce qu'on va faire et honnêtement, c'est un épisode qui me tient particulièrement à cœur. Parce que l'image de c'est pour les riches, c'est un petit peu le mensonge qui empêche le plus d'entrepreneurs de passer à l'action. C'est parti pour casser le mythe. Alors, commençons par un fait très simple. Quand tu croises quelqu'un, que ce soit dans un événement de networking, en conférence, en visio, en story Instagram, dans un café, tu ne regardes pas l'étiquette de ses vêtements. Tu ne scans pas le logo sur sa veste ou sur son sac, tu vas plutôt regarder autre chose. Et tout ça s'opère en 100 millisecondes, on l'a déjà vu dans l'épisode 2. Mais du coup, ton cerveau a déjà jugé cette personne. Et il l'a classée dans un niveau, il lui a attribué un degré de crédibilité. Comment ? En lisant trois choses dans un ordre très précis. Premier élément, la coupe, c'est-à-dire l'ajustement. Est-ce que le vêtement va épouser le corps de façon intentionnelle ? Est-ce que le vêtement tombe bien ? Est-ce qu'il a l'air fait pour cette personne ? Ou est-ce qu'elle flotte dedans ? Est-ce que ça tire, ça baille, ça dépasse ? Ou est-ce que les boutons vont exploser ? L'ajustement, c'est le signal numéro 1 de l'intentionnalité. Un vêtement qui est bien ajusté, le luxe du sur-mesure, dit que cette personne a fait un choix. Elle n'a pas pris le premier truc du tiroir. Elle s'est occupée d'elle-même avec soin. Et en fait, ce signal de soin, le fameux grooming, le traduit en fait en compétence. C'est le même mécanisme que dans l'épisode 2 où le niveau de soin prédit le niveau de fiabilité. Deuxième chose, la matière. Est-ce que le tissu tombe bien ? Est-ce qu'il a un aspect qualitatif ? Est-ce qu'il a l'air plutôt froissé, pelucheux, usé, transparent, cheap ? La matière, elle ne ment jamais. Le polyester bas de gamme, ça ne donne pas du tout la même impression qu'un coton épais ou une maille bien dense. Et ça, le cerveau le capte tout de suite. Pas en analysant la composition du textile sur l'étiquette, mais en enregistrant l'impression globale sur la personne. Troisième point, la marque. En dernier, et encore pas la marque elle-même, la perception de marque. C'est-à-dire que la plupart des gens ne reconnaissent pas forcément les marques que tu portes. Sauf si tu portes un logo visible évidemment, mais là on tombe dans un autre piège dont je te parlerai un petit peu plus tard. Ce qu'il faut que tu comprennes là, je sais pas si c'est déjà le cas, C'est qu'en fait, il y a une hiérarchie de signaux. La coupe, en premier, et manière générale, est supérieure à la matière, et la matière est supérieure à la marque. Donc en fait, un blazer à 100 euros, parfaitement ajusté, dans un tissu correct, porté avec intention, va envoyer un signal de crédibilité supérieur à un blazer Prada, Bache, que sais-je finalement, comme marque que tu aimes. qui va être mal coupé parce que juste c'est une belle marque. Le cerveau en fait ne va pas lire les prix, il va lire les signaux. Et les signaux les plus puissants ne coûtent pas nécessairement le plus cher. Et ça, c'est probablement, je pense, la meilleure nouvelle que je puisse te donner, parce que ça veut dire que la crédibilité visuelle n'est pas réservée aux femmes qui ont le budget de s'habiller chez Sandro, Isabelle Marant ou Sessoun. Elle est accessible à toutes, à condition de comprendre les codes. Tu viens de comprendre qu'il existe une distinction fondamentale que je vais poser avec toi, et que j'aimerais que tu gardes en tête pour tout le reste de cet épisode. voire pour tout le reste de ta vie professionnelle. Le luxe réel, c'est le prix. C'est ce que toi, tu as payé. C'est l'étiquette, le ticket de caisse, le montant sur ton relevé bancaire. Le luxe perçu, c'est ce que les gens voient. C'est l'impression que ton look produit. Et en fait, c'est le niveau que ton image semble communiquer. Et voilà le truc réel, c'est que le luxe réel et le luxe perçu ne sont pas corrélés. Je vais te donner un exemple que je vois très souvent. Imagine deux femmes à un événement de networking, une conférence, un mastermind, peu importe. Même âge, même énergie, même secteur. La première, elle porte un total look de marque. On a un petit sac Céline, des chaussures Jimmy Choo, un blazer Max Mara. Elle a dépensé 3000 euros pour cette tenue, mais le blazer est légèrement trop grand aux épaules. Le sac, il a un monogramme tellement gros que c'est la première chose qu'on voit. Et l'ensemble, en fait, n'a aucune cohérence de couleurs. C'est vraiment une collection de pièces chères qui ont été assemblées en pensant impressionner. La deuxième femme, elle porte un blazer peut-être Zara, mais qu'elle a peut-être retouché en changeant les boutons. Un pantalon à 50 euros, mais qui a une coupe parfaite pour elle. Et un sac en cuir d'une petite marque indépendante que personne ne connaît, mais qui est très beau, sobre et qualitatif. Elle a des bijoux fins en plaqué or, un parfum qu'on remarque sans pouvoir le nommer. Et la tenue doit faire peut-être moins de 300 euros. Mais chaque pièce est choisie avec intention. Et chaque détail communique la même chose. Maîtrise, contrôle et élégance. Selon toi, laquelle va être perçue comme plus haut de gamme par les gens de la salle ? Et en fait, c'est toujours, toujours la deuxième de manière systématique. Pourquoi ? Parce que la première femme communique, j'ai de l'argent. Et la deuxième communique, j'ai du goût, de la maîtrise et de l'intentionnalité. C'est un petit peu le cliché du chic parisien que toutes les femmes du monde envient aux françaises. Et en business, entre j'ai de l'argent et j'ai de la maîtrise, le prospect choisit toujours la maîtrise. Et c'est pas une théorie, c'est quelque chose que les études en perception sociale nous confirment. Il y a plein plein de recherches qui ont été faites entre 2010 et 2011 qui montrent que les vêtements de luxe produisent effectivement un effet de statut. Mais cet effet il est médié par la perception de qualité et pas par la connaissance du prix. En gros les gens vont réagir à ce qu'ils voient et pas à ce qu'ils savent que tu portes. Et en fait ce qu'ils voient c'est l'ajustement, la cohérence et cette intentionnalité. Pas le logo. Et c'est ce qui fait toute la différence. Et puisqu'on en est là, parlons du logo. Parce que c'est un sujet qui va peut-être en fâcher quelques-unes mais qui est hyper important parce qu'on me pose très souvent la question. Le total look logotypé, tu sais quand on voit le monogramme Louis Vuitton sur le sac, le G du gouchi sur la ceinture, le C Chanel sur les boucles d'oreilles, tout en même temps, en fait ne communique jamais j'ai du goût. Et je prends cet exemple horrible avec ces personnes de la télé-réalité qui s'achètent des pièces extrêmement chères de marques, et en fait ça communique uniquement j'ai besoin de validation externe. Et c'est catastrophique. Donc attention, je ne dis pas que les marques sont mauvaises, loin de là. Je ne dis pas que porter du luxe est un problème ou un besoin de validation. J'ai moi-même certaines pièces de marque que j'adore et que je porte régulièrement. En fait, ce que je dis, c'est que le luxe affiché, le logo visible, le monogramme crié « Regarde ce que j'ai ! » communique un message qui est très spécifique en termes de signaux de perception. Et ce message, très souvent, c'est « J'ai besoin que tu saches que j'ai les moyens. » Et dans un business qui se veut premium, et c'est ça le paradoxe, Ce besoin de prouver est perçu comme un signe de manque. Pas de manque d'argent, du coup, de manière évidente, mais un manque de confiance et un manque de certitude intérieure. Et parce que les personnes les plus crédibles, aujourd'hui, sont celles qui inspirent le plus de confiance au premier regard. Et ce sont celles chez qui tu ne sais pas. ce qu'elles portent comme marque. En fait, elles sont impeccables, elles sont maîtrisées, elles sont élégantes. Mais il n'y a pas de logo, il n'y a pas de monogramme. C'est vraiment ce chic silencieux, le fameux quiet luxury, avec pas de signe extérieur de recherche ou de richesse criée au monde. Et pourquoi ? Parce que l'autorité se signale par le contrôle et la sobriété, et pas par la démonstration. Par exemple, pense aux femmes de pouvoir, ou ces femmes inspirantes que tu admires. Les dirigeantes, les femmes d'affaires, les entrepreneuses au sommet, est-ce qu'elles sont en total look logotypé ? Rarement. Est-ce qu'elles portent des vêtements de qualité ? Oui, toujours. Des vêtements qui communiquent « je n'ai rien à prouver » . Et c'est la fameuse tribu « business premium discret » dont on a parlé dans l'épisode 3. Et en fait, ce « je n'ai rien à prouver » est le signal le plus puissant que tu puisses envoyer à un prospect premium. Parce qu'en fait, il va se dire « je suis » . tellement solide dans ce que je fais que je n'ai pas besoin de montrer. Et ça, c'est la différence. En fait, je dirais qu'il existe deux versions du luxe. Le luxe ostentatoire, regarde ce que j'ai. Et le luxe perçu, regarde qui je suis. Et en business, c'est la deuxième version qui crée la confiance. La deuxième version, en fait, elle ne coûte pas nécessairement plus cher que la première. Et c'est ça qu'on va voir. Maintenant qu'on a démonté justement ce mythe et qu'on a parlé du logo, on a même parlé stratégie, concrètement si tu as un budget limité et même si tu n'en as pas d'ailleurs, voici les trois investissements les plus rentables que tu puisses faire pour ton image. Quand je dis rentable, du coup je pèse mes mots, ce ne sont pas des investissements qui donnent le meilleur ratio impact perceptuel vs euros dépensés. C'est ceux qui vont t'amener la rentabilité business. Investissement numéro 1, les retouches. C'est le hack le plus sous-estimé de l'image et c'est probablement le conseil le plus concret et le plus actionnable que je donne à absolument toutes mes clientes et que je te donne aujourd'hui gratuitement dans le podcast. Fais retoucher tes vêtements par un couturier, par ta mère ou ta grand-mère, par une retoucherie dans le quartier, par ta voisine qui coupe bien, peu importe. On parle de 10 à 30 euros par pièce et cette retouche... transforme un vêtement correct en un vêtement parfait. Quelque chose que je fais très régulièrement, c'est de changer les boutons. Même un blazer qui peut paraître un peu large aux épaules, on le retouche. Un pantalon un demi centimètre trop long, particulièrement quand t'es la team moins d'un mètre soixante comme moi, tu retouches. Une robe qui floute à la taille, tu retouches. Et vraiment, retiens cette phrase. Un vêtement à 40 euros retouché, il bat toujours toujours un vêtement même à 400 euros porté tel quel. Parce qu'en fait, le vêtement retouché, il va tomber parfaitement. Il va suivre ton corps. Il a l'air d'être fait pour toi. Et ce fait pour toi, c'est le signal d'intentionnalité le plus puissant qui existe. Et personne, personne, ne regarde un vêtement parfaitement ajusté et se dit ça, ça doit être de la fast fashion retouchée. Jamais. Ou même de la seconde main. Les gens voient un vêtement qui tombe impeccablement et ils pensent cette femme, c'est ce qu'elle fait. C'est 10 à 30 euros d'investissement pour un signal de crédibilité que le luxe seul ne peut pas reproduire si l'ajustement n'est pas là. Investissement numéro 2. La garde-robe capsule et donc les basiques de qualité. Là on parle de construire un fond de dressing, vraiment ta base. Pas une collection de pièces tendance qui change tous les 6 mois, ta base. Vraiment des pièces qui vont fonctionner entre elles et qui se combinent et qui vont créer un système au sein de ta garde-robe. capsule. Le concept clé ici, c'est la définition même d'une garde-robe capsule. 15 pièces qui fonctionnent ensemble valent mieux que 50 achats impulsifs. Je vois des entrepreneurs qui ont des placards qui débordent et qui n'ont rien à se mettre. Et en fait, c'est vraiment le symptôme classique de l'achat impulsif sans stratégie. Chaque pièce, elle est jolie individuellement, mais rien ne va avec rien. Pas de cohérence, pas de couleur, pas de cohérence de style, pas de système. Et en fait, un dressing sans système, c'est comme un tunnel de vente sans stratégie. Ça prend de la place, ça coûte de l'argent et ça ne produit aucun résultat. La solution, c'est vraiment d'identifier déjà tes 5 couleurs de base, tes 3 types de coupe qui te vont le mieux et de construire un fond de 15 pièces de bons basiques qui se marient tous entre eux. Un bon blazer, 2 bons pantalons, 3 hauts qualitatifs, un jean bien taillé, un trench ou une veste demi-saison, des chaussures fermées. des chaussures ouvertes. Rien de tout ça, en fait, ne nécessite un budget luxe. Ça nécessite de la stratégie. Est-ce que toutes ces pièces vont ensemble ? Et c'est exactement ce qu'on fait dans le studio avec nos clientes. En fait, on ne remplit pas leur placard, on le structure. Et on va vraiment venir construire un système où chaque pièce a sa place et sa fonction. Et le résultat, c'est que le matin, quand tu ouvres ton placard, tout fonctionne ensemble. L'investissement numéro 3, ce sont les signaux sensoriels. Qu'est-ce qu'on entend par là ? Celui-là, il va te surprendre. Parce qu'on ne parle plus vraiment de vêtements. On parle de tout ce que ton image communique au-delà du visuel. Les signaux sensoriels, c'est tout ce que les gens perçoivent de toi sans le voir directement. La texture de tes vêtements quand ils te serrent la main ou qu'ils te font la bise. Le toucher d'un tissu quand tu bouges. Le son de tes chaussures sur le sol. Et surtout, surtout, le parfum. L'olfactif. C'est le sens le plus directement connecté à la mémoire. C'est vraiment une base de neurosciences basiques. Les circuits olfactifs passent par le système limbique, donc le siège des émotions et de la mémoire, avant d'atteindre le cortex rationnel. En fait, ce que ça signifie, c'est que ton parfum va créer une trace mémorielle intentionnelle et émotionnelle avant que la personne en face ait eu le temps de l'analyser rationnellement. Concrètement, qu'est-ce que ça veut dire ? C'est qu'un parfum signature, un parfum que tu portes régulièrement, va devenir associé à toi. Et c'est un levier de mémorabilité plus puissant que ton logo, que ta carte de visite et que ton profil Instagram. Parce qu'en fait, les gens vont oublier ce qu'ils ont vu, mais ils n'oublient jamais ce qu'ils ont senti. Pas au sens conscient, au sens émotionnel. Ton parfum va créer un ancrage. Et chaque fois que quelqu'un sent quelque chose qui s'en rapproche, Il pense à toi sans le décider. On a tous ce souvenir quand on sent quelque chose d'une époque, d'une période de notre vie. Et un bon parfum, ça ne coûte pas forcément 200 euros. Un parfum de niche peut être à 60-80 euros, choisi stratégiquement, et faire le même travail qu'un parfum de luxe. Parce que ce qui compte là, c'est la singularité de la flagrance et vraiment sa cohérence avec ton image globale. Les finitions d'accessoires aussi. Ça fait partie des signaux sensoriels, et ça c'est quelque chose que j'utilise beaucoup personnellement. Un bracelet qui fait un petit bruit quand tu bouges, une montre dans le cadran qui ape la lumière, un sac dont la fermeture est douce et silencieuse. C'est plein de microsignaux qui, cumulés, vont construire une impression de qualité et de son. Maintenant, j'aimerais parler à une catégorie spécifique d'auditrices. Celles qui sont en train de se dire, ok, tout ça c'est bien joli ma IT, mais... Moi aujourd'hui j'ai pas le budget pour investir dans une garde-robe complète. Je vais te poser une question très simple. Combien est-ce que tu dépenses par an en vêtements, tous confondus, les achats en boutique, les commandes en ligne, les petits craquages nocturnes chez Zara ou un samedi après-midi, le pull sur Vinted, la robe pour cet événement que tu as mis qu'une seule fois cet été au mariage de la cousine de ton mec ? En fait les études sur la consommation vestimentaire en France... Attention, Ausha, montre que les femmes dépensent en moyenne entre 1500 et 3000 euros par an en vêtements et accessoires. Et c'est une moyenne. Ça veut dire qu'il y a certaines femmes qui dépensent beaucoup plus et certaines beaucoup moins. La vraie question, est-ce que ces 1500 à 3000 euros construisent un dressing stratégique ou est-ce qu'ils remplissent un placard d'achats impulsifs qui ne fonctionnent pas ensemble ? Parce que dans l'immense majorité des cas, Le budget est là, il est juste mal dirigé. Tu n'as pas un problème de budget la plupart du temps, tu as un problème de stratégie, d'investissement. La même somme, 1500 à 3000 euros, investi stratégiquement sur 12 mois, te donne un dressing complet, cohérent, qualitatif, qui va communiquer exactement ce que tu veux communiquer et comment tu veux être perçu. Chaque pièce choisie avec intention, chaque achat réfléchi, et chaque euro placé dans un signal qui travaille pour toi. Versus la même somme dépensée en mode pilote auto qui te donne un placard rempli et un sentiment quotidien de je n'ai rien à me mettre. Et ça, c'est exactement le parallèle avec le business. Combien d'entrepreneurs est-ce qu'on connaît, toi et moi, qui dépensent 3000 euros en formation qu'elles ne finissent jamais, en outils SaaS qu'elles n'utilisent pas, en publicité sans stratégie ? Le problème, c'est jamais le montant, c'est l'allocation. Est-ce que ton dressing, c'est pas pareil finalement ? Tu n'as pas besoin de plus d'argent, tu as besoin de plus de stratégie. Ok, on va passer à un exercice pratique, parce que je ne suis pas le genre à te laisser repartir avec de la théorie sans outils, tu l'as compris. Je vais te donner ce que j'appelle l'exercice du coup par signal. C'est quelque chose que j'ai développé et que j'utilise quand c'est pertinent en accompagnement. On va prendre aujourd'hui les 5 pièces que tu portes le plus souvent dans un cadre vraiment business. Tes 5 tenues de visio, de rendez-vous, de création de contenu ou de conférence, networking. Pour chacune, évalue honnêtement deux choses. Premièrement, combien tu l'as payé, le prix réel, ce qu'il y a sur le ticket de caisse. Et deuxièmement... quel signal cette pièce envoie. Sur une échelle de 1 à 10, quel niveau de crédibilité, d'intentionnalité, de je suis au niveau, cette pièce communique-t-elle. Et ensuite, tu fais le ratio prix divisé par signal. C'est le coût par unité de signal. Je te donne un exemple. On va prendre un blazer à 200 euros, qui te va plutôt bien, que tu portes par défaut parce que c'est ta valeur sûre. Signal 5 sur 10, coût par signal 40 euros par point. On va prendre maintenant ta chemise à 35 euros que tu as fait retoucher ou qui t'allait directement parfaitement bien et qui te va surtout comme un gant aujourd'hui. Signal, on est à 8 sur 10. Coût par signal, 4,4 euros par point. Tu vois le principe ? La chemise à 35 euros retouchée est 9 fois plus rentable en termes de signal que le blazer à 200 euros. Et en fait, quand tu fais cet exercice pour les 5 pièces, tu vas comprendre immédiatement où sont tes fuites de budget. Quelle pièce te coûte cher ? pour peu de signal ? Et quelles pièces sont tes meilleurs investissements ? Et ça, c'est de la stratégie d'image appliquée, pas juste du shopping ou de la stratégie. Tu l'as compris, le prix ne crée pas la crédibilité. L'ajustement, la cohérence et l'intentionnalité, je dirais même, la personnalisation d'une pièce, oui. La hiérarchie des signaux, c'est toujours coupe, matière, puis marque, dans cet ordre-là. Le luxe affiché dit toujours j'ai de l'argent. Alors que le luxe perçu, le quiet luxury, dit j'ai de la maîtrise. Et en business, la maîtrise vaut toujours plus que l'argent. Les trois investissements les plus rentables que je te conseille, c'est de personnaliser et de retoucher tes basiques de qualité et les signaux sensoriels. Aucun de ces trois points ne nécessite un budget luxe. Les trois nécessitent de la stratégie. Et le budget, finalement, tu l'as déjà. C'est juste que tu le dépenses pas au bon endroit. La bonne nouvelle, c'est que si tu veux construire cette stratégie, si tu veux un regard extérieur sur tes signaux actuels et un plan clair pour maximiser ton impact avec ton budget réel tel qu'il soit, c'est exactement ce qu'on fait en audit stratégique chez Mello Studio et dans nos accompagnements. Et si tu veux en savoir un petit peu plus, le lien est dans la description. La semaine prochaine, on se retrouve pour un moment assez intéressant où tu vas comprendre comment upgrader ton image et quand. On va parler de timing justement. Parce qu'il y a des moments dans la vie d'un business où le changement d'image n'est plus optionnel, il devient urgent. Et je vais te donner les signaux qui te disent quand c'est le bon moment. Si tu as aimé cet épisode, partage-le à une amie entrepreneur qui pense qu'elle a besoin d'un budget Chanel pour être crédible. Et surtout, rappelle-lui qu'elle a seulement besoin d'être stratégique. Abonne-toi, laisse un avis si cet épisode t'a plu et on se retrouve la semaine prochaine dans le podcast Magnétique. Et d'ici là, on peut se poser la question, est-ce que ton dressing est là par stratégie ou par accumulation ?