- Speaker #0
Deux semaines après, Covid. Et donc là, du jour au lendemain, santé mentale fait la lune du monde.
- Speaker #1
C'est quoi les éléments que tu vois qui favorisent justement ces dérimpages ? Ou si il va très bien, il fait plein de choses, puis avant il s'effondre. Je suis sûr que tu as des insights là-dessus.
- Speaker #0
Au Brésil, c'est normal de raconter à la cantine avec tes collègues que tu es allé voir un psy pour parler de tes problèmes d'impuissance avec ta femme. Équilibre pro-perso, moi je déteste ce terme parce que c'est un peu une balance constamment instable. Moi j'aime beaucoup plus la notion d'harmonie. En gros, aujourd'hui en France, tu prends plus soin de ta bagnole que de ta santé mentale. Quand tu as des petits voyants qui s'allument sur ton compteur, c'est quoi ce truc ? Tu t'arrêtes, tu regardes tout ton capot, machin.
- Speaker #2
Bonjour à toutes et à tous. Aujourd'hui, nous avons le plaisir d'accueillir Pierre-Etienne Bidon, cofondateur et CEO de Mocacare. Bienvenue.
- Speaker #3
Salut Pierre-Etienne.
- Speaker #1
Salut.
- Speaker #2
Alors aujourd'hui, on va aborder un thème qui est un peu plus d'actualité ces derniers temps et qui est la santé mentale dans les entreprises. Donc c'est un sujet qui est intéressant. On va le creuser notamment dans les scales parce que ce n'est pas quelque chose qui se touche facilement. Et du coup, il faut arriver à l'appréhender avec ses propres clients. Et c'est un challenge qui a relevé... Moca Care justement, et qui accompagne en fait des très grosses sociétés, et pour en citer quelques-unes, L'Oréal, Engie et Doctolib, donc ça c'est le petit clin d'œil santé, même Doctolib a besoin d'aide en santé mentale, dans en fait tout cet aspect prévention, accompagnement des salariés. évidemment éviter de se retrouver dans une situation inconfortable d'un point de vue santé mentale et l'idée c'est que tout cet attrait de cette entreprise elle est incarnée par toi qui est en plus par ailleurs quelqu'un qui fait attention à ta santé mentale et qui fait attention à ton physique à ton sport et à ton bien-être et donc on est ravi de t'accueillir pour parler avec toi de tout ça peut-être tu donnes des conseils à Juju d'ailleurs oui voilà je me permettrais on peut on peut non mais il y a un burn out là il faut y aller un peu tout le temps et du coup donc il y a trois parties dans le podcast le 0 to 1 où on va raconter les débuts comment on se retrouve à s'intéresser à ce sujet là la partie scale derrière où on va creuser deux points précis avec Aymeric et enfin le next game quel est-il on sera ravi d'en parler avec toi voilà comment on se retrouve à à adresser ce problème-là, en fait, en tant qu'entrepreneur.
- Speaker #3
Et comment tu sens que ça marche au bout d'un moment ?
- Speaker #0
Écoute, la première étape, je pense qu'elle a été basée sur l'intérêt et le plaisir du sujet. C'est vraiment la première thématique qui nous a guidés, c'est de se dire, c'est un sujet qui n'était pas du tout sexy à l'époque, personne n'en parlait. Petite anecdote quand je démissionne de ma boîte précédente.
- Speaker #3
Donc avant tu étais salarié ?
- Speaker #0
J'étais salarié dans un gros cabinet de conseil. Et on me dit, un associé avec qui je m'entends très bien me dit « Pourtant t'étais bon, pourquoi tu travailles là-dessus ? » Et en fait c'était une thématique qui à titre perso m'intéressait beaucoup parce que j'avais eu un père qui était attendu de maladie mentale. Et donc j'avais cette espèce de quête de mieux comprendre le sujet. La deuxième chose c'est que je faisais beaucoup de sport. Et dans le sport c'était quelque chose qui m'aidait énormément dans les exercices. de visualisation. Du triathlon, du kitesurf et du parapente.
- Speaker #3
Triathlon, gros niveau ? Non, gros niveau.
- Speaker #0
Je ne croyais pas la blague. Niveau correct.
- Speaker #3
Pas un petit Ironman ?
- Speaker #0
Non, c'est trop longue distance, trop d'entraînement. Là encore en ce moment, je suis entre 4 et 5 entraînements par semaine et ça demanderait encore plus. Et le troisième pilier, dans la boîte dans laquelle je bossais, j'accompagnais beaucoup de directions RH et je voyais qu'ils avaient tous le même problème, à savoir plus en plus de burn-out et on ne sait pas les gérer. Il n'y avait que des solutions en curatif, très souvent des lignes d'écoute que tu appelais, je ne sais pas si vous avez sûrement vu le Père Noël est une ordure, c'est un peu le même délire. Tu appelles ça en dernier recours et en fait c'est très tabou, personne ne l'utilise. Tu vois, tu as 1% d'usage en moyenne dans les boîtes.
- Speaker #3
On peut juste l'expliquer pour ceux qui ne connaissent pas ?
- Speaker #0
Oui, c'est un arrêt complet de ton corps qui fait que tu ne peux plus te lever le matin tellement tu as un niveau de stress qui est important. Et donc on est en 2019 et on commence à poser les premières briques. Et effectivement, la première question que tu poses, c'est la bonne, c'est OK, on a une très grosse conviction, mais est-ce qu'il y a un marché ? Donc ce qu'on fait, c'est qu'en trois semaines, on crée un premier produit en no-code. Je sais que c'est un sujet que vous avez exploré chez Théode. Et on voulait très, très vite, en fait, juste savoir est-ce qu'on allait réussir à générer de l'argent avec ça ? Parce qu'en fait, c'est cool d'avoir une...
- Speaker #3
C'était quoi la vision produit du début ?
- Speaker #0
La vision produit a été très simple. C'est, un, favoriser la bonne rencontre avec le bon psy. En fait c'est très dur, je sais pas si t'as déjà consulté un psy, mais tu vois faire la différence entre psy qui est un psychologue, psychothérapeute, psychopraticien, t'en as plein. Au sein des psychologues t'as plein d'approches différentes, tu faisais la métaphore sur Doctolib, mais pourquoi Doctolib travaille avec nous aujourd'hui alors qu'ils ont plein de psy ? C'est exactement pour ça en fait, comment on met entre les mains de la bonne personne.
- Speaker #3
C'est très dur de sélectionner quelqu'un.
- Speaker #0
Super dur. Et la deuxième étape c'était d'avoir des recommandations de contenu personnalisé. Donc vision produit très très simple au départ. Et donc en trois semaines... On crée un premier produit et deux semaines après, Covid. Et donc là, du jour au lendemain, Santé Mentale fait la une du moins. Donc là, grosse éducation sur le sujet, on signe nos premiers clients et en trois mois, on fait un peu plus de 30 000 euros de revenus récurrents mensuels.
- Speaker #3
Toujours en no-code ?
- Speaker #0
Toujours en no-code, à deux. Et donc on se dit, bon, ok, on n'est pas complètement à côté de la plaque et là, on commence à structurer la plateforme tech, à basculer d'une plateforme no-code à une plateforme qui est beaucoup plus robuste maintenant. Voilà les premières. Donc,
- Speaker #3
très clair.
- Speaker #2
Et au début, du coup, les premiers clients, c'est qui ? Qui s'intéresse qui ? Comment tu vas les attraper ? Comment tu les...
- Speaker #0
Écoute, les tout premiers clients, c'est des scale-up. Au tout départ. En fait, on va parler après du sujet primo-équipement, mais c'est justement des boîtes qui sont prêtes à innover sur un sujet qui n'existait pas auparavant. Premier point. Deuxième point, c'est des boîtes qui ont à l'époque une politique de recrutement ultra agressive, qui recrutait plusieurs centaines de personnes par quarter, et donc qui avaient cette logique de dire « je veux la promesse employeur la plus béton possible pour aller vite » . Tu vois, c'est comme en Formule 1, le plus tu vas vite, le plus t'as intérêt à avoir des gens de très très haut niveau et bien dans leur tête, parce que sinon tu te prends le mur. Donc, nos dix premiers clients, c'était effectivement beaucoup d'escalier. Et ça a beaucoup évolué depuis.
- Speaker #1
Et comment tu te rends compte qu'il y a un usage ? Parce que tu disais justement, ce qu'il y avait jusqu'à présent, c'était très peu utilisé, c'était des lignes, etc. Comment tu mesures cet usage ? Comment tu te rends compte qu'il y a, au-delà de la proposition, parce que ça peut être dans le package de bienvenue, quand tu aperçois que les gens l'utilisent, que derrière c'est utile, etc.
- Speaker #0
Écoute, aujourd'hui, on a cinq niveaux de mesure d'usage. La première c'est ce qu'on appelle l'activation. À quelle mesure je crée un compte sur une application ? La deuxième c'est l'engagement. À quelle mesure je réalise une activité ?
- Speaker #3
Il faut écrire le compte que je comprenne bien.
- Speaker #0
Le salarié de l'entreprise.
- Speaker #3
D'accord.
- Speaker #0
L'engagement, c'est-à-dire est-ce que j'ai une activité engageante au moins tous les trois mois ? Donc ça peut être une session avec un psy, ça peut être consulter un contenu du début à la fin. Troisième, c'est nos power users. Donc, c'est les gens qui consultent minimum trois activités engageantes tous les mois. Quatrième, on a un espace RH aussi. Je pourrais peut-être vous présenter rapidement le produit après, mais on a un espace RH que les DRH aujourd'hui consultent à 52% toutes les semaines. Et les derniers, c'est c'est les consultations de psy qu'on vient vraiment regarder. Donc là, on a 14% de notre base. Aujourd'hui, on a un peu plus de 200 000 utilisateurs actifs mensuels. 14% de notre base qui, justement, vont faire des consultations avec des psy.
- Speaker #3
Est-ce qu'ils passent par une visio sur la plateforme ?
- Speaker #0
Visio ou physique. On n'avait pas de... En tout cas,
- Speaker #3
t'as la donnée, t'arrives à la tracer,
- Speaker #0
quoi. Ouais, exactement. Et c'est d'ailleurs une grosse partie aujourd'hui de notre proposition de valeur qu'on n'avait pas au départ. Ce qu'on appelle la prévention primaire, c'est comment on est d'une boîte. avoir une visibilité beaucoup plus fine sur ces risques. De se dire je suis l'Oréal dans ma filiale dans tel pays, j'observe que le sujet de la parentalité est vraiment un sujet très prégnant, comment je peux prévenir de façon beaucoup plus spécifique ?
- Speaker #3
Tu peux nous parler peut-être un peu du produit ?
- Speaker #1
Et du business model en même temps pour nos éditeurs, comme ça, ça permettra de comprendre. Donc en gros, ce qu'on comprend, c'est que tu as été voir des scale-up ou des grosses sociétés que tu mentionnais, Julien. C'est... qu'est-ce que tu vends et comment tu le revends ? Alors, on a compris qu'il y avait une application, mais du coup, c'est pas mal si tu reviens sur le business.
- Speaker #3
Et puis même après, la key futures du produit que tu as mis au début, le petit ingrédient magique, moi, je suis assez curieux.
- Speaker #0
Écoute, aujourd'hui, on a à la fois un accompagnement digital sous forme d'un SaaS et humain sous forme de prestations de conseils. Les produits digitaux, il y en a trois principaux. Le premier, c'est une application digitale classique qui te permet d'avoir des programmes personnalisés d'accompagnement pour ton mental, à la fois par des contenus et par des sessions avec des psys. Le deuxième, c'est une application Teams et Slack, qui s'intègre directement dans ton appareil. espace de travail qui fait du micro learning qui vient de former en quatre minutes par semaine sur des situations concrètes par exemple il dit julien est ce que tu connais ton point commun et croqueur fédérale je pense que au tennis on est assez équivalent non je ne sais pas et il dit justement Comme Roger Federer, tu as aussi une santé mentale et tu as aussi du stress. Et Roger Federer, il a des techniques extrêmement impactantes pour le gérer, notamment entre les matchs. Comment tu fais pour décompresser le soir ? Et derrière, je te donne des petites techniques ultra concrètes en moins de 4 minutes. Et le troisième produit, c'est un produit qui est très bien pour le sport. qui est à destination des RH, qui vient prendre les données des deux premiers produits de façon complètement confidentielle et amérégée pour faire des recommandations de prévention très cibles. Donc là c'est sur la partie produit et autour de ça on a des prestations de conseil plus traditionnelles de type audit des risques psychosociaux, donc on vient en entreprise pour regarder ce qui se passe, prestations de conseil de mise en place de plan de prévention spécifique quant à des transformations d'orgas, que ce soit du M&A, que ce soit des PSE, donc réduction ou augmentation d'effectifs.
- Speaker #3
Donc ça c'est rentré dans les mœurs aujourd'hui ? Oui. on a un peu plus de 400 clients maintenant donc on peut considérer que ça commence effectivement je vais juste faire un petit point sur le produit que tu as créé c'était quoi la grosse key future au début qui a commencé à vraiment bien fonctionner c'était l'orientation en fait la principale difficulté qu'avaient nos utilisateurs finaux
- Speaker #0
c'était que c'était super dur de trouver le bon psy. Et donc ce qui se passait, c'est que tu repoussais toujours cette action d'aller voir quelqu'un, et in fine, t'étais en arrêt maladie. Donc ça a impacté le PNL des boîtes, et ça a impacté personnellement les collaborateurs.
- Speaker #3
Et comment tu l'as craqué cette orientation ? Enfin tu vas peut-être en parler, non ? Je crois pas.
- Speaker #0
On a développé en fait une méthodologie propriétaire qui est basée sur pas mal d'analyses psychologiques qui sont très connues à l'échelle mondiale. Mais la... La principale force, en fait, on vient intégrer, un, des critères qui sont très spécifiques à la psychologie et qui nous permettent de rediriger vers une approche ou une autre, pour faire très simple. Il y a des thérapies brèves, des thérapies d'orientation psychanalytique. En fonction de ce que tu nous dis, on va être capable de comprendre ce qui va être le plus efficace pour toi. Deux, on vient prendre en compte tout ce qui est non-verbal directement, ou en tout cas pas directement concerné par les mots. Par exemple, est-ce que tu te mets à pleurer dans cet appel d'orientation qu'on fait avec toi au départ ? Oui, non. Est-ce que tu répètes plusieurs fois la même chose ? Tu vois quel est le niveau de sérénité que tu as en ce moment ? Si tu commences à répéter 15 fois la même chose, on se dit « bon ok, un petit truc » . Et la troisième chose, c'est des critères beaucoup plus… Ça va te faire un peu Tinder peut-être, mais tu vois, est-ce que tu préfères voir un homme, une femme, quelqu'un de jeune, quelqu'un de vieux ? Et ça, c'est ce qu'on appelle en fait l'alliance thérapeutique. C'est dans quelle mesure tu te sens à l'aise avec la personne que tu rencontres.
- Speaker #1
Oui, on peut peut-être passer après à justement un point qu'on voulait creuser avec toi. Ce qu'on comprend et la particularité, c'est qu'à la fois le service et l'app que tu proposes, elles sont pour les employés, donc pour le bénéfice des employés. Du coup, il y a aussi tout un gros volet qui est pour les DRH parce que ça leur permet de donner de l'insight. Ils ont des informations sur la vie au sein de la société. Et du coup, tu le disais, tu es quand même marché de primo équipement. En fait, aujourd'hui, les DRH, elles n'avaient pas ça. C'est un truc nouveau pour eux. Et donc, on aime bien aller creuser comment une boîte qui est un peu innovante, un peu disruptive, elle arrive à convaincre des DRH qui sont super établis. Ça fait des générations qui bossent de la même façon. Et il y a souvent la tentation pour le DRH de dire... pourquoi je prendrais un risque quoi ? Pourquoi aller prendre ça alors qu'en fait je vais chercher une grosse marque, je vais chercher un gros truc moi ce que je veux c'est pas de vague. Comment on arrive à leur montrer que derrière il va y avoir un intérêt pour eux ? Parce que j'imagine qu'une fois qu'ils ont tous leur KPI, ils sont super addicts mais comment on fait ça ?
- Speaker #0
Écoute déjà il y a un truc super important dans ce que t'as dit c'est nos clients c'est les directions RH. C'est pas les utilisateurs finis. Enfin on est une boîte vraiment B2B2C. Donc oui on adresse les collaborateurs d'une entreprise mais on veut pas du tout devenir un... PERCS ou un BENEFITS, vraiment c'est important de craquer une problématique business. Et donc une fois qu'on s'est posé cette question-là, effectivement, ce qui permet déjà la première étape, c'est de te dire sur quelle ligne du PNL tu veux intervenir. Et autant il y a dix ans, la thématique de l'absentéisme et du sous-engagement était une thématique assez annexe, autant aujourd'hui tu vois, on a des gros clients industriels qui ont créé ce qu'on appelle une direction de la résilience, dans laquelle ils intègrent à la fois tout ce qui est supply chain et approvisionnement en matière première et résilience collaborateurs pour pas qu'il y ait du craquage sur la ligne de montage parce qu'ils se sont rendu compte en fait que ça avait un impact industriel majeur.
- Speaker #3
C'est quoi la résilience ? C'est-à-dire qu'il faut pas que la chaîne la pète quoi.
- Speaker #0
Ouais exactement. C'est la capacité d'un objet à se déformer en gros. Quel que soit cet objet.
- Speaker #1
Et ça va au-delà de l'absentéisme.
- Speaker #0
Du coup c'est... Exactement. Et tu vois ça s'adresse aussi à des directions retail une grosse marque de luxe elle est très capable de savoir si ton vendeur il se présente pas en magasin le matin Tu sais exactement quelle perte de chiffre d'affaires tu vas avoir. Tu es directeur commercial dans un gros cabinet de conseil. Tu sais exactement ce que ça coûte sur tes objectifs d'avoir un sales qui est en arrêt maladie. Donc une fois qu'on a réussi à lier ça avec des indicateurs business, c'était la première étape. La deuxième étape quand tu es sur du premier équipement, c'est de se dire comment tu crées une marque forte. Parce que comme tu l'as dit en fait, a priori sur du premier équipement, tu n'as aucun intérêt à bouger. Tu vas plus prendre de risques qu'autre chose. Et deuxièmement, tu as quand même déjà beaucoup de taf. Donc qu'est-ce que tu vas t'ajouter du boulot supplémentaire ? Et tu vois, je le dis en un petit comité entre guillemets, mais c'est vrai qu'on a été confronté à ça au début, surtout dans beaucoup de grands groupes, on a été confronté à des interlocuteurs qui nous disaient « mais je n'ai pas envie de plus taffer, tu vas me rajouter » . Ils ne nous le disaient pas comme ça, mais on le comprenait. Donc quand tu crées une marque forte, tu sécurises la personne. Et ça, on l'avait appris dans nos expériences pro précédentes. Pourquoi on choisissait de bosser avec le cabinet de conseil dans lequel je bossais ? Aussi parce que tu avais une marque très forte, et donc en tant que direction générale, direction financière, direction de ce que tu veux, tu disais en fait j'ai bossé avec les meilleurs. Donc si même les meilleurs se sont plantés dans leur roco, ça veut dire que c'était incraquable. Voilà. Donc nous, en fait, on a travaillé vraiment dès le départ sur construire une marque très très forte pour sécuriser nos acheteurs.
- Speaker #3
Comment on peut faire un petit focus là-dessus quand tu dis construire une marque très forte ? Ça veut dire quoi ?
- Speaker #0
Ça veut dire, nous, ce qu'on a mis en place, je pense pas qu'il y ait de vérité là-dessus, mais ce qu'on a mis en place, c'est un, s'appuyer sur une communauté d'experts reconnus sur le sujet. Donc on allait voir les très grands DRH, on cherchait à les convaincre. Derrière, ils prennent la parole à nos côtés. Premier point. Deuxième point, constituer un comité. Nous, en l'occurrence scientifiques, parce qu'on travaille sur une matière scientifique qui est très reconnue pour gagner directement en expertise, encore une fois là-dessus.
- Speaker #3
Donc, tu as pris les top guns en vu de même.
- Speaker #0
Oui, on allait chercher, tu vois, un très grand chercheur au CNRS, justement sur les sujets d'apprentissage. C'est grâce à lui qu'on a développé notre outil de micro-learning. On est vraiment, comme tu dis, les top guns. Et ça, c'est vraiment important parce que tu arrives, tu n'es pas tout seul, tu n'es pas juste l'entrepreneur. En fait, tu bénéficies de tout un track record autour de toi. Et le dernier, mais ça, tu le gagnes avec le temps, c'est les meilleurs commerciaux, c'est tes premiers clients. C'est ceux qui viennent te dire, en fait, je sais que c'est du premier équipement, mais en fait, l'impact, il a été massif. Vas-y, bosse avec eux. Et après, tu crées un effet boule de neige, mais effectivement, ça prend du temps.
- Speaker #1
Quelque part, tu pars sans avoir une réputation et tu te backes sur la réputation des experts qui sont à côté de toi.
- Speaker #3
Tu construis une légitimité super puissante.
- Speaker #1
Et ça, derrière, une fois que tu as fait ce premier truc, tu as un ou deux gros DRH. La façon dont ils... Comment ils utilisent ces équipements ? Tu sens qu'il y a un basculement dans l'utilisation de... de ces insights et tu sens qu'ils pilotent différemment ? Tu sens qu'au delà d'éviter le burn out ou surtout qu'il y ait un taux d'absentéisme, tu sens que ça leur donne envie d'aller mesurer ça et de faire progresser les organisations ? Tu sens qu'ils ont basculé là dessus ?
- Speaker #0
Alors non seulement ils ont basculé mais maintenant tu as plus en plus de contraintes qui sont imposées notamment par les réglementations européennes sur tout ce qui est notation extra financière donc pour tous les très grands groupes aujourd'hui c'est devenu une priorité business qui a un impact sur leurs cours de bourse.
- Speaker #3
C'est obligatoire quoi.
- Speaker #0
C'est obligatoire. au même titre que tout un tas de sujets que sont l'écologie, etc. Et donc oui, ils sont obligés maintenant de l'utiliser à minima pour les très grands groupes. Et c'est en train de se basculer sur...
- Speaker #3
L'utiliser,
- Speaker #0
tout le temps. Voilà, exactement. Ça, c'est la première chose qui est intéressante. La deuxième, on est sur un projet, notamment sur DRH, où en fait, ils sont contents de le communiquer. Et tu vois cet aspect, nous on l'avait beaucoup estimé au départ, mais juste se dire, quand t'es DRH, à priori t'étais assez peu considéré à l'époque dans un comex, c'est moins le cas aujourd'hui, mais t'étais assez peu considéré, tu lançais globalement que des trucs pas très intéressants, des solutions de paye, des SIRH, des choses où en fait le collaborateur lambda ça lui apportait pas de valeur.
- Speaker #1
Non t'avais un peu la formation, t'avais un peu le truc quand il parlait de formation.
- Speaker #0
T'avais un peu la formation, exactement. Mais encore, tu vois les outils de formation, le e-learning. Il va parler aux collaborateurs lambda, c'est juste un truc en plus dans son agenda et il ne prend pas le temps de le faire. Alors que là, quand tu annonces quelque chose qui est « on va travailler sur votre santé mentale, que vous vous sentiez bien » , là tu transformes ta province en player. Donc ton bénéfice émotionnel en tant que direction RH est très fort. Donc ça, ça a été une manière de voir le capillier. Et tu vois, on posait une question parce que la crainte au départ qu'ils avaient, c'est « peut-être que mes collaborateurs vont flipper quand je vais mettre ça en place » . Ils vont se dire « attends, mais ils vont flipper en début de semaine » . Le mot fait flipper quoi Exactement le mot fait flipper ça veut dire qu'on a des problèmes Qu'on va pas bien Et donc on a posé une question qui était dans quelle mesure vous pensez Que Ausha a une initiative positive Lancée par votre entreprise 98% des gens répondent 5 sur 5 Donc là tu vois on leur a démontré ça Donc ça c'est la deuxième manière d'utiliser les KPI Et la troisième effectivement là où beaucoup d'entreprises Viennent utiliser les KPI par la moyenne Grâce à ma solution je te fais économiser X milliers d'euros par mois Nous on a fait un choix qui était de travailler plus sur les extrêmes De dire aujourd'hui le coût d'un arrêt maladie pour burnout par exemple, on est capable de l'estimer assez finement. En moyenne c'est 6 mois de salaire chargé. Tu vois, entre l'avant arrêt maladie, etc. et un burnout ça dure à peu près 6 mois d'arrêt maladie. T'as dit quoi ?
- Speaker #1
Pardon, c'est pas neutre ? Ouais,
- Speaker #0
c'est pas neutre du tout. C'est pas neutre du tout. Et donc justement, ce qu'on a la capacité de dire aujourd'hui c'est ne serait-ce que si sur une population de 1000 personnes, on t'économise un burnout entre guillemets, Ausha est rentable. Donc la promesse, elle est beaucoup plus par les extrêmes que par la moyenne. Donc voilà un peu comment...
- Speaker #3
Les extrêmes, ça veut dire que...
- Speaker #0
Ça veut dire que si je t'économise un burn-out, la solution est rentable beaucoup plus que sur ta population globale, je te fais gagner en moyenne X euros par mois. Oui,
- Speaker #3
d'accord, ok. Oui, c'est un ratio très fort.
- Speaker #2
On a dit que tes clients, c'est les DRH. Comment tu gères la problématique de confidentialité, de l'information que les salariés vont fournir, donc la confiance que tu crées avec ton public ? Parce que c'est des données très personnelles et en fait, tu as des entreprises où les gens peuvent se dire... Attends, si je déclare que je ne vais pas bien, ça peut me jouer des tours.
- Speaker #0
La question est super intéressante parce qu'on a travaillé sur deux sujets. On a travaillé sur la confidentialité et sur la perception de confidentialité, qui sont deux choses complètement différentes. La confidentialité, plein de boîtes tech, les sondages, les enquêtes, la garantissent. Ta tech peut garantir une confidentialité. Tu peux crypter tes données, il y a plein de solutions possibles. Par contre, on le voit par exemple dans les solutions de pulse ou d'enquête, les collaborateurs quand tu leur demandes est-ce que c'est confidential, il y en a plein qui te répondent « non franchement je suis fliqué par ma DRH » , etc. Donc on a beaucoup travaillé sur la perception de confidentialité et ça, ça passe par plein de leviers. Le premier levier c'est, on fait toujours un lancement dans les boîtes pour lesquelles on travaille, on prend la parole et on explique, on ouvre le capot en fait, on montre aux collaborateurs voilà exactement ce à quoi va avoir accès votre DRH. On montre les choses, on a beaucoup de transparence. La deuxième chose, on prend très peu de données en fait. très très peu de données de façon individuelle. On va prendre des données d'usage, mais qu'on est incapable de rassocier à une personne donnée. Donc voilà comment on travaille. Mais c'est vraiment les deux choses qui sont très importantes. Et le troisième pilier, c'est en fait juste de rendre le sujet positif. Tu vois par exemple, si tu te fais fliquer, est-ce que tu vas déjeuner le midi ? A priori que ce soit oui ou non, tu t'en fous que la réponse soit partagée à tes DRH. ben là c'est pareil en fait, on est en train de transformer la vision de la santé mentale pour que ce soit tu vois si t'as des rage c'est que t'es allé faire un footing ou il va plutôt te dire bravo c'est bien ou voilà on est en train de travailler sur la perception pour que ce soit quelque chose de tout à fait normal et que tu sois plus obligé de te dire attends il faut que ce soit secret que j'aille voir un psy le
- Speaker #1
deuxième sujet que j'ai envie de creuser et je suis très content de pouvoir le creuser parce que c'est un sujet qu'on a je pense quasiment jamais abordé et pourtant qui est très clé C'est la santé mentale du CEO et qui est un point clé pour ce qu'elle est. Et on le voit bien d'ailleurs, moi qui suis investisseur, quand on investit aux côtés de l'entrepreneur, on a évidemment le projet, l'équipe, etc. Mais tu te demandes toujours, est-ce que le CEO ne va pas nous faire un burn-out ? Et donc, comment on aborde ça ? Et pour toi, les enjeux de craquage des CEOs, évidemment, on imagine tous un peu le surmenage, qu'on a plein de choses à faire, etc. Mais qu'est-ce que tu as relevé ? c'est quoi les éléments que tu vois qui favoris justement ces dérimpages ou aussi où il va très bien il fait plein de choses puis avant il s'effondre parce que comment le palier aussi c'est bien avoir deux trois types de solutions ouais je suis sûr que tu as des insights là dessus écoute ouais bien sûr c'est une question qui me passionne enfin tu vois ces questions qui nous obsède au quotidien donc avec plaisir pour partager là dessus on
- Speaker #0
l'a envisagé à la fois d'un point de vue individuel tu vois au niveau du ou de la CEO comment il ou elle prend soin de sa santé mentale pour tenir sur la durée mais aussi collectif Collectif, j'entends majoritairement l'association. Parce que c'est la principale cause d'échec des startups scale-up, des bisbilles entre associés. Et donc, comment tu viens travailler quasiment comme dans un couple, en fait, cette espèce de fusion mentale qui fonctionne bien. Au niveau individuel, déjà, ce qu'on a pu observer...
- Speaker #3
Moi, je fais juste un focus. C'est-à-dire que tu dis que la première source de burn-out, c'est une mauvaise relation avec son associé.
- Speaker #0
C'est ça ? Ouais, première cause de fail, d'échec des entreprises. et surtout tu vois on l'observe moi je l'observe de façon assez cocasse tu vois énormément par exemple de postes d'entrepreneurs qui disent bon j'ai fermé ma boîte voilà ce que j'apprends etc mais avant de dire j'ai fermé ma boîte voilà ce que j'apprends c'est comment t'aurais pu ne pas fermer ta boîte en fait parce que on sait très bien que ce qui fait que tu réussis une boîte c'est tenir sur le temps et tu vas changer potentiellement dix fois d'approche c'est comment tu rebondis en fait et donc t'as fermé ta boîte et du coup t'as des insights là dessus sur justement de la gestion de de
- Speaker #1
Avant d'arriver de la gestion au conflit, de la divergence des dirigeants, ça commence souvent comme ça, tu n'as pas forcément la même approche, et puis la situation s'empire, jusqu'à un moment, arriver à cristalliser, et puis du coup, c'est le divorce. Comment on sent ça, et qu'est-ce qu'on arrive à mettre en place pour travailler avec des CEOs, des cofondateurs qui bossent ensemble ?
- Speaker #0
Déjà, on vient de sortir une étude avec Choiseul sur la santé mentale des dirigeants. Tu as trois dirigeants sur quatre, pour qui le sujet est encore tabou. Donc la première chose sur laquelle tu dois bosser, c'est juste de dire, c'est pas une faiblesse en fait la santé mentale, tu vois, c'est le truc qui va faire que tu réussis ta boîte, c'est le truc qui va faire que tu vas réussir...
- Speaker #3
Comme les sportifs quoi.
- Speaker #0
Exactement, c'est pour ça qu'on a fait des partenariats avec des sportifs et des sportives de haut niveau très tôt, pour montrer le lien entre santé mentale et performance.
- Speaker #3
Donc t'as fait une analogie directe.
- Speaker #0
Directe.
- Speaker #3
Parce que dans le sport c'est reconnu que le mental c'est ce qui fait...
- Speaker #0
Exactement, tu vois, on a lancé un podcast qui s'appelle les secrets du mental, on donne la parole à Antoine Dupont. Antoine Dupont, il me dit, je reproduis très très mal l'accent toulousain et je ne vais pas aller jusque là. Ça serait une honte pour lui. Mais il te dit, à 19 ans, j'ai une blessure très grave. J'ai failli arrêter ma carrière de rugbyman professionnel. T'imagines les conséquences. On m'a forcé à aller voir une psy. Aujourd'hui, je la vois depuis six ans. C'est la personne qui a quasiment le plus d'impact sur ma perf. Donc vraiment, première étape sur les dirigeants, c'est de transformer ce regard. En fait, de dire, ce n'est pas une faiblesse. C'est le truc qui va faire que tu réussis le plus possible ta boîte. Ça, c'est la première étape. Derrière, c'est leur donner des tips très concrets qui s'intègrent ultra facilement dans un quotidien méga chargé. Et donc ça, ça passe par plusieurs piliers. Le premier pilier qui est très, très, très, très travaillé sur les dirigeants et les dirigeantes, c'est la routine. Comment en fait tu crées des routines ? Tu me montrais ton téléphone tout à l'heure avec le sujet des bains froids. Comment tu crées la routine qui te convient sans rentrer dans les conseils un peu à l'américaine de te lever à 5h du mat ? Enchaîner de la méditation, de la lecture, de la gratitude, de je ne sais quoi.
- Speaker #1
On fait un petit heads up à Ben Perasco.
- Speaker #3
Je ne sais pas, je me recouche à 8h.
- Speaker #0
Non mais tu vois, on en parlait avant dans l'organisation du podcast, toutes mes semaines sont exactement organisées de la même manière. Et ça, ça te donne un cadre qui va minimiser ce qu'on appelle la fatigue décisionnelle, c'est-à-dire quand tu es dirigeant, tu prends énormément de décisions chaque jour. Donc comment tu peux réduire les décisions insignifiantes ?
- Speaker #3
Quand tu dis que tes semaines sont organisées pareil, parce que tu peux avoir des variables, mais c'est quoi, c'est des piliers ?
- Speaker #0
J'ai des piliers, je me lève toujours à la même heure, je commence tous les jours le boulot à la même heure, je pars tous les jours du boulot, j'étais un peu chiant sur l'organisation. Alors, on peut faire un petit tour,
- Speaker #1
juste pour nos éditeurs.
- Speaker #2
Non, c'est à 23h, parce qu'il termine toujours à 23h.
- Speaker #1
C'est peut-être la première fois,
- Speaker #0
c'est juste qu'il fait jour dehors,
- Speaker #1
en cette période-là, donc raconte-nous un peu.
- Speaker #3
Il doit aller une semaine à Ibiza tout seul chaque semaine, chaque mois.
- Speaker #0
Non, tu vois, par exemple, toutes mes sessions de sport sont toujours dans l'agenda. En gros, je raisonne ma vie de façon très globale. Tu vois, là où beaucoup de gens résonnent en termes d'équilibre pro-perso, moi je déteste ce terme parce que c'est un peu une balance constamment instable. Tu te dis, vas-y, je mets un peu à droite, je mets un peu à gauche, je mets un peu à droite, je mets un peu à gauche. Moi, j'aime beaucoup plus la notion d'harmonie. C'est très théorique ce que je suis en train de dire, mais c'est de se dire en fait, je n'ai pas mon pro, mon perso. J'ai juste moi. Et qu'est-ce qui est important dans ma vie ? C'est très simple, il y a trois choses. Il y a mon boulot, ma famille et mes enfants. et le sport. Et en fait, une fois que j'ai compris ça, je mets tout ça dans mon agenda, et toutes mes semaines sont exactement identiques, et dans mon boulot, j'ai un temps commercial, un temps marketing, en fonction de mes responsabilités.
- Speaker #3
Et même les temps famille, tu les mets dans l'agenda ?
- Speaker #0
Ouais, complètement.
- Speaker #3
Ah oui ? D'accord, ok, tu les bloques.
- Speaker #1
Et ta journée, donc tu pars à la même heure ?
- Speaker #0
Je pars tous les jours à la même heure, je me lève tous les jours à la même heure. Bien sûr, j'ai l'exception, tu vois, quand t'as un gros DRH du CAC 40 qui te dit « Tiens, j'aimerais bien prendre un verre avec toi » , t'y vas.
- Speaker #3
Le DRH du CAC 40, c'est un de ses potes,
- Speaker #0
il faut pas le dire. Mais globalement, oui, je pars du boulot tous les jours à 18h et trois soirs par semaine, je me remets à bosser à 21h.
- Speaker #2
Et le matin, c'est à quelle heure ?
- Speaker #0
Et le matin, je me lève à 6h15 et...
- Speaker #2
À l'américaine.
- Speaker #0
Non, à l'américaine c'est 5h, mais tu vois ça me permet d'avoir un temps un peu pour moi avant de commencer ma journée familiale entre guillemets vers 7h. C'est quoi le midi alors ? Sports et midi et deux, deux fois par semaine, et une fois le soir et deux fois le week-end.
- Speaker #2
Et tu te couches à quelle heure ?
- Speaker #0
Je me couche à 22h, 22h30. 22h30 en gros, je me couche à 22h.
- Speaker #3
Go ahead Mike. C'est le temps qu'il travaille chaque journée.
- Speaker #1
Donc, si on récapitule quand même, les CEO 1, ce n'est pas un sujet tabou. Sachez que c'est même un élément clé de la réussite. Maintenant, c'est prouvé, c'est démontré. Avoir des routines et en fait, enlever les... J'aime bien les métapes. Tu as appelé ça comment ? Les décisions...
- Speaker #0
La pratique décisionnelle. Enlever le plus possible les décisions insignifiantes.
- Speaker #2
C'est vrai que c'est...
- Speaker #1
Oui. C'est vrai qu'à y penser, c'est fatigant.
- Speaker #2
On prend trop de décisions dans la journée pour avoir des décisions.
- Speaker #0
Pas que décision te coûte une dose d'énergie.
- Speaker #1
J'avais rencontré un patron qui me disait tous les matins, je m'habille en noir et blanc, parce que je suis sûr de ne pas me poser la question. Et ça me stresse de me dire qu'il faut que je m'habille en noir et blanc.
- Speaker #2
C'est William Edlin qui est comme ça. Qui est de la veste des segmentaires. Il s'habite toujours pareil. Il a 15 pulls noirs.
- Speaker #3
C'est lui que je pensais. Donc ça joue.
- Speaker #1
Et dans le temps, quand tu as des CEOs qui doivent apprendre à vivre ensemble, en fait, ce qui est vrai, c'est qu'un peu, c'est un peu comme un mariage. C'est-à-dire qu'en gros, tu évolues dans la vie et du coup, tu as des responsabilités qui sont différentes. Et c'est vrai que vivre avec quelqu'un au départ, quand tu n'as pas d'enfant, puis quand tu en as, ça change beaucoup de choses. Pour des dirigeants, c'est la même chose. En fait, ta boîte, elle évolue. Est-ce que tu accompagnes les dirigeants justement à passer différentes étapes ? parce que du coup la pression n'est pas la même, tes niveaux d'expertise ne sont pas les mêmes. Comment on discute de ça et comment on partage ça ?
- Speaker #0
Alors à titre perso, je n'accompagne pas de dirigeants. Nous, notre métier, c'est vraiment d'accompagner de façon globale les collaborateurs d'entreprise, donc tous les collaborateurs, y compris les dirigeants. Après, bien sûr, vu qu'on travaille sur le sujet depuis longtemps, il y a beaucoup de dirigeants qui m'ont posé des questions sur la thématique. La métaphore que tu citais, elle est très bonne, c'est comme un couple. Avec tout ce que ça entretient, je mets juste de côté potentiellement le sujet de la sexualité bien sûr. Mais la première étape, c'est vraiment de se dire pourquoi tu fais ça en fait. Je vais donner un exemple avec Guillaume qui m'en associait. Quand on crée Ausha, je me souviens on était dans une boîte d'avant, on se met vraiment littéralement 24 heures dans une salle. Je pense qu'on a quand même dormi un peu. Et on se dit, mais juste le pourquoi tu crées ça ? Est-ce que c'est pour gagner beaucoup d'argent ? Est-ce que c'est pour avoir du pouvoir ? Est-ce que c'est pour avoir ta tête sur les échos ? Est-ce que c'est pour, quand tu es sur ton lit de mort, être content de l'histoire que tu racontes à tes petits-enfants ? En gros, c'est quoi le vrai pourquoi ? Et vraiment le pourquoi très profond et no bullshit tu vois c'est pas non mais j'ai un problème super important sur les solutions de paye en Europe j'ai envie de... non non non.
- Speaker #3
Le truc émotionnel.
- Speaker #0
Le truc émotionnel est ce que c'est l'adrénaline c'est quoi ?
- Speaker #3
Tu l'as trouvé le tien ?
- Speaker #0
Ouais moi il y a une notion très forte autour de l'exploration c'est super important pour moi en fait chaque jour de me dire en fait je suis allé à un nouvel endroit.
- Speaker #3
C'est une bonne question que tu poses.
- Speaker #0
Tu vois, c'est super dur. Et ça,
- Speaker #1
tu as partagé ça avec Guillaume très fortement au début.
- Speaker #0
Ouais, ouais. C'est mon assaut de 1960.
- Speaker #1
Et du coup, vous étiez alignés.
- Speaker #0
Non, on n'était pas nécessairement alignés.
- Speaker #3
C'est quelque chose de très personnel.
- Speaker #0
C'est très personnel, mais juste savoir ce pourquoi. Derrière, ça a un impact business massif. Je vais donner un exemple. Nous, on a créé cette boîte, justement, moi, cette notion d'exploration, elle est très, très importante chez moi. Comment chaque jour, tu deviens un meilleur dirigeant, comment chaque jour, tu apprends un nouveau... Tu vois, cette notion de se dire, ouais, en fait, je suis allé à un endroit que je ne connaissais pas, à la fois soit en moi, soit sur un autre sujet, ça me drive énormément. Et en fait, tu vois, très tôt, on est arrivé sur un sujet super sexy, on a eu des propositions d'acquisition. En fait, tu vois, c'était même quasiment pas une question parce qu'on savait que le critère financier était bien sûr important, je ne vais pas le cacher, mais n'arrivait pas dans les premières priorités. Et donc, ça te permet de prendre des décisions business beaucoup plus vite si tu es très clair sur ton pourquoi. Donc ça, c'est le premier et c'est exactement comme dans un couple, tu vois, tu peux te poser des questions, est-ce qu'on va avoir des enfants ou pas d'enfants, est-ce que machin, tu vois, des questions assez structurantes. Ça, c'est la première chose. La deuxième chose qu'on a mis en place et qui est assez puissante, je trouve, aujourd'hui, c'est ce qu'on appelle avec Guillaume les purges. Tous les mois, on se voit dans un cadre un peu non business, un déj ou un truc comme ça. On se pose deux questions. Qu'est-ce que sur le mois précédent, dans ce que tu as fait, m'a donné de l'énergie, m'a pris de l'énergie ? Et tu vois, c'est une discussion vraiment à bâton rompu de se dire, tu as un espace en fait où tu peux dire à la personne, ok, vas-y. continue à fond ce truc là ou alors arrêtons ce truc là et ça ça permet d'éviter les craquages en mode je te dis le truc vraiment à chaud de façon ultra violente je monte dans les tours etc donc ce rituel là pour nous il a très très bien fonctionné il n'y a pas d'ego quoi pendant le mois tu peux noter quelque chose tu dis tiens je vais dormir dessus tu
- Speaker #1
le notes mais du coup tu le purges à un moment parce que sinon le truc va se gangréler tu le purges ou tu prends des contre-mesures peut-être
- Speaker #2
Je mets quelqu'un d'autre meilleur que toi pour faire ce truc-là.
- Speaker #0
Exactement.
- Speaker #1
En tout cas, tu en parles, du coup. Du coup, tu adresses le point et tu dis, en fait, il y a ça qui m'a gavé. Et comment on traite le sujet ? Ouais. C'est vachement bien.
- Speaker #0
Et ce qui est marrant, c'est que tu dis, tu vois, naturellement, et ça, c'est un truc où on est très français, tu dis, il y a ça qui m'a gavé, mais il y a aussi ça que tu as fait qui est exceptionnel. Et ce truc-là, en fait, est vachement important parce que maintenant, Guillaume et moi, on se connaît, enfin, tu vois, je le connais comme ma femme, quoi. Et donc, tu as un espèce de truc...
- Speaker #3
Tu étais potes juste avant, Guillaume ? Ouais.
- Speaker #0
On était copains depuis une dizaine d'années. Et donc, c'est vraiment un truc qui est super important, même dans ta gestion d'énergie au quotidien. Ça a deux bénéfices. Le premier bénéfice, c'est que vu que tu dors sur le problème, ça se trouve, le lendemain, le problème n'en est pas un. Donc, tu n'as même pas besoin d'en parler et tu ne perds pas de temps. Et le deuxième problème que ça résout, c'est que ça évite les non-dits. Tu sais, ce truc un peu gênant où en fait, tu vas faire la table sur l'épaule au mec, tu dis viens, on va déjeuner ensemble. Tu n'as pas trop envie de le dire parce qu'en fait, ça va être chiant. Tu te dis bon, est-ce que vraiment c'est suffisamment important pour que j'y aille ? En fait, là, tu as un créneau. Quoi qu'il arrive, on le respecte.
- Speaker #3
Ça peut être lourd, des fois, d'être dans ça. Ouais,
- Speaker #0
ça peut être super bon.
- Speaker #1
Super bon point, parce que je suis d'accord. Et tu entends, tu dis, allez, je vais pas pourrir, là. En plus, on est dans un bon... Ouais, ouais.
- Speaker #2
Tu reviens aux routines, hein. Comme t'as ta routine.
- Speaker #3
Je crois qu'on va se faire quelques dèches, tous les deux.
- Speaker #2
Moi, j'ai des trucs à te dire, Juju. Et ça concerne la sexualité.
- Speaker #3
Avec toi ?
- Speaker #2
Avec toi. Ok.
- Speaker #0
Donc voilà en gros d'un point de vue collectif les routines. Et le dernier truc pour lequel moi j'étais très très mauvais au départ et sur lequel j'ai beaucoup appris, c'est valoriser, c'est cliché ce que je vais dire mais je vais le dire quand même, valoriser la différence de mode de travail de ton associé. Moi ça va paraître cocasse pour quelqu'un qui travaille sur la santé mentale, mais on a créé la boîte avec Guillaume, c'était le Covid. Pour moi le Covid il y avait même plus de jours de semaine ou de jours de week-end, on était confinés donc on travaillait tout le temps en fait. moi ma vision c'était t'es en train de lancer une boîte c'est énormément d'énergie et en fait Guillaume il avait besoin de ce que moi maintenant j'ai en tant que routine très forte pour lui c'était super important par exemple de respecter le sujet des jours fériés Ce qui moi à l'époque me paraissait absurde. Et en fait c'est lui qui avait son rythme comme ça. Et à l'inverse, il peut travailler très tard le soir, ça ne pose pas de problème. Et donc de se dire comment je vois beaucoup plus chez l'autre et dans la différence de l'autre une force qu'un truc qui me fait chier parce qu'il n'est pas comme moi.
- Speaker #2
T'as un... Enfin, comme t'es, je pense, assez clair sur ce que tu veux, tu auras peut-être la réponse, mais c'est quoi ton next game, en fait ? Le truc que tu te dis que tu veux accomplir, si on a une fin. On est dans un monde sans fin, mais...
- Speaker #0
Je ne vais pas coter Aurel San, mais n'empêche que pour moi la quête ou le chemin, enfin le chemin est tout aussi important que la quête, il ne le dit pas comme ça, il le dit beaucoup mieux que moi, mais je vis un peu comme ça, de se dire, est-ce que chaque jour, bien sûr il y a des jours où tu n'es pas en forme, ça te fait chier, mais est-ce que chaque jour tu te dis, ok ce truc-là m'apporte toujours autant de plaisir et est toujours aussi aligné avec mon pourquoi ? Donc le endgame d'un point de vue business, il est effectivement assez clair, c'est de se dire comment demain, 100% des gens sur la planète peuvent prendre soin de leur santé mentale de façon efficace. Alors qu'avant, ce n'était pas le cas. Et donc ça, c'est un game à plusieurs dizaines d'années, je suis d'accord avec toi. Mais quand je regarde derrière, c'est vraiment ça le truc qui nous rendrait fier, c'est de se dire, avant qu'on existe, c'est un sujet qui était méga tabou, que personne ne considérait. après Ausha, c'est un sujet qui est devenu normal et qui a juste rendu la vie des gens plus cool.
- Speaker #1
Et petite parenthèse, est-ce qu'il y a des grosses différences à la fois culturelles et géographiques dans l'appréciation de cette thématique ? Est-ce qu'on dit toujours, on parle du régime crétois dans la façon dont ils bouffent, dans les japonais, dans la façon dont ils ont leur rituel, mais est-ce que justement, c'est un sujet qui est assez émergent en France en tout cas, je ne connais pas, c'est quoi les autres... de pays, comment ils sont aux Etats-Unis par rapport à ça, ils sont peut-être beaucoup plus libérés et est-ce qu'il y a des pays où c'est déjà hyper avancé et où c'est beaucoup moins tabou ?
- Speaker #0
Il y a effectivement des différences massives elles sont liées à on peut réfléchir sur trois piliers le premier c'est le rapport que tu as à la médecine de façon transverse, quand tu vas regarder dans les cultures asiatiques par exemple le rapport à la médecine préventive est beaucoup plus développé que dans exactement, donc ça c'est le premier pilier le deuxième pilier c'est le pilier hum... qui est en lien avec le système d'éducation. Quand tu regardes en Allemagne, le sujet de la psychologie est beaucoup plus répandu à l'école. C'est aussi le cas aux US. Et le dernier pilier, c'est un pilier culturel, mais donc plus transverse, qui vient intégrer, par exemple, le rapport à l'échec, le rapport à ce qui est considéré comme une faiblesse. C'est cliché, mais tu vois, aux US, quand t'es enfant et que t'es à l'école, tu lèves la main, la maîtresse, elle demande 1 plus 1, ça fait combien ? Et il y a quelqu'un qui répond 3. Tout le monde l'applaudit en mode bravo, t'as levé la main, c'est super, tu t'es planté. Je caricature un peu, mais c'est ça. En France, personne ne lève la main, parce que si tu dis 1 plus 1 égale 3, tout le monde se fout de ta gueule. Et donc t'as un truc comme ça, et t'as un truc aussi en lien avec l'éducation, mais ça c'est vraiment en train de changer. Même notre génération, quand t'étais gamin, pareil, cliché, mais on t'apprend à te brosser les dents 3 minutes par jour, à faire un temps de main à Ausha droite quand tu traverses la route. Le sujet des émotions, il était assez peu considéré. Tu vois, alors que moi aujourd'hui j'ai une conviction très forte sur le fait que tu peux expliquer... 100% des problèmes du monde à cause de la gestion des émotions. On peut citer plein d'exemples, tu vois, la violence conjugale, juste parce que les gens n'arrivent pas à gérer leur colère, en fait. Et t'en as plein d'autres, des exemples comme ça. Donc, ouais, le sujet de l'éducation, il est vraiment important, et après, pour répondre à ta question sur les différences, t'as des pays qui sont dix fois plus matures, les US, le Brésil. Le Brésil, c'est extrême, on a quelques clients au Brésil. Au Brésil, c'est normal de raconter à la cantine avec tes collègues que tu es allé voir un psy pour parler de tes problèmes d'impuissance avec ta femme. C'est normal en fait. Les US, c'est pas autant que ça, mais c'est devenu quasiment une mode ou quelque chose de cool d'avoir ton psy et d'en parler de façon...
- Speaker #3
Tu vois dans toutes les séries.
- Speaker #0
Oui, voilà.
- Speaker #3
C'est comme si tu allais manger à un McDo le midi.
- Speaker #0
Ouais, t'as une grosse série sur, je sais plus comment elle s'appelle, mais sur les banquiers d'affaires qui ont un psy pour réussir leur deal, machin, etc. Et en France... ça reste, et dans les cultures latines de façon générale, ça reste un peu tabou et ça reste un peu, c'est en train de bouger mais ça reste un peu, c'est faible.
- Speaker #1
Hyper intéressant, j'ai lu un article d'ailleurs assez passionnant qui racontait qu'en Chine, tu n'allais pas voir ton médecin quand tu avais un problème, tu allais le voir tous les six mois. Ton médecin, tu le payais pour éviter les problèmes. C'est-à-dire qu'il était payé pour éviter les problèmes, il n'était pas payé pour te diagnostiquer.
- Speaker #3
Genre de la maintenance préventive.
- Speaker #1
Oui, je trouve que l'approche, elle est géniale. Ne serait-ce qu'en France, tu te dis, malheureusement, un médecin, plus tu es malade, plus il gagne. Et en fait, paradoxalement, les Chinois, ils font l'inverse. Médecine préventive, je viens là, toute la famille y passe, et on fait un check-up tous les six mois. Et mon but, c'est que tu ailles bien.
- Speaker #0
Mais tu sais, là-dessus, il y a une métaphore que je trouve super parlante, c'est... En gros, aujourd'hui, en France, tu prends plus soin de ta bagnole que ta santé mentale. Quand t'as des petits voyants qui s'allument sur ton compteur, tu flippes, tu vois, t'es en mode « Oh putain, c'est quoi ce truc ? » Tu t'arrêtes, tu regardes tout ton capot, machin. T'as une révision une fois de temps en temps, tous les ans, ou un truc comme ça. T'as un contrôle technique tous les quatre ans, en fait, c'est obligatoire. Bah là, tu vois, sur le corps, quand t'as des petits signaux qui s'allument, genre « t'as mal au dos, t'as mal au bide, tu dors mal la nuit » , c'est pas grave, ça ira mieux la semaine prochaine. Ouais,
- Speaker #1
mais justement, ça me fait penser à une question qu'on a moins abordée. Merci La plupart des gens, quand tu leur demandes si elles sont en burn-out, tu dis non, je ne suis pas en burn-out. Alors que tu sens que les mecs sont cramés, mais on ne sait pas où est la limite. C'est quoi les signes avant-coureurs ? Qu'est-ce qui fait qu'à un moment, avant qu'elles se rendent compte qu'elles sont vraiment en burn-out, il y a une marge ?
- Speaker #0
Il y a eu un travail qui a été fait là-dessus, et pour le coup, les critères sont extrêmement clairs et posés. Là, c'est plus un sujet d'éducation, que tout le monde les connaisse. Mais tu vois, si on les liste un peu dans le désordre... Le premier, effectivement, c'est la capacité à dormir correctement. Le deuxième, c'est en lien avec l'appétit. Tu vois, il y a très souvent des pertes d'appétit quand tu es au bord du burn-out. Le troisième, c'est tout ce qui va être en lien avec les maux de dos et les maux de ventre. Et les maux de ventre, pareil, c'est explicable de façon très très simple. En fait, le burn-out, comme n'importe quelle problématique mentale, c'est avant tout un sujet qui est chimique, donc qui est lié à un système hormonal. Et le ventre, en fait, c'est le deuxième créateur de sérotonine qui est... l'hormone du bonheur si on fait de façon très simple. Et donc, pourquoi c'est impacté ? C'est impacté parce qu'en fait...
- Speaker #3
Ça se dérègle quoi.
- Speaker #0
Exactement, ça se dérègle. Donc c'est le troisième critère qu'on vient observer. Et après, t'as beaucoup de critères, typiquement, est-ce que tu vois les choses de façon plus positive ou plus négative ? Mais quand t'es manager, il y a un truc que tu peux observer de façon très simple. Quelqu'un qui se met à plus râler que d'habitude. Tu vois, qui arrive en disant « Ouais, c'est dur. Ouais, j'ai raté, mais... » Ou tu vois, de plus en plus... Et ça...
- Speaker #3
À fleur de peau, quoi.
- Speaker #0
Ouais, exactement. Donc c'est tous ces signaux faibles où il faut avoir cette capacité de dire, bah, ok. Vas-y, prends un jour, en fait. Prends un break.
- Speaker #2
Ou utilise un mot caca.
- Speaker #0
Je veux pas faire de la pub, mais...
- Speaker #3
Ouais, tu l'as fait, c'est bien.
- Speaker #2
C'est bon, c'est placé. Je résume. Je le pense vraiment.
- Speaker #3
Je vais essayer de résumer un peu les différents points que tu as exprimés. Il y en a beaucoup qui sont hyper intéressants. Alors, ce n'est pas vraiment un point de scale, mais je trouve que c'est cool d'avoir rendu sexy quelque chose qui ne l'est pas. Ou qui est dur à expliquer, en tout cas, qui n'est pas concret. Santé mentale, ce n'est pas cool et un peu abstrait. Je trouve que tu l'as hyper bien vulgarisé et ça, c'est un vrai enjeu. J'aime bien aussi comment tu as lié ce... Cet univers-là qui n'est pas très concret, quand tu n'arrives pas à visualiser ce que c'est la santé mentale, a quand même des indicateurs assez clairs. Tu arrives bien à les rapprocher et à l'expliquer simplement. Je trouve que moi, j'ai compris en 40 minutes ce que ça voulait dire la santé mentale. Tu l'as très bien vulgarisé. J'ai bien aimé l'approche, on en parle souvent, mais je reviens là-dessus, sur la marque. Mais toi, tu ne l'as pas dit, je vais faire une marque cool, je vais donner une légitimité extrêmement forte et très rapidement. Tu t'es hyper bien entouré d'une communauté, comme tu l'as dit. Je pense que, pour terminer, c'est cette notion d'harmonie. C'est vrai qu'on n'en parle pas, tu avais raison. De s'écouter quand tu es un CEO. Le scale, ce n'est pas uniquement une Orga, des RH et bien vendre. C'est aussi savoir s'écouter. J'aime bien ton analogie à la fin sur la bagnole. Si tu commences à avoir des signaux orange, voire rouge... Il faut le savoir.
- Speaker #0
Il faut s'écouter. Sur ce dernier pied, j'irais même un cran plus loin. Ce n'est pas juste d'écouter, c'est d'avoir une approche ultra proactive. Ce n'est pas juste attendre que le signal s'allume. C'est de se dire, tu vas voir ton médecin tous les six mois parce qu'il n'y a pas de signaux qui s'allument. Et de le voir comme des exercices ultra simples. La respiration. En Europe, on en parle assez peu.
- Speaker #3
C'est vrai que la méditation,
- Speaker #0
ça devient un truc qui est automatique. La méditation, ça vient un peu à la mode. Mais la respiration, ultra simple par rapport à la méditation. C'est un exercice qui est très simple. T'inspires 5 secondes, t'expires 5 secondes. Tu fais ça avant une réunion commerciale. Tu fais ça avant un meeting très important, je peux te dire que tu seras 10 fois plus impactant.
- Speaker #2
Et je respire toujours avant mon intro. Voilà. Et voilà, c'est ça le secret.
- Speaker #3
Si on veut découvrir tous ces tips très concrets et très opérationnels, on peut aller où ?
- Speaker #0
Tu peux aller sur mocapoker.
- Speaker #3
D'accord, il faut s'abonner alors.
- Speaker #0
Tu peux venir nous parler. Il y a aussi un truc qui est complètement gratuit sur l'ensemble des plateformes d'écoute, qui est un podcast qu'on a lancé qui maintenant, en moins d'un an, il y a un peu plus de 700 000 écoutes. Et on est dans le top 10, là on vient de sortir dans le top 10 des Roco Apple Podcasts, qui s'appelle Les Secrets du Mental, et qui est fait par Guillaume, mon associé, et qui interview des sportifs et sportives de haut niveau.
- Speaker #3
On peut partager sur Spotify,
- Speaker #0
sur Apple Podcasts, sur Deezer.
- Speaker #3
Je te laisse les deux questions de fin.
- Speaker #2
Oui, qu'est-ce que tu recommanderais comme livre, peut-être dans la thématique d'ailleurs, pour quelqu'un qui voudrait commencer à s'intéresser au sujet ?
- Speaker #0
C'est une super question. J'en lis énormément, donc c'est dur d'en isoler un. Mais je trouve beaucoup d'idées très intéressantes dans les bouquins de Charles Pépin, notamment les vertus de l'échec. C'est un bouquin qui m'a beaucoup parlé parce que ça transforme justement cette vision de... Tu vois, comme tu le disais, on a transformé un truc qui était une faiblesse en une force. C'est ce qu'il fait en fait avec l'échec, où tu te dis en fait, l'échec... pour la majorité des gens c'est chiant quoi alors qu'en fait ça peut être très très très puissant donc moi j'ai beaucoup aimé ce bouquin et il a écrit plein de bouquins qui sont cool la rencontre et c'est donc moi je regarde beaucoup là-dedans je le fais pas et est ce que tu as une personne que tu pourrais nous recommander à d'inviter
- Speaker #2
que tu peux appeler en sortant sur ton chemin du retour entrepreneur entrepreneur ou un expert incroyable tu dis forum vous le parliez
- Speaker #0
Il y en a plein,
- Speaker #2
c'est dur d'en viser plusieurs.
- Speaker #0
Dans les sportifs et sportives, honnêtement, je trouve quelqu'un qui est assez expert maintenant, à la fois sport et business, c'est Blaise Matudi. Si tu veux, on peut essayer de le faire venir. C'est vraiment pour moi quelqu'un qui a investi chez Ausha dans le cadre d'un fonds qui s'appelle Origins. Et je ne vais pas le cacher, au début... Je me disais, mais attends, c'est juste une démarche financière de reconversion pour lui. Voilà, il a gagné de l'argent avec le foot et il a réinvesti.
- Speaker #3
Ce qui est plutôt intelligent déjà.
- Speaker #0
Ce qui est plutôt intelligent. Et en fait, ça va beaucoup plus loin que ça. Honnêtement, c'est un très, très bon entrepreneur. Donc, je pense que ça serait intéressant de lui parler.
- Speaker #2
Tu sais comment s'appelle mon fils ?
- Speaker #0
Voilà.
- Speaker #2
Si on peut, je serais content.
- Speaker #1
Non, c'est une très, très bonne idée.
- Speaker #3
Et ça va en lien avec lui ?
- Speaker #2
Évidemment.
- Speaker #1
Super.
- Speaker #2
c'est génial de te voir on a respecté l'horaire si vous avez aimé l'épisode surtout commentez-le sur votre plateforme préférée mettez 5 étoiles ça nous aide à propulser le podcast encore plus haut allez chez Moquec merci beaucoup