Speaker #1Moi je suis originaire de Rennes, j'ai fait mes études à Nantes, et dans le cadre de mes études, j'avais un projet à faire sur ma dernière année. Ce projet, on a choisi avec mon binôme de le faire avec une autre entreprise de la Défense qui se situe à Bourges. Et c'est comme ça finalement que j'ai découvert le secteur et l'entreprise MBDA, puisque la première chose que l'on voit quand on arrive à Bourges, c'est ces fameux bâtiments avec le gros logo MBDA dessus, donc on ne peut pas le rater. Moi, j'ai fait des études d'ingénierie sur la partie matériaux. donc quelque chose de très généraliste. J'ai toujours fait le choix de ne pas choisir finalement. Je me suis dit que les matériaux, il y en avait dans toutes les industries et que forcément je trouverais quelque chose qui me plairait dans ce domaine. Et je crois que c'est justement ça qui m'a poussée à choisir cette voie-là. Ce qui m'attire dans le domaine de la Défense, c'est vraiment cet esprit d'innovation permanent. C'est vraiment le paroxysme de l'innovation. On a le droit à avoir pas mal de budget, ce qui fait qu'on peut tester beaucoup de choses. Et ça, c'est très plaisant pour un ingénieur comme moi. Dès que je mets les pieds sur le site de Bourges Aéroport, je sais bien que je ne pourrais pas faire plus en termes d'innovation, que c'est vraiment l'un des foyers de l'innovation en France et même en Europe, je pense. Le site, il est déjà très impressionnant car très étendu. Quand on se balade un petit peu dans l'atelier, dans l'usine, on se rend compte qu'il y a énormément de technologies. Je crois qu'on parle de plus de 80 technologies de pointe en interne. Donc, c'est vraiment le Disneyland de l'ingénieur. On ne peut pas faire mieux : on a des matériaux métalliques, des matériaux composites, de toute taille, de toute forme, des complexités comme on en a dans aucune autre industrie, et c'est hyper plaisant. Ma première expérience chez MBDA, c'est un stage en 2020. Malheureusement, je suis arrivée début mars, et puis finalement, mi-mars, on était confinés Donc j'ai dû retourner en Bretagne pour poursuivre en télétravail ce stage. Quand je suis revenue sur Bourges après cette période de confinement, ça a été tout de suite l'humain qui m'a parlé. Et puis c'est la partie technique, le fait de pouvoir être au contact des machines, au contact des pièces, qui fait que tout de suite on adore. De base, je voulais faire un VIE, mais en période Covid, c'était un petit peu compliqué. Donc j'étais un petit peu perdue à la fin de ces six mois de stage. J'en ai discuté avec mon manager, il m'a dit "t'as un bon profil, on aimerait beaucoup te garder nous. On a un poste qui est ouvert sur la simulation de procédés pourquoi pas tenter l'expérience ?" Et je me suis dit, bah oui, je lui fais confiance, c'est quelqu'un qui m'a toujours bien conseillé jusqu'à là, donc je vais candidater. Et j'ai eu la chance d'être tenue pour ce poste. J'ai passé des entretiens, le premier était un entretien RH, qui était assez simple parce que finalement, je connaissais déjà les gens en interne. Après, il y a eu la partie technique, où là, pour le coup, c'était un petit peu plus compliqué étant donné que le sujet du CDI n'était pas du tout le sujet de mon stage. Donc j'ai été très honnête avec eux. Je leur ai dit que j'étais très motivée, mais par contre qu'il va falloir m'aider sur la partie technique au début. J'ai insisté sur le fait que j'étais curieuse de nature, que j'avais envie d'apprendre. Et je crois que c'est ça qu'ils ont retenu. Ils l'ont hyper bien reçu et ils m'ont donné ma chance. Je les remercie pour ça. Quand j'arrive sur le CDI, tout est à faire. Donc finalement, on me donne les clés du poste et on me dit, en fonction de ce que tu as envie de faire, de ce que tu sais faire, pousse ce projet le plus loin possible sur les deux premières années. Il y avait vraiment tout à construire. Moi, je fais de la simulation des procédés, c'est-à-dire que je vais m'intéresser à la déformation et à la contrainte qui vont être générées pendant la fabrication de la pièce. Le but, c'est de faire une démarche essai-erreur en numérique pour qu'une fois qu'on soit sur la machine, la pièce soit bonne du premier coup. Au début de mon CDI, j'étais dans la même équipe avec le même manager et ça, c'était vraiment rassurant parce que je repartais au moins sur des bases humaines que je connaissais bien, même si la technique était vraiment nouvelle. Mon manager a fait le choix de quitter l'entreprise et donc ça a changé pas mal de choses pour moi, donc nouvelle équipe, nouveau manager. Mais aussi une nouvelle responsabilité parce qu'on a eu l'arrivée d'une stagiaire entre temps que j'ai pris du coup sur mon aile puisque mon manager étant parti, il lui fallait bien une tutrice. On a vite décidé avec cette stagiaire qu'on ferait équipe parce que moi-même j'étais en cours d'apprentissage sur mon poste. Finalement, je me suis dit qu'on allait juste marcher main dans la main et qu'on allait aller le plus loin possible toutes les deux. Et ça a plutôt bien marché parce qu'elle est toujours dans l'entreprise aujourd'hui. Donc on est très fiers de ça. Avec ce nouveau travail, je me suis installée à Bourges. C'est une vie vraiment très agréable. C'est une sorte de grand village. Tout le monde se connaît. On peut compter sur tout le monde. Tout le monde se dit bonjour. Moi, je vais par exemple au travail en trottinette électrique. Je suis à 10 minutes. Donc c'est hyper plaisant d'avoir ce cadre de vie. Pendant mon stage, j'ai rencontré d'autres stagiaires, des alternants aussi. Et très vite, on a noué des liens d'amitié. Et cette amitié, elle est toujours présente aujourd'hui parce que beaucoup ont la chance de rester à MBDA après leur stage. Mes amis, c'est devenu ma seconde famille sur Bourges. Donc on travaille ensemble, mais on sort également tous ensemble, on se reçoit les uns chez les autres. On fait aussi du sport tous ensemble, on a nos activités sportives et ça, c'est vraiment très important. Alors c'est vrai que Bourges, c'est une ville très verte, on a plein de parcs, on peut se poser l'été. On a notamment le lac d'Auron qui est hyper agréable. On peut vraiment profiter des extérieurs, et ça c'est top en termes de cadre de vie, il n'y a pas mieux. Chez MBDA, on a la chance d'avoir des salaires qui sont quand même intéressants. En étant à Bourges et en travaillant chez MBDA, on a souvent l'opportunité, après nos deux premières années de CDI, d'investir directement dans l'immobilier facilement. J'estime que j'ai développé des compétences vraiment nouvelles avec mon poste, aussi bien techniques que humaines. On parlait tout à l'heure du fait d'encadrer des stagiaires. J'ai eu 8 stagiaires depuis mon arrivée. Donc je pense que maintenant, je suis plutôt rodée. Ça me permet d'accompagner mes stagiaires de façon plutôt efficace et de savoir m'adapter aussi en fonction des personnes que j'ai en face de moi. D'un point de vue technique, je n'étais pas du tout formée sur la simulation numérique des procédés quand je suis arrivée. J'ai eu la chance d'être encadrée par des personnes qui m'ont dit : "Il ne faut pas hésiter à se former, à dégager du temps pour pouvoir être de plus en plus compétent". C'est ce que j'ai fait. Aujourd'hui, on stimule des procédés que je ne connaissais même pas avant d'arriver dans l'entreprise. Donc c'est un plus. Moi, j'estime qu'on aura toujours à apprendre, que même après 5-6 ans d'expérience sur mon poste, je pense qu'il faudra toujours faire l'effort d'être curieux et d'aller vers des choses nouvelles. Depuis septembre, on est deux sur ces compétences de simulation numérique des procédés. On sent bien qu'il y a une forte demande d'un point de vue production, mais également bureau d'études, pour accompagner justement la mise en fabrication de ces nouveaux produits. On était uniquement sur des matériaux métalliques jusqu'en septembre, et maintenant on s'ouvre aussi à la partie composite. Ça montre bien qu'il y a des marchés, et il y a beaucoup, beaucoup de choses à faire dans le domaine. Moi, ça me donne une seule envie, c'est d'aller toujours plus loin dans ce domaine-là. J'ai vraiment l'impression d'avoir ma petite pierre à apporter à l'édifice quand je fais de la simulation des procédés. Ce qui est top chez MBDA, c'est qu'on n'est pas cantonné à un métier technique. Aujourd'hui, j'ai l'opportunité de faire des activités un peu annexes, notamment du pilotage de visite où on fait découvrir l'entreprise à des personnes extérieures. Je fais aussi partie d'un réseau de femmes qui s'appelle "Inspiring Women", où le but, c'est d'essayer de faire rayonner nos activités aux étudiantes, aux collégiennes, lycéennes. Il n'y a pas de métier masculin ou féminin, on essaye de faire passer ce message. Je fais aussi partie des pompiers d'entreprise, on appelle ça des ESI, et ça nous permet sur site de prévenir tout ce qui va être problème d'incendie. C'est MBDA qui nous forme sur cette partie. Et puis je suis gendarme réserviste aussi. C'est hyper important pour moi d'avoir ces compléments-là. Je n'ai pas envie d'être juste devant mon ordinateur et faire que du technique tout le temps. J'ai besoin d'avoir... Un enrichissement, que ce soit avec des personnes que je n'aurais pas l'habitude de côtoyer, que ce soit avec des choses que je n'aurais pas l'habitude de faire. Et ça enrichit vraiment le quotidien.