- Speaker #0
Bienvenue sur MarketStef, le podcast qui donne du chien à ton marketing. Ici, on va droit au but. Du concret, du terrain et des perspectives neuves, que tu sois étudiant, solopreneur, gérant de PME ou déjà pro du marketing. Depuis plusieurs années, il est impossible de passer à côté des réseaux sociaux lorsqu'on est un professionnel. Quel que soit le secteur où la niche, être présent, sûr et via ses canaux est devenu obligatoire. Enfin, si on refuse, si on ne veut pas se couper d'une partie de son audience. c'est valable qu'on soit coach commercial ou même garagiste. Car tous les métiers sont représentés, et ce sur les différents réseaux, de LinkedIn à Instagram en passant par TikTok. Aujourd'hui, on va s'intéresser à ce qui fait que ce n'est clairement pas un hasard. Dans le précédent épisode, on abordait la création de contenu comme levier d'acquisition. Dans cet épisode, on a la chance d'accueillir Aude Venoy, communicante digitale spécialisée dans le social media management. Hello Aude ! Merci d'être avec nous aujourd'hui.
- Speaker #1
Bonjour Stéphane !
- Speaker #0
Est-ce que tu peux brièvement te présenter ? Qui es-tu ? Que fais-tu ? Et quel est ton parcours ?
- Speaker #1
Je suis Aude, j'habite en Savoie. J'ai un parcours qui ne m'emmenait pas du tout vers le digital et la communication. J'ai fait un BTS SMUK, donc je suis allée un peu dans la vente, etc. Mais ça ne m'amusait pas beaucoup. J'avais un loisir très prenant, l'équitation, donc je suis passée professionnelle. J'ai beaucoup monté à cheval, j'ai côtoyé... plein de monde différent. Et puis, pareil, je n'ai pas trouvé ma place. Et de fil en aiguille, je me suis retrouvée dans le milieu de la collecte de fonds en face à face. Et c'est là que j'ai vraiment trouvé ma place dans une super entreprise qui, aujourd'hui, n'existe plus, mais dans laquelle j'ai évolué pendant 7 ans, qui m'a au cours de toutes ces années, permis de faire une formation de social media manager. Donc, je me suis mise à gérer les réseaux sociaux, la stratégie de cette entreprise. Maintenant, je travaille actuellement dans une entreprise de collecte de fonds en face à face, toujours. Ce n'est pas la même, mais je gère aussi leur réseau et aussi leur site Internet.
- Speaker #0
Le profil d'une personne qui était plutôt du côté vente et qui arrive finalement côté com et marketing, c'est quelque chose qu'on voit assez souvent. C'est une transition que je trouve très naturelle. Et justement, aujourd'hui, je tenais à t'inviter pour que tu nous aides à mieux comprendre les réseaux sociaux et la façon dont ils fonctionnent. On peut dire qu'ils sont aujourd'hui très nombreux, que les algos, ils changent. sans cesse et qu'on est abreuvé de part et d'autre de conseils divers et variés qui souvent nous perdent plus qu'ils ne nous aident. Est-ce que tu penses, avec toute ton expérience, qu'aujourd'hui tu vas pouvoir nous aider à y voir plus clair ?
- Speaker #1
Je vais faire de mon mieux en tout cas avec ma propre expérience, mon ressenti et ce que j'apprends au quotidien.
- Speaker #0
Avant de rentrer dans le vif du sujet, j'ai une petite question à te poser. Est-ce que tu peux nous citer une marque, une asso ou une entreprise dont tu trouves la com ou le market, ou bien les deux, mais Merci. particulièrement bien pensée et nous dire un petit peu pourquoi tu as choisi cet exemple.
- Speaker #1
Oui, alors mon exemple, parce que je les aime beaucoup, c'est Burger King. Je trouve que leur communication, elle est toujours drôle, toujours faite avec justesse et un peu piquante. Et même s'ils sont piquants, je vais reprendre l'exemple du Covid, au moment où c'était le bazar, ils ont fait de la com positive sur les restaurateurs et notamment McDo, en encourageant tout le monde à aller manger au McDo. Il y avait cette com là, que j'ai trouvée super cool, et la com qu'ils ont faite avec le Wooper et leur application. Mais je ne sais plus exactement ce que c'était, mais en gros, si on téléchargeait l'application, je ne sais pas quoi, on avait un Wooper à un centime. Et du coup, pareil, bim, ils ont tout éclaté. Je trouve que Burger King, ils sont drôles, ils sont forts. Et même plus récemment, ils font des collabs qui sont cools, avec Stranger Things, par exemple, où là, si tu voulais... chopper un burger de l'upside down, il fallait retourner ton téléphone. Moi, je les trouve géniaux et ils sont cool.
- Speaker #0
Merci beaucoup pour cette belle entrée en matière. Posons des bases par rapport aux différents métiers et aux réseaux sociaux. Qu'est-ce que c'est le community management, le social media management ?
- Speaker #1
En fait, dans ces métiers-là, tout ce qui est digital, on le sait, on met un peu tout le monde dans le même sac. C'est-à-dire que si on applique les bonnes définitions, Le community manager, il va animer la communauté, il va publier, il va répondre à tout, il va modérer, il va créer du lien. Parfois, il peut être l'image de la marque sur les réseaux. Parfois, il va juste être là pour faire tout ce que je viens de dire. Mais il va appliquer une stratégie, celle du social media manager. Donc, dans un monde idéal, il y a le social media manager qui va définir une stratégie globale, quel réseau, quel objectif. Quel format, quel KPI on va suivre. Et puis, il y a le content creator qui, lui, pareil, dans un monde parfait, va créer tout le contenu, donc les vidéos, les photos, le texte, mais va généralement pas trop toucher à la communauté. Ce qui se passe quand on est TPE, c'est qu'on fait tout. Du coup, c'est compliqué de tout gérer quand même et de pouvoir créer cette communauté, savoir comment parler avec eux et fixer ses objectifs, etc. Quand souvent même... on ne connaît rien au réseau.
- Speaker #0
Ce que tu nous expliques, pour chaque étape du silo, il y a un métier qui correspond.
- Speaker #1
C'est très juste.
- Speaker #0
Une question qui est un peu plus personnelle, mais les réseaux, c'est quelque chose de très vaste. Qu'est-ce qui t'a donné envie de te spécialiser sur toute cette partie social media, manager ? Est-ce que ça a été une opportunité ou est-ce qu'il y avait vraiment une envie de ta part de te concentrer sur toute cette partie strata et réflexion ?
- Speaker #1
Ça a été une opportunité. Ça s'est posé sur la table. Je leur ai dit, en fait, Aujourd'hui, en ayant bien conscience que là, j'étais un couteau suisse et que j'apprenais souvent très facilement sur le tas sans aucun souci, là, j'ai dit, les réseaux sociaux, il faut une formation. On y reviendra parce qu'en fait, les réseaux sociaux, aujourd'hui en 2026, mais depuis quelques années déjà, ce n'est pas juste poster, ce n'est pas juste tourner une image.
- Speaker #0
Eh bien ça, c'est un cliché. On est bien d'accord que les personnes qui considèrent que travailler sur les réseaux sociaux, c'est juste, tu écris quatre lignes, tu postes une photo et ça y est, tu es fini. Ils sont quand même à des milliards d'années-lumière de la réalité que c'est que de travailler sur les réseaux.
- Speaker #1
C'est ça. Et à la fois, les entreprises veulent des résultats, etc. Donc, moi, j'ai dit, OK, pourquoi pas ? Mais j'aimerais une formation. J'ai fait une licence social manager. Et voilà. Donc, c'est comme ça que c'est arrivé. Et c'est comme ça que j'ai appris plein de choses. Donc, j'ai appris comment on construit une stratégie, comment on définit sa cible, les objectifs, comment... construire un planning édito, les KPI. Alors, il y a ce qu'on apprend et comment on applique par la suite.
- Speaker #0
Oui, il y a toujours la partie de la théorie sur le terrain qui, souvent, je pense que les deux sont complémentaires, mais il faut savoir s'adapter.
- Speaker #1
Exactement. Ce qui est très important, encore une fois, c'est comme toujours, moi, j'ai fait mon BTS MUC en alternance. Ce qui était précieux, c'était d'apprendre aussi, de faire que de la théorie comme toujours. On va idéaliser, on va Merci. imaginer plein de choses et en fait quand on fait du terrain c'est différent donc le combo est parfait c'était une bonne formation en fait j'ai quand même une appétence pour tout ce qui est création tout ce qui est faire de la photo créer avoir
- Speaker #0
des idées de base ça tourne souvent beaucoup beaucoup dans ma tête et là bah en fait j'avais cette opportunité de mettre en place certaines choses les métiers où il ya de la création de contenu si t'es pas si t'as pas un peu Cette appétence, c'est clair, elle est là. Aujourd'hui, sur les réseaux sociaux, on va dire d'une façon plus globale, comment ils vont s'impliquer dans la stratégie marketing ? D'après toi, est-ce qu'aujourd'hui, les réseaux, c'est une option ou c'est une obligation ?
- Speaker #1
Pour moi, ce n'est plus une option. Quand je vais voir une entreprise, que je recherche quelque chose sur une entreprise, je vais aller voir ces réseaux, automatiquement. Je vais aller voir les publications, je vais aller voir ces avis. Donc, c'est pour ça qu'aujourd'hui, si on n'a pas de réseau, on est... complètement invisibles. On a envie d'aller voir ce qui se cache derrière une marque, ce qui se cache derrière une entreprise. Et donc, ça va renforcer la crédibilité. On va aller plus loin. Les réseaux sociaux permettent de raconter des histoires. C'est ce qu'on a envie d'aller voir. Ça permet d'exister, ça permet d'avoir de la notoriété, une preuve sociale aussi. Et puis, il y a après de l'acquisition. Mais encore une fois, l'acquisition, ça dépend. C'est donc cette démarche pensée en tant qu'utilisateur ou consommateur Euh... Qu'est-ce que je fais, moi, pour aller vérifier une marque ou une entreprise ? En fait, au-delà des avis, je vais un peu aller voir leur site Internet, mais aussi leur réseau. Qu'est-ce qu'ils racontent ? Qu'est-ce qu'ils font ? Qu'est-ce que les gens disent sur eux ? Comment ils interagissent avec les gens ? En fait, c'est un écosystème indispensable, selon moi.
- Speaker #0
Alors, je te rejoins pleinement. Je pense que toi, tu le fais en pleine conscience, quand tu vas regarder... les réseaux d'une entreprise, etc. Mais c'est aussi quelque chose que j'explique très souvent aux différentes personnes avec qui j'ai pu collaborer. Tu as une entreprise, tu as une page, que ce soit Facebook, LinkedIn ou peu importe, sur lequel il y a un poste une fois tous les six mois, voire rien, tu renvoies une très mauvaise image. Il vaut mieux pas de page, pas de contenu, plutôt que quelque chose comme ça d'un peu nébuleux entre deux où on se demande est-ce que l'entreprise existe, est-ce que l'entreprise est fermée ? Et du coup, en termes de... crédibilité, en fait, ça en met clairement un coup. Donc, je te rejoins. J'adore voir, effectivement, comment les entreprises communiquent, comment les entreprises interagissent. Et puis, aussi, les évite tout simplement des consommateurs sous leur publication parce qu'on apprend beaucoup de choses sur les produits, la qualité, le service après-vente. Bref, c'est une mine d'or. Est-ce que tu peux aujourd'hui nous expliquer un peu simplement comment fonctionnent les réseaux sociaux et notamment les algorithmes ? Pourquoi, d'après toi, c'est crucial de se concentrer, en tout cas quand on commence et qu'on n'a pas forcément une équipe incroyable derrière nous pour nous accompagner, de se concentrer sur un ou deux réseaux sociaux au départ ?
- Speaker #1
Alors, deux questions. Je commence par la deuxième. Il faut se concentrer en effet sur un ou deux réseaux, pas plus. Parce que l'essentiel, là, dans la création de contenu... ça va être de surtout pas s'épuiser de faire avec les moyens qu'on a mais d'être régulier et sérieux donc comme on disait tout à l'heure il ya s'il ya un poste tous les six mois et d'aide mais si vous n'êtes pas capable de faire un poste tous les jours c'est pas grave c'est pas grave fait un poste une fois par semaine et on s'y tient sans rentrer dans les détails je vais maintenant aller sur l'algorithme parce qu'on pourra peut-être parler de ça après déjà l'algorithme c'est pas en ennemis il faut savoir vraiment l'algorithme n'est pas un ennemi c'est très très important on parle souvent de ça et tout. En fait, c'est juste l'attention des gens. Qu'est-ce qui change ? C'est-à-dire que si tu vas sur une vidéo, encore une fois, on se met dans le personnage. Je suis consommateur, consommatrice. Je regarde une vidéo, qu'est-ce qui me plaît ? Je suis restée sur celle-ci. J'ai arrêté de scroller. Pourquoi ? Pourquoi je n'ai pas scrollé ici ? On se pose des questions. On peut faire des looks, on peut faire des trucs. Après, il y a parfois des petites techniques pour les phrases négatives ou je parie que vous ne connaissez pas ça ou des choses comme ça. Mais l'algorithme, en fait, il s'accroche juste aux gens. Donc, si les gens consomment le contenu, il va pousser le contenu. Si les gens ne consomment pas le contenu, on peut prendre TikTok. Je ne veux pas dire de bêtises sur les chiffres, mais je crois que TikTok, il va présenter le contenu à 100 personnes, un échantillon. Qu'est-ce que donne cet échantillon ? Ça réagit, ça ne réagit pas. Première étape, ça réagit bien. OK, je pousse. Deuxième échelon, est-ce que ça réagit ? Ça ne réagit pas. Ça ne réagit pas. J'arrête de pousser. Mais TikTok, par contre, je sais qu'il va continuer à mettre en route le contenu. Donc, en fait, on veut du coup qu'il retienne l'attention, qu'il va aussi générer des réactions. Donc ça, c'est important. Voilà, donc l'algorithme, il aime bien. Parce que si on voit qu'il y a des réactions, c'est ce que je disais, il va pousser.
- Speaker #0
Les likes et commentaires.
- Speaker #1
Les likes et les commentaires, mais les likes, le plus important, c'est surtout le partage. Ce que les réseaux aiment, c'est le partage, parce que ce qu'ils aiment, c'est la rétention.
- Speaker #0
Effectivement. Effectivement, oui. Tu n'emploies que les bons termes. Et donc, du coup, finalement, si on utilise des termes un peu techniques, c'est-à-dire qu'on va chercher à éviter le clickbait, on va essayer de maximiser le dwell time. C'est ce genre de choses-là, en fait, finalement, plutôt que de trop réfléchir en termes d'algorithme. Parce que toi, tu... tu dirais aujourd'hui, c'est que pour comprendre les réseaux, il faut comprendre les humains. Et donc se dire, qu'est-ce que je peux faire comme contenu qui va intéresser les personnes quand elles vont tomber dessus ? Qu'est-ce qui va retenir leur attention ? Qu'est-ce qui retient mon attention ? Et là, une fois de plus, je suis d'accord avec toi, c'est sur le fait, quand tu scrolles un peu passivement, de te dire, attends, pourquoi sur cette vidéo, je me suis arrêté ? Ah ok, bon, alors déjà, une affinité avec le sujet. Par exemple, si tu aimes la photo et que ça parle de photo, il y a quand même moyen que tu restes plus que sur une vidéo de cuisine si tu n'aimes pas cuisiner. Mais derrière, il y a aussi comment, effectivement, la personne, elle va être capable de retenir ton attention. Tu parlais tout à l'heure du hook, donc ce qui, dans les deux, trois premières secondes, la phrase qui va démarrer. Et puis après, il y a aussi, je pense, toute la partie du montage très dynamique, des sons, il y a tous ces aspects-là qui font qu'en fait, inconsciemment, ça retient notre attention. Il ne faut pas négliger qu'on est très, très, très sursollicité en termes de contenu, que ce soit... à la télé, sur les réseaux, au travers des pubs, de tout ce qu'on peut voir, etc. Donc, notre attention, elle a diminué. Et finalement, c'est ça le grand défi, faire de la rétention et capter l'attention. Merci pour cette réponse. Avant, on parlait surtout de visibilité quand on parlait des réseaux sociaux. Il me semble qu'aujourd'hui, ça a quand même pas mal évolué. Parce qu'on va plutôt parler d'un engagement et d'un engagement de qualité. Donc, comment une TPO ou un indépendant peut appliquer quelque part ce changement de logique concrètement ? puisque ce n'est pas forcément le nombre de vues qui vont faire que tu vas convertir. Donc la donne, elle a un petit peu changé entre visibilité et résultat que tu peux attendre d'une publication, non ?
- Speaker #1
Alors totalement, merci de poser cette question. 100 000 vues qui ne réagissent pas, c'est inutile. 1000 vues avec des commentaires qualifiés, des enregistrements et des partages, en fait c'est précieux, c'est tout ce qu'on veut. On veut créer une communauté solide, fidèle et créer un rendez-vous. Donc on a besoin que des gens créent des émotions, tout ça, pour générer les partages, les commentaires, les réactions. Donc au niveau de l'engagement, ce qu'on veut, c'est ça. Peu importe le nombre de vues, il faut arrêter. Peu importe le nombre de follows, etc. Ce qu'on veut, c'est que les gens réagissent, c'est que les gens partagent. Et pourquoi ? C'est parce que les plateformes veulent qu'on reste dessus. Donc, même si on scrolle beaucoup, quoi qu'il arrive, ce qui fait qu'on réagit sur une vidéo, qu'on la partage, qu'on commente et qu'on la like, du coup, on reste sur la plateforme. On crée, encore une fois, la rétention. Donc, vraiment, toute la visibilité, on ne peut pas s'enjailler sur « Waouh, j'ai fait énormément de vues sur cette vidéo, c'est génial ! » Alors, ça va peut-être t'amener un petit peu de followers, du coup. mais ça ne va pas générer quelque chose de fou pour toi. Parce que ces gens, ils sont peut-être éphémères, ils ont vu la vidéo, mais c'est tout ce qu'ils ont fait. Ils ne se sont peut-être pas abonnés, ils n'ont pas partagé. Il n'y a pas d'interaction,
- Speaker #0
en fait.
- Speaker #1
Il n'y a pas d'interaction. Donc, l'idée, c'est de créer quelque chose. En fait, c'est un marathon, ce n'est pas un sprint. Tu peux parler du buzz. Tu publies, tu fais une vidéo, tu fais toujours des vidéos qui font 400 vues, puis d'un coup, tu as une vidéo qui fait 1 million de vues. Alors déjà, il y a plein de monde qui va arriver sur une vidéo d'un million de vues. Et ça ne va pas générer des choses incroyables. C'est-à-dire que tes autres vidéos, qu'est-ce qui va se passer ? On va les regarder. Est-ce qu'il va y avoir les mêmes interactions ? Qu'est-ce qui s'est passé avec cette vidéo du million de vues ? On va regarder tout ça. Mais est-ce qu'après, ça va continuer ? Est-ce que les gens vont venir les suivre ? Est-ce que c'était drôle ou pour X raisons ? Donc en fait, ce qu'on veut, on ne veut pas du buzz, on ne veut pas percer. Moi, j'entends toujours, il faut percer, etc. Si on le prend juste pour de l'influence, tu vas percer avec une vidéo. On ne cherche pas à percer, on cherche à avoir une... communauté solide et fidèle qui nous attend et qui est intéressée. Et donc, qui va partager, comme je disais, enregistrer, commenter et être intéressée. Donc, les vues et le nombre d'abonnés, il en faut. C'est normal, mais c'est un sprint par marathon. Ça doit se construire doucement et c'est là qu'au fil du temps, on va avoir de plus en plus de vues. On veut de la qualité, concrètement.
- Speaker #0
C'est pour ça qu'en fait, finalement, aujourd'hui, on voit émerger des mini ou des macro-influenceurs qui n'ont pas forcément au revoir des communautés de plusieurs millions de followers, mais qui, en revanche, sur une vidéo, par exemple, qui va être vue 3 000 fois, il va y avoir 400 commentaires, 600 likes, etc. Donc, de l'interaction. Et c'est ça qui va aujourd'hui intéresser les marques. En fait, c'est un petit peu ça que tu nous dis.
- Speaker #1
C'est vraiment ça, en fait. C'est super important. Et c'est un sujet où moi, je suis très, très impliquée parce qu'en fait, j'en peux plus d'entendre « Oui, ma vidéo, elle a fait 1 000 vues, mais... » C'est comme quand on me demande « t'as combien de followers sur TikTok ? » Je dis un nombre, mais dès que tu dis pas, on est habitués aussi. On est un peu habitués. C'est-à-dire que les chaînes YouTube avec des millions de followers, les chaînes TikTok ont des comptes Insta énormes. On a l'habitude de voir tous ces gros chiffres et on a l'impression que c'est la norme. C'est pas du tout, c'est pas la norme en fait. C'est juste des cas isolés et tant mieux pour eux. C'est génial, mais déjà c'est une grosse pression aussi, il faut le savoir. Donc, vraiment, les vues, on s'en fiche juste. Et on peut, je vais peut-être m'égarer, mais juste poster, commencer, analyser, faites les choses, regardez ce qui se passe, ajustez. Et voilà, quoi. Mais regardez l'engagement. Qu'est-ce qui crée de l'engagement ?
- Speaker #0
C'est parfait parce que tu nous fais une transition à tout trouver vers la question que je voulais te poser ensuite. Donc, quels sont les conseils, même si tu as commencé en fait à y répondre, que tu donnerais à quelqu'un qui va... commencer, qui va débuter sur les réseaux en 2026 ?
- Speaker #1
Le plus important avant qu'on parle, c'est poster, en fait. Juste poster. Attendez pas que ce soit parfait. Comparer pas. Juste poster. Poster quelque chose. Parce qu'en fait, si vous voulez savoir ce qui fonctionne ou pas et ce qui marche et analyser, dans trois mois, si vous avez posté deux publications, vous saurez pas quoi. Donc, en fait, juste ne cherchez pas la perfection. Il y en a peut-être des réseaux qui sont plus exigeants que d'autres, mais ne cherchez surtout pas la perfection. Ne vous en préoccupez pas, juste postez. Ça, c'est la première chose, je la répète sans arrêt. Moi, qui fais mes vidéos, là, je parle de mon contenu perso, j'essaye de ne pas trop me poser de questions. Et comme quoi, parfois, je me pose des questions, je dis « vas-y, je lâche l'affaire, je le poste » . Et en fait, il y a des réactions, je ne m'y attendais pas du tout. Et je m'étais dit « ah, il y a ça, mais les gens ne voient pas, en fait. » Nous, on a la tête dedans, donc il faut juste poster. Et bien sûr, avant de poster, on va réfléchir à quelques trucs. On va réfléchir à sa cible. Tu voulais dire ?
- Speaker #0
En fait, ce que je veux dire, c'est que surtout qu'aujourd'hui, nous, on ne s'adresse pas à des influenceurs, mais on va plutôt s'intéresser à des gens qui ont un business. Et donc, du coup, quand tu vas poster des contenus autour de ton business, qui compte finalement, c'est plus ton expertise qu'avoir une vidéo qui soit aussi bien montée que celle de Squeezie ou Tibo Inchev. Ce n'est pas le sujet.
- Speaker #1
C'est exactement ça. Donc, on va aller déjà choisir sa cible pour l'entreprise, etc. À qui on va s'adresser ? Parce que s'adresser à tout le monde, c'est s'adresser à personne. Donc, on va y réfléchir. à qui on s'adresse, comment on s'y adresse. Les réseaux, on en a parlé tout à l'heure, si vous devez gérer votre entreprise et les réseaux sociaux, vous embarquez pas sur tout. Choisissez un réseau que vous connaissez peut-être un petit peu. Il y a du sens. Et qui va avoir du sens, qui va peut-être toujours, peut-être une reco, mais c'est peut-être toujours pas mal d'avoir quand même une page, quelque chose LinkedIn. Je pense que d'avoir, même si LinkedIn va, les pages pro, c'est quand même pas pareil. Ou alors son profil perso LinkedIn. Voilà, je pense que c'est toujours bien d'avoir quelque chose au cas où, pour l'Europe. LinkedIn,
- Speaker #0
c'est vraiment le réseau roi du personal branding.
- Speaker #1
Ouais, voilà.
- Speaker #0
Quand tu as un business ou d'ailleurs, de toute façon, la plateforme pousse davantage pages personnelles que les pages d'entreprise. Je gère des pages d'entreprise et en réalité, une page d'entreprise qui est régulièrement alimentée, qui a des contenus propres et cohérents et qui sait à qui elle parle, ça peut quand même convertir. Je vois quand j'ai des résultats et ne serait-ce que ça donne une image propre de l'entreprise,
- Speaker #1
cohérente.
- Speaker #0
Et ça, c'est hyper important.
- Speaker #1
C'est toujours quelque chose. On va checker et publier régulièrement. Je vais juste reparler sur le choix des réseaux. En fait, il faut visualiser quelque chose. Il faut visualiser une grande toile. Il faut penser à, on va le citer, Google, parce que franchement, tout le monde utilise Google, mais on peut parler de moteur de recherche. Et visualiser ces petits points qui font que, lorsque vous allez être actif, vous permettez à Internet de vous identifier. Et ce qui fait que quand on va vous rechercher sur Internet, de manière générale, pas forcément sur les réseaux, c'est ce qui va permettre à Google de vous faire remonter, au-delà du référencement. SEO, c'est des petits bouts par-ci par-là qui va donner une raison à Internet de dire, ah, en fait, lui, il fait ça, ici, et voilà. Donc, j'ai dit, j'ai parlé de trouver sa cible, de choisir un réseau, vraiment, si c'est trop compliqué, il ne faut pas s'embêter, il faut prendre un réseau, et la régularité. Vraiment, même si vous ne pouvez pas publier tous les jours, ce n'est pas grave. Il ne faut pas s'auto-flageller pour ça. On se fixe un rythme, il faut être régulier, c'est important. On se fixe un rythme, on se dit pendant trois mois, je publie deux fois par semaine ça. Je fais mon planning à l'avance. On va parler de ça aussi, mais c'est bien d'avoir un planning. Et bien entendu, parce que ça va faciliter les publications par la suite. Ça n'empêche pas de faire du one shot de temps en temps. Mais surtout, il faut être régulier, créer un rendez-vous. Voilà, on va avoir l'habitude de vous voir, on va s'habituer à vous. Donc, c'est ultra important.
- Speaker #0
Est-ce que tu dirais que les horaires auxquels on va publier, c'est important ?
- Speaker #1
Je sais que TikTok, non, pas du tout. TikTok va vraiment juste montrer la vidéo à des gens, à une cible si elle est bien identifiée, et ça va rouler. Insta, j'ai envie de vous dire que moi, je vais me caler encore une fois sur ma façon de consommer. À quel moment j'ouvre Insta ? Pourquoi ? Je dirais qu'Instagram a peut-être aujourd'hui plus... plus enclin à favoriser certaines heures de publication. Et en vrai, c'est une question, je crois que c'est la question à un million d'euros. Je trouve que c'est très difficile d'y répondre.
- Speaker #0
À moins de travailler, peut-être d'avoir une réponse claire. Mais je pense quand même que le truc le plus logique, en tout cas, puisqu'une fois de plus, on ne cherche pas à faire du buzz, on ne cherche pas à percer, on cherche juste à mettre en avant des offres, des produits, des services. Je me posais la même question que toi, à quelle heure je regarde tel ou tel réseau ? Je sais que, par exemple, sur LinkedIn, une des pages que je vais gérer, je sais que les gens vont avoir tendance à le regarder le matin, donc je poste très tôt. A contrario, sur d'autres comptes que je vais gérer, sur Insta, je vais poster plutôt en fin de journée. Sur TikTok, je vois que les gens scrollent beaucoup la nuit parce que j'ai l'impression que TikTok, c'est le réseau que tu scrolles quand tu ne veux pas dormir. Donc bref, je vais plus me caler sur des comportements humains qu'en réalité sur essayer de déchiffrer un algorithme où je n'ai pas tous les éléments. Et donc, en fait, c'est impossible de savoir. Et justement, en parlant un peu des contenus, d'après toi, c'est quoi les types de contenus qui sont les plus simples à mettre en place quand tu veux démarrer, que tu n'as pas trop d'équipe, pas trop de budget, si tu n'es pas forcément hyper à l'aise devant la caméra ? Quel type de contenu tu conseilles pour une personne qui a envie de partager un petit peu autour de son métier, son expertise, ses connaissances ?
- Speaker #1
Alors, il y a déjà l'aspect encore, est-ce que vous avez envie de montrer votre visage ou pas ? Est-ce que vous avez été à l'aise devant une caméra ?
- Speaker #0
Pour un entrepreneur, quand même, ne pas se montrer, c'est toujours un truc qui me choque un peu. Mais je comprends, je vois ce que tu veux dire.
- Speaker #1
Si c'est OK pour vous, la meilleure chose, ça va être de s'adresser à son public directement. Et si possible, déjà, en termes de montage ou autre, au début, ça peut être très simple. Il y a Canva qui fait... Canva, je ne sais jamais comment on le dit. Tu veux qu'on le dise ? Je ne sais pas non plus.
- Speaker #0
Ça dépend des gens.
- Speaker #1
Moi, je dis Canva. Canva peut permettre de monter mes cap-cut. Moi, j'aime bien le cap-cut, du coup. Et encore, même sur le téléphone maintenant, Asta, ils ont fait un système pour se filmer.
- Speaker #0
Dites.
- Speaker #1
Oui, ils essayent. En tout cas, ils essayent de rattraper
- Speaker #0
CapCut. Ça ressemble vachement à CapCut quand même. Mais il y a un peu moins d'options aujourd'hui.
- Speaker #1
Voilà. Comme on s'adresse à des personnes, comme tu dis, des personnes qui veulent se lancer, autant avoir des choses simples sous les doigts. Donc si déjà vous êtes à l'aise avec une caméra et que vous avez envie de vous exprimer sur les réseaux sociaux, en fait, la première chose à faire, c'est de parler. Genre, vous prenez, vous parlez. Et si vous pouvez, ça sera un contenu très, très simple. Préparez toujours en amont ce que vous avez envie de dire, mais soyez toujours spontanés, parce qu'aujourd'hui, c'est ce que les gens cherchent. Personifier une marque et être très spontané et naturel, c'est le plus important. Si c'est trop compliqué pour vous, en effet, faire des carousels sur Canva, en ayant bien réfléchi. C'est poster du texte qui va être bien écrit, un visuel simple avec des idées fortes.
- Speaker #0
Et on évite peut-être le chat GPT pour faire le carousel.
- Speaker #1
Oh là, chat GPT. Les gens dans le chat GPT, mais s'il vous plaît, les posts LinkedIn, merci. On les voit tous les tirer. Vous savez qu'on sait que quand c'est le chat GPT qui écrit quelque chose...
- Speaker #0
LinkedIn, c'est vraiment un réseau sur lequel je passe énormément d'heures, que j'aime beaucoup et que je connais vraiment très bien. Et l'IA, à un moment donné, a complètement pourri le réseau. Ça pourrait être le sujet d'un épisode à part entière où, effectivement, juste, mais une virgule. On a tiré mais une virgule, déjà. Et puis, il y a eu le problème des emojis, puis des pages qui reviennent toujours. Mais LinkedIn, ça a été le meilleur du pire au niveau de ce qui se faisait avec l'IA. Et un autre truc terrible que je trouve, parenthèse sur LinkedIn, c'est les trends qui sont mal adaptés et qui sont des trends d'influenceurs et qui essayent d'être mis de façon très maladroite sur des business, comme par exemple quand il y a eu Bref. Bref, viens voir ma journée de comptable. Et c'est malaisant. C'est malaisant, voilà. et...
- Speaker #1
Il faut avoir des bons conseils.
- Speaker #0
C'est pour ça qu'en fait, c'est important quand même à un moment donné, même si c'est toi, même si tu fais tes contenus, tu entends d'avoir le recul d'un professionnel, de quelqu'un qui va t'expliquer, qui va te dire en termes d'image, faire ça, en fait, tu vas te ridiculiser. Donc, il ne faut pas le faire. Et ça, c'est quand même, c'est un point important. Et justement, en parlant d'erreur, si tu devais citer trois à cinq choses que tu aurais aimé savoir quand tu as débuté, notamment dans la création de contenus. des petites astuces pour éviter les grands pièges dans lesquels on tombe tous, etc. Qu'est-ce que tu pourrais conseiller pour éviter les erreurs du débutant ?
- Speaker #1
Alors, il faut suivre les statistiques, il faut s'en détacher. Donc, la première chose que je dirais, c'est que les résultats prennent du temps. Donc, ne soyez pas à l'affût des statistiques dès qu'un poste est sorti. Totez, suivez, faites un point dans trois mois. Ce n'est pas parce qu'un poste ne va rien faire à ce moment-là qu'il ne sera jamais utile. Au contraire, déjà, il sera sorti. Je reviens à la phrase récurrente, poster, poster, poster, parce que vous faites du contenu, Internet vous identifie. Et du coup, quand quelqu'un arrive sur votre page, il y a du contenu, vous avez fait quelque chose. OK, elle fait 2 likes et 200 vues, ce n'est pas grand-chose. Mais en fait, quand quelqu'un va venir la voir plus tard, peut-être un futur client, il aura de la matière. Donc, peu importe, ça a été posté. On attend 3 mois, 6 mois, on regarde tous les contenus. et les résultats prennent du temps. C'est un sprint, pas un marathon. Ne soyez pas surexcités sur les KPI.
- Speaker #0
C'est un marathon, pas un sprint, c'est ça que tu voulais dire.
- Speaker #1
C'est pas un sprint, c'est un marathon.
- Speaker #0
C'est vrai qu'au moment où on enregistre ce podcast, il est un peu tard et on a tous les deux une grosse journée. Donc voilà. Mais non, non, mais en tout cas, ton conseil est très judicieux. Toi, tu dirais que globalement, quel que soit le réseau, ce que toi, tu mettrais en avant, c'est juste attend. Effectivement, tu remplis ta base de données. Donc quelqu'un qui va te découvrir, il aura plein de choses. à regarder d'un coup, donc c'est positif, t'envoies un bon signal à l'algorithme, tout simplement parce qu'il voit que t'es récurrent, et ça, on sait que c'est très très important, au-delà de tous les autres conseils qu'on dit, etc. Il vaut mieux poster deux fois par semaine, mais toutes les semaines, plutôt que de faire une fois, sept rien du tout, etc. Parce que ça renvoie des mauvais signaux à l'algorithme, qui ne prend pas finalement au sérieux, voilà, un truc qui m'a interpellé, quelqu'un qui disait, bah voilà, si tu poses qu'une fois par semaine... sur les réseaux, tes contenus, ils peuvent quand même finir par gagner vraiment en visibilité, etc. C'est juste que ça va être plus long pour l'algorithme de te repérer. Est-ce que tu penses que ça, c'est...
- Speaker #1
Oui, c'est vrai. Parce que, encore une fois, dans la surconsommation, de manière générale, les réseaux sociaux veulent qu'on reste sur la plateforme. Donc évidemment, en plus, toi, si tu postes plus souvent, il va être très content que ton contenu fonctionne. ou non, je mets des guillemets encore une fois, parce que tout est relatif dans le fait qu'on parle de fonctionner. Donc, ça va être un petit peu plus long. Par contre, encore une fois, ce sera quelque chose de construit, de stable. Et là, on pourra s'attacher au résultat. Et surtout, il ne faut pas s'épuiser.
- Speaker #0
Parce qu'en fait, si tu te mets à un rythme trop rapide, tu ne vas pas tenir. Et du coup, tu vas arrêter de publier. Alors que si tu te fixes un par semaine et que tu tiens la cadence, et surtout, tu vas prendre des bonnes habitudes, tu vas réussir à comprendre comment on fait du contenu, quelles sont les idées que tu peux avoir. Et de toute façon, j'appelle tout ça toujours le muscle de la créativité. C'est un muscle qu'il faut travailler. C'est vraiment très important. Et on n'a jamais d'idées pour créer. Et c'est en commençant à essayer de créer qu'on va réussir à trouver et en se mettant les mains dedans. Donc... En publiant de temps en temps, mais enfin une fois par semaine, tu, encore une fois, fais un marathon. Donc, OK, les réseaux seront peut-être moins sympas, mais au moins, toi, tu vas construire quelque chose de plus solide et que tu pourras analyser dans le temps et tu vas prendre des bonnes habitudes.
- Speaker #1
Ça, c'est ton deuxième super conseil, finalement, dans les erreurs à éviter. Dans les erreurs à éviter, voilà. Donc, on commence, si je résume, par poster, parce que c'est finalement la première erreur, c'est de ne pas poster. Après, il faut analyser sur le temps un petit peu, voir les contenus qui performent, qui ne performent pas. Forcément, tout de suite, de se laisser le temps. C'est que tu peux quand même observer après, parmi tous les contenus que tu as postés, voir. Ah bah tiens, celui-là, c'est marrant, il a fait 500 alors que celui-là, il a fait 100. Et donc te dire, ah bah en fait, quel est l'élément qui a poussé ? Donc voilà, avoir toujours cet aspect analytique. Et enfin, le troisième conseil, de poster régulièrement, mais à un rythme qui te convient pour ne pas t'épuiser. Et tout d'un coup, arrêter de poster, ce qui là serait vraiment un... Aussi mauvais pour les gens qui vont suivre tes contenus que pour l'algorithme. Et justement, encore une fois, tu nous as fait une magnifique transition sur la partie suivante que je voulais aborder, à savoir l'organisation, l'outil, et puis tu te dis bien qu'on va parler un petit peu d'IA. Comment on s'organise concrètement aujourd'hui pour créer du contenu régulièrement sans que ça devienne chronophage, anglosène et tout ce qui va avec ? Est-ce que toi, tu es plutôt à faire des plannings, à faire du batching ? ou justement ce que tu disais... Dans ta réponse précédente, tu as juste dit non, en fait, moi, je vais juste avoir un rythme réaliste que je sais que je vais pouvoir maintenir pour tout simplement ne pas m'épuiser. Derrière mes contenus, ils vont quand même être qualitatifs.
- Speaker #0
Première chose, tu viens de le dire, rythme réaliste. Autre chose, le batching, il faut réfléchir à ses contenus, prendre un temps. Une fois que vous avez structuré vos idées, que vous savez comment vous allez les mettre en place, si vous devez vous filmer, essayez de préparer 10, 15 vidéos. Alors ça dépend si vous faites du gros montage de contenu ou quoi, mais on va prendre des TPE classiques qui ne sont pas spécialisés dans l'audiovisuel. Faites à l'avance vos postes au moins 10-15 si vous pouvez, parce que du coup ça va vous permettre d'avoir l'esprit léger. Vous allez poster, vous ne vous préoccupez plus de ça et vous retravaillez après votre planning édito pour le prochain moment, vous allez faire votre batching. Et du coup, c'est comme quand on se travaille de manière générale pour n'importe où. On ne va pas se mettre à faire 50 tâches à la fois, etc. Donc, vous pouvez faire des post-one-shot. On dit que c'est possible, mais le mieux, c'est d'avoir tout préparé à l'avance, comme ça, vous êtes sereins.
- Speaker #1
Les post-one-shot, souvent, c'est pour rebondir sur l'actu. Par exemple, il n'y a pas longtemps, je ne l'avais pas prévu du tout dans mon contenu, mais il y a eu le truc de la SNCF qui parlait du fait qu'ils voulaient interdire des enfants dans leur train. Là, direct, j'ai sauté sur l'occasion, j'ai fait une vidéo. Donc, ça, c'est des contenus qui sont... pas prévues qui viennent s'insérer mais c'est important d'avoir des contenus de fond sur les sujets autour de sa niche, de son thème, etc.
- Speaker #0
Tout à fait.
- Speaker #1
On parle donc pas mal de strates mais maintenant, je sais que l'autre point vraiment très important c'est le côté analytique. C'est quoi d'après toi les KPIs, donc les indicateurs qui sont vraiment utiles à suivre quand tu es une TPE ou une PME par rapport à tes réseaux ?
- Speaker #0
En fonction des objectifs parce que ce n'est pas que essayer de vendre les réseaux sociaux. Aujourd'hui, il y a des... Il y a juste des comptes sur les réseaux sociaux pour le storytelling, être plus proche de sa communauté et créer quelque chose de solide. Mais si l'objectif, c'est de vendre des prestats ou quelque chose, déjà, on va s'intéresser au nombre de clics sur la bio. Est-ce que les gens passent le cap d'aller checker votre site Internet et d'acheter ? Donc, on va surveiller le nombre de clics sur la bio. Au niveau des statistiques, comme on en a parlé tout à l'heure, ça va être le nombre de partages, le nombre d'enregistrements, le nombre de commentaires et enfin le nombre de likes. C'est aujourd'hui pour les algorithmes ce que j'en ai compris, parce qu'encore une fois, on a compris que c'était un petit poisson qui nous glissait entre les doigts. C'est ce qu'ils ont l'air d'aimer, c'est le nombre de partages, le nombre d'enregistrements et ensuite commentaires et likes dans ce sens-là. On va surveiller cette partie-là et on va surveiller le nombre de clips sur la bio. Est-ce que ça marche ? Est-ce que vous avez de la transformation ? Est-ce que ces clics se transforment en leads ou pas ?
- Speaker #1
avec des petits outils, par exemple, comme Bitly, qui permettent de suivre le nombre de personnes qui ont cliqué sur un lien. Finalement, la magie des réseaux sociaux, comme tout ce qui est digital, c'est d'être capable d'extraire énormément de data, de données. Et aujourd'hui, on ne fait plus du mass market. On fait justement un marketing très ciblé, où on essaie juste de s'adresser aux personnes qui correspondent le plus. L'idée, c'est quand même de voir comment ils vont se comporter dans le tunnel de vente et est-ce qu'on arrive ou pas. ou pas à les convertir, c'est plus l'intérêt des réseaux.
- Speaker #0
Parce que les gens, souvent, ne suivent pas. Il faut vraiment suivre, comme tu dis, avec des outils. C'est très important. On ne va pas au petit bonheur à la chance, regarder ce que ça donne, dire « Ah oui, ça… » Non, non, suivre, regarder, et le nombre de clics avec des outils, c'est important.
- Speaker #1
L'idée, c'est de rappeler aux entrepreneurs, aux personnes qui ont des business et qui sont sur les réseaux, qu'en fait, ils ne font pas du contenu plaisir. Donc... Un terme que j'adore, c'est les vanity metrics, c'est-à-dire les likes, les machins, etc. En fait, on s'en fout complètement. Ce qui va compter quand tu es sur les réseaux pour finalement faire de la notoriété ou vendre, c'est de voir si ta strat, elle fonctionne. Toutes ces statistiques-là, ça peut t'amener à des réflexions et à des évolutions de ton produit, de ton business, de te présenter. C'est la magie du truc. Et puisqu'on parle outils, justement, c'est quoi un petit peu les outils que toi, tu... Tu conseillerais ou justement tu ne conseillerais pas par rapport au réseau ? Est-ce que tu conseilles des planificateurs comme Swallow, Tweet, Huffer, Enva pour la création visuelle ?
- Speaker #0
Alors, pour tout ce qui va être création visuelle, ça va être Canva. Je trouve que c'est très bien. Pour le montage, j'aime beaucoup CapCut. Vraiment, c'est la révolution CapCut tellement ça peut aller plus vite. Ils proposent même des montages. Attention, attention à ne pas être has-been avec ça, mais ils proposent même des montages. Je vous file une des vidéos, il fait un truc qui peut être cool. Encore une fois, c'est comme les vidéos brefs de la compta sur LinkedIn. Attention, il faut doser et faire attention à ce qu'on publie avec ça. Par contre, ça peut vraiment dépanner. Tu n'utilises aucun outil. J'aime sa créance. J'aime que les tableaux. Je suis obsédée par les tableaux. Je veux parler d'un autre outil que j'ai utilisé avec mon entreprise à l'époque, qui coûtait assez cher, qui était français, qui permettait de programmer les publications. Je pense que c'est utile quand tu es… C'est Swelo, je pense. Sur Swelo, oui. Quand tu as une énorme structure, c'est nécessaire. Mais je pense que quand on a une petite structure, vraiment, mets ça, prépare, mets ça dans tes brouillons et poste quand tu peux. Parce qu'il faut s'économiser. Si c'est sûr que tu veux publier dimanche et que tu déconnectes bien, etc., parce que tu as analysé que le dimanche, ça marchait mieux, etc. Bref, peut-être qu'il te faut un outil. Et encore, je crois que maintenant, on peut programmer sur Instagram.
- Speaker #1
Oui, sur les planificateurs, que ce soit OutSuite, Swallow, Buffer, etc. c'est un c'est intéressant quand tu vas vouloir faire ce qu'on appelle du publipostage, donc poster en même temps sur plusieurs réseaux, donc là tu vas t'économiser du temps, tu vas pouvoir paramétrer certaines choses, même s'il y a des limites. Après moi, j'utilise pas mal les outils, on va dire un peu natifs de chaque plateforme, par exemple Meta pour Facebook et Instagram, TikTok Studio pour TikTok. Ça fonctionne bien, tu peux programmer tes posts, et du coup ça te permet quand même d'avoir une certaine liberté, tu vas retrouver des tableaux. Mais c'est vrai que quand tu vas publier beaucoup de posts pour beaucoup de réseaux, etc. Surtout, bon, après, mais là, on parlerait de gens qui sont professionnels aussi, etc. Mais en fait, quand tu es juste en train de gérer ton business, déjà, si tu as bien écouté cet épisode, tu dois avoir retenu que tu vas utiliser un à deux réseaux. Donc, a priori, le planificateur, ce n'est pas une priorité. Maintenant, par contre, Trello, si tu as un petit peu de budget, je trouve que c'est super bien parce que tu peux faire pas mal de tableaux pour t'organiser et notamment pour te dire voilà, tu peux organiser pour... un tableau LinkedIn, un tableau Instagram. C'est deux réseaux très différents, mais qui se complètent vachement bien dans la façon de travailler l'un avec l'autre. Donc, tu vas pouvoir avoir tes deux tableaux et puis tu te fais un autre tableau avec les idées de contenu et un autre petit tableau avec les contenus que tu prévois de faire. Tu peux utiliser Notion aussi. Mais c'est plus, en fait, finalement, de l'organisation. Et pareil, pour l'analyse, les outils des réseaux eux-mêmes sont très souvent...
- Speaker #0
De plus en plus, plus précis, ils cachent moins les chiffres, ils sont généreux.
- Speaker #1
Et j'ai une dernière question qui, là, est une question finalement plus philosophique. C'est un petit peu de savoir, toi, en tant que professionnel, puisque tu es 100% sur les réseaux, c'est ton expertise de communicante. Comment tu vois un petit peu évoluer les métiers de social media manager, community manager, content creator, et l'usage des réseaux sociaux finalement dans les prochaines années ? C'est encore une fois une question double. Je suis désolé, je t'ai posé beaucoup de questions piège pendant cet épisode, mais tu t'en sors bien.
- Speaker #0
Moi, ce que je pourrais attendre dans l'évolution, c'est de personnifier les interventions des personnes sur les réseaux sociaux en termes de TPE. On était dans une tendance extrême, il y avait beaucoup de contenu, travailler, machin, et en fait, ça a beaucoup gavé les utilisateurs et les utilisatrices. Ces personnes, même si elles viennent voir des comptes de TPE, elles sont habituées à consommer des... certaines choses. Donc, elles veulent encore plus d'authenticité. Elles seront même plus indulgentes avec des choses moins carrées, comme on disait tout à l'heure. Donc, moi, je vois le métier comme toujours plus de stratégie, quoi qu'il arrive, s'adapter, regarder comment ça fonctionne, etc. Mais beaucoup de relationnel, plus de transparence, plus d'authenticité, moins d'automatisation, enfin, toujours du naturel, plus de positionnement, plus de finesse. C'est comme ça que je l'attends. On veut du contenu authentique. Pour moi, c'est vers ça qu'on va. Je pense à LinkedIn et ses posts, parfois à rallonge, où on se disait, mais en fait, c'est possible de voir ça. Et bien, c'est sur Insta, par exemple, on a envie de voir vos grains de folie, même quand vous êtes une TPE. Quelque chose d'authentique, d'où vous venez, qu'est-ce que vous faites dans votre quotidien, mais pas poster, encore une fois, des trucs léchés. On a envie de voir de l'authenticité.
- Speaker #1
Finalement, en fait, Ce qui compte, c'est que la personne qui va gérer la création des contenus et la strat, qu'elle arrive finalement à traduire le mieux l'authenticité avec transparence du business, de l'entreprise, etc. Et c'est ça qu'on veut voir. D'ailleurs, je te rejoins pleinement parce que sur les réseaux maintenant, les contenus les plus authentiques sont ceux qui, aujourd'hui, forment le plus ce que les gens ont envie de voir. Aude, un immense merci à toi d'avoir pris vraiment tout ce temps pour partager avec nous une partie, parce que je pense qu'il y a encore... Trop de sujets sur lesquels on pourrait aller. Ce sera peut-être l'occasion de faire un second épisode, d'avoir partagé avec nous tes connaissances et tes très précieux conseils. Petit moment, petit instant promo. Où est-ce qu'on peut te retrouver pour celles et ceux qui souhaitent te suivre ?
- Speaker #0
Nulle part. J'ai mon compte LinkedIn, je n'ai jamais rien publié, donc c'est terrible. Après, c'est très personnel. Je fais des live Twitch, des live TikTok et j'ai une communauté Discord. Donc, si vous voulez, j'ai un blast, c'est Aude Basics, mais ça ne vous intéressera pas en tant que TPE ou alors si vous êtes…
- Speaker #1
Je cherche du contenu authentique et du coup, je pense que c'est très authentique sur tes réseaux.
- Speaker #0
Oui, alors ça, pour le coup, il n'y a pas à dire. Si vous aimez les jeux vidéo, je suis sur TikTok et je parle de jeux comme Hollow Knight. Voilà, je ne parle pas de stratégie.
- Speaker #1
Si Aude, pour conclure, on peut dire que les réseaux sociaux, ils ne vont pas récompenser ceux qui, quelque part, aujourd'hui, en font le plus. mais ceux qui font les choses avec du sens, une vraie intention et puis une bonne compréhension de leur audience. Les réseaux sociaux aujourd'hui, ce n'est ni une mode ni une contrainte, c'est un véritable levier. Mais à condition de faire quand même un petit peu un effort pour comprendre comment ça fonctionne et de les utiliser toujours avec la bonne intention et surtout d'y aller pas à pas. Si cet épisode peut vous aider vraiment à retenir une chose, c'est que les réseaux sociaux ne sont pas un objectif en soi, mais un outil qui est là au service de votre stratégie, de votre message. et de votre personnalité. Tu viens d'écouter Market Staff, le podcast qui donne du chien à ton marketing. Si cet épisode t'a boosté, donne-lui un coup de pouce, 5 étoiles et un partage, c'est ce qui aide le plus le podcast à se faire connaître. Pour ne rien rater, rejoins-moi sur LinkedIn, Insta ou TikTok. On se capte dans deux semaines, même jour, même heure, pour faire décoller ton business.