- Speaker #0
Cet épisode est réalisé en collaboration avec Kiwi, l'application mobile et tablette destinée aux ostéopathes pour animaux. Disponible sur les stores, Kiwi a été imaginée par des ostéopathes en activité pour faciliter le quotidien de ses utilisateurs. Agenda, rappel de rendez-vous, édition de compte-rendu, facturation. Avec le code MORDANT, vous bénéficiez de 50% de réduction pendant 3 mois sur le forfait de votre choix. Profitez d'un mois d'essai gratuit en vous inscrivant sur le site internet www.kiwi-appli.com Bienvenue sur Mordant, le podcast sur la santé et le bien-être animal. Je m'appelle Mathilde Chalut-Natal et je suis osteopathe animalier. Passionnée par mon métier, j'avais envie d'aller plus loin dans la connaissance du vivant et c'est ainsi que j'ai décidé de partir à la rencontre des acteurs de la santé animale. Dans ce podcast, je vous partage mes discussions avec des vétérinaires, des ostéopathes, des comportementalistes, des sportifs de haut niveau et bien d'autres. J'espère qu'à votre tour, vous enrichirez vos connaissances sur le monde du vivant. Bonne écoute ! Aujourd'hui, je passe de l'autre côté du micro et c'est mon ami Romain D'Agostino qui me challenge avec ses questions. Dans cet épisode sans filtre, je vous partage les coulisses réelles de mon parcours d'ostéopathe animalier. Avancer son rôle modèle, créer sa propre version du métier. On parle de l'importance stratégique des réseaux sociaux pour lancer et développer son activité aujourd'hui. Je vous partage mes réussites, mais aussi mes galères. On parle aussi de ce qui m'anime aujourd'hui, le podcast, bien sûr, ma carte de visite. Aussi le défi d'être formatrice, mon rôle de responsable du pôle bien-être du Woufès, le plus grand festival canon. Et comment la maternité a-t-elle été ? totalement rebattu les cartes de mon équilibre d'entrepreneur. Mais surtout, je vous raconte mon évolution personnelle de petite fille timide et première de la classe à la femme que je suis aujourd'hui. J'espère que cet épisode vous permettra d'en apprendre davantage sur moi et mon cheminement. N'hésitez pas à commenter l'épisode directement sur Spotify avec cette nouvelle fonctionnalité. Je vous souhaite une très belle écoute.
- Speaker #1
Coucou Mathilde ! Alors, c'est un plaisir pour moi de revenir sur cet épisode, un nouvel épisode de Mordant. Cette fois-ci, très spécial parce que l'invité surprise aujourd'hui, c'est quelqu'un qui a créé énormément de choses, dont ce podcast. Donc, coucou Mathilde, est-ce que tu veux bien te présenter ?
- Speaker #0
Coucou Romane, alors je me présente. Ok, j'ai rien préparé, j'y vais comme ça aujourd'hui pour une interview. Sinon j'allais commencer à stresser, donc j'y vais comme ça. Au talent, alors moi c'est Mathilde, j'ai 34 ans. Je suis une femme qui vient à Aix-en-Provence, qui a un mari et une petite fille de bientôt deux ans. Je suis aussi ostéopathe animalier, podcasteuse, formatrice, sportive et voilà.
- Speaker #1
C'est trop chouette de te voir sur ce côté-là. Déjà, je pense que même sur ta présentation, on apprend finalement plein de choses qu'on n'a jamais sues. Enfin, que moi j'ai sues peut-être dans le perso, mais que personne ne sait. Donc, je trouve ça trop chouette de te voir sous cet angle-là.
- Speaker #0
Il y a quelques temps, tu vois, j'aurais dit ostéo d'abord. Et là, j'ai mis ma famille d'abord. En fait, je suis en train de soutenir un truc dans mon cerveau là et je change un petit peu mes priorités.
- Speaker #1
Et c'est chouette parce qu'on ne se définit pas forcément par notre métier, même si ça prend une grosse part dans notre vie. Et j'ai l'impression que du coup, ça va quand même avec ce changement de vie que tu as fait il y a deux ans maintenant, où tu es passé d'un modèle, où tu étais sur Paris, où tu travaillais énormément dans un cabinet à plein temps. où tu avais une clientèle énorme. Pour tout plaquer finalement, faire un choix de vie pour toi, pour ta famille, partir dans le Sud, je suis trop admirative parce que ça demande vraiment beaucoup de force, de courage. Comment est-ce que tu as vécu et quelles ont été tes motivations pour faire ça ?
- Speaker #0
Avec le recul, je me rends compte qu'il faut beaucoup de courage et beaucoup de folie et d'inconscience, je pense. Et sur le moment, j'étais entourée et portée par les hormones de grossesse, je pense, qui font que je voyais la vie en rose, comme toi, mais encore peut-être plus. Vraiment, bisounours, paillettes, et tout était possible, tu vois. Et je saturais depuis plusieurs années en région parisienne par rapport au monde, à la vitesse, à la grisaille, une sensation d'étouffée, de plus respirer. Et moi, je voulais partir à l'étranger, mon mari non, et donc on a coupé sud de la France, avec un train en trois heures, et possiblement on reprendra nos familles et nos amis en trois heures avec le Ouigo, donc c'était ça un peu. Et comment je l'ai vécu ? Sur le moment, très bien. J'avais trop envie de voir plus de soleil. On n'a aucun ami, enfin on a peu d'amis dans le sud, on n'a pas de famille. Mais voilà, c'était vraiment, je voulais un nouvel environnement avec plus de nature et de lumière. Moins de monde, moins de précipitations, moins de rush.
- Speaker #1
Ok. Et c'est un choix que tu avais réfléchi depuis longtemps ou tu t'es levé un matin et tu t'es dit c'est plus possible, il faut que ça change ?
- Speaker #0
Je suis un peu impulsive et mon mari non. Donc en fait, il me calme dans toutes mes idées. Mais ça faisait longtemps que je voulais partir. Moi, j'étais chaude pour repartir en Nouvelle-Zélande, en Australie, au Canada. Je me renseignais partout où on pouvait pratiquer l'ostéopathie parce que ce n'est pas si simple avec notre métier. Et après, je me suis dit que c'est bête d'avoir construit tout ça, de commencer à me faire un petit réseau avec les différentes casquettes que je porte. On en reparlera peut-être après. dans le milieu et d'un peu tout abandonner. Alors au moins, je garde ce réseau français que j'ai et je recommence dans le sud de la France. Sur le moment, c'était ça le plan. Après, ça fait deux ans que je suis descendue et c'est vrai que ce n'est pas si évident de recommencer en 2023 du coup. Parce que quand j'ai commencé en 2000, je suis diplômée en 2015, je me suis mis à mon compte en 2016, je suis partie un an en Nouvelle-Zélande. Le champ, il n'y avait pas encore d'ostéopathe. petits animaux finalement c'était vraiment équin donc moi ça explosait j'ai tout de suite fonctionné de ouf et là dans le sud on voit qu'on a passé un cap dans le temps quoi en 2023 ça explose pas autant qu'en 2016 donc après je pense que c'est aussi une question de temps peut-être une question de région mais voilà sur le moment j'étais vraiment détente et très heureuse de recommencer je pense que moi j'ai la bougeotte j'ai une âme d'aventurière et de... ouais d'aventurière et de... curieuse. Donc là, je serais capable de tout plaquer pour refaire un autre truc si ça en vaut la peine avec la famille. Mais après, mon mari,
- Speaker #1
il en a un petit peu marre de toutes mes... Toutes tes impulsions. Ouais, voilà, c'est ça. Mais c'est bien, il faut trouver un équilibre. Ouais, on est très équilibrés. Il faut un peu de folie, mais il faut un petit peu de... Rationalité. Ouais, c'est ça. Ok, trop bien. Et ouais, du coup, ce... ce changement. J'imagine que tu as vécu le plus gros changement dans la vie d'une femme possible. Tu es devenue maman. Du coup, tu as la petite livre qui a deux ans. Est-ce que ça a eu des impacts dans ton manière de traiter ? Qu'est-ce que ça a changé, toi, dans ta vision de l'ostéopathie ou de ton quotidien d'ostéopathe ?
- Speaker #0
Dans ma vision de l'ostéopathie, en tout cas... Je vais commencer par la vision traitée, je ne pense pas, j'ai pas la sensation. Au tout début, j'avais du mal à me concentrer sur mon cas et ce que disaient les patients, les clients, quand ils me parlaient de leur cas, parce qu'en fait, j'étais complètement accaparée par mon bébé, mon lait, il fallait que je tire, il fallait qu'il y ait tant de millilitres à tirer pour qu'elle ait assez à boire le lendemain. En fait, tout ton corps est paramétré pour la survie de ton enfant. Et c'est plus fort que toi, c'est viscéral. Donc, te concentrer sur un animal en consultation, c'est compliqué au début. Là, ça va, mais le tout début, je parle quand c'est la reprise du travail. Et c'est là où je me suis rendue compte à quel point c'est énergivore et ça demande vraiment un focus intense, en fait, une consultation.
- Speaker #1
Une présence dedans.
- Speaker #0
Voilà, c'est ça, la présence.
- Speaker #1
mais en même temps c'est normal qu'à un moment donné ton corps et d'autres besoins qui soient plus primaires et je pense qu'il faut se l'autoriser aussi puisque... On traite le vivant, mais on est du vivant aussi. C'est ça.
- Speaker #0
Et là, je pense que c'est l'expérience des mains qui a fait son travail. Moi, je n'avais plus trop la conscience et le cerveau à ce moment-là. Et par contre, mes mains savaient où il fallait aller, quand il fallait lâcher, quelle intensité mettre. Et voilà. Après, dans l'explication, je l'avais moins parce que je n'avais plus trop ce qui s'était passé. Par contre, je sais que le chien, il avait été traité ou l'autre animal.
- Speaker #1
Donc,
- Speaker #0
je pense que c'est plus une mémoire du corps. mes épées. pas trop passé par ma conscience dans le sens où toute ma conscience était sur le bébé. Mais ça, je parle vraiment à la reprise. Mais ça a duré quelques mois et là, ça va mieux.
- Speaker #1
C'est comme conduire, du coup. Ouais, exactement. Mais c'est chouette. Tu vois, c'est intéressant de savoir ça parce que je pense qu'on est quand même un métier où on a peut-être 90% de femmes, j'imagine. Et donc, la question peut se poser chez beaucoup. soit on a eu un bébé, soit on n'en a pas encore eu, soit on projette d'en avoir. Mais dans tous les cas, c'est important de le savoir. Et tu vois, je me dis, avec ce que tu dis, que peut-être ça serait bien d'avoir quand même de l'expérience et de ne pas se lancer sur un projet bébé.
- Speaker #0
Oui, parce que si tu te lances tout de suite, tu n'as pas beaucoup de patients au début. Et donc, tu peux te concentrer sur un ou deux. c'est ce qui s'est passé un peu sur moi parce que j'ai eu le bébé en même temps que le changement de région donc je suis repassée sur un rythme calme et heureusement ça n'aurait pas été possible à Paris la vie était bien faite on décide qu'on bouge et là je me rends compte que je suis enceinte ça s'est fait dans ce sens là ça a déclenché, c'était un peu une surprise mais la meilleure surprise est le meilleur timing je dirais et après ce que ça a changé dans mon organisation mon planning c'est que Je ne travaille pas après 17h parce que je vais la chercher à la crèche. Donc je profite du temps avec elle le soir. Au début, je n'avais que trois journées de garde. Donc le reste, c'est trois journées où je pouvais travailler uniquement, en temps partiel. Mais ça m'allait dans le sens où je n'avais pas beaucoup de clients. Donc je pouvais faire ça et j'étais trop contente de me reconnecter à moi. à ma maternité, etc. Alors que je m'étais déconnectée un peu de moi, de mon corps et de mon ressenti à Paris.
- Speaker #1
Ok.
- Speaker #0
Mais là, après deux ans, ça m'angoisse un peu de me dire j'ai mis trop le travail en deuxième partie un peu loin. Et il y a le côté ambitieux.
- Speaker #1
Tu culpabilises de ça ?
- Speaker #0
Je culpabilise tout le temps. Quand je suis trop maman, je culpabilise de laisser le travail de côté. Quand je suis trop obnubilée par mon travail. Je culpabilise de ne pas m'occuper, de ne pas préparer une activité ou un truc, des vêtements pour mon bébé.
- Speaker #1
Ok, bon, ça sera éradiqué de culpabiliser. Ouais,
- Speaker #0
ça va mieux, ça va mieux. Mais il faut essayer de tout gérer en même temps. Et déjà quand tu es entrepreneur, tu as beaucoup de charges mentales. Tu sais, quand tu es ostéo, tu fais aussi ta com, tu fais aussi ta compta, tu fais aussi la secrétaire, tu fais aussi La consultation, la route, tu apprends tout et donc tu as mille choses à penser tout le temps. Tu as toujours un truc à faire finalement. Et là, tu connaissais la charge mentale, tu connais la charge mentale fois je ne sais pas combien.
- Speaker #1
J'imagine.
- Speaker #0
Plus le chien.
- Speaker #1
Et donc est-ce que tu arrives un peu plus à trouver maintenant ton équilibre ?
- Speaker #0
Oui, c'est mieux doucement. C'est doucement mieux, doucement je récupère mon énergie, mon corps. Ça va mieux, mais c'est des hauts, des bas. Mais dans l'ensemble, ça va plus haut.
- Speaker #1
Et qu'est-ce qui t'aide du coup pour trouver cet équilibre ? Parce que je pense que tous les conseils sont bons à prendre, tu vois, même si ce n'est pas forcément avec un enfant. On est toujours perturbé par l'équilibre vie pro-vie perso parce qu'on a un métier où la limite peut être fine parfois. Je dirais même qu'il n'y a pas de limite.
- Speaker #0
Dans le sens où on est beaucoup à domicile, donc on n'a pas de bureau. Et même ceux qui ont des bureaux ou des cliniques, je pense qu'ils bossent aussi beaucoup de chez eux. de toute façon cette question de l'équilibre on en a déjà discuté dans d'autres interviews c'est quelque chose qui revient tout le temps même quand t'as pas d'enfant là le fait qu'il y ait un mode de garde après l'école ça va être l'école l'année prochaine t'es obligé de commencer à telle heure de finir à telle heure donc ça te structure je me bloque des créneaux pour le sport sans culpabiliser mais dire que c'est du temps pour moi mais si la maman va bien maman heureux, bébé heureux, famille heureuse Voilà.
- Speaker #1
Et ostéo compétente.
- Speaker #0
Voilà. Ostéo avec un petit peu de data dispo pour son patient.
- Speaker #1
C'est ça. Ok. Trop chouette. On suivra ses conseils.
- Speaker #0
C'est pas facile, faites ce que je dis,
- Speaker #1
mais faites pas ce que je fais. Non. Je pense qu'on aimerait tous faire beaucoup de ce que tu fais. En tout cas, moi je sais que, vu que je suis sortie un peu plus tard d'école que toi, j'ai eu la vision à un moment donné où toi, t'avais commencé à te lancer, et moi j'étais étudiante. Et je me rappelle très bien que j'avais cette vision où je me trouvais hyper inspirante. Je me suis dit, waouh, elle sort des sentiers battus. Tu as été une des pionnières du métier sur Insta. Il y avait des avis pour, des avis contre. J'entendais autour de moi des profs qui étaient plus de la vieille, qui disaient que ça dénaturait un peu le métier, parce qu'effectivement, ça démystifie un peu. Et en même temps, ça permet de rendre accessible ce métier. Je pense que... maintenant les gens ont besoin de sentir aussi surtout dans le monde canin cette proximité possible avec la personne qui va venir chez toi et qui va traiter ton animal en tout cas moi je vois comme ça et c'est vrai que j'ai toujours été un peu admirative de ton travail parce que t'as foncé sur ces plans là sans même je pense te poser la question de est-ce que je fais bien ou pas ça existait pas vraiment Tu as été une des premières à parler du métier sur Instagram et sur d'autres réseaux. Je pense que tu as été un modèle pour beaucoup d'étudiantes qui te suivent en grande partie, je pense. En tout cas, tous les étudiants, je crois, en école, finalement, connaissent ton nom. Donc, c'est quand même incroyable.
- Speaker #0
Je ne crois pas.
- Speaker #1
Tu étais avant,
- Speaker #0
mais pas maintenant.
- Speaker #1
Maintenant, il y a plus de monde sur le métier, mais si. Et puis il n'y a pas 1000 podcasts qui parlent aussi bien de notre métier et de tout ce qui tourne autour de la sphère animale je trouve. Tu as généré une vision beaucoup plus moderne. Donc comment est-ce que toi tu as vécu tous ces avantages et inconvénients d'être un peu précurseuse finalement dans tous ces domaines-là ? Comment est-ce que tu as trouvé tes motivations et quelles ont été les contraintes ?
- Speaker #0
Déjà, je ne me sens pas précurseuse. Ce que je ressentais, c'est qu'il n'y avait pas de modèle. Donc en fait, mes seuls modèles ostéopathes animalistes, c'était mes profs. Mes profs qui n'avaient pas les réseaux. Elles doivent avoir 10 ans de plus que moi. Et donc, ça va être des personnes qui vont être contre les réseaux à la sortie d'école pour développer son business. Ce qui est, je trouve... Une erreur dans le sens où la vie évolue, le monde évolue. Si tu ne suis pas le monde dans lequel tu vis...
- Speaker #1
Si tu ne prends pas la vague, entre guillemets, tu n'as pas trop de marge. Ça va être compliqué.
- Speaker #0
En plus de la concurrence, mais aussi tu n'avances pas avec la vie, ça va être très compliqué. Après, pourquoi pas si ton réseau est très bon. Il n'y a pas de règle.
- Speaker #1
Je crois qu'on est tellement nombreux que ça paraît indispensable, non ?
- Speaker #0
Je pense, clairement. Et donc je ne me suis pas sentie précurseuse. Au début, je ne pensais même pas faire les réseaux, je ne l'ai pas fait tout de suite. Et au bout de quelques mois, à mon retour de Nouvelle-Zélande, j'avais fait quelques stages et j'avais eu quelques petits réseaux de fées dans le monde du cheval avant mon diplôme. J'ai eu mon diplôme en juin. Je suis partie en Nouvelle-Zélande en fin juillet-août, je ne sais plus. Et je suis revenue un an après. Et là, j'ai rappelé mes petits contacts et il n'y a plus personne, tu vois. Déjà, il n'y a plus personne parce que tu deviens payante. Tu n'es plus étudiante. Et parce qu'ils ont dû avoir d'autres étudiantes. Donc là, il faut refaire tout depuis le début. Et là, je me suis dit, ça prend un peu de temps. Enfin, un mois, deux mois, tu n'as que un ou deux clients. Allez, on va faire les réseaux. Mais je n'ai pas fait grand-chose, mine de rien. C'est juste que je suis arrivée à un moment où il n'y en avait pas. Donc, je pense que c'est ça qui a fait. Parce que là, tu vois, mon compte ne bouge pas depuis longtemps. Niveau stade, je veux dire. Je pense. Et voilà, je n'ai pas réfléchi, il n'y avait pas de plan. J'ai juste partagé au début des petites photos de mes patients. Il n'y avait rien de trop pédagogique. Parfois, j'ai fait des petits posts où j'expliquais les cas, mais ce n'est pas trop mon truc parce que moi, je suis un peu une flippette. Donc quand je m'exprime un peu plus sur un cas ou quoi, j'ai toujours peur que les gens me reprennent sur ça, sur la nat, sur la physio, sur faut pas faire ci. Maintenant, tu sais, tu as tous ceux qui disent... C'est pas prouvé scientifiquement, mais ça c'est de la merde, oh elle a fait ça, oh... Parfois tu vois je pose une photo d'un patient, qui n'est pas mon chien, c'est un patient, et on va me dire, oh il a les griffes trop longues, oh il a ça, oh il a ça, tu vois ? En fait souvent les gens ils pointent du doigt tout petit chose.
- Speaker #1
La politique des réseaux.
- Speaker #0
Ouais et moi j'arrive pas trop à passer outre, donc je suis assez je pense politiquement correcte, mais...
- Speaker #1
Ok, t'es sensible à tout ça.
- Speaker #0
Ouais, j'ai toujours peur qu'on va me pointer. C'est un peu le revers de... Voilà, c'est ça la contrainte. Et puis la contrainte aussi, après, c'était les gens qui faisaient exactement pareil. Donc j'ai arrêté de suivre.
- Speaker #1
Ça t'a démotivée quelques fois, parce que c'est vrai que t'as été très inspirante, mais forcément quand t'inspires parfois, tu deviens tellement inspirante qu'il y a du plagiat, entre guillemets. Donc comment tu le vis, ça ?
- Speaker #0
d'un côté c'est cool tu te dis bah je suis inspirante mais en même temps ça veut dire qu'il faut trouver de nouvelles idées pour se démarquer j'avais fait un cabinet avec des planches, une couleur verte toutes les cabinets sont après c'était un peu la couleur tendance mais j'ai vu ça partout après, la même table la même blouse que moi, les mêmes planches la même couleur, on aurait dit mon cabinet j'ai fait plusieurs comme ça ou les mêmes stories, les mêmes trucs donc ça me faisait beaucoup comparer et là maintenant je vois pas forcément la même chose mais de voir d'autres ostéo Tu les vois, tu vois leur story, tu vois la machin et tu te compares. C'est ça le point négatif des réseaux, que ce soit ostéo ou perso, lifestyle. Tu te compares. Et la comparaison, souvent, ça a un effet négatif. On se trouve souvent plus naze que la personne avec qui on se compare. Donc, on se dit, elle a fonctionné, elle a fait ci, d'un coup, elle fonctionne. Elle est plus jeune en tant que pro. Et ça éclate et tout. Alors qu'en fait, il faut juste se rendre compte que c'est... que le côté positif. Comme toi, tu as une certaine vision de moi. Je pense que tu l'as... Ouais, tu vois plus haut que j'étais. Vraiment, ouais, vraiment.
- Speaker #1
Ou alors, c'est que tu ne te vois pas comme quelqu'un d'autre de moi, je ne sais pas. Mais c'est sûr qu'il y a toujours un côté cool des réseaux, parce que ça donne une visibilité. C'est devenu un peu indispensable parce qu'on devient vraiment beaucoup finalement dans ce métier mais il y a aussi un envers du décor où c'est pas tout rose finalement et ça effectivement c'est la contrainte des réseaux ça crée une anxiété un petit peu quand même c'est ça c'est une anxiété mais c'est vraiment juste propre à ma personne parce que j'ai personne qui
- Speaker #0
j'ai pas aucun acteur rien du tout c'est juste moi qui mets mes propres stress toutes seules comme grande ouais mais je pense que ça arrive à la plupart des gens ...
- Speaker #1
qui développent leur réseau, qui essayent, c'est un milieu qui n'est pas si facile. Et pourtant, qui devient un petit peu incontournable pour nous.
- Speaker #0
Oui, et qui est super beau aussi. C'est comme ça que je me suis fait mon cercle de copines ostéo. C'est devenu vraiment des potes-potes. On a une conversation WhatsApp, on essaye de se voir un maximum. Et c'est devenu des amis. Donc, il y a aussi le côté positif où tu rencontres des gens qui sont dans les mêmes vibes que tu n'aurais pas rencontrés hors réseau. Ça, c'est trop bien. Et des opportunités aussi business. C'est comme ça que j'ai commencé à travailler pour le Woofest. C'est comme ça que j'ai fait plein de trucs finalement.
- Speaker #1
Donc si tu prends quand même la balance... Ah, c'est que du plus. Il n'y a pas que, mais il y a beaucoup de plus.
- Speaker #0
C'est ça.
- Speaker #1
Ok. Bon, c'est motivant quand même. Parce que c'est vrai qu'on peut, à un moment donné, se poser la question est-ce que ça vaut le coup ? Parce que quand même, on n'en parle pas beaucoup, mais ça prend un temps de dingue, non ?
- Speaker #0
Ça prend un temps de dingue, ça prend beaucoup de temps et je vois maintenant les filles, la nouvelle génération, elles savent trop bien utiliser les réseaux. Elles sont trop fortes sur TikTok, moi je ne fais pas TikTok. Elles sont trop fortes sur les réels ou des postes travaillés avec Canva pour faire un peu plus de pédagogie. Qu'est-ce que l'ostéopathie ? Qu'est-ce que cette technique ? Qu'est-ce que cette pathologie ? Qu'est-ce que ce point anatomique ? Moi je n'ai jamais fait des trucs pédagogiques, ça me rend trop de temps. Donc en fait tu as le temps au début quand tu n'as pas beaucoup de clients ou tu es en attente de passer ton CNOV. limite c'est maintenant qu'il faut faire son site internet et qu'il faut travailler son ses réseaux parce que c'est là où tu as le temps après vraiment quelqu'un qui travaille n'aura pas le temps de faire un super truc donc ça c'est peut-être un point aussi pour les clients dire elle a des postes de fou tous les jours mais c'est qu'elle fait que ça ou alors elle a un CM mais je pense pas qu'il y en ait beaucoup qui
- Speaker #1
piquent ouais c'est vrai que je crois que j'ai loupé ce coach aussi perso mais bon écoute des réseaux postéo mais l'autre il est bon ça a tellement de temps je suis pas non plus de la nouvelle génération qui connait tout sur les réseaux t'as pas les réflexes toi tu vas au feeling donc bon je me dis il y a pas une manière de faire et puis dans tous les cas ça peut marcher mais c'est ça aussi qui m'a beaucoup aidée dans notre interview
- Speaker #0
Quand moi, j'avais fait ton interview il y a quelques temps, année, un an peut-être, ça m'a beaucoup aidée, notre conversation. Le fait que tu dises qu'il n'y a pas de chemin, il y a... un chemin par personne et qu'il ne faut pas avoir peur de créer son chemin dans la brousse. Et toi, ce n'est pas grave de faire de l'ostéo et autre chose, de faire quelque chose pour lequel on n'a pas fait d'études ou alors de faire l'ostéopathie, mais autrement, pas forcément dans une ville, aller partout. Et tu détends vachement par rapport à un modèle prérequis qu'on aurait en tête. Ça détend le slip.
- Speaker #1
c'est vrai que des fois il faut que je me le répète aussi parce que je peux me tendre aussi des fois me mettre une pression mais en fait je me dis que ce que tu vends c'est toi plus ton savoir-faire le savoir-faire en plus que t'as modelé au fil des expériences donc ça existe pas toi plus ça donc en vrai voilà je pense il faut juste suivre sa trame mais c'est vrai que des fois on peut être attrapé par les pressions du quotidien quoi ouais et la peur
- Speaker #0
parce que finalement on voit pas le futur alors que quand il y a des modèles dans des métiers spécifiques tu dis bah je vais faire comme elle donc tu sais que d'abord tu vas faire ça le domicile, après tu vas ouvrir ton cabinet après tu vas prendre un associé après tu vas faire ça un peu comme en ostéopathie humaine tu vois un peu les modèles qui existent alors que nous on est arrivé, moi je suis arrivé, il y avait pas trop de modèles à part d'être ostéoïquien de faire énormément de routes d'enchaîner les écuries et d'avoir un limbago à 35 ans ... Du coup, derrière, il y avait un musical, un truc. Tu vois, ils étaient tous pétés de partout, quoi.
- Speaker #1
Ouais, c'est vrai. T'as raison.
- Speaker #0
Donc là, tu disais, t'avances un peu à l'aveuglette. Même là, j'avance à l'aveuglette. Je me dis, attends, là, je suis un peu formatrice, podcasteuse, machin. Et je m'autorise à faire tout ça en même temps et me dire, c'est pas grave si je fais moins d'ostéopathie.
- Speaker #1
Mais t'y arrives super bien, je trouve.
- Speaker #0
Ah, mais dans ma tête, t'as un sac de nœuds,
- Speaker #1
hein. Mais oui, du coup, parlons-en, parce que tu as été entrepreneuse, du coup, sur plein de points. C'est toi, maintenant, qui gères, du coup, toute la partie ostéo et massage du WooFest, qui est quand même le plus gros événement de France, le plus gros festival canin de France. Tu me reprends si je me trompe ?
- Speaker #0
Non, c'est juste.
- Speaker #1
Tu es aussi prof, on n'en parle pas beaucoup, mais ça prend du temps de préparer ses cours. La position face aux élèves n'est pas toujours évidente, en tout cas de mon expérience. C'est quand même aussi quelque chose où tu te découvres sous un nouvel aspect. Tu as développé Mordant, qui prend aussi j'imagine un temps de dingue. Et c'est assez admirable de s'investir autant dans un projet qui, rappelons-le, ne rapporte pas quelque chose financièrement, mais qui est juste enrichi sur un autre plan. Comment est-ce que t'as fait pour gérer toutes ces casquettes ? Et bien sûr, ton métier est d'ostéo, en plus une clientèle a redéveloppé, on peut dire que t'es aussi community manager. Donc comment est-ce que t'as fait pour gérer un peu toutes ces casquettes en même temps ? Quelles ont été tes motivations pour ça ? Est-ce que la solitude du métier a eu un impact par rapport à ça ? Et quelles rencontres en contrepartie ça t'a apporté ? C'est une grande question. On peut parler déjà du Woofest. C'est un sujet qu'on n'aborde pas trop.
- Speaker #0
Le Woofest, c'est quelqu'un qui m'a mis en relation avec Lucas Berulier, qui est le big boss de Muppet Agency, une agence autour de l'influence animalière, et qui a créé le Woof Run. Ça s'appelait le Woof Run au début, c'était juste une demi-journée à Paris seulement. et après ça a augmenté une journée, deux jours, trois jours, non deux jours toujours c'est juste qu'après il y a eu plusieurs villes et chaque année il y a toujours Paris et puis il y a d'autres villes en plus qui se sont rajoutées donc au début j'étais juste... Il y avait peut-être un marchand d'accessoires et l'ostéopathie. Il y avait trois stands qui se battaient en duel. Et donc l'ostéopathie a toujours été là dès le début. Et j'étais bénévole pour faire des bilans en ostéopathie, regarder les chiens après la course. Et j'avais déjà ramené deux filles avec moi à l'époque. Et ensuite, deux filles en aiguille, on en ramenait plus. Et au bout d'un moment, je me suis dit, en fait... C'est un métier de faire un travail, donc on a fait un contrat par année et je me déplace dans chaque ville. Je suis la seule qui me déplace partout, à chaque fois je cherche une équipe du coin, de la région, locale, pour faire bénéficier de la visibilité aux jeunes praticiennes. En général, c'est des praticiennes qui commencent parce qu'au bout d'un moment, quand on est lancé professionnellement, on n'a plus besoin de faire du bénévolat les week-ends pour étendre son réseau.
- Speaker #1
Mais il y a quand même, je trouve... Un côté cool.
- Speaker #0
Il y a un côté hyper cool et il y a des filles qui continuent malgré le fait qu'elles bossent très bien, comme mes copines à Paris, comme Loli, comme Charlotte, comme Kelly. En fait, ce qu'elles font, c'est qu'on se retrouve entre nous. On est deux jours entre professionnels alors que normalement, on est un métier très solitaire. Dans sa voiture, avec les clients, certes, mais ça change tous les 45 minutes. Donc, ce n'est pas une relation profonde. Donc ça, c'est vraiment le truc cool qui m'est arrivé et qui continue d'année en année.
- Speaker #1
Trop bien.
- Speaker #0
Et ça, j'adore. J'adore recruter les filles. Je me suis rendue compte que j'adore créer un petit peu de cohésion autour d'une équipe. Je ne pensais pas du tout que j'étais comme ça. J'étais hyper timide toute ma vie, toute ma scolarité, même en école d'ostéopathie. Et donc, je ne pensais pas que j'aurais pu faire ça un jour, ni un podcast. Mais tu m'aurais dit, tu fais un podcast. Jamais je n'aurais cru. Jamais de la vie, je ne parlais pas. Et là, quand je dis les élèves ne parlent pas et ne posent pas de questions, mais j'étais cette élève-là, donc je ne peux pas non plus leur en vouloir. J'étais très bonne élève, mais je n'étais pas à lever la main ni rien, je ne sais pas. Trop de peur, trop d'insécurité.
- Speaker #1
Peur de mal faire ? Oui,
- Speaker #0
il y a toujours cette peur de mal faire, comme je te disais tout à l'heure sur les réseaux, d'être pointée du doigt sur un truc et tout. Je ne sais pas d'où ça vient, mais peur qu'on me tape sur les doigts.
- Speaker #1
Et du coup, mordant, est-ce que... Comment est-ce que tu as eu le courage de te lancer du coup avec une personnalité aussi réservée entre guillemets ? Est-ce que ça ne te crée pas une sorte de thérapie aussi finalement ?
- Speaker #0
Ouais mais la thérapie elle a commencé avant. Elle a commencé quand je suis partie seule à l'autre bout du monde. Donc là déjà j'avais aucune peur. Je ne sais pas pourquoi mais j'étais là il faut que je parte. Après avoir fait des études depuis que tu as 3 ans. Enfin ce n'est pas des études mais tu es à l'école depuis que tu as 3 ans non-stop toute ta vie quoi.
- Speaker #1
C'est clair.
- Speaker #0
Je me dis, attends, je sais que c'est un métier où quand tu commences, tu peux pas trop t'autoriser de pause dans le sens que tu vas perdre la clientèle. Donc je m'étais dit, c'est maintenant ou never. Donc je pars à l'autre bout du monde. Et meilleure année de toute ma vie. J'ai fait encore des rêves alors que ça fait 10 ans. C'est parti en 2015, on est en 2025. Et ouais, meilleure année. Meilleure année. En fait, tout est permis. De toute façon, t'as aucune pression. d'ambition quoi, puisque tu sais que tu rentres si tu vas lancer ton business. Tu as fini tes études, donc tu es quand même assez détente par rapport à ça. C'était juste, j'ai fait des petits stages en ostéopathie et j'ai travaillé, j'ai fait tous les métiers du monde. J'ai fait serveuse, j'ai fait dish... Comment on dit là ? J'ai fait la dishisse quoi. J'ai fait le... Le dishwasher ! J'ai fait la plongeuse ! J'ai fait la plonge, j'ai fait plein de trucs comme ça et j'ai voyagé aussi, je suis rentrée.
- Speaker #1
Ça t'a appris sur toi ce voyage ?
- Speaker #0
Ouais, ça m'a appris, ça m'a...
- Speaker #1
Tu partais sans objectif ou sans but finalement ? Ouais, sans but, que d'explorer. Libre en fait.
- Speaker #0
D'explorer le pays et de vivre et de faire la fête.
- Speaker #1
Trop bien.
- Speaker #0
Trop bien. Et tu rentres du coup, t'as toutes tes jauges qui sont à fond. Je n'ai jamais été aussi détendue de toute ma vie. Après, l'angoisse et les anxiétés, elles sont revenues petit à petit avec la vie parisienne, tu vois.
- Speaker #1
Ouais, la pression du quotidien.
- Speaker #0
Puis en fait, tu crois que tu as compris un truc et que ça y est, tu vas être détendue toute ta vie et en fait, l'environnement joue, tu vois.
- Speaker #1
Bien sûr.
- Speaker #0
Ce que j'ai aimé en Nouvelle-Zélande, c'est que les gens, ils n'ont pas d'ambition. Ce qu'ils veulent, leur ambition, c'est d'être heureux, d'aller pêcher le week-end et tout, c'est de vivre en famille. C'est ça. On est quand même sur un autre... Ils disent que c'est un pays... Tress free, pour te dire. Ça donne envie. Non, c'est ouf. C'est pour ça que je voulais y retourner. Et après, ça, c'était déjà une première thérapie où ça m'a enlevé certaines peurs et blocages au niveau de l'autre.
- Speaker #1
Finalement, ce que tu décris quand même, c'est que tu peux avoir pas mal de peurs, mais... D'un côté, t'as un courage d'y aller quand même. Il y a un livre d'ailleurs qui est super connu, qui dit « Va là où ta peur t'emmène » . En gros, si tu as peur, vas-y. Je ne sais plus quelle est la phrase exactement. Et finalement, c'est ce que tu fais, et à chaque fois, t'as accompli des choses.
- Speaker #0
Je pense qu'on a toujours des peurs. Ce qu'il faut, c'est les avoir avec nous, et d'y aller quand même. Et ce qui avait commencé juste avant ça, c'est que pendant mes études, tous les week-ends, je travaillais à l'Euromerlin, donc ça m'a fait développer quand même une relation client. que tu ne développes pas en école d'ostéo. Tu apprends la technique, l'ostéopathie pure, mais jamais de dire bonjour, comment te présenter, comment appréhender le client. Donc ça, ça m'a déjà bien aidée. La Nouvelle-Zélande, ça m'a aidée sur tout niveau très personnel. Et après, quand je suis rentrée, de commencer à travailler, tout simplement. C'est à force, tu apprends sur le tas. Tu te présentes, tu vois comment il faut parler avec les gens, tu es de plus en plus sûre de toi, et puis il y a comme une espèce de... de costumes de professionnels, t'arrives et c'est automatique. Tu cherches même pas...
- Speaker #1
Une fois que t'es plus en train d'y réfléchir et que ça devient naturel, ça t'enlève quand même toute cette charge.
- Speaker #0
Tu rentres chez toi, faut appeler pour commander de la bouffe, mais là tu redeviens timide. Tu vois ce que je veux dire ? Mais par contre, le quotidien, ton truc, t'es plus sûre de toi, donc ça passe. Et après, de donner des cours, j'ai donné des cours aussi à Paris, ça te débloque aussi plein de trucs. Tu te retrouves face à une classe de 30.
- Speaker #1
tu es là juste pour le côté parler en public et puis tu restes quand même jeune donc tu te retrouves avec des jeunes qui ne sont pas si éloignés de toi donc c'est vrai que finalement tu as fait quand même des choses qui sortent un petit peu de ta zone de confort ah ouais grave ça t'apprend beaucoup et aussi ce que je voulais rajouter c'est que
- Speaker #0
Je me suis rendue assez vite compte que oui, je me sentais seule. Donc c'est marrant, cette sensation, elle n'est pas partout chez tous les ostéos. Mais moi, je me sentais vite seule malgré le fait qu'on voit des clients toute la journée. Mais il n'y a pas de collègues. Il n'y a personne à qui dire bonjour le matin, dire au revoir, une relation. Maintenant, j'ai ça, mais avec le WhatsApp des copines, ostéo. Mais je l'ai eu aussi du coup avec les formatrices dans les écoles dans lesquelles je donne des cours. et les rencontres avec le podcast. Donc il y a la solitude qui m'a poussée aussi à faire des rencontres et à créer des opportunités autres que la consultation et le fait que je crois que j'aime faire plein de choses et de me dire que je suis enfermée ou pas forcément enfermée parce que je n'ai jamais fait que du cabinet, mais fait de la voiture et des consultations en cabinet toute la semaine, ça m'angoisse, je ne sais pas. J'ai l'impression que ça me ferme alors que j'aime bien explorer mille choses. Et encore une fois, je n'aurais jamais pensé que j'étais comme ça, puisque j'étais un peu le syndrome de la bonne élève toute ma vie. Je ne posais pas trop de questions, je n'avais pas trop de libre-arbitre. Quels étaient mes goûts ? Je ne sais pas. Je suivais le truc, j'étais bonne élève. Tu vois, je n'ai pas de mal avec l'autorité, ça ne me dérangeait pas du tout l'école. Ça m'allait très bien, j'avais des bonnes notes, je suivais le truc. On me dit de faire ça, je fais ça. Mais du coup, tu ne réfléchis pas trop par toi-même. Et en ça aussi, ça m'a aidé le voyage de te retrouver seule avec des gens. Tu te réfléchis, ah oui, je suis qui ? J'aime quoi ? Qu'est-ce que je fais ? tu te reconnectes avec la nature, avec toi c'est le syndrome de la bonne élève il peut te fermer il peut être réducteur donc moi j'invite tout le monde à partir tout seul en voyage, c'est le meilleur truc et encore je l'ai fait il y a deux ans, je suis partie en Afrique du Sud alors que j'étais mariée trois semaines toute seule en Afrique du Sud, dans une réserve où il n'y avait pas d'eau, pas d'électricité s'il y avait l'eau mais il n'y avait pas d'électricité, on était avec les rangers Parfois, c'est des petits week-ends toute seule. Et mon mari le sait, c'est pas contre lui, c'est pas contre les gens. J'ai besoin de me retrouver seule.
- Speaker #1
De retour à toi-même.
- Speaker #0
Ouais.
- Speaker #1
Mais je crois qu'on en a tous besoin.
- Speaker #0
Après, tu sais, il y a des gens qui sont introvertis, qui se rechargent justement en étant seuls. Et les extravertis qui se rechargent en étant en groupe et avec, du coup, les relations, les gens.
- Speaker #1
Ouais, ouais, c'est vrai. Mais est-ce qu'à un moment donné, on doit pas quand même avoir un petit passage seul ? Je pense juste que des fois, certains, ça va suffire une heure et d'autres...
- Speaker #0
Peut-être ceux qui se retrouvent seuls se font face à leur propre peur et insécurité et ça les angoisse.
- Speaker #1
Voilà, je pense que c'est un peu ça. Mais ça, je pense qu'on l'apprend tous au fil de la vie.
- Speaker #0
Oui, c'est le fait de grandir. Je pense qu'aussi quand t'as 30 ans, t'es pas la même personne qu'à 20 ans. Tu te retrouves en tant que personne, en tant que femme, ce que t'aimes, ce que t'aimes pas, les gens avec qui tu vas... perdre du temps, tu le fais plus en fait. Tu sais vraiment ce que t'aimes, ce que t'aimes. Sans faire la guerre, c'est juste que t'es plus ok avec toi-même.
- Speaker #1
Et du coup, par rapport à ta manière de traiter, vu que t'as été très scolaire et que... On est assez tous d'accord pour dire que ce que tu apprends à l'école, c'est ta base, mais qu'après, elle va forcément évoluer au fil de tes expériences. Comment est-ce que tu as fait pour te détacher, entre guillemets, de cette partie plus scolaire, du coup ?
- Speaker #0
En ostopathie ?
- Speaker #1
Oui.
- Speaker #0
Alors moi, je suis rentrée dans une école, donc c'est le NIAO à Rouen. À l'époque, il n'y en avait pas beaucoup. J'avais une prof d'équitation qui était partie là-bas, donc j'avais suivi... Elle était très satisfaite de l'école, donc j'étais partie. Là, je ne saurais pas dire si c'est bien ou pas, ça évolue beaucoup. Je suis sortie quand même il y a dix ans. Et donc, moi, dans ma tête, l'ostéopathie, c'était quelque chose de très cartésien. J'étais très cartésienne. Et puis l'ostéopathie, c'est mécanique pour moi. C'était le côté structure. Et en fait, je me suis rendue compte que c'était bien au-delà. Rien que style, il était clairvoyant. Donc tu comprends que ça peut être très perché, l'ostéopathie, dans le bon sens du terme. Et ça m'a ouvert vachement les écoutilles, comme on dirait. Et en fait, moi qui étais très cartésienne, les 5 ans d'ostéopathie, ça m'a bien ouverte. Et j'avais des profs qui étaient très tissulaires, j'en avais qui étaient très structurelles. Il y a une ouverture d'esprit, à l'époque en tout cas, dans cette école qui était grande. Ça présentait tous les pans de l'ostéopathie, plus ou moins bien, plus ou moins approfondi. Mais en tout cas, le pan, par exemple, tissulaire était à mort, MRP à mort. Donc en fait...
- Speaker #1
Ça devait être bizarre pour toi de conceptualiser au début le tissulaire et tout, non ?
- Speaker #0
Pour moi, c'était super dur. Moi qui étais plus cérébrale, j'étais très forte en cours. Et après, pour me dire je ressens ça, ça, ça, la misère. Je ressentais que des picotements, Mais pas de vraies sensations, tu vois.
- Speaker #1
Les mains mettent longtemps de toute manière à se réveiller. Je pense au moins trois ans.
- Speaker #0
Je ne sais pas, je pense que ça diffère. Et puis, j'ai essayé trop de ça de ressentir. quand t'essayes trop, t'es en force mais ça va avec mon caractère et je vois là j'ai des élèves, elles sentent tout de suite bien et il y en a qui sont comme moi,
- Speaker #1
qui sont plus cérébrales en fait c'est dur d'être un peu des deux un peu d'hypothéprise c'est pas gros c'est en même temps être scientifique avoir l'esprit scientifique avoir les explications de tout ce que tu vas sentir avant même de sentir et après d'avoir une idée de ce que tu vas sentir, alors qu'en fait, ce n'est pas ça, parce que tu ne connais pas. En fait, il faut se lâcher dans un espèce d'acte.
- Speaker #0
Mais c'est bien le livre de Tricot, je l'ai lu il n'y a pas si longtemps, mais pas ses livres techniques. Son petit livre autobiographique, il s'appelle Itinéraire d'un ostéopathe. En fait, il explique qu'il ne ressentait rien, il était kiné de base quand il a pris l'ostéopathie, il ne sentait rien. Il est parti... À Kirkville, sur les traces de style, là il a senti un peu sa présence, après il a traduit tous ses textes et là il a commencé à ressentir. Il est tout petit, il est super facile à lire, je le conseille à tout le monde. Ça m'a aidée aussi. Bon ça c'était beaucoup plus tard, mais on peut le lire plus tôt dans son parcours.
- Speaker #1
C'est vrai que toi la partie lecture, elle a une forte présence quand même dans ta vie, dans ton ostéopathie. Je sais que j'ai lu pas mal de livres. Sur tes recommandations ?
- Speaker #0
Ouais bah pas dans mes études. Bizarrement j'étais trop focus sur les cours. Déjà d'apprendre tous ces cours, je trouve qu'il y a un taf de dingue.
- Speaker #1
Ah bah oui.
- Speaker #0
Donc, mais après oui, après j'ai toujours aimé lire. J'avais toujours un roman, ouais. Pendant les cours je lisais des romans en dehors.
- Speaker #1
Ouais, j'appelais un peu ouais.
- Speaker #0
Ouais j'ai toujours lu, ma mère a beaucoup lu, on faisait beaucoup d'expo, la culture à balle. Et donc... Après, ça s'est transformé un peu avec l'ostéopathie, le podcast, les réseaux. Tu restes un peu dans ce monde-là pour aussi en parler et pour savoir ce qui se fait. Mais parfois, tu as un peu une saturation. C'est pour ça que les podcasts, je n'écoute aucun podcast sur les animaux.
- Speaker #1
Je n'ai rien à voir.
- Speaker #0
Alors que je dis aux gens d'écouter le mien.
- Speaker #1
Non, mais en même temps, tu le fais. Ça te prend... Ouais, c'est ça. Ça va passer ton temps. Si l'autre moitié, tu la passes à écouter des potes.
- Speaker #0
Je regarde ce qui se fait à côté, je me renseigne et je m'inspire, mais je ne vais pas trop consommer. Un peu, mais pas trop.
- Speaker #1
Ok. Et est-ce que tu sens le besoin de... Toujours enrichir ta pratique, comment est-ce que tu le gères toi pour te mettre à jour sur les avancées scientifiques qu'on a, les nouveaux traitements ? Est-ce que tu fais des formations à côté ? Comment est-ce que tu gères l'évolution de ton ostéo, ta vision de la chose ? Est-ce que c'est par phase ?
- Speaker #0
Oui, c'est assez régulièrement. En fait, quand l'examen de validation des compétences est sorti, donc le décret 2017, les premiers 2018. Je me suis inscrite tout de suite, j'étais le deuxième QCM, quoi, direct. Là, je me suis dit, oh merde, il y a des techniques que j'ai pas trop, tu vois. C'est pur fait, donc il va falloir que je le fasse. Et c'est un peu à ce moment-là qu'il y a eu un boom des formations post-grad. Et là, j'ai fait le crânien, le viscéral, les techniques réflexes, le machin, le bidule. Et après, j'ai continué un par an. Et mine de rien, ça m'a fait un stress de ouf, cet exam. Mais comme mon STO, il a upgradé de fou, quoi. J'ai eu une meilleure ostéopathie de dingue avec la formation. Donc, c'était un mal pour un bien, tout ce truc. Et après, franchement, avec les copines STO, on en parle. Et chaque rencontre avec le podcast.
- Speaker #1
Ok.
- Speaker #0
Même si je ne vois pas la personne pratiquée.
- Speaker #1
Oui.
- Speaker #0
Tu vois Fanny Marshall qui fait de la communication animale.
- Speaker #1
j'ai fait deux épisodes avec un sur la communication et un sur l'intuition du thérapeute rien que ça ça t'aide en tant qu'ostéo rien que d'écouter j'imagine de toute manière t'enrichis énormément tes connaissances aussi via le podcast et ça fait un focus autre tu pratiques,
- Speaker #0
tu vas penser à ça une petite conscience sur un point que tu n'avais pas tu m'étais de côté ou tu n'avais même pas pensé c'est vrai que c'est une
- Speaker #1
très bonne manière de s'enrichir aussi. Il y a autant d'ostéos que de personnes qui...
- Speaker #0
Et tu vois, elle est même pas ostéo, mais ça t'aide. Et après, quand tu donnes les cours, parce que les élèves posent un milliard de questions, des questions d'élèves, et t'es là, mais attends, moi je me la pose plus cette question. Et tu sais pas, tu vois. Il y a plein de fois où je sais pas.
- Speaker #1
Ouais, ouais.
- Speaker #0
Bah ouais, je donne des cours de mio, donc la mio, autant te dire que ça sort. Ça sort vite de ton crâne et c'est pas pareil en fonction des livres. Oui. Donc t'es là, bon, ok, on prend quoi. Et après, dans la technique pure, quand ils te posent des questions d'ostéo, t'es là, ah oui c'est vrai, attends, alors attends. Et là t'es obligée de savoir pour expliquer.
- Speaker #1
Oui. Et est-ce que justement le fait de t'être replongée dans la myo, qui fait quand même partie de nos traitements à grosse part, on va dire, Est-ce que de t'être trop plongée dessus dans les cours, ça t'aide aussi dans ta manière de traiter ? Est-ce que tu penses des fois ? Est-ce que certaines choses reviennent ? Ouais,
- Speaker #0
tu mets un peu plus de conscience sur tes groupes musculaires, ta palpation. Ouais, c'est aidant.
- Speaker #1
Ouais, j'imagine. Et oui, du coup, c'est vrai qu'on parlait un peu plus de ça, mais je voulais savoir, toi, quel... Quelle est ta vision de ton ostéopathie ? Comment est-ce que tu la définirais ? Parce que là, tu vois, au final, on n'en a jamais beaucoup parlé. Et je t'ai vu manipuler mon chien. C'est dur de faire confiance, je trouve, pour faire manipuler son propre chien. Donc il faut être vraiment... Personnellement, j'ai besoin d'être convaincue par la personne en entière et pas que par sa manière de traiter. Donc comment est-ce que toi, tu définirais un peu ton ostéo ?
- Speaker #0
Je vais répondre, après tu pourras me donner ton point de vue ?
- Speaker #1
Ouais.
- Speaker #0
Ok, alors moi déjà je suis pas fermée, j'ai pas un esprit fermé, donc toutes les techniques, si ça me parle ou ça me parle moins, mais je vais être ok de faire un peu de tout. Je veux pas dire que je veux que du structuré, je veux que du basé sur les sciences, tatati. Si je ressens, moi je ressens le MRP, je travaille beaucoup avec le MRP par exemple. Comme je disais, j'ai appris à l'école ça, on faisait beaucoup de MRP. Mais par exemple, on a beaucoup appris aussi à faire un test d'attraction tissulaire avec tous ces testings avant le traitement. Et ça, je ne le fais plus. Je ne sais pas. Ça arrivait au fur et à mesure. Au fur et à mesure des années, tu fais des choses, puis d'autres. Et après, tu te formes à une technique et tu vas faire, ah oui, c'est sympa, technique réflexe. Et tu vas plus avoir en tête et en conscience les nerfs, la sortie des nerfs, les fascias, les métamères, etc. Et dès que tu fais une nouvelle formation, hop, ça te remet un petit peu de lumière là-dessus et ça enrichit et ça switch un petit peu ton ostéo et ça te redonne un petit peu de lumière et d'envie. Tu sais, parfois, ça peut être un peu, tu te dis, ah, je fais un peu tout le temps la même chose et là, hop, ça enrichit et ça met un peu plus de couleur.
- Speaker #1
Il y a des périodes.
- Speaker #0
Voilà, c'est des périodes.
- Speaker #1
Et puis aussi, j'imagine que tu adaptes selon l'animal. Des fois, tu as envie de certaines choses. Ouais. Non ?
- Speaker #0
Ouais, c'est ça. J'adapte beaucoup avec son ressenti. Tu vois, il y a des animaux, quand tu commences à mobiliser la tête ou les membres, ça les panique. Total.
- Speaker #1
Ouais.
- Speaker #0
Donc là, tu te dis, bon, on ne va pas bouger les mains, on ne va pas bouger la tête, parce que je veux qu'il soit quand même un peu consentant, un peu détendu, et avec moi tout le long de la séance, sans que... prendre trop d'ampleur au niveau émotion. Donc là, je veux partir plus en tissulaire. Et parfois, j'essaye en tissulaire et ça ne marche pas.
- Speaker #1
Il y en a qui ne portent pas non plus.
- Speaker #0
Et il y en a, je commence à mobiliser, ça les panique. Et là, je pose les mains et boum, ça déroule. Donc, je suis vraiment très ouverte. Après, forcément, je pense que j'ai mes petits trucs. J'aime beaucoup le crâne, le crâne au sacré, les techniques diaphragme, les traits tirés. Je peux, mais pas sur tout, parce que je trouve que ça a un impact. assez puissant donc il faut que je sente si l'animal peut le recevoir et voilà je m'adapte et après je m'adapte forcément avec l'espèce quoi le chat ou le cheval après je fais pas beaucoup de chevaux mais c'est vrai que les Ausha t'en
- Speaker #1
fais beaucoup et même tu formes c'est ça intéressant c'est venu comment ça ?
- Speaker #0
en cours j'ai dû faire deux Ausha en cinquième année c'était 80% chevaux et 20% chiens et deux Ausha et donc mon premier patient pour la petite anecdote c'était un chat un norvégien je me rappelle dans le 93 et t'es là oh la la là tu prends le côté scolaire tu prends ton petit protocole tu vas tester de la tête à la queue tu vas faire ton petit bilan dans ta tête ton petit schéma corporel tu vas commencer bon le chat était hyper cool Donc il n'y avait pas trop d'adaptation à faire, c'est lui qui s'est adapté à moi. Et puis au fur et à mesure, je me suis rendue compte qu'il y avait des choses qui marchaient plus pour les mettre en confiance que d'autres. Un jour, j'ai eu un chat hyper compliqué à la maison et hyper compliqué après en cabinet. Et là, je me suis rapprochée d'une comportementaliste et elle m'a appris plein de choses. Et après, on s'est dit qu'on pourrait faire une formation à deux. Et donc on a mixé nos savoirs, moi l'expertise vraiment purement empirique. de mon expérience avec le chat en tant qu'ostéo, avec plusieurs années derrière. Et elle, la connaissance d'éleveuse, de comportementaliste, elle se tient à jour, Marine Drouin, elle s'appelle, sur toutes les sorties, les articles scientifiques, sur l'éthologie, surtout elle, c'est une tête. Et du coup, elle connaît vraiment tout sur le chat. Et moi, le côté ostéo, contention, technique, voilà. Et donc ça fait comme ça. Et plus... je donnais cette formation et plus j'en apprenais parce que j'en apprenais à chaque fois avec Marine et plus je connaissais le chat plus je les ai aimés ça fait un cercle vertueux t'as appris à mieux les comprendre mieux les apprendre encore plus alors que j'étais déjà un peu à l'aise mais là je suis de plus en plus à l'aise en fait ce qui est trop cool avec notre métier c'est que tu fais que de progresser après je suis pas sûre que tout le monde progresse Merci. Dans le sens où si tu fais rien pour, justement,
- Speaker #1
je pense que tu peux appauvrir ta pratique.
- Speaker #0
Si tu fais des échanges, si tu discutes, si tu te formes. Il y a plein de façons, pas forcément des formations post-grad, mais une formation n'importe. Massage humain, machin, ou toi comme tu avais fait sur l'énergie éthique.
- Speaker #1
L'émotionnel.
- Speaker #0
L'émotionnel.
- Speaker #1
Oui.
- Speaker #0
Mais en fait, ça t'a servi aussi dans ta pratique.
- Speaker #1
Oui, bien sûr. Il faut de la diversité, j'imagine, pour... En tout cas, je le vois comme ça aussi pour enrichir ta pratique. Et c'est vrai que sinon, tu peux avoir ces phases d'appauvrissement, entre guillemets. Si tu ne diversifies pas depuis longtemps, que tu restes un peu dans tes habitudes. Je ne sais pas toi, mais moi, j'ai l'impression d'avoir des périodes où je vais me sentir moins bonne, entre guillemets.
- Speaker #0
Tu vas moins sentir les choses.
- Speaker #1
Ou alors, je vais sortir d'une séance et je ne suis pas... Je ne suis pas aussi satisfaite que certaines fois. Mais je pense qu'il y a une part aussi de l'animal. En fait, on ne peut pas toujours tout régler à l'instant T. L'animal n'est pas toujours prêt. Et il y a une certaine frustration parfois qu'on peut ressentir, qu'il faut accepter, je crois. Est-ce que toi, tu as ces périodes où des fois, tu te sens moins bonne ? Des fois, tu te dis « je suis nulle » .
- Speaker #0
Clairement. Il y a des jours, il y a des phases et il y a des patients. Et je pense que tout n'est pas entre nos mains, se joue entre nos mains. Il y a aussi un espèce de triptyque entre les propriétaires, l'animal et le praticien. Énergétiquement, ça doit passer. Le feeling doit passer. Et si ça passe qu'avec un des deux, en général, il ne rappelle pas, tu vois. Donc ça, il y a un truc qu'on... On ne peut pas trop mesurer, mais je trouve qu'il y a un truc d'énergie où il faut que ça passe entre les trois.
- Speaker #1
C'est vrai.
- Speaker #0
Et après, parfois ils ne sont pas dispo, parfois nous on ne les part. Et quand ça s'appauvrit, rien que de discuter avec ses copines ostéo, de se former et d'écouter des podcasts. Parce que d'un coup, tu as quelqu'un qui va parler d'ostéopathie et tu te dis, ah oui, ça, ça peut m'aider, ça, ça peut m'aider. Et hop, la séance d'après, tu as ça en tête. Donc écoutez Mordant.
- Speaker #1
Carrément. Oui, c'est sûr que là, on a vraiment un podcast qui est hyper centré sur l'animal, sur nos pratiques. Donc c'est cool, ça peut vraiment te donner d'autres visions. Après, chacun, entre guillemets, c'est source de diversité.
- Speaker #0
C'est ça, mais si on reste que dans son école, dans laquelle on est resté cinq ans, dans la même promo cinq ans, ça fait beaucoup de la même chose. Donc rien que les WooFest, quand je... je prends des jeunes praticiennes ou des ostéos avec moi à l'accueil, des étudiantes, je veux dire, ça les fait sortir de leur bulle, tu vois. Elles se rendent compte qu'il y a un monde en dehors.
- Speaker #1
Oui, c'est vrai, Et puis même nous, ça nous donne aussi notre vision. Et autant de quantité aussi. Je sais qu'à chaque fois que je sors d'un WooFest, derrière, je trouve que ma pratique, elle a un tout petit peu changé. Parce que j'ai tellement vu de cas en peu de temps. Dans un contexte différent où on est vraiment très objectif, il n'y a pas tout le côté perso, humain, etc. Je crois que ça apporte encore quelque chose à chaque fois.
- Speaker #0
C'est une petite accélération de la vie d'ostéo. En deux jours, tu touches je ne sais pas combien de chiens et tu rencontres plein de binômes hyper intéressants aussi, je trouve. Après, tu synthétises, tu vas au plus haut, mais ça apporte beaucoup. et par la rencontre. d'un grand nombre de binômes et par la rencontre des autres professionnels. Et par la rencontre des autres, des éduques, de tout ce qui se fait aussi dans le milieu. T'as des conférences, t'as d'autres petits stands. Ça peut être très superficiel comme des harnais et des colliers, mais ça peut être des choses un peu plus profondes comme des assos ou des nouvelles pratiques sportives et du coup ça t'apprend quand même.
- Speaker #1
C'est clair. Enfin bon, tout ça pour dire que Tchuuuuut ! Toutes les zones d'enrichissement sont bonnes à prendre, je pense, pour faire évoluer ta pratique. Et du coup, c'est vrai que tu m'avais demandé mon avis.
- Speaker #0
Ah oui, c'est vrai, j'ai dû l'oublier.
- Speaker #1
Et moi, j'ai trouvé que tu étais très à l'écoute. Ça, j'ai beaucoup apprécié. Mon chien, il peut être extrêmement facile à manipuler comme il peut être très difficile pour d'autres. Quelqu'un qui arrive avec toutes ses connaissances scolaires et qui veut tout imposer sans être à l'écoute. du retour de l'animal, ça va pas marcher. Il va me regarder en mode il faut sortir de cette situation. Oh ce connerre ! Là déjà je sais que dès que quelqu'un d'autre commence à être traité il va toujours regarder si c'est ok avec moi, il va me lancer des regards et moi je vois dans son regard si c'est bon pour lui. Et là j'ai vraiment senti détendu. Il a pas essayé un seul moment de sortir de la situation et tout. Donc j'ai vraiment apprécié. Et je trouvais qu'il y avait un bon mélange entre de la profondeur et de la structure. Donc ouais, j'ai trop aimé. J'ai trop aimé lui aussi. Et je trouve que c'est pas facile de, quand t'es au stémo, encore pire, de confier son animal à quelqu'un. Parce que, je sais pas toi, mais je crois que c'est assez dur, on en parle pas beaucoup, mais traiter son propre animal. Qu'est-ce que t'en penses ? Est-ce que toi tu traites la tienne ?
- Speaker #0
Je le fais, mais le cordonnier le plus mal chaussé, quoi. Pas souvent. Pas souvent, s'il y a des copines qui passent au stéo, je préfère que ce soit elles qui regardent. Parce que j'ai l'impression de passer à côté du gros truc, tu vois. Je vais faire les petits bidouillages droite-gauche. Ouais, c'est ça. Et je me dis, c'est sûr que je vais passer à côté de la grosse dysfonction.
- Speaker #1
Mais je pense qu'on peut vraiment passer à côté sur notre propre animal, parce que ça parle tellement de nous que si tu le vois pas chez toi, tu vas pas le voir chez ton chien, quoi. Et d'ailleurs, c'est vrai qu'avant, vous étiez deux chiens. dans ta petite famille et que tu as perdu Gabi. C'était un peu à la période de tous les changements, un peu après.
- Speaker #0
Oui, c'est ça. Il y a un an, un peu plus d'un an, ma fille avait 4 mois et Gabi est partie à 13 ans.
- Speaker #1
Oui, et je sais qu'ils ont une immense place dans notre quotidien. Donc, comment est-ce que tu as géré, réussi à faire ton deuil ?
- Speaker #0
Je ne sais pas si tu as écouté l'épisode sur le deuil. Yesenia dit qu'en fait, on ne fait jamais son deuil. C'est des phases et après, ça revient par vagues. C'est un peu moins intense comme sensation, puis ça revient. Là, ça va. En ce moment, je suis sur une bonne vague. Ça ne me donne pas en tout cas envie de pleurer. Mais j'y pense encore hyper souvent. Ça fait un an et demi. Et je suis moins proche de la deuxième. Après, le bébé fait que t'es vachement en focus bébé et moins chien.
- Speaker #1
Donc,
- Speaker #0
j'en suis un peu voulue quand elle est partie. Je me suis dit, mince, ces derniers mois, j'étais pas autant là. Et en même temps, j'étais tout le temps là puisque j'étais en congé mat. Donc, en fait, elle était tout le temps en boule comme le chien. Elle est en boule autour de toi et de l'enregistreur. J'espère qu'elle va pas appuyer sur les boutons. Et voilà, je m'en suis voulue au début. Tu passes un peu sur toutes les phases. Tu te dis, j'aurais dû voir qu'elle était en détresse plus tôt. Mais en fait, je n'aurais rien pu faire. Donc, à un moment qu'au quotidien, je me dis, mince, elle aurait pu vivre ça avec ma fille. Maintenant que ma fille est grande, elles auraient pu jouer ensemble. Plus qu'avec la chibette qui peut être...
- Speaker #1
Plus sensible. Oui, c'est ça. Alors que c'est un Boston,
- Speaker #0
donc ça rentre dedans. Oui,
- Speaker #1
j'imagine. Mais en même temps, c'est chouette de se dire que... Elle a pu la connaître ?
- Speaker #0
Oui, alors ça, je suis super contente qu'elle se soit rencontrée sur un bref instant, mais c'est cool. Maintenant, ça va, je ne le culpabilise pas. Je dis que j'ai eu beaucoup de chance de l'avoir pendant 13 ans.
- Speaker #1
C'est clair. Je ne connais pas beaucoup de personnes de 13 ans.
- Speaker #0
Oui, c'est ça. Mais moi, dans la tête, c'était 16, tu vois. Je me suis dit, je ne suis pas prête. Quand ça arrive, tu fais, c'est vrai qu'en fait, elle a été diminuée, tout ça. Mais mine de rien, j'étais très présente à la fin. Je pensais que non, mais en fait, si, quand il pensait que j'étais bien là.
- Speaker #1
C'est sûr que quand tu veux toujours bien faire, tu peux toujours te dire, ah, j'aurais dû faire plus, mieux. Mais je pense qu'elle est partie au juste moment pour elle, pour toi. Et je me demandais ce que ça fait parce que j'ai déjà perdu un chien, mais jamais quand j'étais ostéo. Donc, qu'est-ce que ça fait après d'aller retraiter des chiens ?
- Speaker #0
Je crois que je n'ai jamais retouché de Boston.
- Speaker #1
Ah ouais ?
- Speaker #0
Donc là quand j'envoie dans les bouffesses, je cours et je dis comment s'appelle votre Boston ? On parle deux secondes. Les gens doivent me prendre pour une folle. Et encore, on est sur un festival où on parle que de ça, donc ça va.
- Speaker #1
Oui, la gagaitude est tolérée.
- Speaker #0
Dans la Russe, quand il y a un Boston, en général je vais parler aux gens aussi. Mais sous les mains, ça va me faire bizarre de rester longtemps. Et après les autres chiens, non ça va, ça m'a rien fait.
- Speaker #1
Ok, t'as pratiqué directement derrière ?
- Speaker #0
Ouais, le lendemain, j'avais déjà des clients. Alors que ça arrivait la nuit, on a dû la faire piquer. J'ai pris la décision de la faire piquer. Le lendemain matin, j'avais des consultes, j'avais des Ausha. Je me rappelle, un petit chat. Roux. Ouais, t'as vu, il y a des trucs qui marquent. Et après, des chiens. Donc là, je crois que j'étais encore en état de choc. Et ensuite... Non, j'étais en état de choc. Tu sais, la fameuse... Le fameux costume du praticien et du professionnel que tu mets, je le switchais. C'est un type d'association. Là, ce truc dont tu me parles, je ne l'ai pas eu. Eux, ils ont de la chance, ils ont un chien en vie. Non, je n'ai jamais eu.
- Speaker #1
Et du coup, tu as l'impression que ça s'est dissipé au bout de combien de temps, cette espèce de casquette pilote automatique que tu as mis en dissociant ?
- Speaker #0
Ah, plusieurs semaines. Je ne sais pas dire, je ne vais pas noter dans le calendrier. Elle se les dit pendant hyper longtemps.
- Speaker #1
J'imagine.
- Speaker #0
Je ne pensais pas à ce point. Franchement, c'était mon chien. Je l'avais amené en cours. Je ne l'avais pas amené en Nouvelle-Zélande, mais je l'avais amené partout. Tout le temps, elle était au pied de ma voiture. Partout, partout. Au début, tu as un vide intersidéral. Tu t'assoies sur le canapé. Normalement, elle s'assoit automatiquement. C'était mon ombre dans la maison. Donc ça, au début, c'est dur.
- Speaker #1
J'imagine. Et ta relation après avec l'autre chienne, elle est... Elle est un peu... Tu peux culpabiliser ou... C'est forcément différent de toute manière. En plus, toi, tu l'as pris... Pinko, tu l'as pris avec ton mari.
- Speaker #0
Ouais, c'est ça, c'est la sienne.
- Speaker #1
Ah, ok.
- Speaker #0
Ouais. Donc peut-être qu'il y a ça aussi. Et puis c'est pas du tout le même style de chien.
- Speaker #1
Oui.
- Speaker #0
C'est un mythique. Donc Shiba Boston, c'est le jour et la nuit. Et elles s'entendaient trop bien. Elles étaient tout le temps ensemble et elles jouaient et tout. Donc ça a trop bien matché. Mais ouais, je suis moins proche. Et avec le bébé aussi, j'ai du mal à être... À fond, partout. Donc je sens que je la délaisse un peu. Alors après, je la sors, je lui donne à manger et tout, mais...
- Speaker #1
Ouais, tu la délaisses pas en vrai. Non,
- Speaker #0
mais je suis moins proche. Mais ça va revenir, je sens que ça va revenir. Mais c'est une phase, j'arrive pas à être partout. Être sur tous les plans. Pro, perso, chien, c'est hyper dur.
- Speaker #1
Je pense pas que ça soit dramatique. Tant qu'elle a ses besoins comblés, entre guillemets.
- Speaker #0
Ouais, et puis mon mari, il est à fond avec elle. Donc en fait, ça va. On va aller pas la laisser toute seule, quoi.
- Speaker #1
Bah oui.
- Speaker #0
Je m'en occupe. On va croire que je m'en occupe. C'est le cas quand j'en parle. Tu vois, à un niveau...
- Speaker #1
C'est quoi ton investissement affectif ? Exactement. Mais on ne peut pas être partout. Je pense qu'il n'y a pas de drame.
- Speaker #0
Il faudrait demander à tous ceux qui deviennent mamans. Je pense que c'est un truc qui arrive souvent. Comme je te disais, ça ne le fait pas au papa. Mais moi, ça le fait. C'est-à-dire que tu as vraiment toute ton énergie, tout ton cerveau, toutes tes connexions neuro. C'est pour ton bébé, pour la survie. l'allaitement, le machin au début donc le chien ça arrive bien après tu vois c'est pour ça qu'au début je culpabilisais quand Gabi est morte parce qu'en fait tu dis mince il n'y avait plus rien pour elle c'est juste qu'elle est passée sur un second plan d'un coup alors qu'elle est la première mais là je sais qu'on s'en occupe très bien bon
- Speaker #1
je me fais pas de soucis pour ça et sinon dernière question c'est vrai qu'on connait On connaît Mathilde Osteo, mais je pense que ton côté réservé a toujours laissé un petit peu une part de mystère sur ton privé. Déjà, je pense que pour beaucoup, on apprend que t'as un mari, un bébé. Et sinon, toi, ton enfance, comment est-ce que tu t'es construite, entre guillemets ? Parce que tu nous as beaucoup dit que t'étais timide. Mais quoi d'autre, du coup ? Est-ce que t'as toujours été aussi timide ?
- Speaker #0
Oh, waouh ! la crise de la conspection ouais ma mère me disait que j'étais tout le temps cachée dans ses jupes et tout dès qu'il y avait des gens et ma fille est un peu comme ça là dès qu'il y a des gens elle est hyper timide dès qu'ils partent bim ça devient les petits monstres mais ouais toujours hyper réservée hyper timide donc ça se soigne avec le temps ça c'est cool la bonne élève vouloir ouais vouloir je sais pas d'où ça vient de vouloir plaire à tes parents d'être sûre d'avoir la bonne note de bien écouter Écoutez, bien sûr, j'ai eu ma petite phase de rébellion à l'adolescence, mais...
- Speaker #1
Soft.
- Speaker #0
Soft, quoi. Sympa, tu vois. Je n'ai pas fugué, je n'ai pas fait des dingueries. Non, vraiment, parcours bien dans une famille à un niveau social correct. Née à Paris, éduquée en région parisienne, en Seine-et-Marne, vers Disney. Tout s'est bien déroulé, sans encombre. Au niveau matériel, tout allait bien. Je faisais de l'équitation, je faisais plein de sports, de la musique, du conservatoire, voilà. Les week-ends, on faisait des expos. Ma mère lisait beaucoup, on lisait beaucoup. Mon père était musicien, donc j'ai une culture aussi de la musique. Voilà, la culture était là. Il n'y avait pas du tout, au niveau culture, soins, thérapie, pas du tout. Mais au niveau culturel, art, oui. Voilà, après, ils avaient plutôt des métiers conventionnels. Donc moi, je suis rentrée, voilà. Sans entendre.
- Speaker #1
T'as choisi un métier pas si conventionnel finalement. A chaque fois t'es quand même sortie de...
- Speaker #0
Ouais, et c'est ça qui m'a fait du bien.
- Speaker #1
Ouais.
- Speaker #0
Tu vois, mes parents voulaient que je fasse véto, j'ai fait même pas une année de prépa véto en fait aussi. Ouais, et j'étais trop loin dans les classements, je me dis jamais j'aurai véto, ça va juste me dégoûter tu vois. J'étais pas bien, c'était ma pire année. Et après je suis partie, j'ai fini l'année en étant fille au père à Manchester. Je suis tombée dans une famille aussi qui ne s'occupait pas de moi. Je faisais partie des meubles. C'est dommage, tu vois, pour apprendre l'anglais. C'est dommage. Donc, puis Manchester, il fait froid, ils ont des accents de ouf. Bref, ce n'était pas ouf. Et là, après, j'ai commencé au stéo. Et comment tu as trouvé ça ?
- Speaker #1
Parce qu'il y avait trop peu d'écoles. Et tes parents, est-ce qu'ils étaient OK avec ça ? Pour l'école ?
- Speaker #0
Non, ils n'étaient pas du tout contents que j'arrête la prépa. Comme j'étais une bonne élève, ils pensaient que j'allais faire... Ils voulaient... un peu dit fais véto, non Moi je voulais faire véto, pas véto mais ostéo. Tu connaissais déjà ? Ouais. Et en fait, après, ils se sont rendus compte que je ne pouvais plus. C'était trop dur la prépa. Écologiquement, il faut être solide et il faut avoir un bon groupe aussi de travail. Et je n'avais pas les deux. Je n'étais ni solide ni j'avais un bon groupe de travail. Mais par contre, ça m'a appris la méthode de travail, de cours. Je suis arrivée en école d'ostéo, j'étais directe en tête des classements, si on doit parler en termes de classement, je veux dire au niveau de la théorie. après ça t'apprend il y a autre chose dans la vie t'as des bonnes notes tu seras pas la meilleure ostéo derrière c'est une bonne école de la vie pour toi l'école alors d'avoir son job étudiant de partir mais après c'est la vie c'est des petites expériences par-ci par-là qui font qui tu es et qui font quel thérapeute tu deviens c'est clair trop chouette c'était vraiment trop cool d'en savoir plus
- Speaker #1
plus sur toi, finalement t'aurais dû être le premier invité de ce podcast de ce podcast pardon mais je pense que ça vient au bon moment en tout cas moi ça m'a, j'ai trouvé ça hyper enrichissant je comprends ton engouement pour faire tous ces épisodes parce que c'est vraiment trop chouette d'avoir une autre vision de quelqu'un et je pense que t'as cette qualité d'être hyper ouverte d'esprit qui permet entre guillemets de Merci. De laisser la place à tout le monde de pouvoir s'exprimer, tu vois, c'est beau. Et du coup, je me demandais comment est-ce que tu vois l'avenir ? Comment est-ce que tu te projettes dans ton métier ou dans ta vie, tout simplement, dans 5, 10 ans ?
- Speaker #0
Waouh ! Déjà, merci beaucoup de m'avoir proposé. C'est toi qui m'as proposé de faire l'interview, c'est pas moi qui ai dit « Romane, s'il te plaît, est-ce que tu peux m'interviewer ? » Donc j'ai trouvé ça hyper... Cool et, comment dire ?
- Speaker #1
Challengant ?
- Speaker #0
Ouais, et puis motivant, ça veut dire que j'intéresse au moins une personne, tu vois. Mais j'étais contente. J'étais très contente. Et toi, ça c'était trop cool parce que ça s'était hyper bien passé pour ton interview. C'était fluide. Et là, je pense que ça l'était aussi. Donc on est à l'aise, tu me rends à l'aise. Donc c'est chouette. J'ai beaucoup parlé d'ailleurs, je suis assez étonnée. Tu vois, au final. Et dans 5 ans, 10 ans, je sais pas. Moi, j'aime bien faire p... plein de choses et là je suis plus aussi motivée par l'ostéopathie pure je ne sais pas pourquoi, si c'est une phase de ma vie le changement de région, le fait de devenir maman mais j'aime beaucoup tout ce qui gravite autour quand même et la santé et le bien-être animal donc le côté formatrice j'aime bien, le podcast j'adore les oufesses aussi, donc peut-être continuer un peu plus sur le côté réseaux sociaux, médias avec le podcast pourquoi pas d'autres types de formations voilà, plus en digital peut-être J'ai rien du tout en tête, mais je suis en train de réfléchir à une évolution.
- Speaker #1
C'est peut-être juste en train de se construire et en cours, et ça va peut-être te tomber dessus en un moment, je n'y attends pas.
- Speaker #0
En tout cas, j'ouvre les champs des possibles et je fais mes petites commandes à l'univers et on verra si ça répond.
- Speaker #1
Trop chouette. D'ailleurs, ça me fait penser que tu as été aussi jury au CNOOB.
- Speaker #0
Ah ouais, c'est vrai. Pour l'instant, je ne fais qu'une session en tant que jury observatrice. Donc t'as pas ton mot à dire mais t'observes quand même deux journées entières avec le jury qui est formé de trois jurys donc j'étais la quatrième.
- Speaker #1
Finalement la partie qui t'a quand même amené beaucoup de stress cette fois t'es de l'autre côté.
- Speaker #0
J'avais pas de stress. En fait après tu sens le stress des gens. C'est palpable.
- Speaker #1
Oui ça c'est quand t'es assez empathique.
- Speaker #0
C'est vrai palpable mais c'est un énorme stress quoi. Tu joues un peu ta carrière. T'as attendu longtemps ta date, t'as que 25 minutes.
- Speaker #1
Ouais, je joue pas.
- Speaker #0
Tout est fait pour qu'il soit stressé. C'est bien pris en compte, le jury avec lequel j'ai observé était très bienveillant. Il posait des questions vraiment toujours pour remettre dans le droit chemin les candidats, sans leur donner la réponse. On ne doit pas faire ça. Donc parfois, il avance un peu dans le faux. Mais tu peux pas, à part poser des questions pour les remettre dans le droit, tu peux rien faire d'autre, tu vois. Mais ça m'a appris beaucoup et rien que de rencontrer aussi des personnes. Donc ça m'a appris beaucoup sur l'examen en soi, 5 ans après, 6 ans après l'avoir passé. Mais aussi, en tant que personne, ça m'a un peu boosté mon égo. C'est pas comment dire, ma légitimité. Déjà d'être acceptée en tant que jury, ça booste.
- Speaker #1
C'est ce que j'allais dire, c'est quand même pas rien, un truc. Il faut faire preuve de beaucoup d'expérience, d'être reconnue dans le métier d'une certaine manière. C'est ça.
- Speaker #0
Moi qui ai beaucoup le syndrome de l'imposteur, là déjà, ça te l'enlève un petit peu. Quand tu vois le niveau aussi, tu te dis, bon ça va, c'est un niveau assez bas qui est demandé en fait. donc ça va, je me sens bien aussi à ma place en jury, je peux totalement le faire il n'y a pas besoin d'être un cador non plus parce que je ne me considère pas du tout comme cador et après le fait que les... le jury est composé de vétérinaires osteopathes, osteopathes exclusifs et d'un vétérinaire chercheur et donc le fait d'être accepté et qu'on communique avec moi comme si j'étais à leur niveau Je me suis dit, mais ils ne savent pas que je suis juste ostéo, tu vois. Et je me suis dit, en fait, ils me parlaient comme une collègue. Alors que le mec, c'est des vétos chercheurs. Et ça, ça m'a fait du bien à l'ego et à la légitimité. Je suis rentrée...
- Speaker #1
Je crois qu'il devait dire, mais elle ne sait pas qu'elle est comme nous.
- Speaker #0
Non, pas du tout.
- Speaker #1
C'est eux qui avaient raison.
- Speaker #0
Du coup, ça m'a fait du bien. Et ça, ça continue à me soigner et m'élever en tant que personne et ostéo.
- Speaker #1
Ok, trop cool. Bon, moi, chouette expérience. J'espère que tu en auras d'autres qui vont continuer à te convaincre de tout le potentiel que tu as. Et j'ai hâte, du coup, de voir ce que l'univers va t'apporter dans 5 ou 10 ans.
- Speaker #0
Ou 2 ans,
- Speaker #1
ou 2 mois, je sais pas. Merci beaucoup Romane. Bisous.
- Speaker #0
C'est la fin de cet épisode de Mordant. Merci beaucoup pour votre écoute. Si vous avez aimé, pensez à vous abonner sur votre plateforme d'écoute, à laisser 5 étoiles, à écrire un petit avis ou tout simplement à le partager autour de vous. Ça fait toute la différence. Pour suivre l'actualité du podcast, retrouvez-nous sur Instagram. Et si vous avez des suggestions, des questions ou juste une envie de dire bonjour, écrivez-nous, on sera ravis de vous lire. On se retrouve très vite pour un prochain épisode de Mordant. D'ici là, prenez soin de vous et de vos animaux. A bientôt !