Speaker #0Bienvenue sur le podcast Manger en Paix. Je suis Charlène Béraud, diététicienne, nutritionniste et hypnopraticienne avec une approche très globale. Et ma mission est simple, rendre aux gens la joie d'habiter leur corps. Ici, on parlera donc de la vie de la personne. bien évidemment du corps, de nos comportements alimentaires et de l'estime de soi, sans pression et sans violence. Ce podcast, c'est comme un chemin, un chemin où chaque épisode t'aide à avancer vers une relation plus douce avec toi-même, à ton rythme, à toi. Si tu es là, c'est que tu aspires à... plus de paix, de liberté, de légèreté. Alors bienvenue, respire un bon coup, tu es au bon endroit. Bonjour à toi et bienvenue dans ce nouvel épisode où aujourd'hui je veux te parler d'une croyance, comme je le fais beaucoup en ce moment, que j'entends très régulièrement. Celle d'aujourd'hui, c'est celle qui dit que s'acheter des nouveaux vêtements quand on est mal dans son corps, quand on a grossi, c'est de l'argent jeté par les fenêtres. Si déjà on creuse juste un tout petit peu, je me suis assez vite rendu compte que, en fait, ce n'est déjà presque jamais vraiment une histoire, un problème d'argent. C'est à mes yeux plutôt l'idée que, à quoi bon chercher des vêtements pour ce corps-là, que je n'aime pas, dans lequel je me sens mal. Il y a aussi cette autre phrase. Je ne mérite pas de dépenser de l'argent pour moi tant que je n'ai pas maigri. Donc, que, je pense que je peux oser dire ça, tant que je considère mon corps comme moche, comme ne méritant pas que je dépense de l'argent pour lui. Autant attendre, attendre d'avoir perdu quelques kilos, attendre que le corps redevienne comme avant, attendre d'avoir enfin le droit de m'acheter des vêtements, de porter ceci ou cela. Et ça, je l'entends vraiment très souvent dès que je l'aborde et je l'entends, je le comprends. Mais perso, je ne suis pas d'accord avec cette idée. Je vais t'expliquer pourquoi. Pourquoi cette phrase-là, je ne mérite pas, c'est justement le problème et que c'est elle qu'il faut regarder en face et modifier dans ton esprit parce qu'elle te freine dans l'atteinte de tes objectifs. Donc, je vais te prouver que c'est un frein dans... L'atteinte de ses objectifs de ta perte de poids. Alors je sais, oui, que t'as envie de me répondre, non mais Charlène, je vais pas dépenser de l'argent dans une taille que je ne veux pas garder, je me sens mal, je me sens moche, je me sens grosse, etc. J'ai pas envie de devoir vivre ce supplice de trouver des vêtements qui m'aillent. Ok, je comprends et je suis d'accord, c'est légitime, je comprends. Et en même temps, pour le moment, ce corps-là que tu as, celui qui... C'est lui ? qui traverse ses journées, c'est lui qui te porte dès le matin jusqu'au soir, qui vit ta vie en fait maintenant, et pas celle que tu espères dans six mois. Là, pour le moment, présent. Donc oui, je comprends ton raisonnement et je suis d'accord qu'il se tient complètement. Et en même temps, il ne parle pas vraiment d'argent. Parce que ce qui se cache derrière cette excuse, si je peux oser dire comme ça, je pense que c'est plutôt un discours. Je pense qu'en fait, au fond, on parle d'estime de soi. Parce que ce qui se passe vraiment, quand tu gardes ce jean-là qui te sert à la taille dans les cuisses, qui te donne mal au ventre du coup toute la journée, ce soutien-gorge qui te marque, t'as qu'une envie, c'est d'arriver à la fin de la journée chez toi pour l'enlever, que tu te caches derrière ce gros pull, ce gros gilet que tu portes un peu tous les jours parce qu'il va du coup camoufler ton corps, mais qui du coup j'imagine ne te met pas forcément en valeur, toutes ces choses que tu t'obliges à vivre tous les jours. C'est un rappel constant que ton corps ne correspond pas, ne correspond plus à ce qu'il devrait être selon toi. Le matin devant le placard, du coup, avant d'avoir fait quoi que ce soit, tu te prends une claque en plein dans ta tronche. Dès le réveil, et tu, tac, tu t'en remets une, tu t'en remets une petite pouche et une petite pouche tout au long de la journée quand tu vas te sentir mal dans tes reins qui te serrent. ou qui te camouflent. Ces vêtements-là, qui te serrent ou qui te camouflent, ils ne te disent pas de prendre soin de toi. C'est pas le message que t'as quand tu te sens mal dans ton corps, quand tu te sens serré, boudiné. Ils te disent que tu ne mérites pas mieux, que c'est bien fait pour toi, que si tu as mal, c'est normal et c'est bien fait pour ta tronche parce que t'as grossi, tu t'es laissé aller. Donc, et ça c'est faux, mais je sais que c'est ce que tu penses, tu le mérites, tu te flagelles toute la journée. Et tous les jours, et toutes les semaines, et tous les mois. Et c'est hyper dur ce que tu te fais endurer. Et la première chose, c'est que tu dois en prendre pleinement conscience. À quel point tu te flagelles plein de fois dans la journée, tous les jours, encore et encore, à ne pas vouloir racheter des vêtements dans lesquels tu vas être confortable et où tu vas te sentir un chouïa peut-être au moins un peu plus jolie, un peu plus sexy, un peu plus confiante. Ton corps... L'entend, ton cerveau l'entend tout ça. Et à force d'entendre tout ça tous les jours, ça s'installe profondément et ça vient toucher ton estime et ta confiance en toi. C'est vraiment un mécanisme hyper complet qui se joue autant dans ton corps que dans ta tête. Un corps qui se sent inconfortable, comprimé, à l'étroit tous les jours, c'est un corps qui reste en tension. Et ensuite, on monte au cerveau. Un cerveau en tension. épuisé par ce rappel, ce même rappel permanent, il va faire quoi ? Il va chercher du réconfort là où il en trouve le plus vite. Roulement de tambour, dadadadada, il y a de grandes chances que ça soit dans l'assiette, le soir, en fin de journée, quand plus personne ne regarde, quand tu vas déboutonner ton putain de soutif qui t'a fait chier toute la journée, quand tu vas mettre ton jogging le soir parce que tu vas être tellement mieux, tu t'es comprimé le bide toute la journée, c'est neurologique. Encore une fois, il n'y a rien à voir avec un manque de volonté. Par ces tensions que tu as subies tout au long de la journée, et là encore, je ne prends que cette tension-là, mais on est d'accord qu'il y a potentiellement tes enfants à t'occuper, le boulot à gérer, peut-être un problème familial, tes parents à t'occuper, il peut y avoir plein de choses. Donc toi, tu commoles tout ça, tu cumules tout ça, et c'est ce qui fait qu'en fin de journée, tu as besoin de réconfort et de relâchement. Et comme chaque humain, tu as beaucoup plus de chances d'avoir envie de manger et de manger pour t'apporter ce réconfort. Donc, le vêtement inconfortable que tu portes tous les jours, ce n'est pas quelque chose de neutre. Il nourrit directement le cercle que tu essayes de casser. Maintenant, imaginons donc l'inverse. Ma proposition, tu t'habilles aujourd'hui pour le corps que tu as aujourd'hui. Alors oui, il y a un moment où je pense que ça peut être difficile. Ça peut aussi impliquer de regarder une taille sur le vêtement, une étiquette que tu n'as pas envie de voir. On est bien d'accord. De devoir tester aussi peut-être d'autres coupes de jeans ou de robes pour trouver peut-être une autre coupe qui sera plus harmonieuse avec ta nouvelle silhouette. Ça, on est d'accord que ce n'est pas forcément un moment facile. Et peut-être si jamais peux-tu le partager avec ton compagnon, avec ton mari, ta compagne. avec une amie proche, avec ta maman, avec ta sœur, avec peut-être quelqu'un en qui tu te sens totalement en sécurité et confiante qui pourra peut-être t'aider à choisir et ou à essayer des vêtements ou à commander parce que je suis d'accord qu'en plus, la société te met en difficulté et c'est révoltant, j'en suis d'accord, sur le fait que voilà, à partir de telle taille, en plus tu ne te trouves pas en magasin ou c'est plus galère. Ce n'est pas normal, je suis bien d'accord, je suis la première révoltée sur ce sujet. Mais malheureusement, ce serait, je pense en tout cas... Dommage de les laisser gagner, tu vois ce que je veux dire ? De rester dans ton inconfort à cause de ça. Trouver même juste deux tenues, peut-être d'occasion, sur Vinted, pour mettre le moins de budget possible, pour permettre que ton cerveau, que ton corps finisse par se dire « Je mérite d'être confortable et de me sentir belle maintenant, même dans son corps-là, pas... » dans 6 mois. Pas quand tu auras maigri, pas quand j'aurai maigri, pas quand j'aurai le droit. Bullshit. Je pense que c'est un acte de tolérance envers toi-même. Tolérer, c'est pas exactement la même chose que l'acceptation. On va dire que c'est aller accepter en faisant un peu la grimace que ce corps-là que tu as aujourd'hui, oui c'est celui que t'as pour le moment aujourd'hui mais c'est pas celui vers lequel tu veux aller. C'est une époque, c'est une période transitoire. Et pour autant, ce corps que tu as aujourd'hui, à mes yeux, il mérite totalement d'être habillé avec autant de soins qu'avec 10 kilos de moins. Et pour en remettre encore une couche, pour t'aider à franchir ce pas, imagine c'est ton enfant qui est dans cette situation. C'est ton enfant qui a pris du poids, qui est mal dans son corps, mal dans sa peau. Est-ce que tu n'essaierais pas de lui acheter de nouvelles fringues pour qu'il ou elle se sente un petit peu mieux ? Est-ce que tu la laisserais ou le laisserais dans des vêtements ? Serré, boudiné, un peu inconfortable, tout au long de la journée ? Est-ce que tu lui ferais mettre que des grosses huîtres, que du noir, pour tout cacher ? Je pense que tu as ta réponse. Alors pourquoi tu ne te l'appliques pas à toi ? Pourquoi tu ne te considères pas autant ? Tu vois, ça veut dire que c'est sûrement signe que ton estime personnelle, ta confiance personnelle est déjà un peu grignotée. Alors ose franchir le pas de t'acheter une, deux tenues. Et pour peut-être montrer les sept exemples aussi à tes enfants. Bien sûr, je ne vais pas te dire, ne partons pas dans les extrêmes et ne me fais pas dire ce que je n'ai pas dit, de jeter tous tes vêtements. Peut-être simplement, je t'invite à... commencer à faire déjà un petit tri entre ce qui te va, ce qui est confortable, faire deux, trois associations. Si jamais que tu peux peut-être avoir où ton niveau de confort et où tu te sentiras au moins un petit peu jolie dedans, en attendant de peut-être franchir le pas et de commander ou d'aller en magasin. Bien sûr, tu es seul décisionnaire, c'est toi qui décides. décide pour toi-même. Moi, je te fais des propositions, des suggestions. Je te challenge un petit peu pour t'aider à sortir peut-être de cette zone de confort qui n'est pas justement si confortable pour t'aider à atteindre des objectifs de perte de poids, de mieux-être au niveau de ton image corporelle. Et ça, c'est donc une proposition et c'est bien sûr à toi de choisir vers quel chemin tu souhaites aller pour toi. Bonne réflexion, on en discute sur Instagram avec plaisir ou en consultation pour mes patients sans problème avec grand grand grand plaisir et je te dis à lundi prochain pour un évide, un nouvel épisode.