Speaker #0Dans les derniers mois où je travaillais encore dans mon agence de communication, il m'arrivait assez souvent de me sentir à l'intérieur pas forcément bien. De l'extérieur, tout le monde me pensait que j'étais au top, c'est super, j'étais génial, je faisais plein de choses créatives et tout, mais là j'étais à la hauteur de mon boulot, de mon taf, mais en fait à l'intérieur je ne me sentais pas forcément aligné avec ce que je faisais. Je me levais le matin, je faisais ma journée, je Ausha toutes les cases et pourtant je me sentais fatigué. Une fatigue, ça ne ressemblait pas à un j'ai mal dormi, parce que je dormais assez bien, mais plutôt je traînais un truc, une nonchalance, une sorte de nostalgie. J'étais au travail, j'allais dans les réunions, dans les projets, je suivais des bonnes conversations, je faisais des réunions et puis je m'entendais au fond de moi dire mais qu'est-ce que je fous là ? Je ne suis pas vraiment là en fait, je ne suis pas vraiment là où je suis, à l'action, vous voyez. Mais voilà, je faisais ce qu'il fallait, j'étais compétent, on me faisait confiance, et pourtant je ne me sentais plus nourri de l'intérieur. Et le soir, je posais mon téléphone, je scrollais parfois sans même regarder ce que je faisais, ou alors je regardais une série Netflix ou un film, ou je jouais aux jeux vidéo. Et puis il y avait toujours une question qui revenait, une question qui était floue. qui était « Mais qu'est-ce que je suis en train de foutre de ma vie ? » Et je pense que vous voyez peut-être la même chose, le week-end arrive, le récupéré, vous avez juste l'impression de reprendre de l'air, comme si la semaine nous comprimait, comme si on était un peu en asphyxie. Et puis le dimanche soir, parfois on sentait une petite tension bizarre, comme si le lundi matin, il fallait aller à l'école. Vous voyez qu'on n'a pas fait forcément ses devoirs et qu'il fallait aller à l'école. Ce n'est pas une panique, c'est une pression, une résistance intérieure. Et le pire, tout souvent, c'est que... On n'a pas une raison, une vraie raison. C'est pour ça que le sujet est un peu flou. Parce que la raison propre, on n'a pas de quoi se plaindre. Moi, j'étais quand même créateur de ma boîte, directeur. Tout allait à peu près bien. J'avais une bonne situation, une vie correcte. Mais j'avais même, on peut le dire, quelque part réussi. C'était quand même une belle société. Et pourtant, je me sentais à côté. Voilà. Je me sentais à côté. Et là, si vous reconnaissez là-dedans, on va essayer de mettre des mots clairs sur ce qui se passe. On va essayer. On ne va pas jouer le drame, le côté dramaturge, le grand discours, mais on va essayer de mettre des mots là-dessus avec des petits peu de précision pour sortir de cette nostalgie, de sentir mieux, tout au moins à l'intérieur et de trouver des réponses. Voilà, c'est le but de cet épisode. Il est milieu à Bali, l'heure de notre rendez-vous avec l'évolution naturelle. Un moment rien que pour vous, une pause, pour découvrir d'autres philosophies de vie, des modes de pensée différents. Milieu à Bali vous offre la possibilité d'explorer ce que nous sommes vraiment, de mieux comprendre ce qui nous anime, ce qui nous fait vibrer, aimer et avancer. Ce qui peut nous permettre d'être plus en équilibre, plus heureux. Je m'appelle David Mott, je suis accompagnateur en évolution naturelle, Master Coach certifié, mais je me définis plutôt comme un explorateur du vivant. Ce qui m'intéresse tout particulièrement, c'est le changement, celui que nous préparons ou celui qui nous surprend. Ensemble, nous allons dépasser nos limites, réinventer notre vie ou la vivre autrement. Parce qu'il n'est jamais trop tard de devenir la personne que vous avez toujours voulu être. Et c'est maintenant, quand il est minuit, à Bali. La première chose qu'il faut se dire dans ce type de situation, encore une fois, de l'extérieur, on fait bonne figure, tout va bien, mais de l'intérieur, ça coince un peu, on ne se sent pas forcément bien. Eh bien, ce que vous vivez, ce n'est pas un manque de motivation. Non, non, pas du tout. C'est plus un problème d'organisation. Et dans beaucoup de cas, ce n'est pas un burn-out, au sens classique en tout cas. Le vrai sujet, eh bien, il est plus simple et plus inconfortable quelque part. On est probablement coincé dans un... conflit d'identité. Une partie de nous continue à jouer un rôle, parfois très bien d'ailleurs, pendant qu'une autre partie de nous, on n'y croit plus vraiment. Vous n'êtes pas perdu, parce que vous ne savez pas quoi faire. Vous êtes perdu parce que vous faites encore, parce que ce que vous faites encore ne correspond plus à ce que vous êtes en train de devenir. C'est un peu comme l'histoire de la libellule avec sa larve au début, puis on sort et on devient libellule et on se dit, merde, mais c'est pas du tout ce que je suis vraiment, mais on ne le sent pas. On a du mal à verbaliser tout ça. Et c'est un blocage très particulier parce que ce n'est pas une panne d'énergie. C'est une dissonance, une contradiction intérieure. On va rester très concret. Pourquoi nous, adultes lucides, on bloque plus que les autres ? Parce qu'il y a une idée contre-intuitive. C'est que les gens raisonnables restent parfois bloqués plus longtemps que les autres. Pourquoi ? Parce qu'ils savent argumenter contre eux-mêmes. J'arrivais tout à fait à me convaincre que c'était un passage, que ça allait se changer. Après tout, je n'étais pas si mal que ça, parce qu'on sait justifier les choses. On sait mettre des mots sur les choses, en tout cas des mots qui nous arrangent. Et puis parce qu'on sait tout simplement temporiser et dire « Attends, ça va passer. Dans quelques mois, ça ira mieux. En quelques semaines, quelques jours. » Et puis ces personnes qui sont des gens raisonnables, ils ont appris à être efficaces, à tenir et à gérer. C'est ce qu'on nous demande toute notre vie. La société nous demande à être efficaces, à tenir et à gérer. Donc quand quelque chose ne va plus, on ne s'effondre pas. On s'adapte. On bricole. On compense, on rationalise. Vous vous reconnaissez un petit peu là-dedans ? On se dit « c'est pas si grave, ça va passer, j'exagère, je vais m'y remettre, aller au boulot, je devrais être reconnaissante ou reconnaissant » . Et pendant ce temps-là, le malaise devient un bruit de fond. C'est un peu... Moi, le matin à Bali, j'ai les bruits des coques. Et quand je me suis installé à Ouboud, les bruits des coques, je les entendais tous les matins. Plus les gens qui se réveillaient à 6h du matin pour faire leur cérémonie, je me suis dit « jamais je pourrais m'adapter à ça » . Et pourtant, si, si, au bout de deux semaines, au début, le bruit gêne et puis le cerveau s'habitue. Le cerveau s'habitue. On n'entend plus vraiment les bruits. Mais le problème, c'est que le corps, lui, il ne s'habitue pas et il encaisse. Et ce qui nous retient, ce n'est pas la peur du changement, c'est la peur de la perte. Quand on dit peur de changer de vie, on imagine souvent la peur de l'inconnu. Mais chez beaucoup d'adultes, en fait, c'est le blocage principal. Mais elle est ailleurs. On a peur de perdre l'ancienne version de soi-même. C'est plus rassurant, on a vu. On a peur de perdre l'image que l'on peut donner, celle du cadre solide, du responsable, de la personne fiable, de la réussite, de statut, même implicite, un rôle social, celui qu'on attend de nous, une cohérence, l'histoire que vous racontez sur votre vie. Et ce n'est pas juste quitter un job, c'est toucher à l'identité même de ce que l'on est. L'identité, c'est collant, parce que ce n'est pas seulement ce que vous faites, c'est ce que les autres ont appris à reconnaître chez vous. On n'a pas envie de changer cette image-là. en tout cas si elle est positive. Donc même si vous souffrez, une partie de vous protège le système. Pas parce que vous aimez votre situation, mais parce que vous craignez ce que vous perdez en la quittant. On sait ce qu'on perd, mais on ne sait pas ce qu'on gagne. Vous connaissez la maxime. Alors pourquoi la motivation ne suffit pas ? Parce que la motivation c'est une étincelle. Elle monte, puis après ça redescend. Quand le sujet c'est faire du sport, par exemple, manger mieux, la motivation ça peut aider bien sûr. Mais quand le sujet, ça touche à l'identité, à ma place, mon rôle, ma vie, la motivation ne tient pas parce que ce n'est pas le bon carburant. Dans ce cas-là, ce qui manque le plus souvent, ce n'est pas l'envie en fait, c'est la clarté et puis la sécurité aussi. Vous pouvez avoir envie de changer, bien sûr, mais vous restez immobile. Mais vous pouvez avoir envie de changer quand même parce que vous n'avez pas une bonne trajectoire assez claire pour avancer sans tout casser. Et je le répète souvent, le changement, ça s'apprend, ça s'apprivoise. On le fait au fur et à mesure, mais ce n'est pas à peine de tout casser. Ce n'est pas forcément la bonne solution. À moins qu'on y soit obligé, bien sûr. Et si votre cerveau fait son boulot, il évite le risque. On l'a vu dans les précédents épisodes. Il y a tout début de Minua Bali, je vous parlais de trois épisodes de l'inconscient, du rôle de l'inconscient, qui est primordial et qu'il faut connaître. Ce cerveau, il préfère une souffrance connue à une incertitude totale. C'est frustrant, mais c'est logique. Et le piège classique, c'est de confondre, réfléchir et avancer. On l'a déjà vu, mais quand on se sent perdu, on pense qu'il faut d'abord réfléchir, planifier. Donc on va analyser, on lit. On regarde, on se renseigne, on s'informe un maximum, maximum. On tourne des scénarios dans la tête, on mouline. Et parfois on finit par connaître par cœur les théories du changement, sans bouger d'un centimètre. D'ailleurs, il y a des personnes qui me contactent pour que je les accompagne dans un changement particulier et qui elles-mêmes me donnent des solutions. En disant « Voilà, je devrais faire telle méthode, ou je sais que je devrais écrire sur un carnet. » Très bien, elles savent, c'est très bien, c'est très très bien. Mais en fait, elles ne bougent pas d'un centimètre. Et pourquoi ? Pourquoi elles ne bougent pas ? Parce que réfléchir, ça peut devenir une stratégie d'évitement très élégante. J'ai accompagné d'ailleurs une personne, il n'y a pas très longtemps, qui devait écrire un livre, un petit bout de temps, il y a 6 mois, 6-7 mois, et qui a écrit un livre et qui m'a, au tout début de nos entretiens, qui m'expliquait exactement ce qu'elle devait faire, le changement, et pourquoi elle ne faisait pas les choses. C'était elle qui était coach, mais elle n'avançait pas d'un centimètre. Elle avait l'impression d'avancer, de connaître les rouages, mais elle n'avançait pas. Parce que ça évite de se confronter à un point plus simple. Une décision coûte toujours quelque chose. Et oui. Et tant que vous n'acceptez pas le coût de ce changement, de cette action, vous restez entre les deux. Je me souviens d'avoir accompagné une femme qui devait avoir une cinquantaine d'années, manageuse, même directrice de plusieurs équipes, vraiment, qui avait trois enfants, une charge mentale énorme. Et puis elle a tenu, elle a tenu longtemps. Elle a tenu, elle a tenu longtemps. Elle a géré, elle a fait avec, comme elle dit, elle a fait avec. Et puis un jour, elle a réalisé qu'elle avait... qu'elle vivait en mode maintenance, qu'elle empêchait l'incendie, mais qu'elle n'imitait plus sa vie. Ce n'était plus sa vie. Son blocage, ce n'était pas l'absence d'idées. C'était juste, si je change, qui va payer le prix ? Donc elle protégeait le système, la famille, le cadre. Oui, si je change de vie, si je change, si j'ai quelque chose que j'aime, du coup, mes enfants risquent de payer le prix de ça. Ou mon conjoint, ou en l'occurrence, pour elle, c'était aussi ses collaborateurs. Et puis le management au-dessus d'elle. Dans ce cas-là, on voit la même chose. Ce n'est pas l'absence d'envie, c'est juste le verrou identitaire et la peur de déstabiliser l'écosystème. Vous connaissez le principe du nageur avec le courant. Si vous imaginez un nageur dans une rivière, et s'il lutte contre le courant avec les bras, avec les jambes, il frappe l'eau, mais il s'épuise très vite. Et souvent, il panique, il boit la tasse, il s'agite et il se fatigue de plus en plus. Parce que la sortie, ce n'est pas de nager plus fort. La sortie, c'est de calculer. l'endroit où il va pouvoir sortir. À l'époque, quand j'étais à Boursa-Maurice, je faisais du rafting et de l'hydrospeed. Et quand on se mettait dans l'eau, on se jetait dans la rivière, on savait très bien qu'on allait sortir de 100 à 300 mètres plus loin. Parce qu'on n'allait pas aller contre le courant, mais bien jouer avec le courant pour sortir plus loin. Et c'était la règle du jeu. Et notre situation, ça ressemble souvent à ça. On se débat dans sa tête. Je change ou je ne change pas ? Je reste, je pars. Je suis ingrat, je suis lucide, je me plains, je suis fatigué. Et on n'a pas besoin de forcer plus. On a juste besoin de reprendre l'orientation. Et donc, le coût de l'inaction, ce n'est pas toujours spectaculaire. C'est rarement un effondrement. Le coût de l'inaction, c'est une usure. Une usure fatiguementale qui s'installe, comme je vous l'ai dit au tout début de cet épisode. On n'est pas bien, on ne se sent pas bien, on ne sait pas comment l'expliquer. Puis ce n'est pas évident de l'expliquer aux autres. Une irritabilité bête sur les détails. On se met en colère, on se fout en rogne. Une patience qui diminue, surtout avec les proches. Puis là, effectivement, c'est l'être. C'est les proches qui trinquent. Une baisse d'estime de soi. Je ne suis même plus capable de savoir ce que je veux. Une sensation de vivre avec un décalage. Vous voyez que le sujet est important. Une relation au temps qui change aussi. Les semaines qui passent et puis on a l'impression qu'il ne se passe rien. Puis on se dit je le ferai la semaine prochaine, le mois suivant. Ou l'année prochaine quand je pourrai changer de boulot. Mais rien ne bouge. Et ce qui fait mal au bout d'un moment, ce n'est pas la situation. C'est de devoir tenir une vie qui ne nous ressemble plus. Parce que vous êtes lucide. La lucidité, quand elle n'a pas de sortie, ça devient une charge. Et puis, qu'est-ce qu'on fait ? On se dit, je vais me reprendre, je vais être plus carré, je vais être plus fort. Ok, c'est bien, ça marche, une semaine, parfois un mois, deux mois, puis après ça revient, le malaise revient parce que la discipline ne répond pas à la question. Mais pourquoi je fais tout ça ? On peut se discipliner dans une mauvaise direction et ça abîme. On se fixe des buts qui ne sont pas les bons. On se dit, il faut que je fasse, il faut que je me reprenne, il faut que je sois fort, il faut que je sois forte, il faut que je ressemble à ce que les gens voient de l'extérieur, et puis ça abîme. Mais ça ne marche pas. On l'a vu aussi, on peut cumuler le nombre de contenus inspirationnels à l'infini en écoutant encore une fois des podcasts, en regardant des vidéos, en lisant des bouquins. Mais la fin ne bouge pas parce qu'on se dit qu'il nous manque quelque chose encore. Et c'est pour ça que rien n'a changé. On a compris le principe, mais on n'a rien fait. Ou alors, ou alors, ou alors, ou alors, on se dit, je quitte tout, c'est pas compliqué. Tu veux que je bouge ? Je vais bouger, allez hop, je quitte tout. Change de boulot, allez hop, je démissionne. Je pars sans plan, je romps une relation sans compréhension. Par exemple, tiens, je te quitte. Pourquoi ? Je ne sais pas, mais je vais réfléchir plus tard. On n'essaie pas de réfléchir. Et ce qui arrive ensuite, c'est violent parce qu'on perd le cadre sans avoir gagné la clarté. Donc, pour commencer ailleurs, le même mécanisme avec un autre décor. Je le vois par exemple à Bali. À Bali, il y a beaucoup de gens qui viennent s'installer à Bali, des expatriés, souvent des Français, des Belges, des Suisses, francophones en tout cas, et qui viennent sur Bali avec leur bagage. Ils ont des addictions, ils ont des... Ils ont des problèmes avec leur famille, des problèmes avec leur conjoint, des problèmes avec leur famille, leur boulot, ils ne sont pas bien dans leur peau. Ils ont l'impression qu'ils ont tout quitté, ils arrivent sur Bali en pensant que tout va changer et rien ne change. Parce qu'ils n'ont pas quitté à la base, parce qu'ils n'ont pas réfléchi, parce qu'ils n'ont pas mis en action des choses qui peuvent permettre de changer la donne. Donc ce n'est pas avec un autre décor qu'on va changer les choses. C'est en travaillant et en ayant une réflexion sur ce changement. Sinon, on arrive avec ses bagages et on repart avec ses bagages. Puis vous avez aussi, bien sûr, la personne qui attend d'être sûre. Vous avez peut-être déjà rencontré ces personnes qui vous disent « Attends, j'attends d'être sûre. » « J'attends d'être certain avant de bouger. » Sauf que dans ces sujets-là, la certitude n'arrive presque jamais avant l'action. Elle arrive après, quelque part, quand vous avez les retours, quand vous commencez à savoir, à comprendre. Je vous le dis souvent, je le répète souvent, l'action va engendrer... Tout simplement des expériences. Vous allez les tester et vous allez dire « Ah tiens, vous allez ajuster » . Mais avant, vous ne pouvez qu'imaginer ce qui va se passer. Donc être certain avant de bouger, vous ne bougerez jamais. Attendre d'être sûr, c'est souvent attendre indéfiniment. Et la vraie sortie, ce n'est pas un grand saut, c'est un repositionnement progressif. Et ça commence par une simple idée. Vous n'avez pas à changer de vie d'un coup. Vous avez à vous réaccorder à votre vie. et à votre identité actuelle. Ça peut être un grand changement, comme je l'ai fait, comme quelque chose de plus petit, entre guillemets, ou un ajustement qui va vous correspondre plus, avec trois directions concrètes, sans protocole lourd, sans truc lourd. La première chose, c'est d'arrêter de penser « qu'est-ce que je dois faire ? » ou « qu'est-ce que je dois faire ? » Vous allez passer de « qu'est-ce que je dois faire ? » à « qu'est-ce que je ne veux plus faire ? » Vous voyez le truc ? Qu'est-ce que je dois faire ? Qu'est-ce que je dois faire à qu'est-ce que je ne peux plus faire ? Et quand on est perdu, on cherche une nouvelle route. Mais souvent, la même clarté vient d'un non. Un non pas agressif, pas « je ne veux plus » , non, non. Un non lucide. Par exemple, je ne peux plus me réveiller tous les matins avec une boule au ventre. Je ne peux plus accepter un rythme qui m'éteint. Je ne peux plus faire semblant que tout va bien. C'est un non, c'est un non qui ne résout pas tout, mais il retire l'illusion. Et ça libère. l'énergie. Et ça prévient le cerveau aussi, par l'occasion. On va aussi remplacer la décision par l'expérimentation. Arrêtez de prendre des décisions. Je prends ça, je fais ça. Expérimentez. Tant que vous cherchez la bonne décision, vous allez rester coincés. L'alternative est plus douce et plus efficace. Vous testez des micro-déplacements. Pas pour trouver la vérité, mais pour récupérer de l'information sur vous, pour mieux vous comprendre. pour vous tester vous-même, pour vous amuser à vous regarder par rapport à la situation, à chercher, à vous dire « Ah merde, tiens, je réagis comme ça quand ces situations-là, mais du coup, ça ne me correspond pas vraiment. Au contraire, mais qu'est-ce que je me suis senti bien là-dedans ? » C'est ça. Et ça peut être reprendre une activité qui vous remet en mouvement, sans enjeu. Parler à quelqu'un dans notre métier, juste pour comprendre. « Tiens, je veux être fleuriste, on l'a vu la dernière fois. Tiens, j'aimerais bien faire des fleurs. » Et vous écouter parler, vous dire « Ah, c'est vrai que quand j'en parle, je suis hyper enthousiaste. » Vous pouvez... Changez un paramètre de votre semaine. Changez vos habitudes. Une soirée, un créneau, une habitude à faire. Remettre de l'air dans votre agenda ou clarifier ce qui vous épuise réellement. Tiens, je vis ça toutes les semaines, tous les lundis. J'ai une réunion, mais ça me saoule. Ce n'est pas ce qui devrait vous épuiser, mais ce qui vous épuise réellement. Et quand vous expérimentez, votre cerveau arrête de paniquer parce que vous ne jouez plus votre vie sur un coup. Vous explorez. C'est beau, l'exploration. L'exploration, elle est belle. plus supportable que le saut bien sûr travailler sur l'identité pas sur la performance quand vous sentez quand vous sentez je suis perdu mais tendance à vous dire je suis pas assez je suis pas assez fort je suis pas assez bonne je suis pas assez précise pas assez motivé pas assez clair alors que la vraie question est souvent à qui suis-je en train d'essayer de rester fidèle ma différence c'est pas je ne suis pas assez c'est à qui suis-je en train d'essayer de rester fidèle Elle a une image familiale. à un rôle professionnel, à une ancienne promesse que j'ai pu me faire ou que j'ai faite, à un statut, à une peur peut-être de décevoir. Et quand vous mettez le doigt sur ça, vous comprenez que c'est un rôle professionnel. que vous ne manquez pas de courage. Vous êtes juste loyal, quelque chose d'ancien et c'est beau. Mais ça se travaille, avec douceur, avec lucidité. Si vous vous sentez perdu en ce moment, il y a une lecture plus apaisante que « je dysfonctionne, je merde, ça va pas, je suis pas bon, je suis pas bonne, je suis pas à la hauteur » . Vous traversez peut-être tout simplement une étape où votre système intérieur n'est plus aligné. Ok, c'est pas agréable, mais c'est pas une fatalité. Et surtout, c'est pas un problème à régler à coup de motivation, de discipline. De grandes déclarations, c'est un problème de direction, de cohérence et de place. Et puis j'ai envie d'y rajouter, de vous connaître vous-même, d'apprendre à vous connaître. Vous pouvez vous surprendre, vous amuser, parfois vous décevoir, c'est possible, mais c'est pas grave, vous expérimentez. Vous n'avez pas besoin d'un slogan, vous avez besoin d'un peu de vérité et d'un chemin praticable. Et si en écoutant, vous vous êtes dit, ah ouais, ça c'est exactement ça, en tout cas j'ai compris le principe, je vais le faire, il y a une chose simple, vous pouvez tout simplement m'écrire, on prend rendez-vous. pas pour prendre une décision, pas pour tout changer, juste pour clarifier, mettre les choses à plat. Et arrêtez de tourner toute seule ou tout seul dans votre tête. Je suis là, je peux vous accompagner. N'hésitez pas à me contacter, à m'envoyer un mail, tout simplement, à me laisser un message. Vous êtes nombreux déjà à l'avoir fait, et je vous en remercie. Et on est ensemble, c'est pas vous et moi, c'est ensemble, on peut tout simplement changer les choses. Voilà, changer votre vie ou la vivre autrement. N'hésitez pas à me laisser des étoiles sur Spotify, sur Apple Podcast, je le dis souvent, je le dis à la fin. la fin de chaque épisode. N'hésitez pas à aller voir sur... Et vous abonner, bien évidemment, sur Facebook. Je laisse régulièrement des posts, des articles, plein de choses qui m'amusent parfois, qui me font peur, qui m'effraient. Tout ça en lien avec le changement de vie. Et puis on se retrouve très vite. Voilà, une bonne décision à prendre. Tiens, je suis perdu dans ma vie. Tiens, on prend une décision. La première décision, c'est de se retrouver la semaine prochaine quand il sera minuit à Bali.