Speaker #0Bonjour et bienvenue sur mes conseils santé, le podcast qui vous aide à comprendre votre corps et à prendre soin de vous simplement. Je suis Rémi, votre aérien santé, et voici l'épisode du jour. Ça revient toujours au même endroit. sous les seins, dans l'aine, une boule dure, profonde, qui fait un mal de pied et qui ne perce jamais vraiment. Vous serrez les dents quand vous levez les bras, vous choisissez vos vêtements en fonction de la douleur et parfois vous évitez de vous faire mal. qu'on vous touche. On vous a dit que c'était infurant. On vous a peut-être laissé entendre que vous vous l'aviez mal. C'est faux. Bonjour à tous, ici Rémy, de mes conseils santé. Aujourd'hui, on parle d'une maladie qui met en moyenne 3 à 6 ans à être reconnue. La maladie de Verneuil. Son autre nom, c'est l'hydradénite suppurée. Alors imaginez la tuyauterie de votre peau. Chaque poil pousse dans un petit tuyau, un canal minuscule. Chez vous, dans les plis, ce tuyau se bouge. La pression monte, le tuyau gonfle et il finit par céder. Mais il ne cède pas vers l'extérieur comme un bouton classique, il lâche vers l'intérieur. Tout se déverse sous la peau. Votre système immunitaire tombe sur ces débris, il croit à une invasion et il met le feu. Voilà d'où vient la douleur. Donc non, la saleté n'a rien à voir là-dedans. Le problème est mécanique et inflammatoire. Il naît à l'intérieur du tuyau. Vous l'avez plus fort, ne débouche rien. Ça abîme juste votre barrière cutanée. Alors, comment reconnaître la différence ? Un furoncle, ça mûrit, ça fait une tête, ça s'évacue. Et en deux ou trois semaines, c'est fini. Verneuil, non. Pas de tête, pas de fête. Ça revient au même endroit, encore et encore. Et ça laisse des traces que le furoncle ne fait jamais. Des points noirs à plusieurs orifices. Des tunnels sous la peau qui relient les lésions entraînées. Des cicatrices épaisses en cordon qui gênent. le mouvement. Maintenant, la question qui revient le plus souvent au compte-poids, est-ce que c'est contagieux ? Non. Ni pour votre partenaire, ni pour votre enfant. Pas par le linge, pas par l'articule. Rien ne se transmet. De l'autre côté, la génétique compte beaucoup. En dirons un patient sur trois à un proche touché. Vous n'avez rien fait pour attirer cette maladie. Elle était déjà dans le plan de construction. Par contre, il y a un facteur sur lequel vous avez la merde. Le tabac. C'est le facteur le mieux démontré. et il est directement lié à la sévérité des poussées. Aucun traitement de fond ne donnera son plein effet si la cigarette reste dans l'équation. Ce n'est pas une leçon de Morane, c'est de la mécanique inflammatoire. Bon, maintenant, vous êtes en pleine poussée. Ça brûle, ça tient. Vous ne trouvez plus de position. Qu'est-ce qu'on fait ? Premier réflexe, la chaleur humide. Une compresse propre, chaude, humide. 10 à 15 minutes, 2 à 3 fois par jour. La chaleur détend les tissus sous tension. et relance la circulation. Et elle favorise un drainage spontané. On fait baisser la pression et on ne force jamais l'ouverture. Deuxième point, la douleur. Le paracétamol, c'est l'antagique de première intention. Et maintenant, écoutez bien cette partie. L'ibuprofène, le kétoprofène, l'aspirine, ces anti-inflammatoires bloquent la première phase de l'inflammation. Or, cette phase, c'est le périmètre de sécurité que votre corps dresse autour des bactéries. Pour couper le périmètre, des bactéries passent. La douleur se tait. Et pendant ce temps, l'infection peut filer dans les tissus. Donc, en automédication sur une poussée de verneil, on ne touche pas à l'ibuprofène. Troisième point, et c'est le plus dur à tenir, ne percez jamais un nodule. Presser, c'est appuyer sur un tuyau déjà fissuré. La rupture part vers l'intérieur, la lésion double de volume et vous creusez de nouveaux tunnels qui resteront. Si la poussée devient ingérable, la seule bande porte est médicale. une infiltration de corticoïdes par un dermatologue ou une mise à plat Au blanc, jamais une aiguille à la maison. Au quotidien maintenant, lavez-vous moins fort, pas moins souvent. En nettoyant sans savon, sans parfum. Un séchage en temps potent, jamais de friction dans un pli. Et du coton, ample, respirant. Le synthétique moulant, lui, emprisonne la sueur et referme les follicules. Et puis, il y a le parcours de fond. Au stade 1, un traitement local suffit souvent. Au stade 2, on passe aux antibiotérapies longues, plusieurs semaines. Au stade 3, on parle de biothérapie. Et je suis en J6B. Soyons honnêtes, on ne promet pas la guérison complète. Mais des rémissions longues avec une peau calme pendant des mois, ça existe vraiment. Dernier point, et il vaut de l'or, vaut droit. Les formes graves peuvent être reconnues en affection de longue durée hors liste. On appelle ça l'ALD31. A la clé, une prise en charge à 100% de ce qui est lié à la maladie. C'est votre médecin traitant ou votre dermatologue qui dirige le protocole de soins. Et du côté de l'AMDPH, aménagement de postes, reconnaissance travailleurs handicapés, parfois plus. Le mandit. ses droits ne tombent pas tout seuls. Donc, si vous ne retenez qu'une chose, votre peau n'est pas sale, elle a une tuyauterie qui se bouge. Il faut la déboucher, pas laver plus fort. Et n'ayez plus honte de montrer vos pieds à un professionnel. C'est exactement son travail. Pour retrouver la liste des solutions dont nous avons parlé et lire notre dossier complet, rendez-vous sur notre site mesconseilsanté.fr Attention, ce podcast est informatif. Il ne remplace en aucun cas une consultation médicale. Un cas de mal-être profond ou de symptômes persistants, consultez impérativement votre médecin ou votre pharmacie. Prenez soin de vous et à très vite. Merci d'avoir écouté cet épisode de mes conseils santé. Pour retrouver les fiches pratiques et aller plus loin, rendez-vous sur notre site mesconseilsanté.fr Si cet épisode vous a aidé, n'hésitez pas à vous abonner pour ne rien rater. Prenez soin de vous et à très vite.