- Speaker #0
Bienvenue sur le podcast Minute Santé, le podcast pour prendre soin de votre santé où l'on décrypte différents sujets santé en misant avant tout sur la prévention. Car comme le dit l'adage, mieux vaut prévenir que guérir. Je suis Nadia, blogueuse santé sur penseauxmuslim.com et médecin. Je suis passionnée par la médecine et les alternatives naturelles. J'espère vous aider au travers de ce podcast à prendre soin de votre santé en prenant en compte toutes les sphères de votre vie. N'hésitez pas à vous abonner au podcast pour ne rater aucun épisode. et prendre votre santé en main dès aujourd'hui. Bienvenue dans ce nouvel épisode de Minute Santé. Aujourd'hui, j'ai une invitée, je reçois de nouveau Laetitia, coach sportive, pour voir ensemble comment le mouvement et l'activité physique peuvent nous aider à mieux gérer nos émotions et transformer notre mental. Je vous laisse avec l'échange que l'on a eu ensemble et je vous souhaite une bonne écoute. Bienvenue Laetitia encore une fois sur le podcast Minute Santé.
- Speaker #1
Merci, ravie d'être là.
- Speaker #0
Alors pour commencer... Je voulais te faire une devinette. Alors, à ton avis, qu'est-ce que ça fait un coach sportif quand il se prend un coup de soleil ?
- Speaker #1
Nadia, je te le dis.
- Speaker #0
Ah, tu ne te rends pas compte ? Je te donne la réponse directe ?
- Speaker #1
Ça dépend de la peau du coach aussi. Donc, vas-y, dis-moi.
- Speaker #0
Je rigole, mais ce n'est pas marrant. Il s'étire à l'ombre.
- Speaker #1
Allez, je sors. On t'entend bien,
- Speaker #0
on t'aime. Je vais faire bien, bien. Alors, pour commencer, est-ce que tu pourrais te représenter pour les personnes qui n'ont pas déjà eu la chance de t'entendre dans les précédents épisodes avec moi et nous parler un peu de ton parcours ?
- Speaker #1
Alors, moi, c'est Laetitia, Imen Laetitia. Je suis coach sportif depuis 2012. J'ai entrepris des études dans le domaine du coaching et du sport dans le but d'ouvrir une salle de sport. Lors de ma conversion, au final, je me suis prise au jeu pour vraiment être au cœur du marché et comprendre les besoins de la cible que j'avais choisie. Et avec des antécédents sportifs et surtout le fait d'être issue d'une famille de sportifs, j'ai croqué la pomme et je suis restée dans le panier des fruits. Ce qui fait que je suis devenue coach, en plus coach sportif et coach mental, et depuis l'expérience perdure. J'étais en France. Et aujourd'hui, je suis en Belgique.
- Speaker #0
Pour le plus grand bonheur des Belges.
- Speaker #1
Je crois déjà que c'est mon plus grand bonheur à moi de me retrouver dans un autre état d'esprit et d'en apprendre davantage sur le comportement des sportifs en Europe, en fait, ailleurs que la France.
- Speaker #0
Bon, tu as quand même encore des Français en visio.
- Speaker #1
Oui, oui, j'en ai encore. Et d'ailleurs, c'est intéressant de voir comment ces coachés prennent soin d'elles à distance.
- Speaker #0
Alors, on va vite rentrer dans le vif du sujet. Du coup, le sujet aujourd'hui, on va parler d'activité physique et émotions. Comment le sport ou une activité physique régulière peut influencer nos émotions ? Le lien entre notre corps et notre esprit est vraiment étroit et important. Selon toi, comment une activité physique régulière peut influencer nos émotions ?
- Speaker #1
Déjà, lorsque l'on est dans un état émotionnel assez intense, avec la sécrétion de certaines hormones que l'on connaît, qui permettent de ne plus être en état de stress. Ça permet surtout de pouvoir apprendre les situations différemment et d'avoir une régulation de ses émotions. Avoir des émotions, c'est totalement naturel, et tant mieux, ça prouve qu'on est vivant. Mais ça devient problématique quand ces émotions ne sont pas, on ne va pas dire gérées, mais vraiment régulées. C'est-à-dire qu'on essaie de diminuer l'intensité de façon à ce qu'elles nous permettent d'avoir de bonnes réactions, en tout cas des réactions appropriées et adaptées. Et donc l'espoir, lui... en tout cas l'activité physique et surtout sportive, permettent d'avoir un état beaucoup plus stable.
- Speaker #0
Ça permet de les canaliser.
- Speaker #1
En tout cas, de mieux le vivre, plutôt que d'être dans l'intensité, de ne pas avoir les bonnes réactions.
- Speaker #0
C'est vrai que moi, je pense à l'exemple de quand on est en colère, certaines personnes ressentent un trop-plein d'énergie, et le fait d'aller courir ou d'aller faire de la boxe, je donne un exemple, je pense à Rocky, je ne sais pas pourquoi, ça aide à canaliser le trop-plein d'énergie qu'on ressent à l'instant T.
- Speaker #1
Oui, justement, par expérience, lorsque je faisais ma formation concernant la boxe, on était confrontés à recevoir les coups et à en donner. Et en fonction des profils de chacun, il y en a qui étaient plus aptes à seulement donner des coups, mais pas en recevoir, et d'autres qui étaient plus aptes à recevoir et à en donner. Et ça, dans la question des émotions, ce qui est intéressant, c'est que tu as donc la peur, peur de recevoir, mais tu n'as pas peur de donner. En revanche, ta colère, elle... vu que tu as tellement besoin de faire sortir des choses, tu vas être en mode, je ne fais que donner, donner, donner. Tu vois ? Et lorsque tu as une bonne compréhension, en tout cas, tu as une utilité à l'égard de tes émotions, tu finis par mieux gérer ton comportement. Tu parlais de course, justement. Les personnes, lorsqu'elles sont tristes, on les invite très souvent à aller marcher. Oui,
- Speaker #0
c'est intéressant. On a l'impression, quand on a un peu la tête qui va exploser ou trop d'idées dans sa tête, c'est comme si ça élargissait notre cerveau. On arrive mieux à gérer après le flux de pensée de manière à retrouver un état de calme.
- Speaker #1
Déjà, tu sais le mot... émotion, dans le mot émotion, il y a le mot motion. Et ça fait appel au mouvement. Donc, une émotion, quand elle arrive, elle t'informe de ton état, mais elle t'amène forcément à prendre une direction, à prendre une décision, à passer à l'action, en fait. Et en fonction des émotions, tu vas t'orienter vers quelque chose. Alors, ça dépend des tempéraments, mais encore une fois, pour revenir à la colère, la colère, elle, forcément, t'auras envie de faire certaine chose. Ça dépend de quelle intensité, mais dans tous les cas. Tu vas être en mouvement, tu vas passer à l'action. Tu vois ?
- Speaker #0
On va mettre des bougnas, la boxe.
- Speaker #1
Par exemple.
- Speaker #0
Mais concrètement, qu'est-ce qui se passe dans notre corps et dans notre cerveau pendant l'effort qui nous aide justement à réguler nos émotions ?
- Speaker #1
Alors, tu as les émotions types que l'on connaît, la sérotonine, la dopamine, l'endorphine, il ne faut pas les citer, qui sont des hormones qui permettent dans tous les cas de réguler ton état. Quand tu sécrètes de la dopamine, il y a... On parle souvent de l'hormone de la motivation, mais c'est aussi l'hormone de la récompense. Ce qui fait que lorsque tu es dans un état de léthargie, mais que tu commences à te prendre en main et que tu fais du sport, ce n'est pas seulement d'être motivé, ce n'est pas seulement la récompense de la motivation, mais c'est l'état d'être fier de tes efforts, des efforts que tu as entrepris. Ce qui fait que tu as une satisfaction et de le faire souvent, de manière régulière et constante, ton corps s'habitue, ton corps s'écrète l'hormone nécessaire pour que tu retrouves cet état de grâce. à chaque fois en fait. Et au fur et à mesure de le faire, ça devient, au-delà d'une attitude, tu peux le positionner comme une routine. Tu vois ?
- Speaker #0
Ça renforce l'estime de soi.
- Speaker #1
Alors, il y a l'estime de soi, il y a ton image aussi, et puis il y a cette confiance. Parfois, on confond la confiance et l'estime, mais c'est bien distinct. C'est deux choses bien différentes. La confiance en soi, elle augmente dès lors que tu vas oser faire. Tu vas faire et tu vas te rendre compte de tes ressources, des compétences. de ce que tu as en toi qui te permet d'aller de l'avant. Ce qui fait que plus tu vas te voir en action, plus tu vas constater tes efforts. Et là, tu te dis, ah, je suis capable de... Et là, tu te sens plus forte, plus grande et ta confiance augmente. Ta valeur aussi, puisque tu te dis, ah, je suis capable de... Mes valeurs aussi, elles rentrent en jeu. Donc, tu te sens encore plus, enfin, pas à ta place, mais en tout cas, tu as un autre regard sur toi en fait. Et tu te vois un peu plus en hauteur en te disant, ah... je ne me rabaisserai plus parce que là, je vois de quoi je suis capable et ça me valorise.
- Speaker #0
Surtout quand on a une super coach qui nous dit qu'on a fait des progrès.
- Speaker #1
Écoute, vachalaté baraka, là quand je vois qu'au début, on a un dos très arrondi, qu'on ne sollicite pas assez les abdominaux et qu'au fur et à mesure des séances, la coachée fait des efforts en dehors même des séances, je pense que c'est important de lui faire savoir et de la solliciter parce que... Tout ne se joue pas sur l'esthétique, mais ça se joue aussi sur le bien-être.
- Speaker #0
Ah, mais Charles, j'ai l'impression que tu parles de moi. Parce que, petite parenthèse, si je suis si familière avec les T-shirts, c'est que c'est ma coach personnelle. Donc voilà, c'est dit.
- Speaker #1
Voilà. Non, mais vraiment, c'est important parce que, regarde, d'une séance à une autre, tu le vois très bien. Et quand tu as fait ta séance et que tu as le laps de temps pour la prochaine séance, ça te permet de voir, en fait, ce qui a travaillé, en fait. Tu vois ? Oui. Donc, oui. En tant que sœur.
- Speaker #0
Est-ce que tu as des exemples concrets d'amélioration au niveau des émotions chez des personnes que tu as coachées grâce au sport ?
- Speaker #1
Oui, clairement. Une, par exemple, j'avais demandé de faire un exercice qui était simplement d'aller en arrière. Tu as une position, tu as le ballon et tu n'as pas d'équilibre. Derrière toi, il n'y a rien. À ce moment-là où elle devait s'abaisser, elle remonte et elle remonte en pleurs. Je lui demande de m'expliquer. Elle me dit qu'en fait… elle a eu le sentiment de perdre le contrôle. Et derrière le sentiment de contrôle, de perdre le contrôle, il y a la peur en fait. Et donc on a échangé sur la peur, ce qui l'animait. Au fur et à mesure des séances, elle a pu analyser cette peur, donc qui est liée au contrôle, de ne pas pouvoir tout gérer. Et on est parti, on a pu aboutir sur le lâcher prise et lui faire prendre conscience qu'elle n'aura pas toujours à contrôler les choses puisque le contrôle, ça n'évite pas le danger. Les choses vont quand même arriver. Mais elle a appris à travers ça à être plus vigilante, à être plus prudente sur ce qu'elle entreprend, mais de rester optimiste. Donc on est parti de la part de contrôle qui la rendait négative, qui la terrifiait, à plus de prudence, et donc s'envier à plus en sécurité. Et lâcher prise. Et dans notre cas, nous, en tant que musulmans, c'est surtout aller sur le côté, avoir confiance en ce que notre Seigneur nous a décrété, tu vois. Donc, se lâcher prise, donc se perdre à coulre, elle a pu effectivement l'expérimenter. Et par la suite, elle a été plus consciente. Elle avait plus confiance en elle.
- Speaker #0
Justement, vu qu'on parle d'émotion, ça t'arrive souvent que pendant tes séances, les personnes pleurent, donc plus de tristesse ou quelque chose qui se débloque, ou bien de la colère, de la joie, mon avis, oui, doit en avoir avec toi. Est-ce que ça t'arrive souvent ? Pas forcément.
- Speaker #1
Je l'ai vécu ce matin. C'était marrant. Là, c'était la joie. Mais en même temps, on a eu un peu de peur. Et puis, la joie a repris le dessus. En fait, je faisais faire un exercice qui s'appelle le swing avec le kettlebell à ma cliente. Et elle me dit, je ne sais pas pourquoi, mais ce mouvement, il me met en joie. Et je lui dis, qu'est-ce que ça te rappelle ? Alors, c'est un côté balancier, en fait, tu vois. Et elle me dit, effectivement, quand je soulève le kettle et que je le fais redescendre, Ça me rappelle la balançoire. Et je lui demande, est-ce que tu fais de la balançoire ? Elle me dit, oui, oui, à mon âge, là encore à mes 30 ans, je fais de la balançoire. Et je lui dis, écoute, ce mouvement te rappelle la balançoire, mais ça te rappelle l'état dans lequel tu te trouvais quand tu faisais de la balançoire. Ce qui fait que si tu appréciais ces moments-là, tout ce qui va te rappeler ce moment-là sera agréable pour toi. Et donc, du coup, on ne se rend pas compte, mais la première cliente dont je t'ai parlé, elle a carrément pleuré, elle n'était pas bien avec ce mouvement-là. Alors que la deuxième, Clairement, ça l'a même stimulé, ça a créé de la joie, il a envie de le partager. Donc, pas seulement faire du sport, c'est avoir le langage corporel qui fait lui ressortir et exprimer des choses.
- Speaker #0
Tout à fait. C'est comme quand certaines personnes se font masser certaines zones où ça va réveiller soit un trauma ou une autre émotion, et où elles se mettent à pleurer, et elles disent je ne sais pas pourquoi je me suis mise à pleurer alors que souvent, on arrive à trouver un lien avec quelque chose.
- Speaker #1
En parlant de ça, une anecdote d'une... d'une personne qui a fait un massage, c'est-à-dire un bon bouton qu'elle n'avait pas fait masser, et lors du massage, elle s'endort. Et au moment où elle est amenée à faire la prière, ça faisait un bon bouton qu'elle n'avait pas pleuré. En fait, lors de la prière, elle s'est mise à pleurer. Au-delà de tout ce qu'on peut ressentir, elle s'est mise à pleurer parce que le massage lui a rappelé un hug, en fait, le fait qu'on la prenne dans les bras. Et du coup, ça a permis à ce que les nœuds, les tensions qu'elle avait... la rendre beaucoup plus prédisposée à lâcher les vannes, à pleurer. Et encore une fois, ça confirme bien qu'il y a activité physique, activité sportive, mais il y a simplement le physique qui lui a aussi son langage.
- Speaker #0
C'est pour ça que j'ai fait la distinction tout à l'heure en disant activité physique ou sport.
- Speaker #1
Exactement.
- Speaker #0
Et toi Laetitia, est-ce que tu as déjà vécu des périodes où le sport ou l'activité physique t'as aidé à traverser des émotions fortes ou pas fortes, peu importe.
- Speaker #1
Tout le temps.
- Speaker #0
C'est pour ça que t'es coach en vérité.
- Speaker #1
Franchement, je n'avais pas choisi cette vocation. Ce n'était pas ça que je voulais faire. Donc, entre ce qu'on veut faire et ce qu'on est destiné à faire, il y a un gros gap. Mais je suis venue là quand même. Alors, 2012, gros choc émotionnel. Je suis en période où je dois... Je suis en formation pour devenir animatrice sportive. Et... Je découvre le mouvement du soulevé de terre avec une barre. Le choc émotionnel est arrivé la veille, je n'ai pas dormi toute la nuit en fait. Et le lendemain, je me dis quand même, bon, je vais pouvoir gérer mon cours. Effectivement, j'ai découvert des super pouvoirs. Là, j'ai gagné en confiance en moi parce qu'on a fait le cours, on devait donc apprendre la technique du mouvement. Et j'ai soulevé la barre, j'ai commencé je crois avec 40 kg et je suis montée jusqu'à 120 kg. C'est la première fois que je soulevais une barre. Donc ma prof me dit, on a fini, c'est terminé. Et moi, j'étais encore dans cette sécrétion d'hormones qui m'amenait encore à me dépasser, en fait. Il a fallu qu'il y ait ce choc qui m'a fait, du coup, sortir de cette zone de confort ou cette zone de peur qui m'a fait comprendre que j'étais capable de soulever, il m'a fait voir aussi que j'étais capable de soulever une charge du double de mon poids, en fait. Ce qui est très impressionnant, parce que comment j'ai transformé ça, moi, par la suite, c'est qu'en 2016, il y a... la Fédération française de force athlétique accepte que les femmes voilées participent avec leur figelle. Et donc, imaginez qu'on est en 2012, j'ai eu cette expérience-là, et en 2016, bon, moi, j'ai continué à pratiquer, donc j'ai eu mon diplôme, mais alhamdoulilah, j'ai continué à utiliser ces mouvements et à justement en apprendre davantage sur la force athlétique. Et là, il y a la compétition. Et là, je me remets donc dans cette condition mentale et physique pour aller soulever la charge. Et c'est juste énorme, parce que non seulement j'augmente mes... mais en plus tu te rends compte que en ayant écouté l'information que l'émotion m'envoyait, j'ai pu canaliser cette émotion, être en totale lucidité sur ce qu'elle m'apportait. et soulever ma barre avec beaucoup d'aisance. Tu vois ? Oui. On part de quelque chose de lambda jusqu'à la compétition, donc à la performance. Mais c'est pour dire que l'émotion, ça a une place importante dans la vie de l'être humain. Et quand on apprivoise et qu'on a un regard très lucide sur ses émotions, on peut même en jouer, en fait. Finalement, on arrive à les réguler et en faire des alliés.
- Speaker #0
Et actuellement, tu utilises toujours la musculation pour gérer tes émotions ou pas ?
- Speaker #1
Oui, la musculation... la boxe aussi ça m'a aidé quand il y avait un trop plein de colère la musculation c'est la base parce que ça permet de construire du muscle, de l'entretenir et non pas pour retarder les effets du vieillissement parce qu'on va vieillir mais surtout pour bien vieillir pour moi la musculation c'est la base c'est vraiment le renforcement musculaire est important sur une programmation sur ta semaine sur une semaine, sur les 7 jours que tu as il faut impérativement que tu aies eu au moins 2 séances de renforcement musculaire que ce soit le haut du corps, le bas du corps ou encore l'ensemble de ton corps, donc un full body. D'accord.
- Speaker #0
Et justement, quel type de sport ou d'activité physique tu recommandes, toi, pour quelqu'un qui veut mieux gérer ses émotions ou réduire son stress ? Puis tu peux très bien nous dire en fonction du type d'émotion si c'est différent.
- Speaker #1
Alors, comme on en a parlé tout à l'heure, la colère, on va se dire que la boxe est appropriée. Mais tu peux avoir aussi de la course. Le fait de courir, de laisser la course prendre le dessus dans le sens où il y a l'extérieur, le paysage, tu le découvres, tu n'as pas de limite et que tu cours, déjà que tu évacues, tu évacues la colère. Et dire qu'il y a un sport pour chaque émotion, ça dépend en fait des profils et des personnalités. Et puis surtout, la période de ta vie dans laquelle tu te trouves, l'âge aussi. Aujourd'hui, on voit des seniors de plus de 70 ans qui se remettent dans le sport ou qui n'ont jamais quitté le sport et qui, machin là, te donnent l'impression qu'ils ont 10 ans de moins. La chose à se dire, c'est que c'est Lorsqu'on a une activité sportive qui est régulière, c'est bien de varier les activités. Parce qu'elles apportent chacune quelque chose. Le matin, quand tu te lèves, c'est très intéressant, à la sortie du lit, de faire du stretching ou des étirements. Ou de mettre une vidéo de mobilité training pour pouvoir s'étirer de ta séance de la veille. Tu vois ? Il y en a d'autres qui vont se lever, tac, tac, les baskets et on va courir. Donc c'est vraiment en fonction de ton état, on va dire ton état émotionnel, et de ta... conditions physiques aussi. Parce que t'es en colère, c'est bien, mais aller faire de la boxe et tomber sur plus fort que toi qui vas te mettre un coup, c'est dommage de te dire j'étais juste en colère, je voulais juste évacuer Non, tu vois. Donc ça nécessite aussi de se connaître davantage, de savoir ce qu'on aime, et aussi de s'accorder du temps pour découvrir différents sports et se créer une routine. Parce que en une heure, tu peux traverser les six émotions de base. Tu es heureuse, tu es joyeuse, on t'appelle, t'as un coup de fil, tu deviens triste. On te réconforte, la joie revient. Il y a une mauvaise nouvelle, tu es en colère. Tu apprends une nouvelle, tu es dans le dégoût. Et puis juste après, on te fait une belle surprise. Tu vois, tu les traverses toutes. Mais la chose, c'est de savoir comment, quelle est la réaction que tu vas avoir. Et du coup, comment tu vas agir pour que ces émotions ne puissent pas prendre le dessus.
- Speaker #0
En fait, ça va dépendre de la personne. Par rapport à l'activité qu'elle va choisir, ses préférences aussi. Puis l'idée, du coup, si je comprends bien ce que tu viens de dire, c'est d'écouter son corps et de choisir une activité qui va répondre à... dont on a besoin à un instant T. Par exemple, oui, c'est vrai que quand je suis stressée, je fais un peu de pilates, je trouve que ça me canalise bien parce qu'il y a le renforcement musculaire, mais couplé à la respiration, qui fait que je trouve que pour le stress, c'est pas mal. Et c'est vrai que quand on est un peu plus énervé, je pense tout de suite, en tout cas moi personnellement, à des sports un peu plus dynamiques. Donc, comme tu as dit, la course, la boxe, kickboxing, etc.
- Speaker #1
Mais regarde-moi, quand tu as aussi ça avec... Par exemple, quand on parle de pilates, le pilates déjà, généralement, lorsqu'on donne un cours de pilates, on ne va pas te mettre une certaine musique avec une fréquence qui est élevée. Ce qui fait que naturellement, ton corps va retrouver un état beaucoup plus tempéré, beaucoup plus posé. Donc, tu es clairement à l'écoute de ton corps parce que là, il y a un espèce de silence, ou en tout cas, c'est beaucoup plus calme. Mais quand tu es dans les émotions qui t'amènent à être beaucoup plus dynamique, tu as énormément de tonalités, même en toi. Ton cœur bat beaucoup plus vite, ta respiration va... Ce n'est pas la même. Ce qui fait que ton thème posté, ton état en fait, tu vois ? Et une fois que tu es redescendu, tu as cette hormone de l'endorphine qui est sécrétée et là, tu redescends. Exemple hier, je n'ai pas l'habitude de faire ça, mais j'ai fait le matin 15 minutes de mobilité training et le soir, avant ma séance, je disais, vous savez pourquoi ? Parce que j'avais énormément de courbatures et ça m'a préparée justement à l'effort que j'allais faire. Donc c'est vraiment être à l'écoute et surtout... comme tu disais c'était tes préférences et puis surtout aussi une chose c'est que qu'on oublie souvent, c'est se préparer à l'effort. L'échauffement, comme la journée de récupération que tu vas mettre en amont ou après une séance de sport, ça, c'est important. Parce que ça te permet de voir où tu en es, en fait. C'est pas parce que tu es énervé, que tu es en colère, que tout de suite, il faut aller faire du sport. Non, peut-être qu'il faut se poser d'abord et puis savoir ce que cette émotion te renvoie et ce qui t'a amené à être en colère. Tu vois ? Voilà, quoi. En tout cas, c'est une autre manière d'aborder l'activité sportive et physique, tu vois ? C'est tout un ensemble.
- Speaker #0
C'est super intéressant. Du coup, moi, je sais que dans mes auditrices, dans mes auditeurs, il y a beaucoup de sportifs du dimanche, des gens qui aiment bien le canapé, parce que j'ai fait des sondages des fois sur Instagram. C'est souvent le canapé qui ressort en majoritaire. Et du coup, pour les débutants, quels conseils pratiques tu pourrais leur donner pour justement intégrer une activité physique dans leur quotidien comme outil de gestion des émotions ?
- Speaker #1
Alors, l'activité physique, déjà, je ferais la... promo du pilates parce que il y a le travail de respiration. Et généralement, quand des personnes sont stressées, on leur recommande de faire la cohérence cardiaque. C'est super intéressant pour retrouver un peu plus de paix et d'apaisement quand c'est le brouillard, quand tout va mal, en fait, quand on est dans le triste. Ça, c'est très bien.
- Speaker #0
Tu m'as tendu la pierre, j'allais dire, quand il y en a marre.
- Speaker #1
Quand il y en a marre, on a dit, on tambourise, d'accord ?
- Speaker #0
D'accord.
- Speaker #1
En tout cas, pour commencer, le pilates reste super intéressant parce qu'en plus, il y a une découverte du corps. Tu vois ? Donc, pilates, des fois, tu as des douleurs dans des endroits que tu ne soupçonnais même pas. Tu vois ? Donc, du coup, ça reste intéressant et puis c'est une première porte. Ensuite, ou même, je veux dire en parallèle, il y a tout ce qui concerne le renforcement musculaire. Ça te permet de gagner de la force. Et mentalement, tu construis une autre image de toi aussi. Et tu as une autre perception de ta situation. Et pour avoir une routine, en tout cas. C'est un bon moyen d'y aller progressivement. Que ce soit au niveau de la charge, au niveau du temps que tu vas passer lors de l'entraînement, que ce soit au niveau du matériel, tu peux commencer au poids du corps pour maîtriser le mouvement, pour t'habituer. Et au fur et à mesure, ajouter certains accessoires, augmenter le nombre de répétitions et voir ta progression. Ce qui fait que tu commences en tant que débutant ou débutante, mais tu vas te voir progresser et tu vas t'accorder des nouveaux challenges, avoir des nouveaux défis. Et là, gagner en compétences et en assurances pour faire des séances de sport beaucoup plus conséquentes.
- Speaker #0
Franchement, si je ne faisais pas déjà du pilates, j'aurais trop envie d'en faire. Tu donnes envie.
- Speaker #1
Non, ça donne envie. Au début, je me dis, c'est quoi ces gens qui s'allongent, qui passent leur temps à respirer ? Mais en fait, c'est plus profond que ça. D'ailleurs, c'est les muscles profonds qu'on travaille. Et en termes de travail sur la respiration, je pense qu'il faut passer par le pilates, en fait.
- Speaker #0
Moi, dès la première séance, j'ai senti les bienfaits. Du coup, ça m'a motivée à continuer. Et pour reprendre tes mots, ça nous fait vraiment prendre conscience de notre corps et de notre schéma corporel. Parce qu'en fait, dans notre tête, on voit notre corps d'une manière erronée. Parce que moi, je fais ça avec ma kiné. Et je me rends compte que des fois, mes jambes, je pense qu'elles sont droites. Elles ne le sont pas. Ou elle va nous dire, par exemple, de faire un écart de la taille de la hanche. Elle me dit toujours de resserrer les jambes. Parce que je crois que je m'imagine avec des hanches hyper larges. Alors que ce n'est pas le cas. C'est plein de trucs tout bêtes comme ça. On se rend compte qu'en fait, on est complètement à l'ouest sur notre représentation corporelle. Et après, il y a les bonnes postures et le fait que ça soit couplé avec la respiration, ça aide vraiment à gérer le stress quotidien.
- Speaker #1
Tu vois, c'est intéressant ce que tu dis, parce que quand on parle sport aujourd'hui, on a vraiment cette perception et ce schéma de, par exemple, le casque dans les oreilles, la tenue, on va courir, on fait des efforts, on est dans le côté du sien un peu très... dur en fait ou tu vois mais en fait non il s'agit pas que de ça même une séance de renforcement musculaire de 30 à 45 minutes elle va peut-être te permettre de dépenser un peu plus qu'une séance d'une heure et demie ou tu vois parce qu'à ce moment là c'est ton corps qui s'exprime ton corps entre en pleine excrétion et il te parle quand tu vas mettre de plus en plus de silence et que tu es concentré sur ce qu'il te renvoie tu vas mieux exécuter tes mouvements et limite tu vas même réussir à te corriger avant même que la prof te demande de te corriger Parce que tu vas ressentir, en fait. Oui. Tu vois ? Et l'émotion, c'est pareil. Quand elle arrive, la première question qu'on te pose, c'est qu'est-ce que tu ressens ? Donc, c'est à l'intérieur que tu le ressens. Tu vois ? Et tu vas l'exprimer par la suite. C'est pareil. Alors, en fonction des sports aussi, tu exprimes quelque chose. Et avec le temps, il y a forcément un des sports que tu vas garder dans ta routine. Une semaine, moi, je pense que le pilates, le renforcement musculaire, pour ceux qui ont également l'occasion d'aller en piscine, c'est encore une autre dimension. Le corps, quand il se recouvre dans l'eau, c'est... énorme parce que cette sensation de lourdeur qui sent léger en plus quand t'as moins peur de l'eau, enfin t'as pas peur de l'eau et que tu pratiques très souvent compte sur ce bordelard C'est pour ça qu'on dit que c'est le sport le plus complet. L'un des sports les plus complets, pareil, c'est que vraiment le corps n'est pas fait pour rester sur le même plan. Il y a vraiment une question de perception. Et dans le coaching, par exemple, tu vois arriver des personnes qui vont te dire je me sens grosse alors que tu vois, tu dis, qu'est-ce que tu racontes ? Mais c'est ta perception, c'est encore l'image, l'estime que tu as de toi et cette confiance que tu n'as pas suffisamment exploité pour en faire ressortir tes ressources.
- Speaker #0
C'est puissant parce qu'en plus, j'ai dit sport, activité physique, il y a aussi des fois, ils ont une notion de performance, ils se mettent des objectifs et puis à l'activité, un peu plus, on se dit je fais ça pour ma santé ou pour mon stress parce qu'on en a besoin un certain temps. Au début, c'est de la motivation, on se force un peu, puis après, ça devient un besoin. Le corps, il le demande et on le voit en fait. Quand on n'a plus cette activité physique, ça ne va pas en fait. Ça devient comme une drogue.
- Speaker #1
Vraiment une bonne drogue, il y a des personnes, il y a Bichente Lizarazu, lui clairement, il est considéré comme un addict du sport. Il va faire 3 à 4 sports en une journée. Tu vois ? Et il se porte bien, comme de l'île 1. Après, il y en a qui font des dépressions aussi, quand ils sont dans le surentraînement. Mais tout ça pour dire que déjà, à la base, l'être humain n'est pas fait pour rester immobile. Tu vois ? Et plus tu bouges, et plus tu prends soin de bouger correctement, ton corps n'est pas un gars, et tu le rends bien. Pour ça, je pense qu'on ne fait jamais assez de promotion sur l'activité physique. Il faut bouger, en fait.
- Speaker #0
C'est important, surtout dans notre ère où il y a la sédentarité, elle fait des dégâts. Et on le voit avec l'explosion des maladies de civilisation.
- Speaker #1
Là, on est confrontés à la paresse et à l'effort. Aujourd'hui, qui aime faire des efforts ? On a tout à notre portée.
- Speaker #0
Et ça, c'est la société de surconsommation et de, je vais aller dire, les pourris gâtés, en fait. Tout le monde a tout maintenant. tout de suite et j'ai accès à tous mes désirs. Alors qu'avant, on n'avait pas forcément accès à tout. Donc, même si on en avait envie, de toute façon, on ne pouvait pas l'avoir. Donc, ça permettait d'avoir une certaine modération dans les choses. Et là, on est dans une ère où tout n'est pas cher. On peut avoir accès à tout, tout de suite, maintenant. On commande un truc, on le reçoit le lendemain. Et qui fait que cette notion-là de gratification, de patience, d'avoir étape par étape, elle est moins valorisée.
- Speaker #1
Exactement. C'est des faits d'immédiateté, c'est tout de suite. Et pour ça, regarde, même là, on fait plus la promo de la gym douce. Avec le temps, alors que moi j'ai 43 ans, il y a 10 ans, il fallait absolument que j'aie des séances de sport qui sont beaucoup plus dynamiques et qui me font porter de la charge. Mais avec le temps et avec aussi le recul et l'expérience, tu te rends compte que déjà, plus on avance, plus on s'enfonce. Donc du coup, ce serait bien de revenir sur les basiques qui nous permettent de voir les choses avec beaucoup plus de clarté et de comprendre le fonctionnement de notre corps en fait. Et d'être constant parce que la question qui revient à chaque fois, c'est comment je peux rester régulier. Comment je peux être régulière, être constante, être motivée ? Mais ce n'est pas possible. De la même façon que le ballon, il est rempli d'air, à un moment donné, il se dégonfle. Ça, on le vient en étant dans une disposition où tu vas varier tes activités pour être à un moment donné dans le plaisir, dans ce que tu fais.
- Speaker #0
Il faut être dans le plaisir. Et puis après, il y a quand même une certaine discipline de temps en temps quand même.
- Speaker #1
Oui, il faut. En fait, il en faut. Mais la discipline, pour qu'elle puisse être forte, tu choisis quand même de faire des choses qui te plaisent. Après, la motivation, elle diminue. Mais quand tu as des résultats, tu vas forcément te dire Ah oui, j'ai une discipline parce que je le vois. Et encore une fois, on va revendiquer sur ça, c'est pareil. Aujourd'hui, faire du sport, ce que sur l'esthétique, à un moment donné, c'est voué à l'échec parce que ce n'est pas que ça.
- Speaker #0
Oui, parce que des fois, ça ne se voit pas au bout de plusieurs mois. Donc, si on tient la motivation, elle ne tient qu'à ça. C'est sûr, ça ne dure pas sur le long terme.
- Speaker #1
Et puis, ça ne se voit pas tout court sur ta balance, par exemple. Ça va se voir sur tes traitements, ça va se voir sur ta manière de réfléchir, ta manière d'agir aussi. Quelqu'un qui fait du sport, en général, il a une façon de réagir qui est vraiment beaucoup plus... Pas tempérée, mais je trouve que c'est assez réfléchi, en fait. Parce qu'il y a ce process qui est mis en place. J'ai fait ça, quelles conséquences ? Et si j'ai essayé ça ? Une personne qui ne bouge pas, déjà, ça ne bouge pas en elle. Donc du coup, on perd notre tour, on ne parle pas, on ne s'exprime pas. Et on ne profite pas de ce qu'on a, en fait. Il faut bien une personne qui fait du sport, elle rayonne, tu le sens. même dans sa manière de s'exprimer, dans ce qu'elle représente, tu le sens. Une personne qui ne le fait pas, tu la vois, elle est repliée sur elle. Et son expression est plutôt, tu te dis, elle, je la regarde un peu loin parce que tu vois, ça ne se voit pas. Et puis elle-même, je dis ça, tu la regardes loin, mais elle-même, elle ne se sent pas bien.
- Speaker #0
Donc voilà, faites du sport ! On peut bouger quoi !
- Speaker #1
Elle va venir nous secouer Laetitia, bougez !
- Speaker #0
Écoute, j'aime le faire, mais à un moment donné, ça aussi c'est une notion importante, il faut se sentir responsable de soi-même.
- Speaker #1
Il faut trouver son pourquoi, parce que moi je vois la différence entre une personne qui va faire du sport pour se sentir bien mentalement, vu qu'on parle des émotions, en plus c'est le sujet, ou pour gérer son stress. elle va plus tenir sur la durée parce qu'elle va avoir les effets assez rapidement quand même. Justement, on parle toujours de cet effet. Alors que clairement, les personnes qui font ça perdent du poids et qui n'ont que cet objectif-là, c'est voie à la perte parce que dès qu'il n'y aura pas de résultat, elles vont tout arrêter. Alors qu'en fait, il faut se dire, déjà, je fais une activité physique pour ma santé. J'ai envie de bien vieillir, comme tu as dit tout à l'heure. Au-delà de tout résultat, déjà, ça sert à ça. Et après, si j'ai d'autres effets, c'est tout bénéfique.
- Speaker #0
Absolument. Tu vois, dans la vie, par exemple, d'un entrepreneur, tu entendras très souvent... un entrepreneur ou un chef d'entreprise qui a calé dans son planning une séance de sport. Parfois, c'est même tous les jours. Parce que ce moment-là, il est en connexion avec sa propre personne. Et parfois, moi, il m'arrive à la fin d'une séance de sport, d'avoir plein d'idées dans la tête. Et d'avoir réussi à les ordonner, les classer, les classifier, les catégoriser, parce que ça m'a permis de faire le ménage. Donc, le sport, effectivement, il peut avoir plein de pourquoi, plein de raisons. Il y a une chose qui est sûre, c'est que ton corps va sécréter des hormones qui vont t'amener à être plus actif. Et que le fait de faire du sport, ça te permet d'être vivant. Ça vit dans toi.
- Speaker #1
C'est un bon cocktail. Un bon cocktail de neurotransmetteurs, d'hormones bénéfiques pour nous. Et comme justement tu dis que ça nous permet de se reconnecter à la nature, selon toi, comment le sport ou l'activité physique peuvent s'intégrer dans une approche holistique de la santé qui va prendre en compte le mental, le physique et même le spirituel ?
- Speaker #0
Déjà, regarde quand on fait la prière. Il y a des postures et les mouvements qu'on réalise te feront clairement penser à certains mouvements qu'on fait en séance. Par exemple, des fois, la position de l'enfant. Quand tu fais le sous-joude, ça te rappelle cette position de l'enfant. Tu vois ? Déjà, spirituellement, quand tu es en mouvement, encore une fois, la sécrétion des hormones fait que tu te sens revivre. Tu sens que ça vibre en toi, que tu as des sensations. Tu es plus à l'écoute de ce qui se passe dans ton corps. Le fait de faire du sport te permet aussi de... Ça, on l'a déjà dit, mais ça permet aussi d'être organisé, en fait. Tu vois ? De créer un moment dans ta journée ou dans ton planning où tu vas avoir cette partie qui va te permettre de revenir à toi.
- Speaker #1
De faire une bonne routine, ça permet un peu un moment off. Enfin, off, pas off, mais...
- Speaker #0
C'est un moment qui va libérer, en fait.
- Speaker #1
Voilà, c'est ça. Puis c'est une pause, entre guillemets, souvent on va à mille à l'heure, on s'arrête un peu pour se consacrer à son activité physique et puis pour reprendre ton exemple de la prière, c'est vrai que ça permet d'allier le corps et l'esprit. En fait, c'est comme si on harmonise les deux, parce que, comme tu dis, les mouvements de la prière, ça agit un peu comme des étirements. Et puis après, il y a le côté spirituel, bien entendu, qui fait que quand on a les deux ensemble, c'est un remède magnifique pour le cœur, pour le corps, pour l'esprit, pour tout.
- Speaker #0
Mais tu vois... Quand tu parles justement du sport qui pourrait être un facteur pour la santé globale, c'est très simple. Une personne qui fait du sport et qui boit beaucoup d'eau, tu vas le voir à l'hydratation de sa peau. Donc déjà, après, chacun fait comme il veut. Il y en a qui sont adeptes du maquillage, il y en a qui ne le sont pas. Mais une personne qui fait du sport, qui boit beaucoup d'eau, elle a un teint magnifique. Ce qui fait que quand elle va se maquiller, ça va encore plus l'embellir. Donc c'est clairement de l'hygiène de vie en fait. Et ce n'est pas par les médicaments. Les médicaments, on est malade. Ça, c'est une chose. Donc, tu vas prendre des médicaments. Mais ce que je veux dire, c'est que toutes les solutions miracles, en nous faisant croire qu'il faut boire ci pour pouvoir mincir, pour faire ci, non, la solution est dans la nature. L'eau, des protéines, des lipides, des glucides, tout ça bien dosé avec un corps en mouvement, tu auras des résultats qui t'amèneront à avoir un hygiène de vie un peu plus saine, en fait.
- Speaker #1
La recette magique, c'est pas Unicity. C'est comme tu as dit, une bonne alimentation, une bonne hydratation, un bon sommeil aussi. Et puis après, la partie spirituelle, chez nous, la prière, faire du dikle. Parce qu'en plus, on peut associer les deux. Le dikle en marchant, par exemple, on marche, on profite de la nature. Il y a la respiration aussi, on respire et on fait du dikle. Donc, il y a le côté spirituel. Et là, on a un petit truc, un packaging bien complet pour nous.
- Speaker #0
Et une autre chose aussi qu'il faut aussi évoquer, c'est que quand tu fais tout ça, avec cette spiritualité que tu renforces, il y a un détachement qui s'impose à toi. Moi, j'étais une droguée de musique. Faire du sport sans musique, ce n'était pas possible. Tu vois ? En plus, la musique a certaines fréquences. Donc, il y a une fréquence où tu vas être vraiment, mais très emporté avec des basses et c'est ça. Et suite à ma conversion, c'est quelque chose que j'ai... non plus pris comme un égitoire, mais clairement, ça a été un divertissement. Et même, c'est passé au fait que je ne fais plus de séances de sport avec de la musique. Je vais mettre un podcast ou bien je vais mettre un documentaire. Parce que j'ai vraiment besoin à ce moment-là d'avoir une maîtrise de mon corps et de comprendre ce qu'il me renvoie comme message. Tu vois ? Et en fait, quand je parlais de la musique, mais ça peut être bien d'autres choses, où tu crées un détachement parce que là, tu reviens au centre, c'est-à-dire toi. Quand tu te lèves le matin, après là, c'est bien une personne... dont tu as le plus besoin, c'est toi. Tu te lèves, tu as besoin de toi, tu as besoin d'être en forme, tu as besoin d'être au taquet pour aller vivre ce qui t'a été destiné, en fait. Parce que, à ce moment-là, quand tu fais du sport, tu fais attention à ce que tu manges, tu fais attention à être assidu à tout ce qui concerne ta vie spirituelle, tu vas finir par te détacher, tu vas te recentrer sur toi, tu vas revoir ton système de valeurs, tu vas revoir tes priorités, et il y a bien des choses qui vont te sembler inutiles. Et ça se ressent. Parfois, il peut y avoir un événement qui te demanderait plus de temps pour récupérer. Là, non, tu as fait du sport. Mentalement, tu as pris des clés qui vont te permettre de réguler tes émotions. Tu vas voir les choses autrement. Et en fait, tu as une autre perception de la situation.
- Speaker #1
Ça prépare à te prendre du recul, en fait.
- Speaker #0
Totalement.
- Speaker #1
Et de ne pas réagir en mode drama queen. Oui. Je pense à quelqu'un en particulier. Mais voilà, c'est de se dire, on prend du recul et on relativise. Puis comme tu as dit, le taouakou, de se dire au final, ce qui m'arrive là à l'instant T, ce n'est pas agréable. Comment je peux faire en sorte de mieux le gérer ? Le sport, ça aide justement à gérer tout ça et de se dire au final, c'est la volonté d'Allah, même si c'est négatif. Ou que si ça m'arrive, c'est que je suis capable de le surmonter.
- Speaker #0
Et autre chose, parce que j'y pense, il y a une chose qu'il faut aussi garder en tête, c'est que ce corps, il a été créé par le plus grand créateur qui existe. Et il sait ce qu'il faut à quel moment. Il faut et comment ça va se faire ? Le corps, c'est une machine qui se régule tout seul. Tu vois ? C'est ce qu'on appelle l'homéostasie. C'est à un moment donné où, si il y a une partie qui est déséquilibrée, l'autre organe va faire le nécessaire pour que ça s'équilibre. Ce n'est pas toi qui décides que ça fonctionne de cette manière. Tu n'appuies pas sur un bouton. Le corps, lui, il sait. Tu vois ? Même dans la sunna, quand tu as de la fièvre, on te dit de pouvoir te dévêtir un peu et de mettre un gant, par exemple, quelque chose de froid ou de tiède sur toi pour que la fièvre diminue. Le corps, lui, il sait comment tout ça, ça va se passer. Mais c'est de laisser du temps au corps, de laisser du temps au corps pour qu'il fasse son taf, tu vois ? Et tout ça,
- Speaker #1
c'est son corps.
- Speaker #0
Et tu l'écoutes. Autre chose, le cœur, quand tu regardes en anatomie, le cœur a des oreilles. Quand Allah nous dit que notre cœur, il entend, notre cœur entend vraiment, parce que même comment il a été formé, il a les organes pour. Le cœur a aussi des oreilles, en fait, tu vois ? Et tout ça, quand tu l'apprends, finalement, tu apprends le fonctionnement de ton corps, tu apprends aussi... tu découvres tes préférences, tu découvres aussi tes ressources, finalement ce corps-là tu l'aimes encore plus. Et tu lui fais confiance, tu vois ? Tu lui fais confiance parce qu'Allah il a mis ce qu'il faut en toi. Et si c'est Allah qui l'a mis, fais-lui confiance, lui il sait. Et donc je trouve ça merveilleux. Oui,
- Speaker #1
ça l'est, ça l'est, c'est tout. Pour avoir des discussions philosophiques sur le sujet pendant des heures et des heures, tellement c'est passionnant.
- Speaker #0
Le corps, ça doit être notre allié. On ne doit pas... Quand tu malmènes ton corps, quand on me pose la question, oui, regarde, j'ai pris du poids, combien de temps il faudra pour que je perde ? Le temps que tu as pris à le négliger, le temps que tu as pris à le torturer, le temps que tu as pris à le déconsidérer, il faudra lui accorder ce même temps pour le considérer, l'aimer davantage, lui apporter de l'attention, il t'aura les résultats.
- Speaker #1
Et si tu devais donner un seul conseil, j'ai dit un seul, pas one, pas two, pas three, pas vive l'Algérie, mais un seul conseil. à quelqu'un qui veut se lancer et commencer une activité physique pour gérer ses émotions. Quel serait-il ?
- Speaker #0
Est-ce que je ne peux pas faire deux conseils ou une phrase ?
- Speaker #1
One. Bon, ne me refais pas faire one, two, three. Un seul. Donc quelqu'un qui est plutôt sédentaire actuellement, mais qui veut avant tout le faire pour gérer ses émotions. Par exemple, c'est quelqu'un qui n'arrive pas à gérer son stress ou à gérer sa tristesse ou qui est souvent en colère. Quel serait ce conseil en fait ?
- Speaker #0
D'écouter ses sensations.
- Speaker #1
Ben voilà, c'est court et précis. Est-ce que je peux rajouter un conseil, moi ? Non, non,
- Speaker #0
vas-y, s'en prie.
- Speaker #1
Je dis ça, mais je crois qu'il y en aura un que j'ai fait aussi. Non, moi, je voulais juste dire, en fait, pendant ma petite expérience, parce que, bon, là, ça fait quand même plus d'un an que j'ai une activité physique régulière. Je ne parlerais pas de sport, mais d'activité physique. C'est de commencer petit, déjà, mais de commencer, en fait, pas trop se dire il faut que j'attende d'avoir le matériel, la tenue, comme tu disais, pour commencer. Même, je leur dis toujours, même 5 minutes de mouvement par jour, ça fait la différence. Donc, de mettre du mouvement et de se souvenir qu'en fait, chaque petit pas, ça compte. Il ne faut pas viser la perfection. Vas-y,
- Speaker #0
un conseil.
- Speaker #1
C'est toujours le même, c'est de faire petit et de ne pas viser la perfection comme les fit girls d'Instagram, parce que ça peut être vite motivant, mais voilà, de se dire je progresse à mon rythme.
- Speaker #0
En fait, oui, mais non, parce que regarde bien, à la sensation, tu peux partir sur une séance qui au départ était modérée et au final, tu fais bien plus que ce que tu avais prévu. Donc, en fait, il s'agit clairement, c'est de passer à l'action. C'est ça,
- Speaker #1
de commencer, impulser le truc.
- Speaker #0
C'est vrai.
- Speaker #1
peut-être tu vas faire plus, mais le jour où tu n'arrives pas et tu fais que ça va nul, ce n'est pas de ce que tu peux aviser, de se dire je suis nul, j'arrête. Non, il faut continuer jusqu'à ce que tu aies le petit truc.
- Speaker #0
Parce que peut-être que la séance de 40 minutes qui avait prévu une heure, les 40 minutes que tu as fait, ton corps sait que c'est suffisant pour aujourd'hui. Donc ce n'était pas un conseil avec un mot, c'était des conseils avec plusieurs mots.
- Speaker #1
Avec plusieurs mots, voilà, c'est ça. C'est une idée si tu veux, je veux dire. Une idée, je ne savais pas dire un seul mot non plus.
- Speaker #0
C'est des mots à ma dame. Non, mais dans l'ensemble, c'est vraiment comme ça qu'il faut faire parce que c'est comme ça que tu découvres ce que tu apprécies ou pas, tu vois, et que tu peux te projeter sur une routine que tu es en capacité de maîtriser, en fait. Tu sais que tu ne peux faire que ça pour le moment. Et quand tu vas devoir progresser, tu vas rajouter, tu feras plus.
- Speaker #1
Et pour finir, est-ce que tu aurais des ressources ou des recommandations pour nos auditrices et auditeurs qui souhaiteront savoir plus sur le lien entre sport et émotion ?
- Speaker #0
Alors... Il y a plein de ressources, il y a des podcasts.
- Speaker #1
Les podcasts minutes santé ?
- Speaker #0
Déjà vu, non mais il y a des podcasts. Il y a aussi des choses que moi aussi je vais proposer en termes de podcasts. Mais ce que je veux dire, si on devait prendre des ressources basiques, sur le net, tu as énormément d'interviews de sportifs qui expliquent par quoi ils passent, comment ils ont démarré, ce qui les a animés pour se lancer. Parfois, ce n'est pas grand-chose. Et parfois, c'est nos propres ressources en fait. On ne va même pas aller loin. Il y a des événements dans nos vies qui font qu'on passe à l'aide et on y va, en fait. Donc, si on devait penser aux ressources externes, il y a essayer de faire appel aussi à un coach ou une coach. Parce que parfois, quand on veut se prendre en main, on ne sait pas par où et par quoi commencer. Et le regard d'un expert bienveillant est toujours plus rassurant. Donc, aujourd'hui, j'ai écouté hier un podcast sur les tendances du coaching en France. Et on est un peu les derniers de la liste.
- Speaker #1
Ah oui ?
- Speaker #0
Les gens n'osent pas faire appel au coach. Ils ont des perceptions parfois bien biaisées. Et c'est dommage parce que si effectivement, on faisait appel au coach, si on faisait appel à des experts, ça éviterait d'avoir des mauvaises tendances, trop soit portées sur l'esthétique et pas assez sur la santé. Donc, première ressource, je pense que c'est les ressources humaines qu'on a autour de soi. On peut avoir des amis qui sont déjà sportifs et on se dit, voilà, pourquoi pas aller faire une... une marche, une petite course avec cette personne, miser sur l'humain en fait. La ressource c'est vraiment de miser sur l'humain parce qu'on a un point commun. On fonctionne à peu près tous de la même manière et ça peut aider, ça permet de s'inspirer de l'autre et ça peut aussi donner une autre dynamique qui est de sortir de l'isolement en fait. De vouloir toujours tout faire tout seul et de vouloir tout obtenir très très vite. Non, avec quelqu'un, ça permet aussi d'avancer et d'avoir une autre perception de soi et de son projet de remise en forme.
- Speaker #1
Merci infiniment Laetitia pour ce partage enrichissant. Et comme la coutume le veut sur le podcast, je te laisse le mot de la fin.
- Speaker #0
Alors, déjà je suis ravie d'avoir été avec toi pour ce podcast. Et je dirais qu'il faudrait prendre soin de sa santé mentale et physique en se bougeant.
- Speaker #1
J'espère que cet épisode vous aura donné des pistes concrètes pour intégrer le mouvement à votre quotidien et mieux gérer vos émotions. N'oubliez pas... chaque pas compte. Si cet épisode vous a été utile, partagez-le et n'oubliez pas de soutenir le podcast en le commentant sur Apple Podcasts ou YouTube, en le notant sur Apple Podcasts et Spotify et en vous abonnant pour ne rater aucun épisode. A très bientôt dans un prochain épisode et d'ici là, prenez soin de vous et de votre santé.