Speaker #0Hello, hello ! Bienvenue dans Cap ou pas Cap, le podcast des femmes qui osent franchir les capes de leur vie et de leur business. Je suis Marilyn MAZIOUX, fondatrice de Cap Business Academy, et chaque semaine, je t'accompagne pour transformer tes doutes en décisions, tes idées en actions, et surtout ton activité en véritable entreprise qui te fait enfin vivre. Alors, Cap ou pas Cap ? Aujourd'hui, je te propose un épisode très particulier, un épisode vraiment profond, qui est intense, un épisode qui, j'espère... va te changer, te libérer. Un épisode qui peut devenir finalement un avant-après dans ta vie. Parce qu'on va parler d'un sujet qui sabote, un sujet qui bloque, qui retient, qui écrase, et pas légèrement, pas du tout, assez puissamment même. C'est le syndrome de l'imposteur. Et on ne va pas en parler comme un simple manque de confiance, pas comme une petite croyance limitante qu'on peut balayer en une seule phrase. Non, on va l'explorer comme un système complet. Un système psychologique, neurologique, émotionnel, culturel. identitaire. Je vais démonter pièce par pièce ce mécanisme qui t'empêche d'être réellement toi. De briller, de te montrer, de facturer, de t'affirmer, de prendre ta place. Parce que le syndrome de l'imposteur, c'est une identité qui est en fait empruntée. C'est une histoire que tu traînes depuis des années. C'est une version de toi qui n'a pas encore compris toute sa puissance. Cet épisode n'est pas un simple épisode classique. C'est une vraie immersion. Un recadrage. À réveil, tu l'appelles comme tu veux. Peu importe le terme, à la fin, tu ne seras plus du tout la même personne. Alors, cap ou pas cap d'abandonner ton syndrome de l'imposteur ? Comme cet épisode est un peu plus long que d'habitude, volontairement, je l'ai structuré en plusieurs parties, que je vais énumérer à chaque fois, et tu peux reprendre le plan dans la description de l'épisode. Tu pourras même, si tu le souhaites aussi, m'envoyer un DM sur Insta, et à ce moment-là, je peux t'envoyer le PDF avec toute la structure, pour que tu puisses t'exercer et le faire un petit peu tous les jours. Ok ? Allez, on est parti. Donc, première partie, comprendre la racine. On va aller à la racine de ce mal. Le syndrome de l'imposteur est présenté comme quelque chose de vague, d'émotionnel, d'un peu honteux finalement, mais en réalité, c'est un programme mental qui est vraiment structuré, construit inconsciemment depuis des années. Alors, pour commencer, on va poser une vérité fondamentale. Déjà, première chose à retenir, tu n'es pas né avec le syndrome de l'imposteur. Non, on te l'a appris et tu l'as retenu. mais tu peux aussi le désinstaller. C'est ça qu'il faut retenir. Le syndrome de l'imposteur n'est pas un problème de confiance. Ce n'est pas un manque d'expérience, ce n'est pas un manque de légitimité. C'est finalement un manque de permission intérieure. Et pour le désinstaller, tu dois comprendre d'où il vient réellement. Donc, on va aller aux sources. La première source, c'est l'enfance. La première mise en condition, c'est à ce moment-là. Quand tu étais petit, on t'a aimé par exemple à travers tes bonnes notes, ta sagesse, le fait que tu sois... poli, que tu étais calme, que tu avais un comportement exemplaire. On t'a félicité quand tu faisais bien les choses, quand tu rentrais finalement un peu dans les classes. Mais rarement, on t'a rarement félicité quand tu osais faire les choses. On t'a appris que ta valeur venait de ce que tu produisais, mais pas de qui tu es. On t'a appris à demander la permission avant d'exister. Ce sont les règles qu'on t'a données, des règles d'éducation, des règles sociales, et on les a toutes eues. La deuxième source, ça va être le perfectionnisme. Et je vais aller encore plus loin en parlant de perfectionnisme culturel français. Pourquoi je dis ça ? Parce qu'en France, on adore trois choses. Les diplômes, les titres et surtout la validation externe. Et on déteste les personnes qui s'affirment. Quand une personne commence à dire, écoute, moi je suis douée dans ce que je fais, beaucoup vont penser, mais attends, elle se prend pour qui ? Alors pour éviter ça, qu'est-ce que tu fais ? Tu t'adaptes, tu minimises, tu t'excuses, tu vas arrondir les angles, tu fais semblant d'être moins bonne que tu ne l'es. tu te caches finalement pour ne pas déranger. Mais une personne, une femme qui se cache, n'aura jamais un business visible. Et un business invisible ne peut pas prospérer. Troisième source que l'on va évoquer, les neurosciences du doute. Qu'est-ce que ça veut dire ? Le cerveau, lui, n'aime qu'une seule chose, ce qu'il connaît. Le cerveau ne cherche pas du tout ta réussite, il cherche ta sécurité. Donc ça va être classique, dès que tu lances quelque chose de nouveau, une nouvelle offre, un nouveau prix, un nouveau commerce, une nouvelle visibilité, une action qui est ambitieuse, lui, il va déclencher quoi ? Il est en train de se dire, attends, tu n'as jamais fait ça avant, tu n'as pas d'expérience, tu pourrais échouer, attends encore un peu, c'est trop tôt. Ce n'est pas de l'auto-sabotage, c'est tout simplement de l'auto-protection mal calibrée. Ton cerveau n'essaie pas de te bloquer, il essaie de te garder en vie. Sauf qu'aujourd'hui, on ne meurt pas en publiant un poste, on ne meurt pas en augmentant un prix, ni en se montrant. Mais le cerveau n'a pas compris que le danger n'existait plus de cette manière-là. Quatrième source, la comparaison. Et c'est vraiment un poison moderne. Pas mortel, moderne. Chaque jour, tu vas comparer. Tu vas comparer ta réalité, de ce que tu fais toi sur les réseaux sociaux par exemple, à quelqu'un tel une influenceuse qui fait ça toute la journée. Ton brouillon, ton début d'offre, à quelqu'un qui en a déjà fait depuis 15 ans. Tu crois en fait, en regardant toutes ces personnes, qu'elles sont parfaites, mais tu vois juste leur vitrine. Et tu compares ta vie brusque que tu es en train de commencer à faire à leur vision qui est retouchée. Alors que toi, tu es juste en train de construire quelque chose de vrai. Donc arrête de comparer. On a identifié d'où vient le syndrome de l'imposteur. Maintenant, on va voir, dans cette deuxième partie, comment il se manifeste dans ton quotidien. Parce que le plus dangereux de ce syndrome, ce n'est pas le doute lui-même, c'est qu'il devient invisible. Tu crois que c'est normal, alors qu'en réalité, tu es en train de saboter ta propre réussite. Je vais te citer 10 comportements toxiques qui montrent que le syndrome de l'imposteur dirige encore trop de choses dans ta vie et dans ton business. Alors, je vais t'en citer une dizaine. C'est les... 10 comportements ou manifestations que j'ai le plus rencontrés, j'allais dire, sur les 15 années d'accompagnement. Mais je peux t'assurer que la liste est longue et il y en a bien d'autres. Et je veux que tu écoutes chaque point lentement et que tu observes ou tu te reconnais, bien sûr sans jugement, juste avec lucidité. Ok ? Allez, c'est parti. Première manifestation, premier comportement, c'est tu penses que tes réussites sont dues à la chance. Et dès qu'on te fait un compliment, tu vas dire... « Oh écoute, c'est rien, j'ai eu de la chance, c'était un coup de bol. » Non, pas du tout. Ce n'est pas de la chance. C'est toi, ton travail, ton talent, ton énergie. Mais ton cerveau, lui, refuse de l'intégrer. Deuxième comportement, tu minimises ce que tu fais. Tu banalises tes réussites, tes compétences, ton expertise. Tu dis « Bon, mais ce n'est pas grand-chose, tout le monde peut faire ça. » Non, non, pas du tout. Tout le monde ne peut pas faire ce que tu fais. Et surtout, tout le monde ne peut pas le faire comme toi tu le fais. Troisième comportement, tu as peur qu'on te démasque. Tu vis avec cette sensation, un jour ils vont se rendre compte que je ne suis pas assez. Un jour, les personnes vont découvrir que je ne suis pas si douée que ça. Ça, c'est le syndrome classique. Tu n'as rien à cacher, mais tu t'imagines que tu triches. Quatrième manifestation, tu procrastines sur les choses importantes. Pas parce que tu n'es pas richeuse, vraiment pas du tout, mais parce que tu as peur en fait. Tu attends toujours d'être parfaite, d'être prête, d'avoir tout compris, d'avoir validé chaque détail, d'avoir reçu toutes les garanties nécessaires. Tu crois que c'est du perfectionnisme ? Pas du tout, c'est de la protection et ça fait partie aussi du syndrome de l'imposteur. Cinquième comportement, tu n'oses pas poser tes limites. Tu acceptes des clientes qui ne te conviennent pas. Tu acceptes aussi des demandes qui ne te respectent pas du tout. Tu acceptes des horaires franchement qui te fatiguent. Tu acceptes des prix qui te diminuent. Pourquoi ? Tout simplement parce que tu as peur de dire non ou que tu as peur que l'on découvre qui tu es vraiment. Sixième comportement, tu as du mal à augmenter tes prix. Chaque fois que tu essayes d'augmenter, T'as la petite voix qui revient et qui te dit « Non mais attends, tu peux pas faire ça, t'es pas assez experte, ça fait que depuis quelques années que tu fais ça, t'es pas légitime, et puis pourquoi on te paierait plus ? Tu te rends compte du prix que tu y mets, regarde les autres, etc. » Cette voix, c'est le syndrome qui te parle. Et elle parle faux. Par contre, elle parle fort. Septième manifestation, tu te formes constamment au lieu d'agir. Je peux te dire que ce comportement, je le rencontre souvent, vraiment souvent. Tu achètes formation sur formation. Certificat sur certificat, tu prends programme sur programme, tu crois que ce que tu vas apprendre va te rassurer. Mais trois jours après, tu as de nouveau l'impression de ne pas être prête. Tu ne souffres pas d'un manque de compétence, tu souffres d'un excès de doute en fait. Et là, c'est vraiment la formatrice qui te parle, quand on achète une formation, c'est pour passer à l'action. Sinon, ça ne sert à rien. Huitième comportement, tu t'excuses trop. Pardon pour la question, désolé du dérangement, je suis désolée, mais excusez-moi de vous demander est-ce qu'il se pourrait que, éventuellement, etc. Tu t'excuses d'exister, tu t'excuses d'avoir besoin, tu t'excuses de tout. Bon, ça, j'allais dire, c'est assez coutumier aussi, c'est un petit peu lié à notre éducation et je le rends compte dans beaucoup, beaucoup de domaines. Neuvième comportement, tu attribues tes réussites aux circonstances. Quand tu réussis, tu te dis, c'est parce qu'elle était sympa, c'est parce qu'elle m'a aidé, c'est parce que j'ai eu un bon groupe, je suis bien tombée. c'est grâce à eux, il y avait une synergie, etc. Non, non. Tu refuses de t'accorder le mérite, en fait. Comme si tu avais peur de dire, oui, j'ai été bonne et c'est vraiment grâce à moi. Dixième manifestation, comportement, tu as peur des compliments. Quand quelqu'un te dit, tu es brillante, franchement, tu as un vrai talent, c'est vraiment puissant, c'est génial, j'adore ce que tu fais, etc. Tu sens généralement une sorte d'inconfort où tu as un sourire un peu crispé. Sache que tu ne peux pas recevoir ce que tu ne crois pas mériter. Maintenant, je vais te poser une question importante. Combien de ces 10 points t'ont touché ? Si tu t'es reconnu dans 5 ou plus, tu n'as pas un léger syndrome de l'imposteur, je suis désolée de te le dire, mais tu en as un ancré dans ton identité. Maintenant la bonne nouvelle, c'est si ça s'est construit, ça se déconstruit, ça se reprogramme et ça s'abandonne. Et la suite de l'épisode va vraiment t'aider dans ce sens-là. Alors tout d'abord, je vais te parler un petit peu de moi dans cette partie 3 et le jour où j'ai eu moi aussi ce syndrome de l'imposteur. Et pourtant j'étais déjà coach depuis de nombreuses années, je faisais déjà un peu de formation, mais je travaillais avec un cabinet avec lequel je faisais du coaching et parfois des formations sur le management. Et puis un jour ils avaient une grosse mission et ils m'ont demandé de faire des formations sur de la prospection commerciale pour des cadres d'établissements financiers. Merci. Et bon, je me suis dit, non, je ne sais pas faire, ce n'est pas moi. En plus, si tu as lu un petit peu mon profil, je suis quelqu'un qui est à la base. Bien sûr, ça a évolué, changé, parce que j'ai tout mis en pratique pour faire évoluer cet état. Je suis quelqu'un d'assez timide, de réservé. Je suis plus entre la tapisserie et la plante verte à la base. Je me fous un peu dans le décor. Et là, me demander d'animer en tant qu'expert. sur la prospection téléphonique, en face à face, etc. Oui, ça m'a fait un petit peu flipper. Ils avaient vraiment besoin de moi. Eux croyaient en moi à ce moment-là beaucoup plus que moi en mes compétences en cette formation. Donc, aimant bien le challenge et sortir de ma zone de confort, j'ai dit oui, j'y suis allée. Je vais être honnête, le premier jour de la formation, j'avais vraiment l'impression de jouer un rôle qui n'était pas le mien. Je parlais avec ma voix posée, mais finalement, je tremblais comme une feuille. Je me demandais ce que j'étais en train de faire, pourquoi j'avais accepté. combien de temps ça allait durer. Enfin, ce n'était pas du tout agréable. On est bien d'accord. Et je ne me sentais pas du tout légitime. Je n'étais pas une experte. Je n'étais pas faite pour ça. Et pourtant, quelque chose d'inattendu s'est produit assez rapidement. Moi, je m'en suis aperçue sur la troisième, quatrième session. Mais je pense que c'était déjà ancré avant. À ce moment-là, j'expliquais une technique de prospection. Et puis, j'ai vraiment réalisé que le regard des participants est en train de changer. J'ai vu des cas, des personnes qui avaient du métier, qui avaient des responsabilités, des années d'expérience. Et ils faisaient ça depuis longtemps à la prospection. Ils étaient en train de m'écouter avec une attention vraiment réelle. Ils prenaient des notes, ils me posaient des questions, ils me demandaient mon avis. Ils me demandaient ce que moi je pensais de ce qu'ils faisaient, etc. Et j'étais vraiment vue comme une experte. Et c'est là que j'ai eu un choc. Je me suis dit, waouh, ouais, super. Je suis arrivée à transformer des personnes, à aider des personnes dans la prospection. Et ils m'écoutent vraiment. comme une référence. Et là, franchement, j'ai vraiment senti quelque chose en moi qui me nourrissait. Ça m'a vraiment fait plaisir. Mais j'étais vraiment fière. C'était le mot. J'étais fière. J'étais une référence. J'étais une experte. Ils apprenaient vraiment quelque chose. Ils appliquaient ce que je disais. Ils revenaient avec des résultats. C'était génial. Et notamment, après cette formation, je l'ai animée longtemps, longtemps puisque j'ai formé plus de 3000 personnes en prospection, en technique de vente. Ce que je veux te faire comprendre, c'est que Le syndrome de l'imposteur disparaît vraiment quand on est dans l'action. Donc arrête d'être trop cérébral. Vas-y, fonce, passe à l'action. De toute façon, franchement, tu ne risques pas grand-chose. Maintenant que tu as appris d'où vient ton syndrome, comment il se manifeste, comment il t'a façonné et pourquoi il te suit encore, on va arriver à une partie très intéressante. C'est la partie 4 des programmations. Comment reconfigurer ton cerveau pour arrêter de douter ? Pour abandonner le syndrome de l'imposteur, il ne suffit pas de penser positif. ou de répéter des affirmations ou de se donner du courage. Le syndrome de l'imposteur est un programme neurologique, une réponse automatique qui est déclenchée par ton système nerveux. Alors ici, on va essayer de comprendre comment le cerveau crée le doute, pourquoi il te sabote sans faire exprès, comment on désactive ce programme, comment on le remplace par un autre programme, comment on transforme ton identité intérieure. Tu es la seule qui peut reprogrammer ton cerveau. C'est parti, on y va. Comment le cerveau fabrique le syndrome de l'imposteur ? Ton cerveau fonctionne avec un principe très simple. Lui, ce qui est au-dessus de tout, c'est survie. Après, c'est confort. Et alors, l'ambition, ça vient vraiment à la fin. Il va toujours choisir la sécurité plutôt que l'expansion. Donc, voilà ce qu'il va se passer. Le cerveau, lui, il est en train de scanner l'environnement. Chaque fois que toi, tu veux faire quelque chose de nouveau, te montrer, augmenter un prix, te lancer, ouvrir une boutique, etc., signer une offre, ton cerveau va faire un scan interne et il va dire, est-ce qu'on a déjà fait ça ? Et si la réponse est non, il va déclencher un signal de danger. Ce signal, c'est un signal émotionnel. Et ce signal arrive bien avant la pensée. Souvent, tu crois que tu penses, mais en réalité, tu ressens les choses avant de penser. Parce qu'il faut savoir que le cerveau limbique, donc c'est la partie zone émotionnelle, elle réagit 3 à 5 secondes avant le cortex, avant cette zone rationnelle. Donc, ton corps envoie des tensions qui peuvent se trouver aussi sur les épaules, un petit peu partout. Ton cœur qui accélère. Tu peux avoir la gorge serrée, nouée. même perdre un petit peu la voix, l'estomac noué. Ton mental fabrique en fait une histoire, lui, pour justifier ce malaise. Il sent que tu n'es pas bien au niveau de ton corps. Et donc, qu'est-ce qu'il va faire ? Il raconte cette histoire et il va dire « Écoute, je ne suis pas assez prête, je ne suis pas légitime, non, non, c'est pas bon, on ne peut pas y aller, etc. » Mais cette histoire, en fait, n'est pas du tout une vérité. Là, le cerveau, qu'est-ce qu'il fait ? Il confond inconnu et danger. Le cerveau humain date d'une époque où tout ce qui était nouveauté égale... potentiellement mortels. Danger, mort. Aujourd'hui, ce n'est pas du tout ça. On est bien d'accord. La nouveauté égale des opportunités. Mais ton cerveau reptilien, lui, il n'a pas évolué aussi vite. Donc, montrer ton visage sur Insta, parler à un prospect, pour lui, c'est traiter comme si tu étais face à un lion. Et il faut savoir aussi que le syndrome se renforce avec l'évitement. Chaque fois que tu évites de faire quelque chose parce que tu as peur, tu es mal à l'aise, ça ne va pas, ton cerveau conclut, ouf, elle a évité finalement un danger. Donc, lui... Évitement égale danger. Et il va renforcer cette alerte pour la prochaine fois. C'est pour ça qu'en fait, plus tu attends, plus tu doutes, plus tu vas nourrir ce mécanisme. Hop, j'évite, danger. Alors tu vas me dire, comment on déprogramme ce syndrome ? Partie 5, on va voir ensemble que le syndrome de l'imposteur ne disparaît pas parce qu'on le comprend. Il va disparaître parce qu'on va le transcender. Et on va voir justement dans cette partie, ma méthode en 7 niveaux. Alors, méthode que j'ai construite... en 7 niveaux qui a été inspiré des neurosciences, de la psychologie identitaire et du coaching transformationnel. Ces 7 niveaux te permettent de passer du doute à la légitimité incarnée. Tu peux utiliser ces niveaux comme une sorte de protocole. Tu peux les appliquer chaque fois que ton mental t'attaque. Ça va être en fait une sorte de méthode de libération. Donc il y a 7 niveaux que je vais t'énumérer au fur et à mesure. On est parti. Niveau 1, c'est l'arrêt. Il faut casser l'automatisme du doute. La première chose à faire n'est pas d'essayer de se rassurer, ça ne sert à rien. La première chose, c'est de stopper la boucle automatique. Le syndrome de l'imposteur, on l'a vu déjà, fonctionne comme un réflexe. Une situation nouvelle, ton cerveau panique. Tu doutes instinctivement, tu crois ton doute. Tu agis en petit, tu renforces le syndrome. Le niveau 1 consiste à dire intérieurement « Stop, j'arrête, c'est bon, j'arrête le film » . Tu mets en pause, tu respires et tu te dis mentalement « Ce n'est qu'un réflexe » . Rien n'est vrai ici. Et tu vas voir, à ce moment-là, tu récupères 20% de ta puissance immédiatement. Bien sûr, ce n'est pas suffisant. On va donc passer au niveau 2, qui va être l'observation. Identifier la source du doute. Le syndrome de l'imposteur n'est pas une pensée rationnelle, c'est souvent une peur ancienne. Ce niveau va te demander de repérer. Est-ce que c'est une peur de l'échec, une peur de la critique, de la visibilité, de la comparaison, de la performance, du rejet, ou bien sûr d'autres. Ou aussi, une croyance que tu as. hérité de ta famille, de l'école, d'un événement passé, d'une ancienne humiliation, d'une ancienne relation toxique. Ce qu'il faut savoir, c'est que chaque doute a une racine. Essaye de trouver la tienne. Réfléchis, pense, pose-toi des questions. Et quand tu peux dire ça c'est la voix de mon ancienne version, alors tu cesses de te confondre avec cette voix. Tu deviens l'observatrice. Et cette fois-ci tu n'es pas la victime. Ce qui va te permettre de passer au niveau 3, la réalité factuelle. C'est l'un des niveaux les plus puissants. Le syndrome de l'imposteur te raconte en fait des histoires. Ici, tu vas répondre avec des faits. Donc, prends une feuille, ou mentalement, tu peux le faire aussi mentalement, et tu te demandes, quelle est la preuve que je ne suis pas légitime ? Et tu vas voir, il y a vraiment un blanc souvent. Tu ne vas pas trouver tout de suite. Parce qu'ici, on cherche quelque chose de factuel, et pas une émotion. Généralement, c'est une émotion. On veut une preuve réelle, et souvent, il n'y en a vraiment aucune. Alors à ce moment-là, tu vas te demander, quelles sont les preuves où je suis compétente ? Et là, généralement, tu en auras des réponses. Des expériences, des retours positifs, de clients, une intuition, des résultats concrets, une différence entre les six derniers mois et maintenant, des témoignages, ton parcours, ta résilience, tous les apprentissages que tu as fait, ta sensibilité, ton intelligence émotionnelle, etc. Tu vois là, en fait, ton cerveau, lui, panique, mais quand tu reviens sur les faits, là, on te reprotège. Et à ce moment-là, tu reviens sur le mental et ça va casser les émotions, la partie émotionnel qui montre que tu n'es pas légitime. Donc on arrive au niveau 4, on a vu qu'en fait, le syndrome de l'imposteur n'est pas que mental, c'est aussi une sorte de corps. Donc là, ça va être le retour au corps, on va désarmer la peur physique. Quand tu doutes, ton corps, généralement, va t'envoyer des signaux, des tensions, la gorge serrée, nouée, une respiration accélérée ou courte, le dos crispé, les battements du cœur qui s'accélèrent. Et tu dois, toi, faire... exactement l'inverse. Tu dois envoyer un signal de sécurité. Et voici ce que tu vas faire. Tu inspires profondément. Tu relâches les épaules. Tu poses bien les pieds au sol. Tu t'ancres. Relâche la mâchoire. Souvent, la mâchoire est crispée. Et là, ça va créer, ton corps est en train de créer un message en disant je suis en sécurité. Je reprends le dessus. Et là, ton mental se calme automatiquement. Ce qu'il faut comprendre, c'est qu'en fait, le syndrome de l'imposteur, lui, ne peut pas survivre dans un corps qui est relâché. qui est à l'aise, qui est tranquille. C'est souvent impossible. Mais ce n'est pas facile, je sais, de relâcher son corps. Donc, apprends à faire ça. Ça va nous amener au niveau 5, que j'ai appelé le recodage identitaire. Qui es-tu vraiment ? Tu dois te poser une question essentielle. Qui suis-je quand je ne doute pas ? Ferme les yeux. sauf si tu es en voiture. Imagine la version de toi. Tranquille. Elle ne cherche aucune validation. Elle ne se cache pas. Elle n'a pas peur des regards des autres. Elle ose monter son expertise. Elle assume. Elle facture ce qu'elle vaut réellement. Elle sait dire non clairement. Elle se sent solide. Elle a une sorte de position de leader. Quelqu'un qui inspire, qui impacte. Et donc cette femme, elle existe, bien sûr. Ce n'est pas une fiction du tout. Elle vit déjà en toi. Elle est juste, en fait, étouffée par ton ancienne version, par ton ancienne identité. Ce qu'il faut que tu fasses là, c'est que tu changes de rôle intérieur et que tu commences réellement à agir comme cette personne-là, à parler comme elle, à répondre comme elle, à publier, facturer comme elle. Et au fur et à mesure, l'identité va créer la réalité. Comme souvent, je te parle d'action, on va faire quelque chose lié à l'action. On va appeler ça l'action verticale. On va faire exactement ce qui te fait peur. Et même les neurosciences disent que le cerveau ne change que lorsqu'il est exposé à une nouvelle expérience. Donc on va aller bousculer un petit peu ton cerveau. Tu peux lire, tu peux écouter, tu peux réfléchir, apprendre. Tant que tu n'agis pas, ton cerveau reste dans l'ancien script, l'ancienne version. Une action verticale est une action qui te fait peur ou t'as des appréhensions. Mais cette action va te rapprocher de la version de toi que tu souhaites utiliser, ta nouvelle identité. Et prouver à ton cerveau que tu es capable. Donc par exemple, publie même si ce n'est pas parfait et que tu as des doutes. Annonce un prix. Vas-y, fais-le. Et j'allais dire, mais tu verras. Dis non à une cliente qui n'est pas du tout alignée avec toi. En ton téléphone, fais de la prospection. Vas-y, appelle. Dis ce que tu veux vraiment. Apprends à pitcher ton offre. À chaque fois que tu fais une action verticale, tu écris une nouvelle ligne dans ton cerveau. Et ça, c'est vraiment important. Donc le mot à retenir dans cette partie-là, c'est l'action. Dernier niveau, niveau 7. On va parler de l'exposition progressive. C'est vraiment la méthode la plus efficace. Tu dois t'exposer un tout petit peu, chaque jour, à ce qui te fait peur. Comme moi je l'ai fait pour vaincre ma timidité. Tu vas faire quelque chose chaque jour. Une mini vidéo, un coup de téléphone à passer, un message texto à un client potentiel, l'augmentation de ton prix. En fait, une micro-action qui sera visible un petit peu chaque jour. Plus ton cerveau est exposé, plus il comprend que ce n'est pas dangereux. Et à ce moment-là, il va baisser sa garde, il va baisser l'alerte. Le syndrome disparaît uniquement dans l'action, jamais dans la réflexion. Dans cette dernière partie, qui est plus une sorte de conclusion et d'activation, parce que j'insiste toujours sur l'action, il faut savoir que tu viens de franchir un pas, un cap. Tu ne le vois peut-être pas encore, tu ne le sens peut-être pas complètement, mais sache que si tu as bien fait tout ça et que tu réécoutes aussi tout ça tranquillement, Les choses changent. Maintenant, j'aimerais vraiment te laisser avec trois vérités essentielles que tu dois garder en tête. La première vérité, c'est que tu n'es pas ton syndrome. Tu es celle qui ressent le doute, mais tu n'es pas celle qui est le doute. Tu n'es pas cette petite voix intérieure qui te critique, tu es celle qui peut décider de ne pas l'écouter. Vérité 2, tu es déjà légitime. La légitimité, elle ne se reçoit pas. Ce n'est pas le premier du mois, ce n'est pas une enveloppe qu'on ouvre, elle ne s'achète pas non plus. Elle ne se mérite pas, c'est pas ça du tout. Tout simplement, elle se reconnaît. Et tu es légitime lorsque tu la reconnais. Et sache que le monde ne te donnera jamais la permission. C'est à toi de la prendre, à toi de te la donner. Mais aux autres, tu n'as rien à prouver. Tu n'as rien à mériter, tu n'as rien à demander. Tu dois juste incarner cette posture. C'est une nouvelle identité. Troisième vérité, sache que tu ne peux pas être un imposteur en étant toi, en étant authentique. Parce que les imposteurs, ce sont des gens qui imitent. Toi, tu es authentique. Tu parles avec ton cœur, tu crées avec ton vécu, tu aides avec ton expérience, tu accompagnes avec ton intuition. Tu ne peux pas être un imposteur quand tu as la bonne place. Avant de terminer, je vais te poser la question, la seule qui compte, la seule qui décide du reste. Cap ou pas cap d'abandonner ton syndrome de l'imposteur aujourd'hui, pas demain. Pas quand tu seras prête, pas quand tu auras fait 15 formations, pas quand tu n'auras plus peur. Juste aujourd'hui, maintenant. Parce que tu ne vas jamais devenir prête. Et c'est en avançant que tu deviendras prête. C'est en agissant que tu deviens expert, experte. Et c'est en te montrant que tu vas devenir visible. Et c'est en facturant que tu prendras confiance en toi, en ton prix, ton offre. Et c'est en osant que tu vas te découvrir. Si ce podcast t'a touché, si tu t'es reconnu, si tu sens que quelque chose est en train de changer en toi, alors tu viens de franchir un cap intérieur super important. Maintenant, je te laisse avec ce message final. Tu n'as pas besoin d'être parfaite pour être puissante. Tu n'as pas besoin d'être rassurée pour avancer. Tu n'as pas besoin d'être prête pour décider. Tu n'as pas besoin d'être validée pour exister. Tu es tout simplement prête. Non pas parce que tu le ressens, mais tout simplement parce que tu le décides. Et la semaine prochaine, on va franchir un autre cap très important. Parce qu'une fois que tu commences à avoir ta valeur, l'étape suivante, c'est d'oser la proposer. On va parler de ce sujet qui fait trembler les 90% des entrepreneurs débutantes, ou même confirmer parfois aussi, c'est cap ou pas cap de vendre sans déranger. Comment vendre sans avoir l'impression d'être intrusive ? Comment parler de ton offre sans t'excuser ? Comment assumer ce que tu fais vraiment sans rougir ? Comment transformer ta valeur en client sans pression ? Je te promets que ça va tout changer dans ta façon d'apprendre. Merci d'avoir été avec moi dans cet épisode de Cap ou pas Cap. J'espère qu'il t'a inspiré, motivé ou simplement rappelé que tu es capable de bien plus que tu ne le crois. Si tu veux continuer à avancer, abonne-toi au podcast dès maintenant et retrouve-moi aussi sur les réseaux sociaux avec Cap Business Academy. Et surtout, souviens-toi, chaque cap franchi est une victoire parce que le vrai courage, ce n'est pas d'avoir tout réussi, c'est d'avoir osé essayer. Alors, Cap ou pas Cap ?