Speaker #0Ton dressing ne dit pas qui tu es, il dit à quelle tribu tu appartiens. Et cette tribu, celle que tes vêtements désignent, celle que ton image revendique silencieusement chaque matin quand tu ouvres ton placard, eh bien elle détermine les opportunités qui viennent à toi. Les gens qui te prennent au sérieux, les cercles dans lesquels tu es invité, et toutes les choses qui vont déterminer les opportunités qui arrivent à toi, ou pas. Et je sais que tu es en train de te dire, peut-être que Maïté j'ai envie de m'habiller un petit peu comme j'ai envie, peut-être que tu ne comprends pas, Mais sincèrement, sache que moi aussi, je me suis dit ça pendant des années. Et la plupart du temps, c'est ce que je me dis encore le week-end ou quand en tout cas je ne travaille pas. Sauf que quand tu regardes tes mécanismes de perception, pas les opinions, les mécanismes, tu réalises un truc qui va tout changer. Les êtres humains sont des animaux tribaux. Et même dans un monde où on se dit libre et authentique, et je suis unique et je ne veux pas rentrer dans un moule, on continue de trier les uns et les autres à partir de codes visuels. La plupart des entrepreneurs ne le voient même pas. Ces codes restent complètement invisibles. Et elles choisissent leurs vêtements par habitude, par confort, par goût, par ce qui est propre dans le tiroir du haut, sans réaliser qu'à chaque fois qu'elles sortent de chez elles, qu'elles ouvrent leur caméra pour un visio, ou qu'elles postent une story, elles envoient un signal d'appartenance. Et aujourd'hui, on va décoder ce signal. Et je vais te montrer pourquoi il se peut, je dis bien il se peut, que tu appartiennes visuellement à la mauvaise tribu. par rapport à tes ambitions. Attention, spoiler, c'est un épisode qui va te faire regarder ta garde-robe très différemment. Et si t'es prête, on y va ! Bonjour mesdames et bienvenue dans ce nouvel épisode du podcast Magnétique, quand l'image devient signature. Je suis Maïté, fondatrice de Mello Studio, et chaque semaine, je te retrouve ici pour décoder les mécanismes de la perception. et t'aider à transformer ton image en levier business. Si tu viens de l'épisode précédent, celui sur les trois signaux invisibles, tu sais maintenant que ton cerveau trie les gens en 100 millisecondes. Tu sais qu'il lit le niveau de soin, le fameux grooming dont on a parlé, la cohérence et l'intentionnalité. Et tu sais que ce tri se fait avant toute analyse rationnelle. Aujourd'hui, on va aller un petit peu plus loin. On va parler... du signal le plus ancien de l'humanité. Celui qui existait bien avant les cartes de visite, les sites web et les profils LinkedIn ou les profils Instagram. Je te parle du signal tribal. Alors, je sais, c'est un mot qui peut paraître complètement absurde et quand je dis tribal, je ne parle pas d'une métaphore, d'une tribu au sens paléolithique. Je parle d'un mécanisme qui a littéralement 200 000 ans et qui fonctionne exactement de la même manière aujourd'hui. dans un coworking à Marseille ou dans un événement de networking à Lyon que dans une tribu, justement, du paléolithique. C'est parti ! Alors, avant de parler de vêtements, parce que oui, on va parler de vêtements, mais pas tout de suite, je vous propose qu'on parle d'abord de biologie. Et je te préviens, c'est littéralement ma partie préférée parce que c'est là que je sors ma casquette de biologiste et que je redeviens un petit peu extrême. Donc, je te propose de t'asseoir. de noter quelque chose ou simplement d'ouvrir grand tes oreilles. L'être humain, au cas où tu n'es pas au courant, est un animal social. Et dans toute espèce sociale, que ce soit les primates, les loups, les dauphins, les Ausha, il y a un mécanisme fondamental qui assure ce qu'on appelle la survie du groupe. Et c'est la reconnaissance de l'appartenance. En gros, de manière très simple, qui est-ce qui fait partie de ma tribu et qui est étranger ? Et ce tri, complètement naturel, on le fait en permanence et de manière totalement inconsciente. C'est une fonction cérébrale qui est aussi automatique que la respiration. Ton cerveau en fait va venir scanner chaque personne que tu croises et la classer dans une catégorie. Et le premier critère de classement, avant la voix, avant le comportement, avant le discours, c'est l'appartenance visuelle. Et ça, encore une fois, c'est pas moi qui le dis, c'est une énorme équipe de chercheurs de Princeton, Todorov en 2006, qui a montré que le cerveau, en fait, il va être capable de catégoriser une personne en moins d'une seconde à partir de signaux visuels. Et tout ça avant même d'entendre un seul mot, avant de lire une seule biographie, un seul poste, ou quoi que ce soit. Vraiment, je te vois venir et me dire, ok, mais t'es super, mais justement, on n'est plus à la préhistoire, on n'a plus besoin de savoir. si le type en face est de la même tribu ou s'il va nous manger parce que c'est pas vraiment un problème qu'on rencontre. Ok, tu as raison, on n'est plus au paléolithique, mais le cerveau, lui, il sait absolument pas ça. En fait, il existe quelque chose qui s'appelle le système limbique. Et cette partie assez ancienne du cerveau est celle qui gère les émotions, l'instinct. Le fameux truc qui se passe dans ton ventre. Et en fait, il n'a pas du tout eu le mémo. Il fonctionne avec le même logiciel qu'il y a 200 000 ans. Et dans ce logiciel, justement, le premier marqueur d'appartenance tribal, le signal tribal le plus puissant et le plus ancien de l'humanité, c'est le vêtement. En fait, on a juste remplacé les peaux d'animaux par des blazers. Les tatouages rituels par des accessoires de marque, les coiffures de guerre par des balayages et des chignons, mais le mécanisme en fait est complètement identique. Et ce mécanisme, il crée ce que les sociologues appellent des groupes de référence. En gros, c'est ce qu'on appelle un petit peu les tribus modernes, des groupes de personnes qui vont partager les mêmes codes visuels et à qui le cerveau attribue les mêmes caractéristiques. Par exemple, si on devait donner des exemples concrets justement, Parce que là, ça va devenir très parlant. Imaginons, tu te balades dans un coworking. Tu connais absolument personne. Mais en 30 secondes, ton cerveau a déjà inconsciemment trié tout le monde autour de toi. La fille en blazer structuré, avec des couleurs neutres, des bijoux discrets, un sac en cuir sobre, ton cerveau va tout de suite dire, ok, elle, c'est la corporate sérieuse. Peut-être un peu rigide, probablement en finance ou dans le business classique, peut-être même en conseil. Tu la prends plutôt au sérieux avant même qu'elle ait ouvert la bouche. De l'autre côté, là-bas, on a une fille en jean oversize, basket coloré, boucle d'oreille assez grosse. Il y a un énorme sticker sur son Mac. Ton cerveau se dit tout de suite, elle, c'est une créative, originale, pourquoi pas directrice artistique ou freelance. Et tu te dis tout de suite qu'elle a l'air super cool et que tu peux aller la tutoyer sans aucun souci. Au fond, là-bas, il y a une autre nana. Elle a un pull en lin beige, des bijoux super fins en or, couleur douce, cheveux lâches, naturels. Et de son cerveau, lui, il s'est dit... elle, elle est dans le bien-être. Pourquoi pas aller natureau, coach, quelque chose autour du bien-être en tout cas. Et tu la trouves apaisante avant même d'avoir échangé un mot avec elle. Et encore tout au fond là-bas, il y a une fille en total look noir. Coupe nette, lunettes design, montre épurée. Et ton cerveau se dit elle a l'air d'être assez dans la tech. Ou pourquoi pas un luxe discret, en contrôle précise. En tout cas, elle sait ce qu'elle fait. Je pense que tu l'as compris. Maintenant la question c'est, est-ce que ses perceptions sont justes ? Et trois quarts du temps évidemment que non. La fille en jean oversize avec les grosses boucles d'oreilles, peut-être expert comptable. La fille en blazer et peut-être artiste peintre le week-end. Il y a un jeu auquel moi j'aime énormément jouer, c'est de trouver le métier des gens en regardant comment ils s'habillent. Spoiler, je me trompe à chaque fois. Mais du coup, est-ce que ces perceptions sont réelles ? Oui, absolument. Et c'est ça qui compte. Parce qu'en fait, ces perceptions, elles vont déterminer qui va t'approcher, qui va t'inviter et qui te prend au sérieux avant même d'avoir ouvert la bouche. Et en fait, le truc complètement fascinant, vraiment fascinant, c'est que tout se passe sans que personne ne le fasse exprès. Personne dans ce coworking n'a décidé consciemment de trier les gens en fonction de leur look. Mais au final, tout le monde le fait. Toi incluse. Et moi incluse. J'insiste, c'est pas du jugement qu'on va porter sur quelqu'un, mais en fait c'est de la biologie de perception. Ok, maintenant qu'on a posé le cadre, on va aller là où ça pique un petit peu. La majorité des entrepreneurs que je rencontre en audit chez Mello Studio, et je dis bien la majorité, attention, pas quelques-unes, vraiment la majorité, elles sont souvent habillées pour la mauvaise tribu. Et c'est pas parce qu'elles n'ont pas de goût, ce n'est pas parce qu'elles s'en fichent. C'est pour une raison qui est beaucoup plus profonde et très subtile à la fois. Souvent, ce sont des femmes qui ont construit leur garde-robe sur la base de qui elles étaient avant. Et pas de qui elles sont en train de devenir. Ton dressing, c'est littéralement le reflet de ton passé. C'est un petit peu comme en archéologie justement, si on joue sur ça. Chaque pièce va raconter un chapitre de ta vie. Le t-shirt de l'époque où tu bossais de chez toi en freelance, le jean confort de tes études, la période où tu faisais tout toute seule, la veste achetée pour un événement il y a trois ans qui traîne parce que tu ne sais absolument plus quand la reporter. Mais toi là, aujourd'hui, tu n'es plus du tout cette personne. Si tu es ici, généralement à écouter ce podcast, c'est que tu es entrepreneuse et peut-être que tes tarifs ont augmenté, ta vision s'est clarifiée, tu vises peut-être un marché plus premium, tu veux des clientes de haut niveau, tu te positionnes comme une experte, peut-être plus comme une freelance et ton dressing, lui, il est resté dans l'ancienne version. C'est comme si tu arrivais dans un pays en parlant anglais alors qu'ici tout le monde parle mandarin. T'es intelligente, t'es compétente, mais absolument personne ne te comprend. Pas parce que tu n'as rien à dire. mais parce que tu parles la mauvaise langue. Et en business, je suis désolée de te l'apprendre, la langue de l'image, c'est le plus gros code tribal de perception. Je vais te donner un exemple concret, un vrai. J'ai eu une cliente, je vais l'appeler Camille. Évidemment, c'est pas son vrai prénom. Camille, elle est coach business. Elle est brillante, vraiment. Ses clientes avaient des résultats de fou. Elle avait un taux de satisfaction de genre, je sais plus ce qu'elle me disait, 94 ou 96%. Un truc comme ça. Et elle facturait 4500 euros son accompagnement. Et elle voulait passer à 7000 euros. Ce qui était totalement justifié avec la valeur qu'elle délivrait et les résultats qu'elle avait. Et en fait, ça ne marchait pas. Elle avait des cols de vente. Elle était plutôt remplie au niveau de son agenda. Beaucoup de gens étaient intéressés. Mais en fait, au moment du tarif, silence total, je vais réfléchir. Et systématiquement, ça finissait en non. Quand elle arrivait en audit avec moi, le problème en fait, il a été évident. C'était pas son off, c'était pas son discours. En fait, c'était son image et vraiment la perception qu'on pouvait avoir d'elle et de son business. En visio, Camille, elle portait des trucs sympas, un pull un petit peu oversize, un bandeau dans les cheveux, des boucles d'oreilles colorées. Et en fait, elle ressemblait vraiment à la bonne copine sympa qu'on invite pour aller prendre un café. Super énergie, très chaleureuse. Sauf que copine sympa qu'on invite à prendre un café, c'est pas le meilleur code tribal qui dit « investis 7000 euros chez moi » . Et en fait, si on creuse un petit peu... Au-delà de la perception de bonne copine, son image en fait elle disait accessible. Son positionnement disait premium. Et en fait entre les deux, il y avait un gouffre énorme. Et les prospects, ils le ressentent. Et sans pouvoir nommer ce que c'est, du coup ça crée un nom. Cette fameuse sensation de gouffre, c'est de la dissonance. Et ce truc qu'on a vu dans l'épisode précédent, c'est exactement ça. C'est ce malaise imperceptible mais qui est bien réel dans les signaux qu'elle envoyait. Et le pire, c'est que Camille... Elle pensait que le problème venait de son offre. Elle a passé trois mois à refaire encore et encore sa page de vente, à ajuster des bonus, à repenser tout son tunnel d'acquisition. Et en fait, c'était trois mois de travail inutile. Parce que le problème n'était absolument pas dans son contenu, il était dans le contenant. Et justement, on a travaillé ensemble ce contenant. Alors, j'insiste, c'était pas un relooking, c'était un réalignement de ses codes tribaux. On a vraiment gardé sa personnalité. Sa chaleur, son accessibilité naturelle, mais on est venu ajouter des signaux de structure, de contrôle, de maîtrise, des coupes plus nettes, des matières plus qualitatives et des couleurs plus intentionnelles. On a revu toute sa stratégie identitaire dans l'invisible et ensuite on l'a illustré dans le visible. Trois semaines après, elle a closé à 7000 euros 4 personnes. Même offre, même discours, même camille, juste des signaux différents. Et en fait c'est ça. Le pouvoir des codes tribaux. C'est ça, le pouvoir de maîtriser les signaux de perception qu'on envoie. Bon, maintenant tu te demandes probablement, ok, Maïté, j'ai compris, mais c'est quoi exactement ma tribu visuelle du coup ? Et c'est laquelle peut-être que je devrais viser si je ne suis pas dans la bonne ? Je vais donc te donner un outil que j'utilise en audit. Et c'est ce que j'appelle la carte des tribus entrepreneuriales. C'est pas dans les bouquins, c'est vraiment quelque chose que j'ai inventé. et que j'ai construit à partir de mes observations sur des centaines d'entrepreneurs. Il y a de manière très simple 5 tribus visuelles dans l'univers entrepreneurial féminin francophone. 5 univers de codes et chacun envoie un message qui va être très différent. La numéro 1, je suis obligée de commencer par celle-là, c'est la tribu corporate reconvertie. Les codes ça va être des blazers structurés, chemises, des couleurs neutres, Vraiment des bijoux classiques, des sacs en cuir. C'est un petit peu l'ancienne directrice commerciale ou la consultante qui a quitté le salariat. Et ces vêtements vont dire je viens d'un monde très sérieux. Le signal renvoyé là c'est vraiment la fiabilité, la rigueur, le professionnalisme. Le risque là-dedans c'est de paraître un peu froide, inaccessible, un petit peu ancienne vie. Et surtout en 2026 dans l'entrepreneuriat féminin français ça peut sonner décalé avec l'énergie du marché. La deuxième tribu. C'est l'attribut créative libre. Donc là, vous l'avez compris, on est dans des codes très colorés, des couleurs vraiment vives, des pièces statement, vraiment beaucoup de superpositions, des accessoires audacieux. Un style un petit peu où on va se retourner dans la rue. C'est la graphiste, la directrice artistique, la coach en créativité. Ces vêtements disent vraiment, je suis unique et je suis audacieuse. Le signal principal ici, c'est l'originalité, la vision, l'énergie. Le risque là-dedans ? c'est que pour une œuvre premium, ça peut être perçu un peu trop comme décalé ou pas assez structuré. Et le cerveau du prospect peut très vite lire artistique au lieu de stratégique. Troisième tribu. Attention, hyper gros marché, l'attribut wellness et authenticité. Là, l'école, c'est des choses très douces, du lin, du coton, des tons doux, beige, crème, vert, terracotta, des bijoux fins, des matières naturelles, une énergie très douce. C'est vraiment la coach bien-être, la naturo, la coach en développement personnel, la prof de yoga devenue entrepreneuse. Vraiment, ces vêtements disent je suis alignée, douce, bienveillante. Et le signal ici, c'est... L'authenticité, la sérénité, le bien-être. Attention, le risque principal ici, c'est que le prospect premium qui cherche un accompagnement stratégique à 5000 euros peut à ce moment-là lire un peu trop gentil au lieu de stratégique et gentil ne vend jamais du premium. La quatrième tribu, c'est la tribu business premium discret. Pourquoi j'insiste sur le discret ? Parce qu'en fait, c'est vraiment quelque chose où les codes sont des coupes impeccables. Des matières nobles, mais sans logo visible. Vraiment une palette très réduite et sophistiquée. Des détails de finition vraiment très travaillés qui vont marquer la personnalité de la personne. Pas de marque criarde, mais vraiment du contrôle visible. Et ces vêtements renvoient le signal de je n'ai rien à prouver, tout est maîtrisé et tout est excellent. C'est vraiment de la discrétion luxueuse. Et ça, c'est l'attribut du high ticket. Pourquoi ? Parce qu'en fait, elle va communiquer exactement. Ce que les clients premium recherchent. Quelqu'un qui a dépassé le besoin de prouver et où tout semble naturellement incarné. La dernière tribu, c'est la tribu influence et lifestyle. Les codes, là on est dans l'ultra tendance. Les marques visibles, Instagram friendly, changement permanent, l'énergie vraiment du watch me. C'est vraiment des vêtements qui disent je suis dans le coup, je vis une vie extraordinaire. Le signal ici c'est modernité. désirabilité, mais le risque quand on veut vendre du high ticket avec ça, c'est qu'on peut lire superficiel ou éphémère. Et le prospect premium, lui, il va chercher de la solidité et pas quelque chose de tendance. Maintenant, je vais te poser la question qui fâche. Selon toi, dans quelle tribu est-ce que tu es visuellement aujourd'hui ? Et dans quelle tribu sont tes clientes idéales ? Et si la réponse n'est pas la même, tu as enfin trouvé le problème. Et honnêtement, 8 fois sur 10, Quand une entrepreneur me dit mes clients de premium ne viennent pas à moi, je prospecte, je fais plein de ads, ça marche pas, je vais dans des événements. En fait, c'est qu'elle parle la langue de l'attribut wellness alors qu'elle vise l'attribut business premium. Ou alors, elle est restée en corporate reconvertie alors que son marché est passé à autre chose. La bonne nouvelle, c'est que c'est absolument pas grave, c'est juste un décalage. Et les décalages, ça se corrige. Mais pour ça, il faut d'abord le voir. Et c'est ça le plus dur. Ok, on arrive au moment où tu vas peut-être me dire « Mais Maïté, en fait, moi j'ai absolument pas envie de me déguiser, je veux pas devenir quelqu'un que je ne suis pas juste pour vendre. » Tu as 1000% raison et c'est absolument pas ce qu'on te demande de faire. En tout cas, moi je te demanderai jamais de te déguiser, si tu me connais un minimum. Tu sais vraiment que chez Mello Studio, ça n'a jamais été ça l'objectif. L'objectif, c'est vraiment de venir amplifier qui tu es mais dans la bonne tribu et donc dans le bon langage. Et c'est là qu'intervient un concept que j'adore et que j'utilise tout le temps en accompagnement, c'est l'hybridation stratégique, le fait de mixer les différents codes. On peut appeler ça un petit peu le code mixing. Et en fait, c'est vraiment l'art de prendre des éléments de plusieurs tribus et de les combiner d'une façon qui vont les rassembler tout en envoyant les bons signaux. Encore une fois, je vais donner un exemple. Super concret pour que tu puisses visualiser ce que j'entends par hybridation et code mixing. Imaginons que tu es un coach business et que ta personnalité naturelle est chaleureuse, créative, mais que tu vises un marché premium qui attend des signaux de structure et de maîtrise. Eh bien, au lieu de te transformer en corporate reconverti, ce qui ne te ressemblerait pas vraiment, et en plus ça se verrait immédiatement, on va faire de l'hybridation stratégique. La base, c'est l'attribut business, premium, discret. Donc, on va chercher plutôt des coupes nettes, des matières qualitatives et une palette plutôt réduite. Ça, c'est ta structure. Et c'est ce qui va vraiment renvoyer le signal de « elle est au niveau » . Et par-dessus, on va venir hybrider ça et mixer ça avec des éléments de l'attribut créatif. Ça va être un bijou statement, une couleur signature inattendue, un accessoire qui va vraiment te rendre mémorable et qui va souligner ta singularité. Et c'est ça qui va aussi dire que t'es pas un petit clone. Je pense que t'as compris le principe. L'idée, c'est d'emprunter la crédibilité d'une tribu et d'ajouter la personnalité d'une autre. Et tu sais quoi ? C'est exactement ce que font les femmes les plus magnétiques que tu admires. Regarde-les bien et pose-toi la question la prochaine fois. En fait, elles ne sont jamais à 100% dans une seule tribu. Elles font justement du code mixing et de l'hybridation. Elles ont une base qui dit « prenez-moi au sérieux » et des accents qui disent « mais je ne suis pas interchangeable pour autant » . C'est vraiment la différence quand tu sens que ces personnes-là sont à l'aise et crédibles dans tous les environnements. Et c'est la différence entre quelqu'un qui va se fondre dans la masse et quelqu'un qui va être inclassable. Et c'est pour ça qu'en personal shopping, par exemple, on ne fonctionne jamais sans stratégie initiale. Tu peux avoir les plus belles pièces du monde, si elles ne sont pas pensées en termes de codes tribaux et de signaux de perception auxquels tu veux appartenir, tu vas dépenser de l'argent pour rien. Et tu vas acheter des vêtements au lieu de construire un langage stratégique. Et je pense que c'est le moment qu'on aborde quelque chose. Parce que je sais exactement ce qui se passe peut-être dans ta tête à ce moment-là. Tu te dis... Oui, mais encore une fois, moi je veux rester moi-même. J'ai l'impression que je vais me perdre en chemin si je fais ça. Et tu sais quoi ? Eh bien, moi aussi, je suis 1000% team authenticité. C'est quelque chose qui est non négociable. Et vraiment, j'insiste, chez Mello Studio, c'est vraiment un travail permanent pour ne jamais être contre l'identité de quelqu'un. Mais, mais c'est un très grand mais. Il faut qu'on parle de ce que rester soi-même veut vraiment dire. Parce qu'en fait, la plupart du temps, quand une entrepreneur me dit Je veux rester moi-même, j'ai peur de me perdre en chemin. Ce qu'elle me dit en réalité, c'est j'ai peur de changer. J'ai peur qu'on ne comprenne pas la direction dans laquelle je souhaite aller et qu'on me juge. Et je comprends. Honnêtement, je l'ai vécu personnellement. On pourra en parler dans un autre épisode, mais le changement d'image, c'est l'un des changements les plus confrontants qui existent. Parce qu'en fait, l'image, c'est ce qu'on montre au monde. C'est notre vitrine. Et modifier sa vitrine, c'est accepter que la version précédente n'est peut-être plus alignée. Et ça, ça fait mal. Parce que c'est souvent celle qui est validée par nos proches et notre entourage. Mais la vérité, c'est que être soi-même, c'est finalement un petit peu absurde parce que le soi-même évolue tout le temps. Tu n'es pas la même personne qu'il y a 3 ans, ton business a changé, tes évolutions et tes ambitions ont évolué aussi et ta vision a changé. Ton niveau aussi a changé. Et en fait, ton image, elle est restée coincée dans cette ancienne version-là. C'est comme si en fait, t'avais mis à jour ton logiciel, mais pas l'interface. L'intérieur a évolué, mais l'extérieur n'a pas suivi. Et le paradoxe dans les gens qui insistent dans le fait d'être 100% authentique et rester soi-même, c'est que finalement ça devient une excuse pour ne pas évoluer. Et c'est une croyance vraiment limitante qui est déguisée en vertu. Et c'est quelque chose qui personnellement, moi, me pèse vraiment parce que je vois ça chez des clientes. Et ton style authentique, c'est pas ce que tu portes par habitude, c'est pas ce qui est juste... confortable pour ton quotidien, ce n'est pas dans quoi tu ne te fais pas remarquer. Ton style authentique, c'est ce que tu porterais vraiment si tu n'avais plus peur du jugement justement. Et vraiment, je t'invite à répéter cette phrase dans ta tête. Qu'est-ce que tu porterais si tu n'avais vraiment pas peur d'être jugé ? Si tu pouvais être 100% toi-même. Ton style authentique, c'est vraiment ce que tu portes quand tu n'as plus peur du jugement, mais quand tu vas enfin oser prendre ta place. Enfin oser être pleinement toi-même. Et assumer l'ambition qu'il y a derrière. Et quand tu y réfléchis vraiment, quand tu fermes les yeux et que tu imagines cette version de toi qui est pleinement assumée, qui est pleinement alignée, qui est pleinement dans sa puissance, je suis sûre qu'elle n'est absolument pas habillée comme tu l'es aujourd'hui. Ou comme tu l'étais hier, ou comme tu le seras peut-être demain. Ce que je te dis aujourd'hui, ce n'est pas du jugement, c'est vraiment une invitation. L'invitation à combler le fossé entre qui tu es intérieurement et ce que tu as décidé de montrer au monde. La vraie authenticité, c'est pas le fait de rester immobile dans une version de toi qui a déjà été validée. C'est un alignement évolutif. C'est oser aligner ce qu'on voit avec ce qu'on est en train de devenir. Et ce qu'on est vraiment. Et ce vraiment là, ça inclut la version de toi qui est en train d'émerger. Pas seulement celle qui existe depuis des années. Bon, tu te doutes que je ne vais pas te laisser repartir avec juste de la théorie. C'est pas vraiment mon genre et c'est pas ce qu'on fait ici. Donc je te propose de te donner... Un exercice que tu vas pouvoir faire plus tard ou ce soir. Ça prend littéralement 10 minutes et ça va te donner une clarté que tu n'as peut-être pas encore eue sur ta garde-robe. Alors, étape 1, l'idée c'est d'ouvrir ton placard et de regarder les 10 pièces les plus portées. Les 10 trucs que tu mets en permanence le plus souvent. Pas les pièces spéciales qui dorment au fond, les 10 sur lesquelles tu es en rotation permanente. Étape 2, maintenant on se demande honnêtement à quelle tribu est-ce que ces 10 pièces appartiennent. Est-ce que ça me fait rentrer dans le groupe corporate, créative, wellness, premium discret, lifestyle ? Fais ton propre diagnostic et sois honnête, vraiment. C'est pas un jugement, c'est un constat. Étape 3. Maintenant tu vas penser à ta cliente idéale. Celle que tu rêves d'attirer. Celle qui vraiment serait capable de payer ton tarif premium sans sourciller. Dans quelle tribu est-ce qu'elle, elle évolue ? Quel code visuel reconnaît-elle ? Et quels signaux la font se sentir en confiance ? Étape 4. Compare. Est-ce que c'est 10 pièces que tu mets le plus ? Parle la même langue que ta cliente idéale. Si oui, bravo, sincèrement, tu fais partie d'une minorité. Sinon, tu viens de trouver un levier de croissance qui ne t'a pas coûté un seul centime et qui peut changer radicalement la trajectoire de ton business. Et je sais que ça peut sembler extrêmement simple, que tu te dis peut-être qu'un exercice avec mon placard, sérieusement, mais rappelle-toi, la perception se joue en 100 millis. secondes. Et ces 100 millisecondes, elles sont influencées par les codes que tu portes chaque jour, à chaque interaction. Donc, justement, quand tu changes ces codes-là, tu vas changer les opportunités qui viennent à toi. Et c'est aussi mécanique et biologique que ça. Tu l'as compris aujourd'hui, les êtres humains se trient par tribu visuelle. C'est biologique et c'est complètement inconscient. Et c'est surtout absolument inévitable. Chaque jour, ton dressing va dire à quelle tribu tu appartiens. Et cette appartenance, elle va déterminer qui te prend au sérieux, qui t'invite dans ses propres cercles et qui investit chez toi. Et si tes signaux visuels aujourd'hui parlent la mauvaise langue, pour en tout cas le marché que tu vises, même avec toute la compétence du monde, tu es et tu resteras invisible pour ces personnes-là. La bonne nouvelle, c'est que les codes, ça s'apprend. Et ça se construit. Avec la bonne hybridation, le bon code mixing, tu peux rester 100% toi-même tout en renvoyant les signaux qui vont ouvrir les bonnes portes. Et si tu veux aller un petit peu plus loin et si tu sens justement que ce sujet te concerne et que tu veux enfin avoir un regard extérieur sur tes codes visuels actuels, c'est exactement ce qu'on fait en audit stratégique chez Mello Studio. 30 minutes ensemble, un diagnostic de tes signaux visuels actuels et un plan clair pour réaligner tes codes avec... tes ambitions et ton juste niveau d'expertise. Le lien est dans la description de cet épisode. La semaine prochaine, on va parler d'un truc qui va littéralement te retourner le cerveau. On va voir ce que tes vêtements font justement à ton propre cerveau, pas aux autres. Aujourd'hui, on a beaucoup parlé de perception. La prochaine fois, on parlera de ce que ça fait à toi. La neurosciences qui va jouer sur ta propre cognition, ta confiance. Et je te promets, après le prochain épisode, tu ne te regarderas plus jamais. de la même manière. Si cet épisode t'a plu, partage-le à une amie entrepreneur qui a besoin de l'entendre et qui a peut-être besoin de refaire sa garde-robe et abonne-toi si ce n'est pas encore fait. On se retrouve la semaine prochaine dans Magnétique et d'ici là, je te propose d'ouvrir ton placard et de te poser cette fameuse question à quelle tribu j'appartiens ?