Speaker #0Bonjour à tous et bienvenue dans Mama Story, le podcast court qui parle maternité, grossesse, postpartum, sans filtre et sans pression. C'est le compagnon idéal de tes pauses, à écouter avec ton café, entre deux tétés, avant de dormir, sous la douche ou avant ton rendez-vous médical. L'idée ? Partager, informer, déculpabiliser, sans te voler ton temps. Parce qu'on le sait, avant ou après la naissance de bébé, s'accorder une parenthèse, c'est déjà un exploit. Moi c'est Laura. jeune maman et je te partage mon expérience de la grossesse et de la maternité. Bienvenue dans ce nouvel épisode de Mama Story. Aujourd'hui, j'ai envie qu'on parle d'une phrase qu'on entend absolument partout quand on devient parent, « Dors quand bébé dort » . Alors oui, merci, mais comment ? Parce que moi, perso, quand ma fille dormait, je ne dormais pas forcément. Et ce n'était pas uniquement parce que j'avais du ménage à faire, des lessives, un repas à préparer ou mille choses en tête, c'était surtout que j'avais peur. J'avais peur qu'elle arrête de respirer, peur qu'elle s'étouffe, peur de passer à côté de quelque chose. Dans l'épisode 8, dormir avec bébé entre culpabilité, peur et réalité, on avait déjà parlé du sommeil partagé. Aujourd'hui c'est différent, je veux vraiment parler de notre sommeil à nous, en tant que femmes, de cette hyper vigilance qui nous empêche parfois de nous reposer, même quand bébé va très bien. Je vais vous raconter ce qui se passait chez nous, les petites situations parfois absurdes que je vivais, et surtout ce qui m'a réellement aidée à récupérer. Au début, ma fille dormait dans notre chambre, dans son propre couffin, juste à côté du lit. J'aimais beaucoup cette proximité, je pouvais l'entendre, la voir, être près d'elle. Mais alors, quel festival de petits bruits ! Un bébé qui dort, ça soupire, ça remue, ça fait des bruits de bouche. Et moi, je vous avoue qu'au moindre son, j'ouvrais les yeux, je me levais et je regardais ma fille. Et moi, au moindre son, j'ouvrais les yeux. Je me dressais, je tendais l'oreille, je regardais si sa poitrine ou son ventre bougeaient. parfois j'avais envie de poser une main sur elle pour vérifier, je le faisais, mais souvent je me retenais parce que j'avais trop peur de la réveiller. Et le plus fou, des fois il n'y avait aucun bruit, mais je me réveillais quand même juste pour vérifier qu'elle respirait bien. Pendant les siestes, c'était pareil, j'avais cette impression de devoir rester disponible, vigilante, en alerte. Je ne me laissais jamais vraiment tomber dans le sommeil. Alors quand on me disait... dort quand bébé dort, je me disais mais je voudrais bien, sauf que mon cerveau il avait décidé de prendre le poste de vigile de jour comme de nuit. Et ça, c'est épuisant parce que même quand on a l'occasion de se reposer, on n'en profite pas forcément de cette occasion et Dieu sait qu'il n'y en a pas 50 dans une journée. Je crois qu'une grosse partie de cette peur venait de tout ce qu'on entend aussi autour de la mort inattendue du nourrisson. Et je le dis tout de suite, ces informations de prévention, elles sont essentielles. Elles permettent vraiment de protéger nos bébés. Mais dans ma tête de jeune maman, tout pouvait devenir un danger. Par exemple, la gigoteuse. Sur le papier, c'est simple, une gigoteuse adaptée, correctement fermée, rien d'autre dans le lit. Mais imaginez, ma vie, elle venait de s'endormir, la tête sur le côté, et là, je n'ai pas encore accroché ce fameux côté de la gigoteuse. Donc là, ma question, est-ce que je risque de la réveiller pour la fermer ? Est-ce que je la laisse tranquille ? Donc ça m'est arrivé pour quelques siestes de ne pas fermer ce fameux côté. Et évidemment, impossible de me détendre. Je regardais sans arrêt si le tissu risquait de remonter vers son visage et ça m'est arrivé pour certaines saisies de ne pas fermer un côté à cause de ça ou bien elle s'endort dans les bras, je la pose dans le lit donc je mets la gigoteuse un petit peu sur elle pour pas qu'elle attrape froid mais elle n'est absolument pas fermée comme il le faudrait. Donc oui il vaut mieux prendre le temps de bien la fermer mais des fois c'est compliqué. Et je vous avoue, il y avait quoi d'autre ? Même les tétines, ça me faisait peur. On m'avait parlé de mettre plusieurs tétines dans le lit pour qu'elles les retrouvent pour plus tard. Alors ça, ce n'était pas les premières semaines, parce que quand j'allaitais au début, elles ne prenaient absolument pas la tétine. Mais voilà, moi, je voyais surtout un nouvel objet à surveiller. Alors qu'une tétine adaptée, en bon état, sans cordon ou attache, pendant le sommeil, ce n'est pas du tout un danger d'étouffement. Au contraire, d'ailleurs. Mais voilà, c'est ça que j'ai envie de vous raconter, c'est que je connaissais les règles, mais je n'arrivais pas à m'arrêter de vérifier. Le problème, ce n'était pas uniquement le lit de ma fille, c'était vraiment cette peur qui prenait toute la place. Je fais une petite parenthèse parce que c'est quand même important, mais dans les magasins, on voit des lits de bébés magnifiques avec des tours de lit, des coussins, des couvertures, des peluches. Mais ce n'est pas parce que c'est joli ou vendu au rayon bébé que ça doit se retrouver dans son lit pour dormir, notamment la première voire la deuxième année de bébé. Pour chaque sommeil, on couche bébé sur le dos, sur un matelas ferme, plat, dans un couchage adapté. sans oreiller, sans couverture, sans tour de lit ni peluche. Et on utilise une gigoteuse à la bonne taille, bien fermée, sans l'attacher au lit. On évite de trop le couvrir aussi. Les recommandations conseillent aussi de faire dormir bébé dans la chambre des parents les six premiers mois. Mais voilà, ce sont des repères qui réduisent les risques. C'est pour ça que je voulais les rappeler. C'est vraiment important de sécuriser l'environnement du sommeil. Mais par contre, rester éveillé, à vérifier sa respiration toutes les cinq minutes, non merci. Si cette peur vous empêche durablement de dormir, comme ça a été le cas pour moi, même quand votre bébé est en sécurité, ça vaut vraiment le coup de parler de ça à une sage-femme, un médecin, à la PMI ou à un psychologue. Ce n'est vraiment pas quelque chose qu'on doit endurer longtemps. Puisque le sommeil, c'est vraiment la clé de tout. Donc voilà, je vais vous raconter aussi un des accessoires préférés des premiers mois de ma fille. C'était son couffin avec son support à bascule. On pouvait l'actionner nous-mêmes et il y avait des petits crochets pour immobiliser le support si je le souhaitais. Et je vous avoue, quand ma fille le bougeait, ça ne se mettait même pas à basculer tout seul. C'était vraiment si nous-mêmes, on le faisait que ça fonctionnait. Et je me souviens que vraiment depuis mon lit, je tendais le bras pour bercer un petit peu bébé, elle s'endormait ou elle se rendormait dans la nuit. Et pendant la journée, c'était aussi hyper pratique, que ce soit devant la télé ou en train de lire un livre. Moi, j'avais le bras tendu, je la berçais très très souvent, ça fonctionnait. Ou même quand on essayait de manger avec mon conjoint, rien que pour avoir 5-10 minutes, le temps de faire un repas en amoureux. on était capable de faire bouger le support avec un de nos pieds qui était posé sur le support pendant qu'on mangeait. C'était quand même tout un art. Je suis quand même contente d'avoir arrêté tout ça aujourd'hui. Mais ça nous a aidé en tout cas à l'apaiser. Et bien sûr, je parle de notre matériel, notre expérience. Il faut toujours vérifier qu'en tout cas, son lieu de dodo soit bien conçu pour le sommeil. mais ça montre quand même que le vrai sujet, c'est cette difficulté à lâcher prise, finalement. Et du coup, on arrive à ce qui m'a fait le plus de bien, c'est de passer le relais. Quand mon conjoint prenait le relais, ou partant d'un maman qui montait de temps en temps pour nous voir et nous aider, en fait, je pouvais aller dans une autre pièce. Et ça, aller dormir et se reposer dans une pièce qui n'est plus la même, où on est seul, ça change tout. Donc moi, je savais en fait qu'un adulte de confiance occupé de ma fille, qu'il pouvait entendre ses besoins, intervenir. Alors je me glissais sous la couette, je mettais mes boules-quièces et je m'endormais, mais en deux secondes top chrono. Alors je ne l'ai pas fait énormément de fois. J'ai mis un peu de temps à me laisser aller et à m'autoriser cela. Mais c'est vraiment la meilleure chose que j'ai faite. Ce n'était vraiment pas une façon de ne plus l'entendre, notamment avec les boules-quièces. mais c'était pour lâcher prise. Et puis, par exemple, au début, quand il fallait surveiller sa prise de poids et qu'il fallait lui donner à manger toutes les 3 ou 4 heures, même la nuit, ça m'arrivait de programmer un réveil pour être sûre de ne pas louper le coche. Bon, de toute façon, je ne suis même pas sûre qu'un réveil m'ait servi, parce que de toute façon, les signaux de faim d'un bébé, on l'entend directement. Et donc, le plus compliqué, finalement, c'était accéder l'aide ou la demander, surtout. Parce que c'est une petite impression de devoir être disponible tout le temps pour sa fille. Et quand on demande de l'aide, c'est l'impression de ne pas gérer. Donc voilà, ce n'est pas évident, mais n'hésitez pas. Tant pis pour ce qu'on peut soi-disant penser de soi quand c'est possible. Organiser de vrais relais, pas juste un « je garde bébé cinq minutes pendant que je range la cuisine » . Non, non, c'est vraiment, vous la prenez une heure, deux heures ou une après-midi et moi, je me repose. tout simplement. Bien sûr, si vous n'avez pas de conjoint disponible ou pas de proche à côté, parlez-en à votre entourage ou à un professionnel de santé ou à la PMI, parce que tout le monde n'a pas les mêmes possibilités, ça je le sais bien. Et donc, nous, vers les cinq mois de notre fille, on a commencé à la faire dormir dans sa chambre, même si les recommandations privilégient les six premiers mois. Nous, on a fait le choix un tout petit peu plus tôt, c'était au retour de vacances, mais sincèrement, je vous raconte comment ça s'est passé. Ça a été une nouvelle organisation, mais ça a changé vraiment quelque chose pour nous. C'est-à-dire que je n'entendais plus chaque soupir ou chaque petit bruit comme si bébé était à côté de mon oreille. Je pouvais avoir un sommeil beaucoup moins haché. Donc je continuais à me réveiller facilement. Je pense que ma fille, elle aurait été à 3 km, je l'aurais quand même entendue. Mais progressivement, j'ai appris qu'une maman attentive ne voulait pas dire une maman en surveillance permanente. Et ça m'a fait un bien fou. Alors voilà ce que j'ai envie de vous laisser aujourd'hui. Le « dors quand bébé dort » , c'est une phrase facile à dire, mais quand on a peur, quand on est en hypervigilance, quand on écoute chaque respiration, c'est vraiment pas simple. Donc ce qui m'a aidée, c'est pas une méthode magique, c'est vraiment sécuriser son environnement de sommeil, d'apprendre peu à peu à faire confiance à cette sécurité, et de passer le relais. Donc si je pouvais parler à la maman que j'étais, à ce moment-là, je lui dirais « mais toi aussi, dors, tu as le droit, tu n'as pas besoin de vérifier sans arrêt pour prouver que tu prends soin de ton bébé » . Et si l'angoisse devient trop envahissante, demande de l'aide. Tant pis, mais demande de l'aide. Le repos des parents y compte énormément. Donc si cet épisode peut aider une future maman ou jeune parent autour de vous, partagez-le. Et venez en discuter sur Instagram, sur Mamastory, Offsichure. Et pour aider d'autres femmes autour de vous, n'hésitez pas à mettre 5 étoiles à ce podcast dans la plateforme d'écoute que vous utilisez. Merci d'avoir passé ce moment avec moi. On se retrouve très vite dans Mamastory. Prenez soin de vous. Merci d'avoir écouté cet épisode de Mama Story Si ce moment t'a parlé, si tu t'es reconnu ou que ça t'a simplement fait du bien n'hésite pas à t'abonner, à partager autour de toi ou à commenter On se retrouve très vite pour continuer à raconter la maternité avec douceur vérité et sans pression A bientôt