Speaker #0Bonjour à tous et bienvenue dans Mama Story, le podcast court qui parle maternité, grossesse, postpartum, sans filtre et sans pression. C'est le compagnon idéal de tes pauses, à écouter avec ton café, entre deux tétés, avant de dormir, sous la douche ou avant ton rendez-vous médical. L'idée ? Partager, informer, déculpabiliser, sans te voler ton temps. Parce qu'on le sait, avant ou après la naissance de bébé, s'accorder une parenthèse, c'est déjà un exploit. Moi c'est Laura jeune maman, et je te partage mon expérience de la grossesse et de la maternité. Tu viens d'apprendre que tu es enceinte. Peut-être que tu as sauté de joie, peut-être que tu as pleuré, peut-être que tu es resté complètement figé devant ton test, peut-être même que tu ne sais pas encore ce que tu ressens. Et tu sais quoi ? Tout ça a le droit d'exister. Moi c'est Laura, bienvenue dans Mama Story, le podcast qui parle de maternité sans filtre et sans pression. Aujourd'hui, on parle du premier trimestre de grossesse. De ces semaines où, à l'intérieur, il se passe un truc immense, mais où, à l'extérieur, absolument personne ne voit rien. Pas forcément de ventre rond, pas encore de coup de bébé, parfois même une difficulté à réaliser, qu'on est vraiment enceinte. Et pourtant, ton quotidien, lui, il a déjà peut-être complètement été chamboulé. Alors, si tu écoutes cet épisode entre plusieurs recherches Google, parce que tu es fatigué, inquiète, ou que tu te demandes si ce que tu ressens est normal, cet épisode est pour toi. Il y a ce moment où on apprend la nouvelle, et je trouve qu'on nous montre souvent une seule version, les larmes de joie, les annonces parfaites, les petits chaussons dans une petite boîte, mais en vrai ça peut être beaucoup plus nuancé. Une grossesse attendue peut aussi faire peur, une grossesse inattendue peut demander du temps, et on n'est pas obligé d'avoir une réaction de film. Au début, il y a ce paradoxe assez fou, tu sais que tu es enceinte, mais tu ne vois pas encore forcément grand chose, ton ventre ne change presque pas, voire pas du tout, tu ne sens pas... pas ton bébé bouger, tu attends parfois l'échographie pour mettre une image sur ce qui se passe, tu peux passer d'un immense bonheur à cette pensée mais est-ce que c'est vraiment un réel ? Est-ce que je suis prête aussi ? Et pendant ce temps-là, ton cerveau tourne à mille à l'heure. Comment je vais l'annoncer ? Est-ce que tout va bien se passer ? Comment notre vie va changer ? Est-ce que je vais savoir faire ? Est-ce que je vais être une bonne maman ? Et clairement, tu n'as pas besoin de résoudre tout ça dès les premières semaines. Tu peux prendre le temps, la grossesse, le corps humain, il est bien fait, la grossesse dure 9 mois et je pense que c'est vraiment, vraiment utile d'avoir tous ces mois pour prendre le temps, apprendre et se préparer. Et donc moi, ce dont je me souviens, c'est vraiment la fatigue. Une fatigue, mais énorme, une fatigue puissante. À 19h, j'avais besoin de dormir presque tous les jours. La journée, c'était hyper difficile. Et pourtant, il fallait continuer à travailler, à être présente et à faire comme si de rien n'était. Et les nausées, pour tout vous dire, moi j'ai pas eu de vomissement, mais par contre j'avais vraiment la sensation de nausée qui m'a pas lâché de presque toute la grossesse. C'est hyper désagréable, parce que même quand tu ne vomis pas, et tant mieux pour moi, j'ai eu quand même de la chance, mais tu ne te sens pas bien. On peut avoir l'impression de devoir tenir coûte que coûte, alors qu'en fait, bah ouais, on a le droit de demander de l'aide. De mon côté, moi j'avais des traitements prescrits, j'avais de l'oméprasol pour les problèmes d'acidité et de reflux. que j'avais aussi, et du cariban pour les nausées. D'ailleurs, le cariban, le prix, ce n'était pas remboursé, en tout cas dans ma situation. Ça représentait quand même un sacré budget pendant toute la grossesse. Ça, c'est des choses, je trouve, dont on ne parle que trop peu, voire pas du tout. Moi, je ne te cite pas les médicaments pour te dire de les prendre. Bien sûr, les symptômes, les indications, les traitements, ça varie d'une femme à l'autre. Mais c'est assez connu pour les nausées étant enceinte. Donc, n'hésite pas à en parler à la sage-femme ou au gynéco qui te suit. il peut y avoir aussi d'autres solutions peut-être adaptées à ta situation. Et donc pour les nausées, en tout cas, il y en a qui trouvent aussi un peu soulagement, je sais, en mangeant que des petites quantités plus souvent. Ça, ça m'est arrivé de temps en temps, je mangeais un petit quelque chose, un petit encas entre les repas pour éviter ces nausées qui surviennent souvent quand on a le ventre vide aussi. Et n'hésitez pas à boire aussi régulièrement par petites gorgées de l'eau. Et pour la fatigue, je sais que c'est plus facile à dire qu'à faire, mais surtout, il faut ralentir quand on peut. Il ne faut pas hésiter à annuler une sortie, se coucher tôt, demander qu'on prenne le relais sur les tâches du quotidien. Ce n'est pas être moins forte, au contraire, c'est vraiment écouter son corps et lui faire du bien finalement. Et un autre truc au premier trimestre qui est des fois un peu absurde, c'est souvent que personne n'est au courant, mis à part ton conjoint ou ta conjointe. Et souvent, en fait, on s'interdit de le dire avant les trois mois. Et du coup, en fait, on passe des fois de la fille qui peut souvent sortir ou voir du monde, qui accepte les dîners, à celle qui finalement dit non, qui est épuisée, qui ne boit plus d'alcool, qui ne mange plus grand-chose. Et les autres, du coup, ils ne vont pas forcément comprendre. On n'a pas non plus envie que ça se sache avant ces trois mois. Et au travail, c'est pareil. On est des fois moins concentrés, on a la tête ailleurs. parce que clairement On pense tout le temps à cette grossesse. Et on ne peut pas vraiment l'expliquer. Moi, je sais que, par exemple, j'avais un travail qui était très prenant, avec des horaires qui changeaient beaucoup toutes les semaines. Donc, pour l'alcool, on va dire que je disais que j'étais épuisée et que mes semaines, elles étaient un peu folles et que si je buvais, je n'allais pas tenir. Donc, ça passait plutôt bien. Et pour les restaurants, les quelques fois où je suis sortie avec des amis, je regardais la carte à l'avance. Je repérais ce que je pouvais manger et parfois, je choisissais un plat qui ne me faisait pas spécialement envie. mais juste pour éviter les questions et j'avoue que c'était un peu un casse-tête mais clairement l'astuce N'hésitez pas à regarder le menu avant d'arriver, même que ce soit pour la food ou les boissons, mais préparez une réponse assez simple. Par exemple, que tu en as envie, prends un coca et dis que ça fait un moment que tu n'en as pas pris, que tu avais trop envie d'un coca, que tu as super soif. Moi, je disais ça, j'avoue que c'était l'été et au début, c'était quoi ? Été et puis septembre, octobre, ils ont encore un petit peu chaud. Donc, ça passait bien de dire que j'étais assoiffée, que je n'avais pas du tout envie d'alcool parce que j'avais très envie de boire quelque chose de rafraîchissant. L'idée, c'est de se trouver un petit truc, une petite remarque ou quelque chose qui nous permettra de se sentir un peu plus à l'aise et ne pas avoir une obligation de justifier un peu tout. Et puis, si une amie ou un proche devine quelque chose, tu peux aussi choisir de lui dire. Ça peut devenir un très joli moment. Et d'ailleurs, mon conseil sur l'annonce, il est assez simple. L'idée, c'est d'annoncer sa grossesse quand tu en as envie aux personnes que tu choisis. il n'y a pas de date magique à respecter. Si tu veux appeler ta maman, ton papa, ta meilleure amie, ton meilleur ami, fais-le. Si tu préfères attendre les trois mois, c'est aussi légitime. Mais on attend souvent par peur d'une fausse couche ou d'un problème quelconque. Et cette peur, je la comprends complètement, puisque moi-même, pour certaines personnes, j'ai respecté ces trois mois. Mais je n'en ai pas personnellement vécu, donc je ne vais pas prétendre savoir ce que c'est. Mais je me dis qu'avoir peut-être une ou deux personnes de confiance au courant peut aussi permettre d'être entourée si la grossesse ne se poursuit pas. Si tu préfères garder cette nouvelle intime, tu en as parfaitement le droit aussi. Mais l'important, c'est que ce soit ton choix et pas une règle imposée par les autres et par des habitudes. Moi, je sais que par exemple, à mes parents, j'ai annoncé ma grossesse avant les trois mois. Mes gros-parents, pareil. Et je me demande si je n'ai pas aussi une copine ou deux à laquelle j'ai dit ma grossesse, j'ai annoncé ma grossesse juste un peu avant. parce qu'en fait c'était le moment, c'était là où j'allais les voir, j'en avais envie, je ressentais ce besoin. Et puis voilà, c'est vrai que les personnes qui sont dans la confidence peuvent t'épauler s'il se passe quoi que ce soit de moins bien. Et je me rappelle aussi que j'étais devenue au travail mais beaucoup plus tête en l'air. Une fois je ne savais plus du tout où j'avais garé ma voiture pour partir au travail, je sais que j'ai pris plusieurs amendes de stationnement aussi quand je rentrais, parce que j'avais pour habitude de rentrer très tard de base. Donc des fois, je me dis, voilà, j'étais en région parisienne, j'arrive après 20h. Donc c'est bon, je n'ai plus besoin de payer d'ici demain matin, alors qu'en fait, j'ai rentré à 19h30, à 19h. Je ne me rendais pas trop compte parce que j'étais tellement fatiguée et j'avais mille choses en tête. Et puis ces émotions aussi, les émotions. Mais je venais d'arriver dans mon travail quelques mois auparavant avant d'apprendre ma grossesse. Et je me souviens vraiment que je passais un peu par toutes les émotions. Il y a des fois, c'était... Oh ! du rire aux larmes, c'était assez dur. Je me souviens d'une fois, une collègue qui m'avait mal parlé dès le matin, c'était en plus le week-end, j'étais fatiguée, et là, elle m'a parlé sèchement, c'était rien de dramatique, mais sur le moment, franchement, j'ai fondu en larmes. Je pense qu'elle a absolument pas compris ce qui se passait, et moi non plus, mais j'avais plus la force de me battre pour des réflexions un peu ridicules qui m'atteignaient à ce moment-là, qui m'auraient peut-être pas atteint en temps normal. Mais c'était trop, en fait. C'était trop. Et donc voilà, si ça t'arrive, essaie de ne pas te juger trop durement. Si les angoisses, la tristesse, les pleurs, ils deviennent envahissants, bien sûr, parle-en à un professionnel. Il faut être accompagné. Et pour le travail, on n'est pas obligé d'annoncer sa grossesse dès le test positif. Mais il faut se renseigner sur les droits et sur le moment où informer son employeur. Est-ce qu'on peut bénéficier aussi de certaines protections ou autorisations d'absence en fonction de chacun ? Et puis il y a aussi toutes les nouvelles questions. Est-ce que je peux manger ça, prendre ce médicament, faire cette activité, continuer de faire ça ou ça ? Pourquoi je ressens ça aujourd'hui et plus demain ? Est-ce que mon bébé va bien aussi ? Je sais que c'est tentant de tout chercher maintenant sur Internet, mais c'est vrai qu'à force de lire des témoignages très différents, on peut se faire peur aussi. Alors je suis heureuse aujourd'hui que de plus en plus de femmes prennent la parole et j'en fais partie maintenant. Mais c'est vrai qu'il faut aussi faire attention de ne pas se faire peur. Il y a des personnes qui ont besoin d'être très documentées, d'autres moins. En tout cas, pour tous les symptômes et pour toutes les questions médicales, il faut vraiment se fier à sa sage-femme, à son médecin. Et pour les aliments, n'hésitez pas à vous faire une petite liste avec des recommandations adaptées. Donc regardez, comme je disais auparavant, les cartes des restaurants à l'avance, si ça peut simplifier la vie. Et puis après, s'il y a des douleurs, des saignements, quelque chose qui inquiète, il ne faut vraiment pas attendre et contacter un professionnel ou la personne en tout cas qui nous suit. Et je vais inciter sur un point aussi, il faut parler à son conjoint ou à sa conjointe, il faut parler à son conjoint ou à sa conjointe ou à la personne qui partage en tout cas l'aventure avec vous, parce que ce qu'on vit c'est invisible de l'extérieur, donc l'autre ne peut pas forcément deviner à quel point on est épuisé, nauséeuse, inquiète ou autre, alors il faut vraiment oser dire les choses concrètement, là je suis à bout, j'ai besoin de me coucher. Est-ce que tu peux gérer le dîner ? J'ai peur avant cet écho ou avant ce rendez-vous, j'ai besoin qu'on en parle. Est-ce qu'on peut y aller ensemble ? C'est important, je pense, pour chacun de mieux comprendre, d'entendre aussi les mots du professionnel. Parce que même si la grossesse, ça se passe dans ton corps, l'accompagnement, ça peut être une vraie, vraie aventure et une vraie force à deux. Et puis si tu es seul, pense à la personne de confiance que tu peux... Je pourrais inviter dans ce rôle que ça soit un parent, un frère, une sœur, un ami, une amie, un collègue, je ne sais pas. Mais c'est vraiment bien d'avoir un petit soutien quand même pendant ces neuf mois de grossesse. Et puis surtout après, mais on parlera du postpartum plus tard. Et donc voilà, si je devais moi laisser un seul message aujourd'hui, ça serait qu'au premier trimestre de cette grossesse, celui-là, tu ne le vivras qu'une fois. Donc même si tu vis d'autres grossesses... plus tard ou que tu en as déjà vécu avant, celle-ci, elle est unique. Donc ne passe pas des semaines à essayer de faire comme si rien n'avait changé. Écoute ton corps, ose ralentir, prends soin de toi et surtout place-toi en priorité. Ce n'est pas être égoïste, tu n'as pas besoin d'attendre que ton ventre se voit pour avoir le droit d'être fatigué, d'avoir peur, de demander du soutien, de demander une place dans le bus ou de dire non tout simplement. Et si tu es au début de ta grossesse, viens me le raconter sur Instagram, sur le compte de Mama Story Official. Ça pourra permettre à d'autres mamans de se sentir aussi moins seules. Si cet épisode t'a parlé, partage-le à une amie enceinte ou à quelqu'un qui aurait besoin de comprendre ce que tu traverses. On se retrouve très vite dans Mama Story pour parler maternité avec douceur et vérité. Prends soin de toi. Merci d'avoir écouté cet épisode de Mama Story. Si ce moment t'a parlé, si tu t'es reconnu ou que ça t'a simplement fait du bien, n'hésite pas à t'abonner, à partager autour de toi ou à commenter. On se retrouve très vite pour continuer à raconter la maternité avec nous. douceur, vérité et sans pression. A bientôt !