Speaker #0Bonjour et bienvenue dans un nouvel épisode de Mélis Croque la vie d'entrepreneur, le podcast où je partage la vraie vie d'une CEO dans l'alimentaire, loin des paillettes de la Startup Nation. Si tu débarques à cet épisode, moi c'est Mélissa, j'ai cofondé Bellicare, une marque de plats cuisinés digeste pour les personnes qui ont des intolérances alimentaires et des troubles digestifs chroniques. Et ça fait depuis 2022 qu'on est lancé sur ce projet avec mon associé, et j'ai passé qu'à s'y... deux ans dans un rôle trisopérationnel derrière les fourneaux à gérer la production et la préparation des colis. Ça fait plusieurs épisodes que je parle pas mal du fait que je me sente un peu perdue, que je sais plus trop quel rôle prendre dans ma boîte parce qu'on a récemment sous-traité la production de nos plats et la préparation des colis. Et ça fait donc plusieurs mois que j'essaye de redéfinir ma place et vraiment mon rôle dans la boîte et finalement à quoi je Quelle est ma valeur ajoutée dans Bellicare aujourd'hui si je ne suis pas au four et au moulin ? Et si tu as écouté tous les épisodes d'avant, tu as sans doute remarqué que je suis assez contradictoire entre mes envies de liberté, de travailler 4h par jour pour profiter de ma vie, mais que dans la vraie vie, ma vie tourne quand même autour du travail et j'ai eu beaucoup de mal à ne plus être indispensable dans l'opérationnel parce que je me sens inutile si je ne suis pas indispensable. Et en plus... Ces derniers mois, je préparais aussi mon mariage. Donc un petit événement de 110 personnes avec un budget à gérer, des prestataires, un domaine, enfin bref, tout un projet. Alors ces derniers mois, en fait, je n'ai pas eu beaucoup de temps finalement pour souffler. Parce que quand je n'étais pas prise par Bellicare, j'avais un fond de pensée qui tournait autour du mariage. Et vraiment un peu une charge mentale permanente. Et en plus, je sentais vraiment que ces derniers mois, j'avais du mal à être disciplinée, à m'imposer une routine, à faire du sport. J'avais du mal à m'endormir, à me mettre à bosser. Enfin bref, que des red flags. Alors que moi, je n'avais pas l'impression de faire grand-chose. Vraiment, j'avais une sorte de flemme généralisée que je ne trouvais pas du tout justifiée au vu de ma charge de travail. Mais du coup, ce week-end, déjà, on a eu un week-end de trois jours avec une méga vague de chaleur. Alors même si c'est vraiment inquiétant pour la planète, voire terrifiant, mais j'adore la chaleur. et ma garde-robe est beaucoup plus adaptée à ce climat. Et du coup, j'étais en Normandie chez ma belle famille, un peu ma terre d'adoption finalement. Et on est allé à la mer et franchement, j'étais vraiment pleinement dans l'instant présent. J'ai dormi comme un bébé et vraiment, j'ai juste chillé. Et là, étrangement, en ne faisant rien, j'ai vraiment retrouvé l'envie de faire des choses. L'envie de me projeter, de parler de notre avenir avec mon mari, où est-ce qu'on va habiter. Qu'est-ce qu'on veut comme vie ? Mais aussi des choses plus court terme sur les trois prochains mois. Quelles sont les choses que j'ai envie de faire ? Les projets persos, les week-ends avec mes copines, avec la famille, les anniversaires. Et j'ai aussi retrouvé vraiment cette envie d'organiser et de faire des projets que j'avais un peu perdu ces derniers temps. Et avec le recul, je vois clairement que j'avais juste besoin de vrais repos et vraiment d'une coupure pour retrouver cette énergie-là. Parce que même quand t'as pas l'impression de faire beaucoup, si ton cerveau il est partout, tu dors mal et juste gérer la vie du quotidien, ça semble être de trop. Et bah c'est juste que t'as besoin de couper finalement, juste besoin de repos. Et je pense que depuis que je suis entrepreneur, je suis vraiment en mode si ta vie te plaît, ton métier te stimule, te fait vibrer, et ben t'as pas besoin de vacances. Mais ces dernières semaines, j'ai l'impression d'avoir un peu un tournant de réflexion sur ce sujet, surtout de la place qu'a le travail dans ma vie. Et je me rends compte que c'est bien d'avoir des activités aussi à but non productif, non lucratif. Par exemple, de voir des amis, de dessiner, de vivre sans attente de rentabilité. Parce que bien sûr, vivre de sa passion, c'est trop cool. Et aimer son métier, moi, je trouve que c'est hyper important. Et je ne me verrais pas faire quelque chose où je me fais globalement chier au quotidien. Mais on a aussi le droit de juste faire des choses sans but de rentabilité. Et c'est 100% ok. Et je pense que j'ai été tellement matrixée en fait par le développement personnel ultra capitaliste où toute passion peut générer de l'argent. À force d'être vraiment dans cette logique-là, j'ai un peu oublié de vivre. Je sais qu'avant, j'ai jugé grave les gens qui vivaient que pour les vacances parce que j'ai l'impression qu'ils profitent de leur vie que cinq semaines par an. Et je trouve ça hyper triste. Et surtout, c'est des personnes qui, j'ai l'impression, subissent un peu leur quotidien. Et clairement, ça, c'est mon angoisse. Mais maintenant, je suis en train de m'ajuster à une nouvelle phase de vie. où je vais vraiment m'autoriser à ce que le travail ne soit plus le centre ultime de ma vie, et aussi m'autoriser à être une créative et créer un métier qui, moi, me fait vibrer, mais ne pas attendre à ce que ce métier comble l'ensemble de mes besoins. En fait, depuis le début, je sais que je suis une personne sociale, que mes amis sont un énorme... piliers dans ma vie, mais j'ai aussi essayé de me convaincre, surtout ces dernières années, que finalement, voilà, boire des verres en terrasse tous les soirs, ça ne m'intéresse plus. Je vais être hyper focus sur mes objectifs H24 alors que juste, c'est une... de vivre, de profiter du soleil, de rigoler avec ses copines, de faire des dates avec son amoureux, de faire des repas en famille. En fait, tout ça a son importance. Et j'ai découvert aujourd'hui un terme de la Grèce antique qui s'appelle l'osium, qui signifie en fait le temps de loisir. Comme quoi, la vraie richesse, ce n'est pas l'argent, mais le temps qu'on peut consacrer à la vie de la conscience. Et en fait, j'ai vu ça dans un réel Instagram et ça m'a énormément... parler. Ces dernières années, je me rends compte que je suis un peu dans une lutte intérieure permanente où je me suis épuisée. J'ai traversé des dépressions. Je pense que foncièrement, je ne m'autorisais pas vraiment à vivre la vie que je veux. J'ai toujours cherché à mettre plus de contraintes. Même dès que j'avais un peu de liberté, j'ai cherché à me rajouter des projets, des choses à faire, des diplômes à passer. Alors qu'à force de mettre autant de choses dans sa vie, on ne laisse plus de place pour la vie dans sa vie en vrai. trop nulle. A chaque épisode que j'enregistre, j'ai vraiment l'impression de mettre en lumière toutes mes incohérences en public et vraiment de remettre ma vie en question H24. Mais bon, ce podcast s'appelle bien « Mélis croque la vie d'entrepreneur » , alors go croquer la vie, finalement. Voilà. Tout ça pour dire que vivre des vrais moments de vie, c'est hyper important et on a besoin de rire, de kiffer, de danser, d'aimer, d'être aimé pour être heureux. Enfin, à mon humble avis. Et quand on a cet équilibre, ça nous ouvre aussi l'esprit sur ces projets professionnels. Tout ça, c'est une belle transition. Pour annoncer que je lance un deuxième podcast pour Belly Care, pour démocratiser la science autour de la nutrition et de la digestion et créer un vrai espace de partage pour les ventres sensibles, autant avec des patients que des professionnels. En fait, ça fait des mois que j'y pense, que j'ai envie de faire ce projet, mais je franchissais pas le cap. Et même vraiment en septembre, c'était dans ma vision, c'était un projet hyper aligné avec ce que je veux de mon métier parce que j'adore transmettre. Je trouve que la prévention, c'est hyper important en santé publique et je suis passionnée de santé, de nutrition, de digestion. Donc vraiment, c'est un projet qui me ressemble profondément. Et justement, parce que j'ai pu vivre tous ces moments ressourçants et aussi faire le vide un peu dans ma vie, là, je m'autorise enfin. à devenir créatrice de contenu à temps plein et à transformer Belly Care en média et pas juste une boîte qui vend des plats. Et je pense que surtout quand on est entrepreneur, ça nous force à vraiment faire une mise à jour avec soi-même et à écouter ses envies. Parce que vu que c'est toi le pilier de ta boîte, si tu fais des choses qui te font chier au quotidien, tu peux pas tenir sur la durée. On le dit souvent, l'entrepreneuriat, c'est un marathon, pas un sprint. Donc c'est OK d'adapter son allure, d'être hyper intense à des moments, plus chill à d'autres. Voilà, je pense que c'est aussi l'approche de la trentaine, le fait que je me projette aussi sur une vie plus sereine, plus calme. Et quand je pense à mon avenir, je me dis mais je veux de la sérénité. Donc au final, d'être dans un hustle, d'être en prod 15 heures par jour, c'est juste plus du tout une vie que j'ai envie de vivre. Et je pense qu'il y a eu un temps où ça avait du sens. Mais là, je peux pleinement embrasser le fait que je suis en capacité. de créer un média, de créer du contenu, que c'est un vrai métier finalement et je peux vraiment créer une vie qui me convient et il n'y a pas besoin de toutes ces contraintes finalement. Donc voilà, je ne sais pas si cet épisode t'a parlé, si c'est quelque chose dans lequel tu te retrouves, que tu sois entrepreneur ou même salarié parce qu'on peut aussi décider de plein de choses quand on est salarié aussi. Voilà, n'hésite pas à me faire un petit retour sur cet épisode. Je serai ravie de te lire, soit sur LinkedIn Mélissa Bertin ou en DM Instagram. et à très bientôt pour le prochain épisode de podcast, bisous