Speaker #0Bonjour et bienvenue dans un nouvel épisode de Melly Croque-Laville, le podcast où je partage les coulisses d'une entrepreneuse loin des paillettes de la Startup Nation. Et aujourd'hui, j'avais plusieurs sujets que j'avais envie d'aborder. Donc déjà, je suis en plein bootcamp d'entrepreneurs. Le but de ce bootcamp, c'est de se motiver avec un groupe de filles ambitieuses qui sont toutes entrepreneurs dans différents... domaine, autant dans du produit que du service. Le but aussi, c'est un peu de fixer des habitudes qui nous aident à devenir un peu la personne qu'on a envie d'être, ou justement de maintenir un peu des bonnes habitudes de manière générale. Moi, j'aimerais bien justement publier plus régulièrement sur ce podcast, parce que c'est un truc qui me fait plaisir, et je pense que le plaisir, c'est hyper important dans le business. Si t'écoutes les autres épisodes, tu verras que c'est un peu... Un fil conducteur dans ce podcast, j'essaye de publier une fois par semaine. Voilà, on verra combien de temps ça dure. Mais du coup, depuis cette rentrée, ça a été assez mouvementé. Parce que du coup, là, depuis que je suis rentrée de vacances, j'ai pris plusieurs rôles. Donc, Bellicare qui reste mon activité principale. Je travaille en freelance pour une marque, pour l'accompagner sur ses réseaux sociaux. Et je suis aussi prof dans mon ancienne école de diététique et nutrition humaine. Donc voilà pour le petit recap. Et là, depuis la rentrée, je suis en train de préparer une soirée de levée de fonds qui a lieu à Lille le 13 octobre. Ça s'appelle Invest in OV. Ça implique de suivre des ateliers de préparation pour faire le pitch, le business plan. Vraiment... se donner toutes les chances de réussir et d'attirer un business angel qui voudra bien investir dans Bellicare et financer notre croissance finalement. Avec ça, en fait, tous les ateliers ont lieu à Lille. Donc c'est vrai que là, j'ai été beaucoup en mouvement ces dernières semaines. Je suis allée à Lille au moins une, voire deux fois par semaine. Là, cette semaine, j'y vais deux fois. J'y ai été hier. Après, demain. Donc ça fait beaucoup de... de mouvement, mais j'essaie justement de un peu batcher mes déplacements pour que je ne perde pas trop de temps dans les transports. Mais c'est mine de rien un gros changement pour moi, parce que là, sur l'été, j'étais beaucoup en télétravail. Enfin, je travaillais beaucoup chez moi. Soit j'étais en full vadrouille. Soit j'étais genre full chez moi, donc il n'y avait pas trop d'entre-deux. Donc là, c'est assez nouveau pour moi de devoir gérer ça. Même de juste faire les déplacements, aller à Paris tous les jours et tout, c'est une nouvelle habitude à apprendre. Je pense que ça habite, il y a plein de gens qui habitent en banlieue et qui travaillent. dans la capitale. Mais c'est vrai que ça me change un peu et j'aime bien, genre la semaine dernière j'avais quasi, genre j'ai eu un jour où j'ai travaillé chez moi et en vrai j'aime bien être en mouvement et tout mais du coup je m'interroge un peu sur à quel point en fait ça me sert ou ça me dessert dans un peu ma vision d'entrepreneur et justement cette semaine j'ai eu dans le cadre donc du bootcamp d'entrepreneur que je suis en train de suivre il y avait une masterclass avec une entrepreneuse qui s'appelle Cécile Burry si tu ne la connais pas vraiment elle est incroyable elle a enregistré un épisode de podcast de... l'été dernier avec Mona sur le podcast Note à moi-même. Et en fait, elle est vraiment... Déjà, elle a un business. Elle veut révolutionner un secteur. Elle est sur les algues, fait de la vente de ce que je comprends en B2B et aussi en B2C. Et il y a tout un projet de construction d'usines en Bretagne. Il y a un vrai travail de filière et de revalorisation de cette filière et de produire vraiment des super aliments entre gros guillemets. Donc bref, hyper intéressant. Et en fait, elle, elle travaille full à distance. Donc, elle a un business quand même physique. Après, elle s'est associée avec une personne qui, du coup, vit en Bretagne et gère la partie production, usine, etc. Et elle, elle est basée à Lille. Et en fait, elle gère tout à distance. Et pour elle, c'est vraiment... Vraiment, l'équilibre de vie, un peu son pilier. À la base, elle était avocate. Justement, elle a quitté un peu ce monde-là parce qu'en fait, elle se rendait compte que ça n'avait juste aucun sens de travailler autant, de commencer à travailler à 9h et de terminer à 4h du matin. Toujours vivre au gré des besoins des associés des cabinets. Et en plus d'être payée, je ne sais pas si tu connais un peu les dessous du métier d'avocat, mais en fait, c'est super mal payé, surtout au début. Et il n'y a que quand vraiment tu es associé et tu es à ton compte, en fait, que tu peux un peu bien gagner ta vie. Quand tu travailles, en fait, en tant que salarié, enfin, je pense qu'ils ne sont même pas salariés, ils sont obligés d'être indépendants. Ou ça, c'est peut-être les notaires, je ne sais pas. Bref, ce n'est pas mon métier, on s'en fout. Mais en tout cas, ça l'a vachement fait réfléchir. Et en fait, elle avait lancé genre un business en parallèle de son truc. Enfin, cette meuf, elle est incroyable, elle fait 10 000 trucs. En plus, elle est maman. Et en fait, comme elle avait cette fibre entrepreneuriale, elle a décidé de quitter sa robe d'avocat. Parce qu'en fait, tu n'as pas le droit d'avoir une activité commerciale en étant avocat. Enfin, de ce qu'elle expliquait dans le podcast. Elle s'est dit, en vrai, maintenant que je suis entrepreneur, en fait, elle a lancé son truc. Après, bon, elle a fait plein de trucs qui n'ont aucun sens, comme je pense nous tous quand on démarre dans l'entrepreneuriat. Elle est venue à vraiment créer sa vie autour de son équilibre. Et en fait, elle a plein de règles de base dans son entreprise. pour faire que son entreprise puisse vraiment lui ressembler. et être en accord avec ses besoins et le mode de vie qu'elle a envie d'avoir. Après, elle est un peu dans l'extrême, j'ai envie de dire, parce que vraiment, elle délègue tout. En fait, elle valorise énormément son temps, son énergie et elle place au centre de son organisation, ce qui est important pour elle et vraiment sa vie personnelle. Et elle part du principe que le travail, ton activité professionnelle, ça fait partie de ton équilibre, mais ça ne peut pas constituer 100%, on ne peut pas investir tout. dans ton entreprise, dans ton projet professionnel et attendre à ce que ça t'apporte tout dans ta vie. Tu as besoin d'avoir plusieurs choses dans ta vie qui t'apportent différents bénéfices. Tu ne peux pas tout mettre dans le même panier. Par exemple, je sais que beaucoup d'entrepreneurs mettent tout dans leur boîte, toute leur énergie, leur santé. Et moi, la première. Tu ne peux pas attendre d'un seul truc à ce qui t'apporte à la fois de la joie, de la créativité, l'argent, la santé, bref. Tout en même temps, tu as le droit d'avoir une vie pluridisciplinaire. Et justement, Cécile met beaucoup l'axe sur le fait qu'elle, le soir, elle a envie de rentrer et de profiter avec son enfant. Elle a envie de voir ses copines une fois par semaine et de ne plus avoir ce truc où c'est souvent en région parisienne où je ne vois jamais les gens alors que vous habitez tous à côté. Et justement, elle, elle a déménagé à Lille pour pouvoir avoir du lien avec ses amis proches parce qu'elle, elle est lilloise à la base. Elle a mis beaucoup de trucs un peu fondamentaux dans sa vie et elle a construit son projet pro autour. Donc en fait, avant, elle avait des bureaux à Paris et elle a tout quitté pour pouvoir travailler depuis chez elle à Lille, son entreprise. Du coup, ils font tout à distance. Et sa règle numéro une, c'est genre les déplacements, c'est non. En fait, ça ne vaut pas le coup de se déplacer. Sauf si vraiment ça te fait plaisir. Vraiment, il y a un autre but. Mais pour elle, tout peut se faire à distance. Et c'est vrai que moi, je suis assez d'accord avec ça. En fait, il y a plein de choses comme ça. Pareil, elle, dans ses règles, tout ce que tu peux déléguer, tu délègues. Et en soi, tu peux tout déléguer. Elle, elle garde vraiment les trucs où c'est impossible que ce soit quelqu'un d'autre qui décide à sa place. Et vraiment, elle cherche dans sa vie pro comme personnelle, comment tout déléguer. Par exemple, elle a une assistante personnelle pour réserver, par exemple, crèche, pour réserver ses rendez-vous médicaux. Enfin, vraiment, elle délègue absolument tout dans ce volet-là. Et je trouve ça assez impressionnant. Après, il y a des choses où moi, je me dis, il y a des trucs que j'apprécie faire moi-même. J'aurais dit, dans la masterclass qu'elle a fait ce lundi, pour le groupe de bootcamp qu'on suit, elle nous avait posé un peu des questions en mode, bon, parmi ces tâches-là, qu'est-ce qui n'est pas délégable ? Et en fait, quand il réfléchit, genre... genre faire un cadeau à un proche ou aller déposer un colis à la poste. Bref, plein de trucs comme ça. Ce sont des choses que, genre, on s'incombe de faire ces trucs-là, alors qu'en soi, oui, tu peux le déléguer. Après, genre, je ne suis pas pour... Je sais, je suis déjà tombée sur la vidéo d'une meuf sur Instagram, je crois, une entrepreneuse, qui disait, moi, je ne vais plus chercher des gens à l'aéroport. Enfin, je ne fais plus ça parce que, genre, ça me perd de temps, etc. Ils peuvent prendre un taxi, etc. Alors, moi, je ne sais pas. Je ne suis pas aussi extrême. Je trouve qu'il y a certains déplacements... effectivement c'est bien de rationaliser mais après il y a le côté humain où genre moi genre aller chercher quelqu'un à l'aéroport genre c'est ici quelqu'un qui vient de loin etc pour me voir exprès genre bah bien sûr je vais être là mais c'est vrai que pour des trucs un peu plus basiques bah non enfin autant déléguer le projet prendre un taxi en fait ça remet un peu en question bah qu'est ce qui est vraiment important pour toi qu'est ce que tu fais parce que tu te sens incombé de cette responsabilité mais en fait c'est pas obligé Qu'est-ce que tu fais ? Parce que t'as pas les moyens de déléguer. Et en fait, ce qui est intéressant avec le raisonnement de Cécile, elle part du principe que si tu dis que t'as pas les moyens de déléguer, c'est surtout que tu vas pas pouvoir te donner les moyens de pouvoir déléguer. Parce qu'en fait, imaginons, tu continues à faire ton ménage toi-même. Imaginons que tu fais ton ménage toi-même chez toi pendant... Ça te prend peut-être trois heures chaque semaine. pour faire ton ménage. En fait, ces trois heures-là, tu vas te dire, ah non, je ne vais pas payer une femme de ménage. En gros, avec les crédits d'impôt, je pense que ça coûte genre 16 euros de l'heure, un truc comme ça. On va arrondir, on va dire, ça te coûte 45 euros pour faire le ménage chez toi chaque semaine. Et tu dis, ah non, ces 45 euros-là, je préfère les garder pour moi. Et du coup, je ne sais pas, j'ai plus d'argent pour payer l'essence ou pour mes courses ou pour aller au resto ou que sais-je. Genre, OK, soit. Mais du coup, imaginons, surtout quand tu es entrepreneur, quand tu es salarié, ça s'applique un petit peu moins. Quand tu es entrepreneur, si tu te dis, en gros, les trois heures que j'ai passées à faire le ménage, si tu avais passé ces trois heures-là à faire de la prospection, si tu avais passé ces trois heures-là à faire autre chose qui créait vraiment de la valeur, est-ce que c'est vraiment une économie financière ou est-ce que, justement, c'est un peu une perte de temps ? Moi, je sais que quand je travaille depuis chez moi, j'ai tendance souvent un peu à faire l'intendance. En fait, je vais lancer une machine le matin. après je vais prendre le temps de l'étendre, après je vais ranger la machine d'avant, et après je vais passer un petit coup, enfin bon après je suis vraiment pas une fille du logis, mais parfois quand t'es à la maison tous les jours, c'est vrai que c'est des trucs où tu te dis oui ça me coûte rien, je suis là je peux le faire, et oui en effet, mais du coup tous ces trucs là cumulés en fait je pense que c'est un peu le cas. que tu perds vite, genre une demi-heure, 45 minutes de ta journée, en fait, à faire genre juste des petites tâches comme ça, voire même une heure entière, et genre cette heure-là, bah c'est une heure que j'aurais pu passer à faire du sport, ou à faire un truc qui me plaît vraiment trop. C'est hyper intéressant de vraiment sacraliser son temps et son énergie, et de se demander, ben justement, est-ce que, pourquoi c'est toujours les trucs plaisir qui doivent passer à la trappe, versus, enfin, des trucs qu'on pense obligatoires, et qu'on soit en pourrit... déléguée. Donc j'étais un peu en plein questionnement sur ça. Et pourquoi je raconte tout ça aujourd'hui ? C'est parce qu'aujourd'hui, c'est mon premier jour un peu de télétravail. J'étais en vadrouille lundi et mardi. Et là, je me suis dit « Ah bah cool, je suis un peu chez moi. » Et j'en profite aussi d'être un peu posée. Genre ce matin, je suis allée chez Oftalmo. Il fallait que j'aille à la pharmacie. Donc voilà, tous ces petits trucs-là. Genre aller chez l'Oftamo, clairement, je ne peux pas déléguer. Mais voilà, j'avais besoin d'aller à la pharmacie, etc. Donc c'était des choses nécessaires. Et pareil, j'ai besoin d'envoyer un colis vintage aussi. J'avais un peu oublié. Bref, c'est des petits trucs où je profite quand je travaille de chez moi parce que je n'ai pas l'impératif de prendre des transports, d'avoir un rendez-vous, etc. Mais du coup, d'avoir balisé toute ma journée, j'avais mis des gros blocs de ce que j'avais besoin de faire. Et je savais très bien que pour moi, le truc le plus important à faire aujourd'hui, c'était de refaire la présentation, donc mon pitch deck, on dit ça dans le monde des entrepreneurs, pour ma soirée investissement qui a lieu le 13 octobre, parce qu'on fait un entraînement à blanc, donc lundi, avec un cabinet de conseil. Et du coup, c'était vraiment ça ma mission principale. Je savais que si j'avais fait ça, j'ai tout gagné. Mais du coup, j'ai l'impression que je n'avais pas grand-chose à faire. Je me dis « Oui, c'est bon, j'ai juste ça à faire. » Et en fait, déjà, j'ai grave tardé à me mettre à la tâche parce que déjà, mon rendez-vous de ce matin a pris du retard. J'ai sorti le chien parce que je n'étais pas sûre si Antoine l'avait sorti. Bref, des trucs comme ça. Après, j'avais grave faim, donc je me suis fait un bon petit déj et je me suis dit au moins, j'ai bien mangé, je n'aurai pas besoin de déjeuner. Et après, on m'a appelé, donc j'ai décroché. Et en fait, tous ces trucs-là, bah... En fin de compte, j'ai commencé ma journée à 11h30. Ça n'a aucun sens et je me suis dit, c'est pas grave, j'ai commencé plus tard. Mais du coup, maintenant, je me concentre, je me mets deux heures sur ce truc-là. Et en fait, je commençais à m'y mettre. Et je ne sais pas, je n'avais pas envie. J'ai commencé à faire complètement autre chose. En fait, hier, j'avais commencé à faire un carousel. Parce que j'aime bien, je teste un petit format sur mon compte Insta à moi. Et pareil, mon compte Insta, ça faisait deux ans que je publiais quand même régulièrement. Au début, je publiais une fois par mois. Je faisais une vraie vidéo un peu montée, un peu mise à jour de ce qui se passe dans ma vie. Pour moi, j'aime bien parce que parfois, je scrolle et je regarde sur mon propre compte et je vois un peu ce qui a changé, ce qui a évolué, où j'étais il y a un an et tout. Et j'aime bien avoir un peu cette trace-là. Et en fait, depuis cette année, en vrai, je ne publie pas grand-chose sur mon compte. à moi, je ne fais pas beaucoup de... Contenu vraiment juste pour mon compte, tout est un peu bellicaire parce que bah vu que j'ai ce grand essor créatif que je peux mettre dans bellicaire, autant en profiter. Avant j'étais un peu en dilemme avec moi-même parce que genre j'avais envie de construire ma marque personnelle mais tout en développant bellicaire mais du coup genre j'étais un peu en contradiction et ça n'avait aucun sens et voilà donc ça c'était petite digression mais bref. Et là genre j'ai publié l'autre jour un truc, enfin je trouve que ma vie en ce moment est très stylée et moi j'aime bien genre je fais plein de trucs différents. Et je trouve ça cool de pouvoir partager ça. Et du coup, j'ai fait en début de semaine, la semaine dernière, j'avais fait un truc genre une semaine dans ma vie d'entrepreneur en mode aléatoire. Et j'ai mis tous les trucs un peu bizarres. Enfin, pas bizarres, mais c'est des trucs qui n'ont aucun rapport. Je commence ma semaine à regarder des coloscopies. Après, je suis à Lille. Après, je suis allée à Montpellier. Après, j'ai traversé la France. Ce n'est pas le quotidien. Déjà, ce n'était pas forcément mon quotidien non plus. Donc, je trouve ça cool de pouvoir partager ça. Et là, j'ai trouvé, genre hier, j'étais dans le train et j'ai trouvé un template, en fait, pour faire des carousels. Et là, j'ai compris pourquoi tout le monde a des carousels stylés. C'est juste que tout le monde utilise des templates. Et pareil, moi, ça m'interroge sur, en fait, c'est quoi la vraie créativité ? Parce qu'au final, on est un peu conditionnés, on lisse un peu nos goûts, nos styles et tout, parce qu'on prend tous des templates Canva, des templates CapCut. Et au final, on produit tous un peu le même contenu. Bref, ça aussi, grosse parenthèse. Je parle un peu dans tous les sens, mais bon, j'espère que tu suis bien. Donc ouais, j'avais commencé ce carousel-là hier soir, quand je suis rentrée. Et du coup, j'avais pas fini. Donc j'avais un peu cet onglet ouvert là dans ma tête. Et genre, quand j'écrivais hier soir, genre les trucs que j'avais envie de faire aujourd'hui, genre j'ai clairement pas mis faire un carousel. Mais je savais au fond de moi que j'avais vraiment envie de le faire. Donc au final là je me suis posée à 11h30 à mon poste de travail, enfin mon bureau quoi. Et là je commence à faire, en fait j'ai ouvert mon canevas, ma présentation et tout. Je commence à chercher des présentations qu'on m'a envoyées pour m'inspirer et tout. Et au final je commence à faire complètement autre chose, je commence à finir mon carousel. Et je me dis maintenant je suis lancée, je vais le faire jusqu'au bout. Donc je fais ça et je publie. Après je me dis bon bah vas-y je me remets sur mon pitch deck. Et là, je commence et après, je sais pas, j'ai divagué, je commence à faire autre chose, à regarder autre chose. Enfin, ça n'a aucun sens et je me dis mais j'ai vraiment genre... Genre, you had one job. C'est fou quand même de vouloir toujours faire complètement autre chose. Donc j'ai avancé. Après, je me suis lancée dans un tunnel en mode non mais en fait, il faut que je vérifie tous nos chiffres là parce que ça fait un moment que je n'ai pas trop recalculé. On a mis des trucs un peu dans les grandes lignes. On sait que notre marge brute, elle est autour des 40%, je ne sais pas quoi. Donc je me suis dit mais attends, je n'ai pas vraiment vérifié. Donc j'ai passé une heure à vraiment creuser les chiffres et tout et à regarder. Et après, ça m'a un peu découragée. Et je me suis dit, purée, il y a des trucs qu'on a payés hyper cher parce qu'on voulait aller vite. Mais du coup, ça fait que notre marge, là, aujourd'hui, c'est pas foufou. Et bref, ça m'a mis un peu, enfin pas dans le mal, mais ça m'a mis un petit coup quand même. Et du coup, Rémi, lui, en parallèle, rebossait un peu notre prévisionnage financier et tout. Donc j'attendais aussi qu'il m'envoie le doc pour que je puisse synchroniser les trucs. Mais bref, encore une excuse. Et du coup, j'ai commencé à faire autre chose. J'ai commencé à, je ne sais pas pourquoi, j'ai ouvert Penny Lane. Penny Lane, c'est notre logiciel de compta. En gros, on met toutes nos factures dessus et ça fait le rapprochement avec... Avec notre compte en banque et du coup je sais pas pourquoi j'ai commencé à regarder ça. Je me suis dit enfin je sais pas je pense que je pensais à la TVA et je me dis mais en fait si on veut récupérer le max de TVA parce que ça aussi c'est un peu notre business model secondaire. Donc faut que je mette toutes mes factures et du coup là j'ai commencé à balayer genre on avait 18 pages de trucs non justifiés. Et en fait genre moi j'essaye de faire un peu au compte-gouttes genre j'avais déjà fait une passe la semaine dernière. En fait, là, un peu chaque semaine, j'ai pris le temps de faire, vu que, pareil, j'achète pas mal de billets de train en ce moment, vu que je suis beaucoup... en fadrouille, j'aime bien faire ça au fur et à mesure pour pas m'en retrouver à justifier des trucs qui datent de janvier comme je viens de le faire là. Mais là, j'ai vraiment passé, je pense, une heure à repasser dans tous les comptes, à voir tous les trucs et à regarder parce qu'il y a certaines factures où c'est Rémi qui les a, il y en a d'autres, c'est moi. Et bref, je viens de passer une heure à faire ça et du coup, j'avais la voix de Cécile Burry dans ma tête qui me disait, mais en fait, est-ce que c'est vraiment à toi de faire ça ? En fait, quelle est l'urgence ? Quel est le besoin là ? tout de suite de faire ça et vraiment il n'y en a aucun et en fait je sais que je fais n'importe quoi, que je ne me focus pas sur l'essentiel et je sais pas, c'est plus fort que moi et du coup je me suis posé la question genre pourquoi je procrastine mon pitch deck, pourquoi j'arrive pas à m'y mettre, est-ce que c'est parce que j'ai du mal à me projeter, est-ce que c'est parce que je sais pas, est-ce que c'est parce que j'ai peur et en fait genre là je suis quand même dans un élan de faire des trucs pas trop parfaits parce que ben on qui a le temps pour ça et même Avant-hier, j'ai publié un réel. J'aurais pu mieux parfaire des trucs, mais c'est pas grave, j'en vois. Là, je me dis, pourquoi j'ai du mal à poser des trucs ? C'est juste un diapo. Il ne va pas me manger. Ça va bien se passer. Je me sens assez confiante dans le sens où le fait qu'on puisse attirer des investisseurs à nous, parce qu'on a déjà levé de l'argent avec beaucoup moins d'éléments que ce qu'on a aujourd'hui. Mais d'un autre côté, j'ai fait un atelier hier sur ça, où il y a quelqu'un qui... partager son expérience sur l'événement de pitch qu'on fait le 13 octobre, parce que lui, il l'a fait, je crois, l'année dernière ou l'année d'avant. Justement, en parlant de tout ça, je me dis, mais merde, en fait, je ne sais pas vraiment si ma présentation, elle répond aux interrogations des investisseurs. Enfin bref, plein de trucs comme ça où je me dis, mais je ne sais pas vraiment si ce que je fais, c'est bien ou ce n'est pas bien. Tant que ça ne sort pas de ma tête, ça sera forcément nul parce qu'il n'y aura rien. Et même quand j'ai fait ma présentation il y a deux semaines pour le comité d'investissement, j'avais fait un truc un peu dernière minute et parfois, le fait de travailler un peu sous pression, ça me force à faire les choses. Mais là, je me dis que j'avais vraiment la journée pour faire ça. Je m'étais cadrée en mode « j'ai trois séances de deep work là possibles » . J'ai l'impression que je m'auto-sabote à ne pas du tout respecter le plan et à faire complètement autre chose. Je suis grave à la bourre pour mes clientes que j'ai en freelance. Je voulais faire de la Zumba. J'avais prévu un créneau de deux heures de Zumba pour pouvoir avancer dans ma formation parce que normalement, elle périme la semaine prochaine et je n'aurai pas le temps. Je me suis juste auto-mise dans la merde. C'est toujours comme ça. Et c'est assez chiant et j'essaie d'être un peu dans l'autocompassion, en mode oui, c'est ok d'avoir une journée plus chill. Et d'un autre côté, je me dis, si je prends le temps, en fait, il n'y a que moi qui en paye les conséquences. Si je décide de prendre six heures à faire un PG Tech parce que je ne suis pas concentrée dessus, je suis la première à en en pâtir parce qu'il n'y a personne d'autre qui est concerné, il n'y a que mon temps de vie. Mais du coup, à chaque fois, j'ai l'impression que mes projets un peu plaisir passent à la trappe. Et c'est pour ça, par exemple, que je fais du sport le matin en général. Parce que je sais que si je ne le fais pas, la première chose, le matin, en fait, j'ai du mal à le mettre en priorité plus tard dans la journée et à me motiver à sortir de chez moi en fin de journée, etc. À ne pas me retrouver avec une salle de sport blindée, parce que c'est souvent blindé entre 18h et 20h30, près de chez moi en tout cas. Donc voilà un peu ce qui se passe dans ma tête en ce moment. Là, je suis contente parce que j'ai rappelé l'agence de centre-service qui fait les femmes de ménage, etc., les prestations de ménage. Et du coup, j'ai une femme de ménage qui commencera chez nous dans deux semaines. Donc je suis hyper contente parce que... On avait une ferme de ménage avant, après j'avais plus de chune du tout, donc c'était même pas une question de déléguer, pas déléguer, là c'était juste pas possible. Là je suis contente de pouvoir reprendre ça parce que même chez nous, là on a été absent tous les week-ends depuis qu'on est rentrés de vacances, enfin là ça fait deux week-ends qu'on n'est pas chez nous, ce week-end on sera encore pas chez nous et le week-end d'après c'est pareil. Donc c'est quand même bien de pouvoir rentrer chez soi, que ça soit propre et de pas avoir à fournir cet effort-là et que quand t'es chez toi, tu peux vraiment juste profiter d'être chez toi et pas juste... Faire du ménage, c'est un peu chiant. Et je sais que lundi, souvent quand je ne suis pas là le week-end, je compense un peu dans ma journée de travail de faire tout ce qu'on n'a pas fait le week-end. En fait, c'est chiant. La semaine n'est pas forcément faite pour ça. Voilà un peu où j'en suis. Je ne sais pas si tu te retrouves dans ces problématiques-là de déléguer, de savoir où mettre ta valeur et même sur la notion de... Le rapport au temps, à la liberté, pour reprendre un peu les mots de Cécile Burry, donc l'entrepreneuriat c'est un moyen pour se donner la liberté et se créer la vie qu'on veut. Voilà, tâchons de le faire finalement quand on a l'opportunité. Et je me dis genre là j'ai réussi à me sortir en fait un peu de tous les trucs opérationnels, genre là j'ai délégué les montages et je suis super contente du résultat. Je vois que je n'aurais pas pu faire mieux moi-même, donc ça me convient. Maintenant, il faut juste que les sous y suivent derrière. Donc il faut que moi, ma valeur ajoutée, là, c'est vraiment la représentation de ma marque et il faut que je puisse pitcher, attirer des investisseurs à notre business, leur montrer que Bellicare, c'est une opportunité de révolutionner la prise en charge des troubles digestifs et des intolérances en France. Donc voilà, let's go. Donc maintenant que j'ai passé 30 minutes à vous raconter ma life, je vais retourner à mon... pitch deck et finir ça voilà comme ça demain je fais un point avec Rémi donc je pense que ça me donnera aussi des idées mais voilà l'idée c'est que tout ça soit fait et que je puisse quand même caser une petite séance de Zumba quoi voilà voilà et bien merci d'avoir écouté ce podcast jusqu'au bout si t'es encore là ben merci beaucoup Et puis, n'hésite pas à me faire un retour sur toi, ton rapport au temps, à l'argent, à la valeur ajoutée, la liberté, tout ça, tout ça. C'est toujours un plaisir de pouvoir échanger avec le peu de personnes qui écoutent ce podcast. Voilà, à très bientôt. Et bisous, bonne journée.