Speaker #0Bonjour et bienvenue dans un nouvel épisode de Melly Croc, la vie d'entrepreneur, le podcast où je partage mes péripéties d'entrepreneuse et les backstage, loin des paillettes de la Startup Nation. Et aujourd'hui, je voulais partager autour du sujet de l'équilibre vie pro-vie perso quand on est entrepreneur, qui n'est pas toujours évident. Parce que moi, depuis 2022, je me suis lancée dans l'entrepreneuriat avec plein d'illusions sur le fait d'entreprendre vraiment ma vie, de concilier la vie pro, le vie perso pour... avoir une vie épanouie et vraiment être accomplie sur le 360. Et cette année, c'est vraiment la première fois que je mets réellement en œuvre le fait d'entreprendre ma vie perso et pro, dans le sens où mes projets perso avancent et s'accélèrent. Donc si tu me découvres avec cet épisode, moi c'est Mélissa, je suis cofondatrice de l'entreprise Bellicare, qui propose des plats cuisinés pour les personnes qui ont des intolérances alimentaires et des troubles digestifs chroniques. Et aujourd'hui, je voulais parler du fait que j'organise mon mariage cette année, et d'ailleurs la date approche vachement, et je voulais partager un peu mon parcours, mes réflexions sur le fait d'organiser un événement d'une telle ampleur pendant qu'on est en train de piloter et redémarrer son activité, ce qui n'est pas toujours évident. Je pense que d'autres personnes ont déjà été dans ce cas de figure, mais j'en ai pas du tout entendu parler sur les réseaux, en podcast ou autre. Donc je partage mon expérience dans l'espoir d'avoir aussi le retour d'autres personnes qui vivent aussi les mêmes choses. Donc pour te donner un peu de contexte, je suis entrepreneuse depuis 2022. J'ai commencé en étant... J'habitais chez ma mère. Donc l'été 2024, j'ai emménagé avec mon copain. Et ça fait... Aujourd'hui, ça va faire bientôt 10 ans qu'on est ensemble. Et il a fait sa demande en août 2025. Donc voilà, très sympa, très cool, très contente. Sauf qu'à ce moment-là, j'étais en train de vivre quelque chose d'assez particulier avec Bellicare, c'est qu'on était vraiment dans une période où on n'avait pas de trésorerie. En fait, on arrivait à un mur de trésorerie, on avait besoin de lever des fonds pour continuer l'aventure, pour continuer à se rémunérer grâce à la boîte et donc financer aussi nos projets, nos développements. Donc c'était une période un peu particulière parce que d'un côté, moi j'avais très envie de me marier parce que... Voilà, c'est bien d'être lié par autre chose que ses sentiments, surtout dans le cadre où on habite ensemble. Demain, il se passe quelque chose, on finit à l'hôpital. En fait, le conjoint n'a pas de son mot à dire parce qu'administrativement, on a zéro lien. Enfin, ça, c'est mon côté un peu trop prévoyant, toujours dans l'extrême. Mais bref, pour moi, c'était important de me marier et je n'avais pas forcément envie d'attendre beaucoup plus longtemps parce que ça fait quasi 10 ans qu'on est ensemble avec mon fiancé. Donc, ça n'avait aucun sens d'attendre deux ans. Mais en parallèle, dans ma vie pro, on était à un stade où on n'avait pas d'argent. Et souvent, beaucoup de personnes repoussent ce projet mariage parce qu'ils se disent « Bon, le mariage, ça coûte cher, donc je préfère pas me marier, ça sert à rien. » Après, chacun a ses avis et je les respecte totalement. Moi, mon avis, c'était que, effectivement, j'ai pas envie de mettre 15 000 euros dans une soirée parce que je trouve ça aberrant et je veux un événement qui ait beaucoup de sens pour moi. Mais de fil en aiguille, quand on commence à entrer dans le monde de l'organisation du mariage, on se rend compte qu'en fait, 15 000 euros, ça va super vite. Donc pour reprendre un peu sur le démarrage, la demande en mariage s'est faite en août 2025. Et assez rapidement, moi j'étais en mode, je voulais qu'on ait cette conversation avec mon conjoint pour savoir quand est-ce qu'on veut se marier, quand est-ce qu'on prévoit le truc, qui est-ce qu'on invite. Paul Dubu, ce que je suis, moi, j'avais déjà une liste d'invités de mariage dans un Excel parce que je me suis dit, bah, en vrai... je pense que ça va pas trop tarder comme projet, donc c'est important de chiffrer, de prévoir, de savoir, c'est tout. Et après, j'ai eu la demande et je me suis dit, bon, j'ai bien fait de le faire, pour qu'on ait déjà une idée de combien on doit prévoir, qui est-ce qu'on veut voir à cet événement, et quand est-ce que c'est jouable au final. Moi, j'ai la chance que mon fiancé est salarié, et donc a un mode de vie un peu plus stable que le mien. Au moment où il a fait sa demande, en fait, nous, on était en pleine recherche de fonds avec mon associé. Et on savait très bien qu'à horizon fin septembre, si on ne levait pas de fonds, on mettait la clé sous la porte. Donc c'était compliqué d'être enjaillée par mon projet personnel de mariage parce que ma vie professionnelle était en train de s'effondrer. Et en... parallèle. On était en train de gérer cette grosse problématique de trésorerie et on était en train de trouver des solutions. Donc avec mon associé, on a décidé d'arrêter la livraison de nos plats cuisinés pour nos clients et de repartir sur une campagne de financement participatif donc de précommande parce qu'on voulait lancer une nouvelle gamme de plats qui se conservent à température ambiante pour sortir de la logistique de la chaîne Geoffroy. Sauf que pour aller dans cette voie Il fallait qu'on fasse encore un peu de R&D parce que les plans n'étaient pas 100% calés. Donc pour s'économiser un peu des frais, on s'est dit que... De août à novembre, c'était ça la prévision. On se met en mode précommande. On arrête de livrer les clients. À partir de fin juillet, on avait écoulé nos stocks de plats cuisinés qui se conservaient au frigo. Et on s'est mis intentionnellement en rupture de stock. Et ce qui est un peu frustrant, c'est qu'avec Rémi, on avait déjà anticipé le fait de pivoter sur une gamme de produits qui se conservent à température ambiante. On avait commencé la R&D au... au fur et à mesure de l'année 2025. En juin, on était censé clôturer ce projet. Bon, ça a pris un peu plus de temps que prévu, comme tout, dans l'agroalimentaire, finalement. Et Rémi était sur la refonte du site avec une agence. Et justement, le site est sorti mi-août et on a décidé que ce site serait dédié à la précommande parce qu'en fait, on est sur de l'e-commerce. Si tu n'as pas un site qui donne envie, qui est simple à utiliser, tu ne peux pas convertir, tu n'as pas de client. Et ce qui est un peu frustrant, c'est qu'on avait déjà prévu la refonte du site, on avait déjà prévu de relancer une nouvelle gamme de plats qui nous permettent d'avoir de meilleures marges. Et c'est juste que les finances ne suivaient pas, donc on ne pouvait pas donner vie à nos projets. Et vu que le site était déjà là, était déjà prêt, on s'est dit autant s'en servir plutôt que de passer par une plateforme comme Ulule ou autre qui va prendre des commissions sur les précommandes. Et vraiment, juste, on exploite notre site. Et on s'est mis en mode grosse économie de rats. En fait, on arrête de se payer. On essaye de repousser toutes les factures de nos prestataires qui étaient en cours. On a demandé à les reporter à la fin d'année. En fait, on a de la chance de travailler aussi avec des prestataires qui étaient hyper conciliants, notamment le laboratoire où on produisait nos plats. C'est des personnes qui accompagnent les boîtes dans le développement de produits alimentaires et sur la conservation. Et donc on avait des tests de conservation à faire sur notre nouvelle gamme de plats. On a pu faire toutes ces prestations-là et les payer plus tard. Bon, je sais pas si pour eux c'est le truc le plus avantageux, mais en tout cas pour nous ça nous a rangé plutôt bien. Donc en fait ce qui était un peu perturbant, c'est que dans cette période, on était un peu en plein chamboulement bellicaire, parce qu'il fallait quand même réfléchir à comment est-ce qu'on développe notre gamme de plats. Fallait que moi je réfléchisse à la R&D. Le début de 2025, j'avais une super stagiaire qui s'appelle Emma, si jamais elle écoute un jour ce podcast. C'est incroyable et en fait, elle m'épaulait sur tous les sujets R&D, développement produit et la production. Donc c'était vraiment incroyable de la voir à mes côtés et elle avait fini son stage fin juillet. Donc là, en fait, je me retrouvais toute seule à gérer cette partie vraiment développement produit. On se retrouvait à deux avec Rémi à être vraiment dans l'opérationnel, un peu comme au début finalement, sauf que là... On avait aussi une alternante qui est toujours dans notre équipe, Nancy, qui gère tout ce qui est réseaux sociaux. Donc pourquoi je donne toutes ces informations ? C'est que du coup, là, je suis en mode sauvetage de boîte. En fait, dès fin juillet 2025, on savait que ça allait être très, très compliqué parce que notre plan de financement est tombé un peu à l'eau à ce moment-là. Et bien sûr, en France, ce qui est génial, c'est que tout le monde est en vacances en août. Donc si tu veux, en fait, tu peux mourir au mois d'août parce qu'il n'y a personne. Tout le monde est en vacances, tout le monde fait autre chose. Donc nous, il fallait qu'on trouve d'autres acteurs financiers. On s'est dit OK, on se met en mode précommande comme ça. On peut financer notre développement en produits. On se met l'objectif de financer la R&D et de pouvoir payer l'entreprise avec qui on faisait notre développement, l'allocation du labo. Et sachant que notre labo est à 100 bornes de chez moi, Donc ça implique quand même de... d'y aller, de payer le gasoil aussi pour y aller, de dormir sur place, de se déplacer et en fait de faire un peu business as usual alors que business pas du tout as usual. Notre trésorerie était hyper serrée, on savait qu'on n'allait pas pouvoir se payer sur le mois d'août. Sur le mois de septembre, ça allait être rush. On s'est dit bon, si on arrive à lever pour fin septembre, on peut quand même se rémunérer, sachant qu'on se rémunérait au... au SMIC avec Rémi, donc c'est pas beaucoup. Je gère à la fois l'incertitude financière, de me dire, bon, là, comment je fais ? En fait, j'ai un pré-étudiant sur le dos que je suis en train de rembourser. Je dois gérer aussi les divers abonnements que j'ai, donc comment est-ce que je m'organise moi, personnellement ? Ensuite, il y a la boîte, comment on gère avec nos prestataires, nos clients. comment on fait pour naviguer en fait dans tout ça parce que déjà personnellement c'est un peu la panade quel projet on lance comment on fait pour faire rentrer du cash comment on va chercher des financeurs mais comment on va aussi acquérir des clients en fait on était vraiment sur tous les fronts en même temps et vraiment je pense qu'on n'a jamais autant testé de choses que à cette période là parce que vraiment c'était juste la dèche et je pense que quand on est dans une situation d'inconfort total c'est là où on sort vraiment les armes et on a vraiment la dalle quoi parce que t'en as besoin et je pense que C'est bien d'avoir un certain niveau de sécurité et de confort, mais du coup, tu peux vite reposer sur tes lauriers. C'est un peu ce qui s'est passé avec nous. On avait levé des fonds la première fois et en fait, on avait besoin un peu d'un sas de respirer parce qu'on avait déjà eu deux années assez intenses. Du coup, on s'est un peu peut-être trop reposé sur nos lauriers. On n'avait pas assez mis le coup d'accélérateur côté commercial pour vraiment se développer. Donc là, c'est ce qui nous a mis un peu dans la panade. en fin 2025. En parallèle de ça, je dois essayer de me projeter parce qu'avec mon fiancé, on s'est dit qu'on aimerait bien se marier au final en 2026. Surtout pas juste se marier, on s'est dit que ça n'a aucun sens de faire un mariage à la mairie en petit comité et ensuite de faire une grosse fête l'année prochaine parce qu'en fait ça n'a plus de sens, parce que du coup l'événement il est déjà passé donc en fait qu'est-ce que t'es en train de fêter ? Et aussi, moi, il y a un truc qui me tient à cœur, c'était... Donc moi, je suis moitié mauricienne, donc moi, j'avais envie de faire... mon mariage civil en France et en Normandie particulièrement, parce que mon mec est normand et moi j'ai vécu quasi 10% de ma vie en Normandie et j'y suis assez attachée. Donc ça avait beaucoup de sens de faire ça. Mais faire un mariage religieux, parce que ça nous tenait tous les deux à cœur de faire un mariage catholique. Aline Maurice, enfin cette partie-là c'est moi, parce que je suis moitié mauricienne et que j'ai fait ma première communion Aline Maurice. Que toute ma vie j'ai connu une église en particulier, on faisait tous les Noëls là-bas. Il y a un prêtre que j'affectionne particulièrement. Bon, il est un peu âgé maintenant, mais voilà, moi, dans l'idée, je voulais que ce prêtre officie mon mariage dans cette église que j'ai connue toute ma vie. Mais sauf que l'île Maurice, c'est à l'autre bout du monde, finalement, et ça coûte un smic pour y aller et pour retourner. Et aussi, on vient de vendre notre maison là-bas, donc il fallait aussi prendre en compte un logement à Maurice. Donc c'est aussi des frais. Si jamais tu as déjà organisé un mariage, Il faut savoir que les lieux de mariage sont quand même très prisés, surtout si tu as envie de te marier l'été et un week-end, là effectivement il faut s'y prendre quand même 2-3 ans à l'avance. Au final, moi, j'ai poncé mariage.net, vu que c'était un sujet où je me suis dit, bon, on a quand même envie de faire ça en même temps. Donc, à la fois dans ma vie pro, on essaye de trouver des solutions. Mais du coup, dans la vie perso aussi, je me dis, attention, on veut un lieu et on veut aussi réserver les gens. Enfin, si on veut que les gens viennent à notre mariage, il faut les prévenir assez en avance. J'ai beaucoup d'amis qui ont un peu des emplois du temps de ministre. Donc, avoir une disponibilité, ce n'est pas évident. Et surtout, en regardant tous les lieux, j'ai vraiment poncé mariage.net, tous les lieux de mariage en Seine-Maritime. Un peu dans l'heure, un peu en Ile-de-France histoire d'eux, mais bon, j'y croyais pas trop. Et aussi savoir qu'est-ce qui se fait, parce qu'en fait, au début, tu commences à regarder, tu vois des lieux à 5000 euros et tu te dis, waouh, c'est génial ! Mais sauf que 5000 euros, c'est énorme, tu te dis, t'as 5000 euros pour 4 murs. Ok, ça peut être 4 super murs d'un château avec une piscine, mais quand même, c'est vraiment juste avoir une pièce et rien dedans. C'est juste pour être dans une pièce pour une soirée, et c'est peut-être un petit peu abusé. Et pareil, il faut vite se poser la question, en fait, quand on organise un mariage, comme tout projet. En fait, moi, j'ai vraiment vu le mariage comme un projet entrepreneurial. J'ai vraiment créé un espace sous notion. J'avais déjà créé un Excel avec notre liste d'invités. J'ai commencé à faire des tableaux croisés dynamiques pour savoir, OK, c'est quoi notre premier cercle d'invités, deuxième cercle d'invités, troisième cercle d'invités. Parce que si tu as un budget assez restreint... Ça limite aussi le nombre de personnes que tu peux inviter. Donc, il faut savoir à qui tu tiens vraiment, qui est-ce que tu veux vraiment voir le jour J, qui sont les gens où c'est cool de les voir et qui sont les personnes où tu te dis, bon, s'ils ne sont pas là, ça ne me change pas trop la vie, mais voilà, c'est plus de convenance sociale de les inviter. Voilà, beaucoup de réflexions dans tout ça. Et sachant que je suis en couple avec quelqu'un d'incroyable, mais qui n'a pas forcément ce sens de l'anticipation, une personne qui est stressée, mais qui manifeste son stress en laissant tout jusqu'à la dernière minute. Moi aussi, j'ai un fonctionnement un peu dernière minute, mais sur du côté logistique événementiel, je pense que je suis assez lucide, parce que ça fait deux ans que je gérais la production chez Bellicaire, où organiser où va quoi, à quelle heure, comment... Enfin bref, je me perçois comme une personne qui a des plutôt bonnes bases en gestion de projet, ingénieur à valeur ajoutée, tout ça. Il faut à la fois gérer l'humain parce que dans un couple, en fait dans tout projet, l'humain c'est toujours le facteur le plus compliqué parce que... C'est le facteur qui est le plus malléable. Quand tu gères une machine, une machine n'a pas d'émotion, n'a pas de peur, n'a pas de crainte, n'a pas d'angoisse. Donc c'est simple de gérer une machine, c'est simple de faire un planning. En revanche, suivre un plan et l'effectuer au bout, c'est difficile quand tu es un humain parce que tu as des peurs, tu as des angoisses, tu as des freins, tu as des blocages, etc. Et ça, c'est beaucoup plus difficile à surmonter. Donc que ce soit sur le côté pro ou le côté perso, côté perso... J'ai mon mec qui est en mode « Ah bah je sais pas vraiment qui sont mes amis proches, qui suis-je ? » Enfin grosse remise en question personnelle. Du côté professionnel, moi-même je suis en train de me remettre en question en mode « Ok, est-ce que là ça vaut vraiment la peine de me démener autant ? » Genre est-ce que je m'épanouis assez dans mon projet ? Est-ce que je me projette assez ? Est-ce que mon « why » est assez fort pour continuer dans cette aventure qui en fait est très très demandeuse d'énergie et de ressources mentales ? Et sachant que je n'ai plus de thunes, donc est-ce que c'est vraiment ça ? Est-ce que je tiens assez à mon projet pour ça ? Et aussi, je suis en train d'organiser un mariage et je n'ai pas de thunes. Donc un peu complexe comme configuration. Et en fait, de part et d'autre, je suis dans un rôle de chef de projet dans les deux cas. Parce que côté mariage, j'étais plus impulsée en mode, ok, je vais regarder les lieux, poser aussi la vision, quel mariage je veux. Parce que si tu sais... C'est pas ce que tu veux, c'est difficile de définir un budget et de définir aussi un événement qui te convienne et sachant qu'en principe tu te maries qu'une fois dans ta vie, donc c'est un événement assez unique. Bien sûr tu peux faire des fêtes de mariage plus tard dans la vie etc, mais c'est quand même un truc assez important. Et aussi en parallèle dans le cadre du mariage, en fait le mariage ça fait ressortir des choses chez les gens, surtout chez les proches, notamment les parents, les sœurs etc. Tout le monde a un peu ça. Sa vision de ce qu'est un mariage, les parents vont être très nostalgiques de leur propre mariage et donc vont projeter sur toi ce qu'ils ont eux-mêmes vécu ou comment eux ils ont fait ou que sais-je. Et puis aussi toi aussi tu as ton prix parce que tu as peut-être déjà assisté à des mariages donc tu sais aussi qu'est-ce qui t'a plu, qu'est-ce qui t'a moins plu, ça te donne des inspirations donc il faut aussi essayer de naviguer dans tout ça. Et puis en plus tu rajoutes à ça les réseaux sociaux. les mariages.net, les blogs etc où tout le monde va un peu donner son avis sur qu'est-ce qu'un mariage, qu'est-ce qu'il faut avoir qu'est-ce qu'il faut pas avoir, en fait t'as tellement d'informations que c'est hyper important d'être hyper centré et hyper aussi synchro avec ton partenaire de savoir tous les deux qu'est-ce qui est important pour vous et qu'est-ce qui n'est pas important, où est-ce que vous voulez mettre de l'argent où est-ce que vous ne voulez pas mettre de l'argent et aussi de tenir tête en fait et de savoir dire à ses proches bah en fait là c'est mon mariage donc c'est moi qui décide et en plus c'est moi qui paye donc voilà Voilà. Et je pense aussi dans le cadre de mon couple en particulier, sachant que moi, je n'avais pas forcément, enfin je n'ai toujours pas masse de moyens financiers. Donc de savoir, moi, j'avais aussi ce côté très égo de me dire, c'est mon mec qui va payer la majorité du mariage. Je ne suis pas très à l'aise avec ça parce que moi, je suis une personne très indépendante. Et ça me frustre terriblement. Et moi, l'argent, c'est un peu mon langage d'amour, dans le sens où je suis du genre à payer le resto à mes amis si je peux le faire, à inviter quelqu'un pour un café. Moi, c'est un peu ma façon de montrer mon amour, mon affection. Et de ne pas pouvoir contribuer dans un truc qui est très personnel, c'est très frustrant, mais de ne pas non plus me voir attendre. Et du coup, j'ai été aussi beaucoup questionnée. notamment par mes proches, de me dire, mes amis, ma sœur, etc. Est-ce que tu veux vraiment te marier là ? Est-ce que là, c'est vraiment le moment ? Peut-être que c'est un truc que tu peux reporter, mais d'un autre côté, quand on en a échangé avec mon fiancé, c'est aussi, tu peux attendre, mais il n'y a jamais vraiment de bon moment. C'est comme tout. Et en fait, le mariage, c'est un événement personnel. Rien ne me dit que l'année prochaine, je serai plus à l'aise financièrement. Bon, je l'espère, je me le souhaite. Mais rien ne me garantit que l'année prochaine, ce sera mieux. Rien ne me garantit que l'année prochaine, ma mère sera encore en vie, que ma grand-mère sera encore là. Je suis toujours un peu dans l'extrême. Mais j'ai déjà plus mon père. Donc si je dois faire cet événement avec encore une personne chère en moins, ça m'embêterait fortement. Et surtout là, ça va faire dix ans qu'on est en couple. Donc c'est aussi symbolique. Et il y avait aussi le côté plus administratif. où j'avais envie de vraiment sécuriser les choses et nous protéger respectivement, mon conjoint et moi, dans notre relation de couple et notre chien aussi, il faut penser au chien. Du coup, quand tu mets vraiment une intention, je me rends compte que dès que tu mets de l'effort, de l'intention sur quelque chose, ça peut aller très vite. Les choses prennent le temps que tu leur donnes. Donc si tu te dis que tu as six mois pour organiser un mariage ou deux ans, tu prendras six mois ou deux ans ou trois mois ou deux jours. Tout dépend de ce que tu te fixes et aussi les contraintes extérieures, soyons lucides. Dès que tu fixes une date et que tu t'engages sur quelque chose, la machine est lancée. Bien sûr, tu peux toujours annuler, changer d'avis, c'est OK. Mais c'est vrai que de juste ancrer les choses, au moins ça t'engage vraiment et tu le fais. Et je sais que moi, je suis une personne qui marche beaucoup à l'urgence et à l'impératif extérieur. Quand je fixe des deadlines qu'avec moi-même, je les tiens difficilement. En fait, je ne vois pas forcément l'impératif de faire la chose. Là où quand je m'engage avec d'autres personnes, je trouve ça un peu plus simple et engageant, justement. Et du coup, moi, j'ai vraiment pensé pour les lieux de mariage, d'essayer tout booker. Vraiment, j'ai commencé la préparation, l'organisation de mariage en septembre. Au final, en mi-octobre, on avait bouclé notre lieu. On avait défini à peu près notre budget. On avait défini notre liste d'invités. On a envoyé toutes les invitations. Je pense que c'était novembre plus tard. On avait booké avec la mairie. En vrai, dans les trois premiers mois, on avait quand même beaucoup de bris qui étaient là. Sauf que de mon côté, notre levée de fonds a pris beaucoup plus de temps. On était déjà engagé avec des acteurs en pourparlers, mais rien n'était figé. Et ça a mis au final beaucoup plus de temps que prévu. Nous, on voulait lever fin septembre. Au final, on a eu une petite avance d'un investisseur en octobre. Mais on n'a que bouclé notre levée en fin d'année 2025. Donc vraiment, le 23 décembre, on avait signé nos pactes mis à jour, etc. Et on a reçu les sous sur notre compte parce que c'est ça qui... Si t'as pas l'argent sur ton compte, ça n'existe pas et ça ne te soulage pas. Et en parallèle, comme je disais, on était en mode business as usual, le développement produit. J'ai fini par recruter des stagiaires un peu à l'arrache pour m'épauler en production parce qu'on ne voulait pas se retomber dans un engrenage où on est tous les deux happés par l'opérationnel avec mon associé et qu'au final, on ne peut pas vendre. Donc moi, un peu à la dernière minute, j'ai eu l'opportunité de recruter des stagiaires de deux mois, donc gratuit. Et en vrai, on ne va pas cracher dessus. Donc j'ai pu recruter quatre stagiaires en fait en stage de deux mois en back to back pour m'épauler en production. De octobre à novembre, décembre, en fait, on a fait que... En fait, on a accéléré sur nos tests de R&D et on a commencé à préparer les commandes. à cuisiner, à tout produire. En fait, j'avais booké toutes les journées de production en avance avec le labo parce que c'est un laboratoire partagé, donc il faut quand même anticiper qu'il y a d'autres personnes qui l'utilisent, etc. Donc moi, j'avais déjà réservé, je pense, 10 jours de production, voire plus, sur la fin d'année. Et en fait, c'était une énorme charge mentale parce que ma vie, c'était résumé qu'à organiser. Dans ma vie professionnelle, c'était d'organiser la production, les journées de production. Sur les recrutements, c'était former les personnes. assurer qu'elle ne fasse pas n'importe quoi en production et surtout que j'étais un peu toute seule et j'ai fait des recrutements un peu à l'arrache et donc mes premières stagiaires, j'étais pas vraiment en mesure de... J'avais juste pas l'énergie parce que déjà là, j'étais en train de puiser dans de l'énergie. Déjà que j'étais un peu en mode survie sur l'année 2025 au global, à partir de juillet, ça s'est juste intensifié. Dans ce mode sauvetage extrême, j'étais en train de publier tous les jours sur LinkedIn, tous les jours sur Instagram. essayer de relancer notre com sur Bellicare, donc créer du contenu régulièrement, revoir ma façon de créer. J'avais pris un accompagnement sur les réseaux sociaux pour justement mieux me développer, gagner en visibilité, répondre mieux aux codes d'Instagram. Et côté production, il fallait que je gère en fait vraiment tout en même temps. Donc vous imaginez bien que mes réserves d'énergie commençaient un peu à s'épuiser. En plus, entre deux, j'ai fait un bootcamp d'entrepreneur pour justement... Avoir du soutien avec d'autres filles sur cette période, mais tout ça, c'était juste hyper intense. Et en toile de fond, je pense que c'est ça qu'on dit, j'avais ce côté financier personnel où je me dis, je ne sais pas comment je gère. Et en fait, d'enchaîner, d'être à découvert, Heureusement, j'ai une famille très aimante qui a pu m'aider. Ma mère, elle m'a un peu dépannée et tout. Mais c'est pas confortable. C'est pas confortable quand t'approches la trentaine de dire « Bon, je dépends encore de l'argent de poche de maman pour... » m'en sortir, je monte un business et en fait je suis en train de m'écraser toute seule sous le poids opérationnel, le poids des responsabilités et le poids de juste l'organisation et au final dans ma vie professionnelle je me sentais juste écrasée par la contrainte et dans ma vie personnelle également j'étais en train d'être écrasée que par des choses à faire et je faisais plus rien par plaisir tout était devenu contrainte responsabilité et vraiment ça m'a épuisée et c'est arrivé à un moment où mi-novembre Juste, j'en pouvais plus, j'étais tellement saturée, j'avais essayé de faire juste un week-end prolongé et juste j'y arrivais pas, j'étais en train de tomber en dépression, honnêtement. Peut-être ça paraît un peu extrême, mais vraiment j'étais à bout de ressources. Je sais pas si t'as déjà ressenti ça, mais vraiment je voyais plus, je trouvais que la vie n'avait plus mérite d'être vécue parce que juste, tout était contraint, tout était responsabilité, alors que pareil, le mariage c'est censé être un événement heureux, entreprendre c'est censé être un truc qui te stimule, qui te drive. Mais ces deux événements ne sont pas censés te mener à bout de nerfs, d'énergie. Donc j'ai décidé un peu de prendre une pause et je me suis dit, bon, là, la priorité, c'est juste de survivre cette fin d'année. J'ai décidé de recontacter ma psy pour m'épauler sur cette charge de travail hyper conséquente. De voir aussi est-ce que je suis en train de faire un burn-out, est-ce que je suis en dépression, est-ce que voilà. Tout ce travail-là et c'est hyper dur aussi je pense pour les proches qui voient ça de l'extérieur et qui peuvent pas trop faire grand-chose. Et surtout j'ai en face de moi mon fiancé qui est en mode... bon, on est en train de se marier, c'est censé être un truc cool, et juste, toi, tu peux pas t'enjailler, tu peux pas être contente, et même avec mes amies, elles me l'ont dit, qu'on dirait que j'étais pas hyper en joie par rapport à ce projet de mariage, mais ce qui est normal, en fait, quand t'es en train de tout porter un peu à bout de bras, d'essayer de collaborer à la fois avec mon associé sur qu'est-ce qu'on fait, où on va, de gérer moins mes propres doutes, de gérer aussi les doutes de mon associé, c'est pour ça qu'on est deux aussi. C'est pour s'écouter, se soutenir, s'épauler. Moi, je commençais à avoir aussi beaucoup de rancœur sur tout ce qu'on n'avait pas fait, tous les regrets de 2025 qui me rattrapaient. Et de voir aussi qu'on était dans une course contre la monde, de ne pas voir le bout du truc. Et côté mariage, de gérer mes beaux-parents, ma mère, ma sœur, les attentes de tout le monde. Mon fiancé qui avait du mal un peu à se mettre en... Mouvement aussi. Donc tout ça, ça faisait juste beaucoup. Et jusque là, j'avais eu... Le pro avait pris beaucoup de place dans ma vie depuis que je suis entrepreneur, mais j'avais pas beaucoup de projets personnels. Donc c'était un peu moins gênant. Autant j'organisais des week-ends avec mes potes, etc. Mais c'est tout. J'avais pas un truc d'une telle ampleur. Et là, juste, j'avais plus de plaisir, plus de loisirs, plus de... En fait, de simplicité, tout me semblait juste compliqué et lourd à porter. Voilà, ça m'a mis un peu à chaise sur la fin d'année. Décembre, janvier, j'ai décidé un peu d'abandonner le projet mariage, en fait, de le mettre en suspens. J'avais déjà, au final, fait pas mal de choses. On avait déjà un déroulé à peu près clair. J'avais une idée des boissons. J'avais déjà listé, en fait, toutes les options de bouffe différentes. Parce que pareil, quand tu n'as pas les moyens, du coup, de prendre un traiteur, de déléguer, il faut tout faire soi-même. Donc, ça implique aussi une charge mentale supplémentaire. Et heureusement, sur la fin d'année, ça s'est décoincé. Déjà, juste financièrement, on a pu juste se rembourser nos indemnités kilométriques, donc juste payer l'essence. Déjà, c'était beaucoup plus jouable. En plus, entre-temps, ma voiture, elle n'a pas passé le contrôle technique. Donc ça voulait dire que maintenant, je devais partager la voiture avec mon conjoint. Donc un autre niveau d'organisation. Enfin, tout ça, c'était juste beaucoup de prise de tête. Donc difficile d'être mentalement disponible pour quoi que ce soit. Et vraiment, je ne le recommande à personne, même si ça a été une période vraiment d'énorme croissance personnelle. Mais aujourd'hui, je pense qu'on me paye. Je ne revis pas cette fin d'année qui a été juste tellement lourde. Et après, j'ai commencé à avoir un peu le bout du tunnel parce qu'on avait acté qu'on arrêtait les opérations internes en janvier. En fait, on avait booké le labo. Déjà, on est arrivé au bout de notre R&D. on a pu livrer nos clients qui avaient précommandé chez nous donc les gens qui ont précommandé en août ils ont été livrés début décembre donc c'était un peu chaotique de leur côté pas super l'expérience client en plus on avait lancé donc des consultations diète parce que bah vu que les gens ils attendaient plusieurs mois pour être livrés on s'est dit c'est un peu la moindre des choses de proposer un service de mieux étudier nos clients etc voilà tout ça ça a pris beaucoup d'énergie et une fois que j'étais full plus en production je savais que les trois premières semaines de janvier j'étais engagé en production Et il y avait juste en gros la semaine de Noël, il y avait juste pour les deux semaines de Noël où j'avais pris du temps un peu off, mais encore Noël c'est pas vraiment la période la plus reposante parce que moi je m'engage sur des projets bûches, je sais pas pourquoi je fais ça, un truc qui prend trois jours à faire. Et en plus t'es avec la famille donc t'es pas seule, t'es pas chez toi, t'es pas tranquille en fait, c'est pas forcément là où tu te ressources le plus, les vacances de fin d'année je trouve. Et du coup, j'avais un cap qui commençait à se dessiner et j'ai commencé aussi à... En fait, j'ai été voir une psychiatre parce que je sentais que juste ma santé mentale n'allait pas tenir le coup. Je savais que j'avais encore un mois d'opérationnel à fournir. Je devais encore manager mes stagiaires pendant un mois et être au top de ma forme. Je pouvais pas gérer, ne pas assumer. Donc j'ai décidé de me faire accompagner et de commencer un traitement d'antidépresseur qui a vraiment... changer la donne pour moi qui m'a aidé à vraiment tenir le cap et sortir la tête de l'eau et vu que j'avais un cap assez clair de me dire bon bah je sais que fin janvier je sors de la cuisine je n'ai plus à gérer un rythme où voilà je me déplace toutes les semaines j'ai un sac à préparer toutes les semaines je peux être aussi un peu chez moi on peut me poser donc ça c'était cool et du coup je me suis dit bon bah le mariage genre c'est pas ma priorité la priorité c'est juste d'assurer la la fin des opérations au Food Lab. Et voilà. en fait une chose à la fois et parfois en fait quand tout est urgent, tout est important, rien n'est urgent rien n'est important et si toi-même tu n'es pas en mesure d'assurer la suite, en fait ça sert à rien ce que je veux dire c'est que je vois beaucoup de personnes qui ont des travails très prenants mais ok, t'as des deadlines de taf mais demain si t'es plus là pour les assurer à quoi bon ? Donc autant se ménager et prendre le temps de se dire ok en fait ça, ça sera pas fait dans les temps ça sera un autre moment d'échelonner un peu les choses Parce qu'en fin de compte, on s'impose aussi toutes ces contraintes, mais c'est pas vital. Si t'as pas ta santé, mentale et physique, tu n'as rien en fin de compte. Même si tu peux avoir tout l'argent du monde, si tu n'as pas ta santé, tu ne peux rien faire. Et demain, si tu es épuisé et ton corps décide que tu ne te lèveras pas, fin du game. Tu ne peux rien faire, tu dois juste subir un peu la situation. Donc tout ça pour dire qu'à ce moment-là, bon déjà je suis contente d'avoir posé les bases côté mariage parce qu'au moins nos dates à la mairie et à l'église étaient bookées et après le mois de janvier, moi j'ai pu un peu souffler et vraiment début, fin janvier, début février, j'étais vraiment en mode vacances dans ma tête même si je bossais encore un peu. Mais après en février, je me suis dit ok, là j'ai vraiment tout donné pour l'entreprise, maintenant c'est le moment où moi je me remets un peu au centre et je reprends ma vie personnelle. Et je m'engage. En fait, pendant tout le mois de février, je pense que j'ai passé beaucoup de temps sur le mariage. J'ai passé un week-end avec ma sœur. Je fais que du brainstorm autour de la déco du mariage. Et j'ai vraiment pu m'investir et prendre plaisir et vraiment me projeter dans cet événement de façon vraiment juste positive. Et j'étais plus en mode, on se marie, quelle angoisse, la date approche, on n'a pas ça, on n'a pas d'argent, nanana. J'étais plus dans ce côté tendu, crispé et un peu fataliste et juste angoisse sur pattes. Je pouvais vraiment me dire, ah bah c'est trop cool, genre je vais m'engager avec l'homme de ma vie. Et ça va être un bel événement, je vais réunir toutes les personnes que j'aime et on va passer un super bon moment. J'ai pu vraiment changer de mindset, comme on dit dans le jargon d'entrepreneur, mais je pense qu'on ne peut pas changer d'état d'esprit du tout au tout, comme ça si tu ne changes rien dans ton quotidien. En fait, si ton quotidien est trop surchargé, comment veux-tu voir les choses positivement ? C'est juste pas jouable, il faut modifier les paramètres pour pouvoir modifier ton état d'esprit, ton humeur. et aussi se faire accompagner, je pense que c'est super important, et je pense que c'est beaucoup trop tabou, et on pense qu'on doit tout gérer seul, alors qu'il y a des professionnels de santé qui sont là, qui peuvent t'aider, t'accompagner, te soutenir, il y a des médicaments qui existent pour ça, je sais que les antidépresseurs ont souvent mauvaise presse, mais clairement, moi j'ai retrouvé la sérénité grâce à ces médicaments, bien sûr, moi j'ai aménagé des choses dans ma vie, bien sûr, les médicaments ne font pas tout, c'est comme tout médicament, mais du coup, ça m'a permis vraiment de tenir le cap. de sortir la tête de l'eau, de reprendre plaisir à la vie. Et ça, ça n'a pas de prix. Et même voir ma psy, en soi, je n'avais pas les moyens, mais je me suis dit, tant pis, je préfère être à découvert que d'être en dépression. On fait des choix. Et je pense qu'il y a beaucoup d'attentes sociales aussi, donc là, plus par rapport au mariage, sur qu'est-ce qu'un mariage, quel est l'événement. Et c'est tellement dur, je pense, de se faire son propre avis et d'assumer son propre avis et de tenir tête à ses proches et de casser les cadres et d'être OK. en fait le le Le plus important, c'est vraiment d'être aligné avec son projet, que ce soit ton entreprise ou ton mariage ou ton anniversaire ou que sais-je. C'est hyper important de, toi, être contente de ce que tu es en train de faire. Et je pense que j'ai un peu froissé mes proches parce que j'ai voulu un peu faire des trucs dans mon coin, mais parce que je voulais aussi, moi, l'espace de réfléchir, de voir les choses à ma manière et d'avoir un événement qui me convient. Et même si c'est très dur d'avoir un peu ces prises de tête avec mes proches, et ça me prend aussi beaucoup la tête. Forcément, quand tu as des désaccords dans ta vie, perso, dans ton monde professionnel, ça t'occupe quand même l'esprit c'est difficile de faire la part des choses je trouve, surtout que là, moi je suis chez moi maintenant je travaille de chez moi, j'ai beaucoup moins de déplacements donc c'est un peu plus simple à gérer mais du coup là je trouve que c'est assez difficile d'être focus, là je me marie dans deux semaines j'ai un peu envie de juste me focus sur mon mariage mais j'ai aussi des choses dans ma vie dans ma vie professionnelle qui sont à remettre à plat. Et aussi, j'ai eu un peu une phase où j'étais un peu désengagée dans la vie professionnelle parce que justement, le fait de retirer ce gros poids de l'opérationnel, je me suis retrouvée un peu en mode, à quoi je sers ? Et donc, je peux m'investir plus sur mon perso vu que dans mon pro, je suis moins indispensable. Mais après, il faut trouver aussi un équilibre et je trouvais que je perdais un peu de motivation juste en général. Et c'est là où je me suis dit, c'est peut-être le moment de revoir ma psychiatre, revoir aussi mes traitements. Parce que... Ça me convient, revoir aussi quelles autres choses je peux mettre en place dans ma journée pour que je prenne du plaisir tous les jours. Et l'essentiel, c'est aussi de prendre du plaisir en chemin. Je ne vois pas le but de souffrir, que ce soit pour son entreprise ou pour ses projets personnels. Il faut aussi prendre plaisir à organiser, à faire les choses. Si tu ne prends pas plaisir et si tu y vas reculant à toutes les étapes, à quoi ça sert ? Je ne suis pas venue ici pour souffrir, OK ? Donc tout ça pour dire que... dans sa vie personnelle, dans sa vie professionnelle. Je pense qu'il y a des moments de oui, des moments de non. J'ai entendu une autre entrepreneuse dire ça et je trouve que c'est hyper vrai. Je pense qu'il y a des moments où tu peux accorder beaucoup plus de place à ta vie personnelle parce que je pense que demain, quand je serai enceinte, je pense qu'il y aura des moments où j'aurai envie de penser à mon enfant et à comment je vais l'accueillir dans la vie parce que ça, c'est des événements de vie. Demain, tu peux perdre ton travail. bon tu peux perdre ton enfant aussi mais je veux dire tu peux perdre ton travail et en fait tu vas survivre, ça ira tu peux te retourner parce que tu as peut-être tes proches, tu as tes enfants tu as tes amis, enfin je sais pas ce qui compte pour toi, t'as ton chien et c'est important d'avoir cet équilibre là et de continuer en tout cas pour moi c'est important d'avoir des relations riches, de continuer à nourrir sa vie en fait entreprendre c'est ton métier mais ce n'est pas ta vie Et tu peux entreprendre ta vie et faire du temps justement pour ta santé, faire du temps pour tes proches, faire du temps pour tes loisirs parce que c'est tout aussi important que de nourrir ton business. Demain, tu perds en chiffre d'affaires. Ok, ça va te faire chier, mais demain, tu perds ton conjoint. Je pense que ça t'impactera beaucoup plus dans ta vie que juste d'avoir perdu un client. Je pense que c'est important, je pense qu'il y a beaucoup d'idées qui se véhiculent dans le monde de l'entrepreneuriat, en mode ouais, il faut tout donner pour sa boîte, et même dans le monde du salariat, c'est aussi très vrai, mais je pense qu'il faut remettre les choses à leur juste position dans la vie, en tout cas selon ce qui est important pour toi. Je ne te juge pas du tout si pour toi tu vas plus mettre ton travail devant ta famille ou tes amis ou autre, c'est ok. Je pense qu'il y a des périodes, en fait il y a des périodes... où moi j'ai envie d'être plus disponible pour mes proches, il y a des périodes où je serai plus disponible pour mon entreprise, parce que je me suis trop laissée aussi rouler dessus, j'ai passé toute mon année 2025 où tout tournait autour de mon entreprise, même limite ce que je mange dans mon frigo, c'est pas moi qui décide, c'est juste je récupère les restes de la production, on est à ce point là. où j'ai même pas la liberté de cuisiner ce que j'ai envie de cuisiner. J'ai plus envie de vivre ça, j'ai plus envie de subir. Donc je pense qu'il y a un équilibre à trouver. C'est pas comme une table à quatre pieds. Je pense que c'est plutôt comme une toupie qui tourne parfois plus sur un côté, plus sur l'autre. Et ça vient avec le temps. Et aussi, je pense qu'avec l'âge, nos priorités changent. Je pense qu'à 25 ans, mes priorités ne sont pas les mêmes qu'aujourd'hui à 28 ans. Et je pense qu'aujourd'hui, je suis plus à même de me projeter dans une vie de famille que demain, peut-être, ma priorité, ça sera peut-être plus mes enfants que mon entreprise. Donc... Aujourd'hui, j'ai envie de faire en sorte que mon entreprise marche bien pour qu'au moment venu, quand je voudrais des enfants, peut-être dans cinq ans, je n'ai pas de questions à me poser parce que j'aurais prévu le coup. Donc je pense qu'on peut entreprendre sa vie un peu sur tous les plans et on n'a pas nécessairement besoin de s'organiser, de se structurer comme une entreprise dans sa vie personnelle. mais parfois c'est aussi utile de se fixer un peu des objectifs, de se fixer un cap dans sa vie perso comme dans sa vie pro, parce qu'en soi, ce sont tous des pentes de la vie, et comme... Ce podcast s'appelle Mélie croque la vie d'entrepreneur, mais surtout croque la vie. Donc je pense que c'est hyper important de croquer la vie à pleines dents et de vraiment avoir zéro regret, de profiter, de prendre du plaisir. Je pense qu'on est sur Terre aussi pour prendre du plaisir, pour aimer, pour donner aux autres, pour recevoir et pour kiffer globalement. Voilà ce que j'avais à dire. Si tu as écouté jusqu'au bout, merci. Merci beaucoup. C'était assez long comme épisode. C'est la première fois que je fais ça. donc je serais ravie d'avoir ton retour sur le sujet entre l'équilibre vie pro, vie perso si c'est quelque chose qui existe pour toi, si c'est un sujet pour toi en tant qu'entrepreneur ou en tant que salarié je serais ravie d'avoir ton retour que ce soit sur LinkedIn Mélissa Bertin ou sur Instagram et on se retrouve très bientôt pour le prochain épisode de Mélis Croque la vie d'entrepreneur