- Speaker #0
Aujourd'hui, on s'attaque à un sujet qui nous concerne tous, que l'on soit en poste, en transition ou tout juste diplômé. Comment décrocher le bon job, celui qui nous correspond vraiment ? Et pour répondre à cette question, j'ai le plaisir de recevoir une véritable référence en la matière, Hervé Baumelaar. Hervé, on le surnomme le pape du réseau. Après plus de 20 ans dans la communication, il est devenu un expert incontournable de la recherche d'emploi et de l'outplacement. Il a écrit de nombreux ouvrages de référence sur le sujet. Et aujourd'hui, il va nous livrer ses secrets les mieux gardés. Dans cet épisode, on va bousculer quelques idées reçues. On va notamment parler du marché caché. Hervé va nous expliquer pourquoi 80% des offres d'emploi ne sont jamais publiées et surtout comment y accéder. On va forcément aussi beaucoup parler de réseau avec le partage de la méthode exacte étape par étape pour construire et utiliser son réseau efficacement. Je vais aussi en profiter pour parler de trouver le bon job grâce aux chasseurs de tête. Comment fonctionne-t-il vraiment ? comment attirer leur attention. On fera aussi un petit détour sur l'utilisation idéale de LinkedIn pour trouver un job, pour enfin conclure sur un gros morceau, celui de l'intelligence artificielle et comment elle peut booster notre recherche d'emploi. Bref, un épisode dense, ultra concret et riche en conseils pratiques pour reprendre la main sur votre parcours professionnel. Sortez de quoi noter, c'est parti pour l'interview d'Hervé Beaumelard. Mais avant d'accueillir notre invité comme il se doit, jingle. Bienvenue sur Marc Employeur, le podcast qui t'accompagne dans ta vie professionnelle. A travers chaque épisode, tu découvriras plein de conseils pour trouver ta voie et t'épanouir dans ton travail. Je suis Guillaume Coudert et je suis très content de te retrouver pour ce nouvel épisode. Bonjour Alvé.
- Speaker #1
Bonjour Guillaume.
- Speaker #0
Je suis très content de t'accueillir sur ce nouvel épisode pour parler d'un sujet essentiel pour pas mal de candidats à être candidate, à savoir celui de trouver le bon job. Et trouver le bon job grâce à pas mal de choses, notamment grâce au réseau, grâce aux chasseurs de tête ou encore grâce à ChatGPT. Autant d'ouvrages sur lesquels tu as pu écrire pas mal de choses hyper intéressantes et dont on va parler aujourd'hui. Alors je crois savoir Hervé que toi tu as passé 22 ans dans la communication avant de devenir ce qu'on peut qualifier de pape du réseau. Et dans tes livres, tu dis que 80% des jobs sont sur le marché caché. Est-ce que tu peux nous parler de ça ?
- Speaker #1
En fait, qu'est-ce que c'est que le marché caché ? C'est tous les jobs qui ne sont pas apparents, donc pas apparents dans les job boards, pas apparents sur les sites des entreprises. Et c'est donc l'océan bleu par rapport à l'océan rouge, puisque l'océan rouge, c'est tous ces jobs où tout le monde se bat de façon sanglante. Prenons un... Un job qui est publié sur LinkedIn ou sur le cadre emploi, il va y avoir 300 ou 500 personnes qui vont répondre, qui vont envoyer leur CV. Donc là, on est dans l'océan rouge, il y a beaucoup de monde et très souvent, on n'a pas de réponse. L'entreprise ou le cabinet de recrutement ne répond pas. Le marché caché, donc, c'est ces jobs qui ne sont pas apparents et qu'on va trouver par deux manières différentes. Soit par chasseurs de tête, et là on parle de chasseurs de tête qui ont des postes cachés, c'est-à-dire qu'ils les gardent pour eux et eux vont essayer de trouver les bons candidats, mais ils ne publient pas. Et puis le deuxième vecteur pour trouver ces jobs cachés, justement, c'est le réseau. Et là, je pense qu'on va en parler pendant ce podcast.
- Speaker #0
C'est certain, puisque tu as deux vises, je crois que c'est networking or not working, justement en quoi le réseau c'est le meilleur moyen d'accéder à ces annonces cachées ?
- Speaker #1
Parce qu'en fait, pour accéder à ces annonces cachées, il faut rencontrer du monde et se rendre visible et lisible. Comment fonctionne le réseau ? Lorsqu'un opérationnel veut recruter, très souvent, il va aller voir la DRH, et s'il veut passer par les moyens traditionnels, La DRH va prendre un cabinet de recrutement ou publier une annonce, et ce sont des frais, ce sont des coûts. Une autre façon de recruter, c'est l'opérationnel qui en parle autour de lui. Et qu'est-ce qu'il va faire ? Il va dire, « Bon, Guillaume, on se connaît bien, je cherche un bon délateur financier pour ma boîte, est-ce que tu connais quelqu'un que tu pourrais me recommander ? » Et il va parler à Guillaume, il va parler à Hervé, il va parler à Paul, etc. Et in fine, grâce à ces... ces questions, grâce à ces demandes, évidemment, il va avoir des noms de candidats potentiels et il va les contacter directement. Et in fine, avec un peu de chance, il va trouver le bon candidat sans passer par un cabinet de recrutement ou sans passer même par la DRH. Donc moi, si je suis en recherche d'emploi, si je suis candidat... Mon objectif, c'est de me rendre visible et lisible dans l'écosystème qui est défini par mon projet. Je cherche un poste de directeur financier et par mes cibles, c'est-à-dire des entreprises dans lesquelles j'aimerais travailler, qui appartiennent évidemment à des secteurs que j'ai ciblés en amont. Donc si je cherche un poste de directeur financier dans l'industrie alimentaire et plutôt dans les produits laitiers, mon projet est très clair, c'est... directeur financier, c'est le job que je sais faire et que je vais faire dans la continuité. Et mes cibles, c'est Saventia, Bell, Danone, Lactalis, Sodial et ainsi de suite. Et donc, tout mon travail de réseau va consister à me rendre visible dans cet écosystème en rencontrant à la fois des gens que je connais, qui eux-mêmes vont faire rencontrer des gens que je ne connais pas. Et plus dans cet écosystème des gens sont au courant que je suis un très bon directeur financier et que je suis ouvert à de nouvelles opportunités, plus j'ai de chance pour qu'on donne mon nom à quelqu'un justement qui est en recherche d'un bon directeur financier.
- Speaker #0
Oui. Alors tu places beaucoup d'importance au fait d'apprendre le bon geste, de bien se préparer. Il y a quelques règles de base à adopter. Tu opposes aussi le réseau Salon de thé, un peu le bavardage sans but, à un échange, un entretien plutôt orienté résultat. Ça, ça m'intéressait d'en parler aussi.
- Speaker #1
Le réseau Salon de thé, c'est je rencontre quelqu'un, mais je n'ai pas d'objectif. Et on va parler de tout et de rien. Donc, du dernier match de l'UPSG, de la défaite de l'équipe de France de rugby, etc. Donc, ça va être très sympa, mais il ne va rien se passer. En revanche, si je veux... professionnalise ma démarche réseau et que je viens te rencontrer, on ne se connaît pas, donc je viens de la part de quelqu'un que tu connais, en qui tu as confiance, et donc grâce à cette recommandation, tu vas essayer de me recevoir. Si je viens de la part de personne, tu n'as aucune raison de me recevoir. Mais comme je viens de la part de quelqu'un en qui tu as confiance, tu acceptes de me recevoir, et tu acceptes d'autant plus de me recevoir. Si je te demande quelque chose que tu peux me donner, donc surtout pas un job, parce que là tu vas me dégager en touche, en disant non, non, recrute pas ou allez voir la DRH. Il faut justement donc des conseils ou ta vision de l'évolution du marché des produits laitiers, des informations sur le marché, etc.
- Speaker #0
Ok, donc il y a une sorte de réciprocité. Il faut absolument garder en tête que l'entretien doit y avoir une réciprocité, l'un apporte à l'autre et inversement. C'est un peu ça l'idée ?
- Speaker #1
Alors, il y a une réciprocité qui est là encore cachée. Pourquoi ? Parce que quand je viens te solliciter pour un entretien, puisque tu connais très bien le marché des produits laitiers, tu peux me donner à la fois des informations et des conseils pour attaquer ce marché. Il est évident que c'est toi au départ qui va me donner des choses. Mais pendant l'entretien, moi, je vais te donner quelque chose de très important, mais que tu ne connais pas au départ, qui est le plaisir de rendre service, le plaisir de te sentir utile. au moins une fois dans la journée. Le plaisir de parler de ton métier, de parler de ton secteur, un peu de parler de toi. Donc, au départ, je t'embête un peu parce que je te demande du temps et tu ne me connais pas, mais comme je viens de la part d'un ami commun ou d'une relation commune, tu acceptes de me recevoir. Et pendant l'entretien, tu vas y prendre du plaisir parce que justement, tu te sens utile, tu es valorisé, etc. Ça veut dire qu'à la fin de l'entretien, sauf si tu m'ouvres un poste dans ta boîte, et là, évidemment, ça m'intéresse, mais 9 fois sur 10, il n'y aura pas de job. Mais c'est à la fin de l'entretien, je vais te demander d'autres contacts pour continuer à me rendre visible et lisible dans l'écosystème défini par mon projet et par mes cibles.
- Speaker #0
Donc c'est quand même des techniques assez particulières, j'allais dire, il faut quand même bien se préparer, il ne faut pas être timide aussi, parce qu'il y a pas mal de gens qui ont peur de déranger comment est-ce qu'on vint cette... peur de déranger, je ne sais pas, ce n'est quand même pas facile lorsqu'on est candidat, qu'on est un peu timide et que le marché de l'emploi nous fait peur potentiellement.
- Speaker #1
Alors, le réseautage, le networking, c'est comme le vélo. Le vélo, c'est quoi ? C'est un objet bizarre. Imagine quelqu'un qui arrive d'une planète, on va dire un martien, et on lui dit tiens, voilà un vélo, c'est un objet pour aller plus vite. Et le martien, il prend le vélo, il le laisse tomber et le vélo tombe. Il dit, mais qu'est-ce que c'est que ce truc ? Ça ne peut pas marcher. Sauf que si on lui dit, maintenant tu montes sur le vélo. On va te pousser un petit peu au début, et puis ensuite tu pédales et tu verras, tu ne vas pas tomber. Il va trouver ça magique, parce que 1, il ne va pas tomber, et 2, il va aller plus vite. Le réseau, c'est la même chose. C'est-à-dire qu'au début, tous les candidats qu'on accompagne nous disent « Mais personne ne va accepter de me recevoir, surtout des gens qui ne me connaissent pas. » Et on leur dit « Essayez, on va vous donner des premiers contacts. Vous allez appeler M. un tel ou Mme un tel de la part de moi, Hervé Bommelin. » Et comme c'est mes anciens clients, comme c'est des gens qui me connaissent bien, ils vont vous recevoir. Et comme ça, vous commencez à pédaler dans le réseau et vous allez voir que c'est magique. Des gens que vous ne connaissez pas acceptent de vous recevoir simplement parce que vous avez, un, une bonne recommandation et deux, vous leur demandez des choses qu'ils peuvent vous donner. Alors, il y a toujours de la perte au feu, il y en aura toujours un sur disque, même avec une bonne recommandation, même avec une demande, on va dire, pertinente. Il dira non, je n'ai pas le temps, merci, au revoir. Mais moi, ce qui m'intéresse, ce n'est pas celui qui refuse, le 1 sur 10 qui refuse, c'est les 9 qui vont accepter.
- Speaker #0
Oui, et tes bouquins sont justement là pour ça aussi, pour mettre cette petite impulsion à trouver le bon job grâce au réseau ou grâce au chasseur de tête ou grâce à ChatGPT. Il y en a 3 que j'ai sous les yeux qui sont vraiment top. Alors, tu parles souvent d'un concept que je trouve plutôt pas mal, c'est celui du déjeuner de gratitude. Ce déjeuner de gratitude, en quoi il consiste et en quoi il nous permet de trouver le bon job, justement ?
- Speaker #1
Alors, le déjeuner de gratitude, il a plutôt tendance à être à côté du réseau, puisque ça va être le déjeuner qu'on va offrir à quelqu'un qui nous a mis sur la piste du bon job. Pour moi, c'est vrai que dans la recherche d'emploi, il y a des personnes décliques. Ces personnes décliquent, c'est la personne qui à un moment va te dire « Guillaume, il faut que tu ailles rencontrer un tel » et tu rencontres un tel grâce justement à ce connecteur et derrière il y a un job. Donc c'est ce connecteur qui a été la personne déclique pour justement te permettre de décrocher le bon job. Donc le déjeuner de gratitude consiste simplement à l'inviter à déjeuner pour le remercier. grâce à ce déjeuner et grâce à ses remerciements, tu vas t'en faire un allié pour la vie. Parce qu'il est tellement content de t'avoir aidé, tellement fier de t'avoir permis de décrocher un job. Et en plus, tu le remercies par un bon déjeuner, que, alors je peux te dire, il est ton premier ambassadeur à vie.
- Speaker #0
En fait, tu cultives vraiment ton réseau sur le long terme, à l'opposé de ce que tu appelles le réseau Kleenex, en fait. Le fait de profiter de son réseau, mais du jour au lendemain, de ne plus se donner de nouvelles et complètement disparaître.
- Speaker #1
Exactement. Le réseau CleanAid, hélas, c'est quand même l'apanage de pas mal de candidats qui ne se servent du réseau que quand ils en ont besoin et surtout qui ne tiennent pas au courant et qui ne font pas ce qu'on appelle le « follow-up » , c'est-à-dire le suivi du réseau. Et le minimum du suivi du réseau, c'est d'abord de remercier le lendemain de l'entretien. Donc, je viens de voir, tu es en pause, je suis en recherche d'emploi. On se rencontre donc jeudi 12 mars et je t'envoie un mail de remerciement le 13, c'est-à-dire vendredi 13, le lendemain. Tu me donnes deux contacts parce que tu as eu la bonne idée de me donner des contacts puisque je te les ai demandés. Tu me donnes deux contacts et le jour, le lendemain de ma rencontre avec le premier contact, je te tiens au courant. Et même chose, le lendemain de ma rencontre avec le deuxième contact que tu m'as donné, je te tiens au courant. Comme ça, je fais le job. Et puis, six mois plus tard, je trouve un job, je te préviens. Et je te remercie en disant, Guillaume, j'ai une bonne nouvelle, je viens de trouver un job, merci de m'avoir reçu le 12 mars 2026, et ainsi de suite. Bon, je fais le job. Et après, je suis en poste, je t'envoie mes voeux, tous les ans, minimum. Et puis j'en profite, je vois un article intéressant, je te l'envoie. Je suis invité à une conférence, je me dis que ça peut t'intéresser, je t'envoie l'invitation. Donc j'entretiens mon réseau.
- Speaker #0
En fait, c'est vraiment une question de réflexe. C'est constamment penser réseau, être dans cette posture quasiment en permanence. À chaque occasion qu'il se présente, on reprend contact avec la personne qui a pu nous aider ou qui fait partie de notre réseau.
- Speaker #1
Exactement, c'est une question de réflexe, c'est ce qu'on appelle l'esprit réseau. Alors, ce qui est intéressant dans le networking, dans le réseautage, dans le réseauting et dans le réseau, c'est qu'on ne nous l'apprend pas à l'école.
- Speaker #0
C'est sûr.
- Speaker #1
Alors déjà, nos parents ne nous apprennent pas à faire du réseau puisque le premier commandement des parents, c'est ne parle pas à des inconnus. Les inconnus, c'est dangereux. Pour leur bien,
- Speaker #0
aux enfants. C'est sûr qu'une fois adulte, ça peut quand même aider de parler à des gens qu'on ne connaît pas.
- Speaker #1
Exactement. Et le réseau consiste à un moment à parler à des inconnus. Donc déjà, il faut qu'on change de mindset par rapport à ça. Ensuite, le primaire, le secondaire jusqu'au bac, rien sur le réseau. Ensuite, école de commerce, école d'ingénieur, Sciences Po, Dauphine ou même université à l'étranger, quasiment rien sur le réseau. Donc ça veut dire que la plupart des cadres apprennent le réseau sur le tas. Et sur le tard. Sur le tard, pourquoi ? Parce qu'on apprend le réseau quand on est en recherche d'emploi. La meilleure école du réseau, c'est la recherche d'emploi. Parce que là, on n'a pas le choix. Il faut faire du réseau.
- Speaker #0
Mais du coup, on est dans une logique opportuniste lorsqu'on recherche un emploi et qu'on développe son réseau uniquement à ces fins-là.
- Speaker #1
Oui, mais c'est 95% des gens. Donc, ce n'est pas grave. L'important, c'est que ça va être un apprentissage. Si derrière cet apprentissage, je maintiens cet esprit réseau que j'ai appris, appris justement pendant cette période de transition de carrière, tant mieux, j'ai appris quelque chose et je vais l'utiliser tout au long de la suite de ma carrière. Ce qui, en revanche, fait du réseau CleanAXE, là, je n'ai rien compris.
- Speaker #0
Oui, c'est ça. L'idée de l'esprit réseau, c'est vraiment de maintenir cette logique réseau, même lorsqu'on est en poste et lorsqu'on n'a plus besoin de trouver un job.
- Speaker #1
Exactement.
- Speaker #0
De la garder finalement en continu. Alors, il y a encore deux sujets dont j'ai bien envie de parler. parlé, celui de l'intelligence artificielle au service de sa recherche d'emploi et celui des chasseurs de tête. Je te propose qu'on commence par les chasseurs de tête. C'est vrai qu'on oublie souvent que les chasseurs de tête travaillent pour leur entreprise cliente. Qu'est-ce que ça peut changer dans l'esprit des candidats, dans leur manière d'appréhender justement les chasseurs de tête ? Le fait de se dire que le chasseur de tête, finalement, il a tout intérêt à trouver le bon candidat.
- Speaker #1
Déjà, les chasseurs de tête chassent pour les cadres supérieurs et les cadres dirigeants. Un peu moins Les cadres middle management, on est plus sur les cabinets de recrutement, qui est une catégorie un peu différente.
- Speaker #0
Oui,
- Speaker #1
ce qui est clair, c'est que le candidat, prenons là encore mon directeur financier, pendant qu'il était en poste dans des grands groupes, il était visible parce qu'il avait un profil LinkedIn qui était visible, il avait été repéré par des chasseurs de tête, et pendant qu'il était en poste, il était contacté par des chasseurs de tête. qui lui proposait un autre poste de directeur financier dans un autre groupe, etc. Donc il était d'une certaine manière dragué régulièrement par des chasseurs. Et puis il se retrouve en transition de carrière, donc il a été licencié de son entreprise, et il se dit « bon, tous ces chasseurs de tête qui m'ont appelé, je vais les rappeler » . Et évidemment, ils seront ravis de me recevoir et de me mettre sur des pistes. Et tout d'un coup, il se rend compte que les chasseurs, ils ne répondent pas. Ils ne le reçoivent pas, ils ne répondent pas à ses appels. Et là, il ne comprend pas. Et en fait, simplement parce que, comme tu le dis, le chasseur de tête, son client, c'est l'entreprise. Et il va t'appeler, toi, Guillaume, directeur financier, que s'il a actuellement un mandat. pour justement recruter un directeur financier dans un groupe et que tu corresponds au profil du directeur financier qui le cherche. Mais s'il n'a pas de mandat de directeur financier ou qu'il n'a pas de mandat qui correspond à ton profil, il n'a aucun intérêt à te rencontrer. Parce que son bien le plus précieux au chasseur de tête, c'est son temps. Et l'essentiel de son temps est consacré quand même à la recherche de nouveaux clients, de nouvelles missions. et un peu moins à pourvoir ses missions. Évidemment, s'il a des missions à pourvoir, il va passer un peu de temps grâce à toute son équipe pour trouver les candidats à présenter à son client. Mais toi, tu n'es qu'un candidat.
- Speaker #0
Lui, en fait, il va vraiment être orienté sur sa mission principale qui est de répondre à une attente de son client, en fait, à savoir l'entreprise. Alors, tu as parlé de LinkedIn. Moi, j'avoue que c'est une plateforme que j'adore et que j'utilise quotidiennement. Comment est-ce qu'on optimise son profil LinkedIn pour devenir, entre guillemets, chassable ? puisse être repérable par les chasseurs de têtes, qu'on puisse devenir en fait visible, puisque tu disais visible et lisible tout à l'heure.
- Speaker #1
Alors déjà, il faut professionnaliser sa démarche sur LinkedIn. Ça veut dire avoir un profil bien construit et qui soit parlant pour deux interlocuteurs différents. Il faut que ton profil LinkedIn parle aux recruteurs qui te regardent, donc à l'œil humain, on va quelque part. Mais il faut aussi qu'il parle à l'algorithme. Donc ça veut dire quoi ? Ça veut dire que déjà, il faut que ton profil soit imagé, donc avoir une bonne photo de toi, surtout pas la photo prise dans un parking à 3 heures du matin. Ensuite, il faut que tu aies une bannière qui dise quelque chose sur toi. Et là, c'est très personnel. Ça peut être une bannière avec plusieurs images, des images professionnelles qui disent à la fois une expertise métier, du management humain et puis une troisième image. Ou alors, ça peut être, tu es un fanatique de surf, tu vas mettre une image de surf. Et après, tu vas pouvoir trouver dans le texte des métaphores à partir du surf, etc. et Et ce qui est très important ensuite, c'est vraiment de bien comprendre comment fonctionne LinkedIn. C'est-à-dire qu'il fonctionne en fonction de mots-clés. Donc déjà dans ton titre, il faut mettre une collection de mots-clés. Pas juste mettre directeur financier. Tu as 120 caractères, donc il faut vraiment utiliser tout le titre. Ensuite, bien travailler ta rubrique info pour dire l'essentiel de qui tu es et de ce que tu peux apporter. Et dans ta rubrique info, par exemple, il faut faire très attention aux deux, trois premières lignes. Parce que quand tu regardes le profil, l'indigne de quelqu'un, que ce soit sur ton téléphone ou sur un ordinateur. Ce que tu vois dans la rubrique info, c'est les premières lignes. Et ensuite, il faut cliquer pour avoir toute la rubrique info.
- Speaker #0
C'est un peu ton teasing en fait.
- Speaker #1
Voilà, et ensuite, il va falloir détailler tous les postes. Alors, ce n'est pas recopier ton CV, tu peux mettre des choses un peu différentes du CV. Évidemment, il y aura des mots communs. Et ensuite, il faut mettre aussi des recommandations. Il faut mettre toutes tes compétences. Et là, tu peux afficher jusqu'à 100 compétences. Donc, c'est un travail qui dure, moi je dis, un bon profil l'idile, c'est 40 heures de travail.
- Speaker #0
Ah oui, d'accord.
- Speaker #1
Oui.
- Speaker #0
En fait, tu prends le haut de la page, à savoir le titre du poste. Là, tu parlais de 120 caractères, il faut absolument tous les exploiter pour que les moteurs de recherche, etc. L'idéal, en gros, de combler ça et pas mettre juste, je ne sais pas moi, chargé de projet innovation, mais vraiment chargé de projet innovation en data science, nanana. Compléter avec des infos, une bonne accroche au début, une sorte de teasing qui permet de... à la personne qui lit ce teasing d'avoir envie de lire la suite et puis compléter toutes ces expériences professionnelles de manière assez détaillée, ce qu'on en a appris, etc., les résultats et compagnie.
- Speaker #1
Exactement. Et le conseil que je donne à toutes les personnes qui se lancent dans leur profil LinkedIn pour le faire monter en puissance et le rendre le plus professionnel et le plus attractif possible, c'est d'aller regarder les concurrents. Donc moi, d'aller regarder mes concurrents Et il a dit... récupérer les 5 profils de concurrents les mieux faits, je vois tout de suite il y a des images,
- Speaker #0
je vois qu'ils ont bien travaillé leur texte et je vais tout piquer parce que sur LinkedIn il n'y a pas de droit d'auteur tu peux vraiment piller les bonnes idées chez tes concurrents de l'intelligence économique un peu ou de la veille d'aller voir ce que font les concurrents essayer de prendre les meilleures techniques c'est drôle parce que moi j'adopte cette technique là pour écrire mes articles, c'est à dire que je tape souvent une thématique sur Google J'ouvre les trois premiers articles qui sortent en première page Google et je m'inspire des meilleures techniques et j'y ajoute mon grain de sel ou ma propre tonalité. Je comprends l'idée. Sur le sujet chasseur de tête, j'ai quand même une petite dernière question. Est-ce qu'on doit créer un lien de confiance avec eux ? Non, au contraire, il ne faut surtout pas en faire ses amis. Ce ne seront jamais nos amis. On doit juste être en contact avec eux lorsqu'on cherche un job et point barre.
- Speaker #1
Sur les chasseurs de tête, ce ne sera jamais ton ami. En revanche, ça peut devenir un allié. La meilleure façon pour rencontrer un chasseur de tête, c'est d'être recommandé par un de leurs clients. Imaginons que ce chasseur de tête que tu veux rencontrer a pour gros client, donc quelqu'un qui lui apporte une grosse partie de son chiffre d'affaires, la société XYZ. Il s'avère que tu connais le directeur général de la société XYZ et quand tu vas appeler ce chasseur de tête que tu vas rencontrer en disant je viens de la part du directeur général de votre plus gros client, j'aimerais vous rencontrer. Bizarrement, il va accepter de te rencontrer. Il va faire ce qu'on appelle un entretien de courtoisie. Et là, il rend service à son gros client, puisque tu viens de la part du gros client. Donc ça, c'est une bonne façon de rencontrer un chasseur de tête, mais encore faut-il avoir la bonne recommandation. Ensuite, lorsque tu as déjà rencontré un chasseur de tête et que tu le tiens au courant de là où tu en es dans ta recherche d'emploi, ou de là où tu en es dans ton poste, que tu as une relation avec lui qui n'est pas une relation amicale, mais une relation quelque part un peu professionnelle, lui va apprécier le fait que s'il t'appelle pour te demander des noms, tu sois, un, disponible, et deux, que tu lui donnes des noms, justement, par rapport à des gens que tu connais dans ton réseau, qui pourraient être intéressants par rapport à la mission, à la chasse qu'il est en train de gérer. Ça, c'est ce qu'on appelle, ils appellent ça un bon client. C'est-à-dire qu'ils savent qu'ils peuvent t'appeler et que tu pourras leur donner les noms qu'ils sont en train de chercher.
- Speaker #0
D'accord. Donc en fait, on adopte cette logique du réseau dont tu parlais tout à l'heure, on l'adopte à peu près de la même manière finalement avec le chasseur de tête.
- Speaker #1
Exactement, parce que le chasseur trouve des noms en partie grâce au réseau, en partie grâce à LinkedIn et en partie grâce à son vivier, c'est-à-dire au fichier des CV qu'ils ont gardés au sein du cabinet, si le cabinet est organisé comme ça.
- Speaker #0
Ok, je vois. Alors dernier sujet et non des moindres, celui de l'intelligence artificielle. artificielle. Alors toi, tu parles de chat GPT lorsque tu parles d'intelligence artificielle. J'imagine que tes conseils s'appliquent à toutes les IA type Gemini, Cloud et autres. Tu décris l'intelligence artificielle comme le quatrième Big Bang de la recherche d'emploi. Alors en quoi l'IA, ça change complètement la donne dans notre recherche d'emploi aujourd'hui ?
- Speaker #1
Ce qui est intéressant, c'est que le premier Big Bang de la recherche d'emploi, ça a été Internet. Le deuxième Big Bang, ça a été LinkedIn. Le troisième Big Bang, ça a été Teams, Google Meet et Zoom. Et le plus gros Big Bang, c'est lire. Donc, on a écrit un bouquin avec Olivier Schaeffer sur « Trouver de bons jobs grâce à ChatGPT » . Aujourd'hui, on discute avec l'éditeur pour la réédition du livre, la mise à jour du livre. Et pas plus tard que ce matin, j'ai écrit à l'éditrice. celle qui nous accompagne, que s'il fallait remettre à jour ce bouquin, le titre allait changer. Il ne serait plus « Trouver le bon job grâce à ChatGPT » , mais « Trouver le bon job grâce à lire » . Parce qu'aujourd'hui, on n'utilise non pas que ChatGPT, mais on utilise Claude, on utilise Notebook LM, on utilise Mistral, on utilise Proximity, Perpetuity, on utilise tout ça. Donc, ça a complètement révolutionné la recherche d'emploi. Pourquoi ? Parce que dans tous les éléments, dans toutes les étapes d'une recherche d'emploi, tu peux aujourd'hui utiliser l'IA. Tu es en train de réfléchir à ton projet. Demande à l'IA de te challenger. Tu lui donnes ton projet et dis maintenant, par rapport à mon CV, par rapport à mon profil LinkedIn, par rapport au projet que je te propose, est-ce que tu vois des choses pour améliorer, pour optimiser ou pour peut-être avoir un deuxième projet ? Ensuite, tout ce qui est évidemment LinkedIn. Tu vas retravailler ton profil LinkedIn avec l'IA. Ton CV, tu vas le passer à la moulinette de l'IA. Ton pitch, tu vas le faire faire en partie avec l'IA. Ta bio, c'est un moment où tu peux envoyer ta bio à des gens. Plutôt que d'envoyer un CV, c'est mieux d'envoyer une bio. C'est plus light, c'est plus intéressant, c'est plus attractif. Le CV, ça fait peur. Ta bio, tu vas la rédiger avec l'IA. Tes préparations d'entretien réseau, tu vas le faire avec l'IA. Tu vas dire, demain, je rencontre Hervé Baumlar. Et je voudrais rentrer dans l'opplacement. Quelles sont les 30 questions que je pourrais logiquement lui poser ? L'IA va te faire 30 questions, tu vas en garder 15. Mais avant, on faisait ça à la main. Maintenant, on fait ça avec l'IA. Tu veux remercier Hervé Bommelard qui t'a reçu justement, demande à l'IA d'écrire le mail de remerciement. Tu vas passer un entretien de recrutement avec un DRH ou avec un opérationnel. Demande à l'IA de te préparer les 30 questions qu'il va te poser. Et ensuite, une fois que tu as sélectionné les 20 questions qu'il va te poser, demandez à l'IA, en fonction de ton CV et en fonction de ton profil LinkedIn que tu lui donnes à manger, quelles sont les réponses les plus pertinentes à ces questions. Donc l'IA, c'est ton assistant personnel dans toutes les étapes de ta recherche d'emploi.
- Speaker #0
Et tu dis qu'il est infatigable cet assistant personnel, c'est ça qui est plutôt intéressant. En plus, il est gratuit.
- Speaker #1
Il n'est pas forcément gratuit parce que tu peux prendre l'option payante. qui est de 20 dollars sur ChatGPT, qui est de 180 dollars ou 180 euros sur Cloud, et là, c'est un abonnement annuel, donc tu peux prendre des options payantes, mais tu as aussi la version gratuite, tout à fait.
- Speaker #0
Mais il n'y a pas un risque, justement, à ce que tous nos discours deviennent à cette idée que justement toutes les questions qui sont préparées... par l'IA, justement, les personnes les posent mais sans vraiment les incarner, sans vraiment les penser, sans vraiment même les comprendre, ces questions, tu vois. Est-ce qu'il n'y a pas ce risque finalement de mécaniser un peu nos relations humaines ?
- Speaker #1
Alors, il y a un risque si tu es paresseux. Parce que le paresseux, lui, il demande à l'IA de faire tout le boulot et il ne passe pas derrière. Parce que comme il est paresseux, il préfère se jeter sur Netflix ou se jeter sur des vidéos de chat pour passer à autre chose. Mais la personne moins paresseuse, plus professionnel, va toujours passer derrière et donner sa touche personnelle. Si je dis, voilà, prépare-moi les 20 réponses aux 20 questions que le recruteur devrait me poser, évidemment, à un moment, je vais affiner certaines réponses, je vais en changer d'autres.
- Speaker #0
Donc, il y a toujours l'humain qui, à un moment, doit être le seul décisionnaire, le seul décideur.
- Speaker #1
Ça, ça doit quand même faire appel à des qualités d'esprit critique, de curiosité. Il faut absolument cultiver ces qualités-là qui, j'imagine, feront la différence demain et font la différence d'ailleurs dans une recherche d'emploi.
- Speaker #0
Exactement. Et si je peux recommander un livre, c'est un livre qui s'appelle « Ne faites plus d'études » de Laurent Alessand et Olivier Barbeau.
- Speaker #1
Ok, oui.
- Speaker #0
qui explique simplement comment l'IA est en train de tout bousculer. Et derrière, il y a le deuxième livre d'Olivier Barbeau qui s'appelle « L'ère de la paresse » . Et là aussi, c'est aujourd'hui, évidemment, avec tous ces outils-là, il ne faut surtout pas devenir paresseux.
- Speaker #1
Alors avec l'IA, tu le disais tout à l'heure, tu prenais pas mal d'exemples. Il y a le fait de poser des questions aux recruteurs ou savoir se préparer aux questions du recruteur, le fait de préparer son CV, son mail d'accompagnement, sa petite bio, etc. Tout ça, les réponses qu'on va obtenir vont être conditionnées aux promptes qu'on va adresser à l'IA. Est-ce que tu as des secrets à nous partager ? Est-ce qu'il y a une règle d'or à connaître pour préparer le meilleur prompt possible ?
- Speaker #0
Il y a des règles en disant contexte, tâches, résultats attendus. Donc, il y a un certain nombre de choses qu'on peut trouver sur les réseaux sociaux et entre autres sur LinkedIn. Moi, je conseille de suivre tous les influenceurs IA sur LinkedIn. Il y en a pas mal. parce que c'est d'une richesse infinie, de ne pas hésiter à prendre des options de formation qu'on peut faire dans différentes instances. Je pense que c'est en promptant qu'on apprend à prompter. Mais ce que je trouve très intéressant aujourd'hui, c'est si je prends l'exemple de ChatGPT et les dernières versions de ChatGPT, quand je prompte quelque chose sur ChatGPT, à la fin du prompt, il me dit « bon, est-ce que tu es satisfait ? » et il me propose d'aller plus loin. Mais on pourrait faire ci, on pourrait faire ça, etc. Donc ce qui est très important quand on prompte, c'est de toujours aller plus loin que le premier prompt. Donc j'ai un premier résultat, je fais retravailler l'IA avec un complément de prompt, et puis je vais le faire travailler comme ça plusieurs fois pour aller jusqu'au bout. Ce que je fais maintenant moi beaucoup, c'est que je prompte, par exemple sur ChatGPT je fais une demande, il me fait un résultat, j'approfondis ma demande et j'ai des résultats de plus en plus. plus affûtés. Et ensuite, je donne les résultats à Claude pour que Claude enrichisse ce que m'a trouvé ChatGPT. Et honnêtement, ça marche très très bien.
- Speaker #1
En fait, tu utilises tes deux assistants, les fameux assistants infatigables, tu les utilises un petit peu tous.
- Speaker #0
Exactement, je les mets en compétition ou en collaboration.
- Speaker #1
Et puis, ce que j'aime bien dans cette logique-là, de continuellement échanger avec l'IA et, voilà, pas se limiter à une réponse, mais re-challenger l'IA. C'est que finalement, on est obligé en gros de lire les réponses, de les appréhender, de les apprivoiser. Et donc, on apprend aussi à travers ça. On devient des experts finalement de la recherche d'emploi lorsqu'il s'agit d'utiliser l'IA pour préparer sa recherche d'emploi. Mais sur n'importe quel autre sujet d'ailleurs, on peut devenir expert finalement grâce à quelques questions et à la lecture de quelques réponses des IA.
- Speaker #0
Et ce qui est très important pour un candidat aujourd'hui, quel que soit son âge, quel que soit son métier, etc. C'est en entretien de recrutement, c'est d'être capable de parler d'IA. Moi, demain, je suis DRH dans un grand groupe, je reçois un candidat, j'ai un moment, si je suis un DRH un peu augmenté, je vais lui parler d'IA. Et si la personne me dit « non, non, moi je ne touche pas à ces trucs-là, c'est les Américains, et puis l'IA, ce n'est pas bien » , etc. Soyons clairs, je vais passer au candidat suivant.
- Speaker #1
Oui, mais tu as quand même plus de 80% des gens qui ne l'utilisent pas aujourd'hui l'IA ou qui vont l'utiliser pour des requêtes très très simples, mais ceux qui les utilisent vraiment dans leur sphère professionnelle et qui connaissent un peu tous les rouages, les mécaniques, qui savent rédiger de vraies promptes, il y a peut-être quoi ? Ça se compte sur peut-être 4-5% des gens, je crois que c'était ça à peu près la statistique qui est sortie.
- Speaker #0
C'est 4-5% que je vais engager.
- Speaker #1
Oui, c'est comme ça qu'on fait la différence en fait.
- Speaker #0
Non, mais c'est vrai, c'est un avantage concurrentiel. Et honnêtement, c'est un avantage concurrentiel qui n'est pas très difficile à obtenir. Un avantage concurrentiel historique, c'était plutôt avoir fait des très, très bonnes études. Donc, j'ai fait polytechnique. Bon, celui qui n'a pas fait polytechnique, c'est impossible de rattraper son retard. Parce que, voilà, je n'aurais jamais pu avoir le même diplôme. En revanche, l'IA, aujourd'hui, ça met tout le monde à égalité. Donc si dans les dix candidats qui sont vus par DRH... Moi, je suis le meilleur en IA et que je suis à égalité avec les autres sur les autres critères. Je vais être recruté.
- Speaker #1
Oui, en fait, l'IA, c'est un peu le polytechnique de 2026. Pour caricaturer.
- Speaker #0
En tout cas, oui, c'est un polytechnique pas très cher.
- Speaker #1
Plutôt pratique, du coup. J'ai quand même une petite dernière question par rapport à l'IA et à un outil particulier. Je ne sais pas si tu l'utilises, tu l'as évoqué tout à l'heure, c'est Notebook LM. Notebook LM, c'est quand même un outil assez fabuleux. Est-ce qu'on peut l'utiliser justement dans sa recherche d'emploi pour trouver le bon job, puisque c'est le titre de tes ouvrages ?
- Speaker #0
Oui, on peut l'utiliser, sachant qu'il est un peu multifacette. Notebook LM, oui, on peut l'utiliser. Par exemple, quand je veux faire des recherches sur un marché, je peux donner beaucoup de choses à Notebook LM et lui demander de faire une synthèse, de me faire une infographie. Et donc, Notebook LM est pour moi très complémentaire des deux autres outils qui sont Cloud et ChatGPT. Mais ce qui est intéressant dans Notebook LM, c'est que vraiment, c'est un outil qui vient d'apparaître. Il n'a pas l'antériorité encore de ChatGPT ou de Cloud, mais dans notre prochain livre, c'est clair qu'évidemment, on va en parler.
- Speaker #1
Notebook LM, oui, c'est ça. C'est cet outil qui permet d'aller chercher des sources sur Internet ou nous-mêmes de proposer des sources à l'outil. Et donc, la plateforme Notebook LM, qui appartient à Google, d'ailleurs, c'est une extension de Gemini, en gros, va travailler exclusivement sur ces sources. Ça peut être une dizaine, une vingtaine de sources et va pouvoir... extraire de ces sources tout un tas d'informations et les matérialiser sous forme de documents PDF ou d'infographies comme tu le disais, ou même d'un podcast comme celui qu'on est en train d'enregistrer aujourd'hui.
- Speaker #0
Tout à fait. Au sein du cabinet où je travaille, nous on est donc un cabinet de placement spécialisé sur les dirigeants, donc le cabinet s'appelle Enjeu dirigeant, et au sein du cabinet, j'ai créé un club de veille IA. parce qu'il se passe tellement de choses sur l'intelligence artificielle aujourd'hui que tout seul, dans ma salle de bain ou dans ma cuisine, je suis incapable de suivre tout ce qui se passe. Donc le Club IA se réunit deux fois par mois sur Zoom, ce qui permet d'avoir des gens à Paris, à l'étranger ou dans des grandes villes en France. Et soit on fait venir un intervenant extérieur, un expéria, qui vient nous présenter un outil ou une utilisation d'un outil. Ou alors, dans certaines séances, on fait intervenir les membres du club pour qu'ils témoignent sur quelque chose qu'ils ont découvert, un nouvel outil comme Aragon, comme Synthesia, etc. Ou qu'ils nous parlent de la formation qu'ils ont suivie à l'ESCP, à l'ESSEC, sur l'IA. Ou alors, sur justement comment ils ont utilisé pour cibler un mélange de ChatGPT et de Zerfy. Parce que Zerfy permet justement, dans son... dans sa version gratuite, d'avoir une liste d'entreprises.
- Speaker #1
Ça te permet vraiment de rester en veille, en fait, ce club. Il y a aussi ton blog. Je crois que tu t'animes un blog depuis pas mal de temps maintenant, où il y a pas mal de ressources aussi qui peuvent être assez précieuses. Je pense qu'on a bien fait le tour de la question. Il y aura encore 20 000 questions à poser, évidemment, sur cette thématique de trouver le bon job. Est-ce que tu as une petite conclusion, un petit mot de la fin à nous partager, Hervé ?
- Speaker #0
On va finir sur mon leitmotiv qui est networking or not working. Ce qui est très intéressant, c'est que tout ce qu'on apprend aujourd'hui à l'université ou tout ce qu'on peut apprendre sur l'IA aujourd'hui, dans trois ou quatre ans, sera complètement obsolète. Donc, il faut apprendre à apprendre en permanence et apprendre à désapprendre aussi. Parce que ce que j'ai appris, peut-être, ne sera plus valable. Donc, si je reste sur ce que j'ai appris, ça ne va plus le faire. En revanche, le réseau, les fondamentaux du réseau, le fonctionnement du réseau... Quelles que soient les évolutions techniques, technologiques, etc., resteront toujours les mêmes. On est dans la rencontre, on est dans l'entraide, on est dans la prise d'informations, l'échange, etc., etc. Donc, s'il y a vraiment un cours qu'il faut instituer dans toutes les écoles aujourd'hui, c'est un cours sur le réseau, parce que ça, justement, ça ne sera jamais dépassé.
- Speaker #1
C'est ce qui fait vraiment la différence. C'est la compétence clé à maîtriser, développer son réseau.
- Speaker #0
Exactement.
- Speaker #1
Ok, top. Merci beaucoup Hervé. En tout cas, hyper intéressant cet échange. J'espère que ça aidera beaucoup de candidats et de candidates dans leur recherche d'emploi.
- Speaker #0
Merci Guillaume. Oui, tu nous.
- Speaker #1
Marc Employeur, c'est fini pour aujourd'hui. Merci d'avoir écouté cet épisode. J'espère évidemment qu'il t'a plu. Si tel est le cas, n'hésite pas à t'abonner pour ne pas louper le prochain. A bientôt.