- Speaker #0
bienvenue à toi dans ce nouvel épisode du podcast moi je voulais juste être madonna le podcast qui te donne envie d'oser de sortir du cadre et d'aller au bout de tes rêves on ouvre cette nouvelle saison en ce début d'année 2026 une année qui sent le renouveau une année où on a envie d'avancer de faire autrement de se remettre en mouvement je suis erika galant Artiste dans l'âme, amoureuse des belles histoires, et surtout de celles où l'on change de vie, où l'on se réinvente. Si ce sujet me parle autant, c'est parce que je suis passée par là il y a quelques années. Après 20 ans de carrière en multinationale, j'ai créé Acapell Art, une entreprise au service de l'art et de la créativité, avec une conviction très simple. L'art peut transformer nos vies. réveiller ce qui sommeille en nous et remettre de la joie là où on ne l'attend plus. Alors dans cette nouvelle saison du podcast, on va parler d'art bien sûr, mais aussi de parcours de vie, de reconversion professionnelle, de ces moments où l'on décide enfin d'écouter ce qui nous appelle vraiment. Et en ce début d'année, c'est le moment ! Les personnes que j'invite au micro ont toutes osé ce pas de côté. Écoute-les ! écoutent leurs histoires. Et peut-être que moi aussi, je commencerai à écrire la tienne. Aujourd'hui, je reçois Maëva, une pâtissière pas comme les autres. Maëva, de la désillusion à la résurrection, parcours atypique d'une pâtissière engagée. Maëva a toujours su ce qu'elle voulait faire dans la vie. Être pâtissière. Malgré des études dans un tout autre domaine, elle réussit finalement à réaliser son rêve. Sauf que, en grandissant, elle est devenue féministe. Pas de problème a priori, oui. A priori, sauf que Maëva s'est vite aperçue que le féminisme et le monde de la pâtisserie ne font pas bon ménage. Désenchantée, elle a alors cru qu'elle devait changer de voie. Mais un événement personnel lui a redonné l'élan pour trouver enfin sa place dans ce milieu, sans sacrifier ses rêves ni ses valeurs. Alors, comment Maëva s'est réinventée et quel a été cet événement clé ? C'est ce que l'on va découvrir dans ce nouvel épisode du podcast « Moi, je voulais juste être Madonna » . Bonjour Maëva !
- Speaker #1
Bonjour !
- Speaker #0
Alors, moi je suis ravie parce que c'est ta première interview. Alors oui, je le dis comme ça, ça désacralise tout de suite ! Donc la première interview de Maëva, c'est sur le podcast, moi j'allais juste être Madonna donc je suis contente.
- Speaker #1
Oui, je suis ravie d'être là aussi.
- Speaker #0
Donc Maëva, on se connaît depuis peu, on s'est rencontré via le club des entrepreneuses de Villejuif qui a quelques, même pas un mois, un mois d'existence je crois. Et alors je suis ravie déjà de rencontrer des entrepreneurs et de te rencontrer parce que je... Alors on ne se connaît pas encore beaucoup mais j'ai l'impression que tu as un parcours... en tout cas dans ta bio, assez atypique et intéressant et qui peut beaucoup t'inspirer. Et surtout ton engagement aussi, et on va en reparler, qui dans beaucoup de métiers malheureusement, et donc la pâtisserie en est un, ne fait pas toujours bon ménage. Voilà, donc j'aimerais que, avant de rentrer dans le vif du sujet, on a déjà donné quelques éléments intéressants, mais il y a d'autres choses qu'on va découvrir. Est-ce que tu veux bien te présenter avec tes mots et nous dire qui tu es simplement ?
- Speaker #1
Tout simplement. Je m'appelle Maëva, j'ai fondé Glittering Biscuits en 2004. C'est une entreprise de biscuits décorés. Moi, j'ai toujours voulu être pâtissière. En tout cas, quand j'étais petite, je voulais être pâtissière. En grandissant, je me suis finalement tournée vers des études de design et d'art appliqué. Donc, j'ai passé un bac design et d'art appliqué que j'ai eu. Ensuite, je suis partie en fac d'anglais parce qu'il fallait suivre mon amoureux de l'époque dans la ville à laquelle il allait à la fac. Bon, ça a marché puisque mon amoureux de l'époque étant mon mari maintenant, donc ça va. Ce n'était pas une mauvaise décision. Ça va,
- Speaker #0
tu as pris une bonne décision, oui.
- Speaker #1
Finalement, ce n'était pas une si mauvaise décision. La fac d'anglais, pour le coup, ce n'était pas une si bonne décision non plus quand même. Et du coup, en fac d'anglais, je m'y suis. Je ne les ai pas particulièrement. Je suis contente parce que ça m'a permis d'avoir un niveau d'anglais cool et correct pour pouvoir voyager, etc. Mais pendant la fac, l'amour de la pâtisserie est revenu. parce que vraiment, quand j'étais petite, j'en faisais tout le temps, Si toi, tu voulais être Madonna, moi, je voulais être Céline Lignac quand j'étais petite.
- Speaker #0
En tout cas,
- Speaker #1
c'est celui qui m'inspirait beaucoup. Et donc...
- Speaker #0
Un mec ! Mais non, Maïva ! Un mec ! Un pâtissier, voyons ! Il n'y a pas une idole, une femme, un chef, une chef !
- Speaker #1
Quand j'étais petite, je n'avais pas trop, non, pour le coup. Maintenant, oui, mais quand j'étais petite, je n'avais pas beaucoup. Et du coup, j'ai passé mon CAP. Je suis rentrée en CAP à 21 ans. Donc, je suis retournée au lycée avec des jeunes de 16 ans, etc. Pour faire une année de CAP, j'ai pu faire mon CAP en un an plutôt que deux, comme j'avais déjà mon bac. Il y a plein de matières qu'on peut ne pas repasser. J'ai obtenu mon CAP. J'ai eu un super, super chef d'apprentissage, maître d'apprentissage. C'est un ami maintenant. Et pour le coup, il nous a... Donner une grande liberté à l'autre apprenti qui était là et moi sur plein de tests. On a fait des pièces montées, on a fait du sucre tiré, des choses qui sont hors CAP. Mais vraiment, il voyait qu'on était motivés et passionnés. Et du coup, il nous a vachement poussés dans ça. Donc, c'était chouette. Et du coup, à la fin de mon CAP, on est parti à Paris.
- Speaker #0
Parce que tu es originaire d'où ?
- Speaker #1
On était à Clermont-Ferrand avant.
- Speaker #0
D'accord.
- Speaker #1
Donc, on est reparti à Paris. En même temps que nous, il y a les gilets jaunes qui sont arrivés. Et donc, personne n'embauchait à ce moment-là à Paris. C'était sympa. Encore plus en étant juste de CAP. Et j'ai finalement trouvé une entreprise où il n'y avait que des hommes. Et très vite, ça a été compliqué. Je sentais bien que ça allait être compliqué, mais moins que ce que ça a été. Ce que ça a été au final, de base la pâtisserie c'est un monde d'hommes. Moi en grandissant, j'ai toujours été un petit peu énervée et révolutionnée, mais en grandissant ça s'est forcément beaucoup accentué, en comprenant la politique, les enjeux, etc. Donc mon investissement féministe s'est aussi accentué, et du coup... Ça a été compliqué de gérer et mes valeurs et le travail. La pâtisserie et la gastronomie en général, c'est quand même un monde d'hommes. Ça tend à changer récemment, mais il n'empêche que c'est quand même un monde très masculin et pas forcément hyper bienveillant non plus, autant pour les hommes que pour les femmes pour le coup. Mais quand je disais que j'avais eu un super maître d'apprentissage, il y a beaucoup de maîtres d'apprentissage qui, eux, ont été un peu maltraités pendant leur apprentissage et qui, du coup, reproduisent ça 20 ans plus tard sur des apprentis parce que pourquoi pas ? Enfin, en fait, parce qu'eux, ils ont eu ça, pourquoi on ne referait pas ça derrière ? Déjà, je ne trouve pas ça très top, mais en plus de ça, vraiment, être une femme, c'est compliqué. Tu es souvent dénigré parce que tu peux parfois moins porter de trucs, même dans la légalité des choses, tu as le droit de porter moins que les hommes, pour de vrai. Alors ça, c'est dans la légalité des choses et sur les textes. Dans la vraie vie dans le monde de l'entreprise, jamais de la vie, on va te dire que tu peux ne pas porter ça parce que tu es une femme. Mais c'est bien en fait parce qu'au moins, ça nous met tous au même niveau. Mais du coup, c'est vrai que ça ne motive pas forcément les patrons. Les réglementations spéciales femmes, ça ne motive pas forcément les patrons à engager des femmes. Bref, c'est fini dans cette première entreprise. Et j'ai trouvé une autre entreprise. Et la patronne était une femme.
- Speaker #0
Juste une question pour qu'on comprenne, c'est quoi le type d'entreprise dans laquelle tu t'es fait embaucher ?
- Speaker #1
C'est des boulangeries-pâtisseries globalement classiques.
- Speaker #0
D'accord. Ce n'est pas des maisons de pâtisserie industrielle ? Non,
- Speaker #1
pas du tout. Pas du tout de maisons de pâtisserie industrielle, ni haut de gamme. J'ai essayé, j'ai passé des entretiens pour certaines maisons. J'ai passé notamment, je ne sais pas si je peux dire des marques. J'ai été par exemple chez La Durée, qui ont une considération de l'humain. Ce n'est même pas que des femmes, c'est de l'humain particulier, puisque tu es obligé de commencer par un contrat qui fait minuit, 5h du matin.
- Speaker #0
Ah ouais ?
- Speaker #1
Avec une convention collective de l'hôtellerie, ce qui fait que tes heures de nuit ne sont pas majorées.
- Speaker #0
D'accord. Donc en fait, le monde de la pâtisserie, au-delà de... qui est très masculin, on le sait, alors c'est quand même assez une aberration, puisque dans beaucoup de familles, c'est les femmes qui cuisinent, mais par contre, quand ça devient professionnel, ce sont des hommes, bon, bref. Mais au-delà de ça, c'est aussi même les conditions de travail... Comme tu disais, la convention collective de la restauration, alors que c'est… Oui,
- Speaker #1
c'est des conditions. Pour le coup, ça, c'est assez propre à l'entreprise de laquelle j'ai parlé, la convention collective de la lotellerie. Sinon, en général, les heures de nuit, elles sont payées. En général. Par contre, les heures supplémentaires, elles ne sont que très, très, très rarement payées. Moi, je n'ai jamais eu d'heures supplémentaires payées. Pourtant, j'ai fait beaucoup d'heures supplémentaires quand je travaillais en pâtisserie. Mais oui, en plus, c'est un métier quand même globalement difficile physiquement. C'est difficile au niveau des horaires, c'est difficile, on porte des charges lourdes, etc. Et à moins d'être effectivement un grand praticien, on n'a pas un salaire non plus incroyablement élevé. Donc, c'est vrai que la tâche est difficile pour le salaire que l'on a. Et si en plus, les collègues sont des gros lourds et pas sympas, je veux dire, au bout d'un moment, ça te dérange. Oui, oui.
- Speaker #0
Et juste avant de renchaîner sur la suite, J'aimerais comprendre un peu ton background. Est-ce que tu avais dans ton entourage des gens dans ce domaine-là ou pas du tout ?
- Speaker #1
Tes parents ou ta famille ? Pas mes parents. Mon parrain est pâtissier. On n'était pas particulièrement proches quand j'étais petite, donc ce n'est pas forcément lui qui m'a donné l'envie d'être pâtissière. Pour le coup, c'est vraiment en voyant à la télé. En fait, moi, je suis née en 96. Du coup, quand j'étais petite, c'est quand même... Quand j'avais autour de 8 ans, c'est là où les émissions plénières, elles ont quand même vraiment émergé à ce moment-là. Et du coup, ça m'a inspirée vachement. Et du coup, c'était en plus un loisir facile parce qu'on a tout à la maison. Moi, j'ai des milliers de loisirs et de passions et de passe-temps. Et du coup, j'ai besoin de faire toujours de nouvelles choses. Et donc, ça m'a plu, en fait. de faire ça. Et je n'ai pas de personnes qui m'ont particulièrement inspirée pour la pâtisserie, en tout cas.
- Speaker #0
Oui, donc il n'y avait pas forcément dans ton entourage, tu n'avais pas de modèle, mais c'est toutes les émissions culinaires qui t'ont donné envie de te lancer là-dedans. Donc c'est quand même... Mais j'imagine qu'à l'époque, tu n'avais pas du tout de conscience de ce que ça impliquait en termes de rythme de travail, de pénibilité.
- Speaker #1
Non, clairement pas. Clairement pas, et je dirais même plus, c'est que quand j'ai commencé mon CAP, je n'avais pas conscience à ce point-là. Bien sûr, j'avais conscience qu'il fallait se lever tôt, que tu commençais tôt, etc., tes journées, mais typiquement, ce truc des heures supplémentaires, c'est vraiment un truc qui est ancré. On fait tous beaucoup d'heures supplémentaires qui, en plus, ne sont pas payées. Moi, quand j'étais en apprentissage, je commençais à 4h du matin, j'étais censée finir à 11h, ce qui fait donc une journée de 7h, en réalité, comme tout le monde. Et en fait, je finissais souvent vers 14h par exemple. Donc c'est quand même trois heures supplémentaires chaque jour.
- Speaker #0
Ah ouais, et tu ne pouvais pas dire, ben non, ce n'est pas prévu, je m'en vais quoi.
- Speaker #1
Ah non, pas du tout. Pas du tout. On en a parlé avec le patron que j'avais à l'époque, en lui disant comment ça se fait. Parce que les employés dans cette boîte-là, les employés étaient payés, eux, notés les heures supplémentaires, et étaient payés leurs en-sup. Et nous, les apprentis, non. Et du coup, j'en avais parlé au patron. En fait, on peut pas faire des heures subtiles tout le temps comme ça et ne rien avoir, en fait. C'est pas possible, quoi. Et du coup, il a fini par nous filer à l'autre apprenti et moi 200 balles en espèces comme ça.
- Speaker #0
Ah ouais, pour histoire de... Et alors, sur le côté de ton engagement féministe, déjà, t'as des frères et sœurs, t'as des sœurs ? Moi,
- Speaker #1
j'ai une grande sœur.
- Speaker #0
qui est pour le coup pas du tout féministe et qu'est-ce qui t'a justement amené vers ça en fait la cause des femmes est-ce que c'est vraiment de te retrouver dans ce métier ou est-ce que déjà avant c'était
- Speaker #1
avant mon métier c'est même de toujours, moi j'ai un gros problème avec l'injustice de base et pourquoi la cause des femmes en grandissant parce que je suis concernée sans être vraiment concernée parce qu'à part dans mon boulot pour le coup Du coup, mon mari est quand même globalement déconstruit, on pourrait dire. J'ai une condition de femme plutôt bien.
- Speaker #0
Ce n'est pas tes parents, tu n'as pas vu ta mère qui avait des soucis avec ça ? Il n'y a pas eu quoi que ce soit de majeur dans ton parcours de violence conjugale ? Je n'en sais rien. Non, pas du tout.
- Speaker #1
C'est juste un énervement qu'il fallait mettre sur quelque chose. pourquoi pas sur ça.
- Speaker #0
OK. D'accord. Et donc, du coup, très tôt, tu t'es interrogée sur la place des femmes. Et forcément, dans le monde de la pâtisserie, tu te l'es prise en plein fouet.
- Speaker #1
Typiquement en plein fouet. Et donc, j'ai été embauchée par une femme et je pensais que ce serait mieux. Et bien, c'était pire encore. Vraiment, c'était encore pire avec cette patronne-là. Ça s'est plutôt mal passé, mal fini en tout cas, au final. Et donc... Donc là, j'avais mon CAP depuis trois ans et je n'avais plus envie de travailler en pâtisserie. Je ne voyais pas comment faire, ouvrir une pâtisserie, oui très bien, avec quel fonds, avec quelles ressources. À Paris, encore plus au niveau des tarifs, c'est complètement indécent les tarifs des boutiques, etc. Équiper un laboratoire de cuisine, c'est... beaucoup d'argent et puis j'avais que trois ans de CAP en fait. Donc, est-ce que j'étais vraiment légitime ? Est-ce que je me sentais prête pour tenir une boutique ? Pas du tout. Donc, je suis restée au chômage. J'ai essayé de lancer un business dans l'événementiel, notamment dans la décoration de mariage, d'anniversaire, etc., qui n'a pas forcément abouti.
- Speaker #0
Tout de suite, en fait, tout de suite, juste pour comprendre le processus, quand tu as vu que tu ne pouvais pas… C'était compliqué de bosser dans ce domaine-là. Tu t'es tout de suite tournée vers l'entrepreneuriat. Tu ne t'es pas dit, je vais changer de métier, je vais refaire une formation sur autre chose.
- Speaker #1
Je ne me suis pas dit que j'allais faire de formation autre. Et moi, j'ai quand même un peu tendance à dire que je suis un peu une tête de con. Et je pense que globalement, outre le féminisme, je ne suis pas faite pour avoir un patron au-dessus de moi. Mon père est à son compte depuis... depuis longtemps aussi. Et pareil, il n'est pas fait pour avoir un patron au-dessus de lui. Et du coup, je pense que juste, peut-être que je me suis construit aussi avec ça, en voyant mon père être à son compte. Mais en plus, j'ai trop une liberté d'esprit, un caractère un peu fort. Typiquement, je suis une tête de con, mais du coup, c'est compliqué. Pour moi, le salariat, c'est compliqué. qui est de respecter des choses, de faire des choses que je ne comprends pas parce qu'un patron a décidé que même lui, il ne comprend pas nécessairement pourquoi il nous fait faire ça. Bref, il y avait quand même ce truc de si c'est compliqué avec les patrons, alors il faut que je trouve un business. Mais je ne voulais plus faire de pâtisserie en tout cas à ce moment-là.
- Speaker #0
OK, d'accord. Donc du coup... La reconversion, elle se situe déjà à ce moment-là, à ce point de bascule. C'était il y a combien de temps ?
- Speaker #1
C'était en 2020.
- Speaker #0
Au moment du Covid, en plus.
- Speaker #1
Au moment du Covid, en plus, oui.
- Speaker #0
Oui, donc déjà, oui. Donc, au moment du Covid, tu étais déjà changée de voie. Et la pâtisserie, comme c'était ton rêve d'enfant, j'imagine que ça a dû être quand même une période compliquée pour toi.
- Speaker #1
Ça a été hyper difficile. parce que ce dans quoi je m'étais projetée, puis j'avais déjà changé, tu vois, j'avais fait art appliqué, puis anglais, puis après mon CAP. Et du coup, je me disais, en fait, est-ce que je suis inadaptée à tout ? Est-ce qu'il y a un truc qui va me plaire pendant longtemps, en fait ? Et du coup, c'était compliqué, ça. C'était un deuil à faire sur mon métier de rêve. J'ai aussi passé des entretiens dans des grandes maisons. J'ai passé un entretien chez Cyril Lignac, typiquement. pour le coup t'es pas allée lui dire mais Siri t'es mon rêve t'es ma t'es ma t'es mon icône je n'ai pas rencontré j'ai rencontré son chef exécutif mais je n'ai pas rencontré Cyril Lignac mais c'était un speed un speed de dating de de job donc c'était chouette c'était bien mais comme j'étais trop trop jeune en fait j'avais pas suffisamment d'expérience pour travailler mais en fait je m'étais dit comme il y a ça qui est ouvert autant aller Merci. autant aller le tenter. Et bref, j'avais plus envie. Vraiment, j'avais plus envie. Mais d'un côté, c'était dur, c'était un deuil à faire. Et c'était un peu genre, OK, t'as plus envie, mais à un moment donné, il va falloir faire quelque chose de ta vie.
- Speaker #0
Parce que t'étais jeune quand même, t'avais 25 ans, c'est ça ?
- Speaker #1
Ouais, c'est ça, j'étais jeune. Et j'avais surtout pas envie d'être à la maison à rien faire, bien que j'aie des milliers. L'occupation, et je peux rester chez moi, le confinement, ça m'a beaucoup plu parce que j'avais plein de choses à faire, mais il n'empêche que, de toute façon, le chômage, ce n'est pas éternel. Il fallait quand même trouver quelque chose pour rebondir. Et donc, l'entrepreneuriat, c'est un peu imposé, parce que c'est imposé, je trouve, c'est un peu négatif, le mot imposé. Je ne voyais pas autre chose que faire de l'entrepreneuriat, donc je me suis lancée, j'ai tenté. Moi, je suis vraiment comme ça, je tente, et au pire, on a perdu quelques sous, au pire, on a perdu quelques heures de sommeil. Ça,
- Speaker #0
c'est vraiment l'esprit entrepreneurial, de se dire, de toute façon, tu prends des risques, tu tentes, tu y vas, ça marche, ça marche, ça marche pas, bah, tant pis, tu retues.
- Speaker #1
Pour le coup, là, j'ai eu l'entreprise pendant à peu près six mois, je pense, et j'ai pas plus essayé, parce que vraiment, je voyais que ça ne fonctionnait pas.
- Speaker #0
Est-ce que ça ne tenait pas parce que c'était pas le bon moment, ou est-ce que c'est parce que c'était pas ton... Alors déjà,
- Speaker #1
je pense que de... C'était peut-être pas aligné. C'était peut-être pas l'identiel en plein Covid, c'était pas non plus tellement... Ah oui,
- Speaker #0
c'est vrai, effectivement.
- Speaker #1
Bon, on n'était pas dans un timing particulièrement opportun, mais je ne sais pas. À ce moment-là, j'avais regardé pour faire une formation de wedding planner qui devait m'être financée par Pôle emploi, etc. Au final, deuxième grosse désillusion en quelques semaines, Pôle emploi ne pouvait pas me la financer pour une raison X ou Y. C'était une formation à 2500 euros. Je n'avais pas ces fonds-là, encore plus en étant en chômage. Grosse disillusion sur ce truc-là. Quand j'ai vu qu'il y avait ça, qu'il ne pouvait pas plus se faire, je me suis dit que ça n'a rien de continuer là-dedans. Est-ce que ce n'était pas le bon truc pour moi ? Est-ce que ce n'était pas le bon moment ? Est-ce que ce n'était pas... Je ne sais pas. C'était peut-être pas les vêtements, c'était pas l'immigration.
- Speaker #0
Tu t'es fait accompagner à ce moment-là ? Tu as eu des gens pour t'accompagner d'un point de vue coaching ?
- Speaker #1
J'ai changé de conseiller chez Pôle emploi. À ce moment-là, je suis passée avec un conseiller un peu spécialisé en entrepreneuriat, reprise de projet, ouverture d'entreprise, un peu tout ça. Mais en fait, c'était compliqué de... vraiment construire quelque chose avec ce conseiller. Puis en fait, j'ai changé de tête pendant quelques mois, trois ou quatre fois, de conseiller. Donc à chaque fois, on repartait sur un rendez-vous, il fallait réexpliquer le projet. En fait, on perdait beaucoup de temps.
- Speaker #0
Oui, je vois bien. Et à titre perso, tu t'es fait accompagner ?
- Speaker #1
Non, pas du tout.
- Speaker #0
Non ?
- Speaker #1
Pas du tout. Je pense qu'il y a ça aussi qui est peut-être le péché aussi. Je pense que je me suis trop lancée là-dedans et pourtant, je me suis lancée à la corps et âme et j'ai beaucoup travaillé dans cette entreprise-là. pour cette entreprise-là, mais ça n'a pas confié. Mais pour le coup, je n'ai pas de regrets parce que…
- Speaker #0
Tu as appris déjà ? Oui,
- Speaker #1
j'aurais plus regretté de ne pas l'avoir fait. J'ai perdu un peu de sous, mais pas non plus, on ne parle pas de 25 000 euros. J'ai perdu quelques sous. J'ai quand même des petits trucs qui se sont vendus à ce moment-là. J'ai kiffé faire mes trucs. C'était très bien comme ça. Et du coup, après, on s'est mariés avec mon mari. Ce n'était pas mon mari à l'époque, mais du coup, on s'est mariés. Donc, c'est vrai que j'ai, comme tout entrepreneur, moi, j'aime bien faire tout moi-même selon mes codes, mes règles. Donc, bien sûr, j'ai tout fait pour notre mariage, la déco, etc. Donc, on s'est mariés et après le mariage, je n'avais pas de pâtiment de projet. J'avais encore du chômage qui courait et tout. Donc, c'était ça. Et quelques mois plus tard, je crois être enceinte. Sachant que ce n'était pas du tout prévu. Vraiment, nous, on devait rester ensemble pendant trois semaines, ne jamais se marier, ne jamais venir à Paris et ne jamais avoir d'enfant.
- Speaker #0
Oui, les plans... En fait, quand tout est programmé, rien ne se passe jamais comme prévu. De toute façon...
- Speaker #1
Je pense que c'est que... Comment on ne s'est pas mis ? pression sur notre couple et sur ce qu'on devait faire. Genre, ok, c'est l'homme de ma vie, il faut que je fasse une vie de famille avec lui. Je pense que c'est ce qui fait que ça a fonctionné aussi derrière ça. Mais bon, du coup, grosse surprise, on croit que je suis enceinte. En fait, finalement, je ne suis pas enceinte, c'était un faux positif. Et là, méga déception. Ah ! On s'attendait plus à être soulagée.
- Speaker #0
Et ça, c'était quand ? C'était quoi, 2021 ?
- Speaker #1
Eh bien, c'était début 2022.
- Speaker #0
2022, ah ouais, donc là, t'as eu quand même deux années entre quand t'as arrêté ton...
- Speaker #1
J'ai arrêté la pâtisserie en novembre 2020, et ça, c'était janvier 2022, tu vois.
- Speaker #0
Ah ouais, donc t'as eu l'année 2021, c'était rock'n'roll, hein, 2020-2021. Oh la vache ! Ah oui, t'as eu deux ans, là, wouh !
- Speaker #1
Et donc, du coup, on est hyper déçus que je ne sois pas enceinte. Donc, un peu sur les fesses. Et on se dit, go, allons-y. Parce que ce n'était pas le signe qu'il faudrait qu'on fasse un bébé. Et donc, je suis tombée enceinte rapidement après. Et ce n'était pas une grossesse tellement idyllique ni parfaite. On a eu plein de soucis tout au long de la grossesse. Premier, deuxième et troisième trimestre, on a eu des problèmes. Et au final, avril 2023, j'accouche d'une merveilleuse et fabuleuse petite fille.
- Speaker #0
Heureusement, tu as eu une fille ! Oui ! Tu vas pouvoir lui enseigner plein de trucs !
- Speaker #1
Déjà, elle est hyper énervée de base. Pareil, dans son mode de fonctionnement de base, elle est énervée et révoltée. Donc, c'est déjà ça. Et en fait, moi, je pensais peut-être reprendre le boulot en pâtisserie. Je me suis dit, de toute façon, maintenant, j'ai un enfant et il faut trouver de l'argent quelque part. Un peu genre, il y a un enfant qui compte sur moi, il va falloir retourner en pâtisserie, faire quelque chose, trouver une solution. Sauf que je n'arrivais pas. La grossesse, la couche. complètement compliquée. Je n'arrivais pas du tout à me dire que j'allais la laisser à deux, trois ou quatre mois à la crèche ou chez Gimnoulou. Ce n'était pas possible pour moi. J'ai même refusé une crèche, une place en crèche municipale en région parisienne. Ceux qui écoutent et qui sont déjà confrontés aux crèches municipales, notamment en région parisienne, ils ont déjà fait une crèche. comprendront la folie que c'est de refuser cette place-là.
- Speaker #0
C'est clair déjà que quand t'en as une, t'es content.
- Speaker #1
En fait, je l'avais acceptée de base. Et tout l'été, je me suis dit que j'allais mal au lit, je dormais mal et tout, en me disant que je ne peux pas la laisser. Et donc, je l'ai refusée un peu last minute. Mais en fait, je suis certaine qu'elle a fait plaisir à quelqu'un cette place. Oui, de toute façon. Il était heureux de la voir.
- Speaker #0
T'as accepté quand même de garder ton enfant avec toi, donc potentiellement pour bosser un peu compliqué. Oui,
- Speaker #1
c'est ça. Et du coup, moi, j'ai tendance à faire des grosses fêtes pour nos anniversaires, notre mariage, etc. Pour l'anniversaire de ma fille, j'ai fait, pour ces un an, on a fait une grosse fête. Et j'ai fait les gâteaux, j'ai fait des biscuits décorés à ce moment-là. Même si les biscuits décorés, j'en fais depuis toujours, mais là, j'en ai fait plein. Et à ce moment-là, donc en avril 2024, je me dis, mais pourquoi je ne ferais pas ça en fait ? Parce que les biscuits, c'est facile de gérer ça avec une enfant. Parce que ça accepte les temps de pause. Ça accepte d'y revenir plus tard. C'est pas comme un entremet où tu as des timings un peu plus serrés. Les biscuits, c'est quand même plus smooth niveau horaire et niveau temps que tu as pour faire les choses. Et donc, du coup, ça a un petit peu mûri dans ma tête. Je me suis un peu entraînée de mon côté. Et donc, fin mai 2024... j'ouvre le compte Instagram, je me lance et je fais des box Merci Maîtresse. C'était genre fin mai début juin. Je suis allée acheter des papiers, j'ai acheté des blocs de papiers chez Action. Je pliais moi-même les petites boîtes coffrées que j'emballais à la main. Enfin vraiment, de l'artisanat pur, Et en fait, bon timing pour sortir un petit produit. un produit d'appel, moi j'avais aucune idée de comment faire mes tarifs à ce moment-là j'ai sorti le truc, il y avait 3 biscuits à 8,50€, autant te dire que c'est plus du tout les tarifs que j'ai actuellement, mais du coup ça m'a bien lancé,
- Speaker #0
je sais plus exactement le nombre que j'en ai vendu mais peut-être une trentaine mais en fait quand tu commences c'est déjà bah oui oui mais t'avais déjà ton entreprise qui était ouverte là ou c'était juste comme ça ?
- Speaker #1
C'était comme ça au début c'était comme ça et en fait du coup ça a vite pris sur les réseaux sociaux moi j'avais déjà autour de 900 000 abonnés sur mon compte perso 900 000 ?
- Speaker #0
900 000 ah oui oui mais déjà 900 000 c'est beaucoup parce que moi j'ai galéré j'en ai 1500 je crois mais ça a mis 5 ans c'était là pas mal donc j'avais ça sur mon compte perso et du coup
- Speaker #1
beaucoup de monde de mon compte perso qui sont venus sur le compte de Biscuit et qui ont repartagé. J'ai saoulé tous mes proches en disant mettez en story, repartagez, je vous envoie des biscuits. J'ai saoulé tout le monde.
- Speaker #0
J'ai le plus de visibilité possible. J'ai aussi beaucoup bossé sur les réseaux sociaux. Et du coup, après, ça a été un peu plus creux pendant l'été. Après, il y a eu mon premier Noël où là, du coup, ça a bien marché. J'ai dû passer les 1 000 euros de chiffre d'affaires à mon premier Noël, donc à moins de six mois d'ouverture. Donc, c'était quand même chouette. Et là, donc, on était fin 2024. Et 2025... Merci. clairement exposé. Donc là,
- Speaker #1
la société, tu l'as ouverte quand officiellement ?
- Speaker #0
En octobre 2024,
- Speaker #1
du coup. En octobre 2024, d'accord.
- Speaker #0
Comme juillet-août, c'était hyper creux, en fait. J'avais rien fait en juillet-août.
- Speaker #1
Et donc, juste, on va dire le nom parce qu'on l'a pas dit depuis le début.
- Speaker #0
Du coup, c'est Glittering Biscuit.
- Speaker #1
Glittering Biscuit.
- Speaker #0
Pourquoi ce nom-là ? Parce que mon compte perso, il y a Glittering dedans. Glittering ça veut dire scintillant, pailleté. Moi je suis fan de paillettes. Et Biscuit, je trouve que Glittering Biscuit c'était globalement joli, ça sonnait bien. Même si c'est un nom anglais, c'est quand même facile à dire en français. Même sans être très anglophone, tu peux quand même le prononcer, le comprendre en français.
- Speaker #1
D'accord, donc du coup c'est quand même incroyable que... Enfin déjà que le mariage, enfin ton enfant soit arrivé un peu comme ça, tu fais de l'anniversaire, mais j'adore les histoires comme ça, parce que parfois ça part d'un petit rien, d'un truc...
- Speaker #0
Tu vois, je me dis, il y avait l'étincelle qui était là au fond de moi, il fallait juste un tout petit... Il fallait juste une mini étincelle qui fasse...
- Speaker #1
Mais c'est souvent les meilleures histoires et puis les plus belles, moi aussi, c'est venu vraiment d'un truc pendant le confinement, je voulais occuper mes enfants parce que j'étais maman solo et que je voulais que mes enfants soient occupés pendant le confinement. Donc j'ai créé des cours en visio en recrutant un dessinateur, un magicien, puis c'est parti comme ça. Ouais,
- Speaker #0
tu te dis, tiens, pourquoi pas. proposé ça en fait.
- Speaker #1
Et en fait je me suis dit c'est un marché, je me suis dit en fait c'est trop bien quoi, allons-y et tu vois en fait c'est juste partir d'un truc souvent c'est d'un besoin à toi c'était mon besoin à moi d'occuper mes gosses c'était de faire l'anniversaire de ta fille et quand c'est aligné après c'est...
- Speaker #0
Pour le coup en France, des biscuits décorés en glace royale comme je fais on commence à plus en voir maintenant là début 2026 mais quand moi j'en ai fait En avril 2024, pour ma fille, on n'en trouvait pas nulle part. C'était compliqué.
- Speaker #1
Et comment tu as eu cette idée, du coup ?
- Speaker #0
Alors moi, je suis beaucoup d'anglophones. De base, dans tous mes loisirs, je suis beaucoup d'anglophones et d'américaines. Et du coup, c'est typiquement un truc américain. Et donc, j'avais vu ça sur des chaînes américaines, des chaînes YouTube et des chaînes Instagram américaines. Et comme je te disais, j'en faisais régulièrement pour des petites occasions comme ça. une dizaine pour aller au thé, on allait voir des copains, j'en faisais une dizaine comme ça, avec une technique plus que douteuse et des résultats encore plus douteux que la technique. Mais j'avais quand même le truc. J'avais déjà essayé et j'ai trouvé que ça me plaisait. Et moi, j'ai un peu un espèce de besoin de reconnaissance. Mon mari dirait que je vis beaucoup pour les caméras. Les biscuits décorés comme ça, ça a quand même un vrai effet waouh. Oui,
- Speaker #1
limite, tu n'as pas envie de les manger.
- Speaker #0
Quand tu offres ça ou quand tu mets ça sur un buffet d'anniversaire, vraiment, pour le coup, c'est un effet un peu waouh. Et du coup, moi, c'est ça qui me plaît. Pour le coup, ça ne veut rien dire. Donc, c'est comme ça qu'on en est venus là. Et janvier 2025, je suis contactée par Ludivine, qui a une box de laine teinte à la main. Elle a fait ses échevaux vierges et elle les teint à la main. Et Louise Wynne, c'est quelqu'un qui est assez réputé et connu dans le monde du tricot haut de gamme maintenant. Son revue s'appelle Arco Yerissiarn. Et donc, elle fait des box tous les deux mois, thématiques. Là, pour l'année 2024, c'était le thème Le Seigneur des Anneaux. Et donc, chaque mois, c'était un thème un peu différent sur un passage du Seigneur. Enfin, chaque deux mois, pardon. C'était un thème sur des passages du Seigneur des Anneaux. Et en fait, elle me contacte, elle me dit, moi, je voudrais des biscuits, tes biscuits, dans mes box, tous les deux mois.
- Speaker #1
Ah, génial.
- Speaker #0
Et c'est la première fois qu'on me demandait aussi grosse commande, puisque la première commande qu'elle m'a passée, je crois que c'était 180 pièces. Donc, c'était un gros défi. Moi, j'avais un tout petit appart à ce moment-là de 40 mètres carrés. J'avais ma fille en non-stop avec moi à la maison. Parce qu'elle n'était pas à la crèche, parce que j'avais refusé la place. T'avais refusé la place. Et là, après, t'as rappelé la crèche. S'il vous plaît, en fait, je retire ce que j'ai dit, excusez-moi. Et du coup, j'ai l'air d'avoir ce contrat-là tous les deux mois. de savoir que je fais plus ou moins tant de biscuits parce que du coup, ça marche avec des prix commandes. Donc, disons que c'est entre 120 et 200 biscuits tous les deux mois. Déjà, d'avoir ça, c'est une sécurité de ouf. C'est un confort de vie en tant qu'entrepreneur.
- Speaker #1
Déjà, tu as une sécurité. Alors, ça dépend de combien de temps il comptera, mais déjà, au moins, sur les mois à venir, tu as déjà une sécurité.
- Speaker #0
C'est ça. Pour le coup, de base, c'était un one shot. Et une fois qu'elle a reçu les premiers biscuits, elle m'a dit, OK, on signe pour toute l'année. J'ai fait toutes les deux mois l'année. J'ai fait sa box de Noël qui était sur un thème différent aussi. Et là, elle recommence pour cette année des box comme ça. Du coup, on a re-signé ensemble. Tous les deux mois cette année, je vais encore travailler avec elle. Je travaille aussi avec une autre box. Avec Adeline, qui a une box qui fait elle découvrir Merci. des entrepreneurs. Elle est vraiment à cœur de faire découvrir les entrepreneurs dans le milieu de la laine, notamment. Et donc, du coup, chaque mois, tu as un abonnement de box et elle aura des petites pelotes pour découvrir les laines justement tête à la main parce qu'il n'y a pas de boutique. Toutes ces personnes qui tiennent à la main, elles n'ont pas de boutique physique en fait, que sur Internet. Donc, moi, je fais des biscuits pour ces box là aussi, des box de la bergerie. Ça s'appelle la bergerie collection.
- Speaker #1
Parce que la laine, parce que tu fais aussi du tricot.
- Speaker #0
Oui, exactement. Mouah ! Dans mon côté perso, je fais du tricot au quotidien. Et du coup, notamment, j'ai une grosse clientèle de tricoteuses parce que les disques, ça corde bien avec le tricot et les moments un peu cocooning. Mais parce que du coup, elles viennent de mon compte perso de base. Et du coup, c'est pour ça que je baigne beaucoup dans le monde du tricot et du DIY et de la couture, même pour le côté biscuit. Et donc, j'ai eu ces boxes-là qui me font un petit matelas. de rentrées d'argent. C'est hyper chouette. En plus de ça, la communauté sur Instagram a continué de grandir. J'ai continué d'avoir des gens qui m'écrivaient pour des projets différents.
- Speaker #1
Les personnes qui achètent les box, il y a le nom de ta marque dedans ?
- Speaker #0
Oui, il y a le nom de ma marque.
- Speaker #1
Ils peuvent te commander.
- Speaker #0
Il y a un peu de trafic aussi sur le compte Instagram. J'ai envoyé pas mal à des influenceuses. Enfin, pas mal. À trois ou quatre influenceuses un peu sélectionnées que j'aime bien. Pour les influenceuses, il y avait le blog de Néroli qui est une influenceuse lifestyle, beauté. Il y avait Happy Azebi qui est une influenceuse de Twitter Self. J'ai envoyé des biscuits à Sophie Jomain, l'autrice. Et du coup, en fait, moi, je n'ai pas les moyens de payer ces gens-là. Et donc, je leur envoie les biscuits et après, si elles veulent, Elles font une story ou un post. Mais en fait, moi, je ne vais pas leur demander quelque chose.
- Speaker #1
Oui, tu ne perds rien à essayer. À la rigueur, elles le font, elles le font. Ça te coûte un petit peu les biscuits, mais bon. C'est ça.
- Speaker #0
Et en fait, trop adorable. À chaque fois, les trois, elles m'ont fait des stories. Sérieux ? Ah oui, trop bien. Pour le coup, Happy as a Bee, je pense qu'elle a presque 150 000 abonnés sur Instagram. Donc, on peut se dire que... Elle, elle partage les biscuits. Ça me fait un trafic de dingue après sur le compte Instagram. Mais je n'en vois pas juste pour avoir du trafic aussi. Ça me fait plaisir pour le coup de leur... Le trafic,
- Speaker #1
ce n'est pas ce qui te fait vendre non plus. Au bout d'un moment, ce n'est pas parce que tu as 150 000 abonnés que tu as un million d'euros dans la poche.
- Speaker #0
Ce serait beau que ça marche comme ça, mais je crois que ça ne fonctionne pas comme ça. Mais du coup, j'ai quand même... J'ai fait ça, j'ai beaucoup bossé aussi. J'ai fait des formations, des petites formations rapides, tu sais, avec des coachs en communication, etc. Parce que c'est vraiment le cœur du truc, en fait, Instagram. Moi, en plus, je passais que par Instagram.
- Speaker #1
Tu n'as pas de site web ?
- Speaker #0
Maintenant, j'ai un site, mais le site a ouvert en août 2025. Donc, j'ai quand même passé un an, onze ans, que sur Instagram. Alors, moi qui suis de l'ancienne génération, moi, c'était Facebook au début. J'ai tout lancé par Facebook, j'ai tout fait par Facebook. Oui, ben voilà.
- Speaker #1
Pendant six mois, je vendais comme ça.
- Speaker #0
Et là, en fait, ça commence à être difficile et compliqué de répondre aux messages des gens. alors que enfin tu vois en leur réexpliquant tout et tout alors que sur le site du coup maintenant il y a un formulaire de contact c'est beaucoup plus simple pour moi et tout est répertorié au même endroit et je me fais des sessions mais en fait tu apprends au fur et à mesure de ton entreprise tu apprends tu évolues et quand ton entreprise elle grandit alors à ce moment-là tu cherches des solutions pour
- Speaker #1
répondre aux nouveaux problèmes qui se posent à toi donc là ça fait un an et demi qu'elle est créée ton entreprise c'est ça ?
- Speaker #0
un an et demi qu'elle est entreprise Merci. Ma fille va à la crèche maintenant.
- Speaker #1
Ah, ça y est ?
- Speaker #0
Elle va à la crèche deux jours par semaine. Parce que c'est quand même une vraie volonté de la garder avec moi. Aussi, on ne veut qu'un enfant. Et ça, on en est sûr.
- Speaker #1
Ah ouais ? Il y en aura peut-être un autre accident. Finalement, tu vas essayer de refaire la même chose. Ah bah finalement, on en fera bien un deuxième.
- Speaker #0
On finira avec 15 enfants. Ouais, c'est ça. Je pense que pour le coup, on s'arrête là. Et donc, c'est quand même une volonté de rester avec elle le plus possible. Mais en voyant mon entreprise grandir aussi chaque mois un peu plus, il a fallu trouver des solutions. Mon mari, il a aussi un boulot à plein temps qui lui prend beaucoup de temps et il travaille beaucoup. Donc, il ne pouvait pas gérer la petite. Donc, on a pris la décision de la mettre deux jours à la crèche par semaine pour pouvoir libérer un peu de temps. Elle, ça l'habitue aussi parce que 2023-2026, ça veut dire... qu'en s'étant allouée à l'école, même si c'est une fille sociable, on fait beaucoup d'activités avec elle, il n'empêche que c'est bien, je trouve qu'il y a un peu de séparation.
- Speaker #1
Justement, c'est intéressant pour les personnes qui écoutent, les femmes qui écoutent, qui ont des enfants en bas âge. Donc toi, tu as clairement fait le choix de l'entrepreneuriat aussi parce que ça répondait à...
- Speaker #0
Oui,
- Speaker #1
ça s'adaptait à elle en fait. Et puis aussi parce que c'était dans le milieu dans lequel tu étais. tes engagements, tes valeurs n'étaient pas respectées. Donc, il y a deux choses. Il y a le fait que ça ne respectait pas tes valeurs quand tu étais dans ton ancien boulot de pâtissière en entreprise. Et de deux, il y avait ton enfant qui était arrivé et donc ça répondait à ce besoin-là.
- Speaker #0
J'avais envie et besoin de rester avec elle. Et donc, du coup, il m'a fallu trouver une entreprise, un business qui puisse s'adapter à elle, à ses besoins et à ce que j'avais envie de faire avec elle aussi.
- Speaker #1
Donc ça, c'est intéressant de souligner qu'en fait, il y a toujours des solutions qui existent déjà. Quand tu es au pied du mur, que tu ne sais plus, que tu cherches ta voie, etc. Parfois déjà, c'est se laisser aussi, se laisser surprendre par la vie, observer ce qui te fait plaisir, là où tu es bon, etc. Et souvent, comme on disait, ça arrive comme ça. Et puis moi, je dirais, dans ce que je retire de ton expérience, c'est de vraiment partir de soi et pas de l'extérieur. Tu aurais pu très bien accepter cette place en crèche parce que ça se fait, parce qu'il faut accepter une place en crèche. Mais toi, tu t'es écoutée et ça, je trouve ça chouette parce que tu es encore jeune malgré tout, même si tu as la petite trentaine, mais de réussir à s'écouter aussi fort en se disant « Non, en fait, moi, je ne veux pas que ma fille, elle soit tout le temps avec d'autres personnes, je veux pouvoir… »
- Speaker #0
Là, il me proposait la crèche dans laquelle on avait la place de base. c'était minimum 4 jours par semaine, 9h, 17h.
- Speaker #1
Oui, tu n'avais pas le choix.
- Speaker #0
Ce n'était pas possible de faire moins, en fait. Et du coup, quand je réfléchissais, j'étais là, j'en ai en fait... Ils vont plus voir ma fille que moi. Tu vois, enfin... Oui,
- Speaker #1
c'est clair. Mais parfois, tu sais, on ne se pose pas la question, moi, honnêtement. Avant... Alors, j'ai mis plus de temps que toi à réaliser tout ça. Mais avant, je ne me serais même pas posé la question, en fait.
- Speaker #0
Oui. Mais tu vois... dans ce que je dis, il n'y a aucun jugement. Et en fait, s'il y a des femmes qui se sentent OK de leur laisser leur enfant à deux mois parce qu'elles ont besoin d'aller retourner travailler, je m'en fiche. En fait, chacun fait vraiment exactement comme il veut. Tu vois ce que je veux dire ? C'est moi, moi intérieure, je ne me sentais pas. Et pourtant, ma fille a été grande. Elle avait presque un an et demi. C'est ça que je trouve chouette.
- Speaker #1
C'est que oui, tu as des femmes qui, elles, c'est très bien de laisser leurs enfants. Mais tu as aussi des femmes, je pense, qui, parce que la société te dicte que c'est comme ça, que tu dois travailler forcément toute la journée, cinq jours par semaine, que ton enfant, de toute façon, il va aller à la crèche et de toute façon, il va à l'école parce que c'est pareil, moi je connais dans mon entourage des gens qui font l'éducation à la maison.
- Speaker #0
De toute façon, maintenant, les femmes, elles retournent au travail à deux mois et demi de leur enfant parce que, en fait, sinon elles touchent 440 euros par mois. Et dans quel monde en 2026 ? Ce n'est pas en France que tu peux vivre avec 440 euros par mois. Notre président nous dit qu'il faut réarmer la France et faire les enfants, mais il faudra peut-être mettre les moyens. Si on veut que les femmes fassent des enfants, il faut peut-être sortir un peu de l'argent parce que 440 euros par mois avec un ou plusieurs enfants à charge, ce n'est pas envisageable. Non,
- Speaker #1
ce n'est pas possible, mais ce que je trouve bien aussi, c'est que malgré ce système qui existe, et on ne peut pas le changer, c'est aussi de trouver des solutions. Et toi, finalement, tu ne t'es pas dit de toute façon, je n'ai pas le choix, il faut que j'y retourne et que je vais bosser et que ma fille, je la laisse avec la boule au ventre. Tu as trouvé des solutions. Et en fait, on est quand même... Moi, je suis assez... J'aime me dire aussi qu'on est maître, même si on est dans un système qui est à changer, qu'il faut changer, que les règles ne sont pas en faveur des femmes, etc. En fait, il faut composer avec ça. Et je trouve ça... Et en fait, on a des solutions et toi, tu en as trouvé une.
- Speaker #0
Après, j'avais un boulot et une formation et des envies qui s'adaptaient à ça. Par exemple, une femme qui serait secrétaire, comment elle fait ?
- Speaker #1
Elle peut être assistante à distance.
- Speaker #0
Oui, ça se fait maintenant, mais ça se fait quand même moins aussi.
- Speaker #1
Il y a des milieux, c'est clair, quand tu es médecin, par exemple. Il y a des milieux.
- Speaker #0
Moi, ça se prêtait à faire ça, en tout cas. Et je pense qu'une fois de plus…
- Speaker #1
Mais tout le monde n'aurait pas eu le courage de le faire. Il ne faut pas le minimiser.
- Speaker #0
Après, j'ai de la chance, j'ai un mari qui a un bon emploi. Et pour le coup, au départ, si je me suis lancée, c'est parce que je savais que lui, derrière, il pouvait assurer et assumer financièrement des choses. Parce que pareil, on avait quand même un loyer en région parisienne proche banlieue. Donc, on avait déjà 1 000 euros de loyer qui partaient. On avait les courses, les couches. Elle était exclusivement sans accouchement. Ça ne coûtait pas l'argent, mais il n'empêche qu'il fallait aussi avoir ça. Donc, j'ai aussi la chance d'avoir un mari qui n'est pas très féministe, pour dire ça pour le coup, mais il n'empêche qu'on a fonctionné en famille.
- Speaker #1
Là, honnêtement, je trouve que tu minimises vachement ton… Ce n'est pas que la chance,
- Speaker #0
quoi. Non, il y a eu une part de chance. Je me suis lancée au bon moment parce que j'ai fait les trucs maîtresse. c'est le bon moment, c'est ce que les gens recherchaient à ce moment-là. Il n'y a pas que la chance, mais il y a aussi beaucoup, il y a aussi beaucoup, beaucoup, beaucoup de travail. Et pour le coup, ce n'est vraiment pas un truc que je pense qu'on peut m'enlever. C'est le fait que je sois une bosseuse et que j'en veuille et que je fonce. Parce que moi,
- Speaker #1
je trouve que dans ton parcours quand même, c'est ce qui est inspirant. Tu n'es pas laissée quand même… Enfin, tu as eu deux années très compliquées, même depuis le début de ta formation. de la sortie de ta formation, tes expériences professionnelles, tu t'es quand même pris des murs. Après, t'as changé, t'as rechangé, t'as re-rechangé. Et moi, je trouve ça, c'est ce que j'ai envie de mettre en lumière dans ce podcast aussi, c'est qu'en fait, tu peux toujours rebondir, tu trouves toujours des solutions. Et même si la société t'aide pas, et même si t'as pas de mec, moi, j'étais maman solo, j'ai lancé ma boîte, quoi.
- Speaker #0
Oui, oui, bien sûr. Moi, pour le coup... Je ne sais pas comment j'aurais fait si je n'avais pas été avec lui. Déjà, je n'aurais pas eu d'enfant, donc ça aurait réglé des soucis. Mais je n'aurais pas de cheveux blancs. Ah oui,
- Speaker #1
parce qu'il y a quand même… Non seulement c'est la première interview de Maëva, donc en 2026, elle fait que c'est 30 ans. Cette année, c'est les 30 ans. Cette année, c'est les 30 ans, la première interview podcast et la découverte du premier cheveu blanc.
- Speaker #0
Que de choses à fêter aujourd'hui.
- Speaker #1
Donc, ouais, ouais, non, mais c'est... Mais je trouve ça, je trouve ça bien. Enfin, voilà.
- Speaker #0
Je ne sais pas si ça demandait du courage, en fait, parce que moi, j'étais vraiment dans l'optique. OK, tu as un petit être qui a besoin de toi et même financièrement. Donc, il va falloir trouver une solution pour que financièrement, tu puisses subvenir à ses besoins, quoi.
- Speaker #1
Donc là, aujourd'hui, tu regrettes... Ton entreprise a grandi petit à petit. Ça ne fait qu'un an et demi, finalement. C'est récent.
- Speaker #0
Ça ne fait qu'un an et demi. J'ai eu des projets trop chouettes. Un de mes gros buts, quand j'ai ouvert, c'était de travailler avec une maison d'édition. Et du coup, en septembre, au culot, j'ai écrit à une autrice, Sophie Jomain, en lui disant, je sais que vous sortez un nouveau livre. J'ai vu que vous faisiez un événement. Moi, je veux faire des biscuits pour cet événement. et après je me suis dit je vais mettre l'avis elle va me répondre mais au pire elle ne me répond pas et ce n'est pas grave tu ne la connaissais pas du tout ? ah non on ne s'était jamais parlé du tout et je dis au pire elle me dit non et tant pis enfin en fait au moins moi vraiment mon truc c'est fais-le plutôt que regretter et te dire mince j'aurais trop dû faire ça et puis l'audace l'audace d'y aller tu
- Speaker #1
citais les influenceuses tu cites là la maison d'édition il faut avoir de l'audace enfin je veux dire c'est quand même Merci.
- Speaker #0
facile maintenant parce que c'est un message sur Instagram en fait. Ça ne te coûte pas d'aller en personne, devant la personne. Je trouve que c'est quand même plus simple. Ah oui,
- Speaker #1
tu ne lui as pas envoyé de biscuits, là c'était juste un message.
- Speaker #0
Non, mais là j'ai juste envoyé un message. Elle me répond dans l'heure. Mais trop bien, on cherche chez ça. Je vous mets en contact tout de suite avec mon éditrice.
- Speaker #1
Trop bien.
- Speaker #0
Et du coup, ça, c'était vraiment un de mes goals. Pas en termes de nombre de pièces, parce que j'ai fait une centaine de pièces pour cet événement. Donc, j'ai déjà fait plus de pièces pour une commande. Mais en termes de principe, j'avais trop envie de travailler avec une maison d'édition. Donc, je travaillais avec eux, avec Charleston. J'étais fière. Oui,
- Speaker #1
carrément. Tu es allée à l'événement ?
- Speaker #0
Je ne suis pas allée à l'événement parce que j'avais un salon. Je partais en salon le jour de l'événement. Mais je suis allée aux éditions porter mes biscuits. Ça fait un truc...
- Speaker #1
Un des objectifs déjà atteints.
- Speaker #0
C'est ça. Cette année, j'ai fait mes propres calendriers de l'Avent. L'année dernière, je les avais faits mais j'avais acheté des étuis tout faits. Là, cette année, c'était des canneries de l'avant, glittering biscuits que moi, j'ai fait faire, j'ai fait imprimer vers Grenoble et tout. Enfin, ça aussi, c'est des aboutissements matériels, mais aussi financiers. Parce que faire imprimer ces étuis-là, ça m'a coûté à peu près 600 euros pour les 50 étuis. Donc, c'est une grosse somme à sortir. Et c'est incroyable de se... Enfin, c'est pas incroyable, c'est du travail derrière, mais c'est trop bien. de pouvoir se dire, OK, en un an d'entreprise, je peux me permettre de partir sur un projet qui me coûte autant d'argent. Et je les ai tous vendus. Tu les as vendus,
- Speaker #1
oui.
- Speaker #0
Je savais que ça allait marcher, que ça allait être OK. Et il y a quand même le risque. Si ça ne va pas, ça ne reste pas rien. Donc, oui, j'ai eu plein d'accomplissements en 2025 et je touche du bois. J'espère plein de choses en 2026, notamment avec l'entrée à l'école de ma fille. qui peut éventuellement ouvrir sur autre chose, ne plus travailler à la maison, peut-être travailler différemment.
- Speaker #1
D'accord. Eh bien, génial. Bravo.
- Speaker #0
Très bon, on va passer au niveau. Bravo, bravo.
- Speaker #1
Oui, non, bah oui, puis l'année commence bien. Déjà, on se retrouve dans le club, dans un club d'entrepreneuses à l'île de Juif.
- Speaker #0
Du coup, j'ai pris la direction, enfin, la co-direction avec toi. La vice-présidence du club des entrepreneurs.
- Speaker #1
Et on va faire des événements. Déjà, il y a les galettes des rois aussi, les galettes des reines, pardon, les galettes des reines qu'on va pouvoir goûter. C'est pareil, l'année dernière, tu en avais fait des galettes ou c'est la première année ?
- Speaker #0
Je n'en avais pas fait l'année dernière. Je n'en avais pas fait parce que j'étais dans un trop petit appart pour pouvoir faire ça. Là, ça l'est, j'en fais un peu, du coup, à la vente. Mais pareil, pour le coup, j'ai beaucoup travaillé de septembre à décembre, vraiment beaucoup travaillé. Le mois de janvier, c'est censé être un mois un peu slow. Je vais prendre quelques commandes par week-end pour le mois de janvier, mais rien de trop non plus. En plus, je vais développer des ateliers aussi. J'aimerais bien développer plus d'ateliers.
- Speaker #1
C'est que tu avais fait des ateliers l'année dernière. Oui,
- Speaker #0
j'en ai fait un peu. J'aimerais bien développer un peu plus aussi.
- Speaker #1
Là, ça y est, c'est le début. C'était encore le champ des possibles.
- Speaker #0
Il y a plein de choses à faire. D'où l'envie d'avoir peut-être un local pour pouvoir accueillir ces ateliers dans un local.
- Speaker #1
On va arriver à la fin de l'interview. Pour te retrouver, c'est glitteringbiscuit sur Instagram.
- Speaker #0
Exactement.
- Speaker #1
Il y a un tiret du bas entre glittering et biscuit. Tu as un site internet, c'est glitteringbiscuit aussi.
- Speaker #0
.fr .fr donc tu prends donc tu travailles avec les professionnels et les particuliers absolument voilà et donc personnaliser parce que j'imprime moi-même mes emporte-pièces je modélise et j'imprime mes emporte-pièces avec du plastique alimentaire sur un implement 3D donc ça ouvre le champ des possibles ah
- Speaker #1
génial au niveau donc pour des anniversaires par exemple tu peux personnaliser les biscuits ouais carrément ok Donc, pour des anniversaires,
- Speaker #0
tu peux… Presque 100%. Donc,
- Speaker #1
tu fais des biscuits, mais pas que. Tu fais quoi d'autre comme type de produit ?
- Speaker #0
Sur la région, on est sur Villejuif, du coup. Sur Villejuif et Paris, je fais des gâteaux. Du coup, là, je fais les galettes, pour le coup. Et je fais toutes sortes de gâteaux, entre mer ou gâteaux, genre layer cake, les gâteaux un peu gros, tu sais, pour les anniversaires, un peu décorés, etc. Ça, c'est possible.
- Speaker #1
C'est sur Villejuif, c'est là où on est basé, mais la région parisienne. Oui,
- Speaker #0
c'est ça.
- Speaker #1
Ok, ça marche. Et alors, pour terminer, on a parlé déjà de plusieurs conseils, de la façon dont toi, tu as réussi à réorienter ta vie. Est-ce que tu aurais... J'aime bien terminer par un mantra, par un conseil, par une phrase qui te guide. Est-ce que tu en as une ? particulièrement.
- Speaker #0
Globalement, mon conseil de base, c'est de foncer, en fait. Qu'est-ce qu'on risque ? À part, si on ne le fait pas, on va regretter. Pour le coup, c'est comme ça que je fonctionne. Je préfère foncer, tomber et trouver une solution pour se relever que de me morfondre pendant des mois, voire des années, en me disant j'aurais dû faire ça, j'aurais dû écrire à cette personne, j'aurais dû lancer ce projet, j'aurais dû...
- Speaker #1
Me marier, j'aurais dû avoir des enfants, j'aurais dû... Oui,
- Speaker #0
non mais c'est ça.
- Speaker #1
C'est valable pour tout en fait, dans le boulot comme dans le perso d'ailleurs.
- Speaker #0
Oui, c'est ça. Moi, je n'ai vraiment pas envie d'arriver à 85 ans et de regretter de ne pas avoir fait des choses. Donc oui, je suis un peu fonceuse. J'ai ce caractère-là où je suis fonceuse et j'aime bien faire les choses par moi-même. Donc oui, j'y vais quand j'ai une idée.
- Speaker #1
Donc là, on est début 2026. Donc c'est le moment. En plus, l'année commence. En plus, c'est l'année du renouveau.
- Speaker #0
Je ne sais pas quoi. On est en année 1.
- Speaker #1
On est en année 1. Voilà, on est en année 1. En plus, c'est l'année du cheval.
- Speaker #0
D'accord.
- Speaker #1
Donc le cheval, c'est l'élan. Voilà, tu y vas quand tu cavales en signe chinois. Et donc l'année 1. Donc là, tout est indiqué pour y aller, pour foncer, pour...
- Speaker #0
Pour devenir riche.
- Speaker #1
Pour devenir riche aussi. Pour se lancer, pour voyager, faire les voyages qu'on a toujours rêvé de faire, pour lancer l'entreprise qu'on a toujours rêvé, pour faire un bébé, pour se marier, pour faire plein d'argent.
- Speaker #0
Il faut se lancer. Moi, je suis très motivée pour le 1er janvier, la nouvelle année. Toujours, ça me redonne un coup de gousse. Donc, j'avoue que là, je suis dans un bon mood en ce début janvier. Mais je pense que ça va lancer une belle année. En tout cas, j'ai des beaux projets en tête. Donc, j'espère que...
- Speaker #1
Je te souhaite plein de beaux projets, plein de belles connexions, plein de sous, plein de commandes, plein de partenariats.
- Speaker #0
Sans les sous, on ne travaillerait pas. On ne ferait que du tricot sur notre canapé devant Netflix. Franchement, si on n'avait pas besoin d'argent, ça serait aussi bien de faire ça.
- Speaker #1
Il faut pouvoir acheter la laine aussi. Oui, c'est ça.
- Speaker #0
Donc, pas le choix.
- Speaker #1
Donc voilà, pas le choix. Il faut être riche.
- Speaker #0
Voilà.
- Speaker #1
ben voilà écoute c'est bien ça comme projet pour 2026 allons-y et puis merci pour ton partage pour ce moment passé ensemble merci à toi pour l'invitation et puis à bientôt ouais salut si tu es arrivé jusqu'ici c'est que tu es connecté tout comme moi au récit de vie passionnant peut-être que tu te poses des questions sur toi sur ta vie en ce moment et si le prochain épisode changeait tout Ne passe pas à côté, abonne-toi dès maintenant pour être le premier à l'écouter. Et puis, parce qu'on a toujours besoin de soutien, pense à nous mettre un 5 étoiles. Ça ne mange pas de pain et ça fait du bien. Tu peux aussi nous suivre sur les réseaux de A Cappell Art, sur Instagram, LinkedIn et Facebook, et visiter a cappellart.com. Tous les liens sont dans le descriptif du podcast. A bientôt pour de nouvelles aventures !