Speaker #0Bon, clairement, l'industrie du podcast n'étant pas sur Mars ou sur Neptune, évidemment, ça fait plusieurs années qu'on se parle de la révolution IA et de comment ça impacte considérablement la façon dont on crée un podcast aujourd'hui. Le sujet, selon moi, c'est qu'on oublie un autre angle, c'est celui des auditeurs. Parce qu'on parle beaucoup de l'IA pour les créateurs de podcasts, mais on ne parle pas assez d'à quel point l'IA va impacter considérablement les habitudes de consommation et aussi... les attentes des auditeurs de podcast. Et ça, c'est quelque chose aujourd'hui qu'il ne faut absolument pas négliger dans la structuration de sa stratégie podcast. Parce que selon moi, avec cette révolution IA, il y a à la fois l'angle qui est de se dire que le podcast, c'est un des derniers contenus, un des derniers bastions que l'IA va avoir plus de mal à remplacer parce que c'est très incarné. Et en même temps, il faut être lucide sur le fait que l'IA va tuer certains podcasts. Donc... Une fois qu'on a dit cette phrase, bien début de reportage d'une chaîne d'info, on se remet en mode plan de contre-attaque. J'explique aujourd'hui pourquoi l'IA, c'est ton principal concurrent, mais pourquoi tu peux largement éviter ça. C'est parti ! Hello, moi c'est Sarah, experte en création de contenu business, notamment podcast et newsletter depuis plus de 8 ans. Après avoir accompagné des milliers de podcasters au sein d'une des startups leaders en France dans le domaine du podcast, je reprends le chemin d'entrepreneuriat avec un objectif de donner toutes les clés, toute la détermination pour que tu oses enfin créer du contenu business qui te ramènera des clients. Parce que j'en suis absolument persuadée, ta meilleure stratégie de marketing, c'est d'en s'en raconter le message personnel qui se cache. derrière son aventure entrepreneuriale. Et évidemment, comme j'adore créer le mouvement, je crée aussi mon propre podcast business. Dans mes sages personnels, je vais évidemment te raconter mes coulisses entrepreneuriales et notamment mon lancement en tant que podcast coach, ou comme j'aime à m'appeler ça, podcast business partner. Et surtout, ce qui va t'intéresser encore plus, je vais te partager tous mes apprentissages mes échecs, mes réussites dans ma création de contenu Disney. Et je vais même pousser le bouchon encore plus loin puisque je vais te partager à l'issue de chaque épisode mon nombre d'écrits depuis le lancement de messages personnels. L'idée, c'est de t'apporter un maximum de transparence, notamment aussi sur mes chiffres podcast. Et si tu veux qu'on travaille ensemble sur une vraie stratégie, pour créer ton propre podcast autour de ton business, n'hésite pas à réserver une podcast hour avec moi via le lien en description. Bonne écoute ! Message personnel numéro 11. Le principal concurrent de ton podcast, c'est l'IA. En écrivant cet épisode, j'ai réalisé en fait que j'utilisais quand même beaucoup l'IA, donc l'intelligence artificielle. dans mon process de création de nouveaux épisodes. Le seul endroit où je n'utilise pas l'IA, ce sont les deux premières étapes. Et si tu as écouté l'épisode d'hier, sinon je te recommande de le faire et d'écouter les quotidiens de Dans l'Ordre, eh bien, tu as déjà été spoilé, tu sais de quoi il s'agit. Les deux premières étapes pour lesquelles je n'utilise pas l'IA, c'est tout simplement, dans un temps, le choix de la thématique de l'épisode. Clairement, en fait, l'idéation de l'ensemble de mes épisodes, le planning. éditorial que je m'étais prévue pour ce mois d'octobre. Je vous avais dit, j'avais 61 idées de sujets, puis finalement, je prends mon micro, je pars sur complètement autre chose. Bon, la folie créative, on connaît, on est ensemble. Bref, sur ça, je n'utilise pas du tout l'IA. Et le deuxième élément sur lequel je n'utilise pas du tout l'IA, c'est l'étape juste après, c'est l'étape du script, c'est-à-dire de vraiment écrire globalement l'angle de mon épisode. La structure de mon épisode, les grandes parties, on va dire, si on pense ça comme une espèce de dissertation d'histoire géo, désolé pour les traumas du décès qui resurgissent, mais en l'occurrence, voilà, on n'est pas sur thèse-antithèse-synthèse, mais il y a un peu quand même cette vision de, ok, on a partie 1, partie 2, partie 3, et ensuite de ça, des espèces de points d'ancrage, en fait, que j'ai sur mon cahier et que je peux utiliser pour ensuite commencer à développer. Parce qu'après, je prends mon micro et j'y vais en full impro. Alors, ce n'est pas de l'impro dans le sens où tout est écrit, mais mine de rien, je n'écris pas mot par mot ce que je veux dire. Parce que vu la durée de mes épisodes, ça ne me conviendrait pas. Et aussi, vu ma personnalité créative, ma personnalité éditoriale, ça ne me correspondrait pas. Il y a les deux écoles, il y a des personnes qui écrivent. tous leurs podcasts mot à mot. C'est aussi plus adapté sur des formats courts, mais dans tous les cas, en fait, c'est valide. C'est juste aussi en fonction du style éditorial de ton podcast, de la durée, de la thématique aussi, puis de ta façon de créer, de parler dans un micro. Donc, jusqu'ici, c'est complètement ma patte subjective. Mais c'est vrai qu'on pourrait utiliser l'IA pour faire un script si vraiment on faisait du mot à mot. Ce n'est pas mon cas et c'est quand même très important pour la suite. Je fais une exception quand même, c'est que sur message personnel, là, c'est vraiment ce process créatif que je viens de vous dire. Sur mon autre podcast, donc qui est podcast pop culture, Tchitchat, dans lequel je fais des analyses de télé-réalité, je fais même du react en fait de télé-réalité francophone. C'est un peu différent parce qu'en fait, mon script, il découle de mon visionnage des émissions. En fait, je regarde l'émission en même temps. Je fais réagir ma communauté parce qu'en fait, j'ai emmené mon audience depuis les plateformes d'écoute de podcast jusqu'à Instagram. Et en fait, quand il y a une nouvelle émission que je vais commenter, je mets une boîte à commentaires, une boîte à questions sur Instagram pour être exacte dans les termes. Et puis en fait, je commente aussi, je réagis aux commentaires de ma communauté. Donc, on fait des commentaires de commentaires de commentaires. J'espère que vous avez suivi la ligne éditoriale. J'espère que c'est clair pour vous. Et en l'occurrence, en fait, là... je vais aussi directement me baser sur mon propre ressenti pendant le visionnage et surtout sur les retours de mon audience pour commencer à scripter au fur et à mesure. Donc j'écris tout dans mon notion, etc. Donc c'est un peu différent de messages personnels où tout vient directement de mon jus de cerveau parce que chitchat, il y a un côté réactif alors que sur messages personnels, il y a un côté proactif. Donc c'est un peu deux écritures différentes. Et là, je vais juste utiliser l'IA à la toute fin. pour structurer mes notes en lui disant « Ok, j'ai besoin que tu me structures mes notes dans ce Notion. » Donc Notion, c'est le fameux célèbre Notion pour les Anglais de l'équipe. C'est le fameux logiciel de gestion de projet que j'utilise. Et donc, Lya me sert juste à la toute fin où je l'ai promptée. Elle sait qu'elle doit me structurer vraiment mon texte pour que ce soit hyper facile pour moi de le lire en même temps que j'enregistre. Parce que sur Tchitchat, je ne peux pas être totalement en impro. Il faut que je suive le fil conducteur de mon épisode, qui est en fait le fil conducteur de ce qui s'est déroulé, de ce qui s'est produit dans les émissions que je commente. Donc, c'est encore un peu différent. Mais voilà, je lui demande juste de me faire un peu, de me bristoliser mes notes, de me faire des fiches bristol. J'arrête également d'inventer des verbes. Mais ça, Liane ne me le prendra pas. Mais en tout cas, ce que vous gardez en tête, c'est que sur mes deux podcasts, de manière très différente, j'élabore mon script mathématique. avec mon jus de cerveau et éventuellement sur mon autre émission, les retours, les mots de mon audience. Pas d'IA à ce moment-là sur l'idéation de mes épisodes. Ça, c'est très important. Garde-le bien pour la suite. Une fois qu'on a fait ça, on passe à l'enregistrement. Là, par contre, j'utilise quand même pas mal l'IA puisque je t'avais déjà parlé du logiciel que j'utilise, qui est donc Adobe Podcast. Sponsor, malheureusement. Mais c'est vraiment le logiciel que je recommanderais les yeux fermés pour enregistrer. Ce n'est pas du tout, du tout le logiciel qui est le plus utilisé, étonnamment. Et je vois même des gens qui essayent de développer des agents IA pour essayer de concurrencer un peu ça. Et je suis toujours en mode, c'est trop bien les agents IA, mais commencez par faire une recherche Google pour vérifier qu'il n'y a pas un outil genre à 11 balles par mois qui le fait les chiens, si je peux me permettre. En l'occurrence, je vois plein de gens qui commencent à faire des bins et des robins de logiciels qui pour moi, en fait, sont des outils qui correspondent à ce que je fais avec Adobe. Donc, je t'explique. En gros... j'enregistre là actuellement sur Adobe, sur ce logiciel, directement pendant que j'enregistre. Déjà, il y a un outil qui est le plus précieux et qui est l'outil qui m'a fait utiliser ce logiciel, qui est un outil d'amélioration de son. Il m'améliore immédiatement le son, il m'améliore le fond aussi, parce qu'en fait, les bruits de fond peuvent être hyper impactants. J'enregistre dans mon salon, j'habite dans la vieille ville, je donne vraiment sur la rue avec... des barres, du bruit, etc. Et en fait, vraiment, je peux enregistrer à n'importe quelle heure. On n'entendra jamais rien. Le son est cliné, Alors que vraiment, j'habite vraiment dans le violet. Donc, pour ceux qui ont la ref, quand tes voisins rentrent chez eux, ton immeuble entier tremble. Donc, tu ne peux pas trop te permettre de laisser ça au montage. Eh bien, Adobe s'occupe de ce que les architectes de mon immeuble n'ont jamais adressé. Voilà, ça, c'est un premier point. Et ensuite, une fois que tu as géré ça, Voilà donc. Moi, ce que je fais, c'est que je fais quelques petits ajustements, mais mineurs, vraiment sur la partie, comment dirais-je ? sur la partie montage. Carrément, je n'ai même pas le terme parce que, actuellement, je le fais peu. Comme ça, vous connaissez mon cheval de bataille sur les épisodes qui sont surmontés et les podcasteurs qui passent 7 heures à tomber à mort dans le montage et du coup, ils sortent un épisode tous les 3 mois et l'audience ne me peut pas. Je pense que vous connaissez mon combat là-dessus. Ça, j'aurais pu lister aussi dans mon épisode d'hier sur les opinions impopulaires que j'ai décidé d'affirmer aussi pour me créer ma patte, ma signature. Celui-là, j'aurais pu le dire. Celui-là, j'aurais pu le dire. et en l'occurrence donc bref je fais juste un tout petit peu de montage pour corriger les je dirais les hésitations comme exactement là maintenant par exemple mais je vais le laisser du coup pour que tu comprennes les E etc et en fait l'avantage d'Adobe c'est que tu fais du montage non pas avec le son c'est à dire que tu dois pas écouter à l'ancienne ton podcast mais d'abord avec la transcription tu te repères avec les mots j'en avais déjà parlé dans un épisode Merci. Tu fais un petit contrôle F, tu cherches tous les E, ou s'il y a un morceau où tu te dis « Est-ce qu'on va le laisser dans la France de 2026 ? » Non, je ne pense pas. Je suis quand même une fan, il faut que je fasse attention à ce que je dis dans un micro. Bref, c'est un autre débat. Voilà, voilà. Par exemple, je peux partir très vite en état révolutionnaire dans mon podcast, quel que soit le podcast. Et bref, du coup, parfois, j'utilise, et ensuite, ça part direct. Je télécharge l'épisode sur mon ordinateur. Je le mets directement après sur mon hébergeur, donc ma plateforme d'hébergement. Donc, c'est la plateforme qui te sert à publier un épisode de podcast. Tu mets le fichier audio en brut. Et ensuite, derrière ça, en fait, tu rajoutes le titre, la description, la pochette. Et puis, après, c'est publié automatiquement à l'heure que tu souhaites sur les plateformes d'écoute de ton choix. Et là, à ce moment-là, mon logiciel d'hébergement utilise quand même pas mal l'IA à certains endroits. L'utilisation majeure, c'est notamment d'utiliser l'IA pour la transcription. Je transcris mes épisodes. C'est hyper important pour le référencement, que ce soit le SEO, donc le référencement sur le web, le PSO, donc ça, on en a beaucoup parlé, Podcast Search Optimization, donc c'est le fait d'optimiser la visibilité de son podcast sur les mots-clés recherchés par les auditeurs d'Apple et Spotify pour être sûr d'être le podcast qui arrive en premier résultat quand quelqu'un cherche un mot sur Apple et Spotify. Par exemple, aujourd'hui, si on tape création de contenu sur Apple et Spotify, devinez quel podcast déboule en premier résultat parce que sa podcasteuse l'a fort bien optimisé. Eh bien voilà, dites-le-moi en commentaire. Mais j'espère que vous pensez que c'est moi quand même, parce que oui, c'est un message personnel. Et ensuite, une fois qu'on a fait la transcription, tu as aussi différentes possibilités d'utiliser l'IA pour améliorer tes titres, tes descriptions, les rendre encore plus optimales pour le PSO, etc. Et moi, le dernier endroit ensuite où je vais utiliser l'IA, pas complètement, mais un tout petit peu, c'est pour ma cover. alors ma cover je pense que ça se voit mes covers je l'ai fait moi-même c'est un vrai choix et mon ambition c'est on fait une cover une version une de ma cover qui est efficace par rapport aux guidelines des plateformes d'écoute par rapport aux bonnes pratiques de podcast pour un podcast qui convertit qui transforme les personnes qui découvrent ton podcast sur les applications d'écoute à des auditeurs on est auditeur c'est notamment ce qu'on évoquait aussi dans l'épisode 8 où je partageais Merci. tous mes chiffres podcast au bout d'une semaine et je te partageais même mes sheets de conversion sur Spotify, donc si ça t'intéresse aussi de comprendre un peu mieux ce funnel, je te laisse te reporter à l'épisode 8 qui s'appelait bilan de mes chiffres podcast et de mes ambitions les plus folles et donc en l'occurrence il faut quand même faire attention à la pochette de tes épisodes aussi et donc je vais juste utiliser donc encore une fois la suite Adobe, toujours pas sponsorisée, ils me prennent toujours 11 euros tous les mois mais franchement pour tous leurs outils c'est largement ok parce que c'est dans le même package que mon outil Adobe Podcast pour la partie enregistrement et mon page. Et donc, en l'occurrence, juste avec cet outil, ça me permet de détourer certains éléments visuels. Sur message personnel, je change juste le titre sur chacune de mes covers d'épisodes et miniatures YouTube. Sur chitchat, c'est un peu différent parce que comme j'adresse des émissions différentes d'une semaine à l'autre, ce ne sont plus les mêmes personnages principaux. qui sont les plus commentées dans mon épisode. Les candidats changent, etc. Et je veux quand même appâter le chaland en mettant les têtes de candidats télé-réalité, etc. Donc là, je détourne un peu, mais c'est juste ça. Le reste, c'est moi qui le fais. Et ensuite, j'ajoute la pochette. Et donc, tu peux voir qu'en réalité, l'IA, ça a changé drastiquement ma façon de faire du podcast. Et je trouvais quand même intéressant de l'amener ici et d'amener de la transparence pour ne pas avoir l'air de ne pas utiliser l'IA et d'être un peu en mode... C'est un sujet qu'il faut adresser avec nuance, c'est-à-dire que j'utilise l'IA à des endroits où je n'ai pas la capacité de le faire. Mais encore une fois, l'IA, il faut en être aussi lucide. comme dans tous les pans de nos vies, sur à quel point ça va impacter aussi nos vies. C'est pour ça que je comprends aussi les gens qui sont en mode « j'utilise pas du tout l'IA » et je comprends aussi parfois la fascination que certaines personnes peuvent avoir pour l'IA excessive. Moi, je suis un peu dans un entre-deux dans ma conceptualisation de podcast et c'est pour une raison très simple. Il y a un endroit, comme je vous l'ai dit au tout début, où je me refuse d'utiliser l'IA. C'est l'endroit où je suis la meilleure et la plus indispensable et c'est l'endroit où je vais faire la différence par rapport à Lya. Parce que tout ce que je vous ai dit sur l'utilisation de Lya, c'est comment ça m'aide moi en tant que créatrice de podcast. Mais force est de constater que je ne suis pas la seule en France à avoir un compte sur Claude. Claude d'ailleurs qui coûte plus cher qu'Adop, c'est ouf. Et en vrai, ce n'est pas la même chose non plus, on est d'accord. Mais en vrai... Derrière ça, évidemment que mes auditeurs ont aussi le lien. Et ça, c'est quelque chose qu'il ne faut pas oublier. C'est un peu en lien aussi avec deux épisodes en arrière, l'épisode où on se parlait des gaffes à éviter pour choisir le nom de son podcast et où je te disais, il faut faire très attention avec ce côté où parfois on est un peu déconnecté de l'auditeur cible quand on choisit le nom d'un podcast. Et quand on crée un podcast... dès le début et après, même tout au long de la vie de son podcast, il faut s'astreindre à sortir de la stratégie podcast, sortir de « moi, j'ai envie de parler de tel épisode, nanana » , « ok, mes chiffres de piassos sont plutôt hauts, je suis première sur mes mots-clés, machin, machin » , et commencer vraiment à ouvrir Apple Podcasts, ouvrir Spotify et comprendre l'expérience utilisateur sur ces plateformes, comprendre comment on découvre un podcast, comment les gens, ils arrivent justement à être au moment de rechercher un podcast par mots-clés. Quand on tape mon mot-clé, qu'est-ce que ça veut dire visuellement être le premier résultat qui s'affiche ? Selon quel filtre ? Qu'est-ce qu'on voit une fois que ça s'affiche ? Se mettre toujours dans les chaussures des auditeurs. Et ça, je pense que c'est aussi très vrai sur l'IA en podcast. C'est-à-dire que c'est un élément intéressant d'observer comment on peut, si on est à l'aise avec ça, utiliser l'IA pour optimiser son processus de création de podcast. Et je dirais même... Plus qu'optimiser, c'est faire beaucoup mieux que ce qu'on ferait naturellement. Je pense que, clairement, je ne pourrais pas optimiser aussi bien mon son dans mon setup actuel que ce que, par exemple, me permet l'IA. C'est vraiment, pour moi, le truc le plus fort dans tout mon process créatif. Mais il faut aussi considérer que les auditeurs en bout de chaîne, ils ont l'IA. Ils ont l'IA à plein d'endroits de leur vie. Notamment, il y a un premier sujet, c'est que, et j'en avais aussi un peu parlé dans un épisode, mais je voudrais qu'on le creuse aujourd'hui, c'est... qu'aujourd'hui, quand ton auditeur se pose une question, par exemple, comme majoritairement ça va être le cas pour nous, un podcast autour de ton business, et que si t'es comme moi, par exemple, tu vas faire des épisodes d'experts, expertes en l'occurrence, où tu vas donner tes conseils. Si par exemple, je reprends toujours mon exemple de l'épisode « Les gaffes à éviter pour choisir le nom de mon podcast » , c'est le classique de « Quelles erreurs je dois éviter pour choisir le nom de mon podcast ? » Ça. C'est une question que tu peux poser à lire. Et ça, il faut l'avoir toujours en tête. C'est que ton épisode de podcast, si c'est dans un épisode typologie expert où tu vas détailler une liste de bonnes pratiques, une liste d'erreurs à éviter, etc., il ne faut pas oublier une chose. C'est que ton auditeur, il peut aussi se dire, quand il se pose la question, avant même d'aller chercher un épisode de podcast, je vais juste taper... vraiment la question sur ChatGPT, sur Cloud, et j'aurai la réponse dans 30 secondes. Et ça, il faut aussi le garder en tête. Ça aussi, c'est une expérience à avoir en tête, au-delà d'être dans l'expérience de l'utilisation des plateformes d'écoute, c'est plus globalement se mettre dans les chaussures de ses auditeurs en se demandant, en 2026, comment mon audience cible récupère de l'information ? Comment elle consomme du contenu ? et surtout comment elle récupère de l'expertise et des conseils. Avant, c'était plutôt des articles de blog. Tu tapais quelque chose sur Google et tu accédais à des articles. Aujourd'hui, tu peux encore taper des choses sur Google, mais qu'est-ce qui va se passer ? En fait, typiquement, c'est Gemini qui va te répondre avant les résultats de recherche Google. Donc déjà, même quand tu tapes sur Google, c'est une IA qui va te répondre. Mais surtout, il y a de plus en plus d'études qui tendent à montrer qu'aujourd'hui, par exemple, quant à... Un consommateur a une question par rapport à une marque, par rapport à un produit, il va plus probablement aller demander à l'IA qu'aller demander à Google. Parfois, ça va faire IA, puis réseaux sociaux, puis Google en dernier. Et c'est quand même un vrai sujet. Ça veut dire que quand ton auditeur ou ton auditrice cible cherche de l'expertise, il va probablement aller le demander à l'IA. En l'occurrence, quand tu crées un podcast autour de ton business et que tu as un format où tu vas prendre la parole seul, très probablement, tu vas aussi proposer des contenus experts. Et donc, la vérité, c'est qu'il faut que ton épisode sorte du lot. Vous savez, c'est ce que je vous avais dit sur la phrase « This meeting could have been an email » . Cette réunion aurait pu être un email. Il ne faut jamais qu'on se dise cet épisode aurait pu être une réponse de chat GPT. Et c'est là où pour moi, il y a une vraie lucidité à avoir sur la limite de l'intégration de l'IA dans ton process créatif pour ne pas phagocyter ton propre podcast. C'est-à-dire que si t'es au stade de l'aventure où tu cherches tes idées d'épisodes avec l'IA, dis-toi une chose, c'est que ton auditeur ou ton auditrice cible peut accéder à la même information que les dix autres podcasts sur ta thématique, ils vont sans doute poser la même question et avoir globalement, à peu de choses près dans le prompt, la même réponse, le même résultat. Donc, en fait, tu vas être dans une boucle fermée d'idéation. Tu vas être dans une boucle limitée de résultats. Évidemment, en étant, encore une fois, une utilisatrice de l'IA, je sais très bien que tu peux optimiser ton prompt, tu peux le faire travailler, tu peux lui faire avoir des idées plus originales. Mais ça ne sera jamais aussi original que ta patte à toi. Par définition, l'IA, elle est encore une fois là pour te donner globalement des tendances qu'elle observe sur Internet. Elle n'est pas là pour penser à ta place et se connecter à ta tête. Après, on ne sait pas, on en sera dans cinq ans. Mais en tout cas, aujourd'hui, quand j'enregistre cet épisode, ce que je dis est valide. Et donc, en l'occurrence, déjà, une première chose, c'est de lui confier les clés à l'IA de l'idéation de tes épisodes, du choix de tes thématiques d'épisodes. Mais c'est surtout les thématiques d'épisode, j'ai envie de dire, elles sont autant évidentes pour l'IA que pour toi quand tu es dans ton cœur de métier. Ça fait vraiment écho à ce dont je parlais hier. Tu as vraiment ce côté, il y a des tendances de marché dans ton secteur qui font que tu vas avoir des sujets un peu évidents à aborder en podcast. Clairement, quelqu'un comme moi qui se lance dans le coaching podcast, un des premiers épisodes à faire, c'est les conseils pour le nom. On est d'accord là-dessus, le nom de ton podcast. Enfin, c'est des évidences et même mes autres podcasts. mes épisodes précédents, les mauvaises raisons de faire un podcast, etc. C'est assez évident. Là où il faut être différenciant, c'est dans l'angle qu'on prend. Et là, l'angle, il n'y a un peu que toi qui va arriver à le trouver intelligemment. Par exemple, plutôt que de dire les raisons pour lesquelles lancer un podcast, faire un épisode sur toutes les raisons pour lesquelles ne pas lancer un podcast, déjà les titres négatifs, ça attire plus. le cerveau humain. Le cerveau humain fait circuler 15 fois plus vite l'information négative que l'information positive. Donc, évidemment, quand tu mets le champ mexical de la peur, du danger, de la négativité dans un type d'épisode, ça va appâter le chaland. On ne va pas se mentir. On est d'accord avec ça. La réalité, c'est que quand tu veux avoir des écoutes sur ton podcast, tu es obligé de capter ce mouvement-là. Mais tu peux avoir cet angle-là. Et par exemple, aussi sur mes inspirations inavouables pour trouver des idées de contenu. notre épisode. En fait, ce titre-là, il est le résultat d'un angle que j'ai pris. C'est de dire, ok, je vais trouver des inspirations qui me sont extrêmement propres pour trouver des idées de contenu. Et évidemment, ce que je dis dans l'épisode, pour le coup, c'est assez inattendu et c'est clairement pas des conseils que te donnerait l'IA. Mais en fait, ce qui m'a aidée à être différente de l'IA, c'est d'être dans un angle qui part de moi et encore une fois, qui est dans un angle inattendu. Vraiment, ce qu'on se dit aujourd'hui, c'est dans la... parfaite continuité de l'épisode d'hier. Une fois que tu as compris les tendances de ton secteur, que tu dégages des opinions impopulaires, que tu dégages vraiment ton côté antagoniste, comme je disais hier, ton côté à avoir des opinions qui sont en décalage des tendances, alors tu vas arriver à te faire ta signature et surtout tu vas arriver à dépiler des idées et des idées et des idées de contenu. Et le truc, c'est que comme on l'a vu, il y a les... pas là pour les opinions populaires. L'IA, elle est là pour que tu gardes ta souscription payante, donc elle est là pour être toujours d'accord avec toi et avec tout le monde, et pour te ressortir ce qu'elle voit en majorité sur Internet. C'est pour ça que l'IA retransmet plein de biais catastrophiques, c'est parce qu'elle est à l'image de l'Internet et de ses biais déjà problématiques. Et donc, en l'occurrence, t'es encore une fois dans une boucle fermée et dans une boucle de tendance, dans une boucle qui manque complètement d'identité, d'une patte à toi. pour trouver des idées de contenu. Et donc vraiment, autant j'aurai toujours plein de logiciels à recommander, etc., qui peuvent t'aider dans ton process créatif et qui, en effet, si tu le souhaites, utilisent l'IA, autant vraiment sur l'idéation des épisodes, c'est un grand nom. Et vraiment, ça, ça fait partie des quelques conseils où je ne peux pas dire non, mais en podcast, ça dépend de la cible et blablabla. En 2026, si tu fais tes idées de podcast avec Lya, ça sera très difficile de faire en sorte que vraiment, tes épisodes, ils aient une patte qui fait qu'on va encore une fois se dire OK, je vais écouter cet épisode. C'est un peu autour du même arc que les opinions impopulaires qui est de se dire, encore une fois, des contenus. expert en mode les 5 conseils pour nanani nana les 3 erreurs pour nanani nana on les a tellement lues sur LinkedIn, dans les articles de blog dans des podcasts et tout si t'arrives en dernier, en 2026 que t'es le 15ème résultat sur cette requête personne va lire, va écouter etc, personne alors que si tu prends un angle un peu différent parce que t'es allé le chercher dans ta propre réflexion et que t'as travaillé ton côté antagoniste dans tes contenus justement là directement, dès le titre de ton épisode, on va se dire, ah, sans doute ce contenu va être un peu différent. Et donc, vraiment, sur l'idéation des contenus, je le dis, si tu vas trop chercher à demander à Lya de faire ça, très clairement, elle va te fournir des idées de contenu qui sont littéralement les mêmes réponses qu'elle te donnerait, enfin, qu'elle donnerait à tes auditeurs si tu tapes la recherche à propos de laquelle tu fais ton épisode. Donc, très vite, en fait, entre écouter un épisode de 30 minutes ou attendre que ChatGPT te donne la réponse en 30 secondes. Encore une fois, dans le monde merveilleux de l'inattention, autant te dire que personne ne va écouter l'épisode. Parce qu'en fait, si c'est juste ça, l'intérêt de ton podcast, c'est de donner des conseils que l'IA peut te donner. Tu n'as même plus besoin. Déjà, avant, à l'époque, pré-IA, j'aurais dit, attention quand même, parce que tu tapes la recherche, c'est très facile de trouver plein d'articles de blog optimisés pour le SEO qui vont te sortir les mêmes conseils d'experts 10 000 fois. Mais là, pour l'IA, c'est encore pire. C'est encore pire. Et le deuxième point, où, comme j'ai dit précédemment, je n'utilise pas l'IA et je vais t'expliquer pourquoi, c'est le script. Le script, c'est ma patte. C'est vraiment ma façon de penser, l'articulation de mon argumentation dans l'épisode. Et en fait, ça, en réalité, c'est vraiment le seul, vraiment le seul point que l'IA ne pourra pas te prendre. Et c'est aussi la seule raison pour laquelle... Les auditeurs ou auditrices dans ta cible préféreront t'écouter toi que lire une réponse de l'IA. Et c'est essentiel. C'est vraiment essentiel. Et c'est ton script, mais c'est aussi ta façon de parler. Et c'est aussi pour ça que, toujours pour continuer sur le côté antagoniste, au-delà d'avoir un côté antagoniste sur tes opinions, tes thématiques, c'est aussi un côté antagoniste sur ton côté éditorial. Une façon de parler qui est différente, un côté un peu plus franc-parlé, un peu plus direct, des petites expressions, en fait, ce qui fait ton identité. Ta façon de parler dans la vraie vie, elle est différenciante, c'est toi, c'est ta patte. Sauf que souvent, il y a le phénomène du micro, qui fait que quand tu commences à enregistrer tes podcasts dans un contexte professionnel en plus, puisqu'on est là pour se créer un podcast qui va nous permettre d'attirer nos clients, on peut avoir tendance à être dans une posture un peu coin-sauce. Sauf que la posture un peu coinçose, c'est la posture de réponse de ChatGPT ou de Claude, encore une fois. Et donc, en fait, vraiment, la plus grande arme que tu puisses avoir pour que ton podcast ne se fasse pas remplacer par l'IA et pour que tes auditrices et tes auditeurs se disent « je vais donner 20, 30 minutes, 40 minutes, 1 heure de mon temps à écouter son podcast » plutôt que de lire une réponse Claude, c'est parce qu'ils veulent entendre ta voix, au sens propre comme au sens figuré. C'est-à-dire vraiment... à la fois le son de ta voix, cette humanité, parfois ces erreurs, ces hésitations, ces phrases un peu alambiquées, l'humour, etc. Et aussi, vraiment, ta façon de penser, la façon d'articuler ta vision d'experte ou d'expert dans ton podcast. Et ça, ça changera tout. Et c'est aussi là où les interviews sont intéressantes, mais pareil, c'est la même chose. Là, j'ai pris l'angle des épisodes en solo, en sola, parce que c'est là où l'IA va être la plus complexe. Mais même les interviews, ça je vais vous parler des podcasts interviews, j'ai tellement d'épisodes à faire là-dessus, sur ce sujet, entre le fait que ce n'est pas la poule aux eaux d'or qu'on croit que c'est, que c'est un combat pour que les invités partagent l'épisode de podcast et donc souvent l'audience que ça te ramène n'est pas du tout aussi merveilleuse que tu crois et surtout aussi que potentiellement si tu fais un podcast interview, ça peut ne pas assez toi te mettre en avant et mettre assez en avant ton business et donc il faut faire attention à ça. Bref, donc encore des sujets que j'ai hâte. d'évoquer, mais ce qui est certain, c'est que dans le podcast interview, c'est pareil. Je trouve que la tendance à scripter les épisodes avec Lya, elle se fait aussi beaucoup, beaucoup, beaucoup, beaucoup sur du podcast interview. Aujourd'hui, c'est très simple. Tu tapes le nom de quelqu'un dans l'IA en lui disant « Je vais le recevoir dans mon podcast » . Tu lui donnes les infos de ton podcast. De toute façon, généralement, tu t'es peut-être fait un agent avec des épisodes précédents, tes transcriptions, etc. Tu lui dis « Voilà, c'est ma prochaine invitée » . Trouve des contenus sur elle, sur lui, sur YouTube, podcast. Par exemple, c'est quelqu'un qui a déjà fait d'autres interviews ou sur son propre site web, sa page à propos, etc. Et vas-y, tu me fais un résumé. Comme ça, je fais mes questions. En soi, je comprends le move. Je ne dis pas que je ne le ferai jamais. Simplement, évidemment que tu ne poses pas les mêmes questions entre eux. Tu te dis, je vais avoir sept invités sur mon podcast. Je regarde ce podcast ou cette vidéo sur sa chaîne YouTube de 30 minutes. J'accepte d'y passer 30 minutes. Évidemment, évidemment que je vais avoir un attachement émotionnel différent à cette personne et que ça va se ressentir dans mes questions. Et évidemment, inversement, que ça s'entend. Quand dans une interview, quelqu'un est très scripté déjà, mais ça, encore une fois, il faut faire un épisode dédié parce que là, je vais commencer à prendre un sujet de bout en bout, ça va être compliqué, mais ça s'entend que c'est un épisode chat GPT. Aussi dans une interview, parce que les questions, elles sont trop robotiques, c'est trop évident que c'est juste une espèce de vérification d'une page Wikipédia, de post-LinkedIn ou d'interview précédente, qu'il n'y a pas de patte, il n'y a pas de lecture, il n'y a pas d'interprétation des autres. Et c'est aussi des podcasts d'interviews qui sont un peu moins fédérateurs. C'est un peu, tu te dis, j'écoute l'interview parce que cette invitée, je l'aime bien et qu'elle a partagé le lien Spotify sur son compte Instagram. Après, est-ce que je vais aller m'écouter tous les autres épisodes ? Pas trop, parce que l'intervieweur, c'était juste la voix de ChatGPT. C'était juste une voix humaine de ChatGPT parce que ça s'entend que la personne était juste en train de lire. vraiment les questions un peu robotiquement sans qu'on ait vraiment même la sensation que la personne avait effectivement travaillé sa trame de questions et en fait vraiment c'est applicable sur tous les formats dès lors que tu te dépossède un peu de ta machine avancée pour l'intégrer dans ton podcast et quand je parle de la machine avancée je parle de ton cerveau justement pas de la vraie machine l'IA dès lors que tu te dépossède de ça ça devient plus compliqué d'être différent parce que tu vas d'une certaine manière être encore une fois dans ce côté très copié-collé, dans ce côté aussi où ta lecture des choses, ton analyse du monde ne va plus être amenée dans ton podcast. Donc, quelle est la différence ? Et dans un monde où les gens ne veulent plus prendre le temps de consommer du contenu, factuellement, si ton épisode aurait pu être un prompt TI, tu as tout perdu. Parce qu'en fait, vraiment, ok, on t'aura écouté une fois, mais on ne va pas s'abonner. Parce qu'on va se dire, en vrai, la personne n'a pas vraiment une patte. Je n'ai pas l'impression d'écouter le podcast de quelqu'un. Et je pense vraiment qu'à côté de ça, il y a une telle IA fatigue qui est en train de s'installer partout, dans nos vies personnelles, dans nos vies professionnelles. Tu as l'impression que l'IA, bientôt, elle risque de te prendre ton taf, de te prendre ta vie. Non, mais j'exagère un peu, tu vois. T'as quand même l'impression que c'est en train de révolutionner notre vie et que ça nous dépossède un peu de certaines choses. Du coup, il y a aussi une IA fatigue qui fait que les gens vont aller rechercher des contenus plus purs, plus spontanés et surtout plus incarnés. Ils vont chercher d'autant plus à suivre les gens. Et donc, en même temps que l'IA est dans notre société, que tu peux obtenir les trois meilleures pratiques de n'importe quoi en deux secondes avec Claude, t'as une augmentation des audiences en podcast, que ce soit en France ou ailleurs, et t'as aussi, plus largement au-delà du podcast, des nouveaux phénomènes de contenu qui apparaissent. Par exemple, on voit qu'en 2026, c'est le grand retour des contenus moins montés. Les gens, vous avez vu sur les dernières vidéos, par exemple, des grands youtubeurs, TipSqueezie, etc., à quel point les gens disaient on n'en peut plus des vidéos concept, on veut des vidéos un peu plus naturelles, etc. Tout YouTube, il y a un vrai retour à la vidéo face cam, aux vlogs très simples, très basiques en termes de montage. Tu as le phénomène du yapping. qui est un phénomène qui est beaucoup analysé dans le milieu du contenu, qui est le fait que tu as de plus en plus de créateurs et de créatrices qui vont juste se filmer et parler très naturellement d'un sujet qui vient de leur passer à l'esprit, qui vient de leur arriver, et vraiment faire une vidéo toute bête, comme si tu envoyais un snap à tes potes, un snap ou que tu faisais un FaceTime. Et en fait, c'est un contenu, et c'est des contenus qui ont le plus d'engagement. Parce que c'est incarné, parce que c'est une histoire vraie, c'est la tendance aussi des story times, c'est que, en fait, ça... Lila, elle ne peut pas avoir des story time. Tu veux jusqu'à preuve du contraire avant qu'elle nous envahisse. Ce n'est pas une personne qui a une vie. Donc, elle ne peut pas avoir tes story time à toi. Donc ça, c'est pareil. Même dans un podcast business, je l'ai déjà dit, il n'y a pas... plein de codes de contenu plus pop culture qu'il faut se réapproprier. Les story time en font largement partie. Largement partie. On peut très bien avoir un podcast business au sens d'avoir un podcast dans lequel on met en avance et produit son expertise, ses services, et être dans un angle parfois story time. C'est toi qui racontes ton histoire, c'est toi qui racontes une péripétie qui a pu t'arriver, et c'est aussi ta façon de le raconter, de l'interpréter, de l'analyser. qui va être drôle et puis à la fin de ton épisode, potentiellement, tu vas donner des clés d'analyse, des clés d'observation à ton audience pour dire voilà comment tu peux faire pour que ça ne t'arrive pas. Tu es comptable, tu crées ton podcast et à chaque épisode, tu peux raconter les story times les plus ubuesques que tu as vus dans ta carrière pour montrer à quel point il faut travailler avec un ou une comptable qui a des bonnes pratiques de base et surtout que c'est un métier et qu'il faut vraiment laisser ça aux gens qui savent le faire parce que ça peut te coûter très cher. tu peux aller dans un angle storytime, etc. Et celle-là, elle peut te donner des pratiques de « alors oui, quand tu dois faire ton compte de résultat, fais ci, fais ça, fais ci, fais ça » mais par contre, elle ne saura jamais te raconter l'histoire de tes clients que toi, tu as vécu dans le quotidien de ton métier avec tes yeux d'experts et ta capacité aussi à isoler de cette storytime des apprentissages qui sont utiles à tes clients et à tes clients cibles, à tes auditeurs qui peuvent devenir tes clients. Et qui fait qu'ils vont se dire, oh bah attends, ce podcast, il est vraiment calme. En vrai, je vais l'écouter parce que là, ça story time, déjà, c'était marrant à écouter. Ce n'était pas indigeste, ce n'était pas un ultime truc de conseil. Bon, voilà. Et en plus de ça, franchement, j'en ressors avec un bon apprentissage. OK, je garde. Et plus tard, quand tu cherches un comptable, ah bah en fait, j'aime bien en fait comment elle est dans son podcast. Je vais voir si elle peut prendre des clients. Et c'est juste ça en fait. Et si tu disais, je suis comptable, je vais prendre tes lias pour qu'elles me donnent des idées d'épisodes et qu'elles me scriptent des épisodes, on n'y serait pas du tout. Mais effectivement, ça demande un peu plus d'efforts créatifs. Mais j'ai envie de dire, à partir du moment où on considère que les lias ont fait gagner quand même pas mal de temps et d'efficacité et même de qualité, parce que sans lias, il y a des choses où je serais objectivement moins bonne dans la création, dans la publication de mon podcast. En fait, de pouvoir lui déléguer cette partie-là, de savoir que tout est optimisé. Moi, j'ai juste l'endroit que je préfère et l'endroit où je suis la meilleure et l'endroit où je vais pouvoir le plus aussi me mettre en avant auprès de mon audience, c'est la patte éditoriale. Et ça, vraiment, c'est ce qu'il faut comprendre. Et c'est la seule façon de se dire, OK, l'IA vraiment prend le temps d'intention des gens. L'IA capte le trafic à tout autre endroit sur Internet. les gens vont ouvrir l'IA bien avant d'ouvrir Spotify. Donc ça veut dire qu'il faut que tu t'intègres dans le quotidien de tes auditeurs, que tu arrives à les hooker avec des sujets qui vont faire qu'ils vont tout de suite aller vers ton podcast et qui vont attendre ton opinion, ton expertise sur n'importe quel sujet plutôt que demander à l'IA. Et ça, clairement, c'est l'essentiel. Et si tes épisodes sont incarnés, éditorialement différents, avec une patte un peu antagoniste, etc. L'IA, elle peut attendre longtemps avant de tout concurrencer. Mais par contre, effectivement, les gens qui font un podcast pour faire un podcast, c'est une des raisons que j'évoquais dans mon épisode, les mauvaises raisons pour lancer un podcast, et qui du coup n'y mettent pas l'énergie éditoriale qui est nécessaire, et ça, je ne vous le cacherai jamais. Autant je suis là pour que tout le monde fasse un podcast si on en a envie. Enfin, plutôt pour dire que chacun peut créer un podcast. Voilà, chacun, chacune. Autant je ne peux pas vendre la lune, il faut quand même passer un petit peu de temps sur chaque épisode. pour que ça marche avec le temps. Clairement, si tu travailles vraiment tes épisodes, pour le coup, tu es dix fois plus intéressant que l'IA et tu ne fais pas des épisodes de chat GPT. Et ça, c'est vraiment le risque numéro un. Les épisodes de chat GPT, ça ne marchera plus. À partir du moment où vous pouvez générer un script avec l'IA pour un épisode, dites-vous que n'importe qui peut le faire. Donc, même vos auditeurs peuvent le faire. Même le podcast aussi concurrent, il peut faire littéralement le même épisode que toi, tu ne risquerais pas de sortir du lot comme ça. Donc c'est vraiment essentiel, essentiel, essentiel de se dire, ok, j'ai conscience qu'aujourd'hui, il faut que je sois différente d'un résultat de chaque GPT. Et ça paraît évident de le dire, mais en même temps, ce n'est pas si évident parce que je pense qu'il y a plein de gens qui se disent, Olivia peut tout me faire dans mon podcast, alors que ce n'est absolument pas le cas. Ou en tout cas, ce n'est pas comme ça que tu transformeras une audience en client, selon moi. Mais bon. En tout cas, j'ouvre la réflexion sur ça. Ce qui est certain, c'est qu'on en était déjà à la 11e quotidienne aujourd'hui, qu'on se retrouve demain sur la 12e quotidienne, encore pour un petit sujet bien croustillant que j'ai hâte d'aborder avec vous concernant la création de contenu. Je ne vais pas y aller de ma mort encore une fois. Alors, abonne-toi si ce n'est pas déjà fait. N'hésite pas à mettre 5 étoiles et partager cet épisode. Mettre un petit commentaire sur Apple Podcast aussi, ça aide énormément. Et on se dit à demain. Salut, salut !