Speaker #0Vous avez besoin au quotidien, dans votre vie personnelle ou dans votre vie professionnelle de tout maîtriser. Que tout soit aligné et que vous puissiez tout maîtriser de A à Z. Et effectivement, au bout d'un moment, ça vous épuise mentalement. Mais comme vous avez l'impression que no pain no gain, c'est-à-dire qu'il n'y a pas de réussite sans effort, que les choses fluides, ce n'est pas normal, il faut que ça accroche et que vous devez tout, tout. tout maîtriser, mais à un moment donné, ça devient de plus en plus difficile. Et ce que nous allons voir aujourd'hui, nous allons voir comment appliquer une logique Wu-Wai, non pas d'arrêter de tout maîtriser, mais d'agir sans forcer pour retrouver de la clarté. Ça peut être très précieux, cet épisode peut être très précieux pour comprendre que tout maîtriser n'est pas forcément une bonne idée ou une bonne chose, ne serait-ce que pour sa santé mentale. Il est minuit à Bali, l'heure de notre rendez-vous avec l'évolution naturelle. Un moment rien que pour une pause, pour découvrir d'autres philosophies de vie, des modes de pensée différents. Minuit à Bali vous offre la possibilité d'explorer ce que nous sommes vraiment, de mieux comprendre ce qui nous anime, ce qui nous fait vibrer, aimer et avancer. Ce qui peut nous permettre d'être plus en équilibre, plus heureux. Je m'appelle David Mott, je suis accompagnateur en évolution naturelle, Master Coach certifié, mais je me définis plutôt comme un explorateur du vivant. Ce qui m'intéresse tout particulièrement, c'est le changement, celui que nous préparons ou celui qui nous surprend. Ensemble, nous allons dépasser nos limites, réinventer notre vie ou la vivre entre nous. Parce qu'il n'est jamais trop tard pour devenir la personne que vous avez toujours voulu être. Et c'est maintenant, quand il est minuit. Bye bye. Merci. Je suis né dans une secte de 0 à 16 ans. On m'a expliqué ce que je devais penser, ce que je devais croire, ce que je devais faire. Je n'avais pas de moment où je pouvais penser par moi-même. Tout était écrit et je devais suivre à la lettre ce qui était écrit dans la Bible. Ça aurait pu être pareil d'ailleurs pour le Coran, ça pourrait être pour la Torah ou autre. Le tout c'est l'interprétation que l'on en fait. Et là, c'était une secte qui avait interprété la Bible, en l'occurrence, et qui expliquait... point par point, tout ce que je devais dire, tout ce que je devais faire. Alors effectivement, à 16 ans, je suis parti de chez moi, un peu obligé d'ailleurs, et je me suis retrouvé sans injonction, sans devoir faire les choses, et à suivre une société malade. D'un côté, j'avais une secte qui m'obligeait à penser, non pas par moi-même, mais par rapport à ce qui était écrit et ce qui était imposé, et puis ensuite, je me suis retrouvé face à une société malade qui, elle, m'a imposé une autre façon. devant les choses et de suivre les directives de la société. Et puis peu à peu, j'ai commencé à apprendre un petit peu de leçons de la vie, et puis des personnes m'ont aidé à y voir plus clair, et puis peu à peu, je me suis endurci. Je me suis endurci, et peu à peu, j'ai voulu maîtriser les choses. C'était vraiment très important pour moi de maîtriser les choses. Tout ce que je faisais, on m'en donnait de plus en plus de responsabilités, et plus on me donnait de responsabilités, et plus je voulais maîtriser, et moins je laissais aux autres. la possibilité de s'exprimer. C'était important pour moi de tout maîtriser. Peu à peu, je partais dans une sorte de dépression, en voulant tenir à tout prix, parce qu'il était très important pour moi qu'on ne m'impose plus rien, que je sois toujours prêt à un plan B, à un plan C, et donc de tout maîtriser. Et peu à peu, j'ai appris, après ce pic de maîtrise de toutes les choses, à lâcher, à lâcher. Et non pas, encore une fois, pour faire moins bien, pour tout péter et me laisser aller, mais bien au contraire, pour apprendre à ce que cette maîtrise des choses ne me bouge pas de l'intérieur et ne me prenne pas, tout simplement, ma santé mentale. Et donc on va comprendre aujourd'hui que la santé mentale s'épuise quand on cherche à tout tenir. Et puis on va voir comment on peut appliquer une logique Wu-Wai, c'est-à-dire agir sans forcer pour retrouver de la clarté. Donc si vous avancez, si vous gérez, si vous assumez tout ce que vous faites, mais vous sentez que le contrôle, ça a un coût, ça a un prix à payer, je pense que cet épisode va vous intéresser. Si vous continuez à confondre tenir et maîtriser, vous allez sûrement surtout maîtriser une chose, votre épuisement, et vous vous sentez peut-être déjà épuisé. Alors, avant d'aller plus loin, on va poser le décor. Quand je dis lâcher prise, je ne parle pas de lâcher votre vie, je ne parle pas de lâcher la crispation. de passer en mode paresse ou de tout envoyer balader. Je parle vraiment de la paresse. de lâcher la crispation. Le « why » dans le taoïsme est souvent associé à l'idée de non agir. En fait, le sens ultime, moderne, c'est agir sans forcer. Agir en accord avec ce qui est déjà en mouvement, au lieu de s'épuiser à le contrer. Et si ce mot vous paraît abstrait, on va le rendre un petit peu plus concret avec cinq signes. Cinq signes qui ne sont pas des défauts, ce sont des symptômes. Votre système vous dit que... Eh bien, la stratégie actuelle que vous avez mise en place, cette notion de vouloir tout maîtriser tout le temps, ça vous coûte trop cher. Le premier signe, c'est que vous voulez tout contrôler tout le temps. Le deuxième, c'est que vous n'acceptez pas les imprévus sans vous tendre. Vous croyez que plus d'efforts égale plus de valeur. On l'a vu tout à l'heure. Vous ressentez de la culpabilité à ralentir, et vous oubliez que le silence est aussi une réponse. C'est les cinq signes clairs. Il n'y a pas de blabla, là. Il y a cinq signes clairs. qui vous disent que vous êtes dans cette notion, dans cet esprit de vouloir tout maîtriser. Vous voulez tout contrôler tout le temps, vous n'acceptez pas les imprévus, vous croyez que plus d'efforts, ça donne plus de valeur, vous ressentez de la culpabilité à ralentir, et vous oubliez que le silence est aussi une réponse. Peut-être que trois signes sur cinq, mais vous faites partie, et c'est encore une fois pas un défaut, véritablement, mais vous faites partie des personnes qui avaient du mal à lâcher prise, et vous voulez tout maîtriser. Et si vous reconnaissez, encore une fois, ce n'est pas un trait de caractère, c'est un signal. Le premier piège du mental épuisé, puisque ça nous amène à nous sentir fatigués, on se dit non, c'est physique, c'est la pleine lune, j'en sais rien, mais ce n'est pas lâcher prise, ça n'a rien à voir, le fait que je veuille tout maîtriser, c'est normal, c'est mon besoin de perfection. Mais oui, le premier piège du mental épuisé, c'est l'illusion suivante, si je ne contrôle pas, tout va se dégrader. Et c'est ce que je ressentais moi quand... Avant de commencer à comprendre et à mettre en place ce principe qui m'a beaucoup aidé, qui vraiment dans ma vie de tous les jours m'offre une vraie paix de l'âme et de l'esprit, c'est que j'ai dû passer à, si je ne contrôle pas, tout va se dégrader, à mettre en place quelque chose qui m'apporte plus de souplesse, en termes mentaux en tout cas. Alors, vous contrôlez beaucoup, et ça donne le signe 1, tout contrôler tout le temps. Et le signe 2, l'imprévu, vous tend immédiatement. Bien sûr, puisque vous contrôlez tout. Vous voulez tout contrôler. Donc évidemment, dès qu'il y a quelque chose que vous n'avez pas prévu, ça vous tend. Et soyons clairs, l'imprévu, ce n'est pas un problème en soi. Le problème, c'est la manière dont votre cerveau le code. Incertitude égale danger. Nous avons vu dans les précédents épisodes, qui datent maintenant, dans les 20, 25e épisodes, on a parlé de l'inconscient sur trois épisodes extrêmement importants. Parce que le cerveau, dans l'inconscient, nous peut... Vous pouvez admettre des choses, nous faire vivre des choses que vous n'avez pas prévues. Et ce n'est pas forcément notre faute. En se disant, ben oui, mais moi, le fait de vouloir tout maîtriser, c'est pas parce que j'ai peur, c'est parce qu'il faut que je le fasse. Non, c'est votre cerveau, votre inconscient, qui vous dit incertitude égale danger. Danger, c'est pas possible, donc tu vas tout maîtriser. Et sur ce point, la recherche est assez nette. L'incertitude peut amplifier la réponse de stress. Et des travaux montrent que les estimations subjectives d'incertitude prédisent La dynamique des réponses de stress. Pour faire simple, ça veut dire, en fait, quand vous essayez de supprimer toute incertitude, vous luttez contre un truc que la vie produit en continu, et vous perdez. Donc on va faire un petit truc facile, vous prenez une situation qui occupe trop de place pour vous, une seule, quelle qu'elle soit, une intention, une phrase, ce que vous voulez vraiment. On a un exemple, que cette discussion reste respectueuse et avance. Donc vous voulez maîtriser absolument cette discussion, et l'intention c'est que vous voulez que cette discussion reste respectueuse et avance. Et ensuite, vous avez une variable, deux choses que vous n'avez pas prévues, ou que vous ne pouvez pas prévoir. C'est ce que vous ne contrôlez pas, le timing, et puis la réaction de l'autre. Et oui, cette discussion que vous voulez respectueuse et qui avance, vous voulez la maîtriser cette discussion, sauf qu'il y a deux choses que vous ne maîtrisez pas, le temps et la réaction de l'autre. Et vous gardez une phrase courte à relire quand ça commence à monter. Oh, c'est bon. Je tiens l'intention. Je sais ce que je veux. Maintenant, je vais relâcher un petit peu le scénario. Ce qui va se passer parce que j'ai deux variables que je ne maîtrise pas forcément. Vous voyez ce que ça fait ? Ça ne vous rend pas passif, ça vous rend plus précis. Vous cessez de gérer la météo et vous essayez de piloter la direction. Vous avez l'intention. Un principe qui peut être mis en place également, c'est de chercher l'ajustement et non pas l'effort. Plus d'efforts égale plus de valeurs. On entend souvent ça. On n'a rien sans rien. Voilà. C'est donc dans l'inconscient collectif, surtout occidental, cette idée d'efforts est très présente. C'est la religion du mental. plus vous forcez, plus vous vous sentez légitime. Et quand c'est fluide, vous doutez. Comme si la fluidité, c'était suspect. Et vous cherchez ce que vous avez oublié de faire. Pourquoi c'est aussi facile, aussi simple ? C'est tout simplement parce que vous avez l'habitude de le faire, parce que par expérience. Mais non, non, c'est trop bizarre, ça. Plus d'efforts, plus de valeur. Et donc vous avez aussi la culpabilité à ralentir. Vous ralentissez, votre cerveau vous accuse de perdre du temps. Il dit, hé ! Vous êtes en train de perdre du temps, là. Alors vous compensez. Vous remettez une couche d'effort. Et puis, bien sûr, vous vous videz de l'intérieur, dans votre mental, parce que c'est fatigant. Vous avez fini un projet. Vous êtes... OK, c'est bon. Le projet est en place. Tout est OK. Vous dites... J'ai quand même pas mis beaucoup de temps pour le faire. Et puis peut-être que je le refasse une deuxième fois, peut-être que je le refasse une troisième fois. L'esprit, le mental se fatigue et vous êtes crevé à la fin. On peut toujours dire que c'est parce que c'est une question de météo, encore une fois de pleine nuit ou autre. Non, c'est parce que votre mental est fatigué. Et le Huawei, puisqu'on en a parlé tout à l'heure, propose exactement l'inverse. C'est-à-dire pas moins d'exigence, mais moins de friction. Ça veut dire chercher l'angle, le réglage, l'ordre, le bon moment, et pas appuyer plus fort. J'ai envie de dire et de faire une petite parenthèse. Je vous fais beaucoup d'épisodes sur des approches différentes, des méthodes parfois. Mais sachez que si vous ne les mettez pas en place, rien ne changera. Et qu'à un moment donné, si vous voulez absolument tout maîtriser, votre compagnon, votre mari vous le dit, votre femme vous fait la remarque, votre famille, votre employeur, votre directeur, d'ailleurs même peut-être aussi vos... Vos collaborateurs vous disent « Vas-y, mollo, c'est bon, lâche prise, tout va bien se passer. » Et que vous ne mettez pas ça en place, cherchez l'angle, le réglage, l'ordre, le bon moment. Vous avez tout ce qu'il faut là maintenant. Mais si vous ne le faites pas, effectivement, vous serez de toute façon fatigué. Donc mettez en place ce principe d'écouter les autres déjà et de vous dire « Oui, lâchez prise, il faut que je le fasse aussi. » Et ce n'est pas un gros mot. Le geste pratique, c'est l'ajustement à 10%. Quand vous sentez que vous forcez, vous gardez deux questions, pas plus. Est-ce que je pousse ? alors que ça résiste ? Et deuxièmement, quel ajustement à 10% rend l'action plus simple ? Qu'est-ce que je pousse alors que ça résiste ? On va voir plus tard, un peu plus loin, comment on peut faire. Qu'est-ce que je pousse alors que ça résiste ? Quel ajustement à 10%, pas à 30%, pas à 50%, pas à mettre toute son énergie, mais à 10% qui va rendre l'action plus simple ? 10% c'est volontaire. C'est pas une révolution. C'est un réglage. On revient au Kaizen. Un petit pas après l'autre. Et là aussi, c'est à vous de mettre en place cela. Détails complets. Changez l'ordre des tâches. Vous vous rendez compte à un moment donné que vous n'avancez pas, ou que vous avancez mal, ou que ça résiste. Si ça résiste, changez l'ordre des tâches. Ou alors vous raccourcissez un échange, ou vous clarifiez une demande en une phrase, ou vous reportez une décision de 24 heures au lieu de ruminer pendant 6 jours. Vous faites un brouillon de l'attente de la perfection. Ce que vous gagnez ici, ce n'est pas du confort, c'est de la capacité. Ça doit vous parler de la productivité, si vous préférez. Mais c'est de la capacité. Capacité à être non seulement productif, mais aussi de ne pas vous casser le moral et de perdre votre santé mentale. Et on veut aussi redonner une place au silence. Je vous parlais dernièrement dans le backstage de l'ennui, qui est important, de savoir s'ennuyer, de prendre plaisir à s'ennuyer. Je ne vous parle pas de ça. Je vous parle de redonner une place au silence. Et c'est une compétence. Vous oubliez que le silence est aussi une réponse. Quand le mental est saturé, il comble. Il comble avec des choses qui ne vous appartiennent pas forcément. Il répond vite, il justifie trop. parle pour remplir, il remplit pour se rassurer. Là aussi, nous l'avons vu dans l'épisode sur l'inconscient. À un moment donné, quand on vous pose une question « qu'est-ce que vous pensez anti-vaccin pour les vaccins ? » C'est plus l'actualité, mais en ce moment, c'est l'Iran, l'Israël, les États-Unis. Qu'est-ce que tu en penses ? Et au lieu de réfléchir un petit moment, de se prendre un temps de réponse, on répond tout de suite. Parce que votre cerveau n'aime pas le silence. Parce que votre cerveau n'aime pas le vide. Il faut répondre tout de suite. Et parfois, on dit des grosses conneries. Le silence n'est pas l'absence de réponse. C'est l'espace qui rend une réponse possible. Et sur le plan physiologique, il y a des éléments intéressants. Une revue sur le silence distingue silence extérieur et silence intérieur. Elle rapporte que le silence intérieur est associé à des effets sur le système nerveux autonome. Donc moins d'activation sympathique, meilleure régulation. En gros, ça veut dire quoi ? Ça veut dire que moins on répond rapidement, plus on prend de temps. de temps pour réfléchir, et puis on va avoir un cerveau qui va nous permettre d'avoir des... bons arguments, et puis de parler vrai au lieu de parler copié. Donc créer du silence intérieur, ce n'est pas spirituel, c'est régulateur. Deux secondes avant, c'est un geste pratique qui peut vous aider. Avant un message, avant une décision, avant une réponse, deux secondes et rien d'autre. C'est pas long, hein ? Deux secondes, c'est assez court pour être acceptable, et assez long pour casser l'automatisme. On l'a vu, l'inconscient est souvent en mode automatique. Et donc quand on vous pose une question, quelque chose d'important, à prendre une décision, vous allez choisir, deux secondes, vous allez choisir entre répondre maintenant, répondre plus tard, ou ne pas répondre. Et ne répondre plus tard ou ne pas répondre tout de suite, c'est aussi et c'est déjà une réponse. Je me souviens quand j'étais plus jeune, je faisais beaucoup de surf. Je vous l'ai dit, j'étais aussi maître nageur et j'étais en côte dangereuse. Beaucoup jeune, c'est pas maintenant, j'avais une vingtaine d'années, 20-25 ans, ou 20-22 ans. Et j'étais maître nageur. Et il y avait un maître nageur beaucoup plus âgé que moi qui travaillait au Truc Vert, au Cap Ferré. Au Truc Vert, c'était le nom d'une plage. Et qui m'a expliqué une chose essentielle, parce que moi, quand je m'entraînais pour aller sauver des gens... À l'océan, je me battais contre les vagues, je me battais contre le courant. J'étais toujours contre le courant, contre les vagues, pour aller chercher quelqu'un qui pouvait être en train de se noyer. Moi, l'important, c'était l'objectif. Il fallait que, justement, que je ne pouvais pas... Il fallait que j'atteigne mes objectifs. Voilà, c'était important que je le fasse. Et bien sûr que c'était important, puisque la personne était en train de se noyer. Et le maître nageur m'avait dit, tu sais, David, ne va pas contre le courant. Ne va pas aller chercher... Ne va pas contre les vagues. épouse les vagues, épouse l'océan, joue avec. Et tu verras par exemple que si tu vas contre le courant, tu iras beaucoup moins vite que si tu pars avec le courant, que tu perds effectivement 100 ou 150 mètres, et que tu reviens ensuite derrière la vague, et que tu as joué avec l'océan, et tu atteindras plus vite la personne qui est en danger. Pourtant l'objectif était quand même louable. Mais j'ai compris à ce moment-là que dans la vie, et je m'en suis servi plus tard, dans la vie, ce n'est pas la peine d'aller contre le courant, mais de se servir du courant, de se servir des situations. que nous propose la vie. Je vous en avais parlé d'ailleurs dans les leçons de vie, les leçons que nous propose la vie, c'est de comprendre et de jouer avec. D'ailleurs, Confucius, un jour, avait vu un homme plonger dans des rapides, des rapides terribles, vous savez, les grosses rivières, les gros torrents à Luoyang. Et lui, il avait compris que la personne était en train de se noyer. Donc il a dit à ses disciples de se préparer à le sauver, à le tirer de l'eau. On reste dans le milieu du sauvetage. Et en fait, l'homme est ressorti plus bas. vivant, calme, presque comme si rien n'était. Et quand on lui a demandé comment il a fait pour se battre contre l'eau, contre les torrents, contre le courant, il a dit que l'idée n'était pas que je sois plus fort que l'eau, c'était l'inverse, je n'ai pas combattu le courant. J'ai composé avec lui, j'ai joué avec lui. Plus tard, quand j'ai fait de l'hydrospeed ou du rafting, c'était la même chose. On joue avec le courant. On n'essaie pas d'aller contre le courant, parce que de toute façon, on se fait battre automatiquement par la nature, par la vie et par les problèmes que nous propose la vie. À un moment donné, il va falloir composer avec. Et c'est exactement ce que nous propose le Huawei d'ailleurs. Vous ne gagnez pas en rigidifiant votre vie, vous gagnez en apprenant à vous ajuster à ce qui bouge sans vous dissoudre. En Europe, on en revient aussi au taekwondo, où on utilise la force de l'adversaire pour le mettre par terre. On ne va pas se mettre contre lui, on ne va pas, contre sa force à lui, opposer notre force à lui. On va utiliser sa force et le balancer sur le côté en utilisant un minimum d'énergie. C'est le même principe. C'est le même principe d'ailleurs que, je ne sais pas si vous connaissez la voile, mais je vais peut-être déjà naviguer sur un voilier, mais un voilier ne s'avance pas parce qu'on pousse avec le vent, contre le vent, on va jouer avec le vent. Il avance parce qu'on règle l'angle de la voile, la tension, la trajectoire. Et c'est là aussi la même ambition, avancer, mais avec une autre méthode, avec un réglage plutôt qu'avec une force. On peut toujours être convaincu, vous dire non, mais moi je sais, je sais, je maîtrise les choses. Vous allez voir qu'en réglant, vous maîtriserez aussi bien les choses, mais avec moins de fatigue, moins d'énergie. Je vous donne deux grands exemples que j'ai pu vivre quand j'avais mes accompagnements. Et j'avais une personne qui, justement, m'a contacté parce qu'on lui reprochait de trop vouloir maîtriser. Ça devenait saoulant pour son entourage. Il cherchait toujours la perfection. C'était un monsieur qui était dans le commercial, un homme qui était dans le commercial. Et donc, il me dit, moi, je vérifie tout. Je n'anticipe plus. Je multiplie les scénarios. Et puis, sur le moment, moi, ça me rassure. Au moins, je maîtrise les choses. Puis, ça renforce l'association. Bien sûr, incertitude et danger. Et mon système reste en alerte. Or, l'incertitude est un moteur de stress bien documenté. Donc, il m'a appelé. pour son stress, parce qu'il avait envie de changer les choses, de modifier les choses. Et nous avons vu cette façon ensemble de pouvoir jouer avec les éléments. Un autre contre-exemple, j'ai envie de dire, c'est consommer de la motivation pour compenser la fatigue. Eh oui, podcast, vidéo, méthode, routine, discipline au marteau, parce qu'on va se motiver un maximum parce qu'on est fatigué. Et comment se dire, puisque je suis fatigué, je le fais moi aussi, de temps en temps, ça m'arrive aussi de me dire... J'en ai marre de faire le podcast Minua Bali. Je n'ai pas forcément beaucoup de retours, même si j'en ai, ça me fait plaisir. Dans ce cas-là, on est des fétistes, de toute façon. On voit toujours le noir, on ne voit pas forcément le blanc. Et à un moment donné, je me motive. Je vais voir d'autres podcasts, je vais voir des vidéos. Je me mets des routines en place. Je vois des méthodes, des langues qui ont réussi. Parce que moi, je n'ai pas réussi. Là, j'apprends à lâcher prise. Parce que le problème, c'est que ça me nourrit l'idée que la sortie... va demander plus d'efforts encore, alors que non. Alors que votre sujet, souvent, c'est l'effort mal placé et l'absence d'espace. C'est ce qu'il s'est passé, par exemple, sur ce podcast. On est, oh, oh, oh, calme-toi. Qu'est-ce que je peux changer éventuellement ? Quelles sont mes autres priorités ? Qu'est-ce que j'ai envie de faire ? Enfin, il y a plein de questions que je me suis posées, mais j'ai arrêté de vouloir tout maîtriser. Et tout de suite, tout de suite, ça a tout changé. Donc, une action simple, ça prend moins de 10 minutes, et faisable, voilà. Tout de suite, vous prenez une feuille et vous écrivez trois lignes. La situation, une seule situation que vous avez choisie. Votre intention. Et puis ensuite, deux variables que je relâche. Deux mots, chacune. Puis juste après, faites deux secondes de pause. Et notez la prochaine action simple. Et si en faisant ça, vous sentez un petit relâchement, pas une euphorie, un truc, juste un souffle, c'est le signe que vous êtes en train de forcer au mauvais endroit. Et si vous vous êtes reconnu, dans ces cinq signes, vous pouvez simplement m'écrire. Pas pour prendre une décision, juste pour poser votre situation et la clarifier. Je réponds sobrement avec un ajustement concret. Première séance, juste pour parler ensemble de ce qui vous empêche de lâcher prise et ce qui vous oblige à tout maîtriser. Et si vous avez aimé cet épisode, si vous le dites que vous venez d'écouter, retenez une chose, le Wouai, ça ne sert pas à devenir cool, ça sert à arrêter de forcer au mauvais endroit. Mais une fois que vous avez récupéré un peu d'espace, d'intention claire, de scénario relâché, de secondes avant de répondre, il reste une étape. Décidez. Et c'est là que l'hyper-analyse revient. Quand le mental reprend la main et vous repartez en boucle. Dans les plusieurs suivantes, on va en parler. On va transformer cet espace en une décision testable. Un réversible en 7 jours, sans grand discours, juste du réel. Nous sommes ici pour du pratique. Donc on va voir dans l'épisode de l'hyper-analyse et la décision, on va passer de la tête au terrain. Une décision, un test, un calendrier, et vous arrêtez de négocier avec vous-même. Voilà, j'espère que ça va, ces deux épisodes vont être importants pour vous. En tout cas, n'hésitez pas à les partager avec des personnes qui, elles-mêmes, ont du mal à lâcher prise et trouvent ça normal, parce que c'est normal que les choses soient difficiles à faire. Elles sont très fières de ne rien déléguer, par exemple, si on n'a pas parlé de la... le fait de déléguer, mais c'est très important aussi d'être capable aussi de déléguer les choses. On n'a pas besoin de tout faire. Je pourrais en faire un épisode complet, parce que j'ai eu beaucoup de mal à déléguer au départ, mais maintenant je le fais quasi systématiquement. Et c'est un vrai plaisir, parce que d'autres personnes sont tout aussi capables que vous de faire certaines tâches que vous êtes obligés à faire. On fera peut-être un autre épisode là-dessus. En tout cas, la semaine prochaine, on se revoit pour parler d'un sujet extrêmement intéressant et qui, j'espère, vous apportera un plus, un mieux, puis un petit travail à faire quand même, parce que c'est important, encore une fois, si vous écoutez ces podcasts, c'est de passer à l'action. Et passer à l'action, c'est par exemple, me contacter tout simplement pour que je puisse vous accompagner et changer quelque part votre vie ou la vivre autrement. N'hésitez pas à laisser des étoiles, plein d'étoiles, un maximum de 5 étoiles, donc n'allez pas trop loin. 5 étoiles sur Apple Podcasts, sur Spotify, et puis également de passer sur de passer, j'ai perdu mes mots, de passer sur Facebook, parce que je mets régulièrement des vidéos, je mets plein de petites choses qui peuvent vous plaire, et surtout, actuellement, il y a beaucoup de tensions dans le monde, je pense que ça peut vous faire du bien, parce que franchement, entre nous, on a tout pour avoir une vie agréable, on a tout pour avoir des interactions vraiment sympas, pour se sentir mieux dans notre peau, dans notre vie, c'est à nous de jouer, c'est à vous de jouer. On se retrouve la semaine prochaine pour un nouvel épisode quand il sera minuit.