Speaker #0Les minuits à Bali, ou presque, et vous êtes sur le podcast du changement, du changement de vie, petit, grand, vous le savez, il est là en permanence autour de nous, on ne peut jamais être sûr et certain que rien ne bougera, puis on le sait, de toute façon, tout est en permanence. La grande question, c'est comment gérer, comment arriver à, non pas maîtriser, mais à évoluer, à être plus mobile dans ce changement, pour se sentir mieux, tout simplement, et vivre autrement. Et nous voyons différents changements qui peuvent... nous arriver, que soit ce changement est souhaité, soit il est organisé, soit il est prévu, soit parfois, on n'a pas prévu du tout, il nous arrive comme ça sur le coin de la figure, il va falloir vivre avec, et nous voyons ensemble dans ce podcast Minua Bali, comment on peut vivre avec ce changement, petit encore une fois, ou grand changement. Et depuis quasiment un mois, dans quelques jours, on va terminer ce journal des résolutions, je vous propose tous les jours une résolution différente que vous pouvez prendre, ou ne pas prendre, en tout cas des réflexions, des idées, pour vivre autrement, et ce n'est pas très compliqué, vous allez voir aujourd'hui... C'est assez simple et pourtant, on ne le fait pas. Je suis le premier concerné. Je prends tout pour moi. Ou plutôt, je prenais tout pour moi. Parce que j'ai quand même bien changé de ce côté-là et j'ai envie de partager ça avec vous. Parce que je crois que nous sommes tous un peu victimes, voire beaucoup victimes de ce syndrome comme ça. Nous nous victimisons en disant, ouais, cette personne ne m'aime pas, cette phrase était pour moi, et on se dit, on prend mal les choses. On prend mal les choses. Dans ce journal de résolution, on va essayer de ne plus prendre les choses personnellement. Ou plutôt de ne pas en faire une affaire personnelle. Sinon, on se bouffe la rate et qu'on prend tout sur nous. On devient une victime, on devient quelqu'un de triste. Alors qu'en finalité, c'est un peu la même arnaque mentale qu'on peut avoir avec d'autres syndromes comme le syndrome de l'imposteur. Un silence devient un rejet, un ok devient du mépris, un message vu devient une preuve qu'on ne compte pas parce qu'il n'a pas répondu. Et en dix secondes, on n'est plus en train de vivre, on est en train d'interpréter. On interprète tout. Mais aujourd'hui, on va reprendre la main, on va prendre la résolution d'arrêter de prendre les choses personnellement. Notre cerveau se croit quelque part le centre de toute chose. Tout ce qui arrive autour de nous, c'est à cause de nous. ou toute la conséquence que nous avons par rapport à ce que nous avons pu dire, ce que nous avons pu faire. Nous sommes victimes de tout ce qui est autour de nous. Notre cerveau adore donner un sens. Donc, dès qu'il remarque une information, il comble. Par exemple, vous laissez un message sur WhatsApp, vous voyez la personne qui l'a lu, vous voyez deux petits traits bleus, elle l'a lu, et vous voyez qu'elle n'a pas répondu, et vous êtes vexé. Et vous dites, c'est pas vrai, pourquoi elle ne me répond pas ? Si elle ne répond pas, ben... Ça veut dire peut-être que je l'ai vexée. Ou elle est froide, donc elle me juge. Ou ils ont rigolé sans moi, donc je suis inutile. C'est comme des gens qui invitent des personnes chez eux, ils ne vous ont pas invité, vous dites « ok, d'accord » . Moi, je suis vraiment la cinquième roue du carrosse. On ne m'a pas invité, donc je ne compte pas. Et là, vous souffrez, mais pas à cause de ce que l'autre a fait, mais à cause de ce que vous avez imaginé. Je vous donne l'idée centrale. La plupart du temps, ce que les gens disent ou font reflète de leur état intérieur et pas de votre valeur. Stress, fatigue, frustration, insécurité, mauvaise journée, vie compliquée, parfois juste un manque d'éducation émotionnelle. Et vous, vous arrivez au mauvais moment, au mauvais endroit et vous prenez la rafale. C'est gratuit. A Bali, on dit quand il y a des orages qui arrivent, qui nous surprennent, comme ça d'ailleurs il y en a un qui se prépare, je vois les nuages gris qui arrivent au loin. Les baleinés disent le vent se lève d'un coup mais le vent ne nous déteste pas. Il souffle, point. Ce n'est pas la peine d'aller tirer des plans sur la comète, de dire ça y est, l'orage arrive, c'est de ma faute, j'ai un mauvais esprit, j'ai mal parlé. Non, le vent est là, il ne déteste pas, il souffle, point. Tout n'est pas relié à nous. Donc à partir de maintenant, dès que ça pique, vous faites une pause de trois secondes et vous dites qu'est-ce que je sais de cette situation, le fait, et qu'est-ce que je me raconte, l'histoire. Par exemple, des amis invitent pour Noël, parce qu'on ne s'appelle pas de Noël. ou pour le nouvel an, plein d'amis autour de vous, mais ne vous invitent pas. Et vous vous dites, ça c'est un fait, ok, on ne m'a pas invité. Et ensuite, qu'est-ce que ça raconte ? L'histoire. L'histoire, c'est que vous allez vous dire, ah oui, mais c'est vrai que la dernière fois, on ne m'avait pas aussi invité. Vous allez faire votre propre scénario, votre propre histoire. Exemple, il n'a pas répondu. Histoire, il s'en fout, il se fout de moi. Le fait, une collaboratrice ou un copain... ou quelqu'un qui travaille avec vous au travail vous a critiqué. Donc, je suis nul. Il a levé les yeux au ciel, vous êtes en train de parler de quelque chose, des amis autour de vous, et du coup, il y en a un qui lève les yeux au ciel. Donc, il me maîtrise, il me méprise. La douleur, c'est souvent l'histoire. Et l'histoire, vous pouvez la reprendre. Parce que le fait, par exemple, qu'il ait levé au ciel pendant que vous racontez une histoire, c'est un fait. Mais c'est vous qui vous racontez l'histoire, pas lui. Et donc, je vais vous donner une phrase qui calme tout. Ce n'est peut-être pas contre moi. Mais c'est puissant. Ça coupe l'automatisme du « je suis visé, c'est pour moi, je suis une victime » . Et ça vous rend votre lucidité. Encore une fois, les gens qui vous balancent une vacherie, qui vous font une réflexion, ça n'est pas lié à vous, ce n'est pas qu'ils vous détestent ou qu'ils vous haïssent ou qu'ils ont envie de vous faire mal. C'est eux, par rapport à eux, par rapport à leurs émotions. Laissez leurs émotions, c'est les négatives, c'est leurs problèmes et ça ne vous appartient pas. Ne rien prendre personnellement, ça veut dire quoi ? Ça ne veut pas dire non plus se laisser parler mal, bien sûr. Accepter l'humiliation, subir. Mais ça veut dire ne vous effondrez pas intérieurement. Restez debout. Et vous pouvez répondre avec calme. Écoute, moi je veux bien te parler, mais ne me parle pas sur ce ton, par exemple. Parce que c'est sa douleur à lui, c'est son problème à lui. Vous n'avez pas à récupérer les mauvaises ondes, comme on dit. Ou alors, explique-moi concrètement ce que tu veux et je pourrais peut-être te répondre. Ou alors, on reprend quand tu ne seras plus posé. Mais ça ne m'atteint pas ce que tu me dis, là ça ne me touche pas. Stop là. C'est non, on s'arrête, ça ne va pas. Posez vos limites sans vous faire détruire. Et aussi, quelque chose de magique qui vous permettra peut-être d'arrêter d'interpréter tout ce qu'on peut vous dire, tout ce qu'on peut vous faire, c'est le problème de l'interprétation, l'histoire que vous allez pouvoir accrocher derrière, c'est clarifier au lieu d'interpréter. Quand vous doutez au lieu d'imaginer, il suffit de demander, tout simplement. Quelqu'un qui vous fait une réflexion désagréable. Vous dites, mais quand tu dis ça, tu veux dire quoi exactement ? Et au moins, vous aurez la réponse. Tu attends quoi concrètement de moi ? Vous aurez une réponse claire. Très souvent, vous allez découvrir que ce n'était pas vous. Que ce n'était pas si grave, que c'était un malentendu. Et si c'est bien une attaque, au moins, c'est clair. Vous posez une limite, vous partez sans vous torturer. Mais ce qui est important, c'est de vous raconter des histoires que vous allez alimenter au fur et à mesure. Et vous dire, ouais, mais cette personne-là, je ne suis pas importante pour elle. Mais vous ne savez pas, elle, de son côté, Merci. pourquoi elle vous a dit ça, quel drame elle peut vivre, pourquoi elle ne vous a pas répondu, pourquoi elle a sa propre histoire, mais ce n'est pas forcément vous qui êtes au centre de sa vie. Alors je vous propose encore une fois un mini-protocole à utiliser toute la journée. Le truc c'est, tiens, je sens que ça me touche, mais je ne vais pas écrire une histoire, je reviens au fait. Ça prend 5 secondes, mais ça évite 2 heures de rumination. Tiens, elle ne m'a pas rappelé, je sens que ça me touche. « Attends, elle ne m'a pas rappelé parce que peut-être que la dernière fois, on s'est un peu disputé. » « Stop, stop, stop, stop, stop. Mais je ne vais pas écrire une histoire. » « Je reviens au fait, elle ne m'a pas appelé. » « Je lui dis simplement que je lui laisse un petit message ou que je l'appelle moi-même pour lui dire « Écoute, tu ne m'as pas appelé. » « Est-ce qu'il y a un petit souci ? Qu'est-ce que ça va ? Comment tu te sens ? » « Et vous verrez que vous n'êtes pas le centre du monde. » « En réalité, c'est son problème et pas le vôtre. » Tant que vous déciderez que tout ce qui vous touche, tout ce qui phrase désagréable, réflexion... petite petite petite chose qu'on peut vous dire tout ça c'est contre vous vous resterez une victime et vous n'êtes pas une victime on va revenir sur je sens que ça me touche je vais pas écrire une histoire je vais directement revenir au fait et la raison pour laquelle ça me touche et poser la question à la personne en face pendant les prochaines 24 heures faites un petit jeu à chaque fois que vous vous sentez visé vous dites Wow wow wow, interprétation ! Quelqu'un vous parle mal, attention aux interprétations. Puis, vous reformulez le fait. Ce que je sais, c'est qu'elle ne m'a pas appelé. Ce que je sais, c'est qu'ils ne m'ont pas invité à telle soirée. Et puis ensuite, derrière, si vous avez besoin d'aller plus loin, vous clarifiez avec la personne. Vous dites, tiens, j'ai vu que pour nouvel an, tu ne m'avais pas invité. Est-ce qu'il y a une raison ? Comme ça, au moins, vous êtes sûr que ce n'est pas personnel. Et si c'est personnel, vous le saurez directement. Vous n'interpréterez pas, vous ne vous inventerez pas. une histoire, et puis si vous n'avez pas envie, vous lâchez tout le monde, c'est pas grave, c'est pas important, vous avez autre chose à faire. Conclusion, ne prenez pas les choses personnellement, parce que vous allez récupérer votre énergie, votre stabilité, votre dignité, votre temps, parce que votre temps, il est précieux, et le gaspiller dans des films mentaux, c'est une fuite, et surtout qu'on donne rarement des bonnes intentions aux personnes qui peuvent vous critiquer, ou vous faire une réflexion désagréable, encore une fois, Les personnes qui vous font une réflexion désagréable, ça lui appartient à cette personne parce qu'elle est malheureuse, parce qu'elle est mal en sa peau, parce qu'elle est en dépression, parce qu'il y aura plein de raisons pour lesquelles elle vous a fait cette réflexion. Et vous n'avez pas à interpréter plus que ça. Ça ne vous appartient pas. Ça n'est pas à vous de vous justifier sur quelque chose qu'on peut vous dire, qu'on peut faire. Au contraire, clarifiez, clarifiez, et comme ça vous allez récupérer votre énergie, vous allez arrêter d'imaginer choses qui ne sont pas. Donc la résolution du jour, elle est simple. Les projections des autres, ce n'est pas votre identité. Ça ne vous appartient pas et vous n'avez pas à les porter. On va faire totalement un podcast un petit peu plus long sur le sujet, parce que je trouve cette résolution extrêmement importante. Si vous êtes, comme on dit, susceptible que vous vexez facilement, arrêtez. Vous vous victimisez et vous retrouvez le centre du monde de toutes les attaques qui peuvent arriver à l'extérieur. Donc en finalité, la plupart du temps, vous n'êtes pas la cible, mais c'est plutôt une expression d'un mal-être, encore une fois, l'expression de quelque chose que vous n'avez pas à supporter, que vous n'avez pas à accepter, bien évidemment, mais qui n'est pas visé, qui n'est pas dans le but de vous faire mal et de vous mettre à terre. Donc ne le prenez pas personnellement et ne prenez pas cette vexation pour vous, ne la portez pas, elle ne vous appartient pas. Voilà résolution numéro 29, je crois donc c'est bientôt terminé, mais je pense que cette résolution est importante parce que tout le long de l'année, vous avez les petits pics, les vexations. Vous vous rappelez, ça fait partie du Ling Shi, la mort aux mille coupures, tous les jours on reçoit des petites coupures de vexation, de méchanceté, tout ça, ça ne vous appartient pas. passez outre et dites-vous que si cette personne vous dit ça, elle doit être bien malheureuse pour vous le dire. On se retrouve demain pour une nouvelle résolution, pour une des dernières nouvelles résolutions de l'année. Et à très vite, tout simplement, n'oubliez pas de laisser des commentaires. Je remercie d'ailleurs les dernières personnes qui m'ont laissé de très jolis commentaires, je vous remercie. Je crois que c'est Céline, me semble-t-il, qui a laissé un très joli commentaire sur un peu de podcast, qui m'a fait vraiment plaisir. N'hésitez pas à laisser des étoiles, Spotify également. Allez sur Facebook, je ne mets pas que des bandes annonces pour les épisodes, mais je vous parle un petit peu de ce que je fais, et puis surtout je mets des vidéos qui me plaisent sur le changement, parce que nous parlons du changement, nous parlons tous les jours quasiment du changement, et on se retrouve donc demain pour une nouvelle résolution, quand il sera minuit à Bali.