- Speaker #0
Avez-vous déjà ressenti cette sensation plutôt satisfaisante, une fois la réponse automatique de vos mails activés, de quitter le bureau pour une bonne semaine de vacances en vous disant « c'est bon, je vais vraiment pouvoir déconnecter sans recevoir d'email quotidien » . Des vacances dignes de ce nom, ce sont des vacances où l'on profite, où l'on déconnecte vraiment. Ou plutôt, on déconnecte vraiment du bureau pour se reconnecter à soi de diverses manières. Aujourd'hui, nous allons apprendre à transformer votre transat en véritable poste de pilotage pour votre carrière. J'ai le plaisir de recevoir Clémence Rouvier, coach certifié, philosophe et co-auteur du nouveau livre qui va accompagner vos bagages, mon cahier de vacances d'autocoaching, 7 étapes pour booster ma vie pro. Dans cet épisode, nous allons explorer comment faire un break efficace sans pour autant être en pause avec soi-même. Nous allons parler de concepts concrets et parfois surprenants. Pourquoi l'écologie personnelle est le socle de toute réussite, comment tracer votre courbe. courbe de satisfaction pour débusquer les schémas qui vous freinent, le secret de l'ikigai pour aligner ce que vous aimez avec ce que le monde attend de vous, et même de comment manger le crapaud dès le matin pour arrêter de procrastiner votre propre bonheur. Que vous soyez au bord de l'eau ou simplement en quête d'un nouveau souffle pour la rentrée, cet entretien va vous donner les clés pour reprendre les rênes de votre vie professionnelle. Installez-vous confortablement, on commence tout de suite. Mais avant d'accueillir Clémence comme il se doit, jingle et... Bienvenue sur Marc Employeur, le podcast qui t'accompagne dans ta vie professionnelle. À travers chaque épisode, tu découvriras plein de conseils pour trouver ta voie et t'épanouir dans ton travail. Je suis Guillaume Coudert et je suis très content de te retrouver pour ce nouvel épisode. Bonjour Clémence.
- Speaker #1
Bonjour Guillaume.
- Speaker #0
Je suis très content de t'accueillir aujourd'hui sur ce nouvel épisode de podcast pour parler d'un sujet qui est la sortie de ton nouveau bouquin co-écrit avec... Claude Destet. Et c'est plus qu'un bouquin, en fait, c'est un cahier de vacances d'auto-coaching. J'ai trouvé le format hyper intéressant, mon cahier de vacances d'auto-coaching, 7 étapes pour booster ma vie pro. Est-ce que tu peux nous parler un peu de ce bouquin ? D'où vous est venue l'idée, justement, avec Claude, de sortir cet ouvrage ? On peut qualifier ça comme ça ?
- Speaker #1
En fait, c'est venu vraiment de nos conversations de coach. Toutes les deux, on est coach expérimenté. On a Je dirais qu'on a bourlingué dans notre vie pro, elle en RH et moi dans des secteurs un peu plus variés, plutôt de recherche universitaire, mais toutes les deux, on avait à cœur de transmettre quelque chose de notre métier qui soit à la fois extrêmement profond et en même temps extrêmement digeste, extrêmement léger. Il nous est tout de suite venu l'idée du cahier de vacances parce qu'on s'est souvenu de nous enfants, en fait, devant nos cahiers. Ça nous faisait un peu râler, mais on les faisait, ces cahiers. Et on trouvait ça plutôt sympa, finalement, à la fin. On avait révisé notre année, on avait anticipé la rentrée. Les parents nous faisaient faire ça pour ça. Et on s'est dit, il y a quelque chose de ça aussi dans le coaching. Finalement, on relit son parcours et on pose des jalons pour la suite. Et là, c'est pareil. On s'est dit, on va faire un cahier pour adultes, version adulte, avec la même légèreté, le même… plaisir, un peu ludique, un peu sympa et en même temps très sérieux, c'est-à-dire qu'on va vraiment relire son vécu professionnel, on va vraiment anticiper pour un projet pro efficace et voilà, et on s'est dit, c'est quelque chose qui n'existe pas sur le marché et qui manque, et donc on s'est lancé et ça a été un vrai plaisir, c'est une vraie conversation toutes les deux.
- Speaker #0
Je dois dire qu'il est très sympa ce qu'a été de vacances, c'est un peu notre petite Madeleine de Proust à tous, c'est-à-dire qu'on... On se remémore notre enfance à travers ça. Alors moi, je t'avoue, quand j'étais petit, je n'étais pas forcément le plus assidu sur mon cahier de vacances. Je préférais aller jouer avec les copains. Mais voilà, je trouve le format très ludique aussi. Et il commence d'ailleurs ce cahier de vacances par une phrase que je trouve qui m'a un peu alerté. C'est « Vous êtes en vacances, oui, mais pas en pause avec vous-même » . Ça, c'est un petit peu le point d'alerte. Et avec une recommandation qui est la réponse automatique de mail avant de commencer. Est-ce que tu peux nous parler de ça ? de tout ça, est-ce que c'est important justement de se mettre vraiment en pause pour réaliser ce cahier de vacances d'autocoaching ?
- Speaker #1
Les vacances, c'est justement le meilleur moment pour s'occuper de soi. On a fermé sa boîte mail, on a mis sa petite notification de vacances et d'ailleurs, dans vacances, on entend « vacants » . On est libre. On est libre de sa fonction. Et le dossier qu'on emporte avec soi, ce n'est pas ses mails, mais c'est soi-même. On va pouvoir prendre du recul. prendre le temps, celui qu'on n'a jamais dans le quotidien parce qu'on est quand même harcelé de médias, de communication, de rendez-vous. On n'a pas le temps. Et pendant les vacances, c'est la parenthèse où on peut prendre un moment pour soi, pour se reculer et pour se poser les bonnes questions, pour faire le point. Et c'est ça qui est très très fort, je pense, dans cette notion de vacances, c'est qu'on va réfléchir sans pression.
- Speaker #0
Oui, en fait, notre dossier, c'est nous-mêmes. J'aime bien cette idée. On s'emporte soi-même en vacances, on n'emporte pas les dossiers du boulot. Et d'ailleurs, à la page 20, bien petit jeu qui est proposé, que je trouve assez sympa. C'est un petit jeu de définition. C'est quelque chose d'assez ludique où, en gros, tu proposes des phrases et l'idée, c'est de trouver le mot qui définit bien cette phrase. Il y a vraiment ce côté ludique, c'est-à-dire qu'en gros, penser vie professionnelle, penser carrière, booster sa vie pro, ce n'est pas forcément une contrainte. Ça peut être abordé de manière assez plaisante au final.
- Speaker #1
Mais oui, c'est tout l'enjeu. C'est qu'on imagine souvent le coaching comme quelque chose d'assez difficile parce qu'on a l'impression que la personne avec qui on va parler va nous juger par exemple, ce qui n'est absolument pas vrai, un coach est neutre et il n'est pas du tout là pour juger, mais c'est l'impression que quelqu'un qui va se faire accompagner peut avoir. Et là, c'est tout le contraire, là il est face à lui-même, il est en miroir, il est en tête-à-tête avec lui-même. Et ce tête-à-tête, plutôt que d'y voir quelque chose de... d'une introspection mortelle, pas très drôle, comme on peut avoir en tête les confessions de Rousseau qui étaient vraiment d'un ennui terrible. Et là, pas du tout, c'est l'inverse. Il va pouvoir se regarder soi-même tout en ayant ce petit pas de côté de l'humour et du jeu qui va aussi l'aider à avancer.
- Speaker #0
Oui. Alors il y a cette partie justement d'ausculter ses racines, ça c'est en étape 1, l'écologie personnelle, c'est la manière dont vous matérialisez ce sujet-là, l'écologie personnelle, j'ai trouvé d'ailleurs la notion assez intéressante, d'ausculter ses racines, ses relations, son lieu de vie, sa spiritualité potentiellement, sa religion éventuellement. Et à la page 6 justement, il y a une question choc qui est « qui pompe mon énergie et qui la régénère ? » Je trouvais ça assez intéressant, est-ce que tu peux nous parler de ça ? Est-ce que c'est important vraiment d'identifier qui pompe notre énergie et ce qui la régénère ?
- Speaker #1
L'énergie, c'est notre moteur. L'énergie, c'est ce qui nous donne l'élan vital. C'est ce qui fait qu'une journée va être à la fois efficace, à la fois accomplie et donc heureuse pour nous. Et donc, si l'énergie est en péril, eh bien, toute notre action est en péril. Et donc, c'est vraiment très important d'aller regarder, d'oser regarder qui est autour de soi. me donne de l'énergie, qui m'en pompe et qui va même jusqu'à me vampiriser mon énergie. On le sait, on a tous eu des coups de fil beaucoup trop longs avec des collègues, avec des amis, c'est une forme de captation d'énergie par exemple. Après, il faut apprendre à dire non, etc. Mais il faut aussi repérer avant d'avoir des stratégies pour protéger son énergie. Il faut, parce qu'il va falloir la nourrir, on va aussi d'abord repérer qui est peut-être toxique, comme on dit aujourd'hui dans le jargon du coaching.
- Speaker #0
Oui. Alors, il y a aussi cet exercice que je trouvais assez cool à faire, celui de dessiner sa courbe de satisfaction professionnelle. Alors, comment on s'y prend pour dessiner sa courbe de satisfaction professionnelle ? Avec une échelle de 1 à 10, d'ailleurs. C'est ce qui est proposé dans le bouquin, enfin, le cahier de vacances, puisque c'est plutôt un cahier de vacances qu'un bouquin, du coup.
- Speaker #1
Oui. Alors, très intéressant, cette idée de courbe de satisfaction. Parce que souvent, quand on relit son histoire personnelle, on le fait de manière narrative, on se raconte, ce qui est vraiment bien. Mais si on veut être un peu plus objectif, le mettre sous forme de courbe, qui va permettre de visualiser les échecs, les ruptures de trajectoire, les réussites aussi, ça va en fait donner une vision tout à fait… 3D, si je pourrais m'exprimer ainsi, de ce qui... Oui, c'est ça en fait.
- Speaker #0
Ça matérialise en fait, ça concrétise un peu le truc.
- Speaker #1
Ça matérialise de ce qui a pu s'effectuer et souvent, on se rend compte qu'il y a des répétitions. Et ces répétitions, la personne qu'on accompagne est souvent dans le déni de ces répétitions parce qu'elle y voit souvent des raisons extérieures, exogènes. C'était l'environnement qui n'était pas bon, c'était moins de plus 1 qui était vraiment difficile. Enfin... On peut multiplier les raisons, et en réalité quand on voit le répétitif, alors on peut face à soi-même se dire « ah oui, alors moi aussi j'ai ma part » .
- Speaker #0
On a une part de responsabilité, en fait, dans un schéma qui se répète, en fait, du coup, pas forcément que lié à l'autre, mais potentiellement à nous, du coup. Exactement, c'est ça l'idée.
- Speaker #1
C'est très intéressant de ce point de vue-là. Et on repère des choses qu'on n'aurait pas vues si on n'avait pas été aussi précis dans la mise à plat de ce qui nous est arrivé.
- Speaker #0
Et à partir de combien de fois, je ne sais pas si on peut le dire, mais à partir de combien de fois, lorsque le schéma se répète, on peut se dire qu'on a une vraie part de responsabilité ? Parce que bon... Une fois, on n'a pas de chance. Une deuxième fois, potentiellement, on n'a encore pas de chance. Mais peut-être qu'au bout de la troisième ou de la quatrième fois, c'est que là, on a vraiment une vraie part de responsabilité.
- Speaker #1
Oui, tu as répondu, Guillaume. C'est exactement ça. Le chiffre 3 n'est pas un chiffre symbolique au hasard. C'est un chiffre 3 qui montre que la parole, elle s'entend au bout de la troisième fois. Et de la même manière, la répétition dont on est responsable, on va s'en rendre compte au bout de la troisième fois.
- Speaker #0
D'accord, il faut l'accepter quand même. Il faut accepter qu'on ait une part de responsabilité. Tu vois, moi, j'ai des amis, par exemple, qui reproduisent systématiquement les mêmes schémas, mais beaucoup plus que trois fois, quatre, cinq, six fois, voire plus. Et au final, on vient toujours à dire que c'est de la faute de l'autre. En tout cas, que l'autre est en responsabilité et il refuse de s'introspecter. En même temps, ce n'est pas forcément évident. Et c'est ce que je trouve sympa, justement, dans le format cahier de vacances, c'est plutôt d'engager une introspection un peu lourde, quelque chose qui n'est pas forcément accessible à tous, parce qu'on a... on est en vacances, on n'a pas forcément envie de se prendre la tête. En gros, là, le côté cahier de vacances, il a cet apport un peu ludique. On ne gâche pas nos vacances. Au contraire, on prend du temps pour soi, mais positivement. J'ai trouvé l'approche plutôt sympa. Il y a cet outil aussi que je trouve pas mal. J'en avais parlé d'ailleurs dans un article qui s'appelle l'Ikigai. Donc, cet outil japonais. Est-ce que tu peux nous en parler un petit peu plus, Clémence ? Je crois que nos auditeurs, nos auditrices le connaissent peut-être déjà, mais pour les personnes qui ne connaîtraient pas l'Ikigai, je pense que c'est intéressant d'en parler.
- Speaker #1
Ah oui, alors l'ikigai, c'est un magnifique outil, magnifique outil d'accompagnement. L'ikigai, ça a été pensé par un psychologue qui s'appelle Akihiro Azegawa, et qui est un Japonais qui a regardé comment les habitants d'une des îles du Japon vivaient ce qu'on appelle les îles du bonheur. Souvent, dans les régimes, c'est pareil, pour les régimes de nutrition, etc., on se rend compte que dans ces îles reculées, Il y a un microclimat, une manière de se nourrir, une manière de vivre qui fait que les gens vivent centenaires. Et à Okinawa, c'est exactement le cas.
- Speaker #0
C'est la ville d'Okinawa.
- Speaker #1
Voilà, mais Okinawa, c'est un chapelet. C'est un chapelet d'îles, c'est très, très grand, etc. Et c'est vrai qu'il y a quelque chose d'un paradis perdu à Okinawa. Et dans ce paradis perdu, ce philosophe, psychologue, a repéré cette simplicité qu'avaient les habitants. dans leur connaissance d'eux-mêmes. C'est-à-dire qu'ils savent quelle est leur mission de vie. Ils savent pourquoi ils sont heureux. Ils savent quel est le sel de leur existence. Et du coup, le matin, quand ils se réveillent, ils ont une forme d'énergie décuplée puisqu'elle va être liée à cette mission qui leur est extrêmement profonde, qui est propre à chacun. Et donc, l'ikigai, c'est d'aller partir à la recherche de ce sel de la vie qui est le nôtre, et qui est extrêmement unique pour chacun de nous. Et l'originalité de ce travail, c'est qu'il reprend le croisement de quatre points d'appui sur lesquels on va effectuer notre enquête vis-à-vis de nous-mêmes. D'abord, le premier point, c'est tout ce qu'on aime, nos passions. Qu'est-ce qui habite nos passions ? Elles ne sont pas que dans la vie professionnelle, elles sont aussi dans la vie perso, dans la vie intime. C'est quoi notre passion ? Elles sont plusieurs. Qu'est-ce qu'on a aimé comme film ? Qu'est-ce qu'on a aimé comme bouquin ? Qu'est-ce qui nous fait vibrer ? Etc. Les passions. Le deuxième point d'appui, c'est tout ce qui a trait à nos compétences, à nos talents. Au fond, pourquoi est-ce que je suis douée ? Qu'est-ce que je sais faire ? Et qu'est-ce qui fait de moi... quelqu'un qui a de l'expérience, au sens qu'il y a quelque chose qui fonctionne, tout simplement. Alors là, la sphère professionnelle est utile, mais pas seulement. On peut être très bon bricoleur, par exemple. On peut avoir un talent de bricolo formidable. On peut être... Non mais, voilà, on a du faire. Un bon cuisinier. Merci Guillaume pour cet exemple. Un bon cuisinier. Et puis, le troisième appui, c'est au fond qu'est-ce qui va faire que je vais être reconnu dans la société ? Qu'est-ce qui va faire que je vais être payée ? Pourquoi est-ce qu'on me reconnaît et pourquoi est-ce qu'on me paye ? Et donc en fait, là, on pourrait à ce moment-là écrire une série de professions qui pourraient convenir. Pas seulement celles qu'on habite aujourd'hui, celles qu'on exerce, mais d'autres. Finalement, je pourrais tout à fait être payée, par exemple, pour être photographe. Si j'étais passionnée de photographie, je donne un exemple. Et puis, le quatrième point d'appui, sans doute le plus important, c'est… À mes yeux, de quoi est-ce que le monde a besoin ? Et là, c'est très intéressant parce que les gens qu'on accompagne, à ce moment-là, ils nous sortent leur tripe, c'est-à-dire au fond, ce qui les nourrit de l'intérieur. Alors ça peut être plein de choses, c'est très différent, et c'est très intéressant d'ailleurs la variété des réponses qu'on peut avoir, mais qui sont toujours extrêmement profondes. On sait bien aujourd'hui par exemple, la paix peut revenir en premier item. mais pas que, l'éducation, la transmission, l'émancipation. Il y a tellement de choses qui peuvent nous soulever, nous faire nous lever, nous faire résister, comme disent d'autres. Et ça, j'aime beaucoup cette image. C'est-à-dire que c'est vraiment nos lieux de résistance personnelle. Et si on croise ces quatre points d'appui, alors bien sûr, on donne toutes les clés dans le cahier pour les croiser avec les bonnes questions. Et si on les croise, on va pouvoir trouver le fil rouge du tout. de tout ce qui fait notre univers et arriver à trouver notre ikigai.
- Speaker #0
En plus, c'est bien parce que c'est bien schématisé dans le cahier de vacances, avec les fameuses sphères, ces quatre sphères qui composent notre ikigai, ce fameux concept japonais. Il y a un autre concept qui est abordé dans ce cahier de vacances, qui est le syndrome de l'imposteur. Le livre révèle que 62% des managers en souffrent de ce syndrome de l'imposteur. Et là, vous conseillez, à la page 76 exactement, de se demander pourquoi votre entreprise vous a choisi pour ce poste. Est-ce que c'est là justement le début de la guérison de se poser cette question ?
- Speaker #1
Mais oui, parce que le plus souvent, le syndrome de l'imposteur est lié à une déficience de l'estime de soi. C'est comme si on avait oublié qu'on était capable. C'est comme si on avait oublié de s'aimer soi-même. C'est comme si on avait oublié qu'on était reconnu par ses collègues. Et même par... par son boss. Et d'une certaine manière, le fait même de poser cette question permet à celui qui en souffre de retrouver de l'estime. Mais oui, j'ai été pris dans cette boîte parce qu'en fait, voilà ma valeur ajoutée. Mais oui, voilà ce que j'apporte au quotidien dans mon job. Mais oui, voilà ce que je peux vivre sereinement et en étant tout à fait conscient de mes talents sans orgueil. Avec une forme de sincérité vis-à-vis de soi-même et que souvent on oublie et que souvent trop de femmes oublient.
- Speaker #0
Ah oui, plus les femmes que les hommes, justement, dans tes sessions de coaching, c'est ce que tu identifies ?
- Speaker #1
Oui, c'est très, très largement beaucoup plus féminin que masculin.
- Speaker #0
Ah oui, d'accord. OK. Et comment on fait justement pour travailler là-dessus ? Est-ce que c'est un travail qui est plutôt long ? Est-ce qu'il y a des techniques justement pour évoluer sur cette confiance en soi ?
- Speaker #1
Oui.
- Speaker #0
La fait de travailler sur sa légitimité ? Oui,
- Speaker #1
il y a beaucoup de techniques. Peut-être la première et la plus importante, c'est justement cette relecture qui est présente dans les chapitres qui précèdent. C'est cette relecture qui va permettre d'aller trouver des points d'appui extrêmement solides sur ce qui nous forme, ce qui nous forge, ce qui nous a donné... la vie que nous avons aujourd'hui. Et en retrouvant des points d'appui solides, on retrouve de l'estime de soi. D'où l'importance de l'enracinement. Et souvent, la vie professionnelle est parfois vécue comme une forme de bocal étanche. Et en réalité, plus on va faire le lien avec sa vie personnelle, plus on va être solide.
- Speaker #0
Et vous faites le lien d'ailleurs avec les blocages psychologiques, toutes ces injonctions comme le « sois parfait » , « fais plaisir » , etc. Toutes ces injonctions qu'on a pu connaître depuis notre plus tendre enfance à titre personnel, à titre privé, elles ont un impact sur notre sphère professionnelle forcément. On n'a pas une vie personnelle et une vie professionnelle de l'autre côté, bien scindées l'une et l'autre. En fait, on a une vie complète et les deux vont avoir un impact l'une sur l'autre. C'est un peu ça l'idée.
- Speaker #1
C'est ça l'idée. On est une personne unifiée et donc on a des émotions. Nos émotions, elles sont notre part la plus intime, notre boussole. Et d'une certaine manière, elles nous aident, que ce soit dans notre vie perso ou dans notre vie pro. Et penser que la vie pro serait un lieu où on serait totalement romain. Comme un robot, une sorte de robot émotionnel. C'est marrant avec Lya de dire ça aujourd'hui. Oui, exactement. Je pensais à ça justement. Oui, oui. Il y a quelque chose, il y a un fantasme de ça. Il y a un fantasme de ça. Or, c'est un fantasme très mal placé parce qu'au contraire, c'est plus je vais me connaître moi-même, plus je vais m'auto-évaluer, plus je vais être conscient de mes émotions et savoir les accueillir, les gérer. Plus je vais être efficient professionnellement, parce que plus je serai dans la relation juste avec les autres.
- Speaker #0
il y a une image que j'ai trouvée assez rigolote aussi c'est celle de manger le crapaud le matin le matin il faut vraiment se confronter à ce qu'il y a de plus dur est-ce que c'est important justement de commencer la journée par ce qui est le plus difficile pour après évoluer vers des choses un peu plus sympas ça
- Speaker #1
me fait rire Guillaume parce que je pense à Gourou et je pense au bain de glace de Matt le film Gourou c'est cette idée derrière Merci. C'est cette idée, je mange mon crapaud et comme ça, le reste me paraîtra évident. Bon, ce n'est pas tout à fait ça. L'idée, là, manger le crapaud, c'est un vieux tips de coach. C'est vraiment une des choses, vraiment le conseil le plus, je dirais, le plus basique et en même temps le plus important. Parce que c'est toujours une question d'énergie. Quand on démarre, l'énergie, d'abord, on a posé l'intention de sa journée. Et quand on a une intention pour une journée, on va avoir une énergie appliquée à l'action. Et notre première action sera booster d'énergie. Si on mange le crapaud le matin, le crapaud va nous paraître extrêmement simple, extrêmement accessible, extrêmement facile. Si on le garde pour 19h, 18h30, 20h avant de partir, là, on est mort. Parce que là, il va devenir...
- Speaker #0
C'est plus compliqué,
- Speaker #1
mais... C'est la face nord de l'Himalaya. ça doit... Alors, c'est intéressant parce que le temps est relatif au psychologique. Et donc, le crapaud le matin, c'est vraiment un bon truc. Et le deuxième truc que je pourrais ajouter, c'est aussi, pense dans ta journée à faire des actions à valeur ajoutée et hiérarchise-les. Quelle est l'action à plus grande valeur ajoutée de ta journée ? Eh bien, priorise et commence aussi par celle-ci.
- Speaker #0
Ok, voilà. En tout cas, c'est hyper inspirant tout ça. Il y a énormément de concepts inspirants. alors Les personnes qui achèteront le bouquin pourront découvrir la boîte à outils KISS, donc K-I-S-S, Keep, Improve, Stop, Start. Donc, il y a plein, plein de choses autour de ça. Et il y a quand même un sujet, peut-être pour la fin de notre échange aujourd'hui, sur lequel j'aimerais revenir, celui du réseau. Le réseau, c'est quelque chose qui fait peur. Et toi, tu le présentes comme un peu la carte magique, la carte magique du réseau. Envisager justement peut-être sa vie professionnelle comme un jeu de cartes avec des jokers, des cartes à jouer, etc. La carte magique, c'est vraiment de... développer son réseau. Justement, est-ce que tu peux nous parler un petit peu de ça ? En quoi le réseau, c'est quelque chose qui peut être intéressant à développer sans paraître quémandeur, par exemple, sans se dire, je ne réussis pas par moi-même parce que j'ai été aidé par mon réseau.
- Speaker #1
Ah non, mais le réseau, c'est the cart. C'est, comment dire, c'est vraiment le lieu de l'échange. C'est le lieu de l'apprentissage. C'est le lieu de la passion. C'est-à-dire qu'avoir un réseau, souvent on me dit « mais moi, je n'ai pas de réseau » . C'est totalement faux. On a tous un réseau. On a absolument tous un réseau. Parce qu'on a tous des proches, on a tous des connaissances et on a tous des réseaux sociaux. On a tous un réseau. Alors maintenant, à nous de le cultiver. Et ce qui est intéressant, c'est la manière dont on va prendre en compte les personnes de ce réseau et comment on va entretenir avec elles. Eh bien, en fond, des relations qui vont être un véritable trésor à la fois pour nous, qui allons chercher des relais, des pistes, peut-être aussi de la recommandation, mais qui en même temps va nourrir la personne que l'on rencontre. Et souvent, on minimise l'apport que l'on peut avoir nous dans cet échange. On pense que quand on va voir quelqu'un pour être recommandé ou pour trouver des pistes, on pense qu'en fait il va prendre de son temps. Tout de suite, on se met dans une situation, lui est le grand perdant et nous sommes le grand gagnant, mais ne le faites pas du tout. C'est win-win, lui aussi. Il a besoin de ces échanges, il a besoin de ces communications. Et c'est ce qui fait la richesse d'une vie professionnelle. Aujourd'hui, j'ai été très frappée, j'ai vu sur LinkedIn quelqu'un qui annonçait le décès de son mari et qui voulait en faire part sur LinkedIn pour que tout son réseau soit au courant. Et j'ai regardé tous les commentaires, il y en avait un nombre impressionnant. Et tous ces hommes et ces femmes remerciaient la relation qu'ils avaient pu avoir avec lui. Et on était vraiment dans le réseau au sens le plus propre du terme. Et on était dans un hommage, un hommage de réseau. J'ai trouvé ça très profond.
- Speaker #0
Il y a une sorte de réciprocité dans le réseau, sauf à développer son réseau uniquement à des fins personnelles. Mais si on y va avec la meilleure des intentions, à savoir obtenir des informations, rester en veille, etc. et partager à son tour, effectivement, le réseau est d'une puissance colossale. Donc, hyper intéressant que tu parles de LinkedIn. D'ailleurs, moi, c'est clair que je crois fort au potentiel de cette plateforme pour développer sa vie professionnelle. Ce n'est pas le sujet du podcast d'aujourd'hui, mais clairement, toujours intéressant d'investir ce réseau-là. l'Ingénium. On a tous un réseau, comme tu le disais. Alors, si on n'a pas de réseau physique, on peut s'en développer un de manière virtuelle sur des plateformes comme LinkedIn, comme tu viens de le dire. Est-ce que tu as un petit mot de la fin à nous partager, Clémence, et aussi nous dire où est-ce qu'on peut se procurer l'ouvrage ? Parce que c'est quand même le plus important.
- Speaker #1
Alors, je vais commencer par le plus important. On se le procure sur lulu.com. Lulu.com, oui. Voilà, il est en version digitale, ce qui vous permet de l'emmener sur votre tablette, de l'emmener sur le... téléphone et peut-être aussi de le partager, pourquoi pas on est assez généreux avec Claude et puis je voudrais aussi rendre hommage à Claude dans cette conclusion pour dire qu'on a toutes les deux eu beaucoup de plaisir, qu'elle est très orientée, concrète, action réseau stratégie pro et moi je suis comme on l'a entendu plutôt orientée trajectoire intérieure, transformation intérieure posture d'identité. Et on a été extrêmement complémentaires et on voudrait rappeler à tout le monde que les vacances passent, mais la rentrée, elle arrive toujours. Et que la vraie question, c'est au fond, est-ce que vous choisissez la suite ou est-ce que vous la subissez ? Et avec ce cahier, profitez de vos vacances pour vous offrir un moment de recul, un moment de clarté et nous, on aura rempli notre mission de coach.
- Speaker #0
J'aime beaucoup cette conclusion. Merci beaucoup Clémence, c'est hyper inspirant. Et d'ailleurs, oui, on salue Claude avec qui enregistrera justement notre prochain épisode de podcast sur son autre bouquin, S'entraîner à l'entretien de recrutement. Donc là, il y aura encore pas mal de ressources. En tout cas, voilà, super intéressant. Ce cahier de vacances, vraiment à mettre entre toutes les mains. Hyper pratique, accessible, puisque forcément, c'est du digital, donc sur tablette, sur smartphone. Alors, on est bien outillé pour les vacances. Un grand merci Clémence.
- Speaker #1
Merci Guillaume, merci beaucoup.
- Speaker #0
À bientôt.
- Speaker #1
À bientôt. Oui.
- Speaker #0
Marc Employeur, c'est fini pour aujourd'hui. Merci d'avoir écouté cet épisode, j'espère évidemment qu'il t'a plu. Si tel est le cas, n'hésite pas à t'abonner pour ne pas louper le prochain. A bientôt !