Description
Le perfectionnisme - qualité ou défaut ?
C'est le sujet de l'épisode du jour.
Viens on en parle sur @melicroquelavie
Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
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Le perfectionnisme - qualité ou défaut ?
C'est le sujet de l'épisode du jour.
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Transcription
En 2022, je me suis lancée dans l'entrepreneuriat en quête de sens, de liberté, mais surtout pour vivre de ma passion pour l'alimentation et la santé. Quatre ans plus tard, je peux te dire que ça ne s'est pas exactement passé comme prévu et que l'écart entre mes attentes et la réalité est considérable. Et je pense qu'il y a plein de choses que j'aurais aimé savoir avant de me lancer, mais surtout j'aurais aimé me sentir comprise pendant ces moments de doute. Et c'est pour ça que j'ai créé Melly Croc-LaVie d'entrepreneur, pour partager les coulisses de mon aventure entrepreneuriale sans filtre. Mes apprentissages, réflexions et doutes dans le but de libérer la parole autour de sujets tabous dans l'entrepreneuriat, mais aussi dans l'espoir que tu te sentes moins seul sur ton chemin. Si tu es aussi un peu dans le dur et que tu sois bébé preneur, entrepreneur aguerri ou en réflexion sur ton propre projet. Moi c'est Mélissa, je suis cofondée Bellicare, une entreprise de plats cuisinés diététiques destinée aux personnes qui souffrent de troubles digestifs chroniques et d'intolérance alimentaire. pour simplifier l'accès à une alimentation. adapté, disponible sur bellicare.fr et livré à domicile. Et aujourd'hui, j'ai envie de te parler d'un truc que moi je pensais être une qualité, mais qui au final m'a plus desservie qu'autre chose. Et je parle bel et bien du perfectionnisme. Pour te donner un peu de contexte sur moi, moi j'ai grandi à l'étranger parce que mon père était expatrié et j'ai fait la majorité de ma scolarité dans le système britannique privé. Un système qui pousse à l'excellence, où avoir la moyenne c'est un acquis, voire souvent même un échec. Et on inculquait des standards très élevés, avec un uniforme très strict, une façon de se représenter en public. Il y avait vraiment une responsabilité, dès un très jeune âge, de toujours être au top. Et mes parents nous ont toujours encouragés, avec ma sœur, à chercher le meilleur de nos capacités et de tout donner. Bref, l'exigence est devenue un trait de caractère chez moi. Mais de façon assez contradictoire, Je suis aussi quelqu'un qui travaille souvent à la dernière minute. Et j'ai compris quelque chose. C'est que l'urgence était pour moi une façon de réduire le doute. En fait, quand tu as moins de temps pour faire quelque chose, eh ben t'as moins l'espace d'hésiter, de te remettre en question et de chercher à faire mieux. Donc au lycée, en études supérieures, en fait je faisais souvent des choses la veille, pour le lendemain. Mais quand même avec un niveau d'exigence élevé. Et ça marchait. Mes profs, enfin surtout en études sup, l'apprécient, mes camarades de classe, même si ça peut être un peu frustrant, mais au final je délivre toujours quelque chose de qualité. Alors pour moi, c'était quelque chose d'assez positif d'être perfectionniste. J'ai aussi fait une alternance pendant trois ans en entreprise, donc j'étais salariée, et j'avais assez peu de missions, ce qui veut dire que je pouvais vraiment pousser les problématiques qu'on me donnait à fond, soigner les détails, aller au bout des choses, et ça je trouve que c'est quelque chose d'assez satisfaisant. Et dans ce cadre-là, le perfectionnisme était aussi récompensé par mes supérieurs. Et à force, ce perfectionnisme me frustrait aussi, parce que je voyais que d'autres personnes avec qui je travaillais, ou même dans ma vie personnelle, n'étaient pas à la hauteur de mes exigences. Donc j'étais souvent déçue, voire très frustrée, dans mes relations professionnelles comme personnelles. Après, je me suis lancée en tant qu'entrepreneur. Et quand je lance un projet de zéro, vouloir tout soigner au millimètre et avoir le contrôle sur tout, en fait c'est... pas une si bonne idée. Je pensais que c'était justement un des avantages d'être à son compte, c'est de pouvoir travailler à sa façon et répondre à ses propres exigences. Je pense qu'il y a trois choses que j'ai complètement sous-estimées en me lançant. C'est que premièrement, je me lançais avec deux associés. On était trois dans le projet, donc trois personnes avec des visions et des niveaux d'exigence et attentes très différentes. Et j'avais envie de vraiment tout contrôler, donc en fin de compte, si ce n'était pas fait à ma façon, ce n'était pas bien fait. Deuxième point, c'est la vision client. Parce que quand tu te lances à ton compte, tu crées une entreprise, oui, tu le fais pour toi, mais en fin de compte, c'est quand même pour le client que tu lances une entreprise, tu lances une offre, c'est pour répondre à un besoin, résoudre un problème. Donc si tu attends que tout soit parfait, mais que tu ne poses zéro question à tes clients, en fait, tu ne sais pas du tout si tu travailles dans le vent, parce que si ton client ne valide pas ce que tu fais, ça ne sert à rien. Enfin, pas de client, ça veut dire pas de business. Et pas de business, ben pas de business. Troisième point, c'est que tes interlocuteurs en tant qu'entrepreneurs, surtout quand tu es dans l'écosystème startup, c'est que les enjeux de chaque acteur ne sont pas les mêmes et en fait tes urgences ne sont pas les urgences de tes partenaires. Je m'explique. C'est que par exemple, on a fait plein de concours de startup pour gagner des prix. Donc pour nous, c'était hyper important, il fallait que ça soit hyper abouti. Donc moi, j'ai déjà passé... plusieurs journées à parfaire des dossiers, à réécrire des phrases, à aligner des petits détails dans des présentations. Alors qu'en fin de compte, les personnes qui vont lire ces dossiers s'en foutent. Ils vont lire 15 dossiers d'affilée, donc que ça soit pas parfait. En fait, c'est pas hyper grave et l'enjeu n'est pas énorme. Surtout pour des concours où t'as peut-être 500 euros en jeu. Quand tu fais le calcul, imaginons tu gagnes 500 euros grâce à ce dossier de concours, mais en face En fait, tu n'as pas concrétisé ton œuvre, tu n'as pas parlé à des futurs clients, tu n'as pas réellement créé de la valeur. Donc, ce n'est pas très rentable comme opération, surtout pour avoir de la soi-disant visibilité. Aujourd'hui, je vois qu'on a perdu énormément de temps à faire des choses comme ça. Clairement, cette énergie que j'ai déployée à ne pas faire des dossiers, des présentations, vraiment, il y en a eu au moins une vingtaine. Et c'est de l'énergie que je n'ai pas investie au départ dans la création d'une offre viable, dans l'échange avec mes futurs clients. et ni dans le concret. On a passé quasi un an et demi dans cette phase de préparation parce qu'on voulait que tout soit parfait avant de se lancer, au lieu de vraiment tester et de se confronter au réel pour apprendre plus vite. Et aujourd'hui, je vous le dis, avec mon expérience, c'est vraiment ça qui fait avancer, c'est de se prendre des murs. Notre entreprise n'a jamais autant avancé qu'au moment où on est passé véritablement à l'action. Avec le recul, je m'aperçois que le perfectionnisme, ça raconte pas vraiment une question d'exigence ou de... se dépasser, se surpasser, mais en réalité ça raconte souvent une peur. C'est la peur de mal faire, la peur d'être jugée, la peur de ne pas être à la hauteur et parfois vraiment l'association entre sa valeur personnelle et la qualité de son travail. Traduit une certaine peur de ne pas être assez. En tout cas c'est ce que moi je ressens et je vois aujourd'hui. Je vois qu'en tant qu'entrepreneur, le perfectionniste c'est hyper dangereux parce que ça te donne l'illusion de travailler, de te dépasser, d'avancer. alors qu'en fait, tu es en train de tout faire pour éviter le risque et avoir des vraies réponses du terrain. Alors aujourd'hui, je considère que le perfectionniste, c'est vraiment l'ennemi numéro 1 de l'entrepreneur, que c'est la meilleure façon de rester bloqué. Si ce n'est pas pour autant qu'il faut faire un travail médiocre et tout bâcler et faire n'importe quoi, c'est surtout qu'il faut identifier qu'est-ce qui a de la valeur pour tes clients, qu'est-ce qui est important et vraiment prioriser et donner un maximum d'énergie sur les choses qui te font réellement avancer. et un peu moins se soucier des détails. En tout cas, moi, c'est un peu le deuil de la perfection que j'ai pu faire ces dernières années. Il y a quelques mois, il y a une coach qui m'a dit « Il faut commencer petit, moche et brouillon. » Mais juste commencer. En fait, tu peux toujours t'améliorer par la suite. Surtout quand tu ne sauves pas des vies, ce n'est pas très grave. Et si tu te retrouves dans cette exigence démesurée, dans ce besoin de vraiment tout contrôler avant de doser, et bien franchement... t'es vraiment pas du tout seul, moi c'est encore un work in progress comme on dit, très ravie d'avoir ton retour sur ces réflexions et peut-être avoir ton avis sur le perfectionnisme, on peut en parler en DM sur mon compte Meli Croque la vie et on se retrouve très bientôt pour le prochain épisode
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En 2022, je me suis lancée dans l'entrepreneuriat en quête de sens, de liberté, mais surtout pour vivre de ma passion pour l'alimentation et la santé. Quatre ans plus tard, je peux te dire que ça ne s'est pas exactement passé comme prévu et que l'écart entre mes attentes et la réalité est considérable. Et je pense qu'il y a plein de choses que j'aurais aimé savoir avant de me lancer, mais surtout j'aurais aimé me sentir comprise pendant ces moments de doute. Et c'est pour ça que j'ai créé Melly Croc-LaVie d'entrepreneur, pour partager les coulisses de mon aventure entrepreneuriale sans filtre. Mes apprentissages, réflexions et doutes dans le but de libérer la parole autour de sujets tabous dans l'entrepreneuriat, mais aussi dans l'espoir que tu te sentes moins seul sur ton chemin. Si tu es aussi un peu dans le dur et que tu sois bébé preneur, entrepreneur aguerri ou en réflexion sur ton propre projet. Moi c'est Mélissa, je suis cofondée Bellicare, une entreprise de plats cuisinés diététiques destinée aux personnes qui souffrent de troubles digestifs chroniques et d'intolérance alimentaire. pour simplifier l'accès à une alimentation. adapté, disponible sur bellicare.fr et livré à domicile. Et aujourd'hui, j'ai envie de te parler d'un truc que moi je pensais être une qualité, mais qui au final m'a plus desservie qu'autre chose. Et je parle bel et bien du perfectionnisme. Pour te donner un peu de contexte sur moi, moi j'ai grandi à l'étranger parce que mon père était expatrié et j'ai fait la majorité de ma scolarité dans le système britannique privé. Un système qui pousse à l'excellence, où avoir la moyenne c'est un acquis, voire souvent même un échec. Et on inculquait des standards très élevés, avec un uniforme très strict, une façon de se représenter en public. Il y avait vraiment une responsabilité, dès un très jeune âge, de toujours être au top. Et mes parents nous ont toujours encouragés, avec ma sœur, à chercher le meilleur de nos capacités et de tout donner. Bref, l'exigence est devenue un trait de caractère chez moi. Mais de façon assez contradictoire, Je suis aussi quelqu'un qui travaille souvent à la dernière minute. Et j'ai compris quelque chose. C'est que l'urgence était pour moi une façon de réduire le doute. En fait, quand tu as moins de temps pour faire quelque chose, eh ben t'as moins l'espace d'hésiter, de te remettre en question et de chercher à faire mieux. Donc au lycée, en études supérieures, en fait je faisais souvent des choses la veille, pour le lendemain. Mais quand même avec un niveau d'exigence élevé. Et ça marchait. Mes profs, enfin surtout en études sup, l'apprécient, mes camarades de classe, même si ça peut être un peu frustrant, mais au final je délivre toujours quelque chose de qualité. Alors pour moi, c'était quelque chose d'assez positif d'être perfectionniste. J'ai aussi fait une alternance pendant trois ans en entreprise, donc j'étais salariée, et j'avais assez peu de missions, ce qui veut dire que je pouvais vraiment pousser les problématiques qu'on me donnait à fond, soigner les détails, aller au bout des choses, et ça je trouve que c'est quelque chose d'assez satisfaisant. Et dans ce cadre-là, le perfectionnisme était aussi récompensé par mes supérieurs. Et à force, ce perfectionnisme me frustrait aussi, parce que je voyais que d'autres personnes avec qui je travaillais, ou même dans ma vie personnelle, n'étaient pas à la hauteur de mes exigences. Donc j'étais souvent déçue, voire très frustrée, dans mes relations professionnelles comme personnelles. Après, je me suis lancée en tant qu'entrepreneur. Et quand je lance un projet de zéro, vouloir tout soigner au millimètre et avoir le contrôle sur tout, en fait c'est... pas une si bonne idée. Je pensais que c'était justement un des avantages d'être à son compte, c'est de pouvoir travailler à sa façon et répondre à ses propres exigences. Je pense qu'il y a trois choses que j'ai complètement sous-estimées en me lançant. C'est que premièrement, je me lançais avec deux associés. On était trois dans le projet, donc trois personnes avec des visions et des niveaux d'exigence et attentes très différentes. Et j'avais envie de vraiment tout contrôler, donc en fin de compte, si ce n'était pas fait à ma façon, ce n'était pas bien fait. Deuxième point, c'est la vision client. Parce que quand tu te lances à ton compte, tu crées une entreprise, oui, tu le fais pour toi, mais en fin de compte, c'est quand même pour le client que tu lances une entreprise, tu lances une offre, c'est pour répondre à un besoin, résoudre un problème. Donc si tu attends que tout soit parfait, mais que tu ne poses zéro question à tes clients, en fait, tu ne sais pas du tout si tu travailles dans le vent, parce que si ton client ne valide pas ce que tu fais, ça ne sert à rien. Enfin, pas de client, ça veut dire pas de business. Et pas de business, ben pas de business. Troisième point, c'est que tes interlocuteurs en tant qu'entrepreneurs, surtout quand tu es dans l'écosystème startup, c'est que les enjeux de chaque acteur ne sont pas les mêmes et en fait tes urgences ne sont pas les urgences de tes partenaires. Je m'explique. C'est que par exemple, on a fait plein de concours de startup pour gagner des prix. Donc pour nous, c'était hyper important, il fallait que ça soit hyper abouti. Donc moi, j'ai déjà passé... plusieurs journées à parfaire des dossiers, à réécrire des phrases, à aligner des petits détails dans des présentations. Alors qu'en fin de compte, les personnes qui vont lire ces dossiers s'en foutent. Ils vont lire 15 dossiers d'affilée, donc que ça soit pas parfait. En fait, c'est pas hyper grave et l'enjeu n'est pas énorme. Surtout pour des concours où t'as peut-être 500 euros en jeu. Quand tu fais le calcul, imaginons tu gagnes 500 euros grâce à ce dossier de concours, mais en face En fait, tu n'as pas concrétisé ton œuvre, tu n'as pas parlé à des futurs clients, tu n'as pas réellement créé de la valeur. Donc, ce n'est pas très rentable comme opération, surtout pour avoir de la soi-disant visibilité. Aujourd'hui, je vois qu'on a perdu énormément de temps à faire des choses comme ça. Clairement, cette énergie que j'ai déployée à ne pas faire des dossiers, des présentations, vraiment, il y en a eu au moins une vingtaine. Et c'est de l'énergie que je n'ai pas investie au départ dans la création d'une offre viable, dans l'échange avec mes futurs clients. et ni dans le concret. On a passé quasi un an et demi dans cette phase de préparation parce qu'on voulait que tout soit parfait avant de se lancer, au lieu de vraiment tester et de se confronter au réel pour apprendre plus vite. Et aujourd'hui, je vous le dis, avec mon expérience, c'est vraiment ça qui fait avancer, c'est de se prendre des murs. Notre entreprise n'a jamais autant avancé qu'au moment où on est passé véritablement à l'action. Avec le recul, je m'aperçois que le perfectionnisme, ça raconte pas vraiment une question d'exigence ou de... se dépasser, se surpasser, mais en réalité ça raconte souvent une peur. C'est la peur de mal faire, la peur d'être jugée, la peur de ne pas être à la hauteur et parfois vraiment l'association entre sa valeur personnelle et la qualité de son travail. Traduit une certaine peur de ne pas être assez. En tout cas c'est ce que moi je ressens et je vois aujourd'hui. Je vois qu'en tant qu'entrepreneur, le perfectionniste c'est hyper dangereux parce que ça te donne l'illusion de travailler, de te dépasser, d'avancer. alors qu'en fait, tu es en train de tout faire pour éviter le risque et avoir des vraies réponses du terrain. Alors aujourd'hui, je considère que le perfectionniste, c'est vraiment l'ennemi numéro 1 de l'entrepreneur, que c'est la meilleure façon de rester bloqué. Si ce n'est pas pour autant qu'il faut faire un travail médiocre et tout bâcler et faire n'importe quoi, c'est surtout qu'il faut identifier qu'est-ce qui a de la valeur pour tes clients, qu'est-ce qui est important et vraiment prioriser et donner un maximum d'énergie sur les choses qui te font réellement avancer. et un peu moins se soucier des détails. En tout cas, moi, c'est un peu le deuil de la perfection que j'ai pu faire ces dernières années. Il y a quelques mois, il y a une coach qui m'a dit « Il faut commencer petit, moche et brouillon. » Mais juste commencer. En fait, tu peux toujours t'améliorer par la suite. Surtout quand tu ne sauves pas des vies, ce n'est pas très grave. Et si tu te retrouves dans cette exigence démesurée, dans ce besoin de vraiment tout contrôler avant de doser, et bien franchement... t'es vraiment pas du tout seul, moi c'est encore un work in progress comme on dit, très ravie d'avoir ton retour sur ces réflexions et peut-être avoir ton avis sur le perfectionnisme, on peut en parler en DM sur mon compte Meli Croque la vie et on se retrouve très bientôt pour le prochain épisode
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En 2022, je me suis lancée dans l'entrepreneuriat en quête de sens, de liberté, mais surtout pour vivre de ma passion pour l'alimentation et la santé. Quatre ans plus tard, je peux te dire que ça ne s'est pas exactement passé comme prévu et que l'écart entre mes attentes et la réalité est considérable. Et je pense qu'il y a plein de choses que j'aurais aimé savoir avant de me lancer, mais surtout j'aurais aimé me sentir comprise pendant ces moments de doute. Et c'est pour ça que j'ai créé Melly Croc-LaVie d'entrepreneur, pour partager les coulisses de mon aventure entrepreneuriale sans filtre. Mes apprentissages, réflexions et doutes dans le but de libérer la parole autour de sujets tabous dans l'entrepreneuriat, mais aussi dans l'espoir que tu te sentes moins seul sur ton chemin. Si tu es aussi un peu dans le dur et que tu sois bébé preneur, entrepreneur aguerri ou en réflexion sur ton propre projet. Moi c'est Mélissa, je suis cofondée Bellicare, une entreprise de plats cuisinés diététiques destinée aux personnes qui souffrent de troubles digestifs chroniques et d'intolérance alimentaire. pour simplifier l'accès à une alimentation. adapté, disponible sur bellicare.fr et livré à domicile. Et aujourd'hui, j'ai envie de te parler d'un truc que moi je pensais être une qualité, mais qui au final m'a plus desservie qu'autre chose. Et je parle bel et bien du perfectionnisme. Pour te donner un peu de contexte sur moi, moi j'ai grandi à l'étranger parce que mon père était expatrié et j'ai fait la majorité de ma scolarité dans le système britannique privé. Un système qui pousse à l'excellence, où avoir la moyenne c'est un acquis, voire souvent même un échec. Et on inculquait des standards très élevés, avec un uniforme très strict, une façon de se représenter en public. Il y avait vraiment une responsabilité, dès un très jeune âge, de toujours être au top. Et mes parents nous ont toujours encouragés, avec ma sœur, à chercher le meilleur de nos capacités et de tout donner. Bref, l'exigence est devenue un trait de caractère chez moi. Mais de façon assez contradictoire, Je suis aussi quelqu'un qui travaille souvent à la dernière minute. Et j'ai compris quelque chose. C'est que l'urgence était pour moi une façon de réduire le doute. En fait, quand tu as moins de temps pour faire quelque chose, eh ben t'as moins l'espace d'hésiter, de te remettre en question et de chercher à faire mieux. Donc au lycée, en études supérieures, en fait je faisais souvent des choses la veille, pour le lendemain. Mais quand même avec un niveau d'exigence élevé. Et ça marchait. Mes profs, enfin surtout en études sup, l'apprécient, mes camarades de classe, même si ça peut être un peu frustrant, mais au final je délivre toujours quelque chose de qualité. Alors pour moi, c'était quelque chose d'assez positif d'être perfectionniste. J'ai aussi fait une alternance pendant trois ans en entreprise, donc j'étais salariée, et j'avais assez peu de missions, ce qui veut dire que je pouvais vraiment pousser les problématiques qu'on me donnait à fond, soigner les détails, aller au bout des choses, et ça je trouve que c'est quelque chose d'assez satisfaisant. Et dans ce cadre-là, le perfectionnisme était aussi récompensé par mes supérieurs. Et à force, ce perfectionnisme me frustrait aussi, parce que je voyais que d'autres personnes avec qui je travaillais, ou même dans ma vie personnelle, n'étaient pas à la hauteur de mes exigences. Donc j'étais souvent déçue, voire très frustrée, dans mes relations professionnelles comme personnelles. Après, je me suis lancée en tant qu'entrepreneur. Et quand je lance un projet de zéro, vouloir tout soigner au millimètre et avoir le contrôle sur tout, en fait c'est... pas une si bonne idée. Je pensais que c'était justement un des avantages d'être à son compte, c'est de pouvoir travailler à sa façon et répondre à ses propres exigences. Je pense qu'il y a trois choses que j'ai complètement sous-estimées en me lançant. C'est que premièrement, je me lançais avec deux associés. On était trois dans le projet, donc trois personnes avec des visions et des niveaux d'exigence et attentes très différentes. Et j'avais envie de vraiment tout contrôler, donc en fin de compte, si ce n'était pas fait à ma façon, ce n'était pas bien fait. Deuxième point, c'est la vision client. Parce que quand tu te lances à ton compte, tu crées une entreprise, oui, tu le fais pour toi, mais en fin de compte, c'est quand même pour le client que tu lances une entreprise, tu lances une offre, c'est pour répondre à un besoin, résoudre un problème. Donc si tu attends que tout soit parfait, mais que tu ne poses zéro question à tes clients, en fait, tu ne sais pas du tout si tu travailles dans le vent, parce que si ton client ne valide pas ce que tu fais, ça ne sert à rien. Enfin, pas de client, ça veut dire pas de business. Et pas de business, ben pas de business. Troisième point, c'est que tes interlocuteurs en tant qu'entrepreneurs, surtout quand tu es dans l'écosystème startup, c'est que les enjeux de chaque acteur ne sont pas les mêmes et en fait tes urgences ne sont pas les urgences de tes partenaires. Je m'explique. C'est que par exemple, on a fait plein de concours de startup pour gagner des prix. Donc pour nous, c'était hyper important, il fallait que ça soit hyper abouti. Donc moi, j'ai déjà passé... plusieurs journées à parfaire des dossiers, à réécrire des phrases, à aligner des petits détails dans des présentations. Alors qu'en fin de compte, les personnes qui vont lire ces dossiers s'en foutent. Ils vont lire 15 dossiers d'affilée, donc que ça soit pas parfait. En fait, c'est pas hyper grave et l'enjeu n'est pas énorme. Surtout pour des concours où t'as peut-être 500 euros en jeu. Quand tu fais le calcul, imaginons tu gagnes 500 euros grâce à ce dossier de concours, mais en face En fait, tu n'as pas concrétisé ton œuvre, tu n'as pas parlé à des futurs clients, tu n'as pas réellement créé de la valeur. Donc, ce n'est pas très rentable comme opération, surtout pour avoir de la soi-disant visibilité. Aujourd'hui, je vois qu'on a perdu énormément de temps à faire des choses comme ça. Clairement, cette énergie que j'ai déployée à ne pas faire des dossiers, des présentations, vraiment, il y en a eu au moins une vingtaine. Et c'est de l'énergie que je n'ai pas investie au départ dans la création d'une offre viable, dans l'échange avec mes futurs clients. et ni dans le concret. On a passé quasi un an et demi dans cette phase de préparation parce qu'on voulait que tout soit parfait avant de se lancer, au lieu de vraiment tester et de se confronter au réel pour apprendre plus vite. Et aujourd'hui, je vous le dis, avec mon expérience, c'est vraiment ça qui fait avancer, c'est de se prendre des murs. Notre entreprise n'a jamais autant avancé qu'au moment où on est passé véritablement à l'action. Avec le recul, je m'aperçois que le perfectionnisme, ça raconte pas vraiment une question d'exigence ou de... se dépasser, se surpasser, mais en réalité ça raconte souvent une peur. C'est la peur de mal faire, la peur d'être jugée, la peur de ne pas être à la hauteur et parfois vraiment l'association entre sa valeur personnelle et la qualité de son travail. Traduit une certaine peur de ne pas être assez. En tout cas c'est ce que moi je ressens et je vois aujourd'hui. Je vois qu'en tant qu'entrepreneur, le perfectionniste c'est hyper dangereux parce que ça te donne l'illusion de travailler, de te dépasser, d'avancer. alors qu'en fait, tu es en train de tout faire pour éviter le risque et avoir des vraies réponses du terrain. Alors aujourd'hui, je considère que le perfectionniste, c'est vraiment l'ennemi numéro 1 de l'entrepreneur, que c'est la meilleure façon de rester bloqué. Si ce n'est pas pour autant qu'il faut faire un travail médiocre et tout bâcler et faire n'importe quoi, c'est surtout qu'il faut identifier qu'est-ce qui a de la valeur pour tes clients, qu'est-ce qui est important et vraiment prioriser et donner un maximum d'énergie sur les choses qui te font réellement avancer. et un peu moins se soucier des détails. En tout cas, moi, c'est un peu le deuil de la perfection que j'ai pu faire ces dernières années. Il y a quelques mois, il y a une coach qui m'a dit « Il faut commencer petit, moche et brouillon. » Mais juste commencer. En fait, tu peux toujours t'améliorer par la suite. Surtout quand tu ne sauves pas des vies, ce n'est pas très grave. Et si tu te retrouves dans cette exigence démesurée, dans ce besoin de vraiment tout contrôler avant de doser, et bien franchement... t'es vraiment pas du tout seul, moi c'est encore un work in progress comme on dit, très ravie d'avoir ton retour sur ces réflexions et peut-être avoir ton avis sur le perfectionnisme, on peut en parler en DM sur mon compte Meli Croque la vie et on se retrouve très bientôt pour le prochain épisode
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Le perfectionnisme - qualité ou défaut ?
C'est le sujet de l'épisode du jour.
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Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Transcription
En 2022, je me suis lancée dans l'entrepreneuriat en quête de sens, de liberté, mais surtout pour vivre de ma passion pour l'alimentation et la santé. Quatre ans plus tard, je peux te dire que ça ne s'est pas exactement passé comme prévu et que l'écart entre mes attentes et la réalité est considérable. Et je pense qu'il y a plein de choses que j'aurais aimé savoir avant de me lancer, mais surtout j'aurais aimé me sentir comprise pendant ces moments de doute. Et c'est pour ça que j'ai créé Melly Croc-LaVie d'entrepreneur, pour partager les coulisses de mon aventure entrepreneuriale sans filtre. Mes apprentissages, réflexions et doutes dans le but de libérer la parole autour de sujets tabous dans l'entrepreneuriat, mais aussi dans l'espoir que tu te sentes moins seul sur ton chemin. Si tu es aussi un peu dans le dur et que tu sois bébé preneur, entrepreneur aguerri ou en réflexion sur ton propre projet. Moi c'est Mélissa, je suis cofondée Bellicare, une entreprise de plats cuisinés diététiques destinée aux personnes qui souffrent de troubles digestifs chroniques et d'intolérance alimentaire. pour simplifier l'accès à une alimentation. adapté, disponible sur bellicare.fr et livré à domicile. Et aujourd'hui, j'ai envie de te parler d'un truc que moi je pensais être une qualité, mais qui au final m'a plus desservie qu'autre chose. Et je parle bel et bien du perfectionnisme. Pour te donner un peu de contexte sur moi, moi j'ai grandi à l'étranger parce que mon père était expatrié et j'ai fait la majorité de ma scolarité dans le système britannique privé. Un système qui pousse à l'excellence, où avoir la moyenne c'est un acquis, voire souvent même un échec. Et on inculquait des standards très élevés, avec un uniforme très strict, une façon de se représenter en public. Il y avait vraiment une responsabilité, dès un très jeune âge, de toujours être au top. Et mes parents nous ont toujours encouragés, avec ma sœur, à chercher le meilleur de nos capacités et de tout donner. Bref, l'exigence est devenue un trait de caractère chez moi. Mais de façon assez contradictoire, Je suis aussi quelqu'un qui travaille souvent à la dernière minute. Et j'ai compris quelque chose. C'est que l'urgence était pour moi une façon de réduire le doute. En fait, quand tu as moins de temps pour faire quelque chose, eh ben t'as moins l'espace d'hésiter, de te remettre en question et de chercher à faire mieux. Donc au lycée, en études supérieures, en fait je faisais souvent des choses la veille, pour le lendemain. Mais quand même avec un niveau d'exigence élevé. Et ça marchait. Mes profs, enfin surtout en études sup, l'apprécient, mes camarades de classe, même si ça peut être un peu frustrant, mais au final je délivre toujours quelque chose de qualité. Alors pour moi, c'était quelque chose d'assez positif d'être perfectionniste. J'ai aussi fait une alternance pendant trois ans en entreprise, donc j'étais salariée, et j'avais assez peu de missions, ce qui veut dire que je pouvais vraiment pousser les problématiques qu'on me donnait à fond, soigner les détails, aller au bout des choses, et ça je trouve que c'est quelque chose d'assez satisfaisant. Et dans ce cadre-là, le perfectionnisme était aussi récompensé par mes supérieurs. Et à force, ce perfectionnisme me frustrait aussi, parce que je voyais que d'autres personnes avec qui je travaillais, ou même dans ma vie personnelle, n'étaient pas à la hauteur de mes exigences. Donc j'étais souvent déçue, voire très frustrée, dans mes relations professionnelles comme personnelles. Après, je me suis lancée en tant qu'entrepreneur. Et quand je lance un projet de zéro, vouloir tout soigner au millimètre et avoir le contrôle sur tout, en fait c'est... pas une si bonne idée. Je pensais que c'était justement un des avantages d'être à son compte, c'est de pouvoir travailler à sa façon et répondre à ses propres exigences. Je pense qu'il y a trois choses que j'ai complètement sous-estimées en me lançant. C'est que premièrement, je me lançais avec deux associés. On était trois dans le projet, donc trois personnes avec des visions et des niveaux d'exigence et attentes très différentes. Et j'avais envie de vraiment tout contrôler, donc en fin de compte, si ce n'était pas fait à ma façon, ce n'était pas bien fait. Deuxième point, c'est la vision client. Parce que quand tu te lances à ton compte, tu crées une entreprise, oui, tu le fais pour toi, mais en fin de compte, c'est quand même pour le client que tu lances une entreprise, tu lances une offre, c'est pour répondre à un besoin, résoudre un problème. Donc si tu attends que tout soit parfait, mais que tu ne poses zéro question à tes clients, en fait, tu ne sais pas du tout si tu travailles dans le vent, parce que si ton client ne valide pas ce que tu fais, ça ne sert à rien. Enfin, pas de client, ça veut dire pas de business. Et pas de business, ben pas de business. Troisième point, c'est que tes interlocuteurs en tant qu'entrepreneurs, surtout quand tu es dans l'écosystème startup, c'est que les enjeux de chaque acteur ne sont pas les mêmes et en fait tes urgences ne sont pas les urgences de tes partenaires. Je m'explique. C'est que par exemple, on a fait plein de concours de startup pour gagner des prix. Donc pour nous, c'était hyper important, il fallait que ça soit hyper abouti. Donc moi, j'ai déjà passé... plusieurs journées à parfaire des dossiers, à réécrire des phrases, à aligner des petits détails dans des présentations. Alors qu'en fin de compte, les personnes qui vont lire ces dossiers s'en foutent. Ils vont lire 15 dossiers d'affilée, donc que ça soit pas parfait. En fait, c'est pas hyper grave et l'enjeu n'est pas énorme. Surtout pour des concours où t'as peut-être 500 euros en jeu. Quand tu fais le calcul, imaginons tu gagnes 500 euros grâce à ce dossier de concours, mais en face En fait, tu n'as pas concrétisé ton œuvre, tu n'as pas parlé à des futurs clients, tu n'as pas réellement créé de la valeur. Donc, ce n'est pas très rentable comme opération, surtout pour avoir de la soi-disant visibilité. Aujourd'hui, je vois qu'on a perdu énormément de temps à faire des choses comme ça. Clairement, cette énergie que j'ai déployée à ne pas faire des dossiers, des présentations, vraiment, il y en a eu au moins une vingtaine. Et c'est de l'énergie que je n'ai pas investie au départ dans la création d'une offre viable, dans l'échange avec mes futurs clients. et ni dans le concret. On a passé quasi un an et demi dans cette phase de préparation parce qu'on voulait que tout soit parfait avant de se lancer, au lieu de vraiment tester et de se confronter au réel pour apprendre plus vite. Et aujourd'hui, je vous le dis, avec mon expérience, c'est vraiment ça qui fait avancer, c'est de se prendre des murs. Notre entreprise n'a jamais autant avancé qu'au moment où on est passé véritablement à l'action. Avec le recul, je m'aperçois que le perfectionnisme, ça raconte pas vraiment une question d'exigence ou de... se dépasser, se surpasser, mais en réalité ça raconte souvent une peur. C'est la peur de mal faire, la peur d'être jugée, la peur de ne pas être à la hauteur et parfois vraiment l'association entre sa valeur personnelle et la qualité de son travail. Traduit une certaine peur de ne pas être assez. En tout cas c'est ce que moi je ressens et je vois aujourd'hui. Je vois qu'en tant qu'entrepreneur, le perfectionniste c'est hyper dangereux parce que ça te donne l'illusion de travailler, de te dépasser, d'avancer. alors qu'en fait, tu es en train de tout faire pour éviter le risque et avoir des vraies réponses du terrain. Alors aujourd'hui, je considère que le perfectionniste, c'est vraiment l'ennemi numéro 1 de l'entrepreneur, que c'est la meilleure façon de rester bloqué. Si ce n'est pas pour autant qu'il faut faire un travail médiocre et tout bâcler et faire n'importe quoi, c'est surtout qu'il faut identifier qu'est-ce qui a de la valeur pour tes clients, qu'est-ce qui est important et vraiment prioriser et donner un maximum d'énergie sur les choses qui te font réellement avancer. et un peu moins se soucier des détails. En tout cas, moi, c'est un peu le deuil de la perfection que j'ai pu faire ces dernières années. Il y a quelques mois, il y a une coach qui m'a dit « Il faut commencer petit, moche et brouillon. » Mais juste commencer. En fait, tu peux toujours t'améliorer par la suite. Surtout quand tu ne sauves pas des vies, ce n'est pas très grave. Et si tu te retrouves dans cette exigence démesurée, dans ce besoin de vraiment tout contrôler avant de doser, et bien franchement... t'es vraiment pas du tout seul, moi c'est encore un work in progress comme on dit, très ravie d'avoir ton retour sur ces réflexions et peut-être avoir ton avis sur le perfectionnisme, on peut en parler en DM sur mon compte Meli Croque la vie et on se retrouve très bientôt pour le prochain épisode
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