Speaker #0Bonjour à tous et bienvenue dans Mama Story, le podcast court qui parle maternité, grossesse, postpartum, sans filtre et sans pression. C'est le compagnon idéal de tes pauses, à écouter avec ton café, entre deux tétés, avant de dormir, sous la douche ou avant ton rendez-vous médical. L'idée ? Partager, informer, déculpabiliser, sans te voler ton temps. Parce qu'on le sait, avant ou après la naissance de bébé, s'accorder une parenthèse, c'est déjà un exploit. Moi c'est Laura. jeune maman et je te partage mon expérience de la grossesse et de la maternité. Aujourd'hui, on va parler d'un sujet dont on ne m'avait absolument pas parlé avant d'être enceinte, choisir sa maternité. Et franchement, je ne pensais pas que ça allait être un sujet aussi stressant. Je trouve qu'on te met une pression monumentale. On te dit, il faut se dépêcher, il faut vite s'inscrire, attention, les places partent vite. Et là, t'as l'impression que t'as déjà raté le coche. Un peu comme les crèches, en fait. Comme si, finalement, tout était déjà plein avant même que t'aies compris comment ça fonctionne. Je me souviens très bien, j'ai eu un premier rendez-vous avec une sage-femme échographiste pour voir ce qu'il en était, depuis combien de temps j'étais enceinte, etc. Et si tout allait bien, même au début. Et le lendemain, j'ai eu un rendez-vous avec ma sage-femme qui me suivait déjà auparavant, même avant ce projet bébé. Et là, c'était le premier rendez-vous pour annoncer que j'étais enceinte. Et là, les deux sages-femmes m'ont posé la même question à deux jours près. C'est « est-ce que vous êtes inscrite dans une maternité ? » Et là, panique totale. Avec mon conjoint, on s'est regardé et en fait, on a réalisé que pour l'instant, on n'y avait même pas pensé. Il y avait déjà... tellement de choses en tête et c'est un chamboulement qui est énorme, qu'on n'avait pas du tout pensé encore à la maternité. Enfin, là, en fait, on vient d'apprendre qu'on va avoir un enfant, donc c'est vrai qu'on n'est pas encore à l'étape des neuf mois plus tard à l'accouchement. Il y a pas mal de choses à assimiler avant. Donc du coup, on rentre de ce rendez-vous et le soir même, clairement, on passe au moins trois heures sur l'ordinateur à faire des recherches. On n'a pas arrêté. Et là, en fait, on est tombé dans un monde qu'on ne connaît pas du tout. On me montre des classements de maternité, on a regardé les avis Google. Moi, je suis très avis dans tous les sens pour tout et n'importe quoi. Des forums, des termes techniques qu'on ne connaissait pas. Donc là, on a eu vraiment un flux d'informations hyper importantes qu'on ne nous a pas du tout donné. D'ailleurs, les sages-femmes n'ont absolument pas pris le temps de nous expliquer quel type de maternité il existait, qu'est-ce qui se faisait. On a vraiment été laissé, pas à l'abandon, mais comme tel quoi, avec une pression et c'est tout. Et du coup, on a découvert notamment qu'il existe différents niveaux de maternité. Donc on a le type 1, le type 2, le type 3. Donc je ne sais pas si quand vous m'écoutez, vous savez déjà ce que c'est. Pour celles qui n'en ont pas encore entendu parler, on a le type 1 qui sont, on va dire, pour les grossesses sans risque, tant pour la femme que pour le bébé. Les types 2 avec une unité pour les bébés qui ont besoin de soins éventuellement. Et le type 3, c'est, on va dire, le plus médicalisé, le plus haut niveau. Et on a justement une réanimation néonatale. Donc là, moi, j'avoue que ça m'angoisse pas mal, puisqu'en fait, je découvre à ce moment-là qu'en cas de problème pour le bébé, si jamais il y a un vrai besoin, le bébé, si on n'est pas en maternité de type 3, et qu'il y a un vrai besoin vital, notamment, le bébé va être transféré, mais il va être transféré sans la maman, généralement. En tout cas, ce que tout le monde disait, c'est que la maman n'est pas transférée. Donc là, ça, j'avoue que ça m'a angoissée. C'était impensable pour moi d'être séparée de mon bébé, surtout s'il y avait un problème. Là, sincèrement, ça m'a pris aux tripes. Enfin, je n'étais pas bien du tout. Je me suis dit, ce n'est pas possible. Donc en fait, mon cerveau a décidé de suite, c'est on va prendre une maternité type 3. Et pourtant, ma grossesse n'était absolument pas à risque. Il n'y avait aucun facteur qui pouvait en tout cas déterminer une grossesse à risque. Donc en soi, je n'en avais pas réellement l'utilité. Mais j'avais trop peur, clairement, de pouvoir être séparée de mon bébé, de ne pas pouvoir gérer, de ne pas avoir le contrôle. Donc du coup, je me suis dit, allez, on part sur une type 3. Donc là, grosse recherche, les avis, tout ça, comme je disais tout à l'heure. J'en sélectionne quelques-unes qui paraissent très bien dans la ville où je suis. Et là, je découvre qu'il faut aussi postuler, envoyer des dossiers, attendre des réponses, un peu comme si on passait un concours pour accoucher quelque part, ou qu'on essayait d'être pris quelque part dans un job, on envoyait son CV et on ne savait pas encore si ça pouvait fonctionner ou pas. Donc ça fait vraiment bizarre, je ne pensais pas du tout que ça fonctionnait comme ça. Enfin, c'est même pas que je ne pensais pas, c'est que j'avoue que je ne m'y étais jamais, entre guillemets, intéressée. Donc je ne le savais pas. Donc voilà, alors on choisit quelques maternités, mais sans grande conviction, puisque les recherches étaient vraiment récentes. Donc je postule à deux, je crois, deux ou trois maternités. Après j'ai la chance... d'habiter Paris, enfin en tout cas proche Paris maintenant mais Paris à l'époque et du coup c'est vrai qu'il y a beaucoup de possibilités par rapport à certaines autres villes, en tout cas en France. Donc voilà je postule à quelques-unes et avec une ou deux préférences et puis j'attends, j'en reparle après un peu dans mon entourage et puis finalement j'ai une réponse assez vite d'ailleurs de la maternité auquel j'avais postulé donc très contente euh... très contente de ce choix de base. Et donc ensuite, tu te retrouves aussi à te poser plein de questions. Est-ce que les proches peuvent venir ? Est-ce que je veux ma mère après l'accouchement ou pas ? Mes proches ? Est-ce que je veux une chambre individuelle ou double ? Est-ce que je suis prête à partager ce moment avec une inconnue ? Bon, moi, clairement non. Dans un moment aussi vulnérable, j'avais clairement besoin d'être dans ma bulle. Donc voilà, le choix de ma maternité, ça s'est fait... pour une maternité qui avait forcément de la chambre individuelle, parce qu'il y a certaines maternités qui vont te proposer éventuellement une double ou une individuelle, on peut choisir individuelle, mais on n'aura jamais la certitude de l'avoir. Ça dépend vraiment des effectifs au moment où tu accouches. Donc, clairement, c'est un peu quitte ou double. Et puis, les proches, au début, ça me semblait impensable de ne pas pouvoir avoir mes proches, notamment ma maman. Et puis, finalement, au fur et à mesure des mois, bon, j'ai eu une maternité où elle a pu venir, mais au final... au fur et à mesure des mois, c'était un petit peu moins un besoin. En fait, on se rend compte que ça devient notre histoire avec notre conjoint ou conjointe. Et finalement, on a ce besoin d'être à trois aussi, beaucoup plus que d'avoir plusieurs proches qui viennent dans des moments aussi intimes et vulnérables. Mais en tout cas, c'était chouette. J'ai eu ma chambre individuelle et j'ai pu avoir mes parents. Donc, c'était très sympa. Et puis plus tard, la maternité, c'était une case qui était cochée, mais je trouve que c'est important d'en parler aujourd'hui dans ce podcast. Donc plus tard, en lisant, en écoutant des podcasts, ou les uns et les autres, ou en scrollant bien sûr sur les réseaux, je découvre qu'il existe des maisons de naissance, et puis aussi que l'on peut accoucher à domicile. Et là je me dis, mais waouh, c'est un autre monde, c'est une dinguerie ! Les témoignages, ils sont... incroyable. J'ai lu un livre qui est hyper intéressant où les femmes racontent leur expérience d'accouchement en maison naissance ou à domicile, dont des femmes aussi qui accouchent dans l'eau chez elles, dans une ambiance hyper cosy, hyper douce. J'avoue que ça donne envie quand on lit ça, ça a l'air juste incroyable. Moi, ça m'a vraiment confortée, en tout cas et rassurée aussi pour l'accouchement de lire tout ça. C'était très très chouette et je me souviens même avoir dit à mon conjoint le jour où on était à la maternité où j'ai commencé à avoir mes contractions, donc la veille de la naissance puisque j'ai eu des contractions pendant 24 heures, donc j'ai fait 24 heures à l'hôpital et je me rappelle avoir dit à mon conjoint bon le prochain bébé on fait ça, je vais en maison de naissance, peut-être pas à domicile parce que c'est quand même encore une case au-dessus mais je m'étais dit maison de naissance c'est un truc hyper cocooning , hyper sympa. Finalement, je vous avoue, j'ai eu des complications après mon accouchement. Et sincèrement, heureusement, j'étais dans un environnement médicalisé. Même si je reviendrai sur ce sujet-là qui me touche en plein cœur, puisque ça a été quand même très compliqué. Je pense que j'ai eu de la chance d'être dans un hôpital. Et en même temps, je me pose aussi des questions sur est-ce que justement un surplus de médicalisation n'a pas entraîné mes complications ? Bon, ça c'est encore... une grande question et j'aurai peut-être jamais la réponse mais voilà du coup aujourd'hui en tout cas sur ce choix de maternité je pense que je peux vous dire une chose c'est qu'il n'y a pas de bon de mauvais choix il y a ton choix, votre choix celui qui vous rassure vous, celui qui vous que vous sentez le mieux pour vous à ce moment où vous êtes enceinte et d'ailleurs aussi j'ai appris et ça je ne le savais pas mais c'est important de le dire même si vous avez choisi une maternité vous pouvez changer en last minute. Si vous ne sentez plus la maternité, les praticiens ou je ne sais quel sujet qui ne vous convient pas, vous pouvez changer. Ce n'est pas parce que vous êtes inscrit quelque part que vous êtes inscrit à la vie à la mort. Vous pouvez changer. Il y a même des femmes qui décident d'être en maison de naissance et finalement qui paniquent en last minute et qui arrivent dans un hôpital où elles ne sont pas du tout inscrites. L'hôpital ne va pas vous relâcher dans la nature alors que vous êtes sur le point d'accoucher. Donc ça, c'est quand même bon à savoir. Mais rien n'est figé complètement. Et je pense qu'une fois qu'on le sait aussi, c'est assez libérateur. Donc voilà, au fond, je peux dire, pour terminer, que choisir sa maternité, c'est déjà commencer à devenir maman. Et donc, si cet épisode vous parle, n'hésitez pas à le partager à une future maman. Et moi, je vous retrouve très vite pour un nouvel épisode de Mama Story. Merci d'avoir écouté cet épisode de Mama Story. Si ce moment t'a parlé, si tu t'es reconnu, ou que ça t'a simplement fait du bien, n'hésite pas à t'abonner, à partager autour de toi ou à commenter. On se retrouve très vite pour continuer à raconter la maternité avec douceur, vérité et sans pression. À bientôt !