Speaker #0Bonjour et bienvenue sur mes conseils santé, le podcast qui vous aide à comprendre votre corps et à prendre soin de vous simplement. Je suis Rémi, votre aérien santé, et voici l'épisode du jour. Ça fait mal comme un clou. planté dans la plante du pied. A chaque pas, vous changez d'appui pour soulager, vous boitez un peu sans le dire, vous évitez certaines chaussures. Et le soir, vous regardez cette petite bosse dure sous votre pied, avec ses minuscules points noirs au centre, et vous vous demandez. Mais qu'est-ce que c'est exactement ? Bonjour à tous, ici Rémy de mes conseils santé. Aujourd'hui, on parle de la verruplantaire. Et je vais commencer par la chose la plus importante. Ce n'est pas de la corne, ce n'est pas un durcissement de la peau. C'est un squatter. Un virus s'est glissé par une microfissure, une petite coupure invisible sous votre pied. Il est entré, il a posé ses valises et il a commencé les travaux. Ce squatter a un talent très particulier, il ne construit rien lui-même. Il force votre propre pot à fabriquer. sa protection. Une couche de cornes épaisse et dure, un vrai coffrage de béton. Vous appuyez dessus, ça pique. Vous grattez, ça revient. Vous attendez, ça s'installe. Première question, est-ce vraiment une verrue ? Parce que sous un pied, il y a aussi des corps et les durions. Et ce ne sont pas du tout les mêmes locataires. Le test tient deux minutes et il ne me coûte rien. Regardez la plante de votre pied à la lumière du fond. Vous voyez ces petites lignes parallèles, comme des empreintes digitales ? Suivez-les. Si elle traverse la lésion tranquillement, de par en part. sans se déformer. C'est un corps ou un durilleux. Mais si elle s'arrête nette au bord ou si elle contourne la zone, comme une route qui bifurque devant un chantier, alors c'est une verrue. Le virus a poussé les murs et il a cassé les dents. Deuxième indice, la douleur. La verrue plantaire hurle quand on la pince sur les côtés. Une pression bien verticale, elle la supporte mieux. Le corps, c'est exactement l'inverse. Appuyez droit dessus, douleur vire. Pincez-le latéralement, rien. Maintenant, les fameux points noirs. On vous a peut-être dit que c'était des graines de la viru ou ses racines et qu'il fallait les extraire une par une. C'est faux. Ces points noirs, ce sont de minuscules vaisseaux sanguins étirés vers la surface par la poussée du virus, écrasés à chaque pain et finalement bouchés. De la plomberie thrombosée, la tuyauterie du squatter vu du dessus. Voilà pourquoi ça ne saigne pas par petits points quand on lime trop fort. Et pourquoi ça fait si mal ? Sur une main, une viru pousse vers l'extérieur. Sous le pied, impossible. Tout votre poids repousse la masse. de corne vers l'intérieur. Elle s'enfonce dans une zone bourrée de terminaisons nerveuses. Résultat, un bloc dur qui écrase vos nerfs à chaque appui. Une verrue de 5 mm peut vous faire boiter. Alors, qu'est-ce qu'on fait ? Et surtout, qu'est-ce qu'on ne fait pas ? Commençons par ce qu'on ne fait pas. Parce que c'est là que les dégâts arrivent. On ne coupe pas, on ne gratte pas. Jamais de lame, jamais de cutter, jamais de coupon. Quand vous traumatisez la lésion, vous libérez des particules virales. Elles s'implantent dans les micro-plées voisines et vous récoltez une couronne de petites verrues autour de la première. Les cliniciens appellent ça le cercle de fées. C'est joli comme nom, beaucoup moins joli sous un pied. Ajoutez le risque d'infection et une cicatrice dure qui reste douloureuse à chaque passe. On oublie aussi l'ail cru sous pansement, il provoque des vraies brûlures chimiques. Et on oublie complètement l'eau de Javet, c'est un caustique, elle détruit la peau saine autour. Maintenant, ce qui tient la route et l'idée de départ est importante. Aucun produit en vente libre ne tue ce virus, ce n'est pas l'objectif. L'objectif c'est de démolir son coffrage de béton, soir après soir, jusqu'à ce que vos défenses le voient enfin effacer le ménage. C'est une affaire de régularité, pas de force. Première étape, 10 minutes de bain de pied, tiède chaque soir. La corne se gorge d'eau, elle devient table. Ensuite, un limage tout en surface avec une lime à usage uni ou une pierre-ponce réservée à cette seule légion. J'amène l'outil qui sert à vos ongles. On enlève la peau morte et on s'arrête à Val-le-Rose. Deuxième étape, l'acide salicylique. C'est le kératolithique de référent. Ne brûle rien, il dissout les ponts entre les cellules infectées et fait tomber la corne, épaisseur par épaisseur. On protège la peau saine autour. Vernis neuf, baseline ou pansement découpé, pire à la bonté. On applique le soir, on recourve pour la nuit, on lime le lendemain. Et on recommence. Comptez 6 à 12 semaines. Oui, c'est long, mais c'est le rythme du dossier. Troisième étape, et seulement après. Le froid. Les stylos de cryothérapie vendus sans ordonnance descendent au taux de moins de 57 degrés. L'azote liquide du cabinet médical lui travaille à moins 196. Des cas respectent tout. Sur une verrue encore blindée de cong, ce froid-là n'atteint pas la base. Donc on ligne d'abord, on gèle ensuite. Et on évite le froid si le jeune enfant, en cas de syndrome de rhéno, l'urticaire au froid ou à côté immédiat de non. Un garde-fou maintenant, il ne se négocie pas. Si vous êtes diabétique, si vous avez un trouble de la circulation des jambes, une neuropathie, un traitement qui baisse vos défenses, on ne touche à rien soi-même, on fait regarder le pied. Même chose pendant la grossesse. Et même chose si la verrue saigne, grandit vite ou change d'aspect. Dernière chose. Comment savoir que c'est vraiment fini ? La douleur qui disparaît, ça ne suffit pas. La bosse qui s'aplatit, ça ne suffit pas non plus. Le seul signal fiable, c'est le retour des lignes de la peau. Elles traversent à nouveau la zone de part en part, sans interruption, et plus aucun point de mort. Tant qu'une ligne s'arrête, continuez. Encore une ou deux semaines. Et bonne nouvelle pour finir. Chez une personne en bonne santé, l'histoire finit bien la plupart du temps. 50% des verrues de l'enfant partent seulement en un an. 65% en deux ans. 95% en quatre ans. Traiter, c'est surtout accompagner la sortie du squatteur et arrêter de boiter en attendant. Pour retrouver la liste des solutions dont nous avons parlé et lire notre dossier complet, rendez-vous sur notre site mesconseilsanté.fr. Attention, ce podcast est informatif. Il ne remplace en aucun cas une consultation médicale. En cas de mal-être profond ou de symptômes persistants, consultez impérativement votre médecin ou votre pharmacien. Prenez soin de vous et à très vite. Merci d'avoir écouté cet épisode de mes conseils santé. Pour retrouver les fiches pratiques et aller plus loin, rendez-vous sur notre site mesconseilsanté.fr Si cet épisode vous a aidé, n'hésitez pas à vous abonner pour ne rien rater. Prenez soin de vous et à très vite.