Speaker #0Bienvenue dans Main Character Stories, un podcast de Basically I, un média fondé par Émilie. Ici, on parle de développement personnel, de retour d'expérience, lifestyle et tout ce qui peut vous aider à prendre les contrôles de votre vie pour devenir la meilleure version de vous-même. En bref... devenir un main character. Que vous soyez en quête d'inspiration, de motivation, ou tout simplement curieux, vous êtes au bon endroit. Alors, bonne écoute ! Bienvenue dans l'épisode 2 du podcast Main-Character Stories. Aujourd'hui, je suis vraiment de bonne humeur. Ce matin, j'ai été à la salle de sport, j'ai fait une super séance. Séance orientée plutôt bas du corps, fessier. Et je ne sais pas, j'étais dans un bon mood, il faisait beau, je suis allée à la salle relativement tôt, donc pas trop de monde. J'ai pu filmer plein de petits plans pour créer du contenu ensuite pour les réseaux sociaux. Et d'ailleurs, j'ai même réussi à faire un réel un peu motivation tournée autour du sport, qui à l'heure à laquelle sortira ce podcast sera déjà posté. mais voilà je suis trop contente d'avoir réussi à vaincre un peu ma peur du regard des autres pour me filmer en pleine séance. Parce que comme beaucoup de personnes, quand j'ai commencé à la salle, j'étais plutôt dans l'espace cardio et machine guidée. Et maintenant, de plus en plus, au fur et à mesure des séances et également des exercices que je pratique, je me rends dans l'espace des poids, l'espace où il y a aussi un peu plus de monsieur. Donc c'est un peu plus intimidant. Mais maintenant, j'y vais et je fais mes séries, je fais ma séance avec ma musique. Toujours avoir une très bonne playlist dans vos oreilles. Moi, j'écoute surtout Beyoncé. J'écoute essentiellement Beyoncé dans mes entraînements. Et voilà, parfois il y a des séances où je suis un peu moins satisfaite de moi. Et bien là, ce matin, ce n'était pas le cas. Ce matin, j'étais totalement satisfaite et très contente de ce que j'ai fait. Aujourd'hui, on ne parlera pas de sport. On va parler d'un sujet que j'ai déjà évoqué sur mon blog il y a un an, et ce sujet c'est le perfectionnisme, et surtout en quoi être perfectionniste te ralentit. C'est un sujet que je trouve intéressant de réévoquer en podcast, même si je l'ai déjà fait à l'écrit, parce que finalement un an plus tard c'est toujours un sujet qui résonne un petit peu en moi, qui fait toujours écho. Et même si sur certains points j'ai progressé et je continue de progresser, sur d'autres points j'ai encore des blocages et j'essaye de les casser un peu ces blocages. Et autant dans un monde professionnel, je sais gérer ce penchant de moi qui est perfectionniste, mais dans un penchant plus personnel, et surtout pour ce projet Basically High et le podcast Main Character Stories, j'ai... plus de mal à lâcher prise et à me dire « Ok, c'est peut-être pas la chose que tu avais totalement imaginée, mais c'est très bien et ça fera très bien l'affaire. » Ça, j'ai un peu de mal. Par exemple, sur TikTok versus sur Instagram, TikTok, mon contenu est un peu plus spontané, bien que parfois j'ai aussi du mal à me dire « Ok, la vidéo est un peu floue, la qualité n'est pas top, mais c'est pas grave, poste-le. » Et ce n'est pas des choses que je posterai sur Instagram, parce que sur Instagram, le côté esthétique et beau est plus important que sur TikTok, où justement le contenu spontané a un peu plus sa place. Donc par rapport à la thématique d'aujourd'hui, avant d'entrer dans le vif du sujet et de vous parler de mon expérience et de mon approche un peu de cette grande question en quoi le perfectionnisme te ralentit, on va regarder ensemble la définition de Tchad GPT, parce qu'on est en 2025, on n'ouvre plus de dictionnaire. et on demande tout à Tchad GPT. Alors, je vais prendre mon ordinateur et on va regarder ça. Vous qui m'écoutez, vous ne sentirez pas de grande différence, mais aujourd'hui, j'ai un setup qui est différent. Parce que pendant l'épisode 1, je filmais un peu plus face caméra, avec un fond totalement neutre derrière moi. Et quand j'ai regardé les rushs... Ça manquait un peu de vie et ça ne me correspondait pas tellement. D'ailleurs, je suis en train de me dire que je filme sans ring light. Mais l'image a l'air cool. En même temps, il fait beau aujourd'hui. Note pour plus tard, Emily, toujours brancher ta RinLight avant de filmer. En tout cas, voilà, aujourd'hui j'ai tourné ma caméra dans un autre angle de chez moi, et du coup on voit des choses en décor derrière, et je trouve ça beaucoup plus vivant et beaucoup plus joli en fait visuellement. C'était un petit aparté. Alors, je prends mon ordinateur, et que nous dit ChatGPT ? Alors déjà, il faut savoir... que j'ai demandé à Chad GPT la définition de quelqu'un de perfectionniste. Il me répond Jusqu'ici, je suis totalement d'accord. Ça peut être une qualité, car cela pousse à faire du travail de haute qualité, mais ça peut aussi devenir un défaut ... si ça entraîne du stress, de la procrastination, par peur de ne pas faire parfaitement, ou de l'insatisfaction chronique. Exemple, elle a recommencé son dessin 5 fois parce qu'elle n'était jamais satisfaite. C'est une vraie perfectionniste. Déjà, je trouve que la définition donnée par Chad GPT dans ces quelques lignes est totalement... Enfin, elle est très très bien. Elle reprend les grandes lignes de cette notion, qui est ce côté « il faut que ce soit parfait » , des standards très élevés envers soi-même, mais également vers les autres. Il faut que tout soit parfait, sans erreur et il y a aussi ce côté où on peut passer beaucoup beaucoup de temps à peaufiner les petits détails, à vraiment faire les derniers ajustements. Ce que j'aime bien aussi dans cette définition, c'est qu'on a également une dualité entre « ok c'est très bien parce que ça pousse à faire un travail qualitatif » et « être perfectionniste dans un sens, ça nous pousse vers l'excellence » parce que on a une vision en tête, on veut l'atteindre et on va recommencer jusqu'à atteindre ce sentiment de perfection. Donc il y a un côté aussi où, ok, je vise l'excellence. L'autre dualité, c'est également le stress que ça génère de se dire, j'ai envie que ce soit parfait, je ne sais pas comment faire pour que ce soit parfait, alors je procrastine, alors je réfléchis le sujet dans ma tête, je le réfléchis tellement que je ne passe pas à l'action, et le fait de ne pas passer à l'action... ça me stresse. Et le fait d'être stressée, du coup, bah pareil, je suis pas dans le bon mood pour me mettre au travail, je suis pas satisfaite ou satisfaite du temps que je perds à réfléchir. Bref, il y a vraiment un côté cercle vicieux. Ensuite, très intéressant, ChatGPT me demande si je veux une version plus psychologique de cette définition ou plus imagée. Bon, ma foi, on va demander psychologique, on verra bien ce que ça nous dit. La réponse est un peu longue. Alors, voici une définition plus psychologique du perfectionnisme. Le perfectionnisme est un trait de personnalité caractérisé par un besoin excessif de réussir sans erreur. Alors déjà, avec ce début de phrase, on est sur un registre différent, parce que les mots choisis ne sont pas choisis par hasard. Un besoin excessif, donc c'est vraiment quelque chose qu'on a en nous, si la chose qu'on fait n'est pas parfaite, ça peut vraiment nous ronger et nous mettre dans un état de stress, de frustration, de négativité, donc un besoin excessif. de réussir sans erreur, avec des standards très élevés et parfois irréalistes. Sur le plan psychologique, le perfectionniste lie souvent sa valeur personnelle à sa capacité à réussir ou à produire un travail irréprochable. Il existe deux formes principales de perfectionnisme. Petit 1, le perfectionnisme sain, autrement dit adaptatif. C'est quand quelqu'un vise l'excellence, se fixe des objectifs élevés mais réalistes et reste capable de se sentir satisfait des efforts. même s'il n'atteint pas la perfection. Deuxième penchant, le perfectionniste malsain ou maladaptatif. Je ne connaissais même pas ce mot. Là, la personne est très dure avec elle-même, ressent souvent de la culpabilité, de l'anxiété et a peur de l'échec ou du jugement des autres. Elle peut aussi procrastiner par peur de ne pas être à la hauteur ou éviter complètement certaines tâches. Ce type de perfectionnisme est souvent lié à une peur du rejet, une baisse estime de soi, un besoin de contrôle, ou encore une éducation stricte où la réussite était la seule façon d'être valorisée. Et là, ChatGPT me demande, « Tu veux que je t'explique comment reconnaître ce trait chez toi ou comment le gérer ? » Je pense que non, j'ai pas envie de commencer une thérapie avec ChatGPT. Pour l'instant, ça me suffit, on a quand même pas mal d'éléments à discuter. Cette deuxième définition est du coup beaucoup plus complète et complexe que la première. Complète parce que dans l'ensemble, on reprend... La même structure, le fait qu'il y ait deux aspects au perfectionnisme, un côté sain, un côté malsain, c'est ce qu'on a dit juste avant, mais cette deuxième définition va quand même beaucoup plus loin. Et comme je vous l'ai dit, les mots choisis sont plus lourds. Un besoin excessif de réussir sans erreur. Personne n'est parfait. Des erreurs, on en fait tous, on en fera tous. Donc déjà... Dans ce début de définition, on voit bien que quelqu'un de perfectionniste a une peur de l'échec, une peur de faire des erreurs. Et c'est comme si finalement, faire une erreur allait baisser l'estime qu'on porte sur soi-même. Vous voyez, c'est comme si le jour où je fais une erreur, je deviens cette erreur. Tout ce que j'ai fait avant s'annule parce que j'ai cette erreur en bagage maintenant et que maintenant les gens vont voir que cette erreur. Mais pas du tout en fait. Mais pas du tout. On a tous nos casseroles, on fait tous des erreurs. Je pense que dans les erreurs qu'on peut faire, le plus important, c'est de se relever, d'avancer, de gérer cette erreur aussi. Parce que la manière dont on gère des problèmes est plus importante que le problème en lui-même. Par exemple, on a tous, tous déjà envoyé un mail où il manquait la pièce jointe. Moi, ça m'est déjà arrivé, et pas qu'une fois. Les premières fois où ça m'est arrivé, j'étais en alternance, j'étais paniquée. En plus, c'est souvent des boucles de mails où il y a beaucoup de monde, où il y a ta boss, ton N plus 1, ton N plus 2, tous tes collègues. Donc, quand tu te foires, tout le monde le voit. Et au début, pour moi, c'était gravissime parce que je me dis, oh là là, j'avais cette occasion d'envoyer un mail à beaucoup de monde, à montrer que j'ai bien fait mon travail et il manque cette pièce jointe. Et pour moi, c'était catastrophique. Je pensais être convoquée, qu'on allait me dire que je spamme les gens à envoyer des mails sur mail. mais pas du tout, en fait, j'ai pas du tout été convoquée. Personne m'a engueulé. Cette erreur d'oublier la piège jointe, tout le monde le fait, que ce soit le stagiaire, l'alternant, le chef de projet, le responsable, le directeur, la RH, on le fait tous. Maintenant, le plus important, c'est comment on gère cette erreur. Est-ce qu'on renvoie un mail avec la piège jointe ? Eratum, hop, on envoie. Est-ce qu'on envoie un mail plus sur le ton de l'humour ? Par exemple, avec la piège jointe, ce serait mieux ? On met la piège vente ou, et ça c'est mon petit préféré, on rappelle le mail. Sur Outlook, sur Gmail aussi je crois que c'est possible, sur toutes les boîtes mail je pense que c'est possible. Quand vous envoyez un mail et que vous vous rendez compte vraiment direct qu'il y a une erreur dans ce mail, vous pouvez rappeler ce mail. En fait pour que ça marche, il faut que vos destinataires n'aient pas encore ouvert le mail. Et dans ces cas-là, quand vous rappelez le mail, le mail disparaît de la boîte mail de la personne. Et vous pouvez renvoyer un mail comme si de rien n'était avec votre piège-jointe. Et ça, j'ai appris à le faire à force d'oublier des pièges-jointes. Et maintenant, je n'oublie pas mes pièges-jointes parce que je me relis beaucoup de fois. Mais quand c'est le cas, je rappelle mon mail et j'en refais un autre. Et puis voilà. Donc, je reprends la définition. Des standards très élevés, parfois irréalistes. Alors ça aussi, en fait, c'est de là, je pense, que vient la frustration et même du coup la procrastination. C'est que lorsqu'on a des standards, alors parfois les gens vous diront « dream big » , « pense grand » , oui d'accord, d'accord. Mais demain, une personne qui a une vue totalement mauvaise ne sera jamais pilote d'avion. Parce que le prérequis pour être pilote d'avion, c'est d'avoir une vue excellente, 10 sur 10. Donc « dream big » , ok, mais avoir des standards irréalistes, no way. Donc il faut se fixer des objectifs qui nous challengent. qui nous poussent à nous dépasser, à grandir et à progresser et à apprendre et à évoluer et tout ce que vous voulez. Mais il ne faut pas avoir des objectifs impossibles à atteindre et cette impossibilité à atteindre fera que déjà, vous serez démotivé avant même d'avoir commencé et en plus de ça, vous allez avoir un sentiment d'échec parce que votre seul objectif, il est impossible. Du coup, vous stagnez et vous n'y arrivez pas. L'autre penchant de la définition que je trouve hyper intéressant... Je relis la phrase. Sur le plan psychologique, le perfectionniste vit souvent sa valeur personnelle à sa capacité à réussir ou à produire un travail irréprochable. Et je reprends un peu l'exemple que je vous donnais par rapport à la piège jointe des mails que j'ai pu oublier. Pour moi, oublier une piège jointe, c'était être la fille la plus bête du monde. Mais pas du tout. Mais pas du tout. Je ne pense pas non plus avoir le QI d'un caillou non plus. Si vous voulez, vous n'êtes pas que vos erreurs. Vous êtes vos succès. vous êtes vos doutes, vos sentiments, votre personnalité. Vous êtes un peu vos erreurs parce que c'est vous qui les faites. Mais vos erreurs ne résument pas qui vous êtes. Absolument pas. Si demain, je sais pas, vous travaillez pour une marque, vous devez poster une vidéo sur les réseaux sociaux, bah dans cette vidéo, il y a une erreur de montage. Oui, c'est une erreur. Mais vous n'êtes pas votre erreur. En plus, dans un milieu assez corporel, les choses sont validées par tellement de personnes que si vous faites une erreur, il y a tellement de personnes qui auraient pu s'en rendre compte et vous dire... Attends, il y a une erreur là. Recheck un peu le montage. Si quelqu'un fait une erreur, c'est son erreur. Mais comme je vous ai dit, il y a tellement de validations en interne que finalement l'erreur peut vite être commune. La suite de la définition, c'est une capacité à réussir ou à produire un travail irréprochable. It doesn't make any sense, en fait. Un travail irréprochable, oui, mais au bout d'un moment, en fait, si on sait tout faire, tout sur tout, et qu'on n'a aucun conseil ou avis à recevoir des autres, bah en fait, à quel moment on progresse ? Si demain, je fais quelque chose et qu'on n'a rien à me dire en retour, bah je serais un peu frustrée. J'attends un retour, j'attends pas juste un... C'est très bien, parce que... en fait c'est frustrant de se dire là selon toi il n'y a aucun axe d'amélioration genre ce que je t'ai fait c'est tellement bien que t'as rien à me dire alors oui parfois ça arrive que ce que je fais c'est tellement bien que j'ai pas de retour à avoir et là je me la pète mais avoir un petit retour même tout bête je sais pas peut-être que tu devrais numéroter tes slides alors oui c'est un retour c'est pas le retour de l'année mais c'est une bonne idée parce que quand on sera en réunion et que je vais projeter ma présentation Si quelqu'un a une question sur la slide 5, à la fin de la réunion, ce sera plus simple de me dire « est-ce que tu peux retourner à la slide 5 ? » plutôt que de me dire « va à la slide où tu parles de telle chose et tout, je ne sais plus c'est laquelle » et puis moi je vais passer une plombe à remonter toutes les slides pour trouver celle qui fait écho. Non. Parfois, le moindre retour, je ne parle pas de critique, parce que le mot critique, il est... J'en parle pas. Le moindre retour, retour c'est la version un peu plus mignonne. de critique. Le moindre retour, je pense qu'il est à prendre en compte. Si vous êtes d'accord, tant mieux. Si vous n'êtes pas d'accord, ça fait une discussion et peut-être que la personne va se dire « Ah oui, ok, je comprends mieux où tu voulais en venir, je ne tiens pas compte de mon retour. » Donc je continue avec la définition et les deux formes principales de perfectionnisme, le sain et le malsain. Comme j'ai pu le dire tout à l'heure, le perfectionnisme sain, c'est vraiment lui qui va vous pousser à vous challenger. Il a un côté réaliste, mais surtout, Un perfectionnisme sain, c'est vraiment... quelque chose qu'on maîtrise quand on se connaît suffisamment connaître ses limites. Je pense qu'avec le fait d'être perfectionniste, il y a une certaine humilité à avoir, et cette humilité, elle va se retranscrire entre ce que je maîtrise, ce que je ne maîtrise pas, et ce que je pourrais maîtriser avec un peu de travail et des efforts. Si vous pensez pouvoir tout faire et tout maîtriser, alors là, on est dans l'autre aspect de la définition. C'est le perfectionnisme. malsain. Perfectionnisme malsain, on est très dur envers soi-même, on a peur du regard des autres, et en fait, vu qu'on est dans un cercle vicieux où le standard est trop élevé, on procrastine, on fait rien, on attend. On va réfléchir à toutes les possibilités et on va rien faire. À la fin de la définition, Chadjepete nous dit que ce perfectionnisme malsain est lié à différents aspects, donc une peur du rejet, une baisse estime de soi, un besoin de contrôle. ou une éducation stricte. Je ne rentrerai pas dans ça aujourd'hui parce que c'est peut-être un peu trop psychologique et un peu trop deep. Mais si vous avez en vous un perfectionnisme malsain, ça vaut le coup de se questionner et de se dire « Ok, c'est quoi le leitmotiv de tout ça en fait ? C'est quoi qui nourrit ce perfectionnisme qui me bloque et qui m'empêche de faire des choses ? » Moi je vais y répondre en toute transparence. Déjà, j'aimerais juste vous parler de comment j'ai... entendu et à partir de quand surtout j'ai entendu ce mot donc perfectionniste à outrance quand j'ai commencé un peu à rentrer dans la vie active autant quand je travaillais plutôt en restauration ou en vente c'est pas tellement un mot que j'employais ou utilisé mais quand j'ai cherché une alternance dans les modèles de cv et puis dans des idées de réponse pour des entretiens même des idées de questions pour les entretiens ce mot revenait tout le temps. Il revenait tout le temps. Parce que quand on vous demande, quand un recruteur vous demande quelles sont vos qualités et vos défauts, ça peut avoir l'air cool de dire « Moi, mon défaut, c'est que je suis trop perfectionniste. » Ça fait un peu pique-mille, en fait. Ça fait vraiment pique-mille, faillote, désolé du terme, mais utiliser le mot perfectionniste, se qualifier de perfectionniste dans un contexte d'embauche, par contre Pitié, arrêtez cette carte joker que vous pensez être bonne. Finalement, vous avez tous la même carte. Donc personne ne se démarque. Et en fait, ce mot a tellement été utilisé justement dans un contexte d'embauche que je trouve que maintenant, il n'a plus aucune valeur ce mot. Dire à un recruteur, je suis perfectionniste, il va vous dire, oui, d'accord, mais dis-moi-en plus sur toi. Essayez de trouver des défauts qui... qui ont vraiment écho en vous, qui résonnent, et surtout quand vous donnez des défauts ou même des... Mince, c'est quoi l'inverse de défaut ? C'est pas avantage ? des qualités quand vous donnez vos qualités et vos défauts pensez toujours à un ou deux exemples derrière pour justement donner plus de profondeur à une qualité ou un défaut que beaucoup de gens peuvent avoir donc c'est un peu dans ce contexte là que j'ai découvert vraiment ce mot que je l'ai aussi moi-même utilisé et maintenant voilà dans un contexte de recrutement je le sortirai pas mais c'est toujours un mot qui a beaucoup de sens et qui est très pertinent, quand elle est très bien utilisée. Pour en revenir vraiment à ce que je veux exprimer aujourd'hui avec cet épisode-là, c'est que moi, mon côté perfectionniste, il s'est pas mal exprimé avec mon projet Basically High et Main Character Stories. Comme j'ai pu l'expliquer dans l'épisode 1, par exemple, le podcast, je l'ai recommencé plusieurs fois. parce que les premières fois, elles ne me plaisaient pas. Le projet du blog, au début, je n'osais pas trop. J'étais un peu... Je n'y allais pas totalement. J'étais bloquée par ce truc de « Ok, si je fais, il faut que je le fasse bien. » Et donc, du coup, ça faisait que je postais très rarement sur Instagram, que je faisais encore moins de... Alors déjà, les stories, je n'en fais pas beaucoup, mais j'en faisais vraiment beaucoup moins avant. Je n'osais pas créer de compte TikTok parce que je ne savais pas ce que je voulais raconter. Et là maintenant, je poste de manière plus régulière. Je poste des choses parfois qui sont similaires à Instagram. Parfois il y a du contenu qui est beaucoup plus spontané. Ou la qualité de l'image, elle n'est pas incroyable. Mais ça marche. Il y a quelque chose que j'ai écrit sur mon blog, dans l'article sur le perfectionnisme. Je vais vous le lire. Se lancer, c'est savoir qu'il y a une marge de progression à atteindre. Et que pour y arriver... Il faut un point de départ et les escaliers à gravir. Une fois le premier palier atteint, vous réaliserez que ce n'était que le début de votre aventure. On ne peut pas arriver à destination sans faire le trajet pour y aller. La vie, ce n'est pas un long fleuve tranquille. Il y a des choses dont il faut s'y confronter. Et c'est une fois qu'on s'y confronte qu'on en ressort plus fort et mieux préparé également. Je ne sais plus quand est-ce que c'était. Je pense que c'était en septembre ou en octobre, je ne sais plus. J'étais inscrite à un petit atelier. C'est plus une conférence et cette conférence est animée par une femme qui s'appelle Francesca Vicente, qui est coach en management, conférencière et également podcasteuse. Et en fait, l'événement s'appelait Les Invisibles et ça avait pour but de donner un petit peu de force à des entrepreneurs femmes dans leur projet. Il y avait trois... entrepreneurs qui avaient bien lancé leur projet, qui sont venus le présenter. Et cet événement, il était déjà très bien parce que j'ai pu faire des rencontres qui étaient très intéressantes ce jour-là. Mais c'était aussi hyper intéressant parce qu'il y a des propos qui ont été dits que j'ai notés dans mon téléphone parce que c'était très, très pertinent. Et il y a une phrase, alors je ne sais plus qui l'a prononcée ce soir-là. Je ne sais plus si c'est Francesca ou si c'est une des invitées, mais je crois que c'est Francesca. mais à reconfirmer. Et elle disait, être entrepreneur, c'est sauter d'un avion sans parachute et construire son parachute en plein saut. Alors, l'image, je pense qu'on l'a en tête. Tu sautes d'un avion, tu n'as pas du tout ton parachute, tu sais que tu es en train de tomber, que si tu ne construis pas ton parachute, tu vas te rétamer. Donc, tu as plutôt intérêt à construire un parachute. On s'en fiche que le parachute, voilà, il soit moche. On s'en vise que le parachute, il soit hyper luxueux, hyper beau, bien cousu ou quoi. Là, il faut juste que tu aies un parachute et que tu en construises un. Parce que si tu n'as pas construit ton parachute, tu vas avoir très mal. Et finalement, je pense qu'on peut... Voilà, là, c'était un exemple qui était tourné autour de l'entreprenariat. Mais on peut l'étendre sur tout. En fait, quand on se lance, on ne sait jamais ce qu'on retrouve en face de nous. On sait... ce qu'on veut faire, mais on ne sait pas quelle galère on va rencontrer sur la route. Les galères, finalement, on s'adapte à chaque fois. Et c'est aussi ça qui va faire évoluer notre projet, que ce soit un projet d'entrepreneuriat ou un projet, je ne sais pas moi, acheter une maison, quand vous achetez la maison, et que vous vous rendez compte en cours de travaux que, je ne sais pas moi, il y a un mur qui est moisi, par exemple, ou que l'escalier s'effondrait, c'est une fois qu'on est sur le fait accompli qu'il faut s'adapter. Donc ça veut dire, ce mur est moisi, est-ce qu'on peut le casser, oui ou non ? Si ce n'est pas le cas, il faut faire venir une société qui va gérer un peu le business. Si l'escalier est moisi, tant pis, on en refait un autre, et ce sera l'occasion aussi de faire un escalier peut-être plus moderne, avec des matériaux. plus noble ou au contraire, bref, voilà, de s'adapter. Mais il faut avoir les mains dans le cambouis pour s'en sortir. On ne peut pas rester dans une bulle de réflexion perpétuelle et rester bloqué là. Et moi, quand je réfléchis à mon historique avec Main Character Stories, ce podcast, mais également à Basically, le blog, pendant longtemps, j'étais dans ce truc de réflexion. Je me disais... ok, je veux faire un podcast, et voilà, c'est tout ce que je me disais, je veux faire un podcast, et à terme, j'ai envie de faire un événement autour de ce podcast. Mais j'ai mis beaucoup, beaucoup, beaucoup de temps à me lancer, à me dire, ok, je prends un micro, je prends une caméra, et j'enregistre ce podcast. Il a fallu que je mette un bon coup de fouet pour me dire, Émilie, fais-le. Peut-être que l'épisode 1, il ne sera pas bon, peut-être que le 2, il ne sera pas bon, et ainsi de suite, mais au bout d'un moment... Si tu veux réussir à faire quelque chose, il faut que tu commences quelque part. Et si tu veux progresser, il faut déjà que tu aies un point de départ. Et ensuite, tu vas construire un axe de progression. C'est ça, en fait, la notion même de grandir, d'évoluer et d'apprendre. Et faire évoluer son projet, tout simplement. Par exemple, je prends les secrets de Loli, Kelly Massol. Au début, son business, c'était elle. dans sa cuisine, qui faisait des produits pour les cheveux. Au bout d'un moment, ce côté cuisine et artisanal, elle a dû le mettre de côté pour industrialiser et voir plus gros. Et maintenant, Kelly Maxwell, la bosse, quoi. Il n'y a aucun débat, c'est la bosse. Il faut réadapter son truc. On ne peut pas réfléchir à un sujet un jour et avoir tout pareil pendant des années. Un autre exemple, c'est Netflix. Netflix, c'est un très, très gros poisson du streaming aujourd'hui. Mais à la base, Netflix, c'était, je crois, si je dis pas de bêtises, un loueur de... Netflix était resté, dans les années 2000, à louer des... On regarderait ! Donc ils ont dû se réadapter. Il y a des business qu'on connaît aujourd'hui, des entreprises qu'on connaît aujourd'hui, qui sont ce qu'elles sont aujourd'hui, parce qu'au bout d'un moment, elles ont eu un effort à faire de s'adapter. Alors je sais même plus si là, on est encore dans la thématique du perfectionnisme, en tout cas... Ce qui est pour retenir, c'est lancez-vous. Lancez-vous et même si ce n'est pas parfait au début, ce n'est pas grave. Vous ferez de mieux en mieux au fur et à mesure que votre projet évolue. J'en reviens à un basically et au podcast. Quand je l'ai imaginé, j'ai eu plein, plein, plein, plein, plein d'idées. Beaucoup d'idées qui fusaient partout, partout, partout. J'avais tellement d'idées que je ne savais même pas par quoi commencer. Parce qu'en fait, plus j'ai des idées... plus ce projet me paraît gigantesque. J'ai réfléchi et je me suis dit, au bout d'un moment, peu importe par quoi je commence, il faut que je commence. Il faut que je commence. Et là, je vais reprendre une métaphore. Vous commencez un petit peu à me connaître, je pense, et vous commencez à voir que j'aime beaucoup les métaphores. Si vous voulez faire un gâteau à la fraise, vous savez qu'il vous faut un gâteau, des fraises, et de la crème. Peu importe que vous commenciez par faire le gâteau, couper les fraises ou faire la crème. Dans tous les cas, il vous faut les trois éléments pour faire ce gâteau. Alors peut-être que, effectivement, commencer par faire le gâteau, c'est plus intéressant parce que pendant que le gâteau cuit, vous gagnez du temps et vous pouvez faire d'autres choses. Au contraire, vous pouvez aussi vous dire, je vais commencer par faire la crème. Parce qu'une fois qu'elle sera faite, il faudra qu'elle reste au réfrigérateur pour qu'elle soit plus ferme. Vous pouvez aussi vous dire, je vais commencer par couper les fraises. Dans tous les cas, que ce soit au début, au milieu, à la fin, il faut que je les coupe. Donc je vais les couper. Mais dans tous les cas, peu importe l'étape par laquelle vous commencez, vous devez faire quelque chose pour que ce gâteau existe. Peu importe par quoi vous commencez, tant que vous commencez quelque part. C'est bien gentil de vivre avec ces peurs et de se dire non, en fait, mon projet, il est tellement grandiose que ce n'est pas le bon timing pour le faire. Déjà, peut-être que le jour où toi, tu seras prête pour le faire, ton projet, il sera démodé et il faudra te réadapter. Et dans ces cas-là, ça veut dire que tu vas passer ton temps à réfléchir et jamais à faire du concret. Peut-être que tu vas commencer ton projet, le lancer et qu'il aura un certain aspect. Et en cours de route, tu vas faire un virage à 380 et tu vas faire une autre direction et ton projet va prendre une autre ampleur. On ne sait pas. Mais ce qui est sûr, ce qui est certain, c'est qu'il ne faut pas laisser tes peurs te bloquer. Il ne faut pas laisser... Alors, tes peurs, qu'elles prennent le nom de perfectionnisme, de procrastination, de peur de l'échec, peur du regard des autres, peu importe le nom que ta peur a, ça reste une peur. Lance-toi. Peut-être que tu crains les critiques dans ton projet. Il n'y a que ceux qui ne font pas qui critiquent. Parce que les gens qui font des choses, eux, ils ne vont jamais te critiquer. C'est toujours, toujours ceux qui ne font pas le quart de ce que toi, tu vas faire. qui vont te critiquer. Il y a une fille sur les réseaux sociaux que j'aime trop. Alors, je ne sais pas si j'ai déjà parlé d'elle dans l'épisode 1, je ne me rappelle plus, mais elle s'appelle Asia et elle parle de... Donc, c'est une femme qui fait du sport, donc elle montre beaucoup ses séances de muscu, ses résultats. Asia, le fait qu'elle soit une femme très musclée, ça suscite des critiques des hommes ou des femmes qui vont dire « Ah, c'est pas joli ! Ah, c'est pas beau ! » Une femme, c'est pas censé être musclé comme ça, et patati et patata, vraiment des remarques puériles. Les gens qui critiquent, c'est les gens qui n'ont même pas idée, ils n'ont même pas conscience de tout le travail qu'il y a derrière pour avoir un corps comme le sien. C'est des séances et des heures à la salle de sport à essayer de se challenger mentalement, parce que le sport c'est surtout mental. Non, le sport c'est... avant tout mental en fait. Alors oui, il y a ce côté physique, mais si vous courrez un marathon et que dans votre tête, zéro force mentale, vous n'allez même pas faire un kilomètre. Donc le sport, c'est avant tout mental. Donc toutes ces personnes qui la critiquent et même qui plus globalement critiquent les sportifs de haut niveau, vous faites fausse route, mais totalement. Vous n'avez même pas conscience de la force d'esprit, de caractère que ça implique. ça implique aussi de se connaître et quand je dis se connaître c'est à la fois mental mais aussi connaître comment fonctionne son corps c'est savoir que ok je suis en mesure de manger ces aliments là et cette quantité là et ce nombre de calories parce que mon corps a besoin de ce carburant en fait si je mange moins que ce que je mange actuellement mon corps ne fonctionnera pas si je mange plus voilà les conséquences que ça aura sur mon corps les gens qui vous critiquent c'est les gens qui n'ont même pas conscience de tout le travail que vous faites et de tous les efforts que vous mettez en œuvre pour faire ce que vous faites. Donc vraiment, le regard des autres, mais who cares en fait. Le regard des autres, il est pertinent que si c'est des gens qui vous soutiennent et qui vont vous donner de la force. Et c'est des gens qui vous feront des retours constructifs, si retour il y a en fait. Voilà. C'est un peu tout ce que je voulais vous raconter aujourd'hui. Je pense que j'ai beaucoup parlé et que je vais avoir beaucoup de travail au montage. Souhaitez-moi bonne chance. De toute façon, si vous écoutez ce podcast, c'est que manifestement, j'ai déjà fait le montage. Je suis très contente de faire ces podcasts. Là, c'est le deuxième que je fais. Bientôt le troisième, qui va sortir dans deux semaines. Mais je prends vraiment plaisir à faire ça, à créer du contenu. et à trouver mon rythme sur les réseaux sociaux. N'hésitez pas à vous abonner si ce podcast vous a plu. N'hésitez pas aussi à me suivre sur les réseaux sociaux pour ne manquer aucune information. Et nous, on se dit à très vite. Bye !