Speaker #0Bonjour à tous et bienvenue dans Mama Story, le podcast court qui parle maternité, grossesse, postpartum, sans filtre et sans pression. C'est le compagnon idéal de tes pauses, à écouter avec ton café, entre deux tétés, avant de dormir, sous la douche ou avant ton rendez-vous médical. L'idée ? Partager, informer, déculpabiliser, sans te voler ton temps. Parce qu'on le sait, avant ou après la naissance de bébé, s'accorder une parenthèse, c'est déjà un exploit. Moi c'est Laura. jeune maman et je te partage mon expérience de la grossesse et de la maternité. Aujourd'hui, on va parler d'un sujet un peu tabou, oser s'arrêter avant son congé maternité. Parce que oui, il y a une vraie pression à tenir jusqu'au bout. Et moi personnellement, je me suis arrêtée presque trois mois avant le congé maternité. Je me suis arrêtée, oui, même pas mi-décembre, le 10 décembre si je ne dis pas de bêtises. Et mon maternité était autour du 26 février, donc presque trois mois avant. À la base, je vous avoue, je pensais tenir. Je pensais tenir jusqu'à mon congé. Je me disais que ça allait aller, que je vais gérer. J'avais envie, en plus, de gérer tout ça. Et en fait, le problème, c'est que j'ai eu une sciatique pendant un grosset. Je n'en avais jamais eu. J'en parle dans un autre épisode. C'était une douleur vraiment constante dans le dos et dans les jambes. C'était vraiment, vraiment handicapant. Donc oui, je vous explique tout ça dans l'épisode 4. mais c'était très dur et à côté de ça il y a le travail en plus où c'était assez compliqué puisqu'on était en sous-effectif à l'époque je faisais beaucoup d'heures avec pas mal de pression je faisais des déplacements en France et en Europe donc j'avais vraiment des horaires et un rythme de travail assez intense et avec le recul c'était clairement trop pour mon corps à ce moment là et à la fois le corps et le mental bien évidemment et Et malgré tout ça, je ne voulais pas m'arrêter au début. J'avais peur clairement de mettre un peu le bazar au travail, dans mon équipe, en essayer de mettre mes équipes en difficulté, ma direction, que ça soit un peu mal vu, puisque ça ne faisait que quelques mois que j'avais pris ce poste, que j'étais arrivée dans l'entreprise. Donc voilà, j'ai continué. J'ai continué pendant au moins un mois et demi après les premières discussions avec les spécialistes, Massage Femmes notamment, qui souhaitaient que je m'arrête. En effet, voilà, elle m'avait dit de lever le pied, mais j'ai continué. J'ai clairement, pour être honnête, tiré sur la corde. C'était trop. Il y a un moment, mon corps, il a clairement dit stop. Je n'en pouvais plus. Donc, début décembre, là, c'était trop dur, en fait. C'était trop, trop dur. Donc, j'ai pris une décision qui n'était pas facile pour moi. Je me suis arrêtée. Puisqu'en effet, en plus, j'ai un travail où je suis la plupart du temps derrière mon écran, derrière mon bureau. Mais ça, c'est plutôt la semaine et les week-ends, voire de temps en temps en semaine, j'ai des événements où je dois être debout tout le temps et beaucoup marcher, piétiner avec la sciatique et la grossesse était devenue vraiment, vraiment très dure. Honnêtement, j'avais vraiment peur de la réaction des autres au travail. Aujourd'hui, peu de femmes en parlent, mais il y a une vraie, vraie peur d'être jugée. Encore aujourd'hui, comme si un peu s'arrêter, c'était abandonner, c'était être faible. C'est dur, sincèrement, c'est dur. Bon, finalement, je crois que ça n'a pas été si mal reçu, en tout cas de par mon directeur que j'avais à ce moment-là et de par mes collègues. Même si, je vous avoue, je dois être honnête, j'ai quand même été sollicité pour aider, notamment au début. Et ça, c'est quand même un sujet, parce qu'être en arrêt, ce n'est pas être à disposition. Et moi, vu que je culpabilisais de m'arrêter. que je culpabilisais de m'arrêter plus tôt que prévu, j'étais un peu à dispo. Et ça, normalement, je n'aurais pas dû. Ce n'est pas légal. Mais je ne pouvais pas abandonner mes équipes et la direction. J'étais un peu gênée, finalement. Et ce n'était pas mon souhait de mettre dans l'embarras qui que ce soit. Mais c'est vrai qu'il y a beaucoup de culpabilité, alors que finalement, c'est la vie. On est enceinte, il peut y avoir quelques complications, le plus important c'est son bébé et soi. Mais c'est vrai que dans ces moments-là, ça peut être un peu dur, et je pense qu'on est beaucoup à traverser ce genre de questions et d'angoisse. Donc voilà, avec le recul, je me rends compte quand même que s'arrêter, ce n'est pas abandonner, pas du tout. C'est se protéger et c'est protéger son bébé. Et ce qui est le plus important. Donc en fait, il faut vraiment déculpabiliser. C'est plus dur à dire qu'à faire, bien sûr. Mais chaque grossesse est différente. Chaque corps est différent. Et en fait, il n'y a aucune médaille à tenir jusqu'au bout en souffrant. Personne ne vous dira bravo. Personne ne vous dira merci d'avoir tenu le bon bout. Non, rien. Généralement, ça ne change rien. Mis à part que vous, vous avez forcé. et que peut-être il va y avoir des répercussions pour vous et votre bébé, et ce n'est vraiment pas le but de ce moment. Donc voilà, osez vous arrêter. Si vous avez peur, parlez-en autour de vous, parlez-en à votre sage-femme ou aux autres spécialistes, et vraiment mettez peut-être à plat, quelque chose que je fais souvent, mettez à plat, peut-être sur une feuille, le pour et le contre. Le pour de continuer et le contre, pourquoi s'arrêter ? et peut-être que vous allez voir finalement que pourquoi vous n'avez pas envie de vous arrêter parce que vous avez peur du jugement peur de perdre votre place, peur d'être remplacé peur d'avoir une montagne de dossiers quand on revient peur peut-être de perdre des projets ou de louper des bons moments parce que peut-être que ça peut être un travail qui vous plaît énormément et que vous n'avez pas envie de louper certaines deadlines ou certains échéances, certains événements ou peut-être que vous êtes à votre compte et que du coup, si vous vous arrêtez, vous avez l'impression d'abandonner votre propre projet. Et là, je pense que c'est encore autre chose et encore compliqué. Mais voilà, pour moi, il y a quand même le plus important, c'est vous, c'est votre santé mentale et physique. Et si ce n'est plus possible pour diverses raisons, moi, c'était à la fois une douleur physique qui m'est arrivée pendant la grossesse asiatique et cette... Cette pression au travail dû notamment au sous-effectif, tout ça, ce n'est pas de ma faute. La douleur, je la subis, ce n'est pas de ma faute. Et la pression, le sous-effectif, ce n'est pas de ma faute non plus, c'est l'entreprise. Donc, il faut essayer de passer au-dessus. Si vous ressentez que c'est trop, écoutez votre corps. Surtout, n'oubliez pas que personne ne vivra cette grossesse à votre place. Et il faut en profiter, puisqu'une grossesse, c'est généralement quand même un moment magique. Et mettez toutes les chances de votre côté pour en profiter, pour vous sentir au mieux pour vous et votre bébé. Si cet épisode vous parle, vous a plu, n'hésitez pas à le partager à une autre future maman. Et moi, je vous retrouve très très vite pour un nouvel épisode de Mama Story. Merci d'avoir écouté cet épisode de Mama Story. Si ce moment t'a parlé, si tu t'es reconnu ou que ça t'a simplement fait du bien, N'hésite pas à t'abonner, à partager autour de toi ou à commenter. On se retrouve très vite pour continuer à raconter la maternité avec douceur, vérité et sans pression. A bientôt !