Speaker #0Bienvenue sur le podcast Minute Santé, le podcast pour prendre soin de votre santé où l'on décrypte différents sujets santé en misant avant tout sur la prévention. Car comme le dit l'adage, mieux vaut prévenir que guérir. Je suis Nadia, blogueuse santé sur consomousslim.com et médecin. Je suis passionnée par la médecine et les alternatives naturelles. J'espère vous aider au travers de ce podcast à prendre soin de votre santé en prenant en compte toutes les sphères de votre vie. N'hésitez pas à vous abonner au podcast pour ne rater aucun épisode. et prendre votre santé en main dès aujourd'hui. Bienvenue dans ce nouvel épisode de Minute Santé spéciale Ramadan. Aujourd'hui, on parle organisation et de la fameuse charge mentale qu'on entend sur toutes les lèvres. À cette période de l'année, beaucoup de femmes ressentent une forme de tiraillement. Elles ont envie d'un Ramadan plus apaisé, avoir plus d'énergie, etc. Et en même temps, il y a leur petite voix intérieure dans leur tête qui apparaît et qui leur dit comment je vais gérer tout ça pendant le Ramadan. tout le quotidien autour. Donc dans cet épisode, je voudrais qu'on parle d'organisation, mais d'une organisation au service du ramadan, pas d'une organisation qui ajoute encore une pression en plus. On ne va pas parler de tout faire mieux, on va parler de faire plus simple, de faire plus clair, d'alléger quoi. Et du coup, je vous laisse avec l'épisode du jour et je vous souhaite une bonne écoute. Je m'excuse par avance si j'ai une voix nasonnée, je suis un peu enrhumée, du coup voilà, désolé. Avant de commencer à vous parler de la charge mentale, sachez que j'ai fait un épisode détaillé sur ce sujet. Je vous invite à l'écouter ou le réécouter, c'est l'épisode 22. La charge mentale, ce n'est pas ce que vous faites, c'est ce que vous gardez en tête. Avant le ramadan, elle augmente presque toujours, même quand on ne change rien à son quotidien au final. Donc juste du fait de son arrivée, parce que justement on commence à anticiper mentalement. On pense aux repas, pas forcément à les faire mais on y pense en fait, qu'est-ce qu'on va faire, qu'est-ce qu'on va cuisiner. Qu'est-ce qu'on va manger ? Qu'est-ce qu'il faudra prévoir comme course ? Comment on va s'organiser ? Qui on va inviter ? Est-ce que ça sera équilibré ? Est-ce qu'on va retomber dans les mêmes automatismes que les années précédentes ? On pense aux enfants, quand on en a. Comment ils vont vivre le ramadan ? Est-ce qu'ils vont être fatigués ? Comment, quand ils sont en bas âge, gérer les devoirs, les couchers tardifs, les réveils difficiles ? Comment rester patiente, quand soi-même on n'est plus à fleur de peau ? On pense aux horaires décalés par rapport au sommeil, le réveil pour le suhoor. les coucher plus tard, le travail le lendemain, la peur d'être épuisé, la peur de ne pas tenir. Et on pense surtout à la dimension spirituelle, ce qu'on aimerait faire, ce qu'on se promet chaque année, ce qu'on n'a pas réussi à faire l'année dernière, ce qu'on a l'impression d'avoir raté les années précédentes. Et souvent, on pense aussi à ce qu'on ne se dit pas à voix haute. Donc, la peur de ne pas être à la hauteur, la peur de ne pas réussir à tout concilier, tous nos rôles et la peur de s'épuiser encore une fois. Et ça, ça commence déjà avant le ramadan. Sans être formulé clairement, c'est dans un coin de notre tête. Et la charge mentale, c'est justement ce que vous portez en permanence dans votre tête à propos du ramadan ou pas. Donc même quand vous êtes censé vous reposer, même quand vous ne faites rien, il y a cette charge mentale qui pèse sur vous. C'est un peu, je vais sortir du téléphone, c'est un peu comme un ordinateur avec 20 onglets ouverts en permanence. Il y a l'onglet travail, l'onglet maison, l'onglet enfant, l'onglet santé. l'onglet spiritualité, l'onglet culpabilité aussi. Et tous les onglets, il ne faut pas que j'oublie. Et en fait, il n'y a aucun de ces onglets qui n'est jamais vraiment fermé. Vous pouvez être allongé sur votre canapé, donc physiquement immobile, mais mentalement ça tourne. Et le corps, lui, il ne fait pas la différence entre une fatigue physique et une fatigue mentale cognitive. C'est de la fatigue pour lui. Donc ce qui fatigue énormément le cerveau, ce n'est pas seulement la quantité de choses à faire, c'est aussi le flou. qu'il y a autour de ces choses à faire. C'est quand il n'y a rien qui est réellement couché sur papier, il n'y a rien qui est clair, ça reste vraiment à l'état de pensée vague. Et le cerveau déteste le flou. Il aime bien ce qui est clair, ce qui est structuré, ce qui est décidé. Mais quand tout reste dans la tête sous forme de « il faudrait que » , « il ne faut pas que j'oublie » , « je devrais faire » , « j'aimerais bien » , en fait, le cerveau reste en état d'alerte permanente. Quand votre cerveau est en surcharge constante, il envoie un message très clair au système nerveux. Il y a trop d'informations à gérer, reste vigilant. Donc le résultat, ça donne du coup un système nerveux qui reste en mode tension. Le corps, il ne passe jamais en mode récupération. Et même au repos, le corps, il va rester sur le qui-vive. C'est exactement comme si vous laissiez le moteur de votre voiture allumé. En fait, même à l'arrêt, ça risque la surchauffe. Alors parfois, vous faites le rapprochement entre votre fatigue et votre charge mentale et parfois non. dans le cas où vous ne faites pas le rapprochement, ça peut s'installer vraiment de façon pernicieuse et insidieuse. Il y a aussi beaucoup de femmes qui cupalbilisent face à cette fatigue. Parce qu'elles se disent, pourtant je n'ai rien fait de spécial, je ne comprends pas pourquoi je suis déjà épuisée, un tel elle y arrive, pourquoi pas moi ? C'est normal en fait, c'est une fatigue mentale, ça ne se voit pas forcément physiquement, en tout cas pour le début. C'est une fatigue cognitive due à une sursollicitation mentale prolongée. Et plus on ignore cette fatigue, plus le corps va compenser. Plus il va puiser dans les réserves, les fameuses réserves énergétiques. qu'on a déjà vu ensemble dans les épisodes précédents. Et du coup, le corps, il va compenser jusqu'à ce qu'il ne puisse plus compenser. Donc c'est important d'en parler afin d'éviter d'en arriver là, surtout avec le ramadan et son lot de fatigue dû au manque de sommeil ou dû au changement de rythme. Donc ne culpabilisez pas si vous n'arrivez pas à faire comme la voisine ou à faire tout ce que vous avez prévu de faire. Ça ne veut pas dire que votre foi est basse ou quoi que ce soit d'autre. Il ne faut pas le vivre comme un échec. Elle porte déjà trop de choses et qu'elle n'a pas le temps de respirer. Et bonne nouvelle, il y a des solutions pour tout ça. Et c'est ce qu'on va voir en deuxième partie d'épisode. Alors je ne sais pas si ça se ressent, mais je ne suis pas à l'aise. En fait, il y a quelque temps, j'ai eu un retour comme quoi je parlais trop vite. Du coup, j'essaye de ralentir mon débit, mais ce n'est pas du tout naturel. Du coup, je ne sais pas ce que ça va rendre, mais j'espère que ça sera quand même agréable à écouter. Donc voilà, si vous trouvez que c'est mieux, faites-moi un retour. Comme ça, j'essaierai de garder cette vitesse-là. Là, je parle normalement. Enfin, j'ai l'impression de parler normalement. Je parle vite du coup. Mais là, je vais continuer le podcast en essayant d'avoir un rythme moins rapide. Donc, ça me déstabilise. Bref, fermons la parenthèse. Donc, s'organiser. Parce que oui, on va parler d'organisation aujourd'hui. Ça peut aider à alléger sa charge mentale. Essayez de regarder votre quotidien avec d'autres lunettes de vue, si vous portez des lunettes, sinon des autres lunettes de soleil. Et vous allez délimiter votre quotidien en trois zones très simples. Donc la première zone, ça va être ce qui revient tous les jours, vraiment les actions que vous faites tous les jours. Tout ce qui se répète chaque jour, c'est une source majeure de fatigue mentale. Par exemple, se demander chaque jour qu'est-ce qu'on mange ce soir ? Hésitez chaque jour sur l'heure du coucher des enfants. improviser chaque jour l'organisation du soir après l'iftar, décider chaque jour s'ils ont pris, quand, comment. Je parle des prières sur érogatoire, bien entendu. En fait, quand quelque chose revient tous les jours sans cadre, le cerveau doit redécider à chaque fois. Donc vous pouvez essayer d'alléger cette zone par exemple en faisant quoi ? Par exemple en décidant à l'avance de trois ou formats de repas simples et de s'y tenir. D'ailleurs pour vous faciliter Dans le guide du Ramadan optimal, je vous propose des idées de menus basés sur la croix nutrition sur 4 semaines. Et c'est des menus que je remets à jour chaque année en fonction des saisons. Et donc cette année, je vous propose des menus sur 4 semaines basés sur la croix nutrition dans l'ebook Menu Ramadan 2026. Et la nouveauté cette année, c'est que les liens sont cliquables. Pour la team Thermomix, vous avez accès directement à des recettes cookie dough. Donc vous pourrez programmer sur votre appareil. Et pour les autres, vous avez des alternatives sur le web. Donc voilà, ça va être de décider à l'avance de trois formats de repas. Et mes contenus, si vous voulez chanter une étape, peuvent vous y aider à aller beaucoup plus vite. Ça va être aussi de fixer une heure repère. Je dis repère parce qu'il ne faut pas être psychorigide pour la fin de soirée, même si c'est approximatif encore une fois. Ça va être aussi de choisir une routine spirituelle réaliste et toujours la même. C'est le principe d'une routine, vous allez me dire. Après, ce n'est pas figé non plus. Vous pouvez changer par exemple, alléger si ça ne va pas. rajouter si vous sentez que vous n'êtes pas au maximum de vos capacités, etc. C'est juste en fait établir des routines pour retirer tous ces questionnements de votre tête. Deuxième zone, c'est ce qui vous fait hésiter en permanence. On a tous des choses comme ça qui reviennent chaque jour, on ne prend pas vraiment de décision et qui reste dans notre mental. Les hésitations, ça prend beaucoup d'espace mental. Ça peut être par exemple, est-ce que je cuisine vraiment tous les soirs ? Est-ce que je fais comme l'an dernier ou autrement ? Est-ce que je vais réussir à tout gérer cette fois ? Blablabli, blablabla. Et en fait, ces hésitations, tant qu'elles ne sont pas tranchées, elles vont rester ouvertes dans votre cerveau. Et une question ouverte, ça consomme de l'énergie. Donc pour alléger cette deuxième zone, idéalement c'est de vous poser une fois pour toutes et de répondre à ces questions. Et même si les questions sont incomplètes, elles sont imparfaites, mais au moins une réponse claire. Vous allez décider une fois et c'est se dire par exemple, pour ce ramadan, je fais comme ça. Même si c'est grossièrement sans rentrer dans les détails. Ça permet d'alléger cette deuxième zone. décidez que certains soirs ils seront volontairement très très simple acceptez que certaines habitudes soient mises entre parenthèses choisir à l'avance que vous ne ferez pas cette année invité ou pas par un oui ou pas quel jour etc voyez le principe Troisième zone, c'est ce que vous portez toute seule, sans que ce soit obligatoire pour autant. Mais quelque chose que vraiment, vous ne déléguez pas actuellement. Et c'est souvent la zone qui est la plus lourde émotionnellement parlant. Tout ce que vous gérez en fait parce que « c'est comme ça » et pas autrement, parce que vous avez toujours fait ainsi, parce que vous ne voyez pas d'alternative. Je donne des exemples. Tout assumer autour des repas, tout organiser sans demander d'aide, maintenir exactement le même niveau d'exigence que le reste de l'année pendant le ramadan. Et du coup, alléger cette zone, ça va être vous poser une question simple. Qu'est-ce qui pourrait être allégé, délégué, j'insiste, délégué, ou temporairement mis de côté aussi ? Parfois, ce n'est pas grand chose, c'est des petits changements, mais des fois, un tout petit allègement, ça peut libérer beaucoup d'espace dans votre clé USB qui est votre cerveau. Donc, essayons de cette année, incha'Allah, de passer un ramadan différent. Essayons vraiment de changer de posture. essayer d'arrêter de tout vouloir prévoir au centimètre près, mais on va essayer de simplifier déjà tout ce qu'on peut simplifier et ceci même grossièrement. Donc on prend les grandes décisions en amont comme ça c'est des questions en moins à s'occuper après. Ça permet de préserver son énergie pour le plus important pendant le mois et surtout d'alléger sa charge mentale encore une fois. Donc c'est ces tout petits choix répétés que vous allez accumuler qui vont rendre votre mois de Ramadan Et c'est exactement dans cette logique que j'avais conçu le guide du ramadan optimal. Ça ne va pas vous proposer un ramadan idéal, mais un ramadan optimal. Alors peut-être que vous ne voyez pas la subtilité, mais en fait ça va vous proposer un cadre pour ne pas tout porter toute seule, dans votre tête surtout. Et du coup dans le livre, j'y rentre plus en détail et en profondeur sur les questions d'organisation, notamment organiser les repas, la détox digitale pour se dégager du temps, le fameux temps qu'on n'a pas, organiser son programme spirituel. avec une proposition de programme spirituel ou une trame vide à remplir soi-même, etc. Donc le guide il est toujours disponible en version papier et en version ebook où vous trouverez toutes les informations comme d'habitude dans la description de l'épisode. Dans cet épisode je voulais vous montrer que l'organisation peut être une alliée et pas une pression supplémentaire ou une case à cocher en plus. Donc alléger la charge mentale c'est pas forcément renoncer à vos objectifs, c'est prioriser. simplifier et choisir ce qui mérite vraiment votre énergie. Donc la semaine prochaine, dans le type se sentir, je vous proposerai une action que vous pourrez mettre en place immédiatement en rapport avec l'épisode d'aujourd'hui. D'ici là, prenez le temps d'observer ce qui chez vous pourrait être simplifié. Un seul élément suffit pour commencer et du coup, je vous retrouve dimanche prochain. Je vous remercie d'avoir écouté cet épisode jusqu'au bout. S'il vous a été utile d'une quelque façon que ce soit, je vous laisse le partager à une personne de votre choix. Pour soutenir le podcast, pensez à le noter, à le commenter et à vous abonner sur Apple Podcasts, Spotify ou encore YouTube. Je vous dis à bientôt pour un prochain épisode et d'ici là, prenez soin de vous et de votre santé !