Speaker #0Il est minuit à Bali et c'est le journal des résolutions. Vous allez entendre en fond un chien qui n'arrête pas d'aboyer. Mais nous sommes, je vous le rappelle, en mode nomade. Donc ça fait partie du jeu, ça fait partie de l'ambiance aujourd'hui. Le journal des résolutions dans le journal des résolutions à Bali qui vous propose tous les jours une résolution différente, tous les jours une possibilité de vivre sa vie autrement, un petit pas, un petit pas après l'autre. On ne va pas essayer de tout révolutionner d'un coup, mais petit pas par petit pas, on va essayer de trouver... des moments à nous, des façons d'appréhender les changements, car vous le savez, Minouabali, on explore le changement, le quotidien, notre vie tous les jours est bourrée de changements, tous les jours des changements, tout est à par balance. Et nous, nous apprenons à les vivre, à les accepter, à les vivre avec différentes façons de les regarder, de les voir et de les vivre. Et aujourd'hui, j'avais envie de revenir sur un épisode. que j'ai fait au tout début de Minya Bali, que j'ai créé au tout début de Minya Bali, et qui s'appelait « La rencontre avec un moine bouddhiste » . Et je souhaitais revenir dessus, parce que ça peut être une bonne résolution, et ça peut même être une résolution très forte, que l'on peut prendre dès maintenant, pour changer notre vie ou la vivre autrement. Je vous le rappelle, j'étais à Bali, et je n'avais pas forcément le moral, donc j'ai pris mon scooter, je suis parti, j'ai traversé Bali, pour arriver devant les portes d'un temple bouddhiste. Je suis rentré à l'intérieur et là j'ai rencontré par hasard un moine bouddhiste et nous avons partagé ensemble 7-8 jours ensemble à parler de tout et de rien, de la confrontation entre la vision occidentale et la vision asiatique, à parler encore une fois de notre culture, de nos traditions, de notre façon d'appréhender la mort, la vie, l'amour, un grand sujet. Mais aussi ça m'a permis d'avoir un départ différent. d'avoir un virage différent sur sur le sens de la vie de ma vie et puis bien sûr de continuer ensuite si on a parlé beaucoup de changement justement et de pouvoir comprendre mieux cette notion d'impermanence de changement perpétuel et tous les jours donc je mangeais avec lui le matin le midi pas forcément le soir mais le matin et le midi et donc on se retrouvait face à face et on échangé quelques mots on parlait pas beaucoup Les Indonésiens en général n'aiment pas trop parler pendant le repas, mais c'est vrai que comme on était aussi à la mode occidentale, de temps en temps on parlait un petit peu. Et moi je mangeais conscieusement mon bol de riz blanc, je me rappelle c'est dans un bol en plastique bleu ciel, et lui de ce côté mangeait sa soupe généreuse de légumes, sa petite assiette de légumes et son thé. Et tous les jours je le voyais manger ça, parce qu'il y avait un moine qui venait nous servir, avec un petit plateau, on était assis avec une table basse, et tous les jours je le voyais manger ses trois plats. c'est deux plats plus son thé et moi, mon bol de riz blanc avec un verre d'eau. Et tous les jours, c'était ça. Et au bout de 3-4 jours, c'est donc, ça revient quand même 6 ou 7 repas, 6 ou 7 repas où je me posais des vraies questions. Par exemple, mais attends, il faut tuer qui, là, pour avoir un bol de légumes, là ? Je commençais à avoir faim, en plus, je commençais à avoir la dalle. Mais je ne disais rien. Et puis ça, ça montait comme ça, ça montait, ça montait. vie. Le premier jour, je comprenais, c'est normal, c'était quand même le moins de tout ça. Puis j'étais invité, je ne payais pas. Et puis le deuxième jour, pareil, le troisième jour, je me disais, mais ce n'est pas vrai. C'est peut-être un truc genre retraite spirituelle, tu bois de l'eau et tu manges du savon. Je n'en sais rien, c'est bizarre. Et à mon nez, au bout de 3-4 jours, dès que le plat est arrivé, j'ai regardé le sien, son plat, ses plats de légumes généreux, sa soupe. J'ai regardé mon bol et j'ai dit, je peux vous poser une question ? Quelque peu agacé. J'ai dit oui, oui, bien sûr. Comment ça se fait que depuis le début, vous mangez soupe, légumes et thé, et moi j'ai juste un bol ? C'est quoi l'agression ? Il faut que je fasse quoi là ? Il faut que je nettoie tous les sols du monastère et de la langue pour manger correctement ? C'est quoi ? Franchement, je trouve ça pas très généreux et très... un peu le sens du partage tout ça moi je mange toujours du riz blanc toujours dans le même bol toujours mon verre d'eau et vous mangez à chaque fois des légumes différents de la soupe et tout attends c'est pas franchement voilà mais j'étais en ouais je sentais une colère sombre douce mais sombre c'est pas l'éclat de voix violent mais j'étais énervé je crois même que j'étais aussi un peu en dépression quand même donc tout m'agacé un petit peu quand même il me regarde il fait mais avec ce que tu veux. Moi, la même chose que vous. Moi, je veux de la soupe, une assiette de légumes et du thé. S'il faut payer, il faut payer. C'est bon, puisque je vais ramener ça, en tant qu'occidental, à l'argent. Il me regarde avec un regard vraiment bienveillant. Il prend sa soupe, ses légumes, son thé, il le pose devant moi, il prend mon bol de riz et le pose devant lui. Il me dit, ça te convient ? Euh... Ouais, ouais, ouais, ça me convient, ouais. Il faudrait que je paye à quelqu'un ou que je... Non, non, non, non, c'est bon. Mais juste une chose, qu'est-ce que tu en tires comme leçon ? J'en tire quoi comme leçon ? Que je vais pouvoir manger quelque chose de différent que le riz blanc. C'est pas tout à fait ça. Dis-moi, explore un peu plus l'idée. Ben, qu'en fait, je voulais... Je voulais... Bon, ok, ok, ok. Donc, je voulais changer mon alimentation, passer du riz blanc à de la soupe, des légumes, du thé, et que je l'ai demandé, et que voilà. Et que maintenant, ça a changé. Voilà. Donc, donc... Je dis, ben, donc, je peux manger. Non ? Donc, il suffit de demander pour avoir. Ouais, mais c'est pas aussi simple que ça. Mais si, parfois, c'est aussi simple que ça. Il suffit que tu demandes clairement ce que tu veux, et tu peux tout à fait l'obtenir. Tant que tu ne l'as pas demandé, tu n'auras rien. Tu peux imaginer avoir quelque chose. Et si tu l'exprimes clairement, tu pourras avoir la chose que tu demandes. Ah ouais, d'accord, ok, c'est pas con, d'accord. Ouais, mais du coup, vous vous retrouvez avec du riz blanc. Donc, mon égoïsme, ou mon envie... fait que vous, vous avez du riz blanc. C'est pas aussi simple que ça. Parce que là aussi, ton côté arrogant revient sur le devant de la scène. Tu imagines que parce que tu veux quelque chose, moi je serai frustré. Donc tu imagines à ma place, ma frustration, à ma place que je vais être blessé, à ma place que je vais manger du riz blanc, et tu vas tout imaginer à ma place, et tu vas donner du pouvoir sur ma propre vie. Mais regarde, là il appelle le moine, et un des égèles lui demande... la soupe de légumes, il leur demande la même chose en fait. Ils se retrouvent devant moi, tous les deux, nous avons ensemble de la soupe de légumes, une assiette de légumes et du thé. Il me dit, tu vois, il suffit que je demande, moi aussi j'ai. Je demande gentiment et j'obtiens. Évite de penser à ma place et déjà commence par penser pour toi, ce qui est bon pour toi, ce qui est en équilibre pour toi et ça t'évitera de penser à ce qui pourrait être bon pour moi. Je suis capable de me gérer tout seul. de penser à moi tout seul. Voilà, c'était une leçon de vie que j'ai gardée et que je garde encore précieusement. Elle pourrait être tirée à l'infini, puisque nous avons eu d'autres discussions sur ce sujet-là, précisément, c'est-à-dire qu'est-ce qu'on peut faire pour nous-mêmes, et que l'important, c'est de penser d'abord à soi avant de s'occuper des autres, tout simplement, parce que nous devons être en position d'équilibre pour aider les autres, sinon on va se retrouver en déséquilibre, on n'apportera que des choses pas forcément positives. et qu'on apportera des choses qui seront maladroites et qui n'aideront pas forcément les autres. Nous avons beaucoup travaillé sur le sujet, et j'ai envie de reparler de ça, de revenir sur cette idée de prendre soin de soi et d'être précis dans ce qu'on demande, autant vis-à-vis des autres que de la vie. Soyez précis par rapport à ce que vous demandez à la vie. Je veux ça, ça, ça, pour la vie, pour moi, pour ma vie à moi. Si on pense qu'il peut y avoir autre chose, un univers, le grand univers, ce que vous voulez, peu importe. Si vous ne demandez pas précisément ce que vous voulez, vous n'aurez pas précisément ce que vous avez envie d'avoir. Vous voyez ce que je veux dire ? Si vous voulez de l'amour, soyez précis. Si vous voulez de l'argent, pourquoi pas ? Soyez précis. J'espère que cette résolution, vous la prendrez très vite et très rapidement, parce qu'elle me semble essentielle. Si vous voulez quelque chose, exprimez-le, et ne vous en prenez qu'à vous si vous n'avez rien, alors que vous n'avez rien demandé. On se retrouve très bientôt pour une nouvelle résolution. Quand je dis très bientôt, c'est tout simplement, on avance au fur et à mesure. Et puis surtout, partagez, partagez ces épisodes. Faites-les vivre, partagez autour de vous. Les épisodes partagés avec vos enfants, par exemple. Ils ne durent pas longtemps, ils durent 10 minutes, ces petits épisodes. Ils peuvent vous permettre, je pense, de voir les choses un petit peu autrement et de vivre autrement. Partagez, aimez aussi. Allez sur Apple Podcast et Spotify. N'hésitez pas, si vous le souhaitez, je peux vous accompagner. dans votre changement de vie, dans vos petits changements, dans vos révolutions, vos grands changements. Je suis là pour vous accompagner. A très bientôt. Que dis-je ? A demain, quand il sera minuit à Bali.