Speaker #0Bonjour, merci d'être à l'écoute de ce podcast sur le thème de la chance. Avez-vous de la chance ? Souhaitez-vous en avoir davantage ? Connaissez-vous des personnes dont vous avez l'impression qu'ils sont tombés dedans et qu'ils nagent complètement en permanence dans des environnements d'opportunité ? de rencontres favorables et vraiment presque, ça pourrait éveiller chez vous un sentiment de jalousie parce que vous souhaiteriez avoir davantage de chance. Alors c'est un thème, je tiens à vous le dire, je suis Corinne Lannepabon, coach de manager des équipes, des projets de transformation et c'est un thème que j'émurie pendant l'été. Voilà, donc c'est un thème à la fois léger mais pas que. Et entre autres parce que je pense que depuis très longtemps c'est un sujet et en particulier une parole peut-être qui quelquefois peut susciter chez moi un petit peu d'agacement. J'ai beaucoup d'empathie pour les sujets évidemment complètement divers et variés de la part de mes clients. Et ce sujet de quelqu'un qui va exprimer avec cette phrase tout de suite en début de séance de coaching. Je n'ai pas de chance en posture de victime, je dois dire que chez moi ça suscite un petit agacement. Alors je me suis dit, voilà quand même, c'est moche déjà d'être agacé quand un client te dit une phrase sur laquelle tu es là pour travailler avec lui sur cette perception-là qui est sincère, qui est vécue, qui est réelle. Donc comment je peux l'aider en changeant déjà moi-même ma perception négative de cette première approche ? Alors c'est vrai que ce sujet de la chance, je vais l'aborder avec les cinq attitudes et comportements qui vont vous permettre, si vous faites partie de ceux qui souhaitaient, avoir davantage de chance, voire même travailler consciemment cet état. de développement de chance, à saisir des opportunités de façon plus fréquente, à titre professionnel ou à titre personnel, je me suis appuyée sur les travaux de chercheurs contemporains, qui sont en particulier Richard Wiesman et Max Gunther. Ils ont été remis au goût du jour par Christophe Hagg, qui a écrit un ouvrage qui est sorti en mars 2022, qui s'appelle donc « Provoque ta chance » . Et celui que je ne peux pas ne pas citer, qui a au préalable aussi écrit un ouvrage que je vous recommande, qui est l'éloge de la chance et sur lequel vous pourrez écouter pas mal de vidéos, c'est Philippe Gabillet. Opportunitas, saisir des opportunités, opportunitas, le mot opportunité, ça veut dire désigne la chance de faire quelque chose. Alors, comme dit Philippe Gabillet, qui a beaucoup d'humour, en tout cas... qui me fait rire, un coup de chance, ça ne fait pas un chanceux. Et c'est comme un coup de soleil qui ne fait pas un bronzé. Alors évidemment, ça s'arrête là, ça nous fait sourire. Mais si on va un petit peu plus loin, il y a des aptitudes, il y a des capacités, il y a un regard, une perception pour faire partie de ceux qui vont être des céréales chanceux. Alors, ce qui est très intéressant, c'est le fait qu'on ne subit pas la chance ou la malchance, puisque finalement les opportunités passent, on en fait quelque chose, on les voit ou pas, mais on peut en tout cas maximiser les situations qui se présentent à nous en fonction de ces attitudes. La première, c'est être disponible et accueillir. Alors je vais les présenter à peu près 3-4 minutes chacune avec une illustration audio. d'un témoignage de quelqu'un qui, je trouve, qui est assez édifiant, qui est très rapide en une minute. Et je conclurai aussi en vous proposant des tips, comme nous le faisons régulièrement dans Développe ton Zest, au niveau des podcasts que vous êtes très nombreux à nous écouter, près de 10 000 aujourd'hui. Donc merci d'ailleurs de votre fidélité. Donc, première aptitude et comportement, être disponible et accueillir. Et oui ! Et oui, la chance ne favorise que les esprits préparés. Louis Pasteur, vous connaissez cette citation. Ça veut dire aussi que tant qu'on a du brouhaha, tant qu'on est... extrêmement, ça nous arrive tous et ça m'arrive évidemment régulièrement, complètement enfermée dans mes zones de rumination ou de problèmes ou de contrariétés de ce que je vis qui ne ressemble pas à ce que je souhaiterais, par exemple quand on souhaite prendre la main, avoir du contrôle sur les situations, évidemment cet art de se tenir prêt à accueillir l'inattendu. Puisque dans la chance, il y a de l'inattendu, évidemment. Je ne suis pas prêt, je ne vais même pas le regarder, je ne vais pas le voir, je ne vais pas en faire quelque chose, ça ne va pas résonner. Ça veut dire que le préalable, vraiment, c'est de travailler cet état de conscience, d'attention, de disponibilité, qu'on pourrait appeler DAC, disponible, attention, conscience. Disponible, ça veut dire, évidemment, Souvent, c'est gérer aussi sa fatigue. Attention, c'est ce que j'entends, ce que je vois. Ça fait appel à des éléments aussi de conscience dans l'instant pour saisir une parole, saisir une rencontre. On va le voir dans les autres attitudes et comportements, entre autres dans les connexions, pour saisir peut-être un ressenti, une intuition. On peut le dire, les managers, les leaders. sont aussi des personnes qui sont dotées d'intuition et de résonance personnelle. Ils vont dire, je ne sais pas ce qui m'a pris, mais là tout de suite, j'ai eu envie de parler de ça, en réunion. Ce n'était pas le sujet. J'ai lâché ce propos. Et tout d'un coup, ça a créé une résonance collective. Il y a d'autres collègues qui s'en sont emparés. On est sortis du sujet. Mais alors, qu'est-ce que c'était riche ? Et ça a amené la créativité. finalement Le sujet de la réunion prochaine, ça sera vraiment cette approche que j'ai proposée et qui est venue de nulle part. Alors, ça ne veut pas dire qu'il faut être sans arrêt dans l'impulsion, dans l'immédiateté. Par contre, c'est s'autoriser à observer en soi, à l'extérieur, être attentif à ce qui se passe, être attentif aux répétitions aussi de certains sujets. Et quand on est la tête dans le guidon, et donc le podcast sort fin août, Ça veut dire qu'on est encore, pour quelques-uns en tout cas, à côté du vélo. On est par partie, on trompe dans notre tunnel. Donc comment garder cet état de disponibilité ? Voilà, j'ai mis un peu quatre minutes sur ce sujet-là parce que c'est un préalable important pour apporter de la pertinence et de la fluidité pour les quatre autres thèmes. Alors les quatre autres, ce sont lesquels ? Le deuxième, aller à la rencontre des autres. Il ne se passe pas d'état, ou c'est très rare, d'être dans un état de chance, seul, au monde, en permanence. Bien souvent, ce sont des synchronicités, de rencontres, de partages, de discussions. Et quand on ne fait pas partie de ceux qui reçoivent de la chance, on peut être une chance pour quelqu'un d'autre. Donc, ce qui m'a beaucoup plu quand j'ai préparé ce podcast et que j'ai vraiment... Fouiller cette thématique, c'est une thématique qui touche une de mes valeurs, qui donne reçoit. Donnons. Quand on a une impulsion, une idée, une mise en contact avec quelqu'un. Tiens, tu m'as parlé de ton changement d'orientation, tu te questionnes sur ton changement de métier, tu vas travailler un bilan de compétences. Justement, je voulais t'en parler parce que j'ai rencontré. Et hop, on met en contact. Après, la responsabilité de l'autre, c'est d'en faire quelque chose ou pas, c'est d'être disponible à saisir cette chance ou pas. Mais la chance, ça circule. C'est très intéressant parce qu'on va le voir ensuite dans d'autres attitudes aussi et comportements. Ça n'est pas figé, ça n'aime pas les rituels au sens rituel négatif, c'est-à-dire quelque chose d'un petit peu rigide, répétitif. C'est vivant. Donc la chance, c'est un facteur, ce sont des facteurs qui sont vivants. Ça veut dire que quand nous, nous sommes aussi de ceux qui avons la chance d'être mis en contact, tant mieux, merci, c'est super, et c'est intéressant d'ailleurs de dire ce qui va se passer avec l'information qu'on a reçue de la part de quelqu'un. N'oubliez pas d'ailleurs de remercier en disant « t'as parlé de ça la dernière fois, ça m'a donné l'idée d'eux, et j'ai creusé le sujet, je me suis inscrite dans telle formation » . Ça m'a ouvert un champ qui est incroyable en termes de capacité ou d'envie. Donc, merci pour ça. On le fait très peu, je ne pense pas suffisamment. Ça paraît des fois un petit peu peut-être niaiseux ou on a peur de déranger d'autres personnes. Mais quand on a bénéficié d'un conseil, d'une mise en relation, c'est vraiment très chouette d'avoir la fin de la boucle et quelqu'un qui revient vous envoyer un petit SMS ou un message audio. en vous remerciant. Et vous pouvez, si vous êtes dans une période où rien ne se passe et que vous n'avez pas d'opportunité, de chance à saisir, malgré le fait que vous soyez conscient et disponible, vous pouvez être une chance pour quelqu'un d'autre. Pensez-y parce que ça continue à faire circuler ce vecteur et ces facteurs d'opportunité. Troisième élément, optimiser. Alors optimiser, c'est le terme de l'attitude et du comportement. On pourrait aujourd'hui, parce que le vocabulaire et les définitions qui vont avec sont parlantes, on pourrait parler de résilience. Dans cette optimisation, je vais vous faire écouter une minute le témoignage de Isabelle Autissier, qui est la première femme à avoir fait le tour du monde en solitaire. et qui illustre mieux que ce que je peux le commenter, le propos d'optimiser avec le facteur chance. Je vous laisse écouter.
Speaker #0je fais des choses. Alors j'espère en tout cas que vous avez été touchée par ces témoignages que j'ai fait quand vous avez entendu la première fois. On est dans une situation extrême, c'est vrai. Néanmoins, je trouve très intéressant la façon dont elle a qualifié à la fois de chance et en même temps mis la place centrale de comment je me préparais déjà à la sortie de ma période de malchance, comment je préparais le rebond. Très important. Ça veut dire que ceux qui ont... entre guillemets peut-être, que vous êtes en train de changer d'avis, mais de la chance dont on se dit mais c'est pas possible, ils ont tout le temps de la chance, peut-être qu'on entend moins ou peut-être font-ils moins état de ce qu'ils sont en nécessité de préparer quand la période les dessert ou quand la période ne concourt pas à ce qu'ils visent ou ce qu'ils souhaitent. Et c'est vrai que la chance est incontrôlable. Elle est fragile, elle est instable, elle est injuste aussi. Par contre, dans cette période-là, cette aptitude d'optimiser et de résilience, et quand ça arrive, dans cette période, quand elle est présente, il y a quelque chose à apprendre. Dans l'immédiat, comment peut-être puis-je retourner la situation, voir les choses autrement ? Et peut-être, in fine, si je ne peux rien en faire, peut-être qu'il reste un enseignement pour moi ou pour quelqu'un d'autre, un bénéfice caché. C'est une phase qui n'est pas la plus confortable au niveau des attitudes et des comportements. Néanmoins, on l'entend vraiment dans le témoignage d'Isabelle Autissier, comment la persévérance, la préparation et le mental de curiosité et de rebond se travaillent, mais quand même est présent. La quatrième attitude et comportement, c'est savoir quoi faire de sa chance. Et je trouve intéressant de rappeler, il n'y a pas de vent favorable pour celui qui ne sait pas où il va, donc de Sénèque, parce que quand j'entends « ah, je n'ai pas eu de chance » , mais qu'en aurais-tu fait de cette chance ? Qu'en aurais-tu fait ? Qu'est-ce qui était important pour toi, sur lequel tu étais en attente d'un facteur d'opportunité, de chance à saisir ? Eh bien, ça se travaille aussi et ça fait partie, c'est un sujet qui n'est pas évident parce que travailler sur l'intention, travailler, on peut appeler aussi le côté objectif, le côté qu'est-ce que je vise en lien avec qui je suis, avec mes valeurs, qu'est-ce qui a du sens pour moi et quelquefois même... Comment je travaille aussi mon écosystème, c'est-à-dire comment je travaille aussi mon intention de façon à ce qu'elle soit entendue, acceptée par mes proches, par ma famille, par mon manager si on est dans le travail. c'est-à-dire que j'ai une intention d'un projet qui ne correspond pas au projet de service, qui ne correspond pas au projet peut-être même de l'entreprise, donc je l'étouffe, je ne l'écoute pas, et à ce moment-là... chance ne peut pas venir non plus. Donc, travailler son intention, c'est travailler aussi toute une déclinaison derrière de lignes de temps, peut-être d'un projet qui n'est pas immédiat, qui peut venir dans un second temps. C'est là où, quelquefois, c'est quand même un vrai soutien d'être accompagné pour prendre du recul, pour avoir une parole qui n'est pas jugée. On parle vraiment d'intention, de projet professionnel, de reconversion, de se donner l'autorisation de penser à ce qui est vraiment prioritaire pour nous. La dernière attitude et dernier comportement qui va nourrir et aider à faire éclore cette compétence et ce potentiel de chance, c'est d'être audacieux. Alors audacieux, ça veut dire passer à l'action. Passer à l'action, ça peut être dans apprendre à apprendre par une formation, être curieux de certains sujets différents des sujets d'excellence dans lesquels nous sommes peut-être un peu trop enfermés, changer certains rituels de quotidien, ça peut être sa façon de se rendre au travail, ça peut être son organisation de travail si on est en télétravail, peut-être un jour dans la semaine faire autrement et bousculer ses habitudes, se laisser aussi comment dire, ressentir peut-être une envie qui n'est pas dans son planning ou son organisation, qui pourrait être même déraisonnable. La chance a besoin d'espace, d'inconnu, d'une forme de désordre pour s'exprimer et se présenter à vous. Ce qui veut dire que quand je vois certaines fois des réunions qui démarrent avec toujours les mêmes personnes à la même place, J'ai déjà fait une allusion dans un autre podcast sur cet élément-là. Ça ne donne pas l'opportunité de rencontrer un collègue avec lequel on a peut-être moins le temps ou moins des sujets à partager. Donc, changer de place, changer d'angle de vue, changer de collègue avec lesquels vous mangez, vous déjeunez, vous échangez, changer même votre façon peut-être de vous exprimer par les mails. Soyez aussi une surprise pour les autres et être audacieux, c'est oser, apprendre à apprendre. On le sait aujourd'hui au niveau des neurosciences, il est possible de renforcer certains circuits neuronaux et de les transformer, entre autres, par l'apprentissage en faisant autrement. Alors je finirai par un conseil sur ces cinq attitudes et comportements. Je vous propose d'ouvrir un carnet de chance. Si vous êtes structuré, vous pouvez faire les cinq colonnes et peut-être noter certaines choses dans chacune des attitudes et comportements qu'on vient de voir ensemble. Si vous êtes déjà un tout petit peu réticent au carnet de chance ou aux notes sur votre téléphone, vous les prenez dans le désordre. Donc observez comme une jeune pousse quelque chose qui est en train d'apparaître, sur quoi vous mettez l'accent pour voir comment la chance vient frapper à votre porte. Une rencontre, une parole que vous entendez, quelque chose qui s'est passé quand vous avez changé de trajet, quand vous avez changé votre organisation. Une conférence que vous avez écoutée, qui a semé une petite graine chez vous, qui vous donne envie d'aller plus loin. Notez, tracez. pour que vous puissiez être attentifs au bruissement de la chance quand elle se présente. Alors, vous avez de la chance, elle se présente une fois, deux fois, trois fois. Après, c'est vrai qu'un des drames, une des plus grandes malchances, c'est pas moi qui le dis, la plus grande malchance, c'est de laisser la chance passer. Je vous souhaite de pouvoir observer des petites touches de bruissement de chance taper à votre porte et puis vous m'en direz des nouvelles. N'hésitez pas à nous proposer des thématiques de podcast, à nous proposer aussi ou nous partager vos témoignages. Vous êtes nombreux à nous écouter, ça nous intéresse de savoir en quoi ça a pu vous aider à cheminer, prendre du recul. et en quoi d'ailleurs vous pourriez ne pas être d'accord aussi c'est un sujet d'échange intéressant à très bientôt et au plaisir de vous retrouver