- Speaker #0
Bienvenue sur mon podcast, MaterniTalk, un podcast qui parle sans tabou de parentalité, du boulot, du biberon, de charge mentale, parfois dans cet ordre et parfois tout en même temps. Je vous emmène à la rencontre des salariés orange, toutes et tous plus exceptionnelles les unes que les autres, évoluant sur les différents métiers du monde. Ces personnalités vivent en faisant un point en commun, c'est d'être salarié, époux, parent ou en devenir. L'objectif, c'est créer un espace où... Les salariés, hommes et femmes, pourront s'identifier et se sentir soutenus dans leur parcours de parents, tout en découvrant qu'il est possible de trouver un équilibre entre vie professionnelle et vie personnelle. Aujourd'hui, j'ai le plaisir d'accueillir sur MaterniTalk Niva Santes, qui est la directrice de Parnas, la marque sur mesure d'Orange. Bonjour Niva.
- Speaker #1
Bonjour.
- Speaker #0
Hyper contente d'être avec toi ce matin. Tu fais partie clairement pour moi des femmes inspirantes. chez Orange. Et puis, je peux même dire carrément que tu fais partie de ces femmes, ces role models qui, aujourd'hui, impactent beaucoup de salariés, hommes et femmes aussi. Tu as un parcours hyper riche, un parcours professionnel multiculturel et tu as su évoluer sur des business qui, comme tu le dis, qui ont toujours démarré ou qui se sont toujours transformés. Moi, j'ai envie de démarrer, en fait, ce podcast avec une question très simple. D'où te vient cet amour pour l'entrepreneuriat et cet amour du business ?
- Speaker #1
Alors d'abord, je voulais te remercier. de me recevoir. Je crois que c'est la première édition. Ça me fait très plaisir et merci pour tous ces compliments. Écoute, j'ai fait des études d'économie. Moi, je suis économiste de formation et j'avais envie, j'avais comme pour vocation en fait d'être dans le développement économique de pays. J'ai grandi en Amérique du Sud, donc c'était ça qui m'intéressait, comment on aide un pays à se développer et un pays en voie de développement à se développer. Et donc, j'ai toujours beaucoup regardé les modèles des entreprises parce que les entreprises sont des vrais leviers de transformation économique, mais aussi sociétale. Donc, j'aime le monde de l'entreprise en général. Et donc, en plus, depuis que je suis chez Parnas, j'ai énormément de clients qui sont des patrons d'entreprises, voire des gens qui ont créé des modèles. Et je suis fascinée par tout ça. Et il s'avère qu'en effet, dans mon trajet... professionnelle, dans mon parcours, j'ai souvent eu à créer des activités ou à les transformer et donc à me pencher à nouveau sur ces modèles qu'on a pour créer une activité ou la transformer, donc des mécanismes de l'entreprise et souvent des mécanismes liés d'ailleurs à l'humain et ce sont les plus intéressants.
- Speaker #0
C'est vrai que dans la recherche, le mot humain, cap axé sur l'humain, ce sont des mots qui reviennent très souvent, qui sont hyper forts et qui sont clairement dans ta vision finalement du management, j'imagine.
- Speaker #1
Exactement. Je pense qu'on a une vraie richesse et dans un groupe comme Orange, on la ressent bien. Quand on voit comment cette entreprise s'est transformée, d'où elle vient, qu'on a fait de cette entreprise, c'est grâce au capital humain principalement. Quand je vois chez Parnas ce qu'on arrive à faire aussi, c'est le capital humain, c'est l'engagement des salariés, c'est leur envie d'aller plus loin, c'est leur envie d'être là coûte que coûte pour leurs clients. C'est d'être finalement les figures de pro pour l'entreprise en termes d'excellence client. Et donc ce capital humain, pour moi, il est fondamental.
- Speaker #0
Avant de démarrer sur le sujet porte notre podcast, moi j'ai une question à poser. C'est quoi ta journée type chez Parnas en tant que directrice générale ?
- Speaker #1
Écoute, je n'ai pas de journée type justement. C'est ça qui est amusant, mais c'est toujours très, très diversifié. Tu vois, je vois énormément de clients. Aujourd'hui, j'ai un déjeuner de clients. On est encore à la semaine prochaine alors qu'on est quand même... On touche à la fin du mois de juillet. Je vois beaucoup de clients. J'ai beaucoup d'événements le soir. Soit pour Parnas, parce qu'on a un événement par semaine. Évidemment, je ne vais pas à tous les événements. Codir va tourner, le management va tourner à ces événements. Mais j'en fais quand même pas mal. Et puis, je fais des événements autres que Parnas, justement pour le networking, pour l'influence, pour Parnas. Donc, j'ai quand même une vie de soirée assez intense. Mais j'ai une vie de journée très intense, comme tous les dirigeants d'Orange, avec des réunions, des codires, des copiles. Au-delà des rencontres clients, tout ce qu'on peut trouver à l'intérieur de l'entreprise, des rendez-vous avec aussi les organisations syndicales, etc. Donc vraiment, c'est extrêmement diversifié.
- Speaker #0
J'ai envie de rentrer dans le vif du sujet.
- Speaker #1
Allons-y.
- Speaker #0
J'ai envie de savoir quelle place a pris la maternité dans ton parcours professionnel, mais aussi personnel, parce que les deux sont liés finalement. Comment s'est passé cette période-là de maternité ? Combien d'enfants tu as ? Est-ce que tu as des enfants d'ailleurs ? C'est peut-être la première question que je pourrais te poser.
- Speaker #1
Alors j'ai deux enfants qui sont grands aujourd'hui, un garçon et une fille, Mathieu et Mitsou. Ça a été un chamboulement absolu, parce qu'en fait moi je n'avais pas prévu d'avoir d'enfants. Ça peut choquer, parce qu'on est dans une culture où il faut avoir des enfants. ça peut choquer parce qu'il y a des gens qui n'arrivent pas à en avoir, d'entendre quelqu'un dire à un micro moi je n'avais pas prévu, voilà, la vie est faite ainsi et donc quand j'ai été enceinte de Mathieu, ça a été un chamboulement parce que je n'avais pas prévu ça en tout cas je ne l'avais pas prévu tout de suite et dans ma tête je ne l'avais pas vraiment prévu et ça a été un émerveillement Là, du questionnement, ça m'a amené à un questionnement. D'abord, j'étais un peu en colère. Ensuite, j'avais un conjoint qui était très content. Donc ça a déteint sur moi. Puis après, j'étais contente quand même. Mais j'avais énormément d'appréhension parce que moi, j'avais pour vocation d'avoir une super carrière et de voyager beaucoup et de m'amuser beaucoup. Et je m'étais dit, à tort d'ailleurs, il n'y a pas de place pour un enfant dans une vie comme ça. On ne peut pas faire ça à un enfant. Et donc, du coup, ça m'a beaucoup questionnée sur ce que j'allais devenir, ce qu'allaient devenir mes projets professionnels, mes projets de voyage. Et en fait, je me suis rendue compte que ça l'a fait à fond. Au contraire, la maternité a été un révélateur d'autres choses, une force. Ça m'a donné d'autres forces et un émerveillement.
- Speaker #0
Et à quel moment tu t'en es rendu compte ? Comment tu t'en es rendu compte ? Est-ce que ça a été un virage finalement dans ta vie professionnelle, dans ta vie en global ? Mais comment tu t'es rendu compte que finalement c'est OK, que c'est compatible ?
- Speaker #1
Je pense que tout le monde s'attend à ce qu'une jeune femme qui vient de se marier ait un enfant. Donc déjà tout le monde, je voyais que les gens étaient très contents. J'étais là, je n'y avais pas prévu. Bon, quand j'ai vu mon fils la première fois, je me suis dit, voilà, il y a un truc. ton amoureuse, l'homme le plus important de ta vie, c'est l'homme le plus important de ma vie, mon fils, c'est sûr.
- Speaker #0
La rencontre. Voilà,
- Speaker #1
comme ma fille est la femme la plus importante de ma vie. La rencontre, assez vite en fait, mais là les idées ont complètement été chamboulées dans ma tête. En fait, je me suis dit, quand j'avais cette petite chose dans les bras au bout de quelques semaines, parce qu'on te dit repose-toi, repose-toi, moi je ne suis pas du tout reposée pendant mon congé maternité, il a fait que mon médecin m'engueule pour que je le prenne. J'ai même fait des choses, courir derrière un bus dans la rue. complètement dingue. J'étais un peu dans le déni. Je me suis dit que cet enfant, ça ne va pas m'empêcher de faire ce que je veux. J'ai poussé les lignes assez loin. J'ai accouché, etc. Ça s'est super bien passé. J'ai accouché super vite, etc. Et puis, tout d'un coup, tu te retrouves avec ce bébé et là, tu te dis, attendez, je n'ai pas tellement envie de revenir au bureau tout de suite. Alors que j'étais au début, je me disais, bon, quand j'ai maternité, ça va être rapide, etc. J'ai voulu profiter de mon bébé. Et là, c'est le premier changement. Tu te rends compte que tu as envie de ralentir un peu pour profiter de ce moment qui est la maternité, qui est en tout cas le post-accouchement, la découverte de ce bébé et de ce nouveau rôle de maman. Et puis très vite, je me suis dit comment je vais faire quand je vais retourner au boulot. Et là, j'appelle ma DRH de l'époque. Si elle écoute ce podcast, elle va éclater de rire. Et je lui dis, il n'y a qu'une petite voix. Je me demandais, ça marchait comment, le temps partiel ? Et là, elle a... Elle me dit, mais on vous l'a changé l'annivaste. Elle m'a dit, mais tu sais, c'est très simple en fait. Donc, vous m'avez expliqué la chose et du coup, ça m'a rassurée. Et donc, quand je suis retournée au boulot, j'ai pris un temps partiel.
- Speaker #0
Mais est-ce que tu as, à ce moment-là, l'annivaste 2.0 rôle de maman, est-ce que tu as ressenti des injonctions ou des freins spécifiques en tant que femme quand on est justement au niveau de responsabilité ?
- Speaker #1
Je ne me suis pas sentie freinée, sincèrement. J'ai senti que c'était plus compliqué. Il faut s'organiser. Quand tu as un enfant, même si le père de mes enfants est quelqu'un de super, qui sait beaucoup occuper des enfants, finalement, c'est toujours d'abord la mère qui se préoccupe du maillot de bain pour la piscine, de la sortie d'école et comment allons-nous faire pour la grippe. Un peu plus quand même, peut-être un peu plus. Même si j'étais quand même... j'ai beaucoup... beaucoup de chance de ce côté-là. L'organisation, moi, j'ai eu un poste à un moment donné où je voyageais énormément et je me suis dit, est-ce que ça va être compatible avec des enfants qui étaient jeunes à l'époque ? Et ça l'a été, en fait. Donc, en fait, c'est plutôt cette inquiétude de dire comment je vais ménager tout, comment je vais faire que tout fonctionne. Et pas que ça fonctionne, que tout réussisse. Parce qu'on peut très bien se dire, je conjugue les deux. et ça sera à peu près bien. On ne veut pas que... Moi, je n'avais pas envie que mon job soit à peu près bien et je n'avais pas envie que mes enfants soient à peu près bien. Je voulais que tout fonctionne super. Je voulais que mes enfants s'épanouissent, je voulais être là pour eux et je voulais continuer à avoir une carrière intéressante et passionnante. Ça a resté un objectif phare pour moi. Et donc, j'ai très vite compris que tout était une affaire d'organisation et qu'il fallait se coller rapidement au sujet de l'organisation.
- Speaker #0
On parle beaucoup d'équilibre vie perso, vie privée. Est-ce que justement sur cette période-là, alors souvent c'est sur la période de la petite enfance où il y a effectivement peut-être plus besoin d'être présent pour les enfants, mais est-ce qu'on peut dire que sur cette période-là, tu as trouvé un équilibre pour être sereine au travail ?
- Speaker #1
Oui, je l'ai quand même trouvé. Je me rappelle quand même parce que j'étais à Issy-les-Moulineaux à une époque, chez Wanadou et chez Aume. Et je me rappelle quand même cavaler derrière le RER pour aller chercher mon fils chez la nounou, tu vois, en disant, ou à la crèche, en me disant, ça va être raide, ça va être... Bon, il y a quand même ces moments de stress, où tu dis, j'ai un truc à finir, mais en même temps, il faut que je parte parce que la crèche, sinon il va être dans le bureau de la narratrice, je vais me prendre, Donc, il y a quand même des moments qui sont compliqués, mais l'organisation a fait que ça a quand même bien fonctionné. Et donc, j'ai quand même, j'avais beaucoup de chance parce que j'avais les grands-parents qui étaient aussi pas loin de moi.
- Speaker #0
Merci papy, mamie.
- Speaker #1
On ne le dit pas assez. L'intergénérationnel est clé. Il est clé d'abord parce que je vois ce que mes beaux-parents et ma mère ont apporté à mes enfants, mais c'est incroyable. Ils ont une relation, ma mère n'est plus là, mais mes parents sont toujours là. Ils ont une relation avec les grands-parents qui est unique. Et ça les a énormément nourris de choses différentes que ce qu'on a apporté à nos enfants. Mais au-delà de ça, au-delà de ce bagage intergénérationnel affectif et culturel, merci parce qu'on a pu jongler tous les deux avec mon mari sur des carrières. Parce que les mercredis, moi j'ai pris le mercredi pendant pas mal de temps, mais à un moment donné, j'ai pris le mercredi. après-midi, donc le matin, il y avait ma mère. Et puis, les vendredis, ils allaient les chercher à l'école, ils faisaient des trucs avec eux. Quand ils étaient malades, en fait, très vite, ils prenaient le relais. Les vacances scolaires, on s'est bien organisés entre nous, on prenait les vacances avec nos enfants, mais eux aussi beaucoup. Et ça, c'était une aide incroyable. Et c'est vrai que je me rends compte que les personnes qui n'ont pas les parents tout près, c'est un peu plus compliqué quand même. Ça, ça a été un vrai luxe.
- Speaker #0
justement, moi je serais curieuse de savoir si tu as eu des moments de bascule des moments où tu as dû poser tes propres règles, pouvoir justement préserver cet équilibre, est-ce qu'il y a eu ces moments-là dans ta vie professionnelle ?
- Speaker #1
Alors oui, oui bien sûr parce que tu sais, tu avances dans ta carrière et il y a quand même parfois cette petite voix qui te dit oui, est-ce que ton parcèle est bien raisonnable, jusqu'au moment où j'ai eu une très belle promo et où une DRH femme m'a dit tu sais Merci. Je ne suis pas sûre qu'il y ait beaucoup de gens dans cette classif à temps partiel. Moi, ça m'a choquée, ça, tu vois. Surtout que c'est une des rages que j'aime beaucoup et qui est fondément humaine. Mais elle me l'a dit telle qu'elle le pensait. Elle m'a dit, tu sais, il faut faire attention. Et je lui ai dit, je me rappelle lui dire, dans ce cas-là, je ne veux pas de la promo. Parce qu'en fait, moi, j'ai envie quand même de préserver mes enfants. Et de préserver notre relation et de passer du temps avec eux.
- Speaker #0
Elle a réagi comme un.
- Speaker #1
Et à ce moment-là, j'avais que le mercredi après-midi. Elle m'a dit non, non, mais ne le prends pas comme ça. Elle m'a dit, bah, parle-en avec TN plus 1. Et j'en ai parlé avec TN plus 1 qui dit, mais quel est le problème ? Elle n'a pas du tout, elle, elle ne voyait pas du tout le problème. Elle ne savait même pas, en fait, parce que c'est quelqu'un, c'était une nouvelle patronne, que j'avais ce temps partiel. Je lui ai dit oui, j'allais t'en parler. Elle me dit mais on s'en fout en fait. Elle m'a dit on s'en fout en fait. C'est toi qui gères, c'est toi qui t'organises. Mais en fait c'est vrai. elle a raison, on s'en fout, c'est toi qui gères c'est toi qui t'organises, après il faut le faire de façon maligne parce que sinon tu peux finalement avoir un temps partiel où il faut se le dire tu gagnes moins, ça a quand même des impacts c'est sûr, tout au long de ta carrière et même pour l'avenir pour la retraite et travailler à 100% voire à 120% donc il faut quand même faire attention parce que le temps partiel peut être un piège mais ça a été pour moi un ballon d'oxygène sincèrement et j'ai eu plutôt un management qui m'a soutenue, même quand moi-même j'avais des doutes en me disant, là je change de patron est-ce que ça va lui convenir ? Et en fait, j'ai trouvé chez Orange quand même des réponses plutôt bienveillantes en disant mais oui, ça va, t'inquiète.
- Speaker #0
J'ai envie d'aborder une autre thématique, tu vois, qui concerne justement des sujets de parentalité, de l'allaitement, des choix intimes aussi que l'on peut avoir en tant que parent lorsqu'on est salarié. Est-ce que ça a sa place dans l'entreprise ? Quels sont les tabous qui persistent autour de la parentalité dans les entreprises ? Tu es en relation avec beaucoup d'entreprises, beaucoup de patrons, de chefs d'entreprise. Est-ce que tu trouves qu'il y a aujourd'hui des tabous qui persistent sur ce sujet-là ?
- Speaker #1
Écoute, je pense qu'il y en a. Après, je ne pense pas que la France soit le pays le plus en retard non plus. Tu vois, par exemple, on dit toujours qu'en Allemagne, beaucoup de femmes arrêtent de travailler. Il n'y a pas tellement de système de garde. Je trouve qu'on a beaucoup évolué pour se creuser la tête. Beaucoup d'entreprises, moi, je le vois dans mes clients, qui se creusent la tête sur le sujet des crèches, des crèches en entreprise. Ça, c'est des systèmes qui sont assez intéressants. évidemment le congé parental aussi pour le père qui a évolué d'ailleurs beaucoup évolué moi quand j'ai mis les enfants c'était quelques jours ou je ne sais plus quelques semaines mais c'était c'était trois fois rien aujourd'hui c'est quand même très très différent absolument je trouve quand même que la société française a bien évolué les entreprises françaises alors pas toutes on ne va pas se mentir il restera toujours certains tabous mais on est plutôt sur un bon trend et ça ça fait plaisir et chez Parnas
- Speaker #0
Comment ça se passe ? On est dans le domaine du luxe, on a effectivement une exigence, une disponibilité. On parle de 24-24 avec une plateforme disponible et pas un message vocal. Puis on peut aussi avoir de la part des clients aussi un besoin de présence et de disponibilité accrue. Comment on fait pour gérer justement ces sujets de parentalité, de maternité, un retour de congé maternité ?
- Speaker #1
écoute il n'y a pas de sujet pour moi parce que tu vois on a eu le cas, on a eu le cas avec des femmes qui ont eu des enfants chez Parnasse voire seules, on a fait attention à ça on a vraiment fait attention à ça notamment des gens qui sont sur des plannings tu vois des conduits d'activité etc on fait extrêmement attention. On regarde beaucoup aussi est-ce que c'est quelqu'un qui vient d'avoir un petit enfant ? Est-ce que la zone sur laquelle il va visiter des membres n'est pas trop loin du domicile ? On a fait attention dans certains cas précis où on savait que c'était compliqué. Et après, plus globalement, les gens chez Parnas comme chez Orange ou comme dans les entreprises se reposent. Parce qu'on a toujours cette impression du 24-7. Mais en fait, c'est le service Parnas qui est ouvert en 24-7. Les coachs, les techniciens, les attachés, toutes les équipes qui sont frontes, elles ont des horaires normaux. Et quand elles, en tout cas, c'est ce qu'on souhaite, parfois certains poussent le trait parce qu'ils ont vraiment la relation client-vissé au corps. Ils disent non, je ne peux pas ne pas décrocher, etc. Mais globalement, ce qu'on leur demande, c'est de se déconnecter, etc. Et donc, quand on est une jeune maman ou un jeune papa, ils prennent leur congé comme tout le monde. Il n'y a pas de sujet, en fait. On n'est vraiment pas dessus.
- Speaker #0
Quelle est ta vision du leadership ? Est-ce que tu penses qu'elle est influencée par la parentalité ? Moi, j'ai envie de savoir en quoi ton rôle de maman t'a transformé ta manière de manager. Est-ce que ça l'a transformée ? Alors,
- Speaker #1
écoute, je pense que la parentalité transforme tout,
- Speaker #0
en fait.
- Speaker #1
Beaucoup de choses. Non, mais beaucoup de choses. C'est un tel chamboulement physique. émotionnel, psychologique, hormonal, d'un point de vue organisation, la façon dont on te regarde, dont tu te regardes, même la façon dont le couple change, etc. Donc, forcément, ça a des impacts. Je pense que, oui, parce que, moi, je pense que ça change la façon de manager le leadership, d'abord parce que justement, on a souvent, je ne dis pas que ce soit le cas de tout le monde, mais en tout cas... plus d'un intérêt plus fort sur tout ce qui est le pro-perso parce qu'on est soi-même parent. Donc, je pense que quelqu'un qui a des enfants et qui sait ce que c'est de devoir gérer les deux et la charge mentale et tout ça, va devoir, en tout cas, avoir un regard sur ses équipes et le management en intégrant ça plus facilement, sans doute, que quelqu'un qui n'a pas d'enfants. Je dis sans doute, je ne sais pas. Ça te donne de la force aussi parce que quand tu gères les deux, tu es plus fort parce que... T'es plus malin, t'es plus rapide, t'es plus agile, t'es plus débrouillard, t'es mieux organisé. Ça te donne de la confiance. T'as des êtres humains qui te regardent pendant un certain nombre d'années comme un modèle. Tu ne veux pas les décevoir. Non mais c'est vrai, tu ne veux pas les décevoir. Et après quand ils sont grands, moi c'est le cas, mes enfants maintenant, il y en a une qui finit ses études, l'autre qui a démarré sa carrière. Ils s'intéressent à ce que je fais, ils me posent des questions, ils regardent sur les réseaux sociaux. On parle pas mal. de ce que c'est que le monde professionnel par rapport à leur monde professionnel, leur évolution. Et donc, tu n'as pas encore moins envie de les décevoir. Ils disent, ouais, c'est super, c'est génial, etc. Donc, ça change, oui. Je pense que la parentéalité change le leader que tu es pour les raisons que je t'ai données déjà. Et puis, quand tu as des très jeunes collaborateurs, mine de rien aussi, alors, il y a des gens qui n'ont peut-être pas aimé ce que je vais dire, mais tu peux avoir aussi un regard un peu maternel ou paternel, s'il te plaît. avec de très jeunes collaborateurs dans une logique de comment on va les aider à évoluer. Ce sont entre guillemets les bébés de l'entreprise.
- Speaker #0
Et à grandir dans l'entreprise.
- Speaker #1
Comment on va les aider à grandir dans l'entreprise ? Comment on va leur donner des ailes ? Ceux-là, c'est des pépites. C'est un regard un peu maternel, certes, mais dans le sens professionnel.
- Speaker #0
Oui, mais c'est quelque chose que tu pratiques aujourd'hui, que tu appliques aujourd'hui, parce que tu es quand même mentor, il me semble. Donc c'est quelque chose qui est assez intractable chez toi.
- Speaker #1
Je suis mentorique, j'en ai souvent fait. On m'a souvent demandé si je voulais faire. Faire partie du programme, et oui, oui, je le fais. Quelqu'un est venu me parler l'autre jour, parce que j'étais dans une table ronde organisée par... taille A côté des Îles-de-France, sur des femmes leaders et tout ça. Et il y a quelqu'un qui est venu me parler après, en me disant, est-ce que tu peux me coacher un petit peu ? C'est super sympa. Moi, ça m'a fait tellement plaisir. Mais oui, bien sûr, ce côté, ce n'est pas materner, mais quand même faire attention dans une logique de faire grandir la personne professionnellement. Que c'est quelqu'un de jeune, ou parce que c'est quelqu'un qui est un peu perdu, qui a changé de route. Tu dis, tiens, on peut peut-être l'aider. Tu retrouves des choses par rapport à la parentalité là-dedans.
- Speaker #0
C'est intéressant. Tout le monde trouve tes valeurs. parentales, comme les coins, la patience, les protections, etc. Est-ce que ces valeurs t'accompagnent dans tes décisions de leader ?
- Speaker #1
Oui, d'ailleurs, l'écoute, elle n'est pas énorme. Si l'écoute est grande, ce n'est pas vrai. C'est la patience qui n'est pas énorme. L'écoute, oui, bien sûr. L'écoute, l'humour. J'ai besoin qu'on rie au boulot, comme j'ai besoin de rire à la maison. Oui, je pense que les valeurs, j'ai les mêmes valeurs entre la maison et le boulot. On va retrouver à peu près le même trait de caractère, évidemment.
- Speaker #0
On va conclure ce podcast. J'avais une question. Quel message aimerais-tu transmettre aux femmes et aux hommes également, salariés d'Orange, qui pensent qu'il faut choisir entre ambition et famille ?
- Speaker #1
Alors surtout, le message, c'est que non, il ne faut pas choisir. Si on a envie de faire les deux, si on a envie de faire les deux à nouveau, tout le monde n'a pas envie, il faut faire les deux. Quand on en a envie, il faut y aller. Il n'y a aucun frein. La parentalité, pour moi, ne freine pas. absolument pas une carrière. On va regarder Christelle, on parle de Roland Pell. Voilà, on a plein de femmes et d'hommes. Mais les hommes, c'était plus classique, on va dire, mais les femmes, beaucoup de femmes dirigeantes qui ont pas mal d'enfants et qui ont fait des merveilleuses carrières. Donc non, ça n'est pas un frein. Il faut être dans l'assertivité. Il faut se dire, j'en ai envie. Si on en a envie, il faut se dire haut et fort et dire haut et fort, j'en ai envie et voir un peu quels vont être les leviers pour y arriver. Il y en a plein. En fait, il y a plein de leviers pour y arriver. Donc, il faut avoir confiance et foncer.
- Speaker #0
Wow. Merci pour ce message. Merci, Niva, pour ta participation à ce podcast. Merci, Farida.
- Speaker #1
Merci de m'avoir invitée.
- Speaker #0
Avec grand plaisir. Je te dis à très bientôt.
- Speaker #1
À très bientôt et longue vie à ton podcast.
- Speaker #0
Merci encore. En attendant le prochain épisode, abonne-toi, partage ce podcast avec tous les parents de ton Autumnspace et surtout, déculpabilise. On est là, on est ensemble et on fait surtout de notre mieux parce que la parentalité en entreprise, ce n'est pas un détail dans un CV. C'est une expérience à part entière qui est pleine de défis, de fierté et parfois même de doute. Alors viens rejoindre la conversation et si tu as envie, prends le micro, aide-nous à entendre, partagez votre expérience. A bientôt.