- Speaker #0
Mégahertz. Petit podcast pour de grands effets, pourvu qu'on s'allie et qu'on se connecte, parce qu'on est en orbite et il est important de se connecter. Mégahertz. Je m'appelle Ebi, je suis infirmière en psychiatrie et créatrice de ce podcast, Mégahertz, ou MHZ dans la barre de recherche. Mégahertz parle principalement de santé et de bien-être, mais pas que. Il a pour objectif de démystifier et apporter de la lumière sur des réalités scientifiques et spirituelles insoupçonnées. C'est aussi l'envie de partager tous ces sujets qui m'animent, qui me caractérisent, héritage, transmission, identité, mes valeurs, nos histoires, nos savoirs. Je te laisse à soi commenter cet épisode, liker, partager sur tes réseaux, t'abonner et mettre un max étoile sur iTunes pour augmenter la visibilité. Et pour la bande-son que tu entends, elle est produite par Jordan Hipbits sur Insta. Mais pour tout savoir, il faut qu'on se connecte, il faut qu'on échange. Prends le temps alors et biomicrophone à vos écoutes, chers électrons libres. Mégahertz est respiration et biomécanique, la suite de NeuroPo.
- Speaker #1
On avait tout dit sur la composante biomécanique et il en reste une. C'est la composante nerveuse. On l'appelle aussi la composante psychophysiologique. Là, c'est simplement l'idée de reconfigurer à la hausse ces récepteurs chimiques au CO2. J'en ai un petit peu parlé tout à l'heure. C'est-à-dire, je vous ai dit que quand le CO2 augmente dans le sang, suite par exemple à un effort musculaire, suite à un moment de stress, que ce soit un moment stressant comme prendre la parole en public, je prends cet exemple-là parce qu'il est bien connu, et qu'on n'est pas habitué, ou alors ça peut être quelqu'un qui nous dit quelque chose qui nous déplait, et là... monte jusqu'à de la colère, etc. Et qui peut aussi te traduire par des crises d'angoisse, des crises de panique, des crises d'épilepsie, mais aussi des maux qui vont être directs. Je vais faire le lien avec le mal de tête tout à l'heure, d'ailleurs. Donc, ça peut être tout de suite, on a mal à la tête ou alors on va faire un petit malaise vagal, etc. Donc, tout ça, si on résume au niveau physiologique, on va observer une montée d'un coup, une espèce de pic de CO2. Qu'est-ce qui fait la différence entre le même athlète qui, au départ, va courir par exemple 400 mètres et va faire une minute, et le même athlète qui s'est entraîné pendant trois mois et qui va courir les mêmes 400 mètres et qui va cette fois courir en 50 secondes ? Entre les deux, il s'est entraîné. Entre les deux, ça veut dire que s'il a amélioré son temps, il a repoussé le seuil anaérobie. C'est-à-dire ce moment où on switch entre le métabolisme anaérobie où j'ai assez d'oxygène pour fournir de l'énergie et le métabolisme anaérobie où j'arrive à créer de l'énergie et à rester actif, mais avec de l'acide dans le corps. Donc l'athlète... la première version de l'athlète avait une montée de CO2 et il y avait beaucoup de production d'acide qui l'empêchait de faire moins d'une minute et ensuite il s'est entraîné il a pu faire moins d'une minute parce que finalement ce seuil, il y a un moment où ça a été repoussé il a gagné 10 secondes ce qui est assez important sur 400 mètres il a gagné 10 secondes donc on dit qu'on repousse le seuil en aérobie en sport En santé, on va dire qu'on va diminuer la sensibilité des récepteurs chimiques au CO2. Si par exemple, on me dit quelque chose et tout de suite je suis en réaction, on va dire de moi que je suis peut-être un peu trop sensible, je suis hypersensible. On qualifie même les hypersensibles de très réactionnels ou de choses comme ça. En fait, il y a eu un petit pic de CO2. le pic de CO2 il a mis en état d'alerte ces récepteurs-là. Et ces récepteurs, ils ont transmis cette alerte-là au centre du cerveau, aux amygdales cérébrales pour être bien précis. Les amygdales cérébrales, elles gèrent toutes les réactions de survie, tous les instincts de survie, mais elles gèrent aussi la mémoire émotionnelle, les souvenirs et la fonction respiratoire. Donc ça veut dire qu'en fait, les récepteurs partout dans le sang qui sont sensibles à l'élévation du niveau de dioxyde de carbone dans le sang. Ils sont en canal de transmission direct 7 jours sur 7, 24 heures sur 24, avec les amygdales cérébrales. D'accord ? Ça veut dire que, par exemple, pour quelqu'un qui fait des crises de panique, ça veut dire, comme j'ai dit, il y a une information qui arrive et des fois, c'est un mécanisme qui est intégré, c'est-à-dire qu'il n'y a même pas d'information, ça prend comme ça, c'est tellement inconscient, c'est tellement intégré fort dans le corps qu'on n'en a plus conscience et qu'on se met à paniquer d'un coup sans comprendre pourquoi. Moi, j'en accompagne beaucoup des personnes comme ça, c'est vraiment une réalité. Des fois, on le sent venir, mais des fois, on ne le sent pas venir. En tout cas, ce qui se passe quand on regarde, par contre, c'est qu'on voit cette élévation au niveau de CO2. Donc admettons qu'on va prendre une échelle sur 10, qu'aujourd'hui je fais des crises d'angoisse. Il faut imaginer que le calibrage de mes récepteurs, on va dire qu'il est à 3 sur 10. C'est-à-dire que dès que j'ai une concentration de CO2 qui arrive à 3, mon cerveau reçoit un message d'alerte. Ok ? Imaginons que je fais des entraînements de respiration réguliers qui vont me permettre d'augmenter ma tolérance au CO2, donc de diminuer la sensibilité des récepteurs. Ça veut dire que mes récepteurs, au lieu d'être calibrés à 3 sur 10, ils vont être calibrés par exemple à 7 sur 10. Et bien c'est ça qui va me permettre de gagner 10 secondes sur 400 mètres. C'est ça qui va me permettre, sur une même information que je reçois, de ne plus faire de crise d'angoisse parce que peut-être que le pic de CO2... qui est lié à la situation qui me faisait partir en crise d'angoisse avant, il faisait monter le CO2 à 4 ou 5 sur 10. Donc forcément, si j'étais calibré à 3, là, on peut être sûr que je m'évanouis, que j'ai mal à la tête, que je panique, etc. Et que je vis des émotions qui sont très difficiles. Parce qu'en fait, c'est juste l'émotion qui cherche à sortir, mais il n'y a pas de porte de sortie en conscience. Et ce qui est intéressant, c'est que par le souffle, on peut faire cette porte de sortie. il y a un travail quand même qui est un peu indispensable. Et ça fait directement le lien, parce que c'est le même travail à faire quand on fait des apnées du sommeil, quand on a un sommeil perturbé. Parce que ça veut dire qu'on a des pics de cortisol plusieurs fois dans la journée. Et si on a des pics de cortisol, on a des élévations de CO2 et des respirations qui s'accélèrent à chaque fois. Donc, pour repousser mes capteurs, qui passent de 3 sur 10 à 7 sur 10, 8 sur 10, 9 sur 10. Ça va me permettre de gérer le stress beaucoup plus simplement. Une insulte, par exemple, ça ne va plus du tout me toucher de la même manière. Je vais augmenter mes performances sportives parce que là où je vais faire un effort, je vais pouvoir peut-être en faire trois avant de ressentir l'acide dans mes jambes ou dans mes bras. Là où avant, je faisais une crise de panique, je n'en fais plus. Ou alors même, j'arrive à être dans la conscience de dire, oula, je sens que ça monte, je respire tout de suite, j'appuie sur la pédale de frein. C'est un autre monde. Moi, je parle souvent comme ça. Je dis, c'est un autre monde, en fait, qui s'ouvre complètement.
- Speaker #0
Est-ce que c'est, en fait, c'est un peu, là, ça me fait penser de manière très simplifiée et un peu parallèle aux méthodes de sophrologie où on vous apprend à respirer, d'être en pleine conscience, ce genre de choses pour ceux qui sont un peu moins dans le sport et, j'allais dire, plus dans le mental, non, juste un peu moins dans le sport, peut-être.
- Speaker #1
La sophrologie, c'est vraiment des techniques de respiration et de visualisation, mais ça reste des techniques de respiration douce, calmante. Mais il y a vraiment cette idée aussi, notamment pour des personnes qui ont, par exemple, des crises de panique, de créer des espèces de protocoles aussi en vision. Mais il y a un moment, il y aura une limite, et je vous le dis aussi parce que je forme des sophrologues, il y aura une limite sur des profils de personnes qui sont très angoissées, en fort surpoids. ou alors qu'il y a un petit mot à dire, pareil, sur les femmes enceintes aussi après. Donc, parce que l'idée, en fait, et je fais le lien avec le prix Nobel de médecine 2019 sur l'hypoxie intermittente, c'est-à-dire le fait de faire des apnées poumons pleins, mais surtout poumons vides, faire des apnées poumons vides maximum avec moins d'une minute de récupération. Ça, c'est un des... un des exercices qui est très intéressant, parce qu'on va faire monter en conscience le niveau de CO2, vu qu'on arrête de respirer, donc on n'expire plus, et mes muscles continuent de travailler, il y a plein de toxines qui sont libérées par mes cellules, toujours, même si j'arrête de respirer. Et là, c'est comme si d'un coup, on passait d'une concentration à 3 sur 10 à 9 sur 10. Et on répète ça, et on s'entraîne. C'est exactement... Comme quand on fait du sport et qu'on se met à faire, par exemple, des squats, des flexions ou des pompes, la première fois, on va pouvoir en faire 50, on va avoir des combattures pas possibles. D'accord ? Parce que nos muscles vont se reconstruire. C'est les muscles qui intègrent cette nouvelle donnée dans le quotidien et qui vont envoyer l'information du style « moi je n'ai pas envie de revivre ce niveau de douleur, donc je vais reconstruire le muscle plus fort, comme ça je vais pouvoir supporter à nouveau. » Et puis on s'entraîne et au bout d'une semaine, on va refaire exactement le même exercice et on n'aura pas de courbature. Notre muscle se sera adapté et on pourra augmenter la charge de travail. Et bien là, c'est exactement la même chose, sauf que c'est pareil au niveau sanguin. C'est comme si notre sang faisait de la musculation. C'est-à-dire que nos récepteurs, au lieu d'envoyer un message d'alerte dès que le CO2 monte un petit peu à 3 sur 10, ils vont envoyer un message d'alerte quand le CO2 va monter à 7 sur 10. On va drapiller comme ça des niveaux de tolérance au stress. On va devenir beaucoup plus fort, on va devenir beaucoup plus immunisé, on va tout augmenter. des choses qui sont très intéressantes quand on travaille en apnée. En plus de ça, vous le retrouvez notamment dans la respiration augmentée. Donc c'est des éléments de respiration augmentée où on va venir en fait perturber un petit peu l'équilibre du corps pour qu'il se renforce plus fort. Donc l'idée là ça va être de de proposer un rythme respiratoire bien particulier pour que comme je vous disais, le corps puisse se reconstruire bien plus fort. Et quand on fait ça, en fait, on a même des choses qui se passent au niveau de l'ADN qui vont permettre une forte hausse de sécrétion d'EPO. Donc l'EPO, vous vous souvenez, les scandales par exemple en cyclisme, où Armstrong et compagnie se mettaient de l'EPO dans le corps pour augmenter les réserves de globules rouges. Du coup, ça relance l'hématocrite, donc la production de globules rouges. Quand on fait un exercice en apnée à poumons vides avec une technique bien particulière, avec moins d'une minute de récup et qu'on a fait minimum 5 assez intenses, en 3 à 4 jours après l'entraînement, on a une production de nouveaux réticulocytes, donc de nouveaux globules rouges, à hauteur de 20% quand même. C'est énorme, c'est-à-dire qu'on augmente concrètement sa capacité à accumuler de l'oxygène dans le sang.
- Speaker #0
Alors, c'est un peu tiré par les cheveux, mais je vais le dire. Parce que dans les services, quand on a des patients qui sont sous chimio, on leur fait parfois, enfin sous certaines pathologies, on leur fait des injections d'EPO. Mais ça veut dire que si, enfin je schématise, je dis voilà, ça veut dire que ces gens-là, peu importe notre profil, que si les personnes, qu'on soit en bonne santé ou en mauvaise santé, si cette personne travaille sur son oxygénation, enfin sur sa respiration, qu'elle contribue à mieux se régénérer. Je ne sais pas comment... Elle contribue à se soigner, en fait, d'une certaine manière.
- Speaker #1
Notamment faire des techniques de respiration augmentée bien particulières, oui. Elle va créer de l'EPO.
- Speaker #0
OK, d'accord.
- Speaker #1
Depuis l'intervention.
- Speaker #0
C'est super intéressant. Et toi, petite question, est-ce que tu interviens… Tu as dit que tu formes des soignants, c'est déjà pas mal. Est-ce que tu interviens auprès de populations qui ont des pathologies, qui réclament… Moi, c'était en non-cours. Des gens qui sont sous chimio, clairement, on leur injecte de l'EPO. Donc, est-ce que tu as ce type de client ou pas du tout ?
- Speaker #1
Oui, du coup, j'ai un réseau de médecins notamment qui m'envoient des personnes, et de kinés également, quand ils ne peuvent pas prendre en charge leur éducation respiratoire. Et bien sûr, les médecins, ils ne sont pas formés à ça, donc j'en reçois. Donc, je peux recevoir des personnes qui sont en post-chigno, donc en post-concert, ou par exemple sclérose en plaques. Je peux avoir des personnes avec aussi des arthrites sévères. des personnes pour qui, justement, il y a des respirations anti-inflammatoires, notamment, qui vont faire beaucoup de bien, et surtout, une reconfiguration du système nerveux, parce que c'est ça, quand même, qui est très important. Et notamment, il y a même des respirations où on va observer une contraction de la rate. Donc, toujours, quand on fait des apnées, c'est notamment un des enjeux du prix Nobel de Metin 2019. C'est-à-dire que votre rate, elle contient, elle stocke... continuellement à peu près 8% du total de notre sang. C'est comme un sas de sécurité. Mais dans ces 8%, il y a 80% du sang qui est déjà oxygéné. C'est intéressant, c'est-à-dire qu'on a une petite éponge interne où, au cas où, si on la presse, on a déjà des globules rouges qui sont déjà oxygénés, qui vont tout de suite délivrer dans les cellules. Sachant que si elles se pressent, ça veut dire que je suis en mode survie, et donc j'ai plein de CO2 dans le corps, donc ça va s'assimiler direct. l'oxygène. Et quand est-ce que ça se presse ? C'est pareil, quand je fais des apnées intenses, longues, poumons vides, au bout de cinq fois, ça se presse et là on récupère tout ça d'un coup. Donc ça, c'est notamment super pour tout ce qui est asthme aussi, pour tout le monde. Et pour tout ce qui est maladies pro-inflammatoires, troubles respiratoires, etc. Parce que l'asthme, c'est quoi ? L'asthme, c'est la croyance de « j'ai pas assez d'air » , mais c'est parce qu'on a des récepteurs au CO2 qui sont calibrés très bas. On a une très très forte sensibilité au CO2. C'est-à-dire que dès que ça monte un petit peu, on va chercher l'air. C'est pareil, on va le travailler en faisant des petites apnées de 5 à 10 secondes. On va répéter sur 10 minutes, faire des respirations réduites. On va faire aussi des respirations qui vont permettre de débrancher cette croyance en faisant des formes de respiration augmentée, la respiration Wim Hof notamment, ou le Tummo, on parle du Tummo tibétain. C'est quand je fais ça, j'inspire puissamment, donc je remplis un maximum mes poumons d'air. Donc, ça donne beaucoup de possibilités à mes alvéoles de récupérer de l'oxygène et de remplir le sang d'oxygène. Et quand j'expire, là, je fais chuter considérablement mon niveau de CO2. Ce qui fait qu'au bout de 30 fois, j'expire et je pars en apnée. Et là, magie, je peux faire des apnées de 1 minute, 2 minutes, 3 minutes, 4 minutes. Et pendant ce temps-là, en fait, le CO2 était descendu tellement bas. que le temps qu'il remonte et qu'il touche son point de rupture, qui envoie un signal au cerveau de respirer, l'oxygène, pendant deux minutes, il a le temps de parcourir l'ensemble du corps et d'aller là où normalement il n'a pas le temps d'aller, parce que mes respirations sont trop rapides et que je suis en manque d'oxygène, d'oxygénation. Donc là, il a le temps pendant deux minutes d'aller. Et là, vous passez de 10 à 90 % d'oxygénation. Ça a été mesuré. Il y a des tableaux qui montrent la chute de la... de la pression partielle en oxygène, et pareil, qui rentre dans les cellules. C'est-à-dire qu'on voit que pendant les apnées, dans cette respiration dont je vous parle, on voit la concentration en CO2, qui au départ de l'apnée était descendue très bas, qui remonte progressivement. Et parallèlement, on voit la saturation en oxygène dans le sang qui diminue, qui peut chuter jusqu'à 60% ou moins. D'accord ? À moins de 60%. Ça veut donc dire que pendant l'apnée, l'oxygène, il est passé du sang à la cellule pour être combiné au glucose et créer de l'énergie.
- Speaker #0
Mais la question pour les gens qui font de l'asthme, par exemple, ce type d'exercice, est-ce que, bien sûr, comme c'est un exercice, ça se fait avant la crise, mais est-ce que c'est aussi possible de l'utiliser durant une crise ? Si la personne est déjà habituée, en fait, de se canaliser et de se dire, ça va passer, il faut lâcher. Non, pas très.
- Speaker #1
Non, parce que justement, on part déjà dans une réaction de survie, donc d'hyperventilation. Et là, cette technique-là, c'est de l'hyperventilation contrôlée. C'est comme par exemple, il faut faire attention avec ces techniques-là, il faut partir en douceur. Parce que si, par exemple, on est sujet à l'angoisse ou même à l'épilepsie, de tout de suite partir comme ça, ça peut tout de suite lancer la crise. Donc, c'est pour ça qu'il faut être accompagné, etc. Par contre, le faire en termes d'entraînement, en termes de médicaments, de faire ces techniques-là pour les asthmatiques, c'est sensationnel. C'est-à-dire que moi, par exemple, j'ai un programme en ligne. En deux mois, les personnes sortent de l'asthme, sortent des troubles du sommeil. Donc ça, c'est un entraînement. Par contre, il y a d'autres protocoles en cas de crise à appliquer où il faut s'entraîner à se mettre en situation. Et c'est notamment un protocole où on va s'entraîner à inspirer sur trois secondes, expirer sur six secondes, se calmer. Et justement, l'idée principale, c'est d'allonger l'expiration pour appuyer sur la pédale de frein du système nerveux. Quand j'inspire, j'accélère le rythme du cœur. Quand j'expire, je diminue le rythme cardiaque. Donc, j'appuie sur la pédale de frein.
- Speaker #0
Et ça, cette partie-là, est-ce que c'est différent de la cohérence cardiaque ou c'est aussi, ça fait partie du groupe ? Parce que tout le monde parle de ça. C'est quand même un sujet qui est assez à la mode, entre guillemets. Est-ce qu'il y a des nuances ou est-ce que c'est le même sujet avec des temps d'expiration beaucoup plus longs, ce genre de choses ?
- Speaker #1
Non, c'est le même sujet dans le sens où on reste toujours sur cette composante nerveuse, où en gros quand je prends le rythme sacré, je parle de rythme sacré à 5,5, qu'on retrouve aujourd'hui dans les écrits qui maintenant ont des siècles, des millénaires, même plutôt des millénaires, et dans toutes les traditions, dans tous les endroits du monde. Ce rythme sacré 5,5, c'est quand je respire 5,5. 3 par minute, donc ça veut dire que j'inspire et j'expire sur 5 secondes ou sur 6 secondes, plutôt sur 6, j'ai 5,5 litres de sang qui est brassé, j'ai 5,5 litres d'air qui est brassé. Et à ce moment-là, j'ai une cascade hormonale bienfaisante qui se fait, dopamine, ocytocine, sérotonine, noradrénaline et compagnie. Et en même temps, c'est le seul moyen pour que mon système vagal libère des molécules anti-inflammatoires. C'est-à-dire que quand je respire en inspirant sur 5 secondes, en expirant sur 5, ou alors en 6-6, ou alors même en 4-6, À ce moment-là, on observe que le réseau vagal, qui est en fait des structures nerveuses qui partent des structures sous-corticales du cerveau, donc domaine de l'inconscient en gros, qui passe par les poumons, par le cœur, le diaphragme et qui énerve tous les intestins. Quand on respire sous ce rythme-là, tout le long de l'arbre nerveux, il y a des molécules inflammatoires qui sortent comme par magie et qui vont aller se déposer sur les tissus. En plus, il y a un phénomène d'attraction ionique qui fait que les endroits inflammatoires vont attirer de préférence les molécules anti-inflammatoires. Un effet magnétique comme ça de guérison. C'est complètement connecté. Vous avez des techniques, même la respiration réduite, où l'idée, c'est de réduire ses respirations, qu'elles soient silencieuses, de respirer par les côtes et de respirer en 5-5 ou en 6-6, les trois composantes combinées. C'est notamment la technique magique, et j'invite tout le monde à regarder les travaux de Constantine Bouteiko, qui a développé ça. Vous trouvez l'article que j'ai traduit sur mon site, norispi.fr, dans les ressources, sur qui est Bouteiko, ce scientifique des années 70, qui est absolument génial, qui a remis au goût du jour ce savoir, et qu'on appelait docteur de l'asthme, ce qui guérissait tous les asthmatiques.
- Speaker #0
Et juste le nom de ton site, tu peux le redire, tu l'as dit très rapidement.
- Speaker #1
C'est neorespi.fr.
- Speaker #0
OK, comme ça se prononce.
- Speaker #1
Ouais, N-E-O-R-E-S-P-I.fr.
- Speaker #0
OK, super intéressant. Là, j'ai eu aussi un flash du coup, comme la cohérence cardiaque, c'est aussi en lien avec le stress, ça veut dire qu'une femme, si elle sait gérer ça, si elle a déjà été éduquée, on peut dire ça comme ça, à tout ce genre de choses, elle peut accoucher sans douleur, on va dire. ou avec moins de douleur en tout cas c'est un exemple,
- Speaker #1
c'est juste déjà oui parce que s'il y a un entraînement qui est fait avant et pendant déjà il y a une conscience de la respiration il y a toute une symbolique aussi derrière la respiration qu'on peut activer au niveau de l'inspire, de l'accueil d'accueillir la vie, d'accueillir l'amour et sur l'expire, d'offrir offrir qui je suis, offrir son image s'offrir au monde offrir l'amour sans attente etc il y a toute une spiritualité derrière J'en parle dans des vidéos. Mais il y a surtout l'idée d'avoir un schéma respiratoire qui est préparé, qui est optimisé pour des respirations qui vont se faire, qui se travaillent sur les ateliers préparatoires à l'accouchement. Mais au moins, il y a un schéma déjà qui est en place. Il y a une sérénité qui est présente. Il y a une conscience de l'importance de la respiration pendant l'effort. pendant le travail de l'accouchement. Et un tout petit point aussi, parce que je voulais en parler, c'est que déjà naturellement, il faut savoir que toutes les femmes, notamment avec les menstruations qui provoquent une élévation des hormones sexuelles, ont la respiration qui s'accélère à chaque période de menstruation. Donc tout c'est, j'allais dire, délire. J'allais dire délire dans le sens où... on n'arrive pas à mettre finalement de mots ou de comprendre que la femme, oui, au cours de démonstration, il peut y avoir plus d'émotionnel, il peut y avoir plus de difficultés, etc. Je dis délire parce que c'est une réalité. Et quand je dis délire, c'est de ne pas y croire ou de ne pas chercher à comprendre ou de dire que c'est psychologique surtout, etc. En fait, pas du tout. C'est qu'on a une élévation notamment de la progestérone qui est un stimulant de la fonction respiratoire. Donc en fait, à chaque fois que j'ai mes règles, ma respiration s'accélère. Et pendant la grossesse, on a une forte élévation de ces hormones-là. Et donc aujourd'hui, on sait qu'une femme qui devient enceinte accélère sa respiration à hauteur de 40 à 50 %. C'est énorme ! Oui, c'est énorme. Donc ça veut dire que pendant la grossesse, s'il n'y a pas un travail respiratoire qui est fait, et bien le niveau de CO2 en fait, il est beaucoup plus important dans le sang au quotidien. Mais la femme enceinte, elle a développé plein de choses qui lui permettent en fait, finalement de ne pas vraiment sentir la différence. Par contre, quand le bébé sort, là, il y a une chute. Et c'est pour ça qu'on parle de décompensation et qu'on voit beaucoup de femmes enceintes qui, derrière, vont décompenser et vont avoir beaucoup de retours émotionnels, des difficultés à plein de niveaux différents. Et en fait, c'est juste parce que le niveau d'hormones, notamment le prolestéron, revient à la normale, ne va plus stimuler. la respiration ne va plus provoquer d'hyperventilation, mais par contre on aura des pics de CO2 qui seront toujours là dans le sang, parce qu'au niveau nerveux, ce sera intégré. Et là, c'est dur. Émotionnellement, ça peut être dur. Physiquement, ça peut être dur. Il peut y avoir beaucoup plus d'acidité qui vont provoquer des douleurs à répétition. Donc c'est essentiel d'une part pour moi de le savoir et de deux, de prévoir. soit d'apprendre avant ou de prévoir après un accompagnement respiratoire peut-être, pour rééquilibrer tout ça.
- Speaker #0
D'accord.
- Speaker #1
Surtout la rééducation au niveau du ventre, périnée et compagnie, mais la rééducation respiratoire, elle est juste primordiale.
- Speaker #0
Oui, ok. Enfin, là, pour le coup, la décompensation, elle a tous les niveaux psychiques, physiques, respiratoires, tout. Ok. Et du coup, tout à l'heure, c'était vraiment, pour l'asthme, j'étais vraiment accrochée. La question c'est où est-ce qu'on peut pratiquer, où est-ce qu'on peut, il y a le site Néo Respi, mais où est-ce qu'on peut essayer en fait ?
- Speaker #1
Alors bien sûr, principalement pour l'instant la meilleure communication que j'ai c'est sur Instagram, vous pouvez aller sur mon profil JP Régénération et sur mon lien en bio, il y a tout ce qu'il faut pour vous amener vers les différentes choses que je propose. mais globalement il y a plusieurs programmes, il y a des programmes en ligne. avec sur deux mois ou trois mois, une version plus starter pour découvrir et déjà agir dessus, mais une version pour vraiment se régénérer en profondeur, où là on se voit même aussi une fois par semaine, il y a tout un programme bien précis. Il y a le club Néo Respi, où là c'est des cours en live, du lundi au vendredi, d'une demi-heure, en soirée, donc en gros vers 19h ou 20h, mais principalement à 19h sur les horaires en France, bien sûr. Donc ça c'est intéressant pour mettre du volume, mettre de la régularité et tous les cours sont accessibles en replay même si on rate le cours. Ensuite vous avez du coaching en direct sur des difficultés qui sont plus importantes. Mais sinon en Martinique, vu que moi je suis en Martinique, il y a le club aussi Mada Respire. Pour ceux qui sont en Martinique qui nous écoutent, c'est à Schollcher, bientôt un cours au Lamantin aussi qui va ouvrir. Et là c'est trois fois par semaine. Et là, on respire, on bouge en respirant. Mais globalement, il y en a pour tous les goûts, tous les besoins. J'ai créé un cadre aujourd'hui suffisamment large pour qu'on puisse respirer correctement et avec de la régularité.
- Speaker #0
Alors juste pour essayer de visualiser un cours, on est plus proche d'une séance de yoga ou d'une séance de sport plus tonique en tout cas ? Je ne sais pas du tout.
- Speaker #1
Par exemple, dans le club Néo Respi, le lundi, c'est fitness et respiration. Là, on travaille sur coordonner la respiration avec le mouvement. C'est du fitness, de l'équilibre avec de la respiration. Ensuite, il y a de la respiration fonctionnelle, de la respiration augmentée, de la respiration spéciale pour se détendre. Il y a aussi des cours de yoga et de pilates. Mais principalement, c'est on est à l'arrêt et on respire. On voit de la respiration, on est à l'arrêt et on fait plein de techniques et on se vitalise à fond. Il y a des petits exercices. où on va bouger aussi.
- Speaker #0
D'accord, ok.
- Speaker #1
On va dire que c'est 70% à l'arrêt, 30% en mouvement.
- Speaker #0
D'accord, ça vaut le coup d'essayer. Et du coup, j'ai une autre question que je pose à tous mes invités, c'est quel est l'impact sur toi ? Parce que je me doute qu'on n'arrive pas à créer ce genre d'espace gratuitement. Donc le comment, le pourquoi et surtout quel est l'impact ?
- Speaker #1
L'impact, beaucoup de bonheur déjà de m'être rapproché de plus encore de cet outil-là pour accompagner les personnes. Là où avant j'utilisais que le sport et puis la psychologie, là ça me donne vraiment un outil très concret en plus que j'ai mêlé à la communication non-violente.
- Speaker #0
pour accompagner les gens et je vois que les effets sont très rapides et ça c'est bah c'est vraiment agréable à vivre après en termes de modèle économique ben voilà c'est un nouveau modèle économique à construire moi j'essaye justement là de jongler avec différentes formes de programmes avec à la fois du présentiel et du en ligne pour l'instant ça s'apprend tout doucement mais là justement je vais relancer je vais lancer vraiment la communication Mais je suis convaincu que ça va prendre fortement, pas qu'à mon niveau, mais aussi d'autres, parce que les bienfaits sont bien trop rapides en termes de santé pour qu'on passe à côté, là maintenant, en tant qu'humanité, en tant que peuple, parce que quand on voit bien sûr ce qui se passe dans le marché de la santé, et puis quand je vois aussi le nombre de personnes qu'on renvoie, qui viennent de ce cadre-là, que ce soit des personnes qui veulent essayer autre chose ou des personnes qui viennent en complément de leur suivi médical, on voit qu'en fait, c'est tout terrain. C'est tout terrain. Moi, j'encourage vraiment tous ceux qui accompagnent à se former à la respiration sur des techniques de base au moins parce que je pense que quand on ne l'a pas expérimenté, on ne se rend pas compte de l'impact que ça a sur soi et sur les autres. Et moi, personnellement, ça continue de découpler mes performances au niveau sportif, assez réunies au quotidien, parce qu'il faut quand même être capable d'encaisser aussi toute cette charge de travail et d'accompagnement. Moi, je suis très content qu'aujourd'hui, ça fasse partie de ma vie. C'est de lier l'utile à l'agréable, parce que moi aussi, je respire quand je fais les cours. Mais voilà, ça me permet aussi d'avoir une régularité. Ça m'entre dans ma responsabilité, en fait.
- Speaker #1
Top, top. C'est génial. Et moi, dans tout ce que tu as dit, là où je suis agréablement surpris, je suis infirmière. Du coup, en plus en psychiatrie, on nous explique par A plus B qu'on est des cartésiens, etc. Parce que le corps médical, c'est comme ça. Et de voir des médecins qui envoient des patients, je trouve ça génial. Mais moi, là, en fait, en écoutant tout ce que tu as dit, alors je sais que je respire très mal, mais ça me donne vraiment envie d'essayer pour le coup. Et en fait, j'ai l'impression que c'est très facile d'accès. il n'y a pas besoin d'aller lever de la fonte, des barres de nants. C'est juste se concentrer.
- Speaker #0
C'est juste avoir une connexion Internet et c'est parti. Dès demain, ça commence.
- Speaker #1
Merci beaucoup en tout cas.
- Speaker #0
Merci à toi et bon courage à tout le monde pour cette fin d'année, les nouvelles résolutions. Il ne faut pas se mettre trop de... Trop de pression, surtout, si j'en profite pour donner un petit message. Voilà, respirer avec la légèreté, les choses vont se faire toutes seules. Certes, avec quand même du travail, mais derrière, il faut accepter de lâcher du lest.
- Speaker #1
Accepter de lâcher, c'est encore un autre débat. C'est un vrai sujet. En tout cas, merci. Au revoir et à la prochaine.
- Speaker #0
Salut, merci beaucoup. Salut. C'était
- Speaker #1
Jean-Philippe Véronique de Néo Respire. qui terminaient les explications sur la respiration et la biomécanique. Pour ma part, je vous invite à découvrir le projet qui me prend un peu d'espace. Ça s'appelle Terre à Terre, orthithérapie et massage bien-être. En espérant t'avoir fait vibrer un peu, n'hésite pas à commenter, liker, partager, t'abonner, à mettre un max étoile sur iTunes pour faire décoller MHz, que tu peux aussi retrouver d'ailleurs sur MAJ Podcast, production du jingle Jordan Hip Bits. C'était AbioMicrophone. À très vite sur les ondes.