Speaker #0Il est minuit à Bali, enfin presque. Je ne sais pas si vous connaissez d'ailleurs l'origine du titre de ce podcast, Minuit à Bali. Minuit à Bali, j'en ai parlé dans les premiers épisodes de ce podcast, il y a une douzaine d'années de ça. Je connaissais Bali depuis 2003, donc une vingtaine d'années, 25 ans, un truc comme ça. Et en fait, je me suis installé quelques années après, donc mes douze premières années. La première année, j'étais sur le perron de ma maison. en train de demander si je n'avais pas fait une grande connerie. Ça faisait une semaine ou deux, je ne sais plus combien de temps que j'étais à Bali. Et je me suis dit, j'ai tout lâché, j'ai lâché ma boîte de com, j'ai lâché les gens que j'aimais, ma famille, ma culture, tout ce que je connaissais de la France, que j'aimais d'ailleurs en l'occurrence la France. J'ai tout lâché pour m'installer dans un pays que je connaissais un petit peu pour y être allé un mois par an, mais pas plus que ça, avec une culture complètement différente, un esprit complètement différent. à monter un business qui commençait juste. Et je me suis dit, mais est-ce que je n'ai pas fait une connerie ? Est-ce que je n'ai pas raté ma vie quelque part ? Ou en tout cas, un bout de ma vie. Et il était minuit à Bali. Il était vraiment minuit à Bali. Quand je me suis retrouvé avec une immense solitude à remettre en question tout ce qui était autour de moi, mes amis, ma famille, les personnes que j'aimais, tout, tout. tous mes engagements, mon envie de changer, les changements justement qui m'avaient amené à ça. Je suis revenu sur toute ma vie et je me suis dit, « Waouh, mon garçon, là, tu es perdu de chez perdu. » Et puis, je me suis reconstruit au fur et à mesure. Je me suis fait accompagner. J'ai étudié des bouquins sur la philosophie orientale, occidentale, des philosophies différentes, des approches de vie différentes. Certaines qui m'ont carrément transformé parce que je me suis dit « Waouh ! » Je n'avais pas pensé à ça. Et puis d'autres qui ne m'ont pas forcément intéressé. J'ai surtout aussi eu un rapport avec les esprits, avec la mort, avec le vivant. Sans grande spiritualité, je parle de ça. C'est encore une fois quelque chose d'assez personnel dont je vous parlerai peut-être un de ces jours, comme on dit. Mais je parlais aussi du délambant personnel. Pour moi, c'était plutôt un gros mot. C'était plutôt quelque chose qui… où on se moquait beaucoup du développement personnel. Et pourtant, j'ai voulu aller plus loin et reprendre la racine de ce mot-là, développement personnel, pour en faire quelque chose qui était effectivement évoluer personnellement, ne pas rester dans mes starting blocks, mais au contraire, démarrer et faire la course, un pas après l'autre. Et donc, j'ai étudié la philosophie japonaise, par exemple, avec Kensugi, Nikigai, Lingxi, enfin toutes les... la philosophie japonaise dont je vous ai quelque part parlé dans les autres épisodes, mais qu'on réétudiera par la suite, qu'on réexplorera par la suite. Et puis, bien sûr, la philosophie occidentale. Et effectivement, quand on regarde notre vie, nos changements de vie, tout ce qui peut nous arriver simplement que d'un seul regard, le regard occidental, forcément, le regard est biaisé. Parce que les réponses, elles seront forcément occidentales. Et forcément avec un seul regard. Et de ce fait... J'ai eu envie, au fur et à mesure, d'explorer, non pas de chercher des vérités, mais plutôt des réponses, certaines réponses à la question qui me venait à l'esprit et que je vivais. Et peu à peu, j'ai décidé de créer ce podcast. C'est bon pour partager ça avec vous, mais surtout aussi, bien sûr, vous l'avez compris, de vous accompagner dans ce changement. Changement que j'ai vécu parfois tout petit, parfois avec de grandes claques dans la figure, mais vraiment des choses qui m'ont... changer de l'intérieur profondément. Et j'ai eu envie ensuite de partager ça avec vous pour vous expliquer comment on peut aborder ce changement, comment on peut l'apprivoiser, comment on peut parfois le maîtriser ou l'accepter en tout cas. Et donc, ça a été l'origine de Minua Bali. Il nous a décidé à mon avis de faire ce journal des résolutions. Le journal des résolutions qui était là pour vous proposer 30 résolutions. Donc, les derniers épisodes. Cette fois-ci, je ne vous propose pas 30 résolutions, mais plutôt pour un épisode final, pour vous rappeler déjà l'importance de prendre des résolutions, petites ou grandes. En tout cas, pas forcément prendre des résolutions, mais de faire des petits pas, de vous mettre en action, de bouger. Et puis de vous dire aussi que moi, j'ai appris des choses. J'ai appris des choses dans ces résolutions en les faisant. La première, cette notion de vouloir être parfait. Je voulais que les épisodes soient parfaits. Et je voulais le faire au début de l'octobre. en me disant tiens octobre ça sera bien et puis après je lui dis non, tu veux le faire au mois de novembre parce que je savais que décembre je serais en mode nomade donc j'en ai pas forcément le temps et puis Puis novembre, ce n'était pas encore parfait. Enfin, en tout cas, je n'avais pas le format tel que je l'avais imaginé. Et à un moment donné, je me suis dit, mais arrête, arrête, tu es en pleine procrastination. Tu es en train, en fait, de faire très exactement ce que tu expliques aux personnes qui t'écoutent. Alors, disons, comment sortir de la procrastination ? Toi-même, tu es en pleine dent, mais tu ne le vois même pas. Donc, à un moment donné, je me suis dit, stop, ne cherche pas la perfection. Tu vas faire les épisodes les uns après les autres. En annonçant à l'avance ce que tu vas aller faire, comme ça tu n'auras pas le choix. Donc j'ai décidé au mois de novembre de vous annoncer que j'allais faire ce journal de résolution en n'ayant quasiment rien préparé, mais au moins ça m'a engagé. Je me suis dit, attention, tu n'as pas le choix, tu as lancé le truc. Tu ne vas pas passer pour un baltringue en disant en mois de décembre, oh déso, je n'ai pas pu faire le journal de résolution. Non, tu vas le lancer. Et effectivement, au bout de 9 ou 10 épisodes, que j'arrivais à maîtriser avec le son, avec la bande son, tout ça. Je me suis rendu compte que je suis passé en mode nomade et je n'ai pas pu faire les montages. Et là est arrivée une deuxième résolution, quelque part, ou en tout cas un deuxième éveil. C'est que c'était vous, vous, vous qui m'écoutez, vous, auditrice, vous, auditeur, là, qui vous écoutez maintenant. Mais je ne vous fais pas confiance, en fait. Si je ne vous laisse pas la possibilité d'écouter ce contenu en vous faisant votre propre avis, je ne vous fais pas confiance. de l'écriture de ce podcast je vous ai toujours fait confiance toujours je me suis dit ils vont comprendre quand je tousse quand j'étais ennu quand il ya des chiens qui aboient là en ce moment il pleut et il pleut extérieur je vais pas arrêter le podcast vous entendez la pluie c'est pas grave il pleut à bali comme ça au moins il serait qu'il pleut aussi à bali et je dois vous faire confiance alors est-ce que ce sont que des mots non pas du tout je vous fais mais complètement confiance donc la deuxième résolution la deuxième envie deuxième éveil Le deuxième éclaircissement que j'ai eu pendant ces 30 jours, c'est qu'il fallait que je mette en pratique le fait de vous faire confiance et d'arrêter, et de vous prévenir, de dire voilà, j'arrête de faire de la musique parce que je n'ai pas le temps de le faire, je ne fais pas de montage, donc parfois vous n'entendez pas un peu des mots que je cherche, des phrases qui n'ont aucun sens, mais vous êtes grand, vous êtes adulte, et vous savez faire la part des choses, comme si c'était une discussion, comme si je vous parlais là au téléphone, et ça a marché, en tout cas pour moi. De mon côté, j'entends bien. De mon côté, ça a marché parce que je me suis senti plus libre de vous parler, peut-être même plus sincère quelque part. Vous voyez ce que je veux dire ? Parce qu'en fait, je n'ai rien écrit. Là, je vous parle, je n'ai pas un texte que j'ai lu. Parfois, ça m'arrive de lire des bouts de texte parce qu'il y a des phrases qui sont importantes, que je dois vous exprimer et vous dire. Il m'arrive parfois de lire des bouts de texte pour être le plus juste possible. Mais là, pendant ces 30 résolutions, du coup, je me suis lâché. D'ailleurs, Marco Bernard, une personne à qui j'ai fait une formation pour le podcast, parce que je pense très important de se former et de faire des formations pour avancer, de se faire accompagner aussi pour avancer dans la vie. Eh bien, Marco m'avait dit que tu verras qu'au fur et à mesure de tes podcasts, tu seras de plus en plus libre et tu parleras de plus en plus parce que ton regard... vis-à-vis de toi-même va changer. Effectivement, c'est ce qui s'est passé. Aussi, je vous parlais hier du regard des autres, s'affranchir du regard des autres. Si moi-même, je ne suis pas capable de m'affranchir du regard des autres, qu'est-ce que je fais à vous écrire un podcast ? Qu'est-ce que je fais à vous parler de résolution si je ne suis pas capable moi-même d'en tenir trois ou quatre quand même ? Quand même, c'est le minimum. Bien sûr qu'il y a des résolutions que je n'ai pas besoin de tenir parce que ça fait longtemps que je les ai mises en place. D'autres qui me... parle, mais que je ne suis pas forcément complètement prêt à mettre en place. 30 résolutions, c'est quand même beaucoup. Donc je vous le répète, choisissez en une, choisissez en deux, puis mettez-les en place tranquillement, sereinement, pas à pas. Le principal, c'est de passer à l'action. Et moi, c'est ce que j'ai appris en tout cas, en faisant ces 30 résolutions. De se passer à l'action en arrêtant de se dire tout le temps, je ne suis pas parfait, je ne suis pas parfait, ça ne va pas être bien, puis de toute façon, à un moment donné... je ne serai pas sur les routes, donc du coup, ce sera moins bien, un, effectivement, de se faire confiance, de se faire confiance et de passer à l'action, même si ce n'est pas parfait, qui est ensuite à réajuster. Et puis la deuxième chose, c'est aussi de faire confiance aux autres. Et quand on dit, je vous fais confiance, je vous délivre mes épisodes à vous de les entendre comme vous avez envie de les entendre, il ne s'agit pas que des mots, que de phrases, mais aussi une vraie confiance. Bon, bref, vous avez compris, j'ai aussi appris beaucoup de choses. Grâce à ces résolutions, je vous remercie mille fois d'avoir suivi ce journal de résolution. Première expérience de ces trois... 30 jours. Je m'y prendrai, je pense différemment la prochaine fois. J'avais envie au mois de juillet ou au mois d'août de faire cette fois-ci un quai de vacances avec des petites idées à mettre en place. Pas des résolutions, des idées à mettre en place, des réflexions à mettre en place. Je vais voir. On est loin du juillet-août. D'ici là, vous pouvez me dire ce que vous en pensez. Si ça vous intéresse que je fasse ça, que je mette ça en place. En tout cas, merci encore d'avoir joué le jeu pour les étoiles. C'est le dernier jour, vous pouvez encore mettre des étoiles. Je dis ça, c'est pour mettre la pression, parce qu'en fait, ça va du tout le dernier jour. Vous pouvez la mettre à chaque épisode, puisqu'on va continuer. Vous pouvez le mettre, c'est des étoiles. Vous pouvez continuer à dire que vous aimez ce podcast, et bien sûr, à faire des commentaires ou à laisser des témoignages. Ça me fait extrêmement chaud au cœur quand je lis, quand je vous lis. Ça me fait vraiment hyper plaisir. N'oubliez pas d'aller sur Facebook également, de regarder ce qui se passe sur Facebook. Et puis, quelles que soient vos résolutions de l'année, L'année, le calendrier baliné n'a pas les mêmes, en termes de date, n'a pas le même nombre de jours que notre calendrier à nous. Nous avons 365 jours et les balinés ont 210 jours. Ce que je veux dire par là, ce n'est qu'une date, ce n'est qu'une occasion de prendre des résolutions. Mais ces résolutions, on peut les prendre toute l'année. Arrêtons aussi de se dire bonne année, bonne résolution. Et à partir du 1er janvier. Voilà ce que je vais faire, je vais faire ci, je vais faire ça. Soyons indulgents avec nous, avec nous-mêmes, soyons bienveillants. Nous n'avons pas besoin d'une date précise pour prendre des résolutions. Tiens, c'est la fin d'année, vous pouvez la prendre maintenant, si vous écoutez ce podcast le 31, cet épisode le 31, vous pouvez la prendre maintenant la résolution. Ou dans deux jours, ou dans trois jours. Le principal, c'est de passer à l'action. Vous n'avez pas besoin d'un prétexte pour passer à l'action, vous avez besoin d'une envie et de faire un choix. On se retrouve cette fois-ci, mardi prochain. Notez ça sur vos agendas. On se retrouve mardi prochain pour les épisodes qui vont être plus structurés, plus parfaits. Je crois qu'ils vont être, en tout cas, je l'espère, qui vont répondre à vos attentes et qui vont continuer à parler du changement, du petit, du grand changement. Faites-moi des commentaires. J'ai besoin de vos commentaires pour savoir ce que vous pensez de ce podcast. Merci et à mardi prochain. En attendant, bonne fête. Foutez-en et amusez-vous !