- Speaker #0
Allez, on passe à la rubrique Un Pas de Côté. Un Pas de Côté, c'est une partie du podcast qui sort un peu du cadre. On quitte les stratégies marketing, les micros bien calibrés et on va utiliser peut-être les terrains du détour, des instants inattendus et des questions qu'on ne pense pas toujours, mais qui en disent long. Si ton smartphone, il pouvait te parler, tu dirais quoi aujourd'hui ?
- Speaker #1
Je passe trop de temps dessus et trop de temps sur les réseaux sociaux. J'ai un petit bouton avec une croix et puis les réseaux sociaux disparaissent au fur et à mesure de mon téléphone. Véridique D'accord
- Speaker #0
Tu les effaces au fur et à mesure ? Tu effaces les applications ?
- Speaker #1
Je les ai tous parce que c'est mon travail Mais je les efface régulièrement Pour les remettre quand j'en ai besoin Mais effectivement j'ai une petite aversion De plus en plus aux algorithmes Des réseaux sociaux Qui ne sont pas forcément très sains A titre personnel mais je pense un peu plus largement Que mon périmètre Tu penses qu'on va tous finir par bosser dans le BTP Avec l'IA ? Non Aucunement. Non, pour moi, je trouve que c'est un accélérateur de notre travail. Je le vois plus comme des super-héros de notre métier. Alors effectivement, ça va remplacer des tâches, des jobs qui n'ont peut-être pas vocation à rester dans l'écosystème dans lequel on travaille. Mais c'est plutôt des outils d'accélération pour faire moins de fautes d'orthographe, corriger les fautes, ça nous aide à mieux formuler. à mieux écrire, à peut-être mieux s'exprimer, à peut-être mieux communiquer entre mains, tout simplement en posant des questions psychologiques. Des fois, on a de super réponses. Je l'ai testé personnellement, je trouve ça assez génial. À un point de vue développeur, avoir des outils d'accélération de production de code, parce qu'en fait, du code, ça reste des choses formalisées, très standards, et que parfois, d'avoir un assistant qui est amené pour aider à coder, ça permet d'aller plus vite. Pour moi, c'est un accélérateur. effectivement peut-être des personnes qui vont se sentir mis de côté et effectivement c'est ces personnes qu'il faut accompagner à évoluer, à changer mais en vrai pour moi c'est que des outils d'accélération comme il y en a eu par le passé, que ce soit des moteurs de recherche l'internet tout simplement donc c'est plutôt une occasion d'apprendre une nouvelle chose un nouvel outil et de l'utiliser à bon escient avec forcément des risques des collatéraux qui peuvent arriver mais ça c'est notre bienveillance d'humain de faire en sorte que ça se passe bien Mais en vrai, je suis vraiment assez enthousiaste à l'idée d'utiliser ces outils-là dans mon travail de tous les jours, parce que je sais que ça a une vraie aide à faire un travail de meilleure qualité. Super.
- Speaker #0
Moi, je vois ça comme des mignons. En fait, c'est une version un petit peu mignonne de la chose, mais j'ai plein d'outils. J'utilise plein de trucs. Je vois ça comme des mignons, un petit armé de mignons, qui me permet de m'augmenter moi-même. Voilà, c'est un récit qui me plaît. Et j'ai décidé de prendre ce récit-là au niveau des IA. si tu n'avais pas bossé dans le marketing digital tu ferais quoi aujourd'hui ?
- Speaker #1
alors je pense que je serais j'aurais mon magasin ma boutique et je serais directeur de magasin mais magasin c'est le type pourquoi d'ailleurs ? alors physique parce que c'est une des origines familiales dans le sens où j'ai grandi dans un magasin donc ça me parle tout à fait comme expérience je trouve que l'expérience 7.30. comment dire responsable d'une boutique et d'un point de vente c'est assez grisant c'est très énergivore en vécu vu c'est ce que ça signifie par contre c'est super intéressant parce qu'il ya une vraie relation à l'humain on pense dans l'ia on dit il ya moins d'humains mais une réalité tous les tous les acteurs du marché vous diront ça que ce qu'ont des magasins c'est qu'on revient de l'automatisation par exemple les caisses automatiques on en met de moins en a mis beaucoup coûte, tu en en mets de moins en moins. Pourquoi ? Parce qu'en fait, quand on va dans un point de vente, quand on va à la rencontre physique, on se rend compte que l'humain est très important et que d'avoir une caisse, d'avoir une rencontre avec une aide à la décision pour acheter un produit, c'est ce qui fait la différence. Et l'humain était clé, en fait, dans la prise de décision, dans l'interaction. Et pour moi, ça serait quelque chose que je ferais si je n'étais pas dans le digital parce que ça me passionne aujourd'hui et parce que je trouve que pour moi, c'est au cœur de ce qu'on doit plus valoriser dans notre travail. Notre interaction aujourd'hui, c'est une échange humain même si vous êtes un interprète. d'écran mais je trouve que c'est important et donc pour c'est pour ça que si j'étais pas dans le digital serait dans ce type d'environnement là pour avoir ce lien avec les clients mes collaborateurs mon cas de travail il serait un magasin quoi idéalement si je pouvais m'amuser ça serait dans l'été dans l'âge pas dans j'avais bien réuni Ausha parce que j'ai habité aux états unis mais un magasin de technologie en toujours mais pas forcément des ordinateurs on a un peu tout, Wiki, tout ça. Même si... ça a peut-être un petit peu moins en vogue que ce que c'était il y a quelques années. Ça me plairait de vendre ce genre de produit. Même s'il devait faire un choix business, je n'investirais pas dans ce genre de magasin aujourd'hui. Parce que ce n'est pas forcément le canal le plus en vogue. Mais j'avoue que la chose me plairait beaucoup.
- Speaker #0
Quel moment de ta carrière t'as le plus transformé en tant que personne ?
- Speaker #1
C'est une bonne question. J'ai eu beaucoup d'étapes clés. Mais je ne dirais pas que c'est tant un moment de ma carrière, c'est un moment de choix de vie où j'ai choisi de m'exiler, de partir, de quitter mon cocon. J'ai décidé à 17 ans de partir aux Etats-Unis. Et ça, ça a changé ma vie, clairement. Pour deux raisons. La première, c'est que, un, enfermé dans mon cadre, je n'étais pas forcément très à l'aise, mais il y avait quelque chose qui me dénotait.
- Speaker #0
Tu étais mineur encore.
- Speaker #1
Oui, je suis parti aux États-Unis faire une année de césure, puis découvrir autre chose, apprendre l'anglais, c'était mon premier objectif.
- Speaker #0
C'était l'année d'école ou c'était vraiment une année à l'échec ?
- Speaker #1
J'étais en high school, le fameux concept de l'high school à l'américaine, mais ça m'a permis de me découvrir dans un autre cadre, sortir du cadre, et ça m'a permis de me construire en tant que... personne individuelle indépendamment de tout le cadre et familial éducationnel culturel en lequel j'étais donc ça m'a permis de vraiment de construire presque pas de zéro mais de reconstruire une partie de moi que j'avais pas forcément exploré ce que je sortis complètement du cadre et si je devais recommander à n'importe qui que soit jeune moins jeune qu'est ce qu'on peut faire dans une année de césure dans le moment où on a plus de travail où on a tout simplement un break c'est de partir partir un an une année au moins une année pour faire une expérience, soit seule ou à plusieurs, mais s'exiler. Ça permet d'ouvrir les yeux sur plein de choses, d'apprendre aussi à se débrouiller par soi-même dans un cadre qui n'est pas le sien, et de se rendre compte qu'en fait, déjà, il y a plein de choses qui paraissent difficiles, mais qui ne le sont pas quand on est en dehors du cadre. Et puis, ça ouvre les chakras, ou pas les chakras, mais en tout cas, ça ouvre sa capacité à s'adapter, à voir d'autres choses. Et ça, moi, ça m'a créé une base de confiance, déjà, de confiance en moi, et surtout ça m'a de montrer que si on est ouvert, on découvre qu'il y a tellement de beauté dans le monde et tellement de choses magnifiques à explorer et que même dans les endroits le plus reculés du monde, il y a des choses fabuleuses à faire. Et je dis ça parce que j'habitais au fin fond des États-Unis, dans un petit village, enfin bref, sans dire des gros mots, mais c'était vraiment perdu de nulle part. Et puis j'ai découvert qu'avec pas grand-chose, on peut vraiment s'éclater et faire quelque chose qui paraît simple, quelque chose d'extraordinaire. Et ça, ça m'a mis une fondation pour dire, voilà, en fait, dans le monde, il y a énormément de richesses. Et l'autre fois, je disais en rigolant, quel serait mon super pouvoir de marketeur ? Ce serait de pouvoir me téléporter. Et pas parce que je veux aller dans des endroits un peu improbables. C'est que j'ai envie d'explorer le monde et pouvoir me téléporter, et pouvoir être un matin à Nairobi, un autre coup à Sao Paulo, et l'autre coup au Japon, par exemple. Ça me fascinerait parce que je pourrais... explorer en fait tous les marchés tels qu'ils sont en vrai dans leur environnement vraiment intégrés pour avoir les différents codes et les différentes manières de fonctionner c'est ça qui m'intéresse dans le marketing c'est de comprendre comment chaque marché chaque audience fonctionne et de pouvoir me téléporter y aller concrètement c'est un super outil de travail et ce sera bien plus puissant que l'IA ou autre même si la réponse qu'on m'a donné c'est que la réponse technologique à ça c'est le metaverse et c'est pas faux
- Speaker #0
Je te rejoins en tout cas pour la... Je vais même conseiller. Moi, je suis parti à Londres un an, un peu en mode, un peu comme toi. Vraiment, il fallait que je souffle, etc. Et ça m'a redonné confiance en moi. Ça a été vraiment, vraiment salvateur. Voilà, je vais avoir une vingtaine d'années. Donc faites-le, si vous pouvez. En tout cas, c'est vraiment... Il n'y a que du positif. On va passer à une autre question. Quelle compétence totalement inutile tu maîtrises à la perfection ?
- Speaker #1
Inutile ? Je ne sais pas. C'est marrant comme question. Qu'est-ce qui est inutile ? Je pourrais te le savoir parfaitement. Je ne sais pas si c'est inutile. Je réfléchis dans le truc qu'on pourrait dire inutile dans le travail, mais j'aime bien créer des événements pour réunir les gens, mais de manière très simple, toute simplicité. C'est pour un repas, ou voilà. Je ne sais pas, ce n'est pas utile dans le travail, mais c'est utile à titre personnel.
- Speaker #0
C'est ce rapport à l'humain, je pense que tu as.
- Speaker #1
C'est ça, c'est ce côté très humain qui me plaît. Mais ouais, tu es bien. C'est vraiment la portion.
- Speaker #0
Allez, on passe aux spécialités suisses. C'est quoi que tu préfères dans la culture suisse professionnelle ?
- Speaker #1
L'esprit de collaboration commune et le respect milieu. C'est-à-dire qu'on va toujours chercher à construire avec son partenaire professionnellement. que ce soit un prestataire ou un collaborateur, on peut ne pas être d'accord, on va échanger son point de vue, mais à la fin on va toujours chercher un compromis et la manière même d'avancer. et on ne cherche pas forcément le conflit, on cherche la co-construction. Et ça, c'est vraiment une qualité culturelle qui est spécifique à la Suisse, la capacité d'échanger, de se confronter, de confronter des idées, puis de sortir avec une idée de compromis, de co-construction. Et ça, c'est vraiment top. Et en vécu d'autres cultures, c'est un constat que je retrouve tous les jours dans les collaborations.
- Speaker #0
J'adhère à ce côté, je pense que c'est une extension de la neutralité suisse. Mais quand même, il y a une sorte de recherche de consensus qui est quand même appréciable, assez souvent. Moi, j'ai bossé avec des Américains, j'ai trouvé ça dur, par exemple. Voilà, on peut s'y faire, mais c'est bien.
- Speaker #1
Plus masculin, plus directif peut-être. Dans la culture française aussi, les enfants sont plus agressifs. Plus directs. Plus agressifs et peut-être parfois, il y a la culture aussi du...
- Speaker #0
d'être méchant pour être méchant ou de la mauvaise foi parfois on se retrouve moins en culture un truc typiquement suisse que t'as totalement adopté hormis la conduit moitié-moitié parce que ça c'est facilement mais voilà mais
- Speaker #1
justement cette partie-là du compromis je pense que c'est je pense que j'avais déjà ça avant mais c'est totalement ma manière de fonctionner c'est pour ça que je me suis assez à l'aise avec ça mais bon la fondue mathématique bien sûr,
- Speaker #0
pas de discussion allez d'accord allez on passe on passe je suis d'accord