Speaker #0Bienvenue sur le podcast Minute Santé, le podcast pour prendre soin de votre santé où l'on décrypte différents sujets santé en misant avant tout sur la prévention. Car comme le dit l'adage, mieux vaut prévenir que guérir. Je suis Nadia, blogueuse santé sur consomousslim.com et médecin. Je suis passionnée par la médecine et les alternatives naturelles. J'espère vous aider au travers de ce podcast à prendre soin de votre santé en prenant en compte toutes les sphères de votre vie. N'hésitez pas à vous abonner au podcast pour ne rater aucun épisode. et prendre votre santé en main dès aujourd'hui. Bienvenue dans ce nouvel épisode de Minute Santé. Aujourd'hui, on va aborder ensemble le sujet de l'endométriose. C'est un sujet qui m'a été demandé plusieurs fois par plusieurs d'entre vous, donc voici venu le temps de l'aborder. Dans la première partie du podcast, on va voir ensemble ce qu'est l'endométriose, ses facteurs de risque, comment on la diagnostique, donc ses symptômes. Dans la deuxième partie du podcast, on verra les grandes lignes du traitement conventionnel. l'approche nutritionnelle de l'endométriose et enfin comment l'accompagner naturellement. Donc avant ça, je vais lire un commentaire qui m'a été laissé sur YouTube, où je devrais dire les commentaires, car en réalité il y en a plusieurs. Mais je vais lire le dernier en date de ma très chère sœur Thunard13, que j'ai envie d'appeler Tsunade, les vrais savent. Et du coup elle me dit, pour ses contenus extrêmement qualitatifs. Merci Thunard, je t'ai appelé Tsunade, tant pis, merci Thunade. et aussi à la team YouTube qui commente et soutient le podcast assez fréquemment, je dois le dire. Donc, Tunadé, je suis contente que les podcasts te plaisent et te soient utiles, car là, tu préserves. Donc, si vous souhaitez soutenir le podcast comme Tunard, laissez un petit commentaire. Ça participe au référencement du podcast que je vous propose gratuitement, mais qui me coûte, que ce soit en temps et en argent. Donc, un petit coup de pouce, ça ne fait jamais de mal. Sans plus attendre, je vous laisse avec l'épisode du jour et je vous souhaite une bonne écoute. Alors l'endomotriose, qu'est-ce que c'est ? C'est une maladie inflammatoire chronique dans laquelle on retrouve du tissu utérin, donc du tissu semblable à la muqueuse utérine, donc l'endomètre en gros, mais en dehors de l'utérus. Donc le plus souvent, on peut en trouver dans le pelvis, donc à savoir au niveau des ovaires, au niveau des trompes utérines, au niveau du tic digestif, avec le plus souvent... en ce qui concerne le tube digestif, une atteinte du colon sigmoïde et de l'appendice, etc. Mais on peut aussi en trouver parfois au niveau du diaphragme ou même les poumons, la vessie, etc. Ce n'est vraiment pas une liste exhaustive. C'est une maladie qui est dépendante des oestrogènes, qui est une hormone féminine. Cette maladie a l'origine de douleurs très invalidantes au quotidien, d'inflammations et des troubles des cycles menstruels. Elle peut également... entraîner une infertilité. C'est souvent sous-estimé par mes connaissances, mais l'endométriose a un lourd impact sur la qualité de vie et sur l'équilibre personnel des femmes qui en sont atteintes. Les douleurs chroniques et les règles abondantes vont être source de grandes fatigues. Elles peuvent être à l'origine de nombreux arrêts de travail quand la personne est dans le monde du travail ou d'absentéisme quand les femmes concernées sont scolarisées. Elles peuvent rendre aussi certaines activités de la vie quotidienne difficiles. Merci. et aussi affecter la vie de couple. Et tout ça, bien entendu, ça a aussi des répercussions sur le mental. Anxiété, dépression, isolement social sont assez fréquents chez les patientes qui vivent parfois cette maladie malheureusement dans le silence. Donc ces douleurs, elles compromettent la qualité de vie en touchant au final toutes les sphères de la santé, que ce soit la santé sexuelle, la santé reproductive, le bien-être émotionnel, la vie professionnelle, etc. Donc il faut savoir que l'endométriose, elle touche environ 10%. des femmes en âge de procré, donc ce n'est pas rien. Grosso modo, il existe trois formes principales d'endométriose. On a l'endométriose qu'on appelle superficielle, donc au niveau du péritone. Le péritone, en fait, c'est le feuillet qui vient tapisser les différents organes qui se trouvent dans l'abdomen, dans le ventre. Il y a aussi, deuxièmement, l'endométriose ovarienne avec des kystes qu'on appelle endométriome et il y a l'endométriose profonde qui, comme son nom l'indique, comportent des lésions profondes. Donc les causes de l'endométriose. Alors il faut savoir que les causes de l'endométriose sont encore mal connues et elles relèvent d'hypothèses. Certains suggèrent qu'elles seraient liées à des menstruations qu'on dit rétrogrades, c'est-à-dire que le sang menstruel reflurait vers le haut, au travers des trompes utérines, vers le péritone pelvien et abdominal. Donc rappelez-vous, le péritone, c'est... En bref, pour faire simple, vers l'abdomen et le pelvis. Il y a d'autres hypothèses qui disent que la maladie pourrait résulter du transport de cellules endométriales. par voie sanguine ou par voie lymphatique vers des sites distants. Ou bien aussi, autre hypothèse, ça pourrait résulter aussi de la différenciation de cellules qui devraient être normalement des cellules péritonéales, donc dans le péritoine, en cellules endométriales à la place pendant le développement. Ou, dans certains cas, il y a d'autres hypothèses qui disent que ça pourrait résulter du déplacement de tissus endométriales lors d'interventions chirurgicales. Donc il y a aussi d'autres facteurs. qui entrent en jeu dans la genèse de l'endométriose comme des facteurs génétiques, des facteurs immunitaires, des facteurs environnementaux, pour ne citer que, par exemple, les perturbateurs endocriniens. Donc, qui ça peut toucher ? Comme je l'ai dit tout à l'heure, ça touche les femmes en âge de procréer et donc ça va vraiment dépendre des menstrues. C'est-à-dire qu'elles surviennent rarement avant d'avoir eu ces règles et rarement après la ménopause. La sévérité de la maladie, elle est très variable d'une... personne à l'autre. Donc on pourrait dire en fait qu'il n'existe non pas une endométriose mais des endométrioses. Elle peut être asymptomatique, donc pas de symptômes chez certaines femmes, ou bien très sévère et très invalidante chez d'autres. Et puis après vous prenez, ça c'est les extrêmes, il y a toutes les manifestations intermédiaires qui sont possibles. Donc comment savoir si vous êtes atteinte d'endométriose ? Alors avant de vous énumérer quelques symptômes, sachez qu'ils ne sont pas spécifiques de l'endométriose, c'est-à-dire qu'ils peuvent très bien se retrouver dans d'autres maladies. Les symptômes de l'endométriose sont variés et ils ne sont pas toujours en concordance avec la sévérité de la maladie. Comme symptômes possibles, on peut retrouver des douleurs au niveau pelvien, au niveau abdominal, même au niveau lombaire. Les douleurs vont survenir souvent en période très menstruelle, donc avant l'arrivée des règles, ou périmestruels. autour des règles et aussi forcément les fameuses dysménorrhées, c'est-à-dire les douleurs lors des règles qui peuvent être très très intenses. Donc on peut aussi avoir comme symptôme des saignements anormaux, une infertilité, des douleurs lors des rapports intimes. Après, on peut aussi avoir d'autres symptômes en fonction de l'âme ou le tissu qu'on appelle ectopique, qui n'est pas à son endroit initial. Donc le tissu endométriel ectopique. Donc par exemple, si on a du tissu endométriel au niveau du côlon, On peut observer, par exemple, des rectoragies, donc des saignements qui proviennent du rectum. On peut avoir des douleurs quand on va à la selle. Par exemple, si ça vient se loger au niveau de la vessie, on peut avoir des douleurs au niveau de là où il y a la vessie, donc au-dessus du pubis. Si on a une endométriose au niveau du thorax, on peut avoir des douleurs thoraciques, des douleurs au niveau des homoplates ou encore des cervicales. Donc bref, là, ce que je veux que vous compreniez, c'est que ça peut être varié en fonction de la localisation. Et c'est ce qui peut compliquer et ce qui contribue au fait que le diagnostic, il est souvent très long et parfois difficile à poser. Les lésions d'endométriose, elles vont saigner à chaque cycle et c'est ce qui va créer de l'inflammation chronique. Ça va créer ce qu'on appelle des adhérences. En gros, ça colle entre les différents organes, d'où les douleurs, même en dehors des règles. Et on a aussi des cas, comme je vous ai dit tout à l'heure, on a aussi des cas où il n'y a pas de symptômes. Et par rapport à ce que je vous disais tout à l'heure, c'est que ce n'est pas toujours en concordance. Des fois, on a des femmes avec des gros symptômes et quand on va leur faire une imagerie, il y a peu de lésions visibles. C'est pour ça que je vous disais, la sévérité de la maladie, elle n'est pas corrélée toujours avec la symptomatologie. Bref, autrement dit, ce que j'essaie de vous faire comprendre, c'est que la maladie, elle est vraiment très complexe et elle est très variable d'une personne à l'autre. En fait, ça ne rentre pas dans une case unique comme certaines pathologies où c'est très clair, c'est unique, tout le monde a les mêmes symptômes. Donc maintenant, on va voir ensemble quels sont les facteurs de risque de l'endométriose, même si ceux-ci, comme les causes, y sont encore mal compris, enfin en tout cas pas totalement compris. L'endométriose, elle est le plus souvent diagnostiquée entre la fin de la vingtaine et le début de la trentaine. Par contre, quand je dis ça, ça ne veut pas dire qu'elle n'existait pas avant. C'est le diagnostic, en fait, qui est long, donc qui se fait entre cette tranche-là dans la majorité des cas, ce qui pourrait favoriser l'endométriose et du coup qui constitue un facteur de risque. C'est par exemple. La nulliparité, c'est-à-dire le fait d'avoir jamais été enceinte. Le fait d'avoir eu ces règles très tôt et au contraire d'avoir une ménopause tardive. Ça va être des cycles menstruels courts ou au contraire trop prolongés, donc les extrêmes. Ça peut être aussi dû à des anomalies présentes dès la naissance au niveau de l'appareil génital féminin. Donc à l'inverse, il y a certains facteurs qui sont plutôt protecteurs et qui réduisent le risque de développer une endométriose. réduire le risque c'est pas l'annuler je précise donc par exemple il y a la multiparité donc ça veut dire le fait d'avoir eu plusieurs grossesses les périodes d'allaitement prolongées le fait d'avoir eu ces règles tardivement donc à savoir après 14 ans Donc voilà, ça c'est des exemples de facteurs plutôt protecteurs. Il y a certaines études qui suggèrent que le microbiote intestinal et aussi le microbiote pelvien, donc au niveau du pelvis, ils sont impliqués, en fonction de s'ils sont de bonne ou de mauvaise qualité, dans la partie inflammatoire et immunologique de l'endométriose. Il y a aussi certains facteurs alimentaires qui pourraient également jouer un rôle, mais ça on en reparlera dans la deuxième partie du podcast quand on abordera la partie nutritionnelle. Alors comment on fait ? le diagnostic de l'endométriose. Comme je vous ai dit, le diagnostic est très souvent long et complexe. Parce qu'on a vu, les symptômes sont peu spécifiques, parfois absents dans les cas d'endométriose silencieuse. Et un autre facteur qui joue, c'est que certaines femmes ne sont pas du tout informées sur cette maladie. On en parle de plus en plus, bien entendu, mais à l'heure actuelle, il y a encore des femmes qui ne connaissent pas ce qu'est l'endométriose. Il faut savoir, c'est un peu triste, que le délai moyen de diagnostic dans le monde, donc je ne parle pas forcément que de la France, il est quand même entre 4 et 12 ans après l'apparition des premiers symptômes. Il y a certaines études qui évoquent même 7 à 10 ans de retard en France comme à l'étranger. Donc il y a vraiment une réelle errance médicale autour de cette maladie et ça peut s'expliquer par plein de choses. Et ce n'est pas exhaustif ce que je vais vous évoquer maintenant. Par exemple, ça peut être dû premièrement à un phénomène qui est assez fréquent, c'est la normalisation des douleurs lors des menstrues. que ce soit par... les femmes elles-mêmes et les professionnels de santé. En fait, ce n'est pas normal d'avoir mal pendant ces règles. Et cette errance, elle peut aussi être due à un manque de connaissances de certains professionnels de santé ou dans certains pays, l'accès limité à certains examens et même dans les pays dits entre guillemets industrialisés, ça peut être aussi le retard d'accès à certains examens par la pénurie de médecins, etc. Donc, pour avoir des rendez-vous, c'est de plus en plus long. On fait généralement le diagnostic, enfin, ce qui peut mettre la puce à l'oreille Et en tout cas... C'est la clinique, donc à l'examen aussi. Enfin, la clinique, donc l'histoire de la maladie, ce que va raconter la patiente. À l'examen aussi, le spécialiste, il peut palper parfois des nodules ou des masses au niveau vaginal ou du col. Mais un examen normal, encore une fois, ça n'exclut pas la maladie. La confirmation du diagnostic, elle est généralement faite via l'imagerie, soit sur une échographie ou une IRM. Et parfois, via une cellioscopie, qui est en quelque sorte une chirurgie exploratoire. On vous met des caméras dans le ventre et on regarde. Donc, à l'échographie. On peut voir par exemple un endométrium au niveau de l'ovaire. L'IRM, elle, elle permet d'identifier des lésions d'endométriose. Elle est généralement réservée aux situations où il y a une interne digestive qui est suspectée ou pour par exemple planifier une intervention chirurgicale. Le médecin peut aussi prescrire une coloscopie ou une cystoscopie. La coloscopie, je pense que vous savez déjà ce que c'est. La cytoscopie, c'est l'équivalent pour la vessie. Donc ces deux examens, ils peuvent être nécessaires parfois si on suspecte des lésions profondes au niveau du côlon. au niveau de la vessie ou encore, par exemple, s'il y a des symptômes, par exemple, du sang dans les selles. La méthode la plus fiable, c'est quand même la celluloscopie avec une biopsie. Donc, on prend un bout qu'on va examiner, ce qu'on appelle, on va faire un prélèvement et on va l'examiner. Il y aura un examen histologique qui va permettre de mettre en évidence les tissus endométriaux à un endroit où ils ne devraient pas être. Mais encore une fois, l'endométriose, elle peut exister sans lésion visible parce que des fois, il y a des dépôts, il y en a quand même, mais ils sont microscopiques. Donc, ils ne sont pas... détectables. Et ça, j'insiste dessus parce qu'on peut dire à une femme qui a des douleurs et des symptômes, lui faire un examen et dire tout est normal, mais ça ne veut pas forcément dire qu'elle n'a pas d'endométriose. Donc tous ces examens, ils ne sont pas forcément tous utilisés pour faire le diagnostic. C'est vraiment du cas par cas. Et comme je vous ai dit tout à l'heure, parfois, ils ne sont pas toujours accessibles immédiatement. Petit aparté, au niveau de la prise de sang, il y a un marqueur qui s'appelle le CA-125-CERIC qui peut suggérer la présence de la maladie sans être spécifique non plus. généralement, il est plus élevé et plus les formes sont avancées, plus il est élevé. Mais ce n'est pas un marqueur qui est utilisé en pratique clinique de façon routinière. Bref, que vous soyez touché d'endométriose ou que ce soit quelqu'un de votre entourage, il est important de comprendre cette maladie et de comprendre ses conséquences pour éviter les maladresses et pour éviter de minimiser les symptômes ou les répercussions que ça peut avoir sur leur vie des personnes concernées. Vraiment, il faut éviter de croire que c'est dans la tête des femmes concernées. Non, c'est une réalité qui nécessite de la part des personnes concernées énormément de patience et de notre part de la compassion pour celles qui en souffrent. On va voir ensemble maintenant les grandes lignes du traitement conventionnel, ce qui ressort des études au niveau nutritionnel et après l'accompagnement naturel. L'endométriose, vous verrez que dans l'accompagnement naturel et dans tout ce qui est nutritionnel, il y aura des choses que je vais répéter qui sont redondantes. Mais c'est que l'un confirme l'autre en fait. Donc d'abord, le traitement conventionnel dans ses grandes lignes. Je ne vais pas rentrer dans les détails. Déjà, son objectif, ça va être de soulager les douleurs. de traiter une masse pelvienne via la chirurgie par exemple, ou encore de traiter une infertilité quand il y a une volonté de grossesse. Chaque traitement va vraiment être différent et il va dépendre de la sévérité de la maladie, de son étendue, de si on est proche de la ménopause ou non, et du désir de grossesse. Après la ménopause, il faut savoir que les symptômes s'améliorent généralement de façon marquée, même en cas de maladie sévère. Sinon, voici quelques exemples de traitements. pour les patientes peu symptomatiques ou qui souhaitent éviter Des traitements plus risqués, on peut mettre en place une surveillance avec plus ou moins, pour les douleurs légères à modérer, des antalgiques. Les antalgiques classiques, c'est les ANS, donc les anti-inflammatoires non stéroïdiens, par exemple. Il peut y avoir aussi des traitements hormonaux, comme des contraceptifs hormonaux. Ça peut être des contraceptifs oro-combinés, type oestrogène et progestatif, qui peuvent réduire le risque de cancer ovarien et endométriel. qui sont des pathologies associées malheureusement à l'endométriose. Mais il faut préciser que ce type de pilules sont quand même aussi associées à une légère augmentation du risque de cancer du sein. Bref, je ne vais pas rentrer dans les détails, c'est vraiment du domaine de la spécialité, de la gynécologie, mais il y a d'autres traitements qui existent pour les formes sévères. Ce traitement médical soulage environ 80 à 90 % des femmes, mais il ne va pas traiter les masses en fait. Il ne va pas traiter les adhérences et il ne va pas améliorer la fertilité. Donc parfois, il peut y avoir un recours à la chirurgie dans ces formes-là qui sont plutôt sévères ou qui sont compliquées. En plus de tout ça, il va être préconisé aux femmes atteintes d'endométriose d'avoir une activité physique régulière. Les études suggèrent qu'il y a une incidence plus faible de l'endométriose chez les femmes qui pratiquent une activité physique régulière d'intensité suffisante. De plus, l'activité physique est aussi bénéfique dans l'amélioration des douleurs de règles en général. que ce soit dû à l'endométriose ou pas, c'est ça que je veux dire quand je dis en général. Donc, une activité physique, elle peut être prescrite de manière similaire à celle qu'on prescrit pour réduire le risque de cancer du sein. C'est du coup 5 heures par semaine d'activité modérée ou bien 2,5 heures, donc 2h30 par semaine d'activité intense. Ce qui peut être intéressant aussi, c'est la psychothérapie et l'acupuncture qui ont... dans les études démontrer des effets bénéfiques en cas d'endométriose. Ça permettrait de réduire la douleur et d'améliorer la qualité de vie des femmes atteintes. Sur le plan nutritionnel maintenant, qu'est-ce que vous pouvez mettre en place si vous êtes atteinte d'endométriose et qui ressort des études scientifiques ? Je vous avais dit dans la première partie du podcast que l'endométriose, c'était une maladie qui était dépendante des oestrogènes. Donc par conséquent, le but, via l'alimentation, ça va être de faire baisser ce taux d'oestrogène. Donc, ça va être de privilégier une alimentation pauvre en graisse et riche en fibres. Les études montrent qu'une réduction des apports lipidiques et une augmentation des fibres va diminuer l'activité oestrogénique. Et du coup, idem, une alimentation riche en végétaux, donc riche en fibres, va participer à réduire l'insulinémie, ça veut dire le taux d'insuline que vous avez dans le sang. L'insuline, dans ces cas-là, elle a une action qu'on appelle agoniste sur la production d'oestrogènes. et aussi la prolifération des cellules de l'endomètre. Donc agoniste, ça veut dire qu'elle mime l'action des oestrogènes. C'est comme si les deux vont concourir, avoir le même effet, et là c'est un effet qu'on ne veut pas dans la maladie. Il y a certaines études qui suggèrent aussi le rôle du stress oxydatif dans le cas de l'endométriose. Si vous êtes une adepte du podcast, j'avais déjà imagé ce qu'est le stress oxydatif. En gros, on a des molécules instables, hyperactives, qu'on appelle... Les radicaux libres qui s'agitent de partout et qui cherchent par n'importe quel moyen de se fixer à quelque chose pour s'apparier et se stabiliser. C'est la seule manière qu'elles ont de se calmer, c'est de se fixer à quelque chose. Et souvent, elles vont se fixer à nos propres cellules pour se stabiliser, mais elles vont les endommager, ce qui peut aboutir à des cancers, entre autres, etc. Et en fait, ces molécules instables, c'est les antioxydants, quand ils sont en quantité suffisante, qui les arrêtent. 2. Je vous avais fait la comparaison avec les bons petits soldats, rappelez-vous. Donc en fait, d'où l'importance d'avoir une alimentation riche en antioxydants, parce qu'à défaut, ça s'attaque à nos cellules. Donc ici, un régime alimentaire riche. Quand je dis régime, je parle de mode d'alimentation, pas des régimes pour maigrir. Donc un mode d'alimentation riche en antioxydants, à savoir fruits, légumes, va être intéressant dans votre cas. Il y a aussi quelques études qu'on appelle cas témoins qui montrent une association entre consommation élevée de viande rouge et risque d'endométriose. Et au contraire, encore une fois, les fruits et légumes semblent protecteurs. Il y a notamment une étude italienne qui a été réalisée sur 504 femmes atteintes d'endométriose et autant de femmes parce que c'est une étude cas témoin, donc on a 504. et 504 de femmes non atteintes qui montraient que les femmes qui consommaient au moins 7 portions de viande rouge par semaine, je ne savais même pas que ça existait dans mon jeu autant, mais bref, je suis hors sujet, fermons la parenthèse que je n'ai pas ouverte. Donc je disais, les femmes qui consommaient au moins 7 portions de viande rouge par semaine, elles avaient un risque double par rapport à celles qui en consommaient moins de 3 portions par semaine. Et a contrario, toujours dans la même étude, celles qui consommaient 13 portions ou plus de légumes verts, par semaine présentaient un risque réduit de 70% et celles qui consommaient 14 portions ou plus de fruits par semaine, leur risque est réduisé de 20%. Il y a d'autres études qui montrent la même chose. Il y en a une autre qui montrait par exemple qu'une consommation de plus de 2 portions de viande rouge par jour était associée à un risque accru de 56% d'endométriose par rapport à une consommation inférieure ou égale à une portion par semaine ou par jour. J'ai le doute, il faudrait que j'aille revoir. La viande rouge ultra transformée, elle est également associée à un risque accru. Et dans cette même étude, il y avait une relation inverse qui avait été observée avec la consommation de fruits, notamment les agrumes. Donc il y avait une réduction de 22% de risque. En plus de ça, avoir un poids santé ou perdre du poids si vous êtes en surpoids ou obèse. Mais pour ça, il faut vous faire accompagner par un professionnel nutritionniste, diététicienne. Pas faire de régime bizarre là ou truc à la mode. ça, ça va contribuer à réduire les concentrations d'oestrogènes, encore une fois. Parce qu'en fait, la graisse qu'on accumule, qu'on appelle aussi du tissu adipeux, va convertir les androgènes en oestrogènes, qui va encore rajouter des oestrogènes dans votre corps. Et du coup, le fait aussi d'avoir un poids santé, généralement, on a aussi plus de cholestérol. Le fait d'en perdre va permettre aussi indirectement, du coup, de réduire son cholestérol. Il faut savoir aussi que le tissu endométriole que vous avez, lors de l'endométriose, il peut convertir le cholestérol en oestrogène aussi. D'où l'effet bénéfique de perte du poids, parce que sinon on a l'oestrogène déjà qui est trop présent du fait de la maladie, l'oestrogène qui est relargué par la graisse en excédent, et l'oestrogène qui est converti via le cholestérol présent, quand il est présent en excès. Dans certaines autres études, on retrouve aussi, sans qu'il y ait vraiment de preuves formelles dans ce cas-là, un potentiel rôle des algues, des algues marines, et elles, elles auraient un effet modulateur sur les oestrogènes. Bref, en résumé, ce qui sort de ces différentes études, c'est que si vous êtes atteinte d'endométriose, il y a un intérêt pour une alimentation riche en végétaux, pauvre en mauvaise graisse et surtout en viande rouge, et riche en fibres et en antioxydants. Quand je dis pauvre, ça ne veut pas dire exclure. C'est une question de dose, c'est limité. L'alcool aussi, il pourrait augmenter. Le risque d'endométriose, la plupart d'entre vous qui m'écoutent, vous êtes musulmane, donc vous n'êtes pas concerné. Mais si vous m'écoutez et que vous n'êtes pas musulmane et que vous consommez de l'alcool, sachez que l'alcool peut augmenter le stress oxydatif, dont on a parlé juste avant, et les taux d'oestrogène, donc pas bénéfique en cas d'endométriose. Donc, si je devais résumer et si je devais vous faire une prescription à partir des conclusions de ces différentes études scientifiques, c'est que bah d'avoir un mode d'alimentation à majorité végétalienne, pauvre en mauvaise graisse, riche en fibres, avoir une activité physique régulière, donc on a dit 5 heures par semaine d'intensité modérée, ou 2h30 par semaine d'activité d'intensité élevée. Mais perso, je préfère vous préconiser la première option, parce qu'en cas d'endométriose, c'est mieux d'avoir une activité modérée et douce. Et bien sûr, d'éviter l'alcool si vous en consommez. Maintenant qu'on a vu tout ça, on a vu le traitement conventionnel, ce qui ressort des recommandations nutritionnelles au niveau des études scientifiques, on va voir comment vous pouvez accompagner l'endrométriose naturellement si vous êtes concerné par le sujet. Donc toutes les solutions que je vais proposer, elles viennent bien entendu en complément et pas en remplacement, en complément de la prise en charge médicale et toujours après avis. de votre médecin référent, bien entendu. Ça, c'est pour que ça soit fait de façon sécuritaire. Le but de l'accompagnement naturel, c'est de venir vous soulager au quotidien. Le but, ce n'est pas de guérir, mais de venir réduire l'inflammation, d'atténuer la douleur et d'améliorer votre vitalité, et ce, via des outils naturels. On va surtout agir sur votre terrain via différents outils, la nutrition, la gestion du stress, l'activité physique, etc. Déjà, premièrement, en cas d'endométriose, ça va être intéressant pour vous d'adopter une alimentation dite anti-inflammatoire. J'ai consacré pour rappel un épisode entier sur le sujet, c'est l'épisode 61. En résumé, ça va être d'avoir un mode d'alimentation riche en fruits, en légumes, en aliments peu ou pas transformés. Ça va être aussi des aliments riches en oméga-3, par exemple les poissons gras comme le saumon, sardines, graines de lin, etc. Une alimentation riche en antioxydants avec des baies, des légumes verts, des épices comme le curcuma pour ne citer qu'elle. Les oméga-3, ils ont des propriétés anti-inflammatoires qui peuvent aider à réduire les douleurs. Et au contraire, il va convenir de diminuer la viande rouge, comme on l'a vu tout à l'heure, de diminuer le gluten ou encore les produits laitiers si vous suspectez. des intolérances, car si vous y êtes intolérant et que vous les consommez en trop grande quantité, ça va favoriser l'inflammation. Vous allez aussi privilégier les aliments complets, qui vont être naturellement riches en fibres. Évitez aussi tout ce qui est perturbateur endocrinien, que ce soit via les bouteilles en plastique, les boîtes en plastique, mais aussi via vos cosmétiques ou les pesticides qu'on peut retrouver dans l'alimentation. Donc ça va être de privilégier autant que possible une alimentation bio ou non traitée. Il conviendra aussi de limiter tout ce qui est sucre raffiné, les graisses saturées et à contrario de privilégier les bonnes graisses comme l'huile d'olive, l'huile de lin, l'huile de noix, etc. Ce n'est pas une liste exhaustive. Vous pouvez aussi introduire dans votre routine alimentaire des tisanes anti-inflammatoires comme celle à base de gingembre ou encore de curcuma si vous aimez ça. Si vous n'aimez pas, vous pouvez quand même en prendre. C'est quand même bénéfique, vous rajoutez un peu de miel pour faire passer le goût. Alors, en termes de complémentation... Je vais vous indiquer ce qui peut être intéressant. Je ne donne pas de posologie ni rien. C'est volontaire. C'est pour qu'il n'y ait pas d'automédication. Et aussi, tout ce que je vais vous citer, ça ne veut pas dire qu'il faut tout prendre en même temps. C'est vraiment à individualiser. Et en fait, le moyen d'individualiser, c'est de consulter. Mes conseils ne remplacent pas un avis médical avec conjointement un accompagnement avec un ou une naturopathe. D'ailleurs, si vous souhaitez que je vous accompagne de façon personnalisée, sachez que maintenant, je suis aussi naturopathe. Donc, je vais bientôt ouvrir. des créneaux pour des accompagnements naturopathiques individuels. Cela dit, c'est au moment que j'enregistre que je vous dis ça. Peut-être que quand je vais sortir, publier l'épisode, je les aurai déjà ouverts, je ne sais pas. Donc, je vous dis ça. Si c'est déjà ouvert, vous trouverez le lien en bio pour prendre rendez-vous. Sinon, vous restez connectés. Parce que vraiment, l'accompagnement individuel, c'est vraiment la seule manière d'avoir une recommandation personnalisée et surtout, j'insiste, sécurisée. Bref, au niveau complément et plante, franchement, il y a plein de choses intéressantes. Déjà, les basiques, le magnésium, on va commencer par le magnésium. Lui, il permet une détente musculaire et donc il va être intéressant dans les crampes, notamment les crampes pelviennes. Ça va agir comme antidouleur en plus d'une alimentation adaptée, comme on l'a vu tout à l'heure. Une supplémentation en oméga-3 peut être intéressante en plus d'une alimentation optimale. On a aussi les catéchines qui sont intéressantes en cas d'endométriose. Donc là, ça va venir en complémentation. Il y a plusieurs molécules qui en contiennent. Il faudra aussi, en plus du magnésium, avoir un bon taux de vitamine D. Et donc, se supplémenter si ce n'est pas le cas. Mais pas se supplémenter tout seul, quand je dis ça. C'est vous faire préconiser de la vitamine D. De toute façon, si vous avez un accompagnement, on va vous la préconiser. Une complémentation en zinc, elle peut parfois être nécessaire. Parce qu'il y a certaines femmes atteintes d'endométriose qui ont des 40 de ce côté-là. Le zinc, lui, il a des propriétés anti-oxydantes. Ensuite, du côté de la phytothérapie, on a l'achillée millefeuille, qui est intéressante pour ses propriétés. antispasmodique, ça veut dire qu'elle réduit les spasmes, donc elle peut être intéressante pour les douleurs de règles notamment. On a la camomille, en tisane, qui peut avoir un effet calmant sur certaines douleurs, mais aussi sur la sphère psychologique. On a, comme je l'ai dit tout à l'heure, le curcuma, qui a des propriétés anti-inflammatoires, qui peut se prendre en tisane, mais aussi en complément alimentaire, et qui peut aussi être, tout simplement, être ajouté à vos plats aussi. Et toujours sous supervision d'un professionnel de santé et d'un naturopathe, il va exister des plantes qu'on appelle hormonorégulatrice, donc qui régule les hormones, qui peut être envisagée au cas par cas encore une fois, par exemple l'angélique, le gâtelier, etc. Chaque femme est différente et chaque endométriose est différente et donc un naturopathe, une naturopathe est toujours à préavis médical, établira avec vous un plan vraiment personnalisé. Mais l'idée générale, c'est de soutenir votre corps. Une grande partie très importante dans votre accompagnement, c'est de Merci. venir gérer le stress et les émotions. C'est une part négligée mais qui est importante. Le stress chronique, il est pro-inflammatoire. Donc ça va être nécessaire d'introduire des techniques de relaxation dans votre quotidien, comme des exercices de respiration, la cohérence cardiaque par exemple. Et pour cela, je vous renvoie à l'épisode 68 du podcast où je vous parle de la cohérence cardiaque. Ça peut être aussi de la relaxation guidée, de la sophrologie, etc. Ce qui va être important pour vous aussi, c'est d'avoir un sommeil de qualité. pareil parce qu'un sommeil de mauvaise qualité déjà ça dérègle tout le corps mais c'est aussi pro-inflammatoire donc pour mémoire si vous avez des soucis de ce côté là, je vous propose aussi une masterclass que vous pouvez suivre de façon autonome sur le sujet elle est disponible sur mon site consomousslim.com et vous avez les liens également en description de l'épisode En technique naturelle, il y a aussi l'hydrothérapie. Donc, c'est toutes les thérapies par l'eau qui peuvent être bénéfiques et notamment par l'eau chaude sous forme de bouillotte ou de bain chaud. La thalassothérapie, elle peut aussi être bénéfique dans le contrôle des douleurs, mais aussi dans la dimension psychologique grâce à la détente que ça va occasionner. Ça va venir agir sur l'inflammation, ça va réduire les douleurs. Du coup, ça peut être intéressant dans votre cas. Dans la thalassothérapie, c'est la thérapie par l'eau, l'eau de mer, mais aussi par la boue qu'on appelle fangothérapie, etc. Comme on l'a déjà vu tout à l'heure aussi, ça va être d'avoir une activité physique douce régulièrement, comme le pilates, la natation, la marche. Ça va permettre de sécréter des endorphines, qui sont des antalgiques naturelles, et ça va permettre aussi d'améliorer l'humeur. Moi, je préconise toujours un accompagnement avec un psychologue, mais dans votre cas, dans n'importe quelle maladie chronique où il y a des douleurs, au final, moi, je vous le recommande vivement, que ce soit en prévention ou en curatif. Même si vous avez l'air d'aller bien psychologiquement, faites-vous ce cadeau, en fait. Ça vous permet de parler de vos souffrances avec un professionnel de santé mentale. Ça permet de rompre votre isolement, d'avoir un soutien tout simplement. L'appui émotionnel, il fait partie du traitement de la douleur en fait. On n'en parle pas beaucoup de ça, je trouve. Il existe aussi des associations de malades. N'hésitez pas à vous renseigner. Comme association, on peut citer par exemple Endo France ou encore Endo Mind. Endo Mind, je vais vous l'appeler parce que je prononce mal. E-N-D-O-M-I-N-D. C'est mon accent pourri, désolé. Dans votre cas, ce qui peut être bénéfique aussi, c'est tout ce qui est massage au niveau abdominopelvien et aussi la réflexologie. Ça va permettre de soulager les tensions. Donc, si vous n'avez jamais essayé, ça peut avoir le coup d'essayer. Il y a aussi le drainage lymphatique, mais attention, par quelqu'un qui est formé. Moi, personnellement, je suis contre ce qui se fait en trucs esthétiques, etc. Pour moi, le drainage lymphatique, ce n'est pas un geste anodin. Il y a des contradications. Donc, quand vous faites ça, de toute façon, je pense que le drainage de la fatigue fait par un professionnel de santé ou professionnel de la santé naturelle, ce n'est pas le même qui est fait en centre esthétique. Mais voilà, ce n'est pas anodin. Et moi, je n'aime pas les vidéos qu'on voit sur Internet où on vous montre comment faire tout seul. Ça peut avoir des conséquences négatives et il y a des contre-indications. Donc, il faut vérifier que vous ne rentrez pas dans ces contre-indications. Donc, dans votre cas, le drainage de la fatigue, il va être intéressant pour aider à détendre les muscles du bas du ventre. Après, ce qui peut être intéressant aussi, si ce n'est pas déjà le cas pour vous, c'est de vous faire accompagner, ça vous pouvez demander à votre médecin, par un kiné. Et après, ce que vous pouvez faire de vous-même, c'est d'aller voir un ostéopathe. L'idéal, c'est que vous trouviez un kiné qui est ostéopathe aussi. Comme ça, vous avez les deux outils deux en un. Le kiné peut vous faire de la physiothérapie, par exemple, d'autres techniques manuelles par l'ostéopathe, des massages aussi. Et ça, ça va permettre de dénouer les douleurs. Encore une fois, c'est pratique qu'elles sont. complémentaires et elles ne remplacent pas votre suivi médical avec votre gynécologue, j'insiste. Donc vous l'aurez compris, accompagner naturellement votre endométriose, c'est agir sur votre mode de vie pour soutenir votre corps. Donc c'est avoir une alimentation anti-inflammatoire, pratiquer la relaxation régulièrement pour calmer votre système nerveux et opter éventuellement pour des compléments qui peuvent soulager les spasmes et l'inflammation entre autres. Bien sûr, ces approches naturelles, elles sont à adapter à chacune d'entre vous à l'aide d'un professionnel. elle ne se substitue pas au traitement médical prescrit par votre médecin. Bref, retenez aussi que l'endométriose, c'est une maladie très complexe. Pour rappel, c'est la présence de tissus utérins à l'extérieur de l'utérus qui va être responsable d'inflammations, de douleurs chroniques et souvent d'infertilité. Donc le parcours pour avoir un diagnostic est souvent très long, parcours du combattant, parfois plusieurs années, et le retard de prise en charge peut malheureusement aggraver la situation de beaucoup de femmes. Les traitements médicaux classiques, c'est généralement les anti-inflammatoires, l'hormonothérapie, la chirurgie, qui vont viser à soulager les symptômes. Mais bien sûr, chacun de ces traitements a ses limites et ses effets secondaires et ne protège pas forcément contre les récidives. C'est pour ça que notre regard, que ce soit en tant que patiente ou en tant que professionnel de santé ou accompagnant, doit être polyvalent et combiner plusieurs outils. Une alimentation adaptée, de l'exercice régulier, la gestion du stress. les bonnes plantes qui peuvent aider à soulager les douleurs. Les thérapies complémentaires aussi sont intéressantes, comme la kiné, l'ostéopathie, la cupuncture, les massages, la sophrologie, sans oublier le soutien psychologique. J'espère que cet épisode vous a été utile et a servi à mieux vous informer sur l'endométriose. Il n'est bien entendu pas exhaustif, j'ai essayé d'en mettre au maximum, mais voilà, en même temps j'essaie de vous faire quelque chose de digeste. Je vous remercie de m'avoir écouté jusqu'au bout. Si vous pensez qu'il peut être utile, n'hésitez pas à le partager à au moins une personne de votre entourage. Et je vous dis à bientôt pour un prochain épisode. Et d'ici là, prenez soin de vous et de votre santé.